Une erreur de réservation (5)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Une erreur de réservation (5)
Chapitre 5
Nous sortons de la cabine, le cœur battant, nos corps propres, mais nos esprits irrévocablement souillés. Nous nous dirigeons vers le mobil-home, main dans la main, sous les regards indifférents des autres campeurs.
Nous marchons vers le Cocon, nos mains entrelacées. Une chose que nous n'avions jamais faite auparavant. Je sens nos paumes moites, à cause de l'humidité du camping et de l'adrénaline. Je ne regarde pas Sébastien, mais je sens le poids de son silence. Un silence qui n'est pas gênant, mais lourd de tout ce qui vient de se passer, de tout ce qui nous lie désormais. Le goût de sa jouissance est encore présent dans ma bouche, une saveur de transgression et de délivrance.
En entrant, l'air intérieur nous enveloppe. L'atmosphère est étrangement différente. La promiscuité du mobil-home, que je trouvais amusante le premier jour, est devenue le cadre d'un laboratoire émotionnel et sexuel.
Nous nous asseyons sur la banquette, l'un à côté de l'autre, terminant de nous sécher avec des serviettes. Nos corps sont propres, mais l'électricité est toujours là. Sébastien pose sa serviette. Il passe son bras derrière moi, sur le dossier, sa main se posant naturellement sur ma nuque. Il commence à caresser doucement mes cheveux mouillés.
Je ne peux plus me taire. Les questions tournent dans ma tête, violentes. L'euphorie de l'acte a laissé place à une anxiété profonde.
« On… on doit parler, Seb, » dis-je, ma voix est faible.
Sébastien s'arrête de me caresser. Il me regarde, son expression est d'une sérénité absolue. Il sait ce qui vient.
« Vas-y, mon pote. Je t'écoute. »
Je prends une grande inspiration. J'ai besoin de comprendre, de nommer l'innommable.
« Qu'est-ce qui se passe ? Je… Pourquoi tout ça ? Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu m'as poussé ? On est meilleurs amis, Seb ! On se connaît depuis quinze ans. Et maintenant, on... on couche ensemble. On se suce dans une douche publique. »
Je sens mes mains trembler. Mon regard est suppliant.
« Est-ce que c'est le camping ? Est-ce que c'est juste un truc de vacances ? Une expérience, parce qu'on est nus, loin de tout ? Dis-moi, Seb. Parce que moi… je ne comprends plus. Je ne devrais pas… je ne devrais pas aimer ça autant. » L'aveu est terrible, mais nécessaire.
Sébastien me prend le visage entre ses deux mains. Son regard me force à le fixer.
« Jean-Baptiste. Écoute-moi bien. » Sa voix est profonde, calme. « C'est une excellente question, mais la réponse n'est pas simple. »
Il se recule légèrement, mais garde ses mains sur mes joues.
« D'abord, tu as raison. Ce n'est pas juste les vacances, et ce n'est pas juste le camping. C'est le catalyseur. Le camping nous a donné la liberté, la nudité, la permission sociale de baisser la garde. Et le vin, un peu de courage. »
Il me caresse la joue du pouce.
« Mais, la vérité, le vrai pourquoi, c'est qu'il y a toujours eu ça. Entre toi et moi. J'ai toujours senti la tension, même avant qu'on ne parte. Je te voyais me mater, te comparer à moi, admirer mon corps. Et je t'ai observé, JB. J'ai vu la culpabilité dans tes yeux, mais aussi la fascination. »
Il enlève ses mains, les pose sur mes cuisses, haut, très haut.
« La première fois, dans la douche, quand tu m'as regardé bander, j'ai vu le désir pur. Pas le désir de l'ami curieux, mais le désir du mec attiré. Et quand tu m'as dit, hier soir, que ma queue était 'longue et grosse', tu ne mentais pas, tu me faisais un compliment chargé d'une tension qui n'était pas amicale. »
« Alors, pourquoi j'ai poussé ? » Il répond à sa propre question. « Parce que je le voulais, et parce que tu le voulais aussi. Tu as refusé la dune, mais tu as accepté ma main sur ton sexe. Tu as refusé le baiser en public, mais tu l'as redemandé dans la douche. Et tout à l'heure, quand je t'ai donné ce gage, tu as hésité, mais tu as plongé. Pourquoi ? Parce que tu en avais besoin. Pour briser la cage que tu t'es construite. »
Il s'approche, son visage à quelques centimètres du mien.
« Regarde-moi. Je t'ai vu ce matin, enroulé dans mes bras. C'était la meilleure nuit que j'aie passée depuis des années. Tu n'es pas seulement mon pote. Tu es... la meilleure chimie physique que j'ai eue. C'est plus que du sexe, JB. C'est une connexion que j'ai sentie avant même de te toucher. C'est ça, le pourquoi. C'est nous, enfin. »
Son explication est si franche, si dénuée de jugement, qu'elle démantèle ma culpabilité. J'avais besoin qu'il confirme que ce n'était pas un simple jeu sadique.
« Et maintenant ? » je demande, ma voix est plus stable. « Qu'est-ce qu'on fait ? »
Sébastien sourit, ce sourire est une promesse.
« Maintenant, on fait ce qu'on est venus faire : on profite de la liberté. On est ici, pour quelques jours. On ne se met pas de pression, on ne fait pas de plan sur la comète. Ce qui se passe ici... reste ici. »
Il pose sa main sur mon ventre et la remonte doucement vers mon torse, où il masse mon téton.
« Mais tant qu'on est là, JB, je veux continuer à te toucher. Je veux que tu continues à me toucher. Je veux que tu arrêtes de te demander si tu as le droit et que tu te demandes seulement si tu en as envie. Est-ce que tu en as envie, maintenant ? »
Je le regarde, mon corps est déjà en train de répondre.
« Oui, » je murmure. « Oui, j'en ai envie. »
Sébastien ne dit plus un mot. Il me prend la main, m'attire hors de la banquette, et m'allonge sur le lit. Il me caresse lentement, explorant la peau encore fraîche de la douche, sa main glissant de ma cuisse vers mon aine.
« Laisse-moi te montrer d'autres choses, Jean-Baptiste. On n'a fait qu'effleurer la surface. »
Il s'allonge à côté de moi, nos corps se touchent entièrement. Il m'embrasse, la langue profonde, et je sens le début d'une nouvelle érection.
Je suis allongé sur le lit, ma main sur le torse puissant de Sébastien, sentant les battements de son cœur ralentir après notre conversation. Mon corps est en éveil complet, chaque parcelle de ma peau réclamant son contact.
Sébastien me caresse le flanc doucement. Je me tourne vers lui, mes yeux ancrés dans les siens. Une dernière question, essentielle, brûle mes lèvres.
« Seb, » je murmure. « Est-ce que… est-ce que tu as déjà fait ça ? Avec un autre mec ? »
Sébastien sourit, une tendresse sincère dans son regard.
« Non, JB. C’est la première fois pour moi aussi. Complètement. » Il marque une pause. « C’est avec toi que ça se passe, pour la première fois. C’est ça qui est dingue. »
Son aveu me coupe le souffle, mais me rassure. Je ne suis pas le seul à naviguer en eaux inconnues.
Il me prend la main, embrasse ma paume.
« J'ai une question pour toi, maintenant. Tu as dit que tu avais envie de continuer. Tu as refusé la plage. Mais là... ici. Est-ce que tu veux aller plus loin, mon pote ? Est-ce que tu veux que je te prenne ? »
Je le regarde. Il n'y a pas de blague, pas de défi, juste une attente patiente. Mon cerveau a cessé de raisonner. Mon corps seul répond. Je hoche lentement la tête. Oui. Sébastien sourit, un sourire de pur bonheur. Il se penche et m'embrasse, un baiser doux, lent, qui transmet à la fois sa gratitude et sa promesse de douceur.
Il se redresse. « Alors, on y va doucement, mon pote. Pour que ce soit parfait. »
Il se lève et revient avec le tube de crème solaire que nous avions utilisé plus tôt, mais il prend aussi une petite bouteille d'huile de massage qui traînait dans sa trousse. Il s'assoit à côté de moi et commence par me masser les fesses, ses doigts s'enfonçant dans les muscles. Il me tourne sur le ventre, et ses caresses deviennent plus ciblées.
« Je dois préparer ton corps, JB. On a le temps. »
Ses mains enduites d'huile glissent sur le bas de mes reins, puis s'attardent entre mes fesses. La friction de l'huile, le massage profond, me font frémir. Il s'approche, sa bouche sur mon dos.
« T'es incroyable, JB. Je te promets que ça va être bien. »
Il insiste, ses doigts trouvant l'entrée. Je gémis, le plaisir se mêlant à une légère appréhension. Il utilise son doigt d'abord, le tourne, le retire. Puis un deuxième, augmentant la pression, préparant mon corps avec une patience infinie.
« Relax, mon pote. Respire. Je suis là. »
Quand il sent que je suis relâché, il se retire, me demandant de me mettre à quatre pattes.
Je me positionne sur le lit, mes coudes et mes genoux sur le matelas. C'est une position de vulnérabilité, mais la confiance en Sébastien est totale. Il se place derrière moi. Je sens son érection, massive et chaude, contre ma raie. Il ajoute de l'huile.
« Laisse-moi sentir tes muscles se détendre. Concentre-toi sur ma main, JB. »
Il replace sa main sur mon sexe en érection, et commence à me caresser doucement, pour détourner l'attention de l'arrière. Puis, il pousse. Lentement, doucement. Je pousse un cri de surprise. C'est une douleur intense, mais brève, immédiatement remplacée par une sensation de plénitude et de tension extrême.
Il s'arrête immédiatement.
« Ça va, mon pote ? »
« Oui, » je murmure, mon souffle est saccadé. « Continue. »
Il ne bouge pas, me laissant le temps de m'habituer à son épaisseur. Puis, il commence un mouvement lent et profond. Il me prend les hanches, ses mains fermes dirigeant le rythme.
« On y va à ton rythme, JB. »
La douleur s'est estompée. Je sens son corps contre le mien, sa force, sa présence. C'est une sensation archaïque, puissante, une fusion que je n'aurais jamais pu imaginer.
Je gémis, un gémissement de plaisir pur.
Sébastien me tire vers l'arrière et me demande de m'allonger sur le dos. Il s'assoit, me relevant, et je l'enlace avec mes jambes, nos corps formant un V serré. C'est la position du trône. Nous nous regardons. Il pénètre à nouveau, cette fois plus facilement. Il me tient les fesses, ajustant l'angle. L'intensité monte. Je peux voir l'expression de son visage, son plaisir est évident, mais il me regarde, cherchant mon approbation dans chaque mouvement.
« Tu me regardes, JB. Dis-moi ce que tu vois. »
« Je vois... le bonheur, » je réponds.
Il rit, un son grave et sexy. Il m'embrasse, un baiser vorace qui accompagne le rythme de ses poussées. Il me place ensuite sur le côté, position de la cuillère, me serrant contre lui, nos fronts collés. Il pénètre profondément. La friction est folle. Il me prend la main et la pose sur mon sexe.
« Touche-moi, JB. On est ensemble là-dedans. »
Les caresses de sa main sur mon sexe, combinées aux poussées internes, sont trop pour mon corps. Je me crispe, le plaisir me submerge. Je jouis le premier, un long cri étouffé, mon corps secoué par des spasmes. Sébastien ralentit, me berçant, me laissant reprendre mon souffle. Puis, il reprend le rythme, concentré sur son propre plaisir.
« Mon pote, » me demande-t-il, sa voix est tremblante, « Est-ce que je peux jouir en toi ? »
Je ne réponds pas par des mots. Je me tourne vers lui et l'embrasse fougueusement, le baiser étant le "oui" que j'ai du mal à prononcer à voix haute.
Il accélère, ses poussées deviennent puissantes, régulières. Il me serre fort, me maintenant contre lui. Il pousse un grognement final et jouit profondément en moi, son corps lourd s'écrasant contre le mien.
Nous restons quelques minutes immobiles, nus, enlacés, nos corps couverts de sueur. Il se retire doucement et s'allonge à côté de moi, me serrant immédiatement dans ses bras. Il me caresse le dos, mes fesses, mon cou. J'ai la tête posée sur son épaule. Nous restons longtemps sans parler, profitant de la sensation.
Finalement, c'est Sébastien qui brise le silence.
« Alors, JB... C'était... comment ? »
« Incroyable, Seb, » je réponds, ma voix est étonnamment claire. « C'était tendre. C'était fort. C'était... ça a dépassé tout ce que j'imaginais. »
Il me serre plus fort. « Moi aussi, mon pote. Moi aussi. »
Une longue conversation s'engage, nos voix sont douces, nos corps ne se lâchent plus.
« Je me sens tellement bien. Mais… je suis terrifié. Qu’est-ce que ça veut dire pour nous ? Je ne suis pas gay, Seb. Enfin, je ne pensais pas l'être. »
« On s'en fiche des étiquettes, JB. Est-ce que tu as été heureux ces trois jours ? Est-ce que ce moment, c'était le plus fort que tu aies jamais vécu ? »
« Oui. Mais ma vie… »
« Je sais pour ta vie. Et je ne te demande rien. Je ne veux pas te mettre la pression. Tu es libre. Mais tu dois comprendre que ça, c'est quelque chose qui ne disparaîtra pas. Ce n'est pas juste du sexe, JB. C'est une connexion que j'ai sentie avant même de te toucher. »
Il me caresse le flanc.
« Est-ce que tu… tu es amoureux ? »
Sébastien met un moment à répondre. Il embrasse mon front.
« Pour le moment, JB, il ne faut pas penser à ça. Ce qu'on ressent est trop fort. Mais je te désire. Je suis attiré par l'homme que tu es quand tu enlèves ta carapace. Concentrons-nous sur ce que ça veut dire pour maintenant. »
Je me sens chavirer. L'honnêteté est brutale mais me soulage du poids des attentes. Je me blottis contre lui.
« Je ne sais pas quoi dire. Je me sens coupable. Et en même temps, je ne regrette rien. Qu'est-ce qu'on fait de ces derniers jours de vacances ? »
« On vit l'instant, mon pote. On est deux. On s'appartient. Oublie le reste du monde. On reste ici, on se baigne, on se touche, on s'embrasse. On profite de ce cadeau. Et quand on rentrera, on verra. Mais j'ai besoin de toi, ces derniers jours. J'ai besoin de ces souvenirs. »
Il me prend la main, embrasse mes doigts.
Sébastien : « Fais-moi une promesse, JB. Tant qu'on est ici, tu me laisses te guider. Sans arrière-pensée. »
Je le regarde. La peur est toujours là, mais le désir est plus fort.
« D'accord. Je te promets. »
Il sourit, me serre fort, et me dépose un baiser sur la bouche. Nous restons là, à nous caresser, à nous embrasser, à réapprendre nos corps dans cette nouvelle réalité.
Fin du chapitre 5.
Nous sortons de la cabine, le cœur battant, nos corps propres, mais nos esprits irrévocablement souillés. Nous nous dirigeons vers le mobil-home, main dans la main, sous les regards indifférents des autres campeurs.
Nous marchons vers le Cocon, nos mains entrelacées. Une chose que nous n'avions jamais faite auparavant. Je sens nos paumes moites, à cause de l'humidité du camping et de l'adrénaline. Je ne regarde pas Sébastien, mais je sens le poids de son silence. Un silence qui n'est pas gênant, mais lourd de tout ce qui vient de se passer, de tout ce qui nous lie désormais. Le goût de sa jouissance est encore présent dans ma bouche, une saveur de transgression et de délivrance.
En entrant, l'air intérieur nous enveloppe. L'atmosphère est étrangement différente. La promiscuité du mobil-home, que je trouvais amusante le premier jour, est devenue le cadre d'un laboratoire émotionnel et sexuel.
Nous nous asseyons sur la banquette, l'un à côté de l'autre, terminant de nous sécher avec des serviettes. Nos corps sont propres, mais l'électricité est toujours là. Sébastien pose sa serviette. Il passe son bras derrière moi, sur le dossier, sa main se posant naturellement sur ma nuque. Il commence à caresser doucement mes cheveux mouillés.
Je ne peux plus me taire. Les questions tournent dans ma tête, violentes. L'euphorie de l'acte a laissé place à une anxiété profonde.
« On… on doit parler, Seb, » dis-je, ma voix est faible.
Sébastien s'arrête de me caresser. Il me regarde, son expression est d'une sérénité absolue. Il sait ce qui vient.
« Vas-y, mon pote. Je t'écoute. »
Je prends une grande inspiration. J'ai besoin de comprendre, de nommer l'innommable.
« Qu'est-ce qui se passe ? Je… Pourquoi tout ça ? Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu m'as poussé ? On est meilleurs amis, Seb ! On se connaît depuis quinze ans. Et maintenant, on... on couche ensemble. On se suce dans une douche publique. »
Je sens mes mains trembler. Mon regard est suppliant.
« Est-ce que c'est le camping ? Est-ce que c'est juste un truc de vacances ? Une expérience, parce qu'on est nus, loin de tout ? Dis-moi, Seb. Parce que moi… je ne comprends plus. Je ne devrais pas… je ne devrais pas aimer ça autant. » L'aveu est terrible, mais nécessaire.
Sébastien me prend le visage entre ses deux mains. Son regard me force à le fixer.
« Jean-Baptiste. Écoute-moi bien. » Sa voix est profonde, calme. « C'est une excellente question, mais la réponse n'est pas simple. »
Il se recule légèrement, mais garde ses mains sur mes joues.
« D'abord, tu as raison. Ce n'est pas juste les vacances, et ce n'est pas juste le camping. C'est le catalyseur. Le camping nous a donné la liberté, la nudité, la permission sociale de baisser la garde. Et le vin, un peu de courage. »
Il me caresse la joue du pouce.
« Mais, la vérité, le vrai pourquoi, c'est qu'il y a toujours eu ça. Entre toi et moi. J'ai toujours senti la tension, même avant qu'on ne parte. Je te voyais me mater, te comparer à moi, admirer mon corps. Et je t'ai observé, JB. J'ai vu la culpabilité dans tes yeux, mais aussi la fascination. »
Il enlève ses mains, les pose sur mes cuisses, haut, très haut.
« La première fois, dans la douche, quand tu m'as regardé bander, j'ai vu le désir pur. Pas le désir de l'ami curieux, mais le désir du mec attiré. Et quand tu m'as dit, hier soir, que ma queue était 'longue et grosse', tu ne mentais pas, tu me faisais un compliment chargé d'une tension qui n'était pas amicale. »
« Alors, pourquoi j'ai poussé ? » Il répond à sa propre question. « Parce que je le voulais, et parce que tu le voulais aussi. Tu as refusé la dune, mais tu as accepté ma main sur ton sexe. Tu as refusé le baiser en public, mais tu l'as redemandé dans la douche. Et tout à l'heure, quand je t'ai donné ce gage, tu as hésité, mais tu as plongé. Pourquoi ? Parce que tu en avais besoin. Pour briser la cage que tu t'es construite. »
Il s'approche, son visage à quelques centimètres du mien.
« Regarde-moi. Je t'ai vu ce matin, enroulé dans mes bras. C'était la meilleure nuit que j'aie passée depuis des années. Tu n'es pas seulement mon pote. Tu es... la meilleure chimie physique que j'ai eue. C'est plus que du sexe, JB. C'est une connexion que j'ai sentie avant même de te toucher. C'est ça, le pourquoi. C'est nous, enfin. »
Son explication est si franche, si dénuée de jugement, qu'elle démantèle ma culpabilité. J'avais besoin qu'il confirme que ce n'était pas un simple jeu sadique.
« Et maintenant ? » je demande, ma voix est plus stable. « Qu'est-ce qu'on fait ? »
Sébastien sourit, ce sourire est une promesse.
« Maintenant, on fait ce qu'on est venus faire : on profite de la liberté. On est ici, pour quelques jours. On ne se met pas de pression, on ne fait pas de plan sur la comète. Ce qui se passe ici... reste ici. »
Il pose sa main sur mon ventre et la remonte doucement vers mon torse, où il masse mon téton.
« Mais tant qu'on est là, JB, je veux continuer à te toucher. Je veux que tu continues à me toucher. Je veux que tu arrêtes de te demander si tu as le droit et que tu te demandes seulement si tu en as envie. Est-ce que tu en as envie, maintenant ? »
Je le regarde, mon corps est déjà en train de répondre.
« Oui, » je murmure. « Oui, j'en ai envie. »
Sébastien ne dit plus un mot. Il me prend la main, m'attire hors de la banquette, et m'allonge sur le lit. Il me caresse lentement, explorant la peau encore fraîche de la douche, sa main glissant de ma cuisse vers mon aine.
« Laisse-moi te montrer d'autres choses, Jean-Baptiste. On n'a fait qu'effleurer la surface. »
Il s'allonge à côté de moi, nos corps se touchent entièrement. Il m'embrasse, la langue profonde, et je sens le début d'une nouvelle érection.
Je suis allongé sur le lit, ma main sur le torse puissant de Sébastien, sentant les battements de son cœur ralentir après notre conversation. Mon corps est en éveil complet, chaque parcelle de ma peau réclamant son contact.
Sébastien me caresse le flanc doucement. Je me tourne vers lui, mes yeux ancrés dans les siens. Une dernière question, essentielle, brûle mes lèvres.
« Seb, » je murmure. « Est-ce que… est-ce que tu as déjà fait ça ? Avec un autre mec ? »
Sébastien sourit, une tendresse sincère dans son regard.
« Non, JB. C’est la première fois pour moi aussi. Complètement. » Il marque une pause. « C’est avec toi que ça se passe, pour la première fois. C’est ça qui est dingue. »
Son aveu me coupe le souffle, mais me rassure. Je ne suis pas le seul à naviguer en eaux inconnues.
Il me prend la main, embrasse ma paume.
« J'ai une question pour toi, maintenant. Tu as dit que tu avais envie de continuer. Tu as refusé la plage. Mais là... ici. Est-ce que tu veux aller plus loin, mon pote ? Est-ce que tu veux que je te prenne ? »
Je le regarde. Il n'y a pas de blague, pas de défi, juste une attente patiente. Mon cerveau a cessé de raisonner. Mon corps seul répond. Je hoche lentement la tête. Oui. Sébastien sourit, un sourire de pur bonheur. Il se penche et m'embrasse, un baiser doux, lent, qui transmet à la fois sa gratitude et sa promesse de douceur.
Il se redresse. « Alors, on y va doucement, mon pote. Pour que ce soit parfait. »
Il se lève et revient avec le tube de crème solaire que nous avions utilisé plus tôt, mais il prend aussi une petite bouteille d'huile de massage qui traînait dans sa trousse. Il s'assoit à côté de moi et commence par me masser les fesses, ses doigts s'enfonçant dans les muscles. Il me tourne sur le ventre, et ses caresses deviennent plus ciblées.
« Je dois préparer ton corps, JB. On a le temps. »
Ses mains enduites d'huile glissent sur le bas de mes reins, puis s'attardent entre mes fesses. La friction de l'huile, le massage profond, me font frémir. Il s'approche, sa bouche sur mon dos.
« T'es incroyable, JB. Je te promets que ça va être bien. »
Il insiste, ses doigts trouvant l'entrée. Je gémis, le plaisir se mêlant à une légère appréhension. Il utilise son doigt d'abord, le tourne, le retire. Puis un deuxième, augmentant la pression, préparant mon corps avec une patience infinie.
« Relax, mon pote. Respire. Je suis là. »
Quand il sent que je suis relâché, il se retire, me demandant de me mettre à quatre pattes.
Je me positionne sur le lit, mes coudes et mes genoux sur le matelas. C'est une position de vulnérabilité, mais la confiance en Sébastien est totale. Il se place derrière moi. Je sens son érection, massive et chaude, contre ma raie. Il ajoute de l'huile.
« Laisse-moi sentir tes muscles se détendre. Concentre-toi sur ma main, JB. »
Il replace sa main sur mon sexe en érection, et commence à me caresser doucement, pour détourner l'attention de l'arrière. Puis, il pousse. Lentement, doucement. Je pousse un cri de surprise. C'est une douleur intense, mais brève, immédiatement remplacée par une sensation de plénitude et de tension extrême.
Il s'arrête immédiatement.
« Ça va, mon pote ? »
« Oui, » je murmure, mon souffle est saccadé. « Continue. »
Il ne bouge pas, me laissant le temps de m'habituer à son épaisseur. Puis, il commence un mouvement lent et profond. Il me prend les hanches, ses mains fermes dirigeant le rythme.
« On y va à ton rythme, JB. »
La douleur s'est estompée. Je sens son corps contre le mien, sa force, sa présence. C'est une sensation archaïque, puissante, une fusion que je n'aurais jamais pu imaginer.
Je gémis, un gémissement de plaisir pur.
Sébastien me tire vers l'arrière et me demande de m'allonger sur le dos. Il s'assoit, me relevant, et je l'enlace avec mes jambes, nos corps formant un V serré. C'est la position du trône. Nous nous regardons. Il pénètre à nouveau, cette fois plus facilement. Il me tient les fesses, ajustant l'angle. L'intensité monte. Je peux voir l'expression de son visage, son plaisir est évident, mais il me regarde, cherchant mon approbation dans chaque mouvement.
« Tu me regardes, JB. Dis-moi ce que tu vois. »
« Je vois... le bonheur, » je réponds.
Il rit, un son grave et sexy. Il m'embrasse, un baiser vorace qui accompagne le rythme de ses poussées. Il me place ensuite sur le côté, position de la cuillère, me serrant contre lui, nos fronts collés. Il pénètre profondément. La friction est folle. Il me prend la main et la pose sur mon sexe.
« Touche-moi, JB. On est ensemble là-dedans. »
Les caresses de sa main sur mon sexe, combinées aux poussées internes, sont trop pour mon corps. Je me crispe, le plaisir me submerge. Je jouis le premier, un long cri étouffé, mon corps secoué par des spasmes. Sébastien ralentit, me berçant, me laissant reprendre mon souffle. Puis, il reprend le rythme, concentré sur son propre plaisir.
« Mon pote, » me demande-t-il, sa voix est tremblante, « Est-ce que je peux jouir en toi ? »
Je ne réponds pas par des mots. Je me tourne vers lui et l'embrasse fougueusement, le baiser étant le "oui" que j'ai du mal à prononcer à voix haute.
Il accélère, ses poussées deviennent puissantes, régulières. Il me serre fort, me maintenant contre lui. Il pousse un grognement final et jouit profondément en moi, son corps lourd s'écrasant contre le mien.
Nous restons quelques minutes immobiles, nus, enlacés, nos corps couverts de sueur. Il se retire doucement et s'allonge à côté de moi, me serrant immédiatement dans ses bras. Il me caresse le dos, mes fesses, mon cou. J'ai la tête posée sur son épaule. Nous restons longtemps sans parler, profitant de la sensation.
Finalement, c'est Sébastien qui brise le silence.
« Alors, JB... C'était... comment ? »
« Incroyable, Seb, » je réponds, ma voix est étonnamment claire. « C'était tendre. C'était fort. C'était... ça a dépassé tout ce que j'imaginais. »
Il me serre plus fort. « Moi aussi, mon pote. Moi aussi. »
Une longue conversation s'engage, nos voix sont douces, nos corps ne se lâchent plus.
« Je me sens tellement bien. Mais… je suis terrifié. Qu’est-ce que ça veut dire pour nous ? Je ne suis pas gay, Seb. Enfin, je ne pensais pas l'être. »
« On s'en fiche des étiquettes, JB. Est-ce que tu as été heureux ces trois jours ? Est-ce que ce moment, c'était le plus fort que tu aies jamais vécu ? »
« Oui. Mais ma vie… »
« Je sais pour ta vie. Et je ne te demande rien. Je ne veux pas te mettre la pression. Tu es libre. Mais tu dois comprendre que ça, c'est quelque chose qui ne disparaîtra pas. Ce n'est pas juste du sexe, JB. C'est une connexion que j'ai sentie avant même de te toucher. »
Il me caresse le flanc.
« Est-ce que tu… tu es amoureux ? »
Sébastien met un moment à répondre. Il embrasse mon front.
« Pour le moment, JB, il ne faut pas penser à ça. Ce qu'on ressent est trop fort. Mais je te désire. Je suis attiré par l'homme que tu es quand tu enlèves ta carapace. Concentrons-nous sur ce que ça veut dire pour maintenant. »
Je me sens chavirer. L'honnêteté est brutale mais me soulage du poids des attentes. Je me blottis contre lui.
« Je ne sais pas quoi dire. Je me sens coupable. Et en même temps, je ne regrette rien. Qu'est-ce qu'on fait de ces derniers jours de vacances ? »
« On vit l'instant, mon pote. On est deux. On s'appartient. Oublie le reste du monde. On reste ici, on se baigne, on se touche, on s'embrasse. On profite de ce cadeau. Et quand on rentrera, on verra. Mais j'ai besoin de toi, ces derniers jours. J'ai besoin de ces souvenirs. »
Il me prend la main, embrasse mes doigts.
Sébastien : « Fais-moi une promesse, JB. Tant qu'on est ici, tu me laisses te guider. Sans arrière-pensée. »
Je le regarde. La peur est toujours là, mais le désir est plus fort.
« D'accord. Je te promets. »
Il sourit, me serre fort, et me dépose un baiser sur la bouche. Nous restons là, à nous caresser, à nous embrasser, à réapprendre nos corps dans cette nouvelle réalité.
Fin du chapitre 5.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
5ème récit et tjours aussi agréable à lire. c'est sans vulgarité, c'est sensuel, c'est une belle relation entre potes et j'ai vraiment envie de lire le 6ème chapitre demain.
JB et Seb auront du mal en rentrant chacun chez eux à faire comme si ce séjour avait été un simple moment de vacances entre amis.
JB et Seb auront du mal en rentrant chacun chez eux à faire comme si ce séjour avait été un simple moment de vacances entre amis.
