La tristesse de Rémy (3)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : La tristesse de Rémy (3) Histoire érotique Publiée sur HDS le 09-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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La tristesse de Rémy (3)
Chapitre 3

Je hoche la tête, confus mais un peu excité malgré moi. Huit ans avec Laurent me hantent encore, mais peut-être que ce dîner chez Pierrick est un pas vers autre chose. Un pas maladroit, comme moi, mais un pas quand même.

Je rentre chez moi ce soir-là, les jambes un peu tremblantes, comme si le sol sous mes pieds n'était plus tout à fait stable. L'air frais de la nuit me fouette le visage, mais il ne chasse pas la confusion qui bouillonne dans ma tête. Qu'est-ce qui vient de se passer ? J'ai dit oui. Oui à un dîner chez Pierrick. Chez lui. Demain soir. Mon cœur bat encore la chamade, un mélange d'excitation et de panique qui me serre la poitrine. Sophie m'a forcé la main – littéralement, en me poussant hors de la salle de repos –, et maintenant, je me retrouve avec ce rendez-vous improvisé. Rendez-vous ? Est-ce que c'en est un ? Les mots de Pierrick résonnent : "J'aimerais vraiment qu'on se voie en dehors d'ici. Chez moi." Et cet effleurement sur ma main, fugace mais chargé d'une électricité que je n'ai pas ressentie depuis... depuis Laurent. Huit ans avec lui, et voilà que je pense à un autre. Je secoue la tête en poussant la porte de mon appartement, allume la lumière crue du salon qui révèle le vide des lieux. Les murs nus, le canapé où on s'asseyait ensemble pour regarder des séries nulles, tout me ramène à lui. Je m'assois lourdement, sors mon téléphone et relis son message pour la énième fois. "Désolé si le message était brutal." Brutal, oui. Et moi, je suis là, à accepter un dîner avec un mec que je connais à peine. Pierrick, avec ses yeux verts qui pétillent, son corps athlétique qui se devine sous ses vêtements, sa maladresse charmante qui me fait sourire malgré moi. Pourquoi ai-je dit oui ? Par promesse à Sophie ? Ou parce que, au fond, cette tristesse qui m'étouffe depuis des semaines commence à s'effriter un peu à son contact ? Je me couche tard, fixant le plafond, imaginant déjà demain. Et si c'était une erreur ? Et si Laurent revenait ? Mais non, il ne reviendra pas. Pas après ça.
Le lendemain, je suis en repos – une rareté dans mon planning d'aide-soignant, où le boulot s'enchaîne comme pour me garder occupé, loin de mes pensées sombres. Je me lève tard, le soleil filtre déjà à travers les volets mal fermés, et je reste un moment au lit, enveloppé dans les draps froissés, à repenser à tout ça. Un dîner chez Pierrick. Qu'est-ce que je vais porter ? Je ne veux pas en faire trop – ce n'est pas un date, si ? Juste un dîner amical, pour discuter de dessins, comme il a dit. Mais au fond, je sais que c'est plus. Ses allusions subtiles, ses touches... Sophie avait raison. Je me lève enfin, ouvre mon armoire, et fouille dans mes vêtements. Pas grand-chose d'extraordinaire : des jeans usés, des t-shirts banals. J'opte pour un jean noir slim qui met en valeur ma silhouette svelte sans en faire des tonnes, des baskets blanches propres que je n'ai pas portées depuis des mois – depuis une sortie avec Laurent, en fait, et cette pensée me pince le cœur. Et une chemise blanche, simple, que je repasse vite fait pour qu'elle soit impeccable. Pas trop formel, mais soigné. Je passe une main dans mes cheveux bruns rebelles, essaie de les dompter avec un peu de gel, mais ils retombent en mèches folles sur mon front. Tant pis, c'est moi. Je me fixe dans le miroir, mes yeux un peu cernés mais avec une lueur nouvelle, peut-être. Je suis mignon, paraît-il. Mais aujourd'hui, je me sens vulnérable, comme un oiseau qui sort de sa cage après un long hiver. L'après-midi passe lentement : je dessine un peu, un portrait abstrait qui ressemble vaguement à Pierrick – ses traits anguleux, son sourire –, mais je l'efface vite, gêné. Puis je marche dans l'appartement, nerveux, imaginant la soirée. Et si on n'a rien à se dire ? Et si ma tristesse pour Laurent resurgit au milieu du dîner ? Mais il y a aussi ce désir naissant, cette curiosité pour lui, pour son corps de sportif, sa voix chaude. Je soupire, checke l'heure. 18h. Il est temps d'y aller. Pierrick m'a envoyé l'adresse par message : un appartement dans un quartier cosy, pas loin du mien.

J'arrive devant sa porte à 19h pile, le cœur battant. L'immeuble est moderne, avec un petit jardin en bas. Je sonne, et il ouvre presque aussitôt, un sourire large aux lèvres. Il porte un jean bleu foncé, une chemise grise ajustée qui souligne ses épaules larges et son torse musclé, et ses cheveux sont impeccablement coiffés, comme toujours. Ses yeux me scrutent avec une intensité qui me fait rougir.
— Salut Rémy ! Entre, je t'en prie.
Sa voix est chaleureuse, et il me fait la bise – un effleurement de joues qui me fait frissonner. Son parfum boisé m'enveloppe, et je sens déjà une tendresse naître, mêlée à un désir subtil que je n'ose pas nommer.
— Salut Pierrick. Merci pour l'invitation.
Il me guide dans le salon, un espace cosy avec un canapé en cuir gris, des étagères remplies de livres et de dessins encadrés, une lumière tamisée qui crée une atmosphère intime. Une bouteille de vin rouge est ouverte sur la table basse, avec deux verres.
— Assieds-toi. Un verre de vin ? C'est un bon cru, pas trop fort.
— Oui, volontiers.
Je m'installe sur le canapé, et il s'assoit à côté de moi – pas trop près, mais assez pour que je sente sa présence. Il verse le vin, nos doigts se frôlent quand il me tend le verre, et un courant électrique passe. On trinque, nos regards se croisent.
— À cette soirée.
— À cette soirée.

On discute d'abord de banalités : le travail, Andrée qui va bien et qui nous a encore fait rire aujourd'hui. Mais vite, la conversation glisse sur des sujets plus personnels. Il me parle de son job – il est graphiste freelance, ce qui explique son intérêt pour mes dessins. "J'adore créer, capturer des moments," dit-il, et je sens une allusion, comme s'il parlait de moi. Je lui raconte mon quotidien à l'EHPAD, comment les résidents comme sa grand-mère me sauvent de ma solitude. Il écoute vraiment, penché en avant, ses yeux verts fixés sur les miens, et je me sens vu, pour la première fois depuis longtemps. Le vin aide, détend l'atmosphère, et on rit de petites anecdotes – lui d'un client pénible, moi d'une résidente qui confond tout le monde. Mais sous la surface, il y a cette tendresse : sa façon de me regarder, comme si j'étais précieux, et un désir qui monte, dans la façon dont ses genoux frôlent les miens accidentellement, ou pas.

Puis, il se lève. "Le dîner est prêt. Viens." Il a dressé une jolie table dans la salle à manger adjacente : nappe blanche, bougies allumées, assiettes élégantes. Un plat de pâtes aux fruits de mer, une salade fraîche, du pain croustillant. "J'espère que tu aimes," dit-il en servant. On s'assoit face à face, et la conversation continue, fluide. Il me parle de ses voyages – un road trip en Italie l'an dernier –, et je lui raconte mes escapades avec... avec mon ex, mais je m'arrête, la tristesse passant comme une ombre. Il le remarque, pose sa main sur la mienne brièvement, un toucher tendre qui envoie des frissons. "Désolé si ça te rend triste. Parle-moi de tes dessins, plutôt." Je rougis, mais je me lance : mes inspirations, comment ça m'évade. Il hoche la tête, sa main s'attardant une seconde de plus, et je sens le désir grandir – son pouce qui caresse subtilement le dos de ma main avant de se retirer. On discute des heures, sur l'art, la vie, les rêves. "Tu as un regard si expressif, Rémy," glisse-t-il à un moment, une allusion claire qui me fait baisser les yeux, le cœur accélérant.
Pour le dessert, une tarte aux pommes maison, il apporte son carnet de croquis. "Viens voir." Il s'assoit à côté de moi sur le canapé – on est passés là après le plat principal –, et se penche par-dessus mon épaule, une main sur mon épaule pour se stabiliser. Son corps est proche, sa chaleur m'enveloppe, et je me sens bien, si bien à son contact. Son souffle sur ma nuque, son parfum, tout éveille un désir doux, tendre. "Regarde ça, c'est inspiré d'un paysage que j'ai vu." Ses dessins sont beaux, abstraits mais puissants. Je commente, et il rit, sa main serrant légèrement mon épaule, un geste affectueux qui me fait fondre.
Ensuite, on boit un thé sur le canapé, les lumières basses. Nos genoux se touchent maintenant, pas par accident, et il ne recule pas. La conversation devient plus intime : nos passions, nos peurs. Puis, silence. Il attrape ma main, entrelace nos doigts, et on se regarde longuement. Ses yeux plongent dans les miens, chargés de tendresse et de désir. "Rémy..." murmure-t-il, et il se penche, ose m'embrasser. Ses lèvres sont douces, chaudes, un baiser timide au début, puis plus pressant. Mais je me recule, le cœur en panique.
— Attends, Pierrick...
Il fronce les sourcils, inquiet.
— J'ai fait quelque chose de mal ? Désolé, je...
— Non, non. C'est juste... mon ex. Huit ans ensemble, et il m'a largué par message. Je n'arrive pas à m'en remettre. Je suis encore triste, confus. Je ne veux pas te blesser.
Il hoche la tête, compréhensif, sa main toujours dans la mienne.
— Je comprends. Moi aussi, j'ai vécu une rupture difficile il y a deux ans. Cinq ans avec lui, et du jour au lendemain, plus rien. Ça m'a brisé. Mais la vie continue, Rémy. Et toi... tu me plais vraiment. Depuis le café, avec tes dessins, ton sourire timide. Je veux juste... être là pour toi.
Ses mots me touchent, tendres, et le désir revient, plus fort. On se regarde encore, et cette fois, c'est moi qui me penche. Nos lèvres se trouvent, un baiser profond, passionné, chargé de tout ce qu'on n'a pas dit. Ses mains sur mon visage, les miennes dans ses cheveux, et pour la première fois depuis longtemps, ma tristesse s'efface un peu, remplacée par cette chaleur, cette connexion.

Nos lèvres se séparent enfin, après ce baiser profond qui m'a laissé essoufflé, le cœur battant à tout rompre. Pierrick me regarde, ses yeux brillants d'une intensité que je n'avais pas anticipée, et je sens encore la chaleur de sa bouche sur la mienne, un goût sucré de vin et de tarte aux pommes qui persiste. Je m'écarte légèrement, pas par rejet, mais pour reprendre mon souffle, pour assimiler ce qui vient de se passer. Ma main est toujours dans la sienne, nos doigts entrelacés comme si c'était naturel, et pourtant, tout en moi bouillonne : la tristesse pour Laurent, ce désir naissant pour Pierrick, cette tendresse qui m'enveloppe comme une couverture chaude après un long froid. Je le fixe, mes yeux plongeant dans les siens, et les mots sortent avant que je ne puisse les retenir.
— Pierrick... qu'est-ce que tu me trouves, au juste ? Je veux dire, vraiment. Je suis... je suis un mec brisé, avec mes cheveux en bataille, ma tristesse qui colle à la peau. Pourquoi moi ?

Il cligne des yeux, surpris par ma question directe, mais son sourire s'adoucit, devient plus intime. Il serre ma main un peu plus fort, son pouce caressant le dos de la mienne, un geste sensuel qui envoie des frissons le long de mon bras.
— Rémy... wow, directe la question. Mais j'aime ça, chez toi. Ton honnêteté brute. D'accord, je vais te dire. Tout a commencé au café, quand je t'ai vu dessiner. T'étais là, concentré, avec tes mèches qui tombaient sur ton front, et tes yeux marron si expressifs, comme si tu voyais le monde différemment. T'es mignon, ouais – très mignon, même – avec tes lèvres fines qui sourient timidement. Mais c'est pas juste physique. C'est ta façon d'être avec mamie, Andrée. Elle me parle de toi tout le temps : comment tu l'écoutes vraiment, comment tu la fais rire avec tes anecdotes. T'as ce cœur en or, cette gentillesse qui transparaît dans tout ce que tu fais. Et puis, ta vulnérabilité... ça me touche. T'es pas un mec qui joue la comédie ; t'es réel, avec tes blessures. Ça me donne envie de te protéger, de te faire sourire pour de bon.
Je rougis, baissant les yeux vers nos mains jointes. Ses mots me percent, touchent des cordes sensibles que je pensais enfouies sous ma déprime. Mais je veux en savoir plus ; j'ai besoin de comprendre pourquoi, après huit ans de vide, quelqu'un comme lui – confiant, athlétique, avec ce corps de sportif qui se devine sous sa chemise – s'intéresse à moi.
— Mais... physiquement, qu'est-ce qui t'attire ? Je suis pas... je suis pas comme toi, Pierrick. T'es bien foutu, bien coiffé, avec des yeux magnifiques qui captivent. Moi, je suis juste... quelconque, maladroit.
Il rit doucement, un rire chaud qui vibre dans sa poitrine, et il se rapproche un peu sur le canapé, nos genoux se touchant maintenant, une proximité qui éveille un désir subtil en moi.
— Physiquement ? Tout, Rémy. Tes cheveux rebelles, j'adore passer la main dedans. Tes yeux, ils sont si doux, si profonds ; on dirait qu'ils racontent une histoire. Ta peau, pâle mais douce, je l'imagine sous mes doigts. Et ton corps... dessiné, comme un danseur. J'aime tes mains fines, artistes, qui dessinent si bien. Et tes lèvres... bordel, tes lèvres, elles m'ont hanté depuis le café. Elles sont parfaites pour embrasser, pour murmurer des secrets. T'es sexy sans le savoir, Rémy. C'est ça qui me rend fou.

Ses mots sont sensuels, presque osés, et je sens une chaleur monter en moi, pas seulement aux joues, mais plus bas, un désir qui s'éveille lentement. Je déglutis, serrant sa main.
— Et... ta rupture à toi ? Tu dis que c'était dur. Qu'est-ce qui t'a brisé ?
Il soupire, son regard se voilant un instant, mais il ne lâche pas ma main.
— Ouais, cinq ans avec lui. Il s'appelait Marc. On était bien, au début : voyages, rires, sexe passionné. Mais il a changé, devenu distant. Un jour, il m'a dit qu'il en aimait un autre. Par appel, pas même en face. Ça m'a détruit ; j'ai passé des mois à me reconstruire, à aller au sport pour évacuer. Mais ça m'a appris à apprécier les gens vrais, comme toi. Pas de jeux, juste de la sincérité.

On discute comme ça pendant ce qui semble des heures, le thé refroidissant sur la table basse. Il me parle de ses rêves : voyager en Asie, exposer ses dessins un jour. Je lui confie les miens : écrire un livre illustré, trouver quelqu'un qui me fasse oublier la douleur. Nos voix se mêlent, basses, intimes, et à chaque pause, nos regards se croisent, chargés de tendresse.
Puis, il inverse la question, sa voix plus douce, presque un murmure.
— Et toi, Rémy ? Pourquoi m'avoir embrassé en retour ? Je veux dire, après ce que tu m'as dit sur ton ex...
Je mords ma lèvre, sentant le désir pulser en moi à sa proximité.
— Parce que... malgré la tristesse, malgré Laurent et ces huit ans qui me hantent, tu me fais sentir vivant. Ton sourire, ta maladresse au début, tes touches... ça m'attire. J'ai peur, ouais, mais quand tu m'as embrassé, c'était comme une étincelle. Je veux explorer ça, doucement.

Ses yeux s'illuminent, et il se penche à nouveau. Nos lèvres se trouvent, un baiser long, langoureux, nos langues, dansant lentement, explorant. Ses mains montent à mon visage, caressant mes joues, descendant à mon cou. Je gémis doucement dans sa bouche, sentant l'érection monter en moi, durcissant contre mon jean noir. Il doit le sentir aussi, car son corps se presse un peu plus contre le mien. On s'embrasse comme ça à plusieurs reprises, se séparant pour respirer, puis replongeant, chaque baiser plus profond, plus sensuel. Sa main glisse sur mon torse, déboutonnant les deux premiers boutons de ma chemise blanche, effleurant ma peau nue. Ses doigts sont chauds, traçant des lignes de feu sur ma poitrine, et je frissonne, le désir montant en flèche, mon membre pulsant maintenant, tendu.
— Pierrick... attends.
J’halète, posant ma main sur la sienne pour l'arrêter, même si mon corps crie le contraire.
— Je... je ne veux pas aller plus loin ce soir. Les baisers, c'est parfait pour le moment. Je ne suis pas prêt pour plus.
Il s'arrête aussitôt, ses yeux verts emplis de compréhension, pas de frustration.
— Bien sûr, Rémy. Pas de pression. Je respecte ça.

Il m'attire dans ses bras, son torse musclé contre le mien, et je me blottis là, sentant sa chaleur, son cœur battant fort. Je me sens bien, protégé, comme je ne l'ai pas été depuis longtemps. Sa main caresse mon dos tendrement.
— Merci. C'est juste... après Laurent, j'ai besoin de temps.
— Je sais. On ira à ton rythme. Parle-moi de ce que tu veux pour la suite, entre nous.
On discute encore, blottis l'un contre l'autre. Je lui parle de mes envies : des dates simples, comme des promenades au parc, des cafés où je dessine et il regarde ; pas de rush vers le sexe, mais construire quelque chose de solide. Il acquiesce, sa voix basse contre mon oreille.
— Moi aussi. Je veux t'emmener au musée, te montrer mes endroits préférés en ville. Être exclusifs ? Si tu veux, oui. Pas de jeux ; juste toi et moi, à apprendre à se connaître. Et sexuellement... quand tu seras prêt, je veux te faire découvrir des choses doucement, te caresser partout, te faire gémir mon nom.

Ses mots sont osés, sensuels, et je rougis, sentant mon érection persister contre sa cuisse. Il rit doucement.
— Et toi, qu'est-ce que tu imagines pour nous ?
— Des nuits comme ça, à discuter, à s'embrasser. Peut-être plus tard, explorer nos corps sans hâte. J'aime ton toucher, Pierrick. C'est... électrisant.
On parle de nos fantasmes passés, de ce qu'on a aimé avec nos ex – sans détails trop crus, mais avec une intimité qui nous rapproche. Lui, il aime les caresses lentes, les baisers dans le cou ; moi, les étreintes fortes, sentir un corps contre le mien.
Puis, il murmure, sa main descendant à ma taille.
— Rémy... tu veux t'allonger un peu ? Sur mes jambes, sur le canapé. Je te caresserai le dos, peut-être sous la chemise, mais rien de plus. Juste pour te détendre.
Je hoche la tête, le désir toujours là, mais contrôlé.
— Oui... ça me plairait.

Je m'allonge, ma tête sur ses cuisses musclées, et il se penche, sa main glissant sous ma chemise déboutonnée, caressant ma peau nue en cercles lents, effleurant mes tétons durcis sans insister. C'est sensuel, limite osé, mon érection, pulsant encore, mais il respecte la limite. Puis, il se penche plus, capturant mes lèvres dans un nouveau baiser, long, profond, nos langues se mêlant tandis que sa main continue ses caresses. Je me sens fondre, la tristesse s'éloignant un peu plus, remplacée par cette connexion, cette promesse de plus. On reste comme ça tard dans la nuit, entre baisers et murmures, construisant quelque chose de nouveau.

Fin du chapitre 3.

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
très beau récit, rien de vulgaire ou de trop sexuel, c'est agréable à lire et çà ressemble à une belle future histoire d'amour entres deux mecs cabossés par leur dernière relation respective. J'ai déjà hâte de lire la suite.
Bravo à l'auteur



Texte coquin : La tristesse de Rémy (3)
Histoire sexe : Une rose rouge
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