Une erreur de réservation (6)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Une erreur de réservation (6)
Chapitre 6
Je le regarde. La peur est toujours là, mais le désir est plus fort.
« D'accord. Je te promets. »
Il sourit, me serre fort, et me dépose un baiser sur la bouche. Nous restons là, à nous caresser, à nous embrasser, à réapprendre nos corps dans cette nouvelle réalité.
L'après-midi s'est achevée dans une brume de tendresse et de désir. Allongés sur le lit, nous nous sommes caressés pendant des heures, explorant les limites de cette nouvelle intimité. Vers 19 heures, Sébastien se redresse.
« Assez de peau pour aujourd'hui, JB. On a besoin d'air. Et de nourriture qui n'a pas été cuisinée sur un réchaud. »
Il me lance un regard malicieux. « J'ai envie d'aller me promener en ville. Dîner en terrasse. Remettre des vêtements, histoire de se sentir un peu civilisés. Ça te dit ? »
Je suis un peu réticent à l'idée de retrouver le monde extérieur, mais l'idée d'une soirée normale, juste nous deux, m'attire.
« D'accord. Allons-y. »
Nous nous levons et nous habillons rapidement. Remettre un short et un t-shirt après deux jours de nudité totale me donne l'impression de m'enfermer à nouveau. Sébastien est prêt le premier. Il s'approche de moi, m'attrape par la taille et me tire contre lui.
« Hé, » me dit-il, son regard est intense. Il me prend le visage entre les mains. « Tu me fais toujours confiance, mon pote ? »
Le questionnement est double. Il ne parle pas seulement de la soirée, mais de l'abîme que nous avons franchi.
« Plus que jamais, Seb, » je réponds, ma voix est ferme.
Il me sourit, un baiser rapide sur le coin de la bouche. Un geste simple, mais qui résonne avec toute la complexité de notre relation.
Nous sortons du Cocon. La nuit tombe. Nous marchons vers la petite ville côtière. Naturellement, Sébastien passe son bras sous le mien, me serrant près de lui. C'est un geste d'amitié, mais aussi un geste de possession qui m'électrise. Pour les autres, nous sommes deux amis en vacances. Pour moi, il est mon amant. Je sens les regards des gens que nous croisons. C'est l'étreinte, la proximité, ou est-ce mon propre malaise ? Mon cœur s'accélère. Sébastien me sent tressaillir. Il me serre plus fort et me murmure à l'oreille :
« Détends-toi, JB. Personne ne sait rien. C'est juste de l'amitié virile. Et si ça les dérange, tant pis pour eux. Profite d'être près de moi. »
Il me frotte le biceps, un geste qui se veut rassurant. Je me laisse porter par sa confiance. Nous trouvons un petit restaurant, une terrasse en bord de plage, avec vue sur la mer illuminée. Nous nous asseyons face à face.
Durant tout le dîner, la tension sous la table est palpable. Nos genoux se frôlent, nos pieds s'entremêlent. Chaque contact est une décharge électrique. Sébastien est plus audacieux. Parfois, il allonge sa main et effleure mes doigts posés sur la table, ses doigts jouant avec les miens, un jeu sensuel pour initiés.
Après le dîner, nous nous dirigeons vers un marché de nuit qui longe le front de mer. La foule est dense, l'atmosphère festive. C'est là que Sébastien fait quelque chose de nouveau, d'encore plus audacieux. Il me dépasse et me prend par derrière. Il me plaque dos contre son torse, ses bras puissants m'entourant complètement. Il pose sa tête sur mon épaule.
Je suis son dos, son bouclier. Il est mon ancrage.
« On n'est pas bien tous les deux, JB ? » me murmure-t-il doucement, le souffle chaud dans mon cou.
Ce n'est pas une question, c'est une affirmation de notre appartenance mutuelle. La foule nous ignore, mais le contact est d'une intensité folle. Il me lâche pour acheter des glaces à l'italienne. Quand il revient, il me tend ma glace et nous continuons de marcher.
« Regarde-toi, Seb, » je dis en riant. « T'en as partout sur la bouche ! » Il a une petite tache de glace à la fraise juste au bord de sa lèvre inférieure.
Sébastien me regarde, un sourire de défi aux lèvres. Il lèche la glace pour la faire glisser un peu plus bas, juste au coin de sa bouche.
« Vraiment ? Tu trouves que ça me va mal ? » Il nargue, ses yeux noisette brillant d'une invitation dangereuse. « Je te mets au défi, JB. Viens me l'enlever. Avec tes lèvres. »
Mon cœur manque un battement. Ici ? Devant tout le monde ? La culpabilité me frappe, mais le désir et l'audace de Sébastien sont irrésistibles. Il me pousse vers la limite, et je veux la franchir.
Je regarde autour de moi, la foule, les lumières. Je prends mon courage à deux mains. Je m'approche, mes yeux fixés sur cette tache de glace. Je pose mes lèvres, puis ma langue, sur le coin de sa bouche. Le goût est sucré, froid, mélangé à l'odeur musquée de sa peau. Au lieu de se retirer, Sébastien pousse un grognement satisfait. Il agrippe ma tête de sa main libre, fermement, et m'attire violemment. Il m'embrasse à pleine bouche, passionnément, devant les passants.
Ce n'est pas un baiser furtif, c'est une affirmation publique et brûlante de notre relation. Je réponds à son étreinte, nos langues s'entremêlent. Je n'entends plus la foule, je ne sens plus les regards. Je suis chez lui.
Quand il se retire, il a un sourire d'une satisfaction totale.
« Gage réussi, mon pote. Maintenant, on continue. »
Nous marchons tard, nos mains jointes, nos cœurs légers et nos esprits remplis de la douce folie de l'interdit. Nous rentrons au camping tard dans la nuit, la promesse d'une nouvelle intimité scellée par ce baiser public.
Nous sommes rentrés au Cocon tard dans la nuit, nos esprits légers et nos corps vibrants de l'audace du baiser public. La fatigue nous enveloppe. Nous nous glissons immédiatement sous la couette. Nous nous tournons dos à dos pour faire semblant de dormir, mais c’est Sébastien qui rompt le silence.
« Bonne nuit, mon pote, » me dit-il, sa voix est douce et pleine de sous-entendus.
« Bonne nuit, Seb, » je réponds, ma voix est fatiguée.
Sébastien soupire. « C'est comme ça que tu me dis bonne nuit, JB ? Après tout ça ? »
Je comprends immédiatement. Je me retourne vers lui. Dans la semi-obscurité, je vois son sourire malicieux. Je me rapproche, pose mes mains sur sa nuque, et l'embrasse. Un baiser long, qui scelle le pacte de la soirée.
« Bonne nuit, Seb, » je répète, cette fois ma voix est un murmure de satisfaction.
Il me serre fort contre lui, mon corps pressé contre son torse, son bras sous ma tête. Nous nous endormons instantanément, le silence du sommeil n'étant troublé que par le souffle de l'autre.
Les jours restants de la semaine sont passés à une vitesse vertigineuse. Nous avons vécu dans une bulle totale, oubliant le travail, le Jura et nos vies respectives. Nous passions nos matinées à la plage, toujours nus, nous baignant et nous caressant sous l'eau, loin des regards. Les après-midis étaient consacrés à la sieste ou à des randonnées en pleine nature, nous permettant des baisers passionnés et des attouchements furtifs à l'abri des pins.
L'ambiance dans le Cocon était devenue celle d'un couple fusionnel. Nous nous embrassions sans cesse, nous touchions sans y penser. Sébastien était devenu mon amant régulier. Nous avions exploré le sexe sous toutes les coutures : fellation vorace, positions variées, et l'acte anal était devenu la norme. Sébastien, toujours doux et attentif, prenait plaisir à me soumettre à son désir, et je prenais un plaisir coupable à me laisser guider. Nos nuits étaient un enchaînement de caresses, de baisers, et d'orgasmes multiples, le lit double étant devenu notre terrain de jeu exclusif.
L'amour était dans l'air, même si nous refusions de le nommer. Les mots tendres étaient remplacés par des gestes. Une main sur la fesse, un baiser sur le cou, un regard échangé qui disait tout. La nudité était la règle d'or dans le mobil-home.
Nous sommes le mardi soir suivant. Il est presque 20 heures. J'étais debout près de la kitchenette, complètement nu, en train de vérifier si le réchaud fonctionnait, quand mon téléphone a vibré. Nelly.
Je décroche, essayant de retrouver mon ton de "mari en vacances".
« Allô, mon cœur, ça va ? »
Sébastien, qui était en train de lire, nu lui aussi, m'a regardé. Il a souri, un sourire prédateur. Il s'est approché, très doucement, par-derrière. Il a posé ses mains sur ma taille, puis les a glissées sur mon ventre. Je n'ai pas pu le repousser.
« Oui, ça va très bien, on profite du soleil. Et toi ? » dis-je dans le téléphone, la voix un peu trop aiguë.
Les mains de Sébastien sont devenues plus fermes. Il m'a attrapé par la taille et m'a tiré contre lui. Je sens son érection, rigide, pressée contre mon dos nu. Je tente de me dégager légèrement, mais il me plaque plus fort. Il m'a murmuré un "non" ferme à l'oreille, un "non" qui n'était pas un mot, mais une intention.
« Tu t'ennuies trop sans moi, mon cœur ? » demande Nelly.
« Un peu, bien sûr. C'est plus calme sans toi, » je réponds, ma voix est forcée.
Les mains de Sébastien ont commencé leur œuvre. Ses doigts parcouraient mon ventre, mes hanches, mes cuisses. Je bande immédiatement, la tension sexuelle et le danger de l'appel étant un stimulant incroyable. Je sens son souffle s'accélérer contre ma nuque.
Il a trouvé mon sexe et a commencé à me branler doucement.
Je lâche un petit son de gorge. Nelly m'interroge.
« Qu'est-ce qui se passe, tu es essoufflé ? »
« Non, non, c'est le... le réchaud qui siffle un peu. Il est capricieux, » j'invente maladroitement.
Sébastien crache sur ses doigts, un geste intime, et commence à titiller mon petit trou doucement, de manière exploratoire. Je ne peux retenir un gémissement involontaire, aigu, de surprise et de plaisir.
« Mon chéri, ça va ? Tu es sûr que ça va ? » demande Nelly.
« Oui, ça va, je… je me suis cogné contre le coin de table. Rien de grave, » je mens, les joues en feu.
Sébastien me cambre doucement, m'obligeant à me pencher légèrement vers l'avant. Il retire sa main de mon sexe et le remplace par son membre dur et chaud. La pénétration est lente et douce au début, mais la sensation est si forte que j'ai les larmes aux yeux. Il commence ses allers-retours lents, rythmés par ma conversation téléphonique. Je suis en plein coït, le cul livré à mon meilleur ami, pendant que je parle à ma femme. C'est l'apogée de ma transgression. J'essaie de ne pas gémir, de maintenir une façade de normalité.
Au bout de quinze minutes insoutenables, je dois conclure.
« Écoute, mon cœur, je dois te laisser, le réchaud déconne vraiment. Oui. Je t'aime. Bisous. »
Je raccroche.
Dès que le téléphone est reposé, Sébastien lâche la bride. Il ne dit rien, mais il passe de lent à rapide et fort. Il me prend les hanches avec une vigueur nouvelle. La violence et le plaisir me font crier, un cri qui n'a rien à voir avec le réchaud.
« Ahh ! Oui, Seb ! »
Il maintient le rythme, profond et régulier. L'orgasme me frappe violemment, je gicle sur le sol, mon corps se secouant contre le comptoir. Sébastien pousse un grognement final et jouit en moi, ses muscles se contractant puissamment. Il se retire, me retourne violemment contre le mur, et m'embrasse à pleine bouche, nos langues explorant le désir et l'épuisement.
Je suis essoufflé, le corps tremblant. Je me dirige vers le lit et m'allonge immédiatement, les jambes lourdes. Sébastien ne me laisse pas une seconde de répit. Il me suit, grimpe sur moi à califourchon, et me couvre de baisers, ses yeux brillants de la passion et de la culpabilité du moment.
Après la décharge d'adrénaline et le sexe intense de l'après-midi, nous avons passé une soirée calme, blottis l'un contre l'autre, nus, comme à notre habitude, sur le lit. Mais le camping avait d'autres plans pour nous.
Vers 21 heures, une musique entraînante a commencé à résonner depuis l'espace animation.
« Entends ça, JB ! C'est soirée Latino ! » s'exclame Sébastien, l'excitation dans la voix. « On doit s'habiller pour aller en ville manger une crêpe, et après, on revient pour la fête ! »
J'ai soupiré. L'idée de danser, surtout des danses qui exigent une proximité physique, me mettait mal à l'aise, surtout en public.
« Je ne sais pas, Seb. La foule, la danse... Je suis fatigué, » je tente de protester.
« Hors de question, mon pote. On a dit qu'on vivait à fond ! » Il m'attrape le bras, son sourire me désarme. « Tu as besoin de te lâcher. Allez ! »
Nous nous sommes rhabillés pour sortir du camping, puis nous sommes allés dîner rapidement. La tension entre nous est toujours là, électrique, même à table.
De retour au camping, nous nous sommes arrêtés au Cocon.
« Le camping est naturiste, mon pote. On enlève ça, » dit Sébastien en retirant son short et son t-shirt. « C'est l'ambiance, et c'est beaucoup mieux pour sentir la chaleur de la musique. »
Nous nous sommes déshabillés et avons laissé nos vêtements. L'espace animation est bondé. La musique est chaude, rythmée. Des couples, pour la plupart nus, dansent la salsa, le corps collé, les mouvements sensuels. Sébastien m'entraîne vers le bord de la piste. Je croise les bras.
« Non, Seb. Vraiment. Je ne sais pas danser ça. Et je ne suis pas à l'aise. »
Sébastien m'ignore. Il prend mon visage entre ses mains, son regard est grave. Il me tire vers lui, et m'embrasse, un baiser rapide, mais profond et plein de sous-entendus.
« Fais-moi confiance, JB. Laisse-toi aller. On est juste deux potes qui s'amusent. Mais surtout, on est juste deux mecs qui ont une chimie incroyable. Laisse ton corps parler. »
Je ne peux rien refuser à l'homme qui vient de me donner le plus grand plaisir de ma vie.
« D'accord, » je lâche.
Sébastien rayonne. Il me prend la main et m'entraîne sur la piste. La musique nous enveloppe. Il commence par des mouvements simples. Mais très vite, il me guide vers une danse extrêmement rapprochée. Il me tient la taille, ses doigts s'enfonçant légèrement dans ma peau. Mon bassin est collé au sien. Je peux sentir son érection, encore molle, mais présente, se frotter contre mon aine.
Nous dansons le corps à corps. Nos torses se touchent, nos souffles se mêlent. Je ferme les yeux, me laissant porter par son rythme. C'est une torture et un délice.
Sébastien me susurre à l'oreille :
« Tu vois, JB ? Tu es fait pour ça. Tu es fait pour être avec moi. Lâche tes hanches. »
Il accentue le frottement de nos bassins. Les suggestions érotiques de cette danse sont plus intenses que n'importe quel préliminaire. Je sens mon excitation monter, ma verge se durcissant contre son ventre. Nous continuons à danser pendant une heure, la sueur coulant sur nos fronts. Chaque mouvement est une caresse publique. Mon corps est en feu. Sébastien aussi est visiblement excité. Ses mains ne restent plus sur ma taille, elles glissent sur mes fesses nues, pressant la chair, m'attirant plus fortement contre lui.
Vers minuit, la musique ralentie, mais l'atmosphère reste survoltée. Je vois l'étincelle dans les yeux de Sébastien. Il n'a pas besoin de parler.
Il me prend la main, sa poigne est ferme.
« Viens, JB. On rentre. » Il ne me demande pas mon avis.
Nous marchons nus dans les allées sombres du camping, en direction du mobil-home. Nous passons devant un groupe de pins, à l'écart des lumières et des autres campeurs. L'endroit est parfait, sombre, sentant la résine et l'humus. Sébastien s'arrête net. Il me plaque contre un tronc rugueux. La surprise me coupe le souffle. Il m'embrasse violemment, ses lèvres sont insistantes, sa langue envahit ma bouche. L'excitation accumulée par la danse se transforme en une urgence animale. Sébastien me retourne immédiatement, me plaquant ventre contre l'arbre.
« Je n'en peux plus, JB. Maintenant, » il murmure, sa voix est rauque.
Ses mains expertes écartent mes fesses nues. Il crache sur ses doigts pour se lubrifier, puis il pénètre sans autre préliminaire. C'est une pénétration sauvage, impulsive, brute, loin de la tendresse du lit. La douleur est brève, immédiatement remplacée par le plaisir intense de cette transgression en plein air. Sébastien me prend les hanches et commence ses allers-retours rapides. Il respire bruyamment contre ma nuque. Je gémis bruyamment, le choc et le plaisir étant trop intenses. Sébastien me plaque une main sur la bouche.
« Chut, mon pote. Laisse-moi sentir tes cris sans les entendre, » chuchote-t-il, pressant sa main sur mes lèvres.
Je gémis contre sa paume, mes muscles se contractent autour de lui. Je sens que mon orgasme approche. Les coups sont de plus en plus forts, de plus en plus profonds. Je m'accroche au tronc du pin, ma respiration saccadée. Je me vide, ma jouissance est forte et silencieuse contre la main de Sébastien.
Il crie à son tour, un long grognement sourd, sa semence giclant en moi. Il s'effondre, son poids retombant sur moi, nous maintenant collés au pin rugueux.
Il retire son membre doucement. Il tombe littéralement dans mes bras, son corps lourd s'appuyant contre mon épaule. Il me tourne et m'embrasse, un baiser humide et tendre.
Il prend ma main, son souffle est encore court.
« Allez, JB, » me dit-il, le sourire aux lèvres. « On va se coucher. »
Nous marchons vers le Cocon, le silence de la nuit enveloppant cette nouvelle folie.
Fin du chapitre 6.
Je le regarde. La peur est toujours là, mais le désir est plus fort.
« D'accord. Je te promets. »
Il sourit, me serre fort, et me dépose un baiser sur la bouche. Nous restons là, à nous caresser, à nous embrasser, à réapprendre nos corps dans cette nouvelle réalité.
L'après-midi s'est achevée dans une brume de tendresse et de désir. Allongés sur le lit, nous nous sommes caressés pendant des heures, explorant les limites de cette nouvelle intimité. Vers 19 heures, Sébastien se redresse.
« Assez de peau pour aujourd'hui, JB. On a besoin d'air. Et de nourriture qui n'a pas été cuisinée sur un réchaud. »
Il me lance un regard malicieux. « J'ai envie d'aller me promener en ville. Dîner en terrasse. Remettre des vêtements, histoire de se sentir un peu civilisés. Ça te dit ? »
Je suis un peu réticent à l'idée de retrouver le monde extérieur, mais l'idée d'une soirée normale, juste nous deux, m'attire.
« D'accord. Allons-y. »
Nous nous levons et nous habillons rapidement. Remettre un short et un t-shirt après deux jours de nudité totale me donne l'impression de m'enfermer à nouveau. Sébastien est prêt le premier. Il s'approche de moi, m'attrape par la taille et me tire contre lui.
« Hé, » me dit-il, son regard est intense. Il me prend le visage entre les mains. « Tu me fais toujours confiance, mon pote ? »
Le questionnement est double. Il ne parle pas seulement de la soirée, mais de l'abîme que nous avons franchi.
« Plus que jamais, Seb, » je réponds, ma voix est ferme.
Il me sourit, un baiser rapide sur le coin de la bouche. Un geste simple, mais qui résonne avec toute la complexité de notre relation.
Nous sortons du Cocon. La nuit tombe. Nous marchons vers la petite ville côtière. Naturellement, Sébastien passe son bras sous le mien, me serrant près de lui. C'est un geste d'amitié, mais aussi un geste de possession qui m'électrise. Pour les autres, nous sommes deux amis en vacances. Pour moi, il est mon amant. Je sens les regards des gens que nous croisons. C'est l'étreinte, la proximité, ou est-ce mon propre malaise ? Mon cœur s'accélère. Sébastien me sent tressaillir. Il me serre plus fort et me murmure à l'oreille :
« Détends-toi, JB. Personne ne sait rien. C'est juste de l'amitié virile. Et si ça les dérange, tant pis pour eux. Profite d'être près de moi. »
Il me frotte le biceps, un geste qui se veut rassurant. Je me laisse porter par sa confiance. Nous trouvons un petit restaurant, une terrasse en bord de plage, avec vue sur la mer illuminée. Nous nous asseyons face à face.
Durant tout le dîner, la tension sous la table est palpable. Nos genoux se frôlent, nos pieds s'entremêlent. Chaque contact est une décharge électrique. Sébastien est plus audacieux. Parfois, il allonge sa main et effleure mes doigts posés sur la table, ses doigts jouant avec les miens, un jeu sensuel pour initiés.
Après le dîner, nous nous dirigeons vers un marché de nuit qui longe le front de mer. La foule est dense, l'atmosphère festive. C'est là que Sébastien fait quelque chose de nouveau, d'encore plus audacieux. Il me dépasse et me prend par derrière. Il me plaque dos contre son torse, ses bras puissants m'entourant complètement. Il pose sa tête sur mon épaule.
Je suis son dos, son bouclier. Il est mon ancrage.
« On n'est pas bien tous les deux, JB ? » me murmure-t-il doucement, le souffle chaud dans mon cou.
Ce n'est pas une question, c'est une affirmation de notre appartenance mutuelle. La foule nous ignore, mais le contact est d'une intensité folle. Il me lâche pour acheter des glaces à l'italienne. Quand il revient, il me tend ma glace et nous continuons de marcher.
« Regarde-toi, Seb, » je dis en riant. « T'en as partout sur la bouche ! » Il a une petite tache de glace à la fraise juste au bord de sa lèvre inférieure.
Sébastien me regarde, un sourire de défi aux lèvres. Il lèche la glace pour la faire glisser un peu plus bas, juste au coin de sa bouche.
« Vraiment ? Tu trouves que ça me va mal ? » Il nargue, ses yeux noisette brillant d'une invitation dangereuse. « Je te mets au défi, JB. Viens me l'enlever. Avec tes lèvres. »
Mon cœur manque un battement. Ici ? Devant tout le monde ? La culpabilité me frappe, mais le désir et l'audace de Sébastien sont irrésistibles. Il me pousse vers la limite, et je veux la franchir.
Je regarde autour de moi, la foule, les lumières. Je prends mon courage à deux mains. Je m'approche, mes yeux fixés sur cette tache de glace. Je pose mes lèvres, puis ma langue, sur le coin de sa bouche. Le goût est sucré, froid, mélangé à l'odeur musquée de sa peau. Au lieu de se retirer, Sébastien pousse un grognement satisfait. Il agrippe ma tête de sa main libre, fermement, et m'attire violemment. Il m'embrasse à pleine bouche, passionnément, devant les passants.
Ce n'est pas un baiser furtif, c'est une affirmation publique et brûlante de notre relation. Je réponds à son étreinte, nos langues s'entremêlent. Je n'entends plus la foule, je ne sens plus les regards. Je suis chez lui.
Quand il se retire, il a un sourire d'une satisfaction totale.
« Gage réussi, mon pote. Maintenant, on continue. »
Nous marchons tard, nos mains jointes, nos cœurs légers et nos esprits remplis de la douce folie de l'interdit. Nous rentrons au camping tard dans la nuit, la promesse d'une nouvelle intimité scellée par ce baiser public.
Nous sommes rentrés au Cocon tard dans la nuit, nos esprits légers et nos corps vibrants de l'audace du baiser public. La fatigue nous enveloppe. Nous nous glissons immédiatement sous la couette. Nous nous tournons dos à dos pour faire semblant de dormir, mais c’est Sébastien qui rompt le silence.
« Bonne nuit, mon pote, » me dit-il, sa voix est douce et pleine de sous-entendus.
« Bonne nuit, Seb, » je réponds, ma voix est fatiguée.
Sébastien soupire. « C'est comme ça que tu me dis bonne nuit, JB ? Après tout ça ? »
Je comprends immédiatement. Je me retourne vers lui. Dans la semi-obscurité, je vois son sourire malicieux. Je me rapproche, pose mes mains sur sa nuque, et l'embrasse. Un baiser long, qui scelle le pacte de la soirée.
« Bonne nuit, Seb, » je répète, cette fois ma voix est un murmure de satisfaction.
Il me serre fort contre lui, mon corps pressé contre son torse, son bras sous ma tête. Nous nous endormons instantanément, le silence du sommeil n'étant troublé que par le souffle de l'autre.
Les jours restants de la semaine sont passés à une vitesse vertigineuse. Nous avons vécu dans une bulle totale, oubliant le travail, le Jura et nos vies respectives. Nous passions nos matinées à la plage, toujours nus, nous baignant et nous caressant sous l'eau, loin des regards. Les après-midis étaient consacrés à la sieste ou à des randonnées en pleine nature, nous permettant des baisers passionnés et des attouchements furtifs à l'abri des pins.
L'ambiance dans le Cocon était devenue celle d'un couple fusionnel. Nous nous embrassions sans cesse, nous touchions sans y penser. Sébastien était devenu mon amant régulier. Nous avions exploré le sexe sous toutes les coutures : fellation vorace, positions variées, et l'acte anal était devenu la norme. Sébastien, toujours doux et attentif, prenait plaisir à me soumettre à son désir, et je prenais un plaisir coupable à me laisser guider. Nos nuits étaient un enchaînement de caresses, de baisers, et d'orgasmes multiples, le lit double étant devenu notre terrain de jeu exclusif.
L'amour était dans l'air, même si nous refusions de le nommer. Les mots tendres étaient remplacés par des gestes. Une main sur la fesse, un baiser sur le cou, un regard échangé qui disait tout. La nudité était la règle d'or dans le mobil-home.
Nous sommes le mardi soir suivant. Il est presque 20 heures. J'étais debout près de la kitchenette, complètement nu, en train de vérifier si le réchaud fonctionnait, quand mon téléphone a vibré. Nelly.
Je décroche, essayant de retrouver mon ton de "mari en vacances".
« Allô, mon cœur, ça va ? »
Sébastien, qui était en train de lire, nu lui aussi, m'a regardé. Il a souri, un sourire prédateur. Il s'est approché, très doucement, par-derrière. Il a posé ses mains sur ma taille, puis les a glissées sur mon ventre. Je n'ai pas pu le repousser.
« Oui, ça va très bien, on profite du soleil. Et toi ? » dis-je dans le téléphone, la voix un peu trop aiguë.
Les mains de Sébastien sont devenues plus fermes. Il m'a attrapé par la taille et m'a tiré contre lui. Je sens son érection, rigide, pressée contre mon dos nu. Je tente de me dégager légèrement, mais il me plaque plus fort. Il m'a murmuré un "non" ferme à l'oreille, un "non" qui n'était pas un mot, mais une intention.
« Tu t'ennuies trop sans moi, mon cœur ? » demande Nelly.
« Un peu, bien sûr. C'est plus calme sans toi, » je réponds, ma voix est forcée.
Les mains de Sébastien ont commencé leur œuvre. Ses doigts parcouraient mon ventre, mes hanches, mes cuisses. Je bande immédiatement, la tension sexuelle et le danger de l'appel étant un stimulant incroyable. Je sens son souffle s'accélérer contre ma nuque.
Il a trouvé mon sexe et a commencé à me branler doucement.
Je lâche un petit son de gorge. Nelly m'interroge.
« Qu'est-ce qui se passe, tu es essoufflé ? »
« Non, non, c'est le... le réchaud qui siffle un peu. Il est capricieux, » j'invente maladroitement.
Sébastien crache sur ses doigts, un geste intime, et commence à titiller mon petit trou doucement, de manière exploratoire. Je ne peux retenir un gémissement involontaire, aigu, de surprise et de plaisir.
« Mon chéri, ça va ? Tu es sûr que ça va ? » demande Nelly.
« Oui, ça va, je… je me suis cogné contre le coin de table. Rien de grave, » je mens, les joues en feu.
Sébastien me cambre doucement, m'obligeant à me pencher légèrement vers l'avant. Il retire sa main de mon sexe et le remplace par son membre dur et chaud. La pénétration est lente et douce au début, mais la sensation est si forte que j'ai les larmes aux yeux. Il commence ses allers-retours lents, rythmés par ma conversation téléphonique. Je suis en plein coït, le cul livré à mon meilleur ami, pendant que je parle à ma femme. C'est l'apogée de ma transgression. J'essaie de ne pas gémir, de maintenir une façade de normalité.
Au bout de quinze minutes insoutenables, je dois conclure.
« Écoute, mon cœur, je dois te laisser, le réchaud déconne vraiment. Oui. Je t'aime. Bisous. »
Je raccroche.
Dès que le téléphone est reposé, Sébastien lâche la bride. Il ne dit rien, mais il passe de lent à rapide et fort. Il me prend les hanches avec une vigueur nouvelle. La violence et le plaisir me font crier, un cri qui n'a rien à voir avec le réchaud.
« Ahh ! Oui, Seb ! »
Il maintient le rythme, profond et régulier. L'orgasme me frappe violemment, je gicle sur le sol, mon corps se secouant contre le comptoir. Sébastien pousse un grognement final et jouit en moi, ses muscles se contractant puissamment. Il se retire, me retourne violemment contre le mur, et m'embrasse à pleine bouche, nos langues explorant le désir et l'épuisement.
Je suis essoufflé, le corps tremblant. Je me dirige vers le lit et m'allonge immédiatement, les jambes lourdes. Sébastien ne me laisse pas une seconde de répit. Il me suit, grimpe sur moi à califourchon, et me couvre de baisers, ses yeux brillants de la passion et de la culpabilité du moment.
Après la décharge d'adrénaline et le sexe intense de l'après-midi, nous avons passé une soirée calme, blottis l'un contre l'autre, nus, comme à notre habitude, sur le lit. Mais le camping avait d'autres plans pour nous.
Vers 21 heures, une musique entraînante a commencé à résonner depuis l'espace animation.
« Entends ça, JB ! C'est soirée Latino ! » s'exclame Sébastien, l'excitation dans la voix. « On doit s'habiller pour aller en ville manger une crêpe, et après, on revient pour la fête ! »
J'ai soupiré. L'idée de danser, surtout des danses qui exigent une proximité physique, me mettait mal à l'aise, surtout en public.
« Je ne sais pas, Seb. La foule, la danse... Je suis fatigué, » je tente de protester.
« Hors de question, mon pote. On a dit qu'on vivait à fond ! » Il m'attrape le bras, son sourire me désarme. « Tu as besoin de te lâcher. Allez ! »
Nous nous sommes rhabillés pour sortir du camping, puis nous sommes allés dîner rapidement. La tension entre nous est toujours là, électrique, même à table.
De retour au camping, nous nous sommes arrêtés au Cocon.
« Le camping est naturiste, mon pote. On enlève ça, » dit Sébastien en retirant son short et son t-shirt. « C'est l'ambiance, et c'est beaucoup mieux pour sentir la chaleur de la musique. »
Nous nous sommes déshabillés et avons laissé nos vêtements. L'espace animation est bondé. La musique est chaude, rythmée. Des couples, pour la plupart nus, dansent la salsa, le corps collé, les mouvements sensuels. Sébastien m'entraîne vers le bord de la piste. Je croise les bras.
« Non, Seb. Vraiment. Je ne sais pas danser ça. Et je ne suis pas à l'aise. »
Sébastien m'ignore. Il prend mon visage entre ses mains, son regard est grave. Il me tire vers lui, et m'embrasse, un baiser rapide, mais profond et plein de sous-entendus.
« Fais-moi confiance, JB. Laisse-toi aller. On est juste deux potes qui s'amusent. Mais surtout, on est juste deux mecs qui ont une chimie incroyable. Laisse ton corps parler. »
Je ne peux rien refuser à l'homme qui vient de me donner le plus grand plaisir de ma vie.
« D'accord, » je lâche.
Sébastien rayonne. Il me prend la main et m'entraîne sur la piste. La musique nous enveloppe. Il commence par des mouvements simples. Mais très vite, il me guide vers une danse extrêmement rapprochée. Il me tient la taille, ses doigts s'enfonçant légèrement dans ma peau. Mon bassin est collé au sien. Je peux sentir son érection, encore molle, mais présente, se frotter contre mon aine.
Nous dansons le corps à corps. Nos torses se touchent, nos souffles se mêlent. Je ferme les yeux, me laissant porter par son rythme. C'est une torture et un délice.
Sébastien me susurre à l'oreille :
« Tu vois, JB ? Tu es fait pour ça. Tu es fait pour être avec moi. Lâche tes hanches. »
Il accentue le frottement de nos bassins. Les suggestions érotiques de cette danse sont plus intenses que n'importe quel préliminaire. Je sens mon excitation monter, ma verge se durcissant contre son ventre. Nous continuons à danser pendant une heure, la sueur coulant sur nos fronts. Chaque mouvement est une caresse publique. Mon corps est en feu. Sébastien aussi est visiblement excité. Ses mains ne restent plus sur ma taille, elles glissent sur mes fesses nues, pressant la chair, m'attirant plus fortement contre lui.
Vers minuit, la musique ralentie, mais l'atmosphère reste survoltée. Je vois l'étincelle dans les yeux de Sébastien. Il n'a pas besoin de parler.
Il me prend la main, sa poigne est ferme.
« Viens, JB. On rentre. » Il ne me demande pas mon avis.
Nous marchons nus dans les allées sombres du camping, en direction du mobil-home. Nous passons devant un groupe de pins, à l'écart des lumières et des autres campeurs. L'endroit est parfait, sombre, sentant la résine et l'humus. Sébastien s'arrête net. Il me plaque contre un tronc rugueux. La surprise me coupe le souffle. Il m'embrasse violemment, ses lèvres sont insistantes, sa langue envahit ma bouche. L'excitation accumulée par la danse se transforme en une urgence animale. Sébastien me retourne immédiatement, me plaquant ventre contre l'arbre.
« Je n'en peux plus, JB. Maintenant, » il murmure, sa voix est rauque.
Ses mains expertes écartent mes fesses nues. Il crache sur ses doigts pour se lubrifier, puis il pénètre sans autre préliminaire. C'est une pénétration sauvage, impulsive, brute, loin de la tendresse du lit. La douleur est brève, immédiatement remplacée par le plaisir intense de cette transgression en plein air. Sébastien me prend les hanches et commence ses allers-retours rapides. Il respire bruyamment contre ma nuque. Je gémis bruyamment, le choc et le plaisir étant trop intenses. Sébastien me plaque une main sur la bouche.
« Chut, mon pote. Laisse-moi sentir tes cris sans les entendre, » chuchote-t-il, pressant sa main sur mes lèvres.
Je gémis contre sa paume, mes muscles se contractent autour de lui. Je sens que mon orgasme approche. Les coups sont de plus en plus forts, de plus en plus profonds. Je m'accroche au tronc du pin, ma respiration saccadée. Je me vide, ma jouissance est forte et silencieuse contre la main de Sébastien.
Il crie à son tour, un long grognement sourd, sa semence giclant en moi. Il s'effondre, son poids retombant sur moi, nous maintenant collés au pin rugueux.
Il retire son membre doucement. Il tombe littéralement dans mes bras, son corps lourd s'appuyant contre mon épaule. Il me tourne et m'embrasse, un baiser humide et tendre.
Il prend ma main, son souffle est encore court.
« Allez, JB, » me dit-il, le sourire aux lèvres. « On va se coucher. »
Nous marchons vers le Cocon, le silence de la nuit enveloppant cette nouvelle folie.
Fin du chapitre 6.
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