Les nouveaux voisins (5)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Les nouveaux voisins (5)
Chapitre 5
Il jette le débardeur et m'attire vers lui. Il m'embrasse, un baiser doux et profond, le goût de sa jouissance encore mêlé à la mienne.
— Merci. C'était incroyablement bon. Tu as un don, Jimmy.
Il me serre fort contre lui, son corps satisfait et lourd.
Après l'explosion de plaisir, Ivan ne me lâche pas. Il est un poids chaud et réconfortant. Il m'attire contre lui, nos corps sont moites et collés sous les draps. Loin de la ferveur agressive du sexe oral, c'est désormais un moment d'une intimité profonde qui s'installe.
Il me berce, ses caresses sont douces, circulaires, sur mon dos. Je sens son cœur battre fort et lentement sous mon oreille. Mon excitation n'a pas disparu, elle a simplement mué en un profond sentiment de bien-être et de sécurité.
Nous nous embrassons, mais les baisers ne sont plus dominants. Ce sont des effleurements, des murmures de lèvres qui goûtent la douceur et la fatigue. Nous nous roulons doucement dans le lit, les draps s'emmêlant autour de nos jambes. Nos rires sont faibles, complices, le son du chahut d’amoureux qui vient de sceller leur lien.
Je caresse son ventre, je remonte vers son torse, explorant les reliefs de sa musculature sans la pression du désir immédiat. C'est mon tour de le rassurer par le contact.
Au bout d'un long moment, Ivan se met sur le coude, me forçant à le regarder.
— J'ai besoin de savoir une chose, Jimmy. Tu n'as pas à répondre si tu ne veux pas.
— Vas-y, dis-je, mon cœur est ouvert.
— Qu'est-ce que tu attends de moi ? De tout ça ? Nous avons des vies très différentes. Tu as vingt-trois ans, tu as ta vie à construire. J'en ai trente-cinq. Est-ce que cette différence d'âge te dérange ?
Je le regarde, ma gorge se serre. La question est importante. Je réponds difficilement, cherchant mes mots.
— C'est... au début, j'étais très intimidé, Ivan. Tu es si différent de moi, si imposant. Mais non. La différence d'âge ne me dérange pas du tout. Au contraire, je me sens... plus sûr avec toi. Je suis si merveilleusement bien. Tout cela me convient. Je ne veux que toi.
Je le serre fort, prouvant par mon geste que mes mots sont sincères, malgré mon embarras.
Ivan sourit, son regard est plein d'affection.
— Tu me donnes un bonheur que je n'attendais plus, Jimmy.
Il me tire plus près.
— Et puisque nous parlons de ce qui nous préoccupe, il faut que nous réglions ce problème de travail. Je ne veux pas que tes parents te harcèlent.
Il prend une voix plus sérieuse.
— Écoute bien. Pour tes parents, je vais t'envoyer ce soir des noms, des termes techniques, des échéances. On va inventer un projet d'application mobile pour une fausse société de yachting. Tu vas leur dire que ce sera un travail de free-lance, difficile, et qui prendra du temps. Ça nous achètera la tranquillité pour nos soirées.
Il me caresse la joue, son expression est résolue.
— Mais ça, c'est pour la couverture. Maintenant, pour la vérité : Tu es développeur. J'ai beaucoup de contacts dans la région et à l'étranger. Je vais me renseigner sérieusement dès demain auprès de mes amis. Je veux vraiment t'aider à trouver un emploi qui te plaît, un vrai. Je vais te donner un coup de pouce.
Je me sens soulagé et profondément touché par son soutien. Il est en train de me donner les clés de mon émancipation.
— Merci, Ivan. Je... je ne sais pas quoi dire. C'est énorme.
— Ne dis rien, mon cœur. Laisse-moi prendre soin de toi.
Nous avons discuté longtemps, de tout et de rien. Des voyages qu'il a faits, de ses ambitions, de mes études, de nos familles. Je me sens léger, libre de tout masque. Il continue ses caresses tendres, sa main jouant dans mes cheveux ou glissant sur mon flanc. Le corps d'Ivan est un mur de chaleur, un havre de paix.
Peu à peu, les mots deviennent murmurés, puis se taisent. Mon corps, épuisé par l'intensité de la soirée et les émotions, se relâche. La dernière chose que je sens est le rythme régulier de sa respiration sur ma nuque, avant de m'endormir dans les bras d'Ivan, dans le cocon chaud et sûr que représente son corps nu.
Une lumière douce et dorée filtre à travers les rideaux de la chambre d'Ivan. Je me réveille lentement, enveloppé dans une chaleur parfaite et une odeur de peau et d'homme qui m'est désormais familière. Je me sens incroyablement bien.
J'ouvre les yeux. Ivan est réveillé et me regarde, son menton appuyé sur sa main. Ses yeux noirs sont pleins d'une affection calme.
Soudain, je me redresse, la panique me saisissant.
— Oh mon Dieu ! Je n'ai pas dormi chez moi ! Mes parents !
Mon cœur s'emballe. Je me lève d'un bond, cherchant mes vêtements.
Ivan me rattrape doucement par le bras, son sourire est paisible.
— Tout va bien, mon cœur. Regarde-moi.
Il me tire de nouveau sous les draps, me serrant contre lui. Il est nu, et la sensation de son corps contre le mien est un ancrage immédiat.
— Regarde ton téléphone.
Je saisis mon portable. Je suis assailli par une dizaine de messages de ma mère et autant d'appels en absence de la nuit. Mon angoisse grimpe en flèche.
Ivan comprend la terreur dans mes yeux.
— J'avais tout anticipé, mon amour, me dit-il doucement. J'ai eu le temps de penser à toi quand je me suis réveillé.
Il me lâche et se lève, me laissant contempler sa silhouette musclée avant de se diriger vers une petite commode. Il en sort une chemise propre, pliée.
— Allez, habille-toi. Viens prendre un café ou un chocolat, tu préfères quoi ?
— Un café, s'il te plaît, murmurai-je, encore sous le choc des notifications.
Il se rhabille rapidement d'un jean. Il me tend une petite enveloppe cachetée.
— Tiens. Lis-la d'abord.
Je décachette l'enveloppe.
Chère Madame, Cher Monsieur,
Je vous prie d'accepter toutes mes excuses pour le changement de programme de cette nuit.
Jimmy et moi avons été pris dans une discussion très fructueuse sur le projet que je lui ai présenté. Les échanges ont duré jusqu'à une heure très tardive, bien après que l'intention initiale de votre fils soit de rentrer.
Plutôt que de vous réveiller au milieu de la nuit avec le bruit du retour de Jimmy, je lui ai proposé de rester dormir dans notre chambre d'ami. Je voulais m'assurer de sa sécurité, et j'espère que cette décision ne vous aura pas trop inquiétés.
Pour être franc, son profil est encore plus prometteur que je ne l'imaginais, et son implication est précieuse. Je vais avoir besoin de lui ce soir encore pour finaliser les premières ébauches. Je vous assure qu'il sera rentré à une heure raisonnable après le dîner.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses.
Ivan Montoya.
Je remets la lettre à Ivan, le sourire aux lèvres. C'est parfait. Elle est formelle, professionnelle, et absolument crédible.
Ivan s'approche de moi, me tire vers lui et m'embrasse. C'est un baiser de réveil : doux, lent, une affirmation de notre lien qui me rassure complètement.
— Tiens, tu leur donneras ça. Maintenant, allons prendre ce café.
Nous descendons. Morgane est dans la cuisine, déjà vêtue pour partir.
— Bonjour, les travailleurs matinaux ! lance-t-elle gaiement. Prêts à révolutionner le monde ?
Elle nous parle quelques minutes, ravie de notre complicité visible. Elle finit par me souhaiter bonne chance pour la suite du "projet" et part travailler.
Ivan me fait un dernier baiser passionné dans le hall.
— Courage pour l'interrogatoire. Je t'envoie un mail détaillé avant midi. À ce soir, mon amour.
— À ce soir, Ivan, dis-je, mon cœur est apaisé.
Je rentre chez moi, une enveloppe à la main, stressé mais armé. Mon père est déjà parti au travail.
Ma mère est dans le salon. Dès qu'elle me voit, elle commence à crier, les mains sur les hanches.
— Où étais-tu passé, Jimmy ?! Tu n'as pas prévenu ! C'est la dernière fois que tu...
Je ne la laisse pas finir. Je m'approche et lui tends l'enveloppe.
— Maman, attends. Ivan a écrit ceci.
Elle prend l'enveloppe, son expression passant de la fureur à la surprise en lisant l'adresse. Elle lit la lettre, son visage s'adoucit à chaque ligne. L'idée que son fils soit sollicité par un homme d'affaires aussi respecté l'emporte sur l'inquiétude.
Elle me rend la lettre, un petit sourire d'approbation sur les lèvres.
— Bon. C'est... c'est très professionnel de sa part. Et pour ce soir ?
— Il a besoin de moi encore, pour les premières ébauches.
— D'accord pour ce soir, Jimmy. Mais rentre directement après.
Elle finit de s'habiller et part travailler à son tour. Je respire enfin. La lettre d'Ivan a été ma planche de salut.
Je remonte dans ma chambre et relis la lettre. Plus qu'un alibi, elle est la preuve concrète que même dans la tourmente familiale, Ivan a pensé à moi et nous a protégés.
La matinée qui a suivi mon départ de chez Ivan fut une torture. Le temps s'étirait, chaque minute semblait durer une heure. J'avais le souvenir délicieux du corps nu d'Ivan contre le mien, et je n'arrivais pas à me concentrer sur mon écran d'ordinateur.
À midi, mon téléphone a vibré. C'était le mail d'Ivan, exactement comme il l'avait promis. Un document impeccablement rédigé, rempli de termes techniques ("architecture micro-services", "UX/UI design", "modélisation des données") qui rendrait mes parents fiers et silencieux. C'était l'alibi parfait.
Toute l'après-midi, nous avons échangé des messages qui n'avaient rien à voir avec le travail. Une vague continue de flirt, de souvenirs de la veille et de promesses pour la soirée.
Vers 16h00, un message d'Ivan m'a arraché un cri de joie étouffé.
Ivan : "Changement de programme, mon amour. Ce soir, pas de cuisine à la maison. Tu viens à 19h chez moi, et je t'emmène au restaurant. Mets-toi beau."
Mon cœur s'est emballé. Un restaurant ! Un vrai rendez-vous, public. J'étais tout excité. C'était l'affirmation de notre relation aux yeux du monde.
L'heure est arrivée. Il fallait être très présentable. J'ai choisi un pantalon chic, une chemise ajustée, et j'ai pris un soin particulier à ma coiffure.
Je suis descendu et j'ai informé ma mère de mon départ imminent. Mon père n'était pas encore rentré.
— Ne rentre pas trop tard, Jimmy. Et envoie-moi un message, même s'il est tard, pour me dire que tout va bien, m'a demandé ma mère, plus souple que d'habitude.
— Promis, Maman.
J'ai marché vers la maison d'Ivan, le cœur battant la chamade. Il m'attendait sur le seuil. Dès que j'ai franchi la porte, Ivan l'a refermée d'un coup de pied et m'a attiré violemment contre lui.
Il m'a embrassé fougueusement, ses lèvres étaient pleines d'une passion impatiente. J'ai répondu immédiatement, mes mains s'agrippant à son cou. Ce baiser était un prélude, un feu d'artifice de désir contenu toute la journée.
— Bonsoir, mon beau. Tu es magnifique.
— Bonsoir, Ivan. Où vas-tu m'emmener ?
— Un endroit où l'on est bien. Viens, je me change rapidement.
Il m'a emmené dans sa chambre pour qu'il se change à son tour. Il a opté pour un costume sombre et élégant, sa puissance naturelle est rehaussée par la coupe impeccable de ses vêtements. Il était terriblement sexy.
Nous sommes partis dans sa voiture de sport, une bête rugissante et luxueuse.
Nous sommes arrivés au restaurant. C'était un établissement plutôt classe, avec des nappes blanches et des lumières tamisées. On nous a installés à une table discrète.
Nous avons mangé tout en discutant. La conversation était captivante.
— Je suis heureux que tu te sentes mieux avec notre différence d'âge, m'a dit Ivan, son regard était intense. Je te le promets, tu n'es pas mon 'petit jeu'. Je veux t'intégrer à ma vie.
— Je le sens, Ivan. Mais tu es tellement plus... expérimenté. Dis-moi tout ce que tu veux, j'ai envie d'apprendre.
Nous avons parlé de mes ambitions de carrière, et Ivan m'a parlé de son amour pour l'art et les voyages. Il m'a raconté ses plus beaux souvenirs de voyages à Cuba et à New York.
— Ce que je cherche maintenant, Jimmy, c'est l'honnêteté. Et tu l'incarnes.
Pendant tout le repas, Ivan a été très tactile. Il a posé sa main sur ma cuisse sous la table. Quand le serveur était loin, il a pris ma main et a entrelacé nos doigts, les caressant doucement.
J'ai senti les clients nous regardant du coin de l'œil. Certains s'interrogeaient sur la nature de notre relation, mais je n'y faisais pas attention. La fierté d'être là, avec lui, l'emportait sur l'embarras.
C'est vers le dessert que la situation a pris une tournure inattendue.
Une femme, élégante mais au visage familier, s'est approchée de notre table.
— Jimmy ! Quel plaisir de te croiser ici ! s'est-elle exclamée.
Je me suis redressé. C'était Madame Dubois, une des collègues de ma mère au SSIAD, que je connaissais assez bien.
— Bonsoir, Madame Dubois, ai-je répondu, essayant de dissimuler mon malaise.
— Je ne savais pas que tu venais dans ce genre d'endroit. Est-ce que tu es avec ta famille ?
— Non, j'accompagne Monsieur Montoya, ai-je dit, désignant Ivan. Nous travaillons sur un projet.
Ivan s'est levé, impeccable, et lui a serré la main.
— Bonsoir, Madame. Ivan Montoya. Jimmy mène un projet très ambitieux pour un de mes contacts. C'est un dîner de travail, je l'invite.
— Ah, c'est très gentil de votre part ! J'imagine que le travail est plus facile quand on le fait ici ! Je dirai à ta mère que tu es bien entouré, Jimmy. Profitez bien, messieurs.
Elle est partie, son regard un peu interrogateur s'attardant un instant sur le sérieux de notre discussion.
Dès qu'elle a été loin, j'ai senti la panique me monter à la tête.
— Ivan, c'est une collègue du SSIAD de ma mère ! Elle va lui parler !
J'ai commencé à stresser, ma respiration est devenue courte.
Ivan a pris ma main sur la table, calmement.
— Hé. Regarde-moi. Elle n'a rien vu. On dînait ensemble. Tout va bien, mon amour. Elle a vu que nous étions deux hommes bien habillés partageant un dîner d'affaires. C'est l'alibi parfait pour tes parents. Détends-toi.
Il m'a embrassé le revers de la main. Son calme m'a rassuré immédiatement.
Nous avons fini le dessert, la conversation reprenant un rythme normal, mais la touche d'interrogation planait dans mon esprit.
Le retour en voiture a été silencieux. Ivan a pris ma main, puis a glissé sa main pour caresser ma jambe sous le tissu de mon pantalon. C'était une caresse longue, lente, pleine de promesses, qui m'a aidé à oublier l'incident de la collègue.
Nous sommes arrivés devant la haie qui sépare nos deux propriétés.
Ivan a coupé le moteur.
Il s'est tourné vers moi. Il m'a pris dans ses bras, m'a tiré par-dessus la console et m'a embrassé, un baiser d'une tendresse folle.
— Tu as été parfait, mon beau.
— Merci pour cette soirée, Ivan. C'était incroyable.
— On essaie de se voir tous les jours, Jimmy. Même juste une heure, d'accord ? Je te trouve un alibi.
— D'accord. Tous les jours.
Je suis sorti de la voiture, son baiser était une brûlure sur mes lèvres. Je suis rentré dans ma maison, le cœur ivre de bonheur et l'esprit un peu anxieux.
Je suis rentré de mon dîner avec Ivan le cœur léger et l'esprit embrumé par ses baisers. Le stress de la rencontre avec Madame Dubois s'était estompé sous l'effet de sa main sur ma jambe durant le trajet. Le baiser du soir avait été échangé dans la voiture, un contact long et profond juste avant que je ne doive sortir. J'ai envoyé un message rapide à ma mère pour la rassurer, puis je me suis glissé directement dans mon lit.
J'étais sur le point de m'endormir quand mon téléphone a vibré. C'était un SMS d'Ivan, tardif et audacieux.
Ivan : "Mon cœur. Surprise. Je ne vais pas au travail demain matin. J'ai annulé ma première réunion. Je veux passer la matinée avec toi. Rejoins-moi à 8h dans mon lit. La porte d'entrée sera ouverte. Je veux de tes caresses pour me réveiller."
Mon cœur a fait un bond joyeux. J'étais content au-delà de toute mesure. Je savais que mes parents seraient partis à cette heure-là : mon père très tôt, et ma mère au SSIAD pour sa première tournée avant 8h30. Nous aurions l'intimité dont nous avions besoin, sans la peur constante d'être découverts.
Je lui ai répondu immédiatement, notre échange s'est poursuivi un court moment, alimentant mon excitation et rendant mon sommeil difficile.
Jimmy : "À 8h précises. Je serai là. Je t'ai très envie."
Ivan : "Je t'attendrai nu. Fais-moi rêver, mon beau."
Le lendemain matin, je me suis réveillé de bonne heure, bien avant le besoin. J'ai pris mon café rapidement, l'énergie et la nervosité m'empêchant de manger quoi que ce soit. J'ai pris ma douche, une douche soignée, me lavant avec une attention particulière. J'ai choisi mes sous-vêtements avec soin, même si je savais qu'ils ne resteraient pas longtemps en place. Je voulais être prêt pour Ivan.
J'ai passé la dernière demi-heure à traîner près de l'entrée, écoutant les bruits de la maison. Dès que j'ai entendu le son familier du moteur de la voiture de ma mère et le claquement de la porte d'entrée qui annonçait son départ pour le SSIAD, je suis parti.
J'ai traversé le jardin sur la pointe des pieds, l'adrénaline pompant dans mes veines. J'ai atteint la villa d'Ivan. La porte d'entrée était légèrement entrouverte, comme promis. Je suis entré sans faire de bruit, ma respiration s'accélérant.
J'ai traversé le salon silencieux et je me suis dirigé vers la chambre. La porte était fermée, mais je l'ai ouverte doucement.
Ivan m'attendait dans son lit. Il était allongé, son corps nu simplement recouvert par le drap tiré jusqu'à ses hanches. Il était magnifique, ses muscles détendus par le sommeil. Il avait un grand sourire aux lèvres quand il m'a vu.
Il a tiré légèrement le drap, m'ouvrant un espace pour que je le rejoigne.
Je n'ai pas hésité. J'ai enlevé mes vêtements à la hâte. Mon jean, ma chemise, mon slip, tout est tombé au sol.
J'ai foncé sur Ivan, l'embrassant avec une ferveur que je ne lui avais jamais montrée. Ma bouche a cherché la sienne, avide, mes mains encerclant son visage.
Ivan a ri doucement sous le baiser. Il a interrompu le contact, les mains sur mes hanches, me regardant avec amusement.
— Whouaaa bonjour, mon beau. Tu avais l'air pressé de me rejoindre.
— Plus que tu ne peux l'imaginer, ai-je haleté.
Nous nous sommes embrassés à nouveau, cette fois avec une douceur infinie, glissant sous les draps. Nos corps nus se sont retrouvés, peau contre peau, la température montant immédiatement.
Je me suis blotti dans les bras d'Ivan. Il m'a serré contre lui, me prodiguant des câlins et des baisers dans le cou d'une tendresse inouïe. Il passait sa main dans mes cheveux, me murmurant des mots doux. C'était un moment de pur amour, d'affection physique qui allait au-delà du désir.
Mais le désir n'était jamais loin. Les mains d'Ivan parcouraient mon corps, descendant le long de mon dos, agrippant mes fessiers et remontant le long de mes flancs. Sa peau chaude sous ses paumes me faisait gémir de plaisir. Il me caressait avec une expertise qui me mettait au supplice.
Au bout d'un long moment, je me suis retourné pour faire face à Ivan. J'ai planté mon regard droit dans ses yeux. Dans cet échange, il n'y avait plus de question, plus d'hésitation.
Ivan a senti le changement. Il a arrêté ses caresses, son regard est devenu interrogateur.
— Qu'est-ce qui se passe, mon amour ?
Ma réponse a été simple, directe, un murmure qui était une déclaration.
— Je suis prêt. J'ai envie de toi.
Et sans attendre sa réponse, je l'ai embrassé avec passion, la bouche ouverte, le corps tendu contre le sien, poussant le drap pour que l'air frais puisse nous atteindre. La matinée venait de commencer.
Fin du chapitre 5.
Il jette le débardeur et m'attire vers lui. Il m'embrasse, un baiser doux et profond, le goût de sa jouissance encore mêlé à la mienne.
— Merci. C'était incroyablement bon. Tu as un don, Jimmy.
Il me serre fort contre lui, son corps satisfait et lourd.
Après l'explosion de plaisir, Ivan ne me lâche pas. Il est un poids chaud et réconfortant. Il m'attire contre lui, nos corps sont moites et collés sous les draps. Loin de la ferveur agressive du sexe oral, c'est désormais un moment d'une intimité profonde qui s'installe.
Il me berce, ses caresses sont douces, circulaires, sur mon dos. Je sens son cœur battre fort et lentement sous mon oreille. Mon excitation n'a pas disparu, elle a simplement mué en un profond sentiment de bien-être et de sécurité.
Nous nous embrassons, mais les baisers ne sont plus dominants. Ce sont des effleurements, des murmures de lèvres qui goûtent la douceur et la fatigue. Nous nous roulons doucement dans le lit, les draps s'emmêlant autour de nos jambes. Nos rires sont faibles, complices, le son du chahut d’amoureux qui vient de sceller leur lien.
Je caresse son ventre, je remonte vers son torse, explorant les reliefs de sa musculature sans la pression du désir immédiat. C'est mon tour de le rassurer par le contact.
Au bout d'un long moment, Ivan se met sur le coude, me forçant à le regarder.
— J'ai besoin de savoir une chose, Jimmy. Tu n'as pas à répondre si tu ne veux pas.
— Vas-y, dis-je, mon cœur est ouvert.
— Qu'est-ce que tu attends de moi ? De tout ça ? Nous avons des vies très différentes. Tu as vingt-trois ans, tu as ta vie à construire. J'en ai trente-cinq. Est-ce que cette différence d'âge te dérange ?
Je le regarde, ma gorge se serre. La question est importante. Je réponds difficilement, cherchant mes mots.
— C'est... au début, j'étais très intimidé, Ivan. Tu es si différent de moi, si imposant. Mais non. La différence d'âge ne me dérange pas du tout. Au contraire, je me sens... plus sûr avec toi. Je suis si merveilleusement bien. Tout cela me convient. Je ne veux que toi.
Je le serre fort, prouvant par mon geste que mes mots sont sincères, malgré mon embarras.
Ivan sourit, son regard est plein d'affection.
— Tu me donnes un bonheur que je n'attendais plus, Jimmy.
Il me tire plus près.
— Et puisque nous parlons de ce qui nous préoccupe, il faut que nous réglions ce problème de travail. Je ne veux pas que tes parents te harcèlent.
Il prend une voix plus sérieuse.
— Écoute bien. Pour tes parents, je vais t'envoyer ce soir des noms, des termes techniques, des échéances. On va inventer un projet d'application mobile pour une fausse société de yachting. Tu vas leur dire que ce sera un travail de free-lance, difficile, et qui prendra du temps. Ça nous achètera la tranquillité pour nos soirées.
Il me caresse la joue, son expression est résolue.
— Mais ça, c'est pour la couverture. Maintenant, pour la vérité : Tu es développeur. J'ai beaucoup de contacts dans la région et à l'étranger. Je vais me renseigner sérieusement dès demain auprès de mes amis. Je veux vraiment t'aider à trouver un emploi qui te plaît, un vrai. Je vais te donner un coup de pouce.
Je me sens soulagé et profondément touché par son soutien. Il est en train de me donner les clés de mon émancipation.
— Merci, Ivan. Je... je ne sais pas quoi dire. C'est énorme.
— Ne dis rien, mon cœur. Laisse-moi prendre soin de toi.
Nous avons discuté longtemps, de tout et de rien. Des voyages qu'il a faits, de ses ambitions, de mes études, de nos familles. Je me sens léger, libre de tout masque. Il continue ses caresses tendres, sa main jouant dans mes cheveux ou glissant sur mon flanc. Le corps d'Ivan est un mur de chaleur, un havre de paix.
Peu à peu, les mots deviennent murmurés, puis se taisent. Mon corps, épuisé par l'intensité de la soirée et les émotions, se relâche. La dernière chose que je sens est le rythme régulier de sa respiration sur ma nuque, avant de m'endormir dans les bras d'Ivan, dans le cocon chaud et sûr que représente son corps nu.
Une lumière douce et dorée filtre à travers les rideaux de la chambre d'Ivan. Je me réveille lentement, enveloppé dans une chaleur parfaite et une odeur de peau et d'homme qui m'est désormais familière. Je me sens incroyablement bien.
J'ouvre les yeux. Ivan est réveillé et me regarde, son menton appuyé sur sa main. Ses yeux noirs sont pleins d'une affection calme.
Soudain, je me redresse, la panique me saisissant.
— Oh mon Dieu ! Je n'ai pas dormi chez moi ! Mes parents !
Mon cœur s'emballe. Je me lève d'un bond, cherchant mes vêtements.
Ivan me rattrape doucement par le bras, son sourire est paisible.
— Tout va bien, mon cœur. Regarde-moi.
Il me tire de nouveau sous les draps, me serrant contre lui. Il est nu, et la sensation de son corps contre le mien est un ancrage immédiat.
— Regarde ton téléphone.
Je saisis mon portable. Je suis assailli par une dizaine de messages de ma mère et autant d'appels en absence de la nuit. Mon angoisse grimpe en flèche.
Ivan comprend la terreur dans mes yeux.
— J'avais tout anticipé, mon amour, me dit-il doucement. J'ai eu le temps de penser à toi quand je me suis réveillé.
Il me lâche et se lève, me laissant contempler sa silhouette musclée avant de se diriger vers une petite commode. Il en sort une chemise propre, pliée.
— Allez, habille-toi. Viens prendre un café ou un chocolat, tu préfères quoi ?
— Un café, s'il te plaît, murmurai-je, encore sous le choc des notifications.
Il se rhabille rapidement d'un jean. Il me tend une petite enveloppe cachetée.
— Tiens. Lis-la d'abord.
Je décachette l'enveloppe.
Chère Madame, Cher Monsieur,
Je vous prie d'accepter toutes mes excuses pour le changement de programme de cette nuit.
Jimmy et moi avons été pris dans une discussion très fructueuse sur le projet que je lui ai présenté. Les échanges ont duré jusqu'à une heure très tardive, bien après que l'intention initiale de votre fils soit de rentrer.
Plutôt que de vous réveiller au milieu de la nuit avec le bruit du retour de Jimmy, je lui ai proposé de rester dormir dans notre chambre d'ami. Je voulais m'assurer de sa sécurité, et j'espère que cette décision ne vous aura pas trop inquiétés.
Pour être franc, son profil est encore plus prometteur que je ne l'imaginais, et son implication est précieuse. Je vais avoir besoin de lui ce soir encore pour finaliser les premières ébauches. Je vous assure qu'il sera rentré à une heure raisonnable après le dîner.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses.
Ivan Montoya.
Je remets la lettre à Ivan, le sourire aux lèvres. C'est parfait. Elle est formelle, professionnelle, et absolument crédible.
Ivan s'approche de moi, me tire vers lui et m'embrasse. C'est un baiser de réveil : doux, lent, une affirmation de notre lien qui me rassure complètement.
— Tiens, tu leur donneras ça. Maintenant, allons prendre ce café.
Nous descendons. Morgane est dans la cuisine, déjà vêtue pour partir.
— Bonjour, les travailleurs matinaux ! lance-t-elle gaiement. Prêts à révolutionner le monde ?
Elle nous parle quelques minutes, ravie de notre complicité visible. Elle finit par me souhaiter bonne chance pour la suite du "projet" et part travailler.
Ivan me fait un dernier baiser passionné dans le hall.
— Courage pour l'interrogatoire. Je t'envoie un mail détaillé avant midi. À ce soir, mon amour.
— À ce soir, Ivan, dis-je, mon cœur est apaisé.
Je rentre chez moi, une enveloppe à la main, stressé mais armé. Mon père est déjà parti au travail.
Ma mère est dans le salon. Dès qu'elle me voit, elle commence à crier, les mains sur les hanches.
— Où étais-tu passé, Jimmy ?! Tu n'as pas prévenu ! C'est la dernière fois que tu...
Je ne la laisse pas finir. Je m'approche et lui tends l'enveloppe.
— Maman, attends. Ivan a écrit ceci.
Elle prend l'enveloppe, son expression passant de la fureur à la surprise en lisant l'adresse. Elle lit la lettre, son visage s'adoucit à chaque ligne. L'idée que son fils soit sollicité par un homme d'affaires aussi respecté l'emporte sur l'inquiétude.
Elle me rend la lettre, un petit sourire d'approbation sur les lèvres.
— Bon. C'est... c'est très professionnel de sa part. Et pour ce soir ?
— Il a besoin de moi encore, pour les premières ébauches.
— D'accord pour ce soir, Jimmy. Mais rentre directement après.
Elle finit de s'habiller et part travailler à son tour. Je respire enfin. La lettre d'Ivan a été ma planche de salut.
Je remonte dans ma chambre et relis la lettre. Plus qu'un alibi, elle est la preuve concrète que même dans la tourmente familiale, Ivan a pensé à moi et nous a protégés.
La matinée qui a suivi mon départ de chez Ivan fut une torture. Le temps s'étirait, chaque minute semblait durer une heure. J'avais le souvenir délicieux du corps nu d'Ivan contre le mien, et je n'arrivais pas à me concentrer sur mon écran d'ordinateur.
À midi, mon téléphone a vibré. C'était le mail d'Ivan, exactement comme il l'avait promis. Un document impeccablement rédigé, rempli de termes techniques ("architecture micro-services", "UX/UI design", "modélisation des données") qui rendrait mes parents fiers et silencieux. C'était l'alibi parfait.
Toute l'après-midi, nous avons échangé des messages qui n'avaient rien à voir avec le travail. Une vague continue de flirt, de souvenirs de la veille et de promesses pour la soirée.
Vers 16h00, un message d'Ivan m'a arraché un cri de joie étouffé.
Ivan : "Changement de programme, mon amour. Ce soir, pas de cuisine à la maison. Tu viens à 19h chez moi, et je t'emmène au restaurant. Mets-toi beau."
Mon cœur s'est emballé. Un restaurant ! Un vrai rendez-vous, public. J'étais tout excité. C'était l'affirmation de notre relation aux yeux du monde.
L'heure est arrivée. Il fallait être très présentable. J'ai choisi un pantalon chic, une chemise ajustée, et j'ai pris un soin particulier à ma coiffure.
Je suis descendu et j'ai informé ma mère de mon départ imminent. Mon père n'était pas encore rentré.
— Ne rentre pas trop tard, Jimmy. Et envoie-moi un message, même s'il est tard, pour me dire que tout va bien, m'a demandé ma mère, plus souple que d'habitude.
— Promis, Maman.
J'ai marché vers la maison d'Ivan, le cœur battant la chamade. Il m'attendait sur le seuil. Dès que j'ai franchi la porte, Ivan l'a refermée d'un coup de pied et m'a attiré violemment contre lui.
Il m'a embrassé fougueusement, ses lèvres étaient pleines d'une passion impatiente. J'ai répondu immédiatement, mes mains s'agrippant à son cou. Ce baiser était un prélude, un feu d'artifice de désir contenu toute la journée.
— Bonsoir, mon beau. Tu es magnifique.
— Bonsoir, Ivan. Où vas-tu m'emmener ?
— Un endroit où l'on est bien. Viens, je me change rapidement.
Il m'a emmené dans sa chambre pour qu'il se change à son tour. Il a opté pour un costume sombre et élégant, sa puissance naturelle est rehaussée par la coupe impeccable de ses vêtements. Il était terriblement sexy.
Nous sommes partis dans sa voiture de sport, une bête rugissante et luxueuse.
Nous sommes arrivés au restaurant. C'était un établissement plutôt classe, avec des nappes blanches et des lumières tamisées. On nous a installés à une table discrète.
Nous avons mangé tout en discutant. La conversation était captivante.
— Je suis heureux que tu te sentes mieux avec notre différence d'âge, m'a dit Ivan, son regard était intense. Je te le promets, tu n'es pas mon 'petit jeu'. Je veux t'intégrer à ma vie.
— Je le sens, Ivan. Mais tu es tellement plus... expérimenté. Dis-moi tout ce que tu veux, j'ai envie d'apprendre.
Nous avons parlé de mes ambitions de carrière, et Ivan m'a parlé de son amour pour l'art et les voyages. Il m'a raconté ses plus beaux souvenirs de voyages à Cuba et à New York.
— Ce que je cherche maintenant, Jimmy, c'est l'honnêteté. Et tu l'incarnes.
Pendant tout le repas, Ivan a été très tactile. Il a posé sa main sur ma cuisse sous la table. Quand le serveur était loin, il a pris ma main et a entrelacé nos doigts, les caressant doucement.
J'ai senti les clients nous regardant du coin de l'œil. Certains s'interrogeaient sur la nature de notre relation, mais je n'y faisais pas attention. La fierté d'être là, avec lui, l'emportait sur l'embarras.
C'est vers le dessert que la situation a pris une tournure inattendue.
Une femme, élégante mais au visage familier, s'est approchée de notre table.
— Jimmy ! Quel plaisir de te croiser ici ! s'est-elle exclamée.
Je me suis redressé. C'était Madame Dubois, une des collègues de ma mère au SSIAD, que je connaissais assez bien.
— Bonsoir, Madame Dubois, ai-je répondu, essayant de dissimuler mon malaise.
— Je ne savais pas que tu venais dans ce genre d'endroit. Est-ce que tu es avec ta famille ?
— Non, j'accompagne Monsieur Montoya, ai-je dit, désignant Ivan. Nous travaillons sur un projet.
Ivan s'est levé, impeccable, et lui a serré la main.
— Bonsoir, Madame. Ivan Montoya. Jimmy mène un projet très ambitieux pour un de mes contacts. C'est un dîner de travail, je l'invite.
— Ah, c'est très gentil de votre part ! J'imagine que le travail est plus facile quand on le fait ici ! Je dirai à ta mère que tu es bien entouré, Jimmy. Profitez bien, messieurs.
Elle est partie, son regard un peu interrogateur s'attardant un instant sur le sérieux de notre discussion.
Dès qu'elle a été loin, j'ai senti la panique me monter à la tête.
— Ivan, c'est une collègue du SSIAD de ma mère ! Elle va lui parler !
J'ai commencé à stresser, ma respiration est devenue courte.
Ivan a pris ma main sur la table, calmement.
— Hé. Regarde-moi. Elle n'a rien vu. On dînait ensemble. Tout va bien, mon amour. Elle a vu que nous étions deux hommes bien habillés partageant un dîner d'affaires. C'est l'alibi parfait pour tes parents. Détends-toi.
Il m'a embrassé le revers de la main. Son calme m'a rassuré immédiatement.
Nous avons fini le dessert, la conversation reprenant un rythme normal, mais la touche d'interrogation planait dans mon esprit.
Le retour en voiture a été silencieux. Ivan a pris ma main, puis a glissé sa main pour caresser ma jambe sous le tissu de mon pantalon. C'était une caresse longue, lente, pleine de promesses, qui m'a aidé à oublier l'incident de la collègue.
Nous sommes arrivés devant la haie qui sépare nos deux propriétés.
Ivan a coupé le moteur.
Il s'est tourné vers moi. Il m'a pris dans ses bras, m'a tiré par-dessus la console et m'a embrassé, un baiser d'une tendresse folle.
— Tu as été parfait, mon beau.
— Merci pour cette soirée, Ivan. C'était incroyable.
— On essaie de se voir tous les jours, Jimmy. Même juste une heure, d'accord ? Je te trouve un alibi.
— D'accord. Tous les jours.
Je suis sorti de la voiture, son baiser était une brûlure sur mes lèvres. Je suis rentré dans ma maison, le cœur ivre de bonheur et l'esprit un peu anxieux.
Je suis rentré de mon dîner avec Ivan le cœur léger et l'esprit embrumé par ses baisers. Le stress de la rencontre avec Madame Dubois s'était estompé sous l'effet de sa main sur ma jambe durant le trajet. Le baiser du soir avait été échangé dans la voiture, un contact long et profond juste avant que je ne doive sortir. J'ai envoyé un message rapide à ma mère pour la rassurer, puis je me suis glissé directement dans mon lit.
J'étais sur le point de m'endormir quand mon téléphone a vibré. C'était un SMS d'Ivan, tardif et audacieux.
Ivan : "Mon cœur. Surprise. Je ne vais pas au travail demain matin. J'ai annulé ma première réunion. Je veux passer la matinée avec toi. Rejoins-moi à 8h dans mon lit. La porte d'entrée sera ouverte. Je veux de tes caresses pour me réveiller."
Mon cœur a fait un bond joyeux. J'étais content au-delà de toute mesure. Je savais que mes parents seraient partis à cette heure-là : mon père très tôt, et ma mère au SSIAD pour sa première tournée avant 8h30. Nous aurions l'intimité dont nous avions besoin, sans la peur constante d'être découverts.
Je lui ai répondu immédiatement, notre échange s'est poursuivi un court moment, alimentant mon excitation et rendant mon sommeil difficile.
Jimmy : "À 8h précises. Je serai là. Je t'ai très envie."
Ivan : "Je t'attendrai nu. Fais-moi rêver, mon beau."
Le lendemain matin, je me suis réveillé de bonne heure, bien avant le besoin. J'ai pris mon café rapidement, l'énergie et la nervosité m'empêchant de manger quoi que ce soit. J'ai pris ma douche, une douche soignée, me lavant avec une attention particulière. J'ai choisi mes sous-vêtements avec soin, même si je savais qu'ils ne resteraient pas longtemps en place. Je voulais être prêt pour Ivan.
J'ai passé la dernière demi-heure à traîner près de l'entrée, écoutant les bruits de la maison. Dès que j'ai entendu le son familier du moteur de la voiture de ma mère et le claquement de la porte d'entrée qui annonçait son départ pour le SSIAD, je suis parti.
J'ai traversé le jardin sur la pointe des pieds, l'adrénaline pompant dans mes veines. J'ai atteint la villa d'Ivan. La porte d'entrée était légèrement entrouverte, comme promis. Je suis entré sans faire de bruit, ma respiration s'accélérant.
J'ai traversé le salon silencieux et je me suis dirigé vers la chambre. La porte était fermée, mais je l'ai ouverte doucement.
Ivan m'attendait dans son lit. Il était allongé, son corps nu simplement recouvert par le drap tiré jusqu'à ses hanches. Il était magnifique, ses muscles détendus par le sommeil. Il avait un grand sourire aux lèvres quand il m'a vu.
Il a tiré légèrement le drap, m'ouvrant un espace pour que je le rejoigne.
Je n'ai pas hésité. J'ai enlevé mes vêtements à la hâte. Mon jean, ma chemise, mon slip, tout est tombé au sol.
J'ai foncé sur Ivan, l'embrassant avec une ferveur que je ne lui avais jamais montrée. Ma bouche a cherché la sienne, avide, mes mains encerclant son visage.
Ivan a ri doucement sous le baiser. Il a interrompu le contact, les mains sur mes hanches, me regardant avec amusement.
— Whouaaa bonjour, mon beau. Tu avais l'air pressé de me rejoindre.
— Plus que tu ne peux l'imaginer, ai-je haleté.
Nous nous sommes embrassés à nouveau, cette fois avec une douceur infinie, glissant sous les draps. Nos corps nus se sont retrouvés, peau contre peau, la température montant immédiatement.
Je me suis blotti dans les bras d'Ivan. Il m'a serré contre lui, me prodiguant des câlins et des baisers dans le cou d'une tendresse inouïe. Il passait sa main dans mes cheveux, me murmurant des mots doux. C'était un moment de pur amour, d'affection physique qui allait au-delà du désir.
Mais le désir n'était jamais loin. Les mains d'Ivan parcouraient mon corps, descendant le long de mon dos, agrippant mes fessiers et remontant le long de mes flancs. Sa peau chaude sous ses paumes me faisait gémir de plaisir. Il me caressait avec une expertise qui me mettait au supplice.
Au bout d'un long moment, je me suis retourné pour faire face à Ivan. J'ai planté mon regard droit dans ses yeux. Dans cet échange, il n'y avait plus de question, plus d'hésitation.
Ivan a senti le changement. Il a arrêté ses caresses, son regard est devenu interrogateur.
— Qu'est-ce qui se passe, mon amour ?
Ma réponse a été simple, directe, un murmure qui était une déclaration.
— Je suis prêt. J'ai envie de toi.
Et sans attendre sa réponse, je l'ai embrassé avec passion, la bouche ouverte, le corps tendu contre le sien, poussant le drap pour que l'air frais puisse nous atteindre. La matinée venait de commencer.
Fin du chapitre 5.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
je viens de lire cette histoire qui est magnifique ,j'adore,vivement la suite!
