Les nouveaux voisins (7)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Les nouveaux voisins (7)
Chapitre 7
La réponse fut immédiate, tendre et réconfortante.
Ivan (21h31) : "Mon cœur. Respire. C'est normal. Ils s'inquiètent, mais ils sont aveugles. Ne t'inquiète pas pour la collègue, elle n'a fait qu'ouvrir les yeux de ta mère. C'est le prix de notre secret, mais je te promets que nous allons gérer ça ensemble. Je t'attendrai. Je ne me coucherai pas. Dès que tu es sûr que la maison dort, envoie-moi un 'maintenant'. Je veux te serrer dans mes bras et t'embrasser jusqu'à ce que tu oublies leur colère. Je suis là pour toi, toujours."
Je sentis un poids s'enlever de ma poitrine. Ses mots, fermes et aimants, étaient tout ce dont j'avais besoin pour supporter cette attente. Maintenant, il ne restait plus qu'à écouter le silence s'installer.
J'ai attendu, les yeux fixés sur le plafond de ma chambre, le cœur battant à tout rompre. Chaque grincement de plancher, chaque silence, était une éternité. Vers minuit, le silence est devenu plus profond, plus lourd. J'ai entendu la porte de la chambre de mes parents se fermer, et un quart d'heure plus tard, les bruits habituels du sommeil ont commencé à filtrer.
L'heure était venue. J'ai saisi mon téléphone et envoyé le message convenu à Ivan.
Jimmy (00h15) : "Maintenant. J'arrive."
J'ai enfilé un pantalon et un pull, ouvrant ma fenêtre avec une lenteur extrême, puis j'ai glissé le long de la gouttière jusqu'à l'arrière du jardin. Je devais m'éloigner sans faire de bruit, sans laisser de traces. La tension était à son comble.
J'ai couru le long de la rue, le souffle court, jusqu'à la maison d'Ivan.
La porte s'est ouverte avant même que j'aie eu le temps de frapper. Ivan m'attendait, son visage est grave mais illuminé de soulagement en me voyant.
— Mon Dieu, Jimmy, murmura-t-il.
Je lui ai à peine laissé le temps de parler. J'ai sauté dans ses bras, mes jambes enroulées autour de sa taille, et je l'ai embrassé avec passion, comme si je ne l'avais pas vu depuis des jours. La nécessité de sa présence, la violence de l'émotion contenue, s'est déversée dans ce baiser. Je me suis accroché à lui, cherchant à me réfugier de la colère de mes parents.
— J'en pouvais plus, ai-je haleté contre son cou.
Ivan m'a porté, refermant la porte derrière nous. Il m'a déposé sur le canapé, me tenant fermement. Il s'est assis et m'a tiré contre lui.
Nous nous sommes installés sur le canapé, toujours l'un contre l'autre, mon corps niché contre son torse, sa chaleur m'enveloppant. Il a caressé mes cheveux sans rien dire, laissant le silence apaiser mes nerfs.
— Il faut que je parte, Ivan, ai-je finalement dit, ma voix est étouffée contre son épaule. Il faut absolument que je trouve un vrai travail qui me permette de gagner de l'argent et de partir. Je n'en peux plus d'être traité comme un gosse sous surveillance. Ils m'étouffent. Je veux mon propre espace, ma liberté.
Ivan a serré mon épaule.
— Je sais, mon cœur. Je te l'ai dit. Je ne peux pas supporter de te voir malheureux. Je te le promets, dès demain, on met tout en œuvre. On réécrit ton CV, on cible les annonces sérieuses, on utilise mes contacts, si nécessaire. On va trouver une solution. Je ne te laisserai pas dans cette situation.
Il a commencé à masser tendrement mes épaules et mon cou. La douleur de la tension s'est évanouie sous ses mains expertes. J'ai soupiré de bien-être et j'ai laissé ma tête tomber en arrière contre son épaule, lui offrant mon cou.
Ivan m'a fait un tendre sourire, ses yeux brillants d'affection et de fierté. Il a déposé un doux baiser sur mes lèvres, un geste de réconfort pur.
Nous sommes restés ainsi, discutant pendant plus d'une heure, le temps s'est arrêté.
— C'est stupide ce qui t'arrive, Jim. Je m'en veux un peu. J'aurais dû faire plus attention dans la rue.
— Non. J'aurais dû faire attention au suçon. Et puis, la collègue de ma mère aurait de toute façon inventé quelque chose.
— Ils ont peur pour toi. La différence d'âge, le fait que nous nous cachions. Ça rend notre relation suspecte à leurs yeux.
— Je sais. Mais je ne veux pas leur mentir toute ma vie. C'est pour ça qu'il me faut cette indépendance. Une fois que je serai parti, ils auront moins de prise sur moi. Ils ne pourront plus m'interdire de te voir.
— Tu as raison. On va se concentrer sur ça. Sur ton futur, sur notre futur ensemble. Si tu as un travail stable, tu peux prendre un petit studio. Je pourrai t'aider pour le loyer si c'est trop cher au début, le temps que tu t'installes.
— Non, je ne veux pas de ton argent. Je veux juste un travail. Je veux le faire moi-même.
— C'est tout à ton honneur. Et tu y arriveras. Tu es doué, tu es travailleur. Je te le promets.
Mais l'horloge tournait. Le risque d'être découvert à l'aube devenait trop grand.
— Je dois y aller, Ivan, ai-je dit, me résignant. Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent encore plus.
— Je sais, mon ange. Fais attention.
Il m'a accompagné jusqu'à la porte, m'offrant un dernier long baiser.
J'ai couru le chemin du retour, le cœur de nouveau serré. En arrivant devant ma maison, j'ai tout de suite senti que quelque chose n'allait pas. La lumière du salon était allumée. Mon sang s'est glacé.
J'ai ouvert doucement la porte et, voyant le salon vide, j'ai poussé un soupir de soulagement. La lumière a dû être laissée allumée par mégarde. Je suis monté sur la pointe des pieds et je suis retourné dans ma chambre, le cœur battant, mais en sécurité.
Deux semaines se sont passées depuis cette nuit de fugue et de passion. Deux semaines de calme précaire à la maison, où mes parents restaient suspicieux mais se retenaient. De mon côté, je faisais très attention quand j'allais voir Ivan. Nous nous voyions chaque jour, souvent sous le prétexte du "projet", mais toujours avec une vigilance accrue, privilégiant la discrétion de l'intérieur de sa maison.
Malgré la tension ambiante, notre amour ne faisait que grandir, alimenté par cette obligation de secret qui rendait chaque rencontre plus précieuse.
Un après-midi, alors que nous révisions des fiches de contact pour ma future recherche d'emploi, Ivan a souri, l'air mystérieux.
— J'en ai marre de la routine, Jimmy. Je veux t'emmener quelque part.
— Où ça ?
— Demain soir, Samedi soir. Je t'emmène dans la ville voisine. On va dîner dans un super resto de sushis, puis on ira au cinéma. Et ce n'est pas tout. J'ai pris un petit Airbnb pour la nuit. On ne rentrera pas avant demain midi.
Mon cœur a fait un bond. Sortir ! Partir loin, ne serait-ce qu'une nuit, dans notre propre refuge. J'étais heureux. C'était une véritable escapade.
J'ai rapidement échafaudé mon plan. J'ai prétexté que mes anciens amis de lycée m'avaient invité à une grande soirée chez l'un d'eux, avec couchage sur place. C'était l'alibi le plus sûr, celui que mes parents, malgré leurs doutes sur Ivan, n'auraient pas l'idée de lier à ma nouvelle vie. Après une longue discussion, ils ont cédé, me demandant de ne pas boire et d'être joignable.
Le samedi soir, j'ai rejoint Ivan. Il était d'une élégance simple et irrésistible.
Nous avons roulé jusqu'à la ville voisine, une petite métropole animée. Le restaurant de sushis était chic et tamisé.
Pendant le dîner, Ivan était très tactile. Il n'a pas lâché ma main. Il la prenait pour la caresser entre les plats, ses pouces traçant des cercles sur ma peau. Je lui rendais la pareille, posant ma main sur son genou à travers le tissu de son pantalon, lui offrant des sourires complices qui disaient plus que n'importe quelle parole. L'ambiance était chargée de sous-entendus, l'impatience palpable.
— Tu es si beau quand tu es détendu, Jimmy. Ce n'est pas parce que nous sommes loin qu'il faut cacher notre plaisir.
— Je sais, Ivan. J'aime que tu me touches. Je suis excité pour la suite de cette soirée.
Après le dîner, nous sommes allés voir un film d'action au cinéma.
Dans la file d'attente bondée, sous les lumières crues, j'ai senti l'adrénaline monter. Le fait de savoir que nous étions là, ensemble, à la vue de tous, me donnait une audace folle. Je me suis tourné vers Ivan et l'ai embrassé chastement d'abord, puis plus longuement, nos bouches se rencontrant devant des dizaines de personnes. Ivan a souri, amusé par mon audace.
Une fois installés dans la salle de projection, à moitié remplie et agréablement sombre, Ivan a immédiatement pris ma main, entremêlant nos doigts. J'ai acquiescé à son geste. J'ai glissé mon corps pour me rapprocher le plus possible de lui, me collant contre son flanc. Ma tête a trouvé sa place contre son épaule, respirant son odeur de son eau de toilette. C'était un réconfort sensuel.
Le film a commencé, mais notre attention était ailleurs. Ma main a glissé de son genou, se déplaçant doucement sur sa cuisse. J'ai posé ma paume doucement sur son pantalon, au niveau de son aine, le caressant à l'entrejambe.
Ivan a eu un petit tressaillement et a pressé plus fort ma main dans la sienne. Son souffle s'est fait plus court.
— Je ne te savais pas aussi entreprenant, mon beau, a-t-il murmuré à mon oreille, un sourire se dessinant dans l'obscurité.
Je n'avais plus peur du monde extérieur. L'ombre de la salle, le fait de savoir que nous allions passer la nuit ensemble, m'a donné une assurance nouvelle.
Ma main a continué son exploration, effleurant doucement la bosse naissante sous son pantalon. Je sentais son sexe durcir sous mes doigts. Ivan a fermé les yeux, visiblement troublé, et a posé sa main sur mon épaule pour me maintenir près de lui.
Quand le générique a commencé, la pression était insoutenable. Nous sommes sortis rapidement.
En sortant de la salle, nous nous sommes à nouveau embrassés passionnément près de la sortie, sous le regard indifférent des autres spectateurs. Ces baisers publics étaient une affirmation de notre relation.
Nous sommes montés dans la voiture. Au lieu de rentrer vers la maison, nous nous sommes dirigés vers un quartier plus calme de la ville.
Dans la voiture, l'atmosphère est devenue électrique. Je n'ai pas pu attendre. Ma main a retrouvé le sexe d'Ivan et j'ai commencé à le caresser sous le tissu, avec plus de force et de conviction.
Ivan a gémi doucement, sa respiration est devenue saccadée. Son sexe bandait de plus en plus sous ma main.
— Je ne te savais pas aussi audacieux, Jimmy. Tu vas me rendre fou avant d'arriver à l'appartement, a-t-il dit avec un rire rauque, ses yeux brillants de désir.
Nous sommes arrivés devant un petit immeuble discret.
— C'est ici, a-t-il soufflé. Notre refuge pour la nuit.
Il a coupé le moteur et a glissé sa main pour caresser ma cuisse. Le temps des allusions était terminé. La suite ne dépendait plus que de la vitesse à laquelle nous pourrions atteindre la porte de l'Airbnb.
Ivan a déverrouillé la porte de l'Airbnb et m'a laissé entrer en premier. L'appartement était petit, mais chaleureux, éclairé par une douce lumière indirecte. Je me suis senti immédiatement à l'abri, coupé du monde et de mes soucis familiaux.
J'ai commencé à visiter rapidement, admirant le petit salon, me tournant pour faire face à Ivan, quand il a refermé la porte derrière lui. Le bruit du loquet a scellé notre isolement.
J'avais à peine tourné le dos pour regarder la cuisine qu'Ivan s'est jeté sur moi, me prenant par surprise. Il a attrapé ma taille par-derrière, son corps pressant le mien, sa voix est rauque dans mon oreille.
— Tu m'as bien chauffé ce soir, Jimmy. Dans cette file d'attente, dans cette salle de cinéma... J'ai grave envie de toi.
Je me suis retourné avec le sourire aux lèvres, répondant à son désir par le mien. Toute l'assurance acquise dans la salle obscure m'a explosé au visage.
Il n'a pas attendu. Ivan a commencé à me déshabiller sans attendre, arrachant mon pull puis ma chemise, ses mains sont impatientes. Je lui ai rendu la pareille, défaisant la cravate et les boutons de sa chemise avec une hâte égale. Nos vêtements sont tombés au sol en désordre : le pantalon chic d'Ivan, mon jean, nos sous-vêtements. Nos corps nus se sont retrouvés, peau contre peau, la pression de l'attente insoutenable.
Ivan m'a jeté sur le canapé, me tenant le visage. Il a commencé une fellation forte, prenant mon sexe dans sa bouche avec une avidité bestiale. Il n'y avait plus de tendresse, juste une urgence primitive. La salive se mêlait aux gémissements de plaisir qui m'échappaient. Il alternait la succion profonde et les caresses de sa langue, me poussant rapidement au bord de l'orgasme. Il voulait me dominer, et je voulais être dominé.
Au bord de la jouissance, j'ai tiré sa tête vers le haut.
— Je te veux en moi, Ivan, ai-je haleté. Maintenant.
Il a compris. Il a attrapé un tube de lubrifiant, l'étalant généreusement sur son propre sexe et mon entrée.
Il a commencé par la première position, simple et efficace : moi sur le ventre, il m'a écarté les fesses et s'est introduit en moi d'une poussée puissante. Je n'ai eu qu'un cri, moins de douleur que de pure surprise face à cette violence joyeuse.
Il a commencé un rythme rapide, ses hanches claquant contre mes fessiers. La sensation était dense, intense, animale.
— Tu es si serré, Jimmy, si bon, a-t-il grogné, ses mains me tenant fermement les hanches.
J'ai crié son nom, le son de mon plaisir résonnait dans le petit appartement. Les draps que nous avions à peine touchés étaient déjà froissés par l'intensité de nos mouvements. La transpiration perlait sur son dos musclé et coulait sur mes reins.
Rapidement, Ivan m'a fait changer de position. Il m'a mis à quatre pattes sur le sol recouvert d'un tapis doux, puis il s'est agenouillé derrière moi pour reprendre la pénétration. Dans cette position, la profondeur était maximale. Je sentais mon corps s'étirer à chaque coup de rein. J'ai gémi, une longue plainte de plaisir.
Ivan a ralenti un instant, saisissant mon sexe pour le caresser en même temps qu'il me pénétrait. Cette double stimulation était de la pure folie. La tension a atteint un niveau insoutenable.
Puis, il m'a relevé. Il m'a fait asseoir sur le bord du canapé, mes jambes enroulées autour de sa taille. Il a pris mon corps en charge, me soulevant et me faisant redescendre à chaque mouvement, sa verge me remplissant complètement. Il m'a tenu les fesses, ses doigts s'enfonçant dans ma chair.
— Regarde-moi, mon amour, a-t-il ordonné, sa voix est rauque d'effort.
J'ai obéi, nos yeux se sont croisés dans la pénombre. Nos visages étaient ruisselants de sueur, nos bouches ouvertes, nos corps vibrant au même rythme frénétique. C'était la fusion totale.
La tension a atteint son apogée. Je sentais la montée, rapide, inéluctable. Je me suis arqué, mes mains griffant ses épaules.
— Ivan ! Je jouis !
Il a poussé un cri, un hurlement d'animal, et a accéléré brutalement ses derniers coups de reins.
Mon corps s'est contracté et j'ai éjaculé avec une force inouïe. Au même moment, Ivan a gémi profondément, sa chaleur envahissant mon corps. Il a joui en moi, une vague épaisse et chaude qui m'a fait crier.
Il s'est effondré sur mon torse, nos corps tremblants et épuisés, collés par la sueur et la jouissance. Nous sommes restés ainsi, immobiles, le bruit de nos cœurs martelant le silence.
Après la ferveur de la nuit, le sommeil qui nous a emportés a été profond et réparateur. Je me suis blotti dans les bras puissants d'Ivan, son odeur, sa chaleur, sa force m'offrant un sanctuaire que je n'avais jamais connu. J'ai dormi toute la nuit sans rêve, sans peur.
C'est une lumière douce qui m'a réveillé. L'appartement était silencieux. J'ai senti Ivan bouger doucement. Il a dégagé son bras de sous ma tête, puis s'est penché pour déposer un tendre baiser sur mes lèvres. C'était le baiser le plus doux qu'il m'ait jamais donné.
— Bonjour, mon amour. Je reviens. Je n'en ai pas pour longtemps, chuchota-t-il, s'habillant rapidement d'un pantalon et d'un pull.
— Fais vite, ai-je murmuré.
Je l'ai regardé partir, sa silhouette s'éclipsant derrière la porte. J'ai soupiré de plaisir et me suis enfoncé à nouveau dans les draps. Je suis resté nu, savourant la solitude et la chaleur laissée par Ivan. J'ai flemmardé dans le lit, repassant mentalement les moments de la nuit, le goût de sa peau salée, le bruit des corps, la folie de l'instant.
Il est revenu environ quinze minutes plus tard, son sourire est encore plus large, tenant un sac en papier d'où s'échappait une délicieuse odeur de beurre et de chocolat.
— J'ai ramené des pains au chocolat de la boulangerie juste en bas, et du bon café. Le petit déjeuner des amants en fuite.
Nous nous sommes allongés côte à côte, Ivan habillé et moi nu sous les draps, et avons déjeuné ensemble. Chaque bouchée de pain au chocolat ou gorgée de café était interrompue par un tendre baiser. Nos mains se cherchaient sous le drap, une caresse rapide, un effleurement qui rappelait la passion de la nuit. C'était un moment d'une complicité totale, l'antithèse absolue de mes repas tendus à la maison.
— Il va falloir que je te ramène plus souvent dans des Airbnbs, a-t-il plaisanté, les yeux brillants. Tu es tellement plus détendu quand tes parents sont loin.
— Je sais. C'est ça qui est difficile. Je ne veux pas que ça s'arrête.
— Ça ne s'arrêtera pas. Mais aujourd'hui, on va être prudents, d'accord ? On se retrouve ce soir.
Le moment de partir est arrivé. La mélancolie a remplacé la joie. Nous nous sommes habillés rapidement, reprenant nos vêtements de la veille.
Dans la voiture, alors que nous approchions de ma rue, j'ai senti le stress remonter.
— S'il te plaît, Ivan. Laisse-moi au bout de la rue. Je ne veux pas prendre le risque qu'un voisin nous voie ensemble en pleine journée. Ça pourrait éveiller plus de soupçons que tout le reste.
— Compris. Discrétion absolue, comme toujours.
Ivan s'est garé à l'angle, et avant que je ne sorte, il m'a tiré contre lui pour un dernier baiser, long et profond, une promesse de retrouvailles.
J'ai marché jusqu'à ma maison, la tête pleine de souvenirs et le cœur lourd de mensonges. J'ai ouvert la porte avec ma clé, essayant d'adopter une démarche désinvolte, celle d'un adolescent rentrant d'une soirée entre amis.
Mais l'atmosphère dans le hall était figée. Le salon était ouvert, et j'ai vu mes parents assis sur le canapé. Ils m'attendaient.
Ce qui m'a glacé le sang, ce n'est pas leur présence, mais les valises — une grande et une petite — posées à côté du fauteuil de mon père. Elles étaient là, prêtes, lourdes de sens.
Mon père a levé les yeux vers moi, son expression était indéchiffrable. Ma mère, elle, avait les yeux rougis, les mains serrées.
— Jimmy, viens ici. Assieds-toi, s'il te plaît, a dit mon père, sa voix était sans appel et incroyablement calme.
Je savais, à l'expression de leurs visages, à la présence des valises, et au ton de mon père, que cette conversation allait bien au-delà d'une simple dispute sur mon heure de rentrée ou d'une interdiction de sortie. C'était une crise majeure qui remettait en question tout mon avenir.
Fin du chapitre 7.
La réponse fut immédiate, tendre et réconfortante.
Ivan (21h31) : "Mon cœur. Respire. C'est normal. Ils s'inquiètent, mais ils sont aveugles. Ne t'inquiète pas pour la collègue, elle n'a fait qu'ouvrir les yeux de ta mère. C'est le prix de notre secret, mais je te promets que nous allons gérer ça ensemble. Je t'attendrai. Je ne me coucherai pas. Dès que tu es sûr que la maison dort, envoie-moi un 'maintenant'. Je veux te serrer dans mes bras et t'embrasser jusqu'à ce que tu oublies leur colère. Je suis là pour toi, toujours."
Je sentis un poids s'enlever de ma poitrine. Ses mots, fermes et aimants, étaient tout ce dont j'avais besoin pour supporter cette attente. Maintenant, il ne restait plus qu'à écouter le silence s'installer.
J'ai attendu, les yeux fixés sur le plafond de ma chambre, le cœur battant à tout rompre. Chaque grincement de plancher, chaque silence, était une éternité. Vers minuit, le silence est devenu plus profond, plus lourd. J'ai entendu la porte de la chambre de mes parents se fermer, et un quart d'heure plus tard, les bruits habituels du sommeil ont commencé à filtrer.
L'heure était venue. J'ai saisi mon téléphone et envoyé le message convenu à Ivan.
Jimmy (00h15) : "Maintenant. J'arrive."
J'ai enfilé un pantalon et un pull, ouvrant ma fenêtre avec une lenteur extrême, puis j'ai glissé le long de la gouttière jusqu'à l'arrière du jardin. Je devais m'éloigner sans faire de bruit, sans laisser de traces. La tension était à son comble.
J'ai couru le long de la rue, le souffle court, jusqu'à la maison d'Ivan.
La porte s'est ouverte avant même que j'aie eu le temps de frapper. Ivan m'attendait, son visage est grave mais illuminé de soulagement en me voyant.
— Mon Dieu, Jimmy, murmura-t-il.
Je lui ai à peine laissé le temps de parler. J'ai sauté dans ses bras, mes jambes enroulées autour de sa taille, et je l'ai embrassé avec passion, comme si je ne l'avais pas vu depuis des jours. La nécessité de sa présence, la violence de l'émotion contenue, s'est déversée dans ce baiser. Je me suis accroché à lui, cherchant à me réfugier de la colère de mes parents.
— J'en pouvais plus, ai-je haleté contre son cou.
Ivan m'a porté, refermant la porte derrière nous. Il m'a déposé sur le canapé, me tenant fermement. Il s'est assis et m'a tiré contre lui.
Nous nous sommes installés sur le canapé, toujours l'un contre l'autre, mon corps niché contre son torse, sa chaleur m'enveloppant. Il a caressé mes cheveux sans rien dire, laissant le silence apaiser mes nerfs.
— Il faut que je parte, Ivan, ai-je finalement dit, ma voix est étouffée contre son épaule. Il faut absolument que je trouve un vrai travail qui me permette de gagner de l'argent et de partir. Je n'en peux plus d'être traité comme un gosse sous surveillance. Ils m'étouffent. Je veux mon propre espace, ma liberté.
Ivan a serré mon épaule.
— Je sais, mon cœur. Je te l'ai dit. Je ne peux pas supporter de te voir malheureux. Je te le promets, dès demain, on met tout en œuvre. On réécrit ton CV, on cible les annonces sérieuses, on utilise mes contacts, si nécessaire. On va trouver une solution. Je ne te laisserai pas dans cette situation.
Il a commencé à masser tendrement mes épaules et mon cou. La douleur de la tension s'est évanouie sous ses mains expertes. J'ai soupiré de bien-être et j'ai laissé ma tête tomber en arrière contre son épaule, lui offrant mon cou.
Ivan m'a fait un tendre sourire, ses yeux brillants d'affection et de fierté. Il a déposé un doux baiser sur mes lèvres, un geste de réconfort pur.
Nous sommes restés ainsi, discutant pendant plus d'une heure, le temps s'est arrêté.
— C'est stupide ce qui t'arrive, Jim. Je m'en veux un peu. J'aurais dû faire plus attention dans la rue.
— Non. J'aurais dû faire attention au suçon. Et puis, la collègue de ma mère aurait de toute façon inventé quelque chose.
— Ils ont peur pour toi. La différence d'âge, le fait que nous nous cachions. Ça rend notre relation suspecte à leurs yeux.
— Je sais. Mais je ne veux pas leur mentir toute ma vie. C'est pour ça qu'il me faut cette indépendance. Une fois que je serai parti, ils auront moins de prise sur moi. Ils ne pourront plus m'interdire de te voir.
— Tu as raison. On va se concentrer sur ça. Sur ton futur, sur notre futur ensemble. Si tu as un travail stable, tu peux prendre un petit studio. Je pourrai t'aider pour le loyer si c'est trop cher au début, le temps que tu t'installes.
— Non, je ne veux pas de ton argent. Je veux juste un travail. Je veux le faire moi-même.
— C'est tout à ton honneur. Et tu y arriveras. Tu es doué, tu es travailleur. Je te le promets.
Mais l'horloge tournait. Le risque d'être découvert à l'aube devenait trop grand.
— Je dois y aller, Ivan, ai-je dit, me résignant. Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent encore plus.
— Je sais, mon ange. Fais attention.
Il m'a accompagné jusqu'à la porte, m'offrant un dernier long baiser.
J'ai couru le chemin du retour, le cœur de nouveau serré. En arrivant devant ma maison, j'ai tout de suite senti que quelque chose n'allait pas. La lumière du salon était allumée. Mon sang s'est glacé.
J'ai ouvert doucement la porte et, voyant le salon vide, j'ai poussé un soupir de soulagement. La lumière a dû être laissée allumée par mégarde. Je suis monté sur la pointe des pieds et je suis retourné dans ma chambre, le cœur battant, mais en sécurité.
Deux semaines se sont passées depuis cette nuit de fugue et de passion. Deux semaines de calme précaire à la maison, où mes parents restaient suspicieux mais se retenaient. De mon côté, je faisais très attention quand j'allais voir Ivan. Nous nous voyions chaque jour, souvent sous le prétexte du "projet", mais toujours avec une vigilance accrue, privilégiant la discrétion de l'intérieur de sa maison.
Malgré la tension ambiante, notre amour ne faisait que grandir, alimenté par cette obligation de secret qui rendait chaque rencontre plus précieuse.
Un après-midi, alors que nous révisions des fiches de contact pour ma future recherche d'emploi, Ivan a souri, l'air mystérieux.
— J'en ai marre de la routine, Jimmy. Je veux t'emmener quelque part.
— Où ça ?
— Demain soir, Samedi soir. Je t'emmène dans la ville voisine. On va dîner dans un super resto de sushis, puis on ira au cinéma. Et ce n'est pas tout. J'ai pris un petit Airbnb pour la nuit. On ne rentrera pas avant demain midi.
Mon cœur a fait un bond. Sortir ! Partir loin, ne serait-ce qu'une nuit, dans notre propre refuge. J'étais heureux. C'était une véritable escapade.
J'ai rapidement échafaudé mon plan. J'ai prétexté que mes anciens amis de lycée m'avaient invité à une grande soirée chez l'un d'eux, avec couchage sur place. C'était l'alibi le plus sûr, celui que mes parents, malgré leurs doutes sur Ivan, n'auraient pas l'idée de lier à ma nouvelle vie. Après une longue discussion, ils ont cédé, me demandant de ne pas boire et d'être joignable.
Le samedi soir, j'ai rejoint Ivan. Il était d'une élégance simple et irrésistible.
Nous avons roulé jusqu'à la ville voisine, une petite métropole animée. Le restaurant de sushis était chic et tamisé.
Pendant le dîner, Ivan était très tactile. Il n'a pas lâché ma main. Il la prenait pour la caresser entre les plats, ses pouces traçant des cercles sur ma peau. Je lui rendais la pareille, posant ma main sur son genou à travers le tissu de son pantalon, lui offrant des sourires complices qui disaient plus que n'importe quelle parole. L'ambiance était chargée de sous-entendus, l'impatience palpable.
— Tu es si beau quand tu es détendu, Jimmy. Ce n'est pas parce que nous sommes loin qu'il faut cacher notre plaisir.
— Je sais, Ivan. J'aime que tu me touches. Je suis excité pour la suite de cette soirée.
Après le dîner, nous sommes allés voir un film d'action au cinéma.
Dans la file d'attente bondée, sous les lumières crues, j'ai senti l'adrénaline monter. Le fait de savoir que nous étions là, ensemble, à la vue de tous, me donnait une audace folle. Je me suis tourné vers Ivan et l'ai embrassé chastement d'abord, puis plus longuement, nos bouches se rencontrant devant des dizaines de personnes. Ivan a souri, amusé par mon audace.
Une fois installés dans la salle de projection, à moitié remplie et agréablement sombre, Ivan a immédiatement pris ma main, entremêlant nos doigts. J'ai acquiescé à son geste. J'ai glissé mon corps pour me rapprocher le plus possible de lui, me collant contre son flanc. Ma tête a trouvé sa place contre son épaule, respirant son odeur de son eau de toilette. C'était un réconfort sensuel.
Le film a commencé, mais notre attention était ailleurs. Ma main a glissé de son genou, se déplaçant doucement sur sa cuisse. J'ai posé ma paume doucement sur son pantalon, au niveau de son aine, le caressant à l'entrejambe.
Ivan a eu un petit tressaillement et a pressé plus fort ma main dans la sienne. Son souffle s'est fait plus court.
— Je ne te savais pas aussi entreprenant, mon beau, a-t-il murmuré à mon oreille, un sourire se dessinant dans l'obscurité.
Je n'avais plus peur du monde extérieur. L'ombre de la salle, le fait de savoir que nous allions passer la nuit ensemble, m'a donné une assurance nouvelle.
Ma main a continué son exploration, effleurant doucement la bosse naissante sous son pantalon. Je sentais son sexe durcir sous mes doigts. Ivan a fermé les yeux, visiblement troublé, et a posé sa main sur mon épaule pour me maintenir près de lui.
Quand le générique a commencé, la pression était insoutenable. Nous sommes sortis rapidement.
En sortant de la salle, nous nous sommes à nouveau embrassés passionnément près de la sortie, sous le regard indifférent des autres spectateurs. Ces baisers publics étaient une affirmation de notre relation.
Nous sommes montés dans la voiture. Au lieu de rentrer vers la maison, nous nous sommes dirigés vers un quartier plus calme de la ville.
Dans la voiture, l'atmosphère est devenue électrique. Je n'ai pas pu attendre. Ma main a retrouvé le sexe d'Ivan et j'ai commencé à le caresser sous le tissu, avec plus de force et de conviction.
Ivan a gémi doucement, sa respiration est devenue saccadée. Son sexe bandait de plus en plus sous ma main.
— Je ne te savais pas aussi audacieux, Jimmy. Tu vas me rendre fou avant d'arriver à l'appartement, a-t-il dit avec un rire rauque, ses yeux brillants de désir.
Nous sommes arrivés devant un petit immeuble discret.
— C'est ici, a-t-il soufflé. Notre refuge pour la nuit.
Il a coupé le moteur et a glissé sa main pour caresser ma cuisse. Le temps des allusions était terminé. La suite ne dépendait plus que de la vitesse à laquelle nous pourrions atteindre la porte de l'Airbnb.
Ivan a déverrouillé la porte de l'Airbnb et m'a laissé entrer en premier. L'appartement était petit, mais chaleureux, éclairé par une douce lumière indirecte. Je me suis senti immédiatement à l'abri, coupé du monde et de mes soucis familiaux.
J'ai commencé à visiter rapidement, admirant le petit salon, me tournant pour faire face à Ivan, quand il a refermé la porte derrière lui. Le bruit du loquet a scellé notre isolement.
J'avais à peine tourné le dos pour regarder la cuisine qu'Ivan s'est jeté sur moi, me prenant par surprise. Il a attrapé ma taille par-derrière, son corps pressant le mien, sa voix est rauque dans mon oreille.
— Tu m'as bien chauffé ce soir, Jimmy. Dans cette file d'attente, dans cette salle de cinéma... J'ai grave envie de toi.
Je me suis retourné avec le sourire aux lèvres, répondant à son désir par le mien. Toute l'assurance acquise dans la salle obscure m'a explosé au visage.
Il n'a pas attendu. Ivan a commencé à me déshabiller sans attendre, arrachant mon pull puis ma chemise, ses mains sont impatientes. Je lui ai rendu la pareille, défaisant la cravate et les boutons de sa chemise avec une hâte égale. Nos vêtements sont tombés au sol en désordre : le pantalon chic d'Ivan, mon jean, nos sous-vêtements. Nos corps nus se sont retrouvés, peau contre peau, la pression de l'attente insoutenable.
Ivan m'a jeté sur le canapé, me tenant le visage. Il a commencé une fellation forte, prenant mon sexe dans sa bouche avec une avidité bestiale. Il n'y avait plus de tendresse, juste une urgence primitive. La salive se mêlait aux gémissements de plaisir qui m'échappaient. Il alternait la succion profonde et les caresses de sa langue, me poussant rapidement au bord de l'orgasme. Il voulait me dominer, et je voulais être dominé.
Au bord de la jouissance, j'ai tiré sa tête vers le haut.
— Je te veux en moi, Ivan, ai-je haleté. Maintenant.
Il a compris. Il a attrapé un tube de lubrifiant, l'étalant généreusement sur son propre sexe et mon entrée.
Il a commencé par la première position, simple et efficace : moi sur le ventre, il m'a écarté les fesses et s'est introduit en moi d'une poussée puissante. Je n'ai eu qu'un cri, moins de douleur que de pure surprise face à cette violence joyeuse.
Il a commencé un rythme rapide, ses hanches claquant contre mes fessiers. La sensation était dense, intense, animale.
— Tu es si serré, Jimmy, si bon, a-t-il grogné, ses mains me tenant fermement les hanches.
J'ai crié son nom, le son de mon plaisir résonnait dans le petit appartement. Les draps que nous avions à peine touchés étaient déjà froissés par l'intensité de nos mouvements. La transpiration perlait sur son dos musclé et coulait sur mes reins.
Rapidement, Ivan m'a fait changer de position. Il m'a mis à quatre pattes sur le sol recouvert d'un tapis doux, puis il s'est agenouillé derrière moi pour reprendre la pénétration. Dans cette position, la profondeur était maximale. Je sentais mon corps s'étirer à chaque coup de rein. J'ai gémi, une longue plainte de plaisir.
Ivan a ralenti un instant, saisissant mon sexe pour le caresser en même temps qu'il me pénétrait. Cette double stimulation était de la pure folie. La tension a atteint un niveau insoutenable.
Puis, il m'a relevé. Il m'a fait asseoir sur le bord du canapé, mes jambes enroulées autour de sa taille. Il a pris mon corps en charge, me soulevant et me faisant redescendre à chaque mouvement, sa verge me remplissant complètement. Il m'a tenu les fesses, ses doigts s'enfonçant dans ma chair.
— Regarde-moi, mon amour, a-t-il ordonné, sa voix est rauque d'effort.
J'ai obéi, nos yeux se sont croisés dans la pénombre. Nos visages étaient ruisselants de sueur, nos bouches ouvertes, nos corps vibrant au même rythme frénétique. C'était la fusion totale.
La tension a atteint son apogée. Je sentais la montée, rapide, inéluctable. Je me suis arqué, mes mains griffant ses épaules.
— Ivan ! Je jouis !
Il a poussé un cri, un hurlement d'animal, et a accéléré brutalement ses derniers coups de reins.
Mon corps s'est contracté et j'ai éjaculé avec une force inouïe. Au même moment, Ivan a gémi profondément, sa chaleur envahissant mon corps. Il a joui en moi, une vague épaisse et chaude qui m'a fait crier.
Il s'est effondré sur mon torse, nos corps tremblants et épuisés, collés par la sueur et la jouissance. Nous sommes restés ainsi, immobiles, le bruit de nos cœurs martelant le silence.
Après la ferveur de la nuit, le sommeil qui nous a emportés a été profond et réparateur. Je me suis blotti dans les bras puissants d'Ivan, son odeur, sa chaleur, sa force m'offrant un sanctuaire que je n'avais jamais connu. J'ai dormi toute la nuit sans rêve, sans peur.
C'est une lumière douce qui m'a réveillé. L'appartement était silencieux. J'ai senti Ivan bouger doucement. Il a dégagé son bras de sous ma tête, puis s'est penché pour déposer un tendre baiser sur mes lèvres. C'était le baiser le plus doux qu'il m'ait jamais donné.
— Bonjour, mon amour. Je reviens. Je n'en ai pas pour longtemps, chuchota-t-il, s'habillant rapidement d'un pantalon et d'un pull.
— Fais vite, ai-je murmuré.
Je l'ai regardé partir, sa silhouette s'éclipsant derrière la porte. J'ai soupiré de plaisir et me suis enfoncé à nouveau dans les draps. Je suis resté nu, savourant la solitude et la chaleur laissée par Ivan. J'ai flemmardé dans le lit, repassant mentalement les moments de la nuit, le goût de sa peau salée, le bruit des corps, la folie de l'instant.
Il est revenu environ quinze minutes plus tard, son sourire est encore plus large, tenant un sac en papier d'où s'échappait une délicieuse odeur de beurre et de chocolat.
— J'ai ramené des pains au chocolat de la boulangerie juste en bas, et du bon café. Le petit déjeuner des amants en fuite.
Nous nous sommes allongés côte à côte, Ivan habillé et moi nu sous les draps, et avons déjeuné ensemble. Chaque bouchée de pain au chocolat ou gorgée de café était interrompue par un tendre baiser. Nos mains se cherchaient sous le drap, une caresse rapide, un effleurement qui rappelait la passion de la nuit. C'était un moment d'une complicité totale, l'antithèse absolue de mes repas tendus à la maison.
— Il va falloir que je te ramène plus souvent dans des Airbnbs, a-t-il plaisanté, les yeux brillants. Tu es tellement plus détendu quand tes parents sont loin.
— Je sais. C'est ça qui est difficile. Je ne veux pas que ça s'arrête.
— Ça ne s'arrêtera pas. Mais aujourd'hui, on va être prudents, d'accord ? On se retrouve ce soir.
Le moment de partir est arrivé. La mélancolie a remplacé la joie. Nous nous sommes habillés rapidement, reprenant nos vêtements de la veille.
Dans la voiture, alors que nous approchions de ma rue, j'ai senti le stress remonter.
— S'il te plaît, Ivan. Laisse-moi au bout de la rue. Je ne veux pas prendre le risque qu'un voisin nous voie ensemble en pleine journée. Ça pourrait éveiller plus de soupçons que tout le reste.
— Compris. Discrétion absolue, comme toujours.
Ivan s'est garé à l'angle, et avant que je ne sorte, il m'a tiré contre lui pour un dernier baiser, long et profond, une promesse de retrouvailles.
J'ai marché jusqu'à ma maison, la tête pleine de souvenirs et le cœur lourd de mensonges. J'ai ouvert la porte avec ma clé, essayant d'adopter une démarche désinvolte, celle d'un adolescent rentrant d'une soirée entre amis.
Mais l'atmosphère dans le hall était figée. Le salon était ouvert, et j'ai vu mes parents assis sur le canapé. Ils m'attendaient.
Ce qui m'a glacé le sang, ce n'est pas leur présence, mais les valises — une grande et une petite — posées à côté du fauteuil de mon père. Elles étaient là, prêtes, lourdes de sens.
Mon père a levé les yeux vers moi, son expression était indéchiffrable. Ma mère, elle, avait les yeux rougis, les mains serrées.
— Jimmy, viens ici. Assieds-toi, s'il te plaît, a dit mon père, sa voix était sans appel et incroyablement calme.
Je savais, à l'expression de leurs visages, à la présence des valises, et au ton de mon père, que cette conversation allait bien au-delà d'une simple dispute sur mon heure de rentrée ou d'une interdiction de sortie. C'était une crise majeure qui remettait en question tout mon avenir.
Fin du chapitre 7.
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2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
On n'est plus au 19è, où les parents de Jimmy l'auraient envoyé vivre chez une tante vieille fille bigote dans un bled de province, mais je crois aussi peu qu'ils le virent de la maison pour qu'il aille tranquillement vivre chez Ivan... Suite, sivouplé :D
Jimmy va-t-il enfin se libérer de l'emprise de ses parents?
