VICTOR - Episode 3

- Par l'auteur HDS JulesM -

→ Connectes-toi : tchat, discussions et rencontres...

Auteur de récits érotiques
Note attribuée à cette histoire par HDS :
VICTOR - Episode 3
( 10.0 /10 )

Récit érotique écrit par JulesM.
Auteur homme. julesmyringogmailcom

Cette histoire de sexe a été affichée 2277 fois depuis sa publication.
L'ensemble des récits de JulesM ont reçu un total de 424 906 visites.

sexe récit : VICTOR - Episode 3 Publié sur HDS le 08-10-2017
Catégorie :Entre-nous, les hommes
Histoire Réf : 27629-j1662

 
 

VICTOR - Episode 3


On m’a souvent demandé si être gay était un choix. Si c’en était un, je n’aurais sûrement pas choisi d’en être. Car j’ai toujours pensé que préférer les mecs et l’assumer pour espérer être heureux, rendait les choses encore plus difficiles dans de nombreux domaines. Que toute ma vie je devrais composer avec les personnes qui m’accepteront et celles qui me rejetteront. Mais là où cela a sans doute été le plus difficile à assumer, c’est dans mon métier. Car j’ai gardé ce secret pendant des mois, allant jusqu’à m’inventer une vie d’hétéro pour ne pas éveiller les soupçons de mes collègues.
Pourtant aujourd’hui, tout cela est très différent. Je m’appelle Victor, je suis flic et à cette époque j’ai vingt-trois ans. Si cela vous intéresse, voici mon histoire.


VOITURE DE LA BAC NUIT - DEUX MOIS PLUS TARD

- Je te dis qu’il est parti à droite, tourne. TOURNE !
- Bah deux minutes… non mais il n’est pas là c’est pas possible…
- Mais je te dis que je l’ai vu tourner Tom !
- C’est une impasse…
- Arrête la bagnole, il doit être planqué quelque part.

Je descends de la voiture. Gazeuse dans une main, lampe torche dans l’autre, je scrute le moindre recoin du square. Je suis dans le noir complet, je ne vois qu’à la lueur de ma lampe… et l’adrénaline monte. Le moindre bruit attire mon attention. Alors que je fouille un buisson, un pavé vient s’éclater à mes pieds.
- PROJECTILE ! ON RECULE !
Thomas ouvre le coffre de la voiture, en sort un bouclier et vient me chercher. À l’abri derrière lui on regagne la voiture puis on recule jusqu’à l’entrée de l’impasse.
- Ok bon on appelle du renfort, lance Eric.

L’instant d’après, c’est une dizaine de véhicules siglés qui envahissent l’impasse et une trentaine de tenues qui débarquent et investissent les halls d’immeuble les uns après les autres, réveillant les habitants. La moindre cage d’escalier est fouillée. Tandis qu’Eric coordonne l’intervention avec l’officier présent, Thomas et moi on entre dans un hall d’immeuble. Bouclier levé, il avance tandis que je l’appuie de près, Taser en main. En y repensant, c’était inconscient de se lancer là-dedans rien qu’à deux. Mais dans le feu de l’action… on est partis. Un bruit de porte, quelqu’un qui dévale les escaliers… pas besoin de se parler, avec Thomas on se comprend et on part en courant dans les escaliers en direction du bruit que l’on a entendu et on coince le mec alors qu’il essayait de grimper sur le toit par le hublot de service.
- COUCHE-TOI ! À TERRE ! DÉPÊCHE-TOI ! gueule Thomas
- J’ai rien fais ! J’ai rien fais ! Je me couche…
- Tes mains sur la tête !
Une fois à terre je m’approche de lui “T’as rien sur toi ? Pas d’arme ? Rien de dangereux ? Je vais vérifier, je te préviens…”. Je procède à la palpation puis on l’embarque et on redescend. Arrivés en bas, c’est près d’une dizaine de jeunes qui ont été interpellés par les tenues dans les différents immeubles. Avec Thomas on se regarde… et on a un peu honte du déploiement de force ridicule qui a été mis en place pour retrouver le mec qu’on venait de choper. On savait comment ça allait se finir pour cette dizaine de gosses, ils allaient probablement finir avec une inscription au TAJ alors qu’ils n’avaient sûrement rien fait. C’est la facette que Thomas et moi aimions le moins dans notre métier. Ce côté parfois cow-boy que certains collègues pouvaient avoir et qui amenait souvent plus de problèmes qu’il n’en résolvait.

De retour au vestiaire, nous n’avions même pas besoin d’échanger sur ce qu’il s’était passé, on se comprenait déjà. Je lui ai juste lancé un “Merci d’être venu me chercher tout à l’heure…”
- Pas de ça entre nous, c’est normal.
- Même… merci. Tu veux un café ?
- Non c’est gentil mais je suis attendu… enfin tu sais quoi.
- Ahah oui t’en fais pas, va le retrouver ton Max.
- Tu ressors avec nous demain soir ?
- Oui je suis nuiteux pour quelques semaines là.
- Bon bah à demain frérot !

On se check et il repart. J’enfile juste mon sweat siglé aux couleurs de la Bac N, je me changerai plus tard et je me dirige vers la salle de repos pour me faire un maté. Alors que je prépare mon thermo, entre dans la pièce le stagiaire de la fois dernière : Tristan. Putain qu’il est beau, cintré dans son petit polo bleu, ses bras musclés serrés dans ses manches, son petit cul musclé dans son pantalon d’intervention légèrement caché par son ceinturon et son matériel… je le regarde du coin de l’oeil, comme si je ne l’avais pas vu.
- C’est quoi ce que vous buvez là ?
- Pardon ? Pourquoi tu me vouvoies ? Je suis plus jeune que toi je suis sûr.
- Parce-que vous êtes brigadier et moi stagiaire.
- Tu parles… c’est du maté. C’est un peu comme du thé mais en différent. Tu en veux ?
- Pourquoi pas… je vais goûter.
Je lui prépare une tasse et on s’installe à une table.
- Alors ça se passe bien ton stage au 17 ?
- C’est pas toujours passionnant mais ça va oui, j’aime bien. Même si je préfèrerais la Bac…
- Ahah, tous les nouveaux disent ça. Mais tu sais c’est pas forcément plus passionnant hein ! Certaines nuits on a deux ou trois appels… Au 17 tu bouges un peu plus quand même.
- Ouais… enfin je ne sais pas encore où je veux bosser en fait.
- T’as encore le temps de voir venir. Ça se finit quand ton stage ?
- Fin du mois prochain.
- Bon écoute… comme t’as l’air sympa, je peux essayer de te faire venir un soir avec nous. Mais je ne te promets rien.
- Ah ouais ce serait cool ! Merci !
- Tu me remercieras quand ce sera fait… parce-que c’est pas sûr. Surtout que t’es jeune…
- J’ai vingt-deux ans.
- Ah ouais ? Je te pensais plus jeune tu vois… bon bah à voir.
Hop, tandis que j’essaie de me le mettre dans la poche j’en profite pour lui lancer un sourire de ouf. Il a l’air vraiment sympa et surtout… il est encore plus beau de près. Je me sens serré dans mon jean rien qu’à le regarder. Mais surtout… je ne sais pas, il y a chez lui quelque chose qui me plaît.


HOTEL DE POLICE - UNE SEMAINE PLUS TARD

- Bon t’as bien compris ? Quoiqu’il arrive tu restes dans la voiture. T’es là en observation…
- D’accord chef.
- M’appelle pas chef… on t’a déjà appris les manoeuvres de repli à l’école ?
- Oui oui.
- D’accord. Prends ton matériel et suis-moi.

J’emmène Tristan avec moi jusque la voiture et je monte à l’arrière avec lui. Pendant le trajet je l’observe discrètement du coin de l’oeil. Il est vraiment beau gosse. Et cette sensation étrange à son contact est toujours là, comme quelque chose dans mon ventre… un peu comme l’adrénaline que je ressens parfois en intervention mais en légèrement différent. Quelque chose que je ne parviens pas à expliquer. Thomas est au volant et Eric côté passager. On discute tranquillement tout en patrouillant, en attendant un appel. Et il se trouve qu’on en reçoit justement un pour une bagarre en cours… encore devant le club gay de la fois dernière.
- C’est dingue ce que ça peut se battre entre eux en fait les pédés ! lance Eric
Thomas et moi rigolons un peu, pour la forme, mais Tristan lui semble vraiment amusé de cette remarque.

Quand on arrive devant, deux mecs sont encore en train de se crêper le chignon. Thomas et moi en attrapons un chacun et on les écarte, tandis qu’Eric fait reculer tout le monde, gazeuse à la main. Alors qu’on discute un peu avec les témoins pour savoir ce qu’il s’est passé, Tristan sort de la voiture et me rejoint pour me signaler un appel radio.
- Bah je suis au courant mec, je l’ai dans mon oreillette mais on ne peut pas être partout en même temps. Je t’avais dis de rester dans la voiture…
- Désolé, je pensais que c’était important…
- C’est pas grave, reste avec moi. Bon… reprenons, racontez-moi.
Alors qu’il termine son récit, le client de la boite me regarde et me dit “On s’est déjà vu quelque part non ?”
- Non mais c’est pas possible… chaque fois que j’interviens ici on me le dit. Je dois ressembler à un de vos potes, mais non je ne vous connais pas.
- Ah d’accord, pardon…
Après avoir séparé les deux contrevenants et s’être assuré qu’ils partaient chacun de leur côté, on remonte dans la voiture et on reprend la patrouille.

La radio lance un nouvel appel, braquage en cours dans une épicerie à quelques pas de notre localisation. Eric place le deux tons sur le toit et on part à grande vitesse sur place. Une fois sur les lieux, on part à trois pour encercler le magasin tandis que Tristan reste dans le véhicule. Alors qu’on s’approche, arme à la main, un mec sort en courant d’une planque et se barre dans la direction opposée. Thomas et moi se lançons à sa poursuite. Alors qu’il passe à côté de la voiture, Tristan en sort et tente de le plaquer au sol, mais le mec se débat et on ne sait pas s’il est encore armé ou non. Sans même réfléchir, je sprint vers le mec, j’arrive à son niveau et je me jette sur lui pour lui faire embrasser le bitume. En y réfléchissant bien, c’était assez violent. Plus violent que je n’en ai l’habitude. Je lui passe les pinces et me tourne vers Tristan :
- Je t’ai pas dis de rester dans la bagnole toi ?
- Si mais il allait s’enfuir…
- Et alors ? Je ne t’ai pas demandé ton avis… allez bouge de là ! BOUGE PUTAIN !
Je relève le mec, le plaque violemment contre la voiture et je procède aux palpations de sécurité habituelles pendant que Tristan se rapproche de Thomas resté en arrière, et j’entends qu’il lui dit “T’inquiètes pas. Je le connais, s’il s’énerve c’est surement parce-qu’il a eu peur pour toi, pas parce-qu’il t’en veut”.


HOTEL DE POLICE - FIN DE SERVICE, 5H10 DU MATIN

J’étais en train de ranger mon matériel au vestiaire lorsque Tristan entra. J’avais ouvert ma combinaison et l’avait baissée jusqu’à la taille, laissant apparaître mon torse et une partie de mon boxer le temps de me mettre du déodorant.
- Salut, me lance-t-il
- Salut...
- Je voulais te remercier pour ce soir… et m’excuser aussi pour tout à l’heure. Je n’aurais pas dû te désobéir.
- T’en fais pas… c’est déjà oublié.
- D’accord. Bon… bah j’y vais moi.
- Tu sais Thomas avait raison.
Je me retourne vers lui et je le regarde dans les yeux “Si je me suis énervé c’est parce-que j’ai eu peur que tu sois blessé. Mais je n’aurais pas dû... et te faire confiance, t’es un mec bien et je pense que tu seras un bon flic. T’as de bons réflexes en tout cas.”
- C’est… gentil, merci.
“Je t’en prie”, que je lui dis en me retournant à nouveau vers mon casier. Je me sens mal pour lui et je regrette un peu de m’être emporté. Et puis je suis tellement… bizarre quand il est là, je ne comprends pas trop ce qu’il m’arrive. J’enlève le reste de ma combinaison et me retrouve en boxer, et alors que je me retourne à nouveau pour prendre mon jean sur le banc, je m’aperçois que Tristan est toujours là derrière moi.
- Je pensais que t’étais parti…
- Euh… oui, j’y vais. Pardon…
- Attends. Tu veux prendre une tasse de maté ?
- Après tout ça je peux bien te payer le petit-déj !


CAFE DU CENTRE VILLE - 6H00 DU MATIN

Tristan et moi sommes installés à une table en terrasse, dégustant un petit déjeuner.
- Ça fait combien de temps que tu es en Bac ?
- Un peu plus d’un an… mon pote et moi on a été pris rapidement, parce-qu’ils manquaient d’effectifs, qu’on avait des bonnes notes en sortie d’école et qu’on pratiquait un sport de combat.
- Ah d’accord… en tout cas c’était pas mal cette nuit, ça m’a vraiment plu.
- Tant mieux alors, peut-être un futur baqueux.
- J’espère…
- Allez, arrêtons un peu de parler du taf.
- J’ai une dernière question…
- Vas-y.
- Tout à l’heure, à la sortie de cette boite… le mec qui a dit qu’il te connaissait.
- Ah, oublie ça… c’est pas la première fois qu’on me fait la remarque, je dois avoir un sosie gay.
- Un frère jumeau alors…
- Pourquoi ça ?
- Parce-que je t’ai déjà vu sur une application de rencontres. Et à moins que tu aies un sosie qui en plus a au bras le même tatouage que celui que j’ai vu sur le tien tout à l’heure…
- Ah… merde.
- Bah ne t’en fais pas… avec moi ton secret est bien gardé. Mais… pourquoi tu en fais un tel tabou ?
- Parce-que dans le milieu où on bosse c’est difficile. Et puis je veux être jugé sur moi et sur mon travail, pas sur ça uniquement.
- Je comprends…
- Mais ça veut dire que tu y étais aussi sur cette application ?
- Ouais. Enfin vite fait quoi… ce n’est pas mon genre de trucs. Je suis plutôt quelqu’un de sérieux.
- Tu insinues que je ne le suis pas ?
- Non pas du tout… je ne te connais pas assez. Mais souvent ceux qui sont sur ce genre d’appli n’y sont pas par hasard, et j’en avais marre de me voir proposer des plans cul à longueur de journée.
- Ouais je comprends. Ça ne te dérange pas si on parle d’autre chose ?

Je suis resté là près d’une heure à discuter de tout et de rien avec Tristan, à faire un peu sa connaissance. Et je me suis surpris à… l’apprécier. Il était tellement mignon quand il parlait, il avait ce petit rictus quand il souriait qui le rendait… craquant. Merde mais qu’est-ce qu’il m’arrive à moi ? Je suis en train de tomber amoureux comme une collégienne ou quoi ? Je dois me reprendre, je suis ridicule là.
- Merde, je suis désolé je n’avais pas vu l’heure… j’ai oublié que j’avais un rendez-vous. Merci pour le petit-déj, on se voit au boulot ! Euh… salut !
- Je t’en prie… salut.
Je me lève, serre la main à Tristan puis je m’enfuis. Je suis comme paniqué par ce qu’il m’arrive… cette sensation bizarre que j’ai à son contact. Chaque fois que j’ai côtoyé un mec, j’avais envie de le sauter et qu’il se barre ensuite. Là j’ai… envie de passer du temps avec lui. Putain mais réveille toi Victor, tu craques sur un inconnu comme une gamine…


MON APPARTEMENT - 8H00 DU MATIN

Je jette mes affaires et me dirige sous la douche pour me changer les idées. Je dois me sortir ce mec de l’esprit… mais j’en reviens pas qu’il soit gay ! En fait j’ai peut-être une chance avec lui ? Non ! Non pas un collègue, trop dangereux. Et puis c’est une mauvaise idée… mais en même temps qu’est-ce qu’il est canon !
Je l’imagine en train d’enlever son uniforme, de m’exposer son torse musclé sous son polo. De dégrafer son pantalon d’intervention pour m’exhiber ses petites fesses galbées serrées dans son boxer. Et je sens que ma queue commence à gonfler rien que d’y penser. Je commence donc à me branler en imaginant l’embrasser, le déshabiller, caresser son petit cul et le prendre de mes pleines mains. Je le vois accroupi devant moi en train de me sucer tandis que je passe ma main dans ses longs cheveux bruns. Je m’imagine le tenant par les hanches tandis que je serais en train de le prendre violemment contre le mur de ma chambre, lui mordillant le cou tandis qu’il gueulerait de plaisir. Je le mettrais ensuite à quatre pattes sur mon lit et je le déboiterais sévèrement, tandis qu’il en redemanderait encore. Il m’excite tellement, je me projette tellement que je ne tarde pas à jouir contre la paroi de la douche dans un râle de plaisir.

Je finis de me doucher et je sors. Je suis là, enroulé dans ma serviette devant mon miroir, et je me regarde. Je n’ai pas envie de ça avec lui. J’ai envie de lui c’est certain, mais ce qui me surprend c’est que j’ai envie d’autre chose. De quelque chose de… sérieux. Et j’ai du mal à le comprendre car pour moi c’est une première. Jamais je n’ai rencontré de personne qui ne me donne cette envie. Je vais m’allonger sur mon canapé et je reste là à fixer le plafond en me demandant comment je vais m’y prendre. Et je crois que pour la première fois de ma vie… je ressens du stress.

 
Réagissez à l'histoire après lecture:




Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur ? Sinon, laissez vide :

° Recopiez le code suivant :
 
>
*



sexe recit érotique VICTOR - Episode 3 Les avis des lecteurs :

 

A quand la suite de tes récits "Victor" et " Jules et Nathan" qui sont des merveilles. Tu es un écrivain talentueux. tes récits sont bien écrit est passionnant. chaque jour je consulte le site en espérant avoir un suite de ta part. ne nous oublie pas !!


 

 

Vivement la suite... je suis impatient de lire le prochain épisode.


 

 

Salut, première fois que je poste un commentaire, je voulais te dire que t’es histoires sont juste géniales, très bien écrites et je prends plaisir à les lire ! Continue comme ça !


 

 

C’etait trop long d’attendre cette suite mais c'est toujours un plaisir de te lire


 

 

de jose salut a toi merci pour cette belle suite plein denvie demotion de fantasme reve vivement la suite 04 a bientot