Le don

- Par l'auteur HDS Celse -
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Auteur homme.
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Récit libertin : Le don Histoire érotique Publiée sur HDS le 27-05-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Couleur du fond :
Le don
Léa et Thomas avaient vingt-six ans tous les deux, et leur amour était de ceux qui semblent gravés dans le marbre. Ils s’étaient rencontrés à la fac, lors d’une fête étudiante où la musique était trop forte et les regards trop insistants. Elle, grande brune aux cheveux qui cascadaient jusqu’au milieu du dos, aux yeux noisette pétillants d’intelligence et de douceur, au corps souple et féminin avec des hanches rondes qui attiraient les regards sans qu’elle s’en rende compte. Lui, brun aux épaules larges, au sourire timide qui se transformait en rire franc quand il était détendu, à la voix grave qui faisait vibrer quelque chose au creux du ventre de Léa dès qu’il murmurait son nom. Ils s’étaient mariés quatre ans plus tard dans un petit château en Touraine, entourés de leurs proches, et à vingt-six ans ils étaient prêts. Prêts à devenir parents. Prêts à agrandir cette bulle de bonheur qu’ils avaient construite avec tant de soin.

Le premier mois d’essai avait été joyeux, presque ludique. Ils faisaient l’amour tous les soirs, riant quand Léa prenait sa température, dessinant des cœurs sur le calendrier. Le deuxième mois, l’impatience était apparue. Le troisième, l’inquiétude. Au bout d’un an, rien. Les règles de Léa continuaient à arriver, ponctuelles, cruelles, comme une moquerie du destin. Ils consultèrent. Les analyses furent sans appel : azoospermie complète chez Thomas. Stérile à cent pour cent. Aucun spermatozoïde viable. Pas même un seul.

Le choc fut dévastateur. Thomas s’effondra dans les bras de Léa ce soir-là, pleurant comme un enfant, le visage enfoui dans son cou. Elle le berça pendant des heures, caressant ses cheveux, lui répétant que ça ne changeait rien, qu’elle l’aimait encore plus fort, que leur amour suffirait. Mais au fond d’elle, quelque chose se brisa. Le désir d’enfant n’était pas seulement une envie : c’était un besoin viscéral, animal, qui lui serrait la gorge chaque fois qu’elle croisait une femme enceinte dans la rue ou qu’elle voyait des photos de bébés sur son téléphone. Elle se surprenait à poser les mains sur son ventre plat, les larmes aux yeux, imaginant la vie qui aurait dû y grandir.

Ils tentèrent tout ce que la médecine classique pouvait offrir. Trois cycles de PMA conventionnelle : stimulations ovariennes, ponctions, fécondations in vitro, transferts d’embryons. Chaque échec fut une nouvelle déchirure. Les factures s’accumulaient, les espoirs s’effritaient, et le couple, pourtant si solide, commençait à se fissurer sous la pression. Les nuits étaient longues. Thomas se sentait coupable, inutile, même si Léa lui répétait mille fois que ce n’était pas sa faute. Elle, elle se sentait vide, incomplète, comme si son corps la trahissait lui aussi.

C’est sur un forum discret, réservé aux couples déçus par la PMA traditionnelle, qu’ils trouvèrent l’espoir. Un message intitulé « PMA naturelle : la solution qu’on nous cache ». Des témoignages émouvants, des résultats impressionnants, et toujours le même nom : Docteur Moreau, clinique privée en région parisienne. « Zéro labo, zéro coût exorbitant, résultats exceptionnels. » Léa et Thomas lurent tout, jusqu’à trois heures du matin, le cœur battant. Ils prirent rendez-vous pour la semaine suivante.

Le cabinet du Docteur Moreau était élégant, impersonnel mais rassurant : bois clair, lumières douces, tableaux abstraits aux murs. Le médecin, la cinquantaine distinguée, les reçut avec une bienveillance clinique. Il leur expliqua tout sans détour.

— Ici, pas de prélèvement d’ovocytes, pas de fécondation en laboratoire, pas d’implantation artificielle. Le donneur fait son don directement dans la future mère. Pénétration, éjaculation intra-utérine naturelle. C’est plus physiologique, moins invasif, et les statistiques de succès sont bien supérieures parce que le corps de la femme réagit mieux à un don vivant, chaud, immédiat.

Léa rougit jusqu’à la racine des cheveux. Thomas serra sa main si fort qu’elle crut qu’il allait la broyer.

— Vous voulez dire que… un inconnu va… coucher avec ma femme ? demanda-t-il d’une voix rauque.

— Pas « coucher ». Inséminer. Le but est la conception, pas le plaisir. C’est un acte médical, pas sexuel. Le donneur reste anonyme, derrière un champ opératoire. Vous ne le verrez jamais. Votre mari peut assister à tout, rester dans la pièce. Et oui, c’est une question de coûts avant tout. Pas de labo, pas de congélations, pas de personnel spécialisé. Nous optimisons la nature.

Ils restèrent silencieux un long moment. Le médecin leur montra quatre profils anonymes sur sa tablette. Âge, groupe sanguin, couleur des yeux, taille, métier, hobbies, et surtout : un petit triangle rouge sur certains dossiers.

— Qu’est-ce que c’est, le triangle rouge ? demanda Léa d’une voix presque inaudible.

— Cela indique que le donneur est nettement au-dessus de la moyenne en termes de taille et de volume du pénis. Nous le signalons pour que les patientes puissent refuser si elles craignent une gêne physique ou une dilatation trop importante. Certaines femmes préfèrent éviter.

Léa sentit une chaleur étrange monter entre ses cuisses rien qu’en lisant les mots. Elle choisit le profil n°3 : 28 ans, 1m88, sportif, yeux verts, études supérieures, triangle rouge. Thomas approuva d’un signe de tête, la gorge serrée.

Trois mois plus tard, après avoir porté jour et nuit une montre connectée qui avait analysé son cycle menstruel à la seconde près, température, pouls, variations hormonales, ils entrèrent à la clinique pour les trois jours d’hospitalisation. Chambre spacieuse, lit king-size pour deux, vue sur un jardin intérieur calme. Thomas resterait avec elle tout le temps. Il avait pris un congé sans solde. Il voulait être là, à chaque instant.

Le premier matin, Léa se déshabilla lentement dans la salle de bain attenante. Elle enfila seulement la blouse d’hôpital, fine, ouverte dans le dos, qui laissait deviner ses courbes. Ses seins lourds tendaient le tissu, ses fesses rondes se dessinaient dessous. Elle se regarda dans le miroir : elle était belle, excitée et terrifiée à la fois. Thomas la prit dans ses bras.

— Je t’aime. Quoi qu’il arrive, je t’aime.

On vint la chercher avec un lit médical spécial, large, qui pouvait se transformer en table gynécologique motorisée. Dans la salle d’insémination, un grand champ bleu opaque fut installé à hauteur de ses hanches : un mur de tissu qui séparait la partie supérieure de son corps de la partie inférieure. Ni elle ni Thomas ne verraient jamais le donneur. Seulement ses jambes à elle, écartées, et l’espace vide derrière le champ.

L’infirmière, une femme d’une quarantaine d’années au sourire professionnel et doux, l’aida à s’installer. Jambes dans les étriers, blouse relevée jusqu’à la taille. Léa était complètement exposée, vulve offerte, cœur battant à cent à l’heure. L’infirmière étala un gel tiède, épais, sur toute sa vulve, puis enfonça lentement deux doigts gantés pour lubrifier profondément l’intérieur de son vagin. Léa sursauta, un petit gémissement lui échappa.

— Détendez-vous, murmura l’infirmière. Le but est l’insémination efficace. Le donneur va aller vite. Vous ne ressentirez probablement rien de sexuel. Respirez.

Thomas s’assit à côté d’elle, prit sa main. Léa serra fort. Elle sentit des genoux écarter un peu plus ses cuisses, puis une présence chaude, lourde, massive contre sa vulve. Le gland, large, força doucement l’entrée, puis d’un seul mouvement fluide et puissant, le membre entier la pénétra jusqu’au fond. Léa ouvrit grand les yeux, bouche bée.

— Oh… mon Dieu… il est… énorme, souffla-t-elle en serrant les doigts de Thomas à les blanchir.

Le donneur ne parla pas. Il commença immédiatement à bouger : grands coups de reins profonds, rapides, mécaniques, sans tendresse inutile. Chaque va-et-vient faisait claquer légèrement ses hanches contre les fesses de Léa. Elle sentait son vagin s’étirer comme jamais, les parois frottées, le col de l’utérus heurté à chaque fois. Ce n’était pas du plaisir. C’était une sensation brute, animale, envahissante. Son corps réagissait malgré elle : elle mouillait abondamment autour du membre inconnu, son clitoris gonflait, mais son esprit refusait. Thomas la regardait, les yeux brillants d’un mélange de jalousie, d’excitation et d’amour absolu.

Quatre minutes à peine. Le donneur accéléra, grogna sourdement derrière le champ, et se vida en elle. Léa sentit chaque jet : chaud, puissant, abondant, pulsant contre son col, remplissant son utérus. Cinq, six, sept longues saccades. Puis il resta enfoncé quelques secondes, comme pour tout pousser au fond, avant de se retirer lentement. Un filet de sperme épais coula aussitôt sur ses fesses.

On la ramena dans sa chambre sur le lit, toujours allongée, jambes surélevées sur des coussins. Thomas marcha à côté, tenant sa main. Dans la chambre, porte fermée, ils restèrent silencieux un long moment. Puis Léa murmura :

— Je n’ai rien ressenti de… sexuel. Juste mon corps qui réagissait. Comme si mon vagin savait qu’il devait tout garder. C’était… intense. Il était vraiment très gros. Je le sentais partout.

Thomas l’embrassa doucement sur le front, puis sur les lèvres.

— Tu as été parfaite. Je suis là.

L’après-midi du même jour, deuxième insémination. Même rituel. Même champ. Même exposition totale. Cette fois, Léa était déjà un peu endolorie, mais le gel lubrifiant fit son effet. Le donneur entra en elle avec la même efficacité. Moins de trois minutes cette fois. Il jouit encore plus fort, comme si ses réserves s’étaient reconstituées. Léa serra les dents, sentant son utérus se remplir à nouveau, chaud, lourd.

Le soir, dans le lit, blottis l’un contre l’autre, ils parlèrent longtemps. Léa confia ses sensations physiques, la dilatation, la chaleur du sperme qui semblait couler encore en elle. Thomas avoua qu’il avait bandé malgré lui en la voyant prise. Ils firent l’amour doucement, tendrement, Thomas glissant en elle avec précaution, sentant le mélange de leurs corps et du don inconnu. Léa jouit doucement, presque timidement, en pensant à la journée.

La nuit fut étrange. Léa rêva. Des rêves flous, érotiques. Un homme sans visage, grand, musclé, qui la pénétrait lentement, profondément, qui la remplissait sans fin. Elle se réveilla plusieurs fois, le sexe humide, le cœur battant.

Le deuxième jour commença tôt. L’infirmière prévint avant la première insémination :

— Aujourd’hui, il ira plus lentement. Il a déjà donné deux fois hier, il doit laisser le temps à ses canaux spermatiques de se remplir correctement. Ça durera plus longtemps, ne vous inquiétez pas. Essayez de vous détendre.

Dès que le membre épais entra en elle, Léa comprit. Les va-et-vient étaient lents, profonds, contrôlés. Chaque sortie presque complète, chaque entrée jusqu’au fond, frottant toutes ses parois sensibles. Son point G était caressé à chaque passage. Une chaleur traîtresse monta dans son ventre. Ses tétons durcirent sous la blouse. Elle serra la main de Thomas, respira plus vite. Le plaisir montait, inexorable. Elle était à deux doigts de l’orgasme quand le donneur accéléra soudain et explosa en elle, longuement. Léa retint son cri, retint l’orgasme de justesse, le corps tremblant.

L’après-midi, ce fut pire. Les coups de reins lents, réguliers, presque hypnotiques. Léa sentait son vagin se contracter autour du membre énorme, son clitoris pulsait, son ventre se contractait. Elle était au bord, au bord, au bord… et encore une fois, il jouit avant elle. Elle faillit pleurer de frustration. Son corps entier réclamait la délivrance.

Le soir, dans la chambre, elle avoua tout à Thomas, rouge de honte, les larmes aux yeux.

— Je suis à la limite, mon amour. J’ai peur de jouir demain autour de lui. Avec un inconnu. J’ai peur que mon corps me trahisse complètement.

Thomas la serra contre lui, caressa ses cheveux, embrassa ses lèvres.

— Laisse-toi aller, Léa. Ton corps a besoin de se détendre pour que ça marche vraiment. Je ne t’en voudrai jamais. Au contraire… je veux que tu ressentes tout. Que tu sois pleine, heureuse, vivante. Je t’aime tellement.

Ils firent encore l’amour cette nuit-là avec une intensité nouvelle. Thomas la prit lentement, profondément, lui murmurant des mots crus et tendres :
« Imagine que c’est lui qui te remplit encore… laisse-toi aller pour lui demain… »

Léa explosa deux fois, violemment, en imaginant la scène.

La deuxième nuit fut encore plus agitée. Rêves érotiques encore plus précis. Elle voyait presque le corps du donneur : torse musclé, sexe long et épais, veines saillantes. Elle se réveilla trempée, le clitoris gonflé, et se caressa discrètement sous les draps pendant que Thomas dormait.

Le troisième jour. Dernier jour.

Premier don du matin. Le donneur alla encore plus lentement, comme si tout était calculé pour la faire monter au maximum. Chaque va-et-vient était une torture délicieuse. Léa haletait ouvertement maintenant. Ses hanches se soulevaient malgré elle pour venir à sa rencontre. Son vagin ruisselait, les bruits humides étaient audibles. Elle était au bord du précipice, tremblante, quand il jouit encore une fois trop tôt. Léa gémit de frustration, des larmes de plaisir retenu coulant sur ses joues.

L’après-midi. Le dernier don. Le dernier.

Dès qu’il entra en elle, Léa sut. C’était celui-là. Le membre était brûlant, encore plus dur. Les va-et-vient étaient d’une lenteur insoutenable, presque cruels. Chaque centimètre frottait son point G, son clitoris gonflé frottait contre le pubis du donneur à chaque fois qu’il s’enfonçait complètement. Léa serrait la main de Thomas si fort que ses ongles marquaient sa peau. Son souffle était saccadé, ses seins se soulevaient rapidement sous la blouse.

— Je… je vais… oh putain… je vais jouir… murmura-t-elle d’une voix brisée.

Le donneur, comme s’il avait senti, accéléra légèrement, juste assez, gardant la profondeur. Le membre énorme pulsait en elle.

Léa explosa.

Un orgasme gigantesque, animal, dévastateur. Elle cria, un cri long, rauque, qui résonna dans la salle. Son corps se cambra violemment, ses jambes tremblèrent dans les étriers, et un jet chaud, abondant, jaillit de son sexe, inondant le ventre et les cuisses du donneur, mouillant le drap sous elle. Elle jouit pendant presque une minute entière, spasmes violents, contractions rythmées autour du membre qui continuait à éjaculer en elle, jet après jet, comme s’il voulait tout lui donner jusqu’à la dernière goutte. Son utérus semblait aspirer le sperme, son vagin palpitait follement.

Quand le donneur se retira enfin, Léa était pantelante, les yeux clos, le corps couvert de sueur, un sourire béat sur les lèvres malgré la honte qui montait déjà. L’infirmière essuya calmement le champ, la vulve de Léa, et sourit avec bienveillance.

— C’est très fréquent, madame. Surtout au troisième jour. C’est même excellent signe : votre corps accepte parfaitement le don. Le squirting arrive souvent dans ces cas. Ne soyez pas gênée, c’est naturel et très beau.

Léa, rouge pivoine, n’osa pas regarder Thomas tout de suite. Mais quand elle tourna la tête, il la regardait avec un amour infini, les yeux brillants de larmes et d’excitation. Il se pencha, l’embrassa longuement, profondément.

— Tu étais magnifique. Absolument magnifique. Je t’aime plus que tout.

Ils quittèrent la clinique le soir même. Un sentiment étrange les habitait : un mélange de honte, de gratitude, d’excitation résiduelle et d’espoir fou. Léa sentait encore le sperme du donneur couler doucement en elle quand elle marchait. Thomas la tenait par la taille, protecteur, amoureux.

Neuf mois plus tard, dans la même clinique, naissait Anaïs.

Petite, parfaite, 3,2 kg, les yeux verts comme ceux du profil n°3, un duvet brun sur la tête, un cri vigoureux qui remplit la salle d’accouchement. Léa la tint contre sa poitrine, épuisée, rayonnante, les larmes coulant sans fin. Thomas pleurait à ses côtés, embrassant le front de sa fille, puis les lèvres de sa femme.

— Elle est à nous, murmura-t-il. Elle est à nous.

Léa ferma les yeux, sentant contre son sein le petit corps chaud. Au creux de son ventre, elle sentait encore, parfois, le souvenir brûlant de ces trois jours où elle avait été prise, remplie, aimée de la manière la plus naturelle, la plus intime, la plus animale qui soit. Un secret qu’ils porteraient toujours, un lien invisible entre elle, Thomas, et l’inconnu au triangle rouge qui leur avait offert le plus beau des cadeaux.

Anaïs ouvrit les yeux. Verts. Profonds. Parfaits.

Et Léa sut, au plus profond d’elle-même, que tout cela en valait la peine.

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