Le loyer

- Par l'auteur HDS Carla -
Récit érotique écrit par Carla [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Récit libertin : Le loyer Histoire érotique Publiée sur HDS le 13-06-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Couleur du fond :
Le loyer
Le studio du 3ème étage sentait le café froid et le désinfectant bon marché.
Les murs, peints d’un blanc jauni par les années, semblaient se refermer sur Ludivine chaque fois qu’elle fixait l’enveloppe du loyer, posée comme une menace sur la table basse en stratifié.
1200 euros.
Encore en retard. Elle soupirait en passant une main dans ses longs cheveux blonds, soyeux comme de la soie, qui lui tombaient jusqu’à la taille. Ses yeux bleus, d’un azur presque électrique, brillaient d’une lueur à la fois lasse et espiègle.

À 20 ans à peine, elle avait déjà appris à compter chaque centime.

Tom était parti depuis trois jours. Encore une tournée en Allemagne, avait-il marmonné en embrassant son front avant de disparaître dans l’aube grise. Elle avait senti l’odeur de diesel collée à sa veste, mélange de sueur et de fatigue.

Un seul salaire pour deux, pour ce trou à rats… Elle serrait les poings en repensant aux factures entassées dans le tiroir. L’électricité, les courses, et ce putain de loyer qui rongeait leurs économies comme un cancer.

Son regard dévia vers la fenêtre. Le balcon, étroit et rouillé, offrait une vue imprenable sur… la baie vitrée d’Eric, le proprio.
Eric, pour elle c’était un connard. Sinon c’était un homme d’une cinquantaine d’années, le ventre proéminent tendant ses t-shirts moulants, les cheveux gris clairsemés qu’il peignait avec soin pour cacher les plaques de calvitie.

Chaque fois qu’il les croisait dans l’escalier, ses yeux marron, humides et avides, s’attardaient sur ses seins généreux, compressés sous ses décolletés serrés. « Alors, ma belle, toujours aussi en forme ? » avait-il glissé la veille en lui tendant une facture, sa main effleurant « accidentellement » son bras.

Elle avait frémi de dégoût, mais sourit, les lèvres légèrement entrouvertes, comme si elle savourait un secret. Bref, pour elle, un mec dégueulasse.
Mais Ludivine aimait ça. Allumer. Jouer avec le feu.

Elle n’avait jamais franchi le pas – jamais trompé Tom – mais l’idée de le faire la faisait frémir, surtout quand son mari rentrait épuisé, s’endormant dès qu’il touchait le matelas. Lui, au moins, il avait déjà craqué.

Elle l’avait su un soir, en tombant sur un message d’ une certaine Clara sur son téléphone. « Tu me manques, mon grand, on se revoit bientôt… » suivi d’un emoji cœur. Pffff... Salope. Ce dit-elle !

Elle avait ri jaune, avant de ranger le téléphone dans sa poche, un sourire en coin. Deux poids, deux mesures gardant ce secret.

Ce soir-là, comme souvent, Eric avait poussé le volume de sa télé à fond. Ludivine, assise sur son canapé défoncé, entendait chaque gémissement, chaque ordre sourd à travers le mur mitoyen.
— « Oh putain… oui, comme ça ! Baise moi comme la salope que je suis ! »
— « Vas-y, défonce ma chatte, je suis ta pute… ta petite chienne en chaleur ! »
— « Plus fort ! Je veux sentir ta queue me défoncer ! »

Les mots résonnaient dans son crâne, accompagnés du clac-clac rythmé des fesses contre son baiseur. Elle avait d’abord essayé d’ignorer, de se concentrer sur ses cours de commerce, mais les sons étaient partout. Inévitables. Obscènes.
Et puis, il y avait la vue.

En se penchant légèrement par-dessus la rambarde du balcon, si elle plissait les yeux, elle apercevait par la baie vitrée d’Eric l’écran géant de sa télé, allumée sur des films pornos qui ressemblaient à des films amateurs.
Des corps entrelacés, des bouches grandes ouvertes, des mains qui agrippent, qui frappent… Une fois, elle avait même vu Eric, torse nu, une main sur son ventre bedonnant, l’autre… autre part. Et puis, il l’avait vue.

Leur regard s’était croisé.
Elle s’était figée, le visage en feu, les doigts agrippés à la rambarde. Lui, un sourire gras aux lèvres, avait ralenti son mouvement, exagérément, comme pour lui faire comprendre qu’il savait. Qu’il la voyait.
Puis elle avait fuit, rouge de honte, le cœur battant, les cuisses serrées.

Le lendemain, Eric l’attendait devant la porte de l’immeuble, un cigarette au coin des lèvres. Appuyer sur le mur habillé d’un jogging comme le gros porc qu’il est.
— « Alors, Ludivine, on a du mal avec le loyer, on dirait… » avait-il lancé, la fumée s’échappant de sa bouche avec un nuage gris.

Elle avait joué l’innocente, les yeux baissés, mais avec une hanche légèrement décalée, comme si elle posait sans le vouloir.
— « On fait de notre mieux, Eric… Tom travaille dur, vous savez. »
Il ricane, les yeux plissés.

— « Je suis sûr que toi aussi, tu pourrais trouver un arrangement… » Sa main s’était posée sur son épaule, lourde, moite. « Les jolies filles comme toi ont toujours… des atouts. Et les affaires sont les affaires !»

Elle avait frissonné. Dégoût ? Excitation ? Les deux, peut-être.
— « Je ne sais pas de quoi vous parlez », avait-elle murmuré, mais son ton était trop doux, trop complice.

Il avait souri, comme s’il venait de gagner une partie qu’elle ignorait encore.
— « Réfléchis y. Le loyer… c’est flexible, pour les bonnes locataires. »

Ce soir-là, Tom était encore absent. Ludivine, en pyjama court – un short en soie noire et un haut sans bretelles qui soulignait ses courbes – fixait le plafond, les jambes entrelacées. Et si… ?
Juste pour le frisson. Juste pour voir jusqu’où il irait.

Elle avait entendu Eric rentrer, ivre, vers minuit. La télé s’était rallumée. Encore.
Elle s’était levée, les pieds nus sur le carrelage froid, et s’était approchée du balcon. La baie vitrée était entrouverte. Les gémissements résonnaient, plus forts, plus crus.
— « Encule-moi comme une chienne ! Oui, c’est ça, prends moi par-derrière ! »

Ca ressemblé à un film fait maison. Elle avait presque reconnu ce gros porc d’Eric le pantalon baissait en train de se palucher dans l’écran. En tout cas il lui ressemblé beaucoup.
Elle avait mordu sa lèvre, les doigts crispés sur la rambarde. Et puis elle avait fait un pas en avant.
Assez pour que, si Eric levait les yeux…
Il l’a vue.

Cette fois, il n’y avait eu ni fuite, ni honte. Juste… un défi dans son regard.
Eric avait souri, lentement, avant de se lever, son pantalon déjà ouvert. « Tu veux voir, ma belle ? » avait-il crié, la voix pâteuse.
Ludivine avait reculé d’un bond, le souffle court. Non. Non, ça va aller merci.
…Mais une partie d’elle, profonde, honteuse, voulait rester. Comment un mec aussi dégoûtant pouvait l’attirer.

Le lendemain, une enveloppe glissée sous sa porte.
Dedans, un mot à l’écriture tremblotante :
« Il y aura une ristourne sur le loyer si tu veux. Viens me voir ce soir. »
Pas de signature. Pas besoin.

Ludivine avait serré le papier contre sa poitrine, le cœur battant à tout rompre.
Tom rentrait demain.
Et elle… elle avait jusqu’à ce soir pour choisir. Mais demain il y a cours et elle aura le temps d’y réfléchir.

L’amphithéâtre B de la faculté de commerce bourdonnait comme une ruche. Le professeur, un homme sec aux lunettes cerclées d’acier, débobinait des théories sur les stratégies de marché, mais Ludivine n’entendait rien. Rien, à part le battement sourd de son propre cœur et le froissement du papier dans sa poche. L’enveloppe d’Eric.

« Il y aura une ristourne sur le loyer si tu veux. Viens me voir ce soir.. »
Les mots lui brûlaient l’esprit. 1 200 euros. Une somme qu’elle n’avait pas. Tom était en Allemagne, leur compte en banque affichait un solde ridicule, et les factures s’entassaient comme des fantômes sur la table de la cuisine. Pas le choix. Pas vraiment.
Et puis… il y avait l’autre raison.

L’idée de défier Eric, de le provoquer, de le faire supplier pour un simple effleurement la faisait trembler. Un strip-tease. Une branlette. Rien de plus. Juste assez pour le faire gémir, pour le laisser sur sa faim, frustré, tandis qu’elle repartirait avec son dû… et son orgueil intact. Enfin, presque.

Un sourire narquois étira ses lèvres pulpeuses. Elle allait le faire.
Assise seule au fond de l’amphithéâtre , les jambes croisées sous son bureau, Ludivine imaginait déjà la scène. Comment s’habiller ? Quelque chose de serrée. De court. De facile à enlever et surtout , qui le ferait jouir. Vite.

Sa mini-jupe en cuir noir, celle qui moulait ses hanches comme une seconde peau, qui remontait à peine assez pour cacher ce qu’elle ne porterait pas en dessous. Aucun sous-vêtement. Juste elle, sa peau nue, et le frottement du tissu contre ses lèvres déjà humides à cette pensée. Son côté chienne reprenant les rênes.

Et si il essayait d’aller plus loin ? Et s’il refusait de payer ?
Son souffle s’accéléra. Elle gérerait. Ludivine savait y faire avec les hommes. Un regard, un sourire, une caresse bien placée… Elle les menait par le bout du nez sans même avoir à toucher.
Ses doigts, posés sur son stylo, se mirent à tambouriner contre la table. Impatiente.
Le cours touchait à sa fin. Autour d’elle, les étudiants rangeaient leurs affaires, discutant à mi-voix de partiels et de stages. Personne ne la regardait. Personne ne la voyait.
Sauf elle.

Ses cuisses se serrèrent l’une contre l’autre, comme pour contenir une chaleur grandissante. Elle ne pouvait plus attendre. Pas jusqu’à ce soir. Pas avec cette démangeaison entre ses jambes, cette pression qui montait, insistante, depuis qu’elle avait lu ce mot.

D’un mouvement imperceptible, elle glissa sa main sous sa jupe. Comme d’ habitude, juste un petit string avec un tissu fin, laissant l’air rafraîchir son entrejambe. Sous le string, juste sa peau, douce et chaude, déjà légèrement moite. Ses doigts effleurèrent d’abord son mont de Vénus, puis descendirent, plus bas, plus bas…

Un frisson la parcourut quand elle frôla son clito, gonflé, sensible. Putain. Elle mordu sa lèvre inférieure, les yeux mi-clos, feignant de prendre des notes. Personne ne doit rien voir.
Ses doigts se mirent à tracer de petits cercles, lents, précis. Oh… Un gémissement étouffé lui échappa, qu’elle masqua en toussant dans son coude. Trop bon. Trop interdit.
Et puis, elle ne put plus résister.

D’un geste fluide en se mettant au bord de sa chaise, elle enfonça deux doigts en elle, d’un coup. Sa chatte était trempée, brûlante, prête. Prête pour lui. Prête pour ce gros porc d’ Eric. Prête pour n’importe qui, putain. Elle était prête à s’offrir au premier qui l’a provoque.
Elle se cambra légèrement, les doigts allant et venant en elle, tandis que son pouce appuyait sur son clitoris, fort, plus fort… Les bruits de l’amphi semblaient s’estomper, remplacés par le bruit

humide de ses doigts en elle, par le son étouffé de sa respiration qui s’accélérait.
Oh merde… Oh merde, elle allait jouir.
Ses hanches se soulevaient maintenant, malgré elle, comme si son corps avait pris le contrôle. Plus vite. Elle se mordait la lèvre pour ne pas crier, les yeux écarquillés, fixés sur le tableau comme si sa vie en dépendait.

Les autres… Est-ce qu’ils voient ? Est-ce qu’ils entendent ?
Non. Non, impossible...Je m’en fout.

Pourtant, si quelqu’un avait daigné la regarder, il aurait vu, ses joues écarlates, couvertes d’une fine pellicule de sueur. Sa poitrine qui se soulevait par à-coups, ses seins lourds sous son chemisier, ses mamelons durs comme des cailloux frottant contre le tissu. Ses lèvres entrouvertes, humides, comme si elle était en train de sucer quelque chose. Et surtout… le mouvement.

Ce mouvement de va-et-vient sous sa jupe, ses doigts qui disparaissaient et réapparaissaient entre ses cuisses, brillants de son excitation.
Putain de Dieu.

Un frisson électrique la traversa. Elle y était.
Ses doigts s’enfoncèrent au maximum, son pouce écrasant son clitoris dans un dernier assaut, et…
— Mmmh… —

Un son étouffé, presque un sanglot, lui échappa. Ses cuisses se contractèrent, ses orteils se recroquevillèrent dans ses escarpins, et une vague de plaisir brûlant la submergea, la laissant haletante, les doigts trempés, le corps tremblant. Se donner du plaisir dans un endroit publique l’ excitée au plus haut point. Chienne qu’ elle devient, Elle savait qu’ elle ne pouvait pas se retenir, ne plus se retenir désormais.

Elle resta figée, les yeux fermés, savourant les dernières secousses de son orgasme, avant de retirer lentement sa main, collante, qu’elle essuya discrètement sur un mouchoir en papier.
Putain.

Ce soir, ce serait à Eric de la faire jouir.
En rangeant ses affaires, Ludivine sourit, satisfaite d’elle même.
Un strip-tease. Une branlette. Et le loyer, effacé.

Elle était prête, et elle avait hâte.
Et si Eric essayait d’en demander plus ? Tant pis. Elle saurait le faire plier. Après tout… elle était bien plus maligne que lui.

Elle se leva, les jambes encore un peu flageolantes, et quitta l’amphi d’un pas féline.
Ce soir, Eric aurait ce qu’il désirait.

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