Un million
Récit érotique écrit par Celse [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Un million
Élise avait trente-cinq ans, et le temps, ce traître silencieux, avait commencé à laisser ses marques discrètes sur son visage et son corps autrefois intouchables. Grande – un mètre soixante-dix-huit sans talons –, elle avait toujours été le type même du mannequin haute couture : silhouette élancée, jambes interminables qui semblaient ne jamais finir, taille fine comme taillée au couteau, hanches subtilement arrondies qui donnaient à ses pas sur les podiums cette démarche féline et hypnotique. Ses cheveux châtains, naturellement ondulés, tombaient en cascade jusqu’au milieu de son dos, encadrant un visage aux traits fins et aristocratiques : pommettes hautes, nez droit et délicat, lèvres pleines naturellement ourlées, et surtout ces yeux verts, d’un vert profond presque émeraude, qui avaient fait la couverture de Vogue à plusieurs reprises et avaient fait rêver des générations de photographes. Sa peau claire, presque laiteuse, était encore impeccable grâce aux soins obsessifs qu’elle s’imposait, mais les rides fines au coin des yeux et sur le front, invisibles sur les photos retouchées d’autrefois, étaient désormais bien réelles. Elle avait été l’égérie de grandes maisons – Dior, Saint Laurent, Givenchy –, avait défilé à Paris, Milan, New York, avait posé pour les plus grands : Testino, Leibovitz, Meisel. Les années de sa vingtaine avaient été fastes : contrats juteux, voyages en jet privé, soirées dans les palaces, amants beaux et célèbres. Mais à trente-cinq ans, dans cet univers impitoyable qui idolâtre la jeunesse, elle n’était plus « la nouvelle sensation ». Les directeurs de casting préféraient désormais les visages de vingt ans, ces corps immaculés, sans passé, sans cicatrices invisibles du temps. Les grandes campagnes pour Chanel ou Dior avaient cédé la place à des shootings pour des marques de cosmétiques anti-âge – cruel ironie – ou à des catalogues en ligne pour des chaînes de prêt-à-porter moyen de gamme. Ses revenus avaient chuté de manière vertigineuse, passant d’un train de vie luxueux à une survie précaire. Pourtant, ses dépenses, elles, restaient inflexibles : le loyer exorbitant de son appartement haussmannien dans le 8e arrondissement de Paris, avec ses moulures et ses parquets anciens ; les factures d’électricité et de chauffage qui s’accumulaient ; les soins esthétiques qu’elle ne pouvait pas encore se permettre d’abandonner – injections, lasers, crèmes hors de prix – car son corps était son seul capital ; les impôts, les assurances, les petits luxes qu’elle s’accordait encore pour ne pas sombrer dans la déprime totale. Elle avait vendu quelques bijoux hérités de sa grand-mère, reporté des paiements, emprunté à des amis qu’elle évitait désormais. La spirale descendante était inexorable, et la peur de tout perdre – l’appartement, le statut, l’illusion de réussite – la rongeait jour après jour.
Ce soir-là, assise en tailleur sur son canapé en lin beige, les jambes repliées sous elle, un verre de vin rouge à moitié vide posé sur la table basse en marbre, Élise fixait l’écran de son ordinateur portable avec une intensité presque hypnotique. Le mail était ouvert depuis plus de trois heures maintenant. Elle l’avait lu et relu des dizaines de fois, chaque mot s’incrustant dans son esprit comme une écharde. Le curseur clignotait dans la boîte de réponse vide, la narguant.
« Chère Mademoiselle Valois,
Je me permets de vous contacter directement, car j’ai longtemps admiré votre beauté et votre élégance sur les podiums et dans les magazines. Votre silhouette élancée, votre regard captivant, votre présence magnétique m’ont toujours fasciné. Je suis un homme d’affaires fortuné, discret, et je serais prêt à vous offrir la somme d’un million d’euros en échange d’une nuit en votre compagnie. Une seule nuit, sans engagement, sans conséquence. Vous seriez traitée avec le plus grand respect et dans le plus grand confort. Si cela vous intéresse, répondez simplement à ce message.
Bien à vous,
Charles de Montfort »
Un million d’euros. Le chiffre dansait devant ses yeux comme une promesse obscène, un mirage dans le désert de sa vie actuelle. La première fois qu’elle avait ouvert ce mail, reçu anonymement via une adresse cryptée, elle avait senti une vague de colère l’envahir. Ses joues s’étaient empourprées, ses mains avaient tremblé de rage. Elle avait failli taper une réponse immédiate, cinglante : « Je ne suis pas une pute, Monsieur. Votre proposition est insultante. Allez vous faire voir ailleurs avec votre argent sale. » Les mots étaient prêts, formulés dans sa tête. Mais elle s’était arrêtée, les doigts suspendus au-dessus du clavier. Un million. Avec cette somme, elle pourrait payer toutes ses dettes en un clic, vivre sans stress pendant dix ans au moins, peut-être même investir dans un nouveau book photo professionnel, engager un agent plus agressif, relancer sa carrière avant qu’il ne soit trop tard. Ou simplement… respirer. Dormir sans cauchemars d’expulsion.
Elle avait fermé l’ordinateur d’un coup sec, s’était levée, avait arpenté l’appartement en long et en large, ses talons nus claquant sur le parquet. Elle s’était servi un autre verre de vin, puis un troisième. Devant le grand miroir de sa chambre, elle s’était déshabillée lentement, observant son reflet comme une étrangère. Son corps, encore magnifique : seins fermes et ronds, taille fine, ventre plat, hanches légèrement arrondies par les années, jambes interminables et fuselées. Sa peau claire, douce, entretenue avec soin. Était-ce cela qu’il voulait acheter ? Son corps, pour une nuit ? L’idée la révulsait profondément, lui donnait la nausée. Elle n’avait jamais monnayé son intimité, même dans les moments les plus durs. Mais la peur était là, tapie, plus forte que la fierté.
Elle avait googlé le nom. Charles de Montfort. Cinquante-quatre ans. Héritier d’une immense fortune familiale dans l’immobilier de luxe et les hôtels haut de gamme. Des photos volées sur des soirées de gala : un homme bedonnant, le crâne presque chauve, quelques mèches grisonnantes soigneusement rabattues pour masquer la calvitie, un sourire carnassier et satisfait, des yeux porcins derrière des lunettes de designer. Rien à voir avec les hommes qu’elle avait fréquentés – ces mannequins athlétiques aux corps sculptés, ces acteurs charismatiques, ces photographes aux regards intenses. Lui, il était ordinaire, presque repoussant : ventre proéminent débordant sur la ceinture, peau pâle et molle, mains potelées ornées de bagues trop voyantes. Ce n’était pas le genre d’homme qui la faisait vibrer, qui allumait en elle la moindre étincelle de désir. L’idée de le laisser la toucher, l’embrasser, la pénétrer… cela lui donnait des frissons de dégoût.
Pourtant, un million d’euros.
La nuit avait été longue, agitée. Elle s’était tournée et retournée dans ses draps en satin, imaginant les scénarios. La misère d’un côté : devoir déménager dans un studio minuscule, chercher un travail « normal », serveuse ou vendeuse, à trente-cinq ans. De l’autre : une nuit. Une seule. Et puis la liberté financière. Le lendemain matin, après une douche froide pour se réveiller, les doigts tremblants sur le clavier, elle avait tapé sa réponse.
« Monsieur,
Votre proposition m’a profondément surprise et dérangée, mais après une longue réflexion, j’accepte vos conditions. Une seule nuit. Discrétion absolue des deux côtés.
Élise Valois »
Elle avait appuyé sur « envoyer » avant de pouvoir changer d’avis, le cœur battant à tout rompre.
À peine quelques minutes plus tard, une notification retentit. Un nouveau mail de Charles de Montfort.
« Chère Élise,
Je suis ravi que vous acceptiez ma proposition. Cela me comble de joie. Pour que tout soit clair entre nous, je tiens à préciser mes attentes : une nuit sans aucun tabou, où vous vous donnerez entièrement à moi. Cela inclut toutes les pratiques que je pourrais désirer – fellation, pénétration vaginale et anale, éjaculations où je le souhaiterai, etc. Le sexe se fera sans préservatif, pour une expérience plus intense et authentique.
Êtes-vous toujours d’accord avec ces conditions ?
Dans l’attente de votre confirmation,
Charles »
Élise relut le message plusieurs fois, le souffle court. La sodomie. Elle n’avait jamais accepté cela, même avec ses amants les plus proches, les plus tendres. L’idée d’un homme – cet homme – la prenant par là lui semblait inconcevable, douloureuse, humiliante. Et pour de l’argent, en plus. Donner son cul pour un million d’euros. Elle sentit une nausée monter. Et le sexe non protégé… c’était risqué. Maladies, grossesse – même si elle prenait la pilule, rien n’était sûr à cent pour cent. Elle imagina les conséquences possibles, les tests à faire après, l’angoisse. Elle faillit répondre non, bloquer l’adresse, oublier tout ça.
Mais un million.
Elle se leva, marcha encore dans l’appartement, se resservit du vin. Les factures sur la table, les appels impayés sur son téléphone. La peur de tout perdre revint, plus forte. Pour un million, elle accepta le risque. Elle se rassit, tapa la réponse.
« Monsieur,
Oui, je suis toujours d’accord. J’accepte toutes vos conditions.
Élise »
Deux jours plus tard, à vingt heures précises, une limousine noire aux vitres teintées s’était garée en double file devant son immeuble. Le chauffeur, un homme en costume impeccable, gants blancs et casquette, lui avait ouvert la portière sans un mot superflu. Élise portait une robe de soirée noire, moulante comme une seconde peau, décolleté sage mais dos entièrement nu, fendu jusqu’aux reins. Elle s’était maquillée avec un soin maniaque : fond de teint impeccable pour masquer toute trace de fatigue, smoky eyes qui faisaient ressortir le vert de ses iris, rouge à lèvres carmin mat qui soulignait la courbe sensuelle de sa bouche. Ses cheveux étaient lâchés en vagues souples, parfumés à la vanille. Elle voulait avoir l’air sûre d’elle, intouchable, même si à l’intérieur, son estomac était noué comme jamais.
La limousine avait roulé pendant près d’une heure, quittant les lumières de Paris pour s’enfoncer dans la campagne versaillaise, sous un ciel étoilé. Le domaine apparut enfin : un château restauré du XVIIIe siècle, entouré d’un parc immense, allées éclairées par des lanternes anciennes, fontaines murmurantes. Charles de Montfort l’attendait sur le perron, éclairé par des spots discrets. Costume sur mesure gris anthracite, chemise blanche ouverte sur un torse poilu et bedonnant, montre en or massif au poignet. Il sourit largement en la voyant descendre de voiture, ses yeux la détaillant de la tête aux pieds avec une avidité à peine dissimulée.
« Élise… Vous êtes encore plus belle en vrai que sur les photos. Bienvenue dans mon humble demeure. »
Sa voix était grave, assurée, avec une pointe d’accent bourgeois. Il lui prit la main, la porta à ses lèvres, effleurant sa peau d’un baiser humide. Élise se força à sourire, un sourire poli, professionnel.
« Merci, Monsieur de Montfort. »
« Appelez-moi Charles, je vous en prie. »
Le dîner fut servi dans une salle à manger somptueuse, aux murs tapissés de soie rouge, chandelier en cristal au-dessus d’une table dressée pour deux, argenterie ancienne et cristal de Baccarat. Un majordome discret servait les plats : foie gras poêlé aux figues, filet de bœuf rossini accompagné de truffes, vins millésimés – un Bordeaux 1982, un Sauternes pour le dessert. Charles parlait beaucoup, avec assurance : de ses affaires, de ses propriétés à Saint-Tropez et à Courchevel, de ses collections d’art contemporain, de ses voyages en jet privé. Il la complimentait sans cesse, d’une voix mielleuse : sur la robe qui épousait parfaitement ses courbes, sur ses cheveux qui capturaient la lumière, sur ses lèvres qui semblaient faites pour… il s’arrêta là, avec un sourire suggestif. Pour lui, tout semblait normal, comme s’il invitait simplement une femme séduisante à un dîner romantique. Pour Élise, chaque bouchée avait un goût de cendre, chaque gorgée de vin une amertume accentuée. Elle riait poliment à ses blagues lourdes, hochait la tête à ses anecdotes, répondait par monosyllabes. Son esprit hurlait : fuir, rentrer chez elle, effacer tout ça. Mais à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui, sur ses mains potelées tenant le verre, elle revoyait le chiffre : un million.
Après le dessert – une tarte aux framboises légère et acidulée, accompagnée d’une coupe de champagne rosé –, Charles se leva, contourna la table, lui tendit la main avec un sourire carnassier.
« Venez, ma chère. Allons nous installer plus confortablement. La nuit est à nous. »
Elle prit sa main, se leva. Ses jambes étaient lourdes, comme plombées. Il la guida dans le grand escalier en marbre, jusqu’à la chambre principale au premier étage. Une pièce immense, digne d’un palais : lit king size à baldaquin drapé de voilages blancs, cheminée où crépitait un feu de bois, lumières tamisées par des appliques en bronze, une bouteille de champagne Dom Pérignon dans un seau à glace en argent sur une console, deux flûtes déjà prêtes. Il ferma la porte derrière eux avec un clic définitif.
Élise resta debout au milieu de la pièce, les bras croisés sur sa poitrine pour se protéger inconsciemment. Charles s’approcha lentement, posa ses mains sur ses épaules nues, ses doigts chauds et un peu moites.
« Détendez-vous, Élise. Vous êtes tendue comme une corde. Nous avons toute la nuit devant nous. Laissez-moi vous faire oublier le monde extérieur. »
Il l’embrassa dans le cou, juste sous l’oreille. Son haleine sentait le cognac et le cigare. Élise ferma les yeux, inspira profondément pour calmer les tremblements. Un million. Un million. C’était le mantra qui la retenait.
Il fit glisser lentement la fermeture éclair invisible dans son dos. La robe noire tomba à ses pieds dans un froissement soyeux, la laissant en ensemble de lingerie dentelle noire : soutien-gorge push-up qui rehaussait ses seins, string minuscule, porte-jarretelles et bas résille. Charles recula d’un pas, la détailla des pieds à la tête avec une lenteur délibérée, comme s’il inspectait un objet précieux acheté à prix d’or.
« Magnifique. Absolument magnifique. Votre corps est une œuvre d’art. »
Sa voix était rauque d’excitation. Il retira sa veste, la posa sur un fauteuil, dénoua sa cravate, déboutonna sa chemise. Son torse apparut : ventre proéminent, couvert d’une toison grisonnante épaisse, peau pâle et légèrement flasque. Élise détourna les yeux, fixant un point sur le mur. Il enleva son pantalon, son boxer. Son sexe était déjà en semi-érection : épais, court, veiné, surmonté d’un buisson de poils grisonnants. Il grimpa sur le lit, s’assit au bord, lui fit signe.
« Venez, ma belle. Approchez-vous. »
Elle s’avança, pieds nus sur l’épais tapis persan. Il la prit par la taille, l’attira entre ses jambes, embrassa son ventre plat, juste au-dessus du string. Ses mains remontèrent, dégraffèrent le soutien-gorge. Ses seins se libérèrent, fermes, les tétons déjà durcis par l’air frais de la pièce. Il les prit dans ses mains potelées, les malaxa doucement d’abord, puis plus fermement, pinçant les tétons entre pouce et index. Élise laissa échapper un petit gémissement qu’elle voulait convaincant, arquant légèrement le dos.
« Vos seins sont parfaits… si fermes… »
Il pencha la tête, prit un téton dans sa bouche, le suça bruyamment, langue tourbillonnante, dents qui effleuraient. Elle posa les mains sur ses épaules chauves, simulant l’excitation. Il alterna entre les deux seins, longuement, laissant des traces humides, mordillant parfois plus fort. Ses mains descendirent sur ses hanches, firent glisser le string le long de ses jambes. Elle était nue maintenant, à part les porte-jarretelles et les bas. Il écarta légèrement ses cuisses, posa un doigt sur son sexe, caressa les lèvres.
« Déjà un peu humide… vous êtes réceptive, c’est bien. »
Ce n’était qu’une réaction physique, pas de désir. Mais elle hocha la tête, murmura un « oui » faible.
Il la guida vers le lit. Elle s’allongea sur le dos, les jambes légèrement écartées, les bras le long du corps. Charles s’installa entre ses cuisses, son ventre proéminent reposant sur son bassin. Son sexe était maintenant pleinement dur, dressé contre elle.
« Pas de préservatif, comme nous en avions convenu ? » demanda-t-il d’une voix rauque, les yeux brillants.
Elle hocha la tête, la gorge serrée. « Non… pas de préservatif. »
Il sourit, satisfait. Il posa le gland épais contre ses lèvres intimes, frotta un moment pour l’enduire de son humidité naturelle. Puis il poussa lentement. Élise inspira profondément. Il était épais, plus qu’elle ne l’aurait imaginé, la distendant immédiatement. Il entra centimètre par centimètre, savourant chaque sensation, ses mains sur ses hanches pour la maintenir.
« Mon Dieu… vous êtes si serrée… si chaude… »
Quand il fut complètement enfoui, il resta immobile un moment, haletant, puis commença à bouger. D’abord lentement : retraits presque complets, rentrées profondes et mesurées. Élise arqua le dos, émit des soupirs exagérés, forcés.
« Oui… Charles… c’est bon… »
Elle jouait le jeu, ses mains glissant sur son dos moite, griffant légèrement la peau. Il grogna de plaisir, accéléra progressivement. Ses couilles claquaient maintenant contre ses fesses à chaque poussée. Il se pencha, reprit un téton en bouche, suça bruyamment tout en la pilonnant. Ses mouvements devinrent plus francs, plus profonds. Le lit grinçait sous leurs poids.
Élise simulait du mieux qu’elle pouvait : hanches qui se soulèvent pour rencontrer ses coups, gémissements plus aigus, contractions volontaires autour de son sexe. Il adorait, redoublait d’ardeur, sueur perlant sur son front chauve et coulant sur son visage. Il variait le rythme sans cesse : séries de coups rapides et superficiels, puis un lent et profond qui la remplissait entièrement, puis encore rapide. Ses mains pétrissaient ses seins, pinçaient les tétons jusqu’à les faire rougir, descendaient parfois sur ses fesses pour les écarter plus.
Cela dura de longues minutes. Il semblait infatigable, alternant entre tendresse feinte et brutalité. Il murmurait des obscénités : « Vous aimez ça, hein ? Sentir ma queue en vous… vous êtes faite pour ça… » Elle répondait par des « oui » essoufflés, des « plus fort » murmurés.
Elle simula un premier orgasme : corps qui se tend, cris aigus, tremblements, contractions rythmées autour de lui. Il grogna, excité au plus haut point, accéléra encore.
Après ce qui sembla une éternité, il se retira lentement, son sexe luisant de ses jus.
« Tournez-vous. À quatre pattes. J’ai envie de vous prendre comme une chienne. »
Elle obéit, se mit en position de levrette, genoux écartés, fesses relevées, visage enfoui dans l’oreiller moelleux. Charles caressa longuement ses fesses, les pétrit, les écarta pour admirer son sexe et son anus.
« Quelle vue splendide… votre petit cul est parfait. »
Il replongea dans son sexe d’abord, d’un coup sec et profond. Élise mordit l’oreiller pour étouffer un vrai gémissement d’inconfort – la position était plus intense, plus profonde. Il la tenait par les hanches, la tirait violemment vers lui à chaque poussée, ses couilles claquant bruyamment. Ses seins ballottaient en rythme, effleurant les draps. Il alterna : doigts sur son clitoris pour la stimuler, mais elle simulait seulement, frottant mécaniquement son bassin contre lui.
Il ralentit soudain, posa un pouce sur son anus, le caressa en cercles.
« Je veux tout de vous, Élise. Tout. Y compris ici. »
Elle se raidit, le cœur battant. C’était la première fois. Jamais personne n’avait touché cet endroit. Elle savait que cela ferait partie du « tout » implicite. Sa voix trembla légèrement, mais elle répondit :
« Oui… prenez-moi… partout où vous voulez… »
Il sourit derrière elle, cracha abondamment dans sa main, enduisit d’abord son anus, puis son sexe luisant de ses jus vaginaux. Il posa le gland épais contre l’entrée étroite, poussa doucement mais fermement. La douleur fut immédiate, fulgurante, comme une brûlure intense, une déchirure. Élise serra les dents à s’en faire mal, agrippa les draps de toutes ses forces. Des larmes jaillirent instantanément, coulant silencieusement sur ses joues, trempant l’oreiller. Elle ne cria pas. Ne dit rien. Juste pleura en silence, le visage caché dans le tissus.
Charles, derrière elle, ne voyait rien. Il ne voyait que son dos cambré, ses fesses offertes, ses tremblements qu’il interprétait comme du plaisir. Il poussa plus fort, inexorablement. L’anneau résistait, puis céda soudain. Il entra de quelques centimètres, grogna longuement.
« Mon Dieu… c’est incroyable… si serré… vous êtes une déesse… »
La douleur était atroce, lancinante, irradiant dans tout son bassin, comme si on l’écartelait de l’intérieur. Élise pleurait plus fort maintenant, sanglots étouffés dans l’oreiller, le corps secoué de spasmes. Mais elle tenait bon, mordant le tissu pour ne pas hurler. Charles continua à pousser, lentement, centimètre par centimètre, jusqu’à être complètement enfoui dans son cul. Il resta immobile un long moment, savourant la chaleur oppressante, les contractions involontaires de douleur qu’il prenait pour du plaisir.
« Vous adorez ça, hein ? Votre petit trou me serre comme un étau… »
Puis il commença à bouger. Très lentement d’abord : retraits partiels, rentrées profondes et mesurées. Chaque mouvement était une torture pour Élise. La brûlure ne s’atténuait pas, au contraire, elle semblait s’amplifier à chaque friction. Ses larmes coulaient sans discontinuer, son visage était rouge et mouillé, mais Charles ne voyait rien. Il accéléra progressivement, encouragé par ses propres sensations.
« Oui… prenez-moi… » murmura-t-elle d’une voix rauque, forçant des gémissements graves pour simuler.
Il variait le rythme avec délectation : séries de coups lents et profonds qui la faisaient trembler de douleur, puis plus rapides, claquant contre ses fesses. Ses mains écartaient largement ses globes pour mieux voir son sexe disparaître dans son anus dilaté. Il crachait régulièrement pour ajouter de la lubrification, ses doigts parfois s’enfonçant à côté de son sexe pour l’élargir plus, augmentant la souffrance.
Cela dura très longtemps. Des dizaines de minutes. Il semblait ne jamais se lasser, alternant entre des phases lentes où il savourait chaque centimètre, et des accélérations brutales où il la pilonnait comme un animal. Il commentait sans cesse : « Regardez comme vous me prenez bien… votre cul est fait pour ça… vous êtes si réceptive… » Élise pleurait toujours en silence, le corps luisant de sueur, les larmes formant une tache humide sur l’oreiller. La douleur était devenue une constante, pulsatile, insoutenable, mais elle tenait, pensant au million, à la fin de cette nuit.
Par moments, il se retirait presque complètement, admirait l’entrée béante et rougie, puis replongeait violemment d’un coup de reins. Élise mordait plus fort l’oreiller, étouffant ses sanglots. Il posa parfois une main sur son dos, caressait sa colonne vertébrale, croyant caresser une femme en extase.
Enfin, après ce qui sembla des heures, il accéléra frénétiquement, ses grognements devenant animaux.
« Je vais jouir… mais pas encore… je veux prolonger ça… »
Il se retira soudain, le vide laissant une brûlure résiduelle. Il la fit se retourner sur le dos.
« Maintenant, votre bouche. Je veux vous baiser la gorge. »
Élise s’allongea, le visage encore mouillé de larmes, mais dans la pénombre tamisée, il ne remarqua rien. Il s’agenouilla au-dessus de sa poitrine, son sexe luisant – mélange de ses jus et de son anus – devant ses lèvres. Elle ouvrit la bouche, le prit en elle. Le goût était âcre, humiliant. Il tint sa tête par les cheveux, commença à bouger, baisant sa bouche profondément, allant jusqu’au fond de sa gorge. Elle ravala ses haut-le-cœur, laissa faire, langue plate, salive coulant sur son menton.
Il varia : parfois lent et profond, parfois rapide et superficiel. Longtemps. Ses couilles effleuraient son menton à chaque poussée.
Puis il se retira.
« Ouvrez grand. Je veux jouir sur votre visage magnifique. »
Elle obéit, ferma les yeux. Il se branla furieusement au-dessus d’elle. Les premiers jets épais et chauds atterrirent sur ses joues, son nez, ses lèvres, son front, ses cheveux. Il grogna longuement, vidant tout, jusqu’à la dernière goutte qu’il essuya sur ses lèvres.
Il s’effondra à côté d’elle, essoufflé, satisfait.
Élise resta immobile un moment, le sperme coulant lentement sur sa peau. Puis elle se leva en silence, alla dans la salle de bains attenante, se rinça le visage à l’eau froide, longuement. Quand elle revint, il dormait à moitié, un sourire béat aux lèvres.
Mais la nuit n’était pas finie. Une heure plus tard, il se réveilla, dur à nouveau. Il la prit en missionnaire, lentement cette fois, la regardant dans les yeux, murmurant des mots doux obscènes. Elle simula encore orgasmes, contractions, cris. Il jouit en elle profondément, la remplissant.
Puis une troisième fois, vers quatre heures du matin : il la réveilla en lui caressant les seins.
« Une dernière avant le lever du jour. Avec votre bouche. Et avalez tout cette fois. »
Elle s’agenouilla au bord du lit. Il était assis, jambes écartées. Elle le prit en bouche, suça avec application : langue tourbillonnante sur le gland, main sur la base, montées et descentes rythmées, gorge profonde. Il guida sa tête, allant et venant plus vite. Quand il jouit, il tint sa tête fermement, déversant tout au fond de sa gorge. Elle avala, réprimant la nausée.
Il prit enfin son téléphone, fit le virement. Un million d’euros apparut sur son compte bancaire via l’application. Il l’embrassa sur le front, paternel.
« Ce fut un plaisir immense, Élise. Peut-être renouvellerons-nous l’expérience. »
La limousine la ramena à Paris au lever du jour. Elle s’assit à l’arrière, regardant les arbres défiler. Le soleil se levait, rose et froid. Elle se sentait vide, souillée, brisée. Elle avait vendu son corps, son intimité, une partie de son âme. Pour de l’argent. Un million d’euros. Chez elle, elle prit une douche interminable, frottant sa peau jusqu’à ce qu’elle soit rouge et douloureuse. Elle se regarda dans le miroir : toujours la même femme en apparence, mais quelque chose en elle s’était irrévocablement brisé. L’argent était là, bien réel. Mais le prix… le prix était incalculable.
Ce soir-là, assise en tailleur sur son canapé en lin beige, les jambes repliées sous elle, un verre de vin rouge à moitié vide posé sur la table basse en marbre, Élise fixait l’écran de son ordinateur portable avec une intensité presque hypnotique. Le mail était ouvert depuis plus de trois heures maintenant. Elle l’avait lu et relu des dizaines de fois, chaque mot s’incrustant dans son esprit comme une écharde. Le curseur clignotait dans la boîte de réponse vide, la narguant.
« Chère Mademoiselle Valois,
Je me permets de vous contacter directement, car j’ai longtemps admiré votre beauté et votre élégance sur les podiums et dans les magazines. Votre silhouette élancée, votre regard captivant, votre présence magnétique m’ont toujours fasciné. Je suis un homme d’affaires fortuné, discret, et je serais prêt à vous offrir la somme d’un million d’euros en échange d’une nuit en votre compagnie. Une seule nuit, sans engagement, sans conséquence. Vous seriez traitée avec le plus grand respect et dans le plus grand confort. Si cela vous intéresse, répondez simplement à ce message.
Bien à vous,
Charles de Montfort »
Un million d’euros. Le chiffre dansait devant ses yeux comme une promesse obscène, un mirage dans le désert de sa vie actuelle. La première fois qu’elle avait ouvert ce mail, reçu anonymement via une adresse cryptée, elle avait senti une vague de colère l’envahir. Ses joues s’étaient empourprées, ses mains avaient tremblé de rage. Elle avait failli taper une réponse immédiate, cinglante : « Je ne suis pas une pute, Monsieur. Votre proposition est insultante. Allez vous faire voir ailleurs avec votre argent sale. » Les mots étaient prêts, formulés dans sa tête. Mais elle s’était arrêtée, les doigts suspendus au-dessus du clavier. Un million. Avec cette somme, elle pourrait payer toutes ses dettes en un clic, vivre sans stress pendant dix ans au moins, peut-être même investir dans un nouveau book photo professionnel, engager un agent plus agressif, relancer sa carrière avant qu’il ne soit trop tard. Ou simplement… respirer. Dormir sans cauchemars d’expulsion.
Elle avait fermé l’ordinateur d’un coup sec, s’était levée, avait arpenté l’appartement en long et en large, ses talons nus claquant sur le parquet. Elle s’était servi un autre verre de vin, puis un troisième. Devant le grand miroir de sa chambre, elle s’était déshabillée lentement, observant son reflet comme une étrangère. Son corps, encore magnifique : seins fermes et ronds, taille fine, ventre plat, hanches légèrement arrondies par les années, jambes interminables et fuselées. Sa peau claire, douce, entretenue avec soin. Était-ce cela qu’il voulait acheter ? Son corps, pour une nuit ? L’idée la révulsait profondément, lui donnait la nausée. Elle n’avait jamais monnayé son intimité, même dans les moments les plus durs. Mais la peur était là, tapie, plus forte que la fierté.
Elle avait googlé le nom. Charles de Montfort. Cinquante-quatre ans. Héritier d’une immense fortune familiale dans l’immobilier de luxe et les hôtels haut de gamme. Des photos volées sur des soirées de gala : un homme bedonnant, le crâne presque chauve, quelques mèches grisonnantes soigneusement rabattues pour masquer la calvitie, un sourire carnassier et satisfait, des yeux porcins derrière des lunettes de designer. Rien à voir avec les hommes qu’elle avait fréquentés – ces mannequins athlétiques aux corps sculptés, ces acteurs charismatiques, ces photographes aux regards intenses. Lui, il était ordinaire, presque repoussant : ventre proéminent débordant sur la ceinture, peau pâle et molle, mains potelées ornées de bagues trop voyantes. Ce n’était pas le genre d’homme qui la faisait vibrer, qui allumait en elle la moindre étincelle de désir. L’idée de le laisser la toucher, l’embrasser, la pénétrer… cela lui donnait des frissons de dégoût.
Pourtant, un million d’euros.
La nuit avait été longue, agitée. Elle s’était tournée et retournée dans ses draps en satin, imaginant les scénarios. La misère d’un côté : devoir déménager dans un studio minuscule, chercher un travail « normal », serveuse ou vendeuse, à trente-cinq ans. De l’autre : une nuit. Une seule. Et puis la liberté financière. Le lendemain matin, après une douche froide pour se réveiller, les doigts tremblants sur le clavier, elle avait tapé sa réponse.
« Monsieur,
Votre proposition m’a profondément surprise et dérangée, mais après une longue réflexion, j’accepte vos conditions. Une seule nuit. Discrétion absolue des deux côtés.
Élise Valois »
Elle avait appuyé sur « envoyer » avant de pouvoir changer d’avis, le cœur battant à tout rompre.
À peine quelques minutes plus tard, une notification retentit. Un nouveau mail de Charles de Montfort.
« Chère Élise,
Je suis ravi que vous acceptiez ma proposition. Cela me comble de joie. Pour que tout soit clair entre nous, je tiens à préciser mes attentes : une nuit sans aucun tabou, où vous vous donnerez entièrement à moi. Cela inclut toutes les pratiques que je pourrais désirer – fellation, pénétration vaginale et anale, éjaculations où je le souhaiterai, etc. Le sexe se fera sans préservatif, pour une expérience plus intense et authentique.
Êtes-vous toujours d’accord avec ces conditions ?
Dans l’attente de votre confirmation,
Charles »
Élise relut le message plusieurs fois, le souffle court. La sodomie. Elle n’avait jamais accepté cela, même avec ses amants les plus proches, les plus tendres. L’idée d’un homme – cet homme – la prenant par là lui semblait inconcevable, douloureuse, humiliante. Et pour de l’argent, en plus. Donner son cul pour un million d’euros. Elle sentit une nausée monter. Et le sexe non protégé… c’était risqué. Maladies, grossesse – même si elle prenait la pilule, rien n’était sûr à cent pour cent. Elle imagina les conséquences possibles, les tests à faire après, l’angoisse. Elle faillit répondre non, bloquer l’adresse, oublier tout ça.
Mais un million.
Elle se leva, marcha encore dans l’appartement, se resservit du vin. Les factures sur la table, les appels impayés sur son téléphone. La peur de tout perdre revint, plus forte. Pour un million, elle accepta le risque. Elle se rassit, tapa la réponse.
« Monsieur,
Oui, je suis toujours d’accord. J’accepte toutes vos conditions.
Élise »
Deux jours plus tard, à vingt heures précises, une limousine noire aux vitres teintées s’était garée en double file devant son immeuble. Le chauffeur, un homme en costume impeccable, gants blancs et casquette, lui avait ouvert la portière sans un mot superflu. Élise portait une robe de soirée noire, moulante comme une seconde peau, décolleté sage mais dos entièrement nu, fendu jusqu’aux reins. Elle s’était maquillée avec un soin maniaque : fond de teint impeccable pour masquer toute trace de fatigue, smoky eyes qui faisaient ressortir le vert de ses iris, rouge à lèvres carmin mat qui soulignait la courbe sensuelle de sa bouche. Ses cheveux étaient lâchés en vagues souples, parfumés à la vanille. Elle voulait avoir l’air sûre d’elle, intouchable, même si à l’intérieur, son estomac était noué comme jamais.
La limousine avait roulé pendant près d’une heure, quittant les lumières de Paris pour s’enfoncer dans la campagne versaillaise, sous un ciel étoilé. Le domaine apparut enfin : un château restauré du XVIIIe siècle, entouré d’un parc immense, allées éclairées par des lanternes anciennes, fontaines murmurantes. Charles de Montfort l’attendait sur le perron, éclairé par des spots discrets. Costume sur mesure gris anthracite, chemise blanche ouverte sur un torse poilu et bedonnant, montre en or massif au poignet. Il sourit largement en la voyant descendre de voiture, ses yeux la détaillant de la tête aux pieds avec une avidité à peine dissimulée.
« Élise… Vous êtes encore plus belle en vrai que sur les photos. Bienvenue dans mon humble demeure. »
Sa voix était grave, assurée, avec une pointe d’accent bourgeois. Il lui prit la main, la porta à ses lèvres, effleurant sa peau d’un baiser humide. Élise se força à sourire, un sourire poli, professionnel.
« Merci, Monsieur de Montfort. »
« Appelez-moi Charles, je vous en prie. »
Le dîner fut servi dans une salle à manger somptueuse, aux murs tapissés de soie rouge, chandelier en cristal au-dessus d’une table dressée pour deux, argenterie ancienne et cristal de Baccarat. Un majordome discret servait les plats : foie gras poêlé aux figues, filet de bœuf rossini accompagné de truffes, vins millésimés – un Bordeaux 1982, un Sauternes pour le dessert. Charles parlait beaucoup, avec assurance : de ses affaires, de ses propriétés à Saint-Tropez et à Courchevel, de ses collections d’art contemporain, de ses voyages en jet privé. Il la complimentait sans cesse, d’une voix mielleuse : sur la robe qui épousait parfaitement ses courbes, sur ses cheveux qui capturaient la lumière, sur ses lèvres qui semblaient faites pour… il s’arrêta là, avec un sourire suggestif. Pour lui, tout semblait normal, comme s’il invitait simplement une femme séduisante à un dîner romantique. Pour Élise, chaque bouchée avait un goût de cendre, chaque gorgée de vin une amertume accentuée. Elle riait poliment à ses blagues lourdes, hochait la tête à ses anecdotes, répondait par monosyllabes. Son esprit hurlait : fuir, rentrer chez elle, effacer tout ça. Mais à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui, sur ses mains potelées tenant le verre, elle revoyait le chiffre : un million.
Après le dessert – une tarte aux framboises légère et acidulée, accompagnée d’une coupe de champagne rosé –, Charles se leva, contourna la table, lui tendit la main avec un sourire carnassier.
« Venez, ma chère. Allons nous installer plus confortablement. La nuit est à nous. »
Elle prit sa main, se leva. Ses jambes étaient lourdes, comme plombées. Il la guida dans le grand escalier en marbre, jusqu’à la chambre principale au premier étage. Une pièce immense, digne d’un palais : lit king size à baldaquin drapé de voilages blancs, cheminée où crépitait un feu de bois, lumières tamisées par des appliques en bronze, une bouteille de champagne Dom Pérignon dans un seau à glace en argent sur une console, deux flûtes déjà prêtes. Il ferma la porte derrière eux avec un clic définitif.
Élise resta debout au milieu de la pièce, les bras croisés sur sa poitrine pour se protéger inconsciemment. Charles s’approcha lentement, posa ses mains sur ses épaules nues, ses doigts chauds et un peu moites.
« Détendez-vous, Élise. Vous êtes tendue comme une corde. Nous avons toute la nuit devant nous. Laissez-moi vous faire oublier le monde extérieur. »
Il l’embrassa dans le cou, juste sous l’oreille. Son haleine sentait le cognac et le cigare. Élise ferma les yeux, inspira profondément pour calmer les tremblements. Un million. Un million. C’était le mantra qui la retenait.
Il fit glisser lentement la fermeture éclair invisible dans son dos. La robe noire tomba à ses pieds dans un froissement soyeux, la laissant en ensemble de lingerie dentelle noire : soutien-gorge push-up qui rehaussait ses seins, string minuscule, porte-jarretelles et bas résille. Charles recula d’un pas, la détailla des pieds à la tête avec une lenteur délibérée, comme s’il inspectait un objet précieux acheté à prix d’or.
« Magnifique. Absolument magnifique. Votre corps est une œuvre d’art. »
Sa voix était rauque d’excitation. Il retira sa veste, la posa sur un fauteuil, dénoua sa cravate, déboutonna sa chemise. Son torse apparut : ventre proéminent, couvert d’une toison grisonnante épaisse, peau pâle et légèrement flasque. Élise détourna les yeux, fixant un point sur le mur. Il enleva son pantalon, son boxer. Son sexe était déjà en semi-érection : épais, court, veiné, surmonté d’un buisson de poils grisonnants. Il grimpa sur le lit, s’assit au bord, lui fit signe.
« Venez, ma belle. Approchez-vous. »
Elle s’avança, pieds nus sur l’épais tapis persan. Il la prit par la taille, l’attira entre ses jambes, embrassa son ventre plat, juste au-dessus du string. Ses mains remontèrent, dégraffèrent le soutien-gorge. Ses seins se libérèrent, fermes, les tétons déjà durcis par l’air frais de la pièce. Il les prit dans ses mains potelées, les malaxa doucement d’abord, puis plus fermement, pinçant les tétons entre pouce et index. Élise laissa échapper un petit gémissement qu’elle voulait convaincant, arquant légèrement le dos.
« Vos seins sont parfaits… si fermes… »
Il pencha la tête, prit un téton dans sa bouche, le suça bruyamment, langue tourbillonnante, dents qui effleuraient. Elle posa les mains sur ses épaules chauves, simulant l’excitation. Il alterna entre les deux seins, longuement, laissant des traces humides, mordillant parfois plus fort. Ses mains descendirent sur ses hanches, firent glisser le string le long de ses jambes. Elle était nue maintenant, à part les porte-jarretelles et les bas. Il écarta légèrement ses cuisses, posa un doigt sur son sexe, caressa les lèvres.
« Déjà un peu humide… vous êtes réceptive, c’est bien. »
Ce n’était qu’une réaction physique, pas de désir. Mais elle hocha la tête, murmura un « oui » faible.
Il la guida vers le lit. Elle s’allongea sur le dos, les jambes légèrement écartées, les bras le long du corps. Charles s’installa entre ses cuisses, son ventre proéminent reposant sur son bassin. Son sexe était maintenant pleinement dur, dressé contre elle.
« Pas de préservatif, comme nous en avions convenu ? » demanda-t-il d’une voix rauque, les yeux brillants.
Elle hocha la tête, la gorge serrée. « Non… pas de préservatif. »
Il sourit, satisfait. Il posa le gland épais contre ses lèvres intimes, frotta un moment pour l’enduire de son humidité naturelle. Puis il poussa lentement. Élise inspira profondément. Il était épais, plus qu’elle ne l’aurait imaginé, la distendant immédiatement. Il entra centimètre par centimètre, savourant chaque sensation, ses mains sur ses hanches pour la maintenir.
« Mon Dieu… vous êtes si serrée… si chaude… »
Quand il fut complètement enfoui, il resta immobile un moment, haletant, puis commença à bouger. D’abord lentement : retraits presque complets, rentrées profondes et mesurées. Élise arqua le dos, émit des soupirs exagérés, forcés.
« Oui… Charles… c’est bon… »
Elle jouait le jeu, ses mains glissant sur son dos moite, griffant légèrement la peau. Il grogna de plaisir, accéléra progressivement. Ses couilles claquaient maintenant contre ses fesses à chaque poussée. Il se pencha, reprit un téton en bouche, suça bruyamment tout en la pilonnant. Ses mouvements devinrent plus francs, plus profonds. Le lit grinçait sous leurs poids.
Élise simulait du mieux qu’elle pouvait : hanches qui se soulèvent pour rencontrer ses coups, gémissements plus aigus, contractions volontaires autour de son sexe. Il adorait, redoublait d’ardeur, sueur perlant sur son front chauve et coulant sur son visage. Il variait le rythme sans cesse : séries de coups rapides et superficiels, puis un lent et profond qui la remplissait entièrement, puis encore rapide. Ses mains pétrissaient ses seins, pinçaient les tétons jusqu’à les faire rougir, descendaient parfois sur ses fesses pour les écarter plus.
Cela dura de longues minutes. Il semblait infatigable, alternant entre tendresse feinte et brutalité. Il murmurait des obscénités : « Vous aimez ça, hein ? Sentir ma queue en vous… vous êtes faite pour ça… » Elle répondait par des « oui » essoufflés, des « plus fort » murmurés.
Elle simula un premier orgasme : corps qui se tend, cris aigus, tremblements, contractions rythmées autour de lui. Il grogna, excité au plus haut point, accéléra encore.
Après ce qui sembla une éternité, il se retira lentement, son sexe luisant de ses jus.
« Tournez-vous. À quatre pattes. J’ai envie de vous prendre comme une chienne. »
Elle obéit, se mit en position de levrette, genoux écartés, fesses relevées, visage enfoui dans l’oreiller moelleux. Charles caressa longuement ses fesses, les pétrit, les écarta pour admirer son sexe et son anus.
« Quelle vue splendide… votre petit cul est parfait. »
Il replongea dans son sexe d’abord, d’un coup sec et profond. Élise mordit l’oreiller pour étouffer un vrai gémissement d’inconfort – la position était plus intense, plus profonde. Il la tenait par les hanches, la tirait violemment vers lui à chaque poussée, ses couilles claquant bruyamment. Ses seins ballottaient en rythme, effleurant les draps. Il alterna : doigts sur son clitoris pour la stimuler, mais elle simulait seulement, frottant mécaniquement son bassin contre lui.
Il ralentit soudain, posa un pouce sur son anus, le caressa en cercles.
« Je veux tout de vous, Élise. Tout. Y compris ici. »
Elle se raidit, le cœur battant. C’était la première fois. Jamais personne n’avait touché cet endroit. Elle savait que cela ferait partie du « tout » implicite. Sa voix trembla légèrement, mais elle répondit :
« Oui… prenez-moi… partout où vous voulez… »
Il sourit derrière elle, cracha abondamment dans sa main, enduisit d’abord son anus, puis son sexe luisant de ses jus vaginaux. Il posa le gland épais contre l’entrée étroite, poussa doucement mais fermement. La douleur fut immédiate, fulgurante, comme une brûlure intense, une déchirure. Élise serra les dents à s’en faire mal, agrippa les draps de toutes ses forces. Des larmes jaillirent instantanément, coulant silencieusement sur ses joues, trempant l’oreiller. Elle ne cria pas. Ne dit rien. Juste pleura en silence, le visage caché dans le tissus.
Charles, derrière elle, ne voyait rien. Il ne voyait que son dos cambré, ses fesses offertes, ses tremblements qu’il interprétait comme du plaisir. Il poussa plus fort, inexorablement. L’anneau résistait, puis céda soudain. Il entra de quelques centimètres, grogna longuement.
« Mon Dieu… c’est incroyable… si serré… vous êtes une déesse… »
La douleur était atroce, lancinante, irradiant dans tout son bassin, comme si on l’écartelait de l’intérieur. Élise pleurait plus fort maintenant, sanglots étouffés dans l’oreiller, le corps secoué de spasmes. Mais elle tenait bon, mordant le tissu pour ne pas hurler. Charles continua à pousser, lentement, centimètre par centimètre, jusqu’à être complètement enfoui dans son cul. Il resta immobile un long moment, savourant la chaleur oppressante, les contractions involontaires de douleur qu’il prenait pour du plaisir.
« Vous adorez ça, hein ? Votre petit trou me serre comme un étau… »
Puis il commença à bouger. Très lentement d’abord : retraits partiels, rentrées profondes et mesurées. Chaque mouvement était une torture pour Élise. La brûlure ne s’atténuait pas, au contraire, elle semblait s’amplifier à chaque friction. Ses larmes coulaient sans discontinuer, son visage était rouge et mouillé, mais Charles ne voyait rien. Il accéléra progressivement, encouragé par ses propres sensations.
« Oui… prenez-moi… » murmura-t-elle d’une voix rauque, forçant des gémissements graves pour simuler.
Il variait le rythme avec délectation : séries de coups lents et profonds qui la faisaient trembler de douleur, puis plus rapides, claquant contre ses fesses. Ses mains écartaient largement ses globes pour mieux voir son sexe disparaître dans son anus dilaté. Il crachait régulièrement pour ajouter de la lubrification, ses doigts parfois s’enfonçant à côté de son sexe pour l’élargir plus, augmentant la souffrance.
Cela dura très longtemps. Des dizaines de minutes. Il semblait ne jamais se lasser, alternant entre des phases lentes où il savourait chaque centimètre, et des accélérations brutales où il la pilonnait comme un animal. Il commentait sans cesse : « Regardez comme vous me prenez bien… votre cul est fait pour ça… vous êtes si réceptive… » Élise pleurait toujours en silence, le corps luisant de sueur, les larmes formant une tache humide sur l’oreiller. La douleur était devenue une constante, pulsatile, insoutenable, mais elle tenait, pensant au million, à la fin de cette nuit.
Par moments, il se retirait presque complètement, admirait l’entrée béante et rougie, puis replongeait violemment d’un coup de reins. Élise mordait plus fort l’oreiller, étouffant ses sanglots. Il posa parfois une main sur son dos, caressait sa colonne vertébrale, croyant caresser une femme en extase.
Enfin, après ce qui sembla des heures, il accéléra frénétiquement, ses grognements devenant animaux.
« Je vais jouir… mais pas encore… je veux prolonger ça… »
Il se retira soudain, le vide laissant une brûlure résiduelle. Il la fit se retourner sur le dos.
« Maintenant, votre bouche. Je veux vous baiser la gorge. »
Élise s’allongea, le visage encore mouillé de larmes, mais dans la pénombre tamisée, il ne remarqua rien. Il s’agenouilla au-dessus de sa poitrine, son sexe luisant – mélange de ses jus et de son anus – devant ses lèvres. Elle ouvrit la bouche, le prit en elle. Le goût était âcre, humiliant. Il tint sa tête par les cheveux, commença à bouger, baisant sa bouche profondément, allant jusqu’au fond de sa gorge. Elle ravala ses haut-le-cœur, laissa faire, langue plate, salive coulant sur son menton.
Il varia : parfois lent et profond, parfois rapide et superficiel. Longtemps. Ses couilles effleuraient son menton à chaque poussée.
Puis il se retira.
« Ouvrez grand. Je veux jouir sur votre visage magnifique. »
Elle obéit, ferma les yeux. Il se branla furieusement au-dessus d’elle. Les premiers jets épais et chauds atterrirent sur ses joues, son nez, ses lèvres, son front, ses cheveux. Il grogna longuement, vidant tout, jusqu’à la dernière goutte qu’il essuya sur ses lèvres.
Il s’effondra à côté d’elle, essoufflé, satisfait.
Élise resta immobile un moment, le sperme coulant lentement sur sa peau. Puis elle se leva en silence, alla dans la salle de bains attenante, se rinça le visage à l’eau froide, longuement. Quand elle revint, il dormait à moitié, un sourire béat aux lèvres.
Mais la nuit n’était pas finie. Une heure plus tard, il se réveilla, dur à nouveau. Il la prit en missionnaire, lentement cette fois, la regardant dans les yeux, murmurant des mots doux obscènes. Elle simula encore orgasmes, contractions, cris. Il jouit en elle profondément, la remplissant.
Puis une troisième fois, vers quatre heures du matin : il la réveilla en lui caressant les seins.
« Une dernière avant le lever du jour. Avec votre bouche. Et avalez tout cette fois. »
Elle s’agenouilla au bord du lit. Il était assis, jambes écartées. Elle le prit en bouche, suça avec application : langue tourbillonnante sur le gland, main sur la base, montées et descentes rythmées, gorge profonde. Il guida sa tête, allant et venant plus vite. Quand il jouit, il tint sa tête fermement, déversant tout au fond de sa gorge. Elle avala, réprimant la nausée.
Il prit enfin son téléphone, fit le virement. Un million d’euros apparut sur son compte bancaire via l’application. Il l’embrassa sur le front, paternel.
« Ce fut un plaisir immense, Élise. Peut-être renouvellerons-nous l’expérience. »
La limousine la ramena à Paris au lever du jour. Elle s’assit à l’arrière, regardant les arbres défiler. Le soleil se levait, rose et froid. Elle se sentait vide, souillée, brisée. Elle avait vendu son corps, son intimité, une partie de son âme. Pour de l’argent. Un million d’euros. Chez elle, elle prit une douche interminable, frottant sa peau jusqu’à ce qu’elle soit rouge et douloureuse. Elle se regarda dans le miroir : toujours la même femme en apparence, mais quelque chose en elle s’était irrévocablement brisé. L’argent était là, bien réel. Mais le prix… le prix était incalculable.
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