Vacances entre ami(e)s 1/5
Récit érotique écrit par Cher Tamis [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Vacances entre ami(e)s 1/5
— Comment ça ? Eh bien, raconte, quoi !
Mais Pauline n'a pas voulu.
— Attends qu'on soit tous là, dans nos lit avant de raconter la suite !
On n'a pas eu à attendre bien longtemps avant qu'elle éteigne les lumières en disant :
— Là ! Ça y est... Vas-y on veut la suite de ton histoire !
— C'était en Espagne. J'ai de la famille là-bas. Il faisait une chaleur presque comme aujourd'hui. Peut-être même en pire... On n'arrivait pas à dormir, ma cousine et moi. Alors on est allées faire un tour, cherchant un peu de fraîcheur... Et on a fini par se retrouver en front de mer, à sept ou huit cents mètres de chez elle. Se baigner ? C'était tentant. On n'avait pas nos maillots, mais bon ! Il était plus de deux heures du matin, il y avait pas âme qui vive dans les parages et il faisait nuit noire. Alors, on a passé un bon moment dans l'eau. À se laisser porter et bercer par les vagues. Sauf que, quand on en est sortie, qu'on a voulu se rhabiller...
Pauline a suggéré.
— Il y avait plus vos vêtements !
— T'as tout capté... On a eu beau chercher à droite, à gauche, plus loin, encore plus loin, revenant sur nos pas, on a recommencer, il a bien fallu finir par se rendre à l'évidence : on nous les avait piqués.
— Oh, la vache ! Et alors ?
— Et alors ? Ben... On était là, comme des connes complètement à poil, au milieu de la nuit, sur une plage. Sans portable ni rien. Même pas nos godasses. Et sans avoir la moindre idée de la façon dont on allait pouvoir se tirer d'affaire. J'ai bien proposé qu'on aille sonner à la première porte venue, qu'on explique notre cas et qu'on se fasse prêter des vêtements, mais Ana n'a jamais voulu. «Non, mais attends, je suis connue, ici ! Je tiens pas à être la risée de tout le bled. Et que mon mari apprenne que je me baigne sans rien. C'est vraiment pas le genre de choses qu'il apprécierait !» On a désespérément cherché une solution, mais on a eu beau tourner et retourner la situation dans tous les sens, il y en avait pas. Pas de vraiment satisfaisante en tout cas. Elle s'était résolue d'un coup et elle a dit «On rentre...» «Comme ça ?» «On n'a pas le choix. Dans une heure, il fera jour»... Et voilà qu'on a pris le chemin du retour.
— Wouah ! Le stress...
— Je te le fais pas dire. Ana essayait bien de se rassurer. «Tout le monde dort. Avec un peu de chance on rencontrera personne !»
— Mais c'est quand même arrivé ?
Elle a marqué un court temps d'arrêt avant de reprendre :
— Non. Enfin, si ! À un moment on est tombé sur un épicier en train de décharger sa camionnette de fruits et légumes. Heureusement, il nous a pas vues, je ne crois pas du moins, mais ça nous a obligées à faire un grand détour. Un peu plus loin, il y avait un vieux monsieur qui faisait pisser son chien, et il prenait tout son temps se klebs. On a dû se cacher près d'un quart d'heure sous une porte cochère, à attendre que la voie soit libre. Un peu plus loin encore, on est tombé sur un groupe de fêtards éméchés. Rebelote : on a dû se réfugier en catastrophe dans une petite ruelle. Et avec tout ça le jour qui commençait à poindre. Alors je vous dis pas quel soulagement on a éprouvé quand on a enfin touché au but, qu'on a refermé la grille derrière nous.
— Et le mari ?
— Pedro ? Il dormait du sommeil du juste... Et tant mieux d'ailleurs !
— Vous avez jamais su ce qui s'était vraiment passé, du coup, pour vos vêtements ?
— Oh, que si ! On nous les a renvoyés. Le surlendemain. Par la poste. Avec un petit mot : «Vous êtes remarquablement bien foutues. On en a allègrement profité. Merci.» Et il y avait des signatures. Sept en tout. Parfaitement illisibles.
— Ah, ben, d'accord ! Et vous avez jamais su qui. Ni où. Ni comment.
— Jamais... Mais celui, ou ceux, qui ont fait ça, nous avaient suivis, pour qu'ils sachent où renvoyer nos fringues.
Un long silence s'installe, avant que Pauline finisse par rompre :
— À toutes il nous est arrivé de nous trouver, un jour ou l'autre, dans une situation pas très confortable. À toutes.
J'ai abondé dans son sens.
— Ça c'est sûr ! Tiens, moi, par exemple...
Mais elle m'a fait taire.
— Ah, non ! Demain, tu nous raconteras, Océane. Demain... Là, je tombe de sommeil !
À suivre
Mais Pauline n'a pas voulu.
— Attends qu'on soit tous là, dans nos lit avant de raconter la suite !
On n'a pas eu à attendre bien longtemps avant qu'elle éteigne les lumières en disant :
— Là ! Ça y est... Vas-y on veut la suite de ton histoire !
— C'était en Espagne. J'ai de la famille là-bas. Il faisait une chaleur presque comme aujourd'hui. Peut-être même en pire... On n'arrivait pas à dormir, ma cousine et moi. Alors on est allées faire un tour, cherchant un peu de fraîcheur... Et on a fini par se retrouver en front de mer, à sept ou huit cents mètres de chez elle. Se baigner ? C'était tentant. On n'avait pas nos maillots, mais bon ! Il était plus de deux heures du matin, il y avait pas âme qui vive dans les parages et il faisait nuit noire. Alors, on a passé un bon moment dans l'eau. À se laisser porter et bercer par les vagues. Sauf que, quand on en est sortie, qu'on a voulu se rhabiller...
Pauline a suggéré.
— Il y avait plus vos vêtements !
— T'as tout capté... On a eu beau chercher à droite, à gauche, plus loin, encore plus loin, revenant sur nos pas, on a recommencer, il a bien fallu finir par se rendre à l'évidence : on nous les avait piqués.
— Oh, la vache ! Et alors ?
— Et alors ? Ben... On était là, comme des connes complètement à poil, au milieu de la nuit, sur une plage. Sans portable ni rien. Même pas nos godasses. Et sans avoir la moindre idée de la façon dont on allait pouvoir se tirer d'affaire. J'ai bien proposé qu'on aille sonner à la première porte venue, qu'on explique notre cas et qu'on se fasse prêter des vêtements, mais Ana n'a jamais voulu. «Non, mais attends, je suis connue, ici ! Je tiens pas à être la risée de tout le bled. Et que mon mari apprenne que je me baigne sans rien. C'est vraiment pas le genre de choses qu'il apprécierait !» On a désespérément cherché une solution, mais on a eu beau tourner et retourner la situation dans tous les sens, il y en avait pas. Pas de vraiment satisfaisante en tout cas. Elle s'était résolue d'un coup et elle a dit «On rentre...» «Comme ça ?» «On n'a pas le choix. Dans une heure, il fera jour»... Et voilà qu'on a pris le chemin du retour.
— Wouah ! Le stress...
— Je te le fais pas dire. Ana essayait bien de se rassurer. «Tout le monde dort. Avec un peu de chance on rencontrera personne !»
— Mais c'est quand même arrivé ?
Elle a marqué un court temps d'arrêt avant de reprendre :
— Non. Enfin, si ! À un moment on est tombé sur un épicier en train de décharger sa camionnette de fruits et légumes. Heureusement, il nous a pas vues, je ne crois pas du moins, mais ça nous a obligées à faire un grand détour. Un peu plus loin, il y avait un vieux monsieur qui faisait pisser son chien, et il prenait tout son temps se klebs. On a dû se cacher près d'un quart d'heure sous une porte cochère, à attendre que la voie soit libre. Un peu plus loin encore, on est tombé sur un groupe de fêtards éméchés. Rebelote : on a dû se réfugier en catastrophe dans une petite ruelle. Et avec tout ça le jour qui commençait à poindre. Alors je vous dis pas quel soulagement on a éprouvé quand on a enfin touché au but, qu'on a refermé la grille derrière nous.
— Et le mari ?
— Pedro ? Il dormait du sommeil du juste... Et tant mieux d'ailleurs !
— Vous avez jamais su ce qui s'était vraiment passé, du coup, pour vos vêtements ?
— Oh, que si ! On nous les a renvoyés. Le surlendemain. Par la poste. Avec un petit mot : «Vous êtes remarquablement bien foutues. On en a allègrement profité. Merci.» Et il y avait des signatures. Sept en tout. Parfaitement illisibles.
— Ah, ben, d'accord ! Et vous avez jamais su qui. Ni où. Ni comment.
— Jamais... Mais celui, ou ceux, qui ont fait ça, nous avaient suivis, pour qu'ils sachent où renvoyer nos fringues.
Un long silence s'installe, avant que Pauline finisse par rompre :
— À toutes il nous est arrivé de nous trouver, un jour ou l'autre, dans une situation pas très confortable. À toutes.
J'ai abondé dans son sens.
— Ça c'est sûr ! Tiens, moi, par exemple...
Mais elle m'a fait taire.
— Ah, non ! Demain, tu nous raconteras, Océane. Demain... Là, je tombe de sommeil !
À suivre
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