Vacances entre ami(e)s 5/5

- Par l'auteur HDS Cher Tamis -
Récit érotique écrit par Cher Tamis [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Vacances entre ami(e)s 5/5 Histoire érotique Publiée sur HDS le 04-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
Tags : Vacances
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Vacances entre ami(e)s 5/5
Chloé n'en revient toujours pas.

— Wouah, les filles ! Ce pied que j'ai pris, hier soir ! Gravissime ! Il y avait des mois et des mois qu'un mec m'avait pas fait grimper aux rideaux comme ça, moi !
— Ça, on a vu.
— Et entendu. Dit Pauline.
— Vous pouvez parler, vous ! Vous étiez pas mal non plus dans votre genre.

Pauline a ri. Moi aussi.

— Faut reconnaître qu'on s'est pas mal défendue.

On était toutes les trois dans la salle de bains. Et Julien...

— Il est où, lui, d'ailleurs ?
— Encore parti chercher les croissants, j'parie !
— D'ici à ce qu'il y ait boulangère sous roche...
— Manquerait plus que ça ! Oui, ben alors là, il a pas intérêt. C'est chasse gardée, Julien.
— À trois, on te rappelle, hein ! À trois.
— Je sais, les filles, oui ! Je sais. Paniquez pas. Vous aussi, vous l'aurez. Chacune son tour. Comme à confesse.

* * *

Il avait ramené des croissants, oui, mais aussi des huîtres. Et de la lotte.

— Que je vais vous préparer. Aux petits oignons. Vous m'en direz des nouvelles.

Et il s'est mis aux fourneaux.

— J'ai un fantasme, dit Pauline... C'est de voir un mec cuisiner à poil.
— Vous êtes vraiment infernales, les filles ! Mais bon, s'il y a que ça pour vous faire plaisir...

Et il se désape.

— Non, mais tu vois ces petites fesses ?
— On en mangerait.
— Il y a rien à jeter, faut reconnaître.

Ça lui donnait des idées à Chloé.
Oh, là ! On craint le pire, Pauline et moi.

— Mais non, oh, tout de suite ! Non, ce que j'étais en train de me dire, c'est que, comme c'est une vraie perle, Julien, et dans plein de domaines -- pas la peine que je vous fasse un dessin -- et comme, en plus, on s'entend super bien tous les quatre, ben, on pourrait peut-être envisager de prendre un appart ensemble en septembre.
— Oh, voilà une bonne idée ! S'exclame Pauline.
— Oui, je trouve que c'est une excellente idée, moi aussi.
— Et toi, Julien ?
— Je suis pour à mille pour cent d'accord. Et même davantage.
— On s'en occupe dès qu'on est rentrés. Toutes affaires cessantes.

* * *

Il faisait tellement beau que, quand on a quitté la plage, il était pas loin de neuf heures. On a grignoté quelque chose vite fait, on s'est confortablement installés pour profiter au maximum de la soirée et... Chloé a éclaté de rire en me regardant.

— Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai une bille de clown ?
— Non, mais j'étais en train de me dire... T'as pas choisi Domingo pour superviser ton mémoire de master au moins ?
— Arrête ! Déjà qu'il va falloir que je me le croise au détour des couloirs.
— Il va pas te manger non plus.
— Non, mais chercher à me faire rougir, c'est couru. Je suis sûre que ça l'excite.
— Et il va y arriver.
— Plus t'appréhendes de le faire et plus t'es sûre de pas pouvoir réussir à t'en empêcher.

Elle connaissait ça aussi, Pauline.

— Avec mon voisin, après ma saoulerie, je vous dis pas ! Suffisait que je l'aperçoive, même de loin, pour devenir écarlate. Et pas que mon voisin, d'ailleurs, parce qu'un jour...

Julien s'est frotté les mains.

— Chouette ! On va encore avoir une histoire. Allez, à poil, Pauline ! C'est à poil qu'on raconte.
— Ah, oui, c'est vrai !

Et elle a retiré son maillot.

Lui, il s'est rapproché de Chloé. Ce qui a suscité nos protestations indignées.

— Pas toujours la même !
— Et nous, alors ? On compte pour du beurre ?
— Okay ! Okay !

Et il est allé s'allonger tout près de Pauline, la tête posée en travers de ses genoux. Et tournée vers elle.

— Ben, tiens ! Il va pouvoir admirer le panorama en prime comme ça.
— Bon, ça y est ? Vous m'écoutez ? Je peux y aller ? Donc, ce jour-là, moi non plus, comme Océane, j'avais pas de culotte.
— Décidément ! Non, mais c'est une manie, ça, chez vous, les filles !
— Quand elle faisait une lessive, c'était un vrai raz-de-marée, ma mère. Elle ramassait tout ce qu'elle trouvait. Sans se préoccuper de savoir si c'était propre ou sale. Et donc, ce matin-là, quand je me suis levée, toutes mes petites culottes étaient en train de sécher sur le fil dehors. Bien obligée de faire sans pour aller bosser.
— Tu bossais où ?
— Je remplaçais la mère d'une copine à son magasin des fois. Qu'elle puisse aller faire le tour de ses fournisseurs. Ou ses courses. Bref, ce qu'elle avait à faire. Et, en échange, elle me donnait une petite pièce. Ce qui m'arrangeait bien. La seule ombre au tableau, c'est qu'il y avait un bonhomme, dès qu'il voyait que c'était moi à la caisse, il rappliquait. Et je l'avais planté là comme un piquet pendant des heures. À faire le beau. À pas savoir quoi inventer pour se rendre intéressant. Pour que je l'admire. Comment il pouvait m'agacer ! Déjà que j'ai horreur de ces types qui se croient irrésistibles, mais celui-là comment ça me vexait, en plus, qu'à son âge il puisse s'imaginer qu'il avait le moindre début de commencement de chance avec moi. Seulement j'avais pas le choix. Fallait que je le supporte. Bon gré mal gré. C'était un client. Et il sortait pas des clous. Jamais. Non, il parlait. Il se contentait de parler. De faire la roue. Histoire de m'en mettre, à ce qu'il croyait, plein la vue. Et moi, juchée derrière ma caisse, je bouillais. Je bouillais littéralement et je me balançais, d'énervement, sur mon tabouret. Plus il s'attardait, plus ça durait et plus je bouillais. Et plus je me balançais. Et ce qui devait finir par arriver est arrivé. Et, comme par hasard ce jour-là, alors que j'avais pas de culotte. Ce qui est arrivé, c'est qu'à force de me balancer tant et plus comme ça, je suis partie à la renverse. Dans un mouvement incontrôlé pour rétablir un équilibre compromis j'ai jeté les bras en arrière et j'ai, d'instinct, ouvert les jambes au large. Vous imaginez sans peine quel spectacle je lui ai offert.

Julien a suggéré.

— Un peu comme celui que tu m'offres en ce moment.

Et il a approché ses lèvres tout près de son petit réduit d'amour.

Elle a glissé une main dans ses cheveux. Et poursuivi.

— Un spectacle qui a duré. Parce que je n'étais pas complètement tombée : les étagères, derrière moi, avaient arrêté ma chute. Du coup, je luttais. Je luttais désespérément, la jupe remontée haut sur les cuisses, pour nous remettre d'aplomb, le tabouret et moi. En mouvements désordonnés et longtemps infructueux. En mouvements qui continuaient à lui offrir une vue imprenable sur ce qui aurait dû lui rester à tout jamais caché. Venir m'aider ? Il n'y songeait même pas. Il fixait goulûment mon entrejambes, les yeux exorbités. Ça a duré, mais ça a duré ! Une éternité ! C'est seulement quand j'ai enfin réussi à me redresser, rouge de confusion, qu'il s'est précipité... « Vous vous êtes pas fait mal au moins ? C'est sûr ? Vous vous êtes pas fait mal ? »

Elle s'est interrompue, mordu les lèvres.

— Julien !
— Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'aimes pas ?
— Mais si, j'aime !
— Eh bien alors !

Et il y a remis sa langue.

Chloé a réclamé.

— Continue ! Finis ton histoire au moins !
— Je m'étais pas fait mal, non ! Des clients sont entrés. Je me suis occupée d'eux et... Oh, je peux plus ! C'est trop. C'est trop bon, Julien...

Elle s'est laissée tomber en arrière. A fermé les yeux, doucement gémi.

— Julien ! Oh, Julien...

Je me suis penchée sur elle. Je lui ai effleuré les lèvres, les lui ai entrouvertes du bout de la langue. Me suis enroulée à elle. Pour un long baiser. Un autre. Son plaisir s'est approché. A surgi. Je l'ai regardé déferler. En longues vagues éperdues.

Elle m'a souri.

— Hou... Je sais plus où je suis.

Julien est doucement remonté. À petits baisers précipités. Sur son ventre. Sur ses côtes. Sur un sein. Dont il a englouti la pointe.

Elle a imploré.

— Viens ! Oh, s'il te plaît, viens !

Il est venu. A entrepris un lent mouvement de va-et-vient.

Elle m'a saisi la main, l'a serrée à la broyer.

Je lui ai souri, caressé le front.

— Elle est bonne sa queue, hein ?

Il a accéléré. Vite. De plus en plus vite. Encore plus vite.

Elle a feulé. Elle a tempêté. Elle a mugi.

Derrière, des grondements de fond de gorge, sourds, saccadés, lui ont répondu. Chloé faisait frénétiquement aller et venir un gode entre ses cuisses.

J'ai investi la plage tôt, très tôt, pour pouvoir profiter à plein de cette dernière journée de mer et de soleil.

Julien est presque aussitôt venu m'y rejoindre. Il s'est allongé sur le sable, à mes côtés.

— C'est aujourd'hui...
— Qu'on repart, oui.
— C'est pas à ça que je faisais allusion.
— Ah !

Ce à quoi, il pensait, lui, c'était...

Il s'est redressé sur un coude.

— On pourrait peut-être déjà s'offrir un petit acompte, non, qu'est-ce t'en dis ?

Ce que j'en disais, moi, c'est qu'un type comme Julien c'était impossible de pas avoir envie avec lui. Mais je me suis tue. Je me suis contentée de le regarder.

Il s'est penché, penché encore. Ses lèvres ont effleuré les miennes. S'en sont éloignées. Y sont revenues. S'y sont installées. Sa queue s'est élancée, sous le maillot, contre ma cuisse. Les pointes de mes seins se sont dressées contre son torse. On s'est embrassés. Encore et encore. On s'est un peu caressés. Sa main s'est égarée dans ma culotte. Un peu plus. Un peu plus loin. C'était bon ! Comment c'était bon !

Il s'est brusquement arrêté.

— Il y a des pêcheurs là-bas. Ils regardent par ici.

Et alors ! Qu'est-ce qu'on s'en fichait des pêcheurs ! Ils allaient pas en perdre la vue. Ah, non, non ! Pas question de s'arrêter en si bon chemin. Sûrement pas ! J'avais trop envie. Je ruisselais. Il m'avait trop donné envie.

Et je me suis pressée contre lui. Je suis allée la lui chercher sous le maillot. Je l'ai flattée, fait durcir un peu plus encore. J'ai fait rouler ses boules au creux de ma main.

— Laisse-moi faire !

Et je l'ai chevauché. Je l'ai enfourné en moi. Je me suis rageusement élancée, à grands coups de bassin, à la conquête de mon plaisir, un plaisir que j'ai atteint et longuement psalmodié quand il s'est déversé en moi, en longues giclées tièdes.

Je ne me suis pas retirée tout de suite. Je l'ai laissé se recroqueviller à l'intérieur, les mains posées sur mes fesses, devenir tout fragile, tout attendrissant. Je lui ai piqueté les joues, le menton, les tempes, les paupières d'une multitude de petits baisers.

Et je suis retombée sur le côté. Je me suis blottie contre lui, la tête dans son cou.

J'ai murmuré.

— Depuis le temps que j'attendais ça.

Il a soupiré.

— Et moi donc ! Trois ans ! Une éternité.
— Trois ans ? Comment ça, trois ans ?
— Dès que je t'ai vue, j'ai eu envie de toi. Dès la toute première fois, quand tu es venue t'asseoir à côté de moi en amphi. Tu te rappelles ? C'était un cours de Domingo.
— Encore lui ! Décidément !
— Domingo qui savait pas encore comment t'étais faite à l'époque. Mais moi, si !
— Hein ? Comment ça, tu savais ?
— Oui. J'étais là le jour où tu t'es retrouvée le cul à l'air dans le magasin de sapes.
— T'étais là ? C'est pas vrai. Je te crois pas.
— C'est pas vrai, non ! Bien sûr que c'est pas vrai. Mais j'aurais tellement aimé. T'y es jamais retournée depuis ?
— Jamais, non.
— Mais t'es quand même passée devant, avoue ! Plusieurs fois. Et ça t'a démangée, je suis sûr, de pousser la porte et de te retrouver sur le théâtre de tes exploits.

Mais comment il savait ? Comment ?

J'ai bien évidemment prétendu que non.

— Non, je t'assure !

Il a poursuivi.

— On y retournera ensemble, si tu veux. Et d'ailleurs, tu sais ce qu'on pourrait faire ?

Il n'a pas eu le temps d'achever. Chloé et Pauline ont surgi.

— Vous vouliez vous envoyer en l'air en douce, hein ? Sans nous laisser en profiter. Ben, c'est raté ! On a tout vu de la fenêtre.
— Et tout entendu.
— Ce qui nous a donné sacrément envie.
— Et nous aussi, on s'est bien amusées du coup.

* * *

Chloé s'activait autour de son sac de voyage. Sous l'œil perplexe de Pauline.

— Qu'est-ce tu t'agites ? On a bien le temps !
— J'ai peur d'oublier quelque chose.
— Ça, par exemple ?

Et elle lui a extirpé, de sous son oreiller, un gode d'une impressionnante dimension.

— Oh, non, lui, il y a pas de risque que je l'oublie. Et quand bien même ! J'ai de la ressource. Tiens, regarde !
— Ah, oui, carrément ! C'est tout un arsenal.
— Oh, mais faut bien ça, hein, en plus des mecs, quand on est une nana normalement constituée.

Elle le lui a repris des mains.

— C'est Émile, celui-là. Vu sa taille, c'est quand j'ai envie de me sentir bien remplie. Et les autres...

Elle les a étalés sur sa couchette.

— Lui, c'est Gaston. Pour quand je veux que ça vibre à l'intérieur et que ça me pilonne un max. À côté, t'as Fernand. Spécial clito. Et je peux te dire qu'il sait y faire, le bougre. Quant au petit dernier, Gabriel, comme tu peux voir, il est multi-fonctions. Il occupe le terrain devant et derrière. En même temps.
— Et c'est tout ?
— Oui. Enfin, non. Mais les autres, ils sont restés à la maison. Oh, mais me dites pas que vous, de votre côté, hein, les filles...

Ben oui, si, nous aussi ! Ça nous arrivait. Mais on n'était pas aussi bien équipées qu'elle.

— Loin s'en faut.
— À propos de godes, d'ailleurs, vous savez pas ce qu'il m'est arrivé un jour ?

Julien s'est commodément installé.

— Ah, notre petit quart d'heure confidences quotidien.

Et nous aussi. À côté de lui.

— Bon, ben, vas-y, on t'écoute !
— C'était à Pâques, il y a deux ans. J'avais entrepris un petit périple dans le Lot. Un régal. Tout ce qu'il y a à voir là-bas ! De la folie ! Et donc, ce soir-là...

Pauline l'a interrompue.

— T'oublies pas quelque chose ?
— Ah, si, oui !

Et elle s'est débarrassée de son maillot. Tout en continuant à raconter.

— J'ai débarqué à Rocamadour. Tard. Il était pas loin de neuf heures. Dans le premier hôtel dont j'ai poussé la porte, il restait une chambre, une seule, que j'ai aussitôt retenue. Et je suis retournée à ma voiture chercher ma valise. C'était une vieille valise fatiguée que je traînais depuis des années. Qui fermait de moins en moins bien. Dont je me disais, chaque fois que je partais en voyage, qu'il faudrait bien qu'un jour je finisse par la remplacer sans m'être, jusque-là, jamais résolue à le faire. J'étais garée assez loin et le temps que je fasse l'aller et retour, un car de bonnes sœurs – elles étaient pas loin d'une trentaine – avait envahi le hall. Elles discutaient, par petits groupes, au milieu desquels je me suis frayé tant bien que mal un passage jusqu'au monumental escalier qui menait aux chambres. J'en avais gravi pas loin de la moitié quand cette fichue valise s'est brusquement ouverte. Et carrément, hein ! Tout a dégringolé : mes sous-tifs, mes petites culottes, mes affaires de toilette et... mes godes. Il y en a un qu'a descendu trois marches, posément, une à une, tandis qu'un autre s'est allègrement précipité en bas et est venu finir sa course aux pieds de l'une des bonnes sœurs. Vous auriez entendu ce silence ! Et tous ces regards, profondément réprobateurs, levés sur moi, accrochés à moi.
— Oh la la ! Tu devais pas en mener large.
— Non ? Tu crois ? J'ai tout ramassé, en catastrophe, le plus vite possible, à la va-comme-je-te-pousse, tout réenfourné, n'importe comment, en vrac, dans ma valise. Bon, mais restait quand même le gode-sauteur, là-bas, tout seul. Loin. Si loin.
— Lequel c'était ?
— Gabriel. Le « devant-derrière ». Qu'il a pourtant bien fallu que j'aille chercher ! J'ai pris mon courage à deux mains, j'ai respiré un grand coup et je suis descendue dans la cage aux cornettes. En m'efforçant de ne pas les regarder. De ne voir que lui. Uniquement lui. Je m'en suis approchée. Tout près. Encore plus près. Là. J'y étais presque. Un bout de pied l'a poussé vers moi. Dont la propriétaire a clamé bien fort, bien sonore. « Tu n'as pas honte, grande dégoûtante ? » J'ai détalé sans demander mon reste. Mais, une fois la porte de la chambre refermée, j'ai été prise d'une de ces crises de fou rire ! Je pouvais plus m'arrêter.
— N'empêche que t'as dû t'en ramasser plein la tête après !
— Ah, ça c'est sûr ! Moi et tous les jeunes d'aujourd'hui. Tous des dépravés ! Des pervers ! Bon, mais ça, après ! Je m'en fichais après. J'étais plus là. Elles pouvaient bien raconter ce qu'elles voulaient.

Pauline a pris en mains le gode coupable, lui a flanqué une petite claque. Tout au bout. Sur la plus grosse de ses têtes.

— Méchant ! Tu te rends compte dans quelle situation tu l'as mise, ma copine ? Tu l'as fait exprès, je suis sûre.

Et on a, tous les quatre, éclaté de rire.

* * *

— Bon, ben ça y est ! C'est fini.

On venait de refermer la porte. On regardait la mer. La voiture était chargée, mais on n'arrivait pas à se décider à monter dedans.

Pauline a encore répété. Au moins pour la dixième fois.

— Bon, mais c'est sûr, hein ! On s'installe ensemble en septembre.

Mais oui, c'était sûr, oui !

C'est Julien qui a posé la question.

— Et avant ?
— Avant ? Comment ça, avant ?
— Le reste de l'été. Vous faites quoi ?

Rien de spécial. Personne. Chloé suivrait sûrement ses parents à la campagne. Sûrement. Pauline, elle, elle allait rester à Argenteuil et commencer à s'avancer pour son master. Quant à moi, je savais pas encore au juste, mais pas question que je passe les deux mois à me morfondre à Épinay. Ah, non, alors !

— Je mourrais d'ennui.

Dans ces conditions, ce qu'il proposait, Julien, c'était qu'on se quitte pas.

Oui, mais pour aller où ? Pour faire quoi ?

— Un pèlerinage. Là où ça s'est passé tout ce qu'on s'est raconté. Qu'on visualise. Et puis on sait jamais. Peut-être que...
— Et on irait où d'abord ?
— En Espagne. Là où Chloé nous a raconté qu'elle avait été obligée de traverser tout le bled à poil après son bain de minuit.

L'idée ne lui déplaisait pas vraiment à Chloé.

— D'autant que ça fait un bail que j'ai pas revu ma cousine.
— Eh, ben en route alors !

Et on a pris la direction du sud.


FIN

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Texte coquin : Vacances entre ami(e)s 5/5
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