Vacances entre ami(e)s 4/5

- Par l'auteur HDS Cher Tamis -
Récit érotique écrit par Cher Tamis [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Vacances entre ami(e)s 4/5 Histoire érotique Publiée sur HDS le 02-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
Tags : Vacances
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Vacances entre ami(e)s 4/5
Quand je me suis réveillée, il faisait grand jour. Et il y avait plus personne dans la chambre.
Pauline était dehors, au soleil, sur le sable.

— Ils sont où, les autres ?
— Chloé dans la salle de bains. Et Julien, porté disparu. Sans doute retourné nous chercher des croissants. Sûrement. Il nous doit bien ça. Après la nuit qu'il a passé !

Je me suis étendue à ses côtés.

— Ah, ça, faut reconnaître que pour donner, ça a donné.
— Et que ça aurait pu donner davantage encore...
— Comment ça ?

Elle s'est appuyée sur un coude, a approché son visage tout près du mien.

— J'ai pas osé. Te caresser... J'ai pas osé. Mais grave comment j'en avais envie !

Elle m'a souri, m'a pris la main, me l'a serrée. Je ne me suis pas dérobée. Je la lui laisse. Je lui pressé la sienne.
On est restée un long moment comme ça. C'était doux... C'était apaisant. Et j'étais apaisé.

— Océane...
— Oui ?
— Je peux te demander quelque chose ? Ta cabine d'essayage... T'y repenses des fois ?
— Ça m'arrive.
— Et t'y repenses comment ?

Je n'ai pas eu le temps de lui répondre. Chloé nous a rejointes.

— Bon, les filles, je sais pas pour vous, mais moi, ça la fait pas, hein ! Parce que sa me gratouiller grave, c'est bien beau, mais quand on a, à portée de main, une queue bien consistante, opérationnelle, qui ne demande qu'à rendre service, c'est vraiment du gâchis de pas en profiter.

On était bien d'accord, Pauline et moi. Et même plus que d'accord.

— On va à l'abordage alors ?
— Allez !
— Qui commence ?

Pauline a proposé que ce soit elle, Chloé.
J'avais rien contre, moi. Absolument rien. À condition qu'elle ne garde pas l'exclusivité. Qu'elle en laisse aussi profiter les copines.

— Chacune son tour...
— Évidemment ! Ça coule de source.

* * *

C'est arrivé d'un coup. Une grosse pluie d'orage. Et on s'est rapatriés à l'intérieur en catastrophe.

— Ça va pas durer !
— Oui, mais on va faire quoi, en attendant ?

Pauline fait la remarquer que Julien était le seul à avoir rien raconté.

— C'est vrai, ça ! Il se défile !

Il proteste avec véhémence.

— Hein ? Ah, mais non ! Pas du tout !
— À moins que ça lui soit jamais arrivé, à lui, un grand moment de solitude.
— Si ! Bien sûr que si !
— Ben alors, on t'écoute...
—Ben... C'était l'année dernier. J'avais rencontrée, la nana, en boîte. Une petite brune, pas mal du tout.

Chloé l'a interrompu.

— Attends ! Attends ! Vous savez ce que je propose, les filles ? C'est qu'il nous la raconte tout nu, Julien, son histoire. Pour le punir de nous faire passer des nuits blanches.

J'ai aussitôt approuvé.

— Je vote pour, moi !

Pauline aussi.

— D'autant que, comme ça, si son histoire émoustille encore, on pourra le voir en direct !
— Oh, ben ça, c'est certain... Il va sauter sur le premier prétexte pour relever la tête à son machin !
— Vous êtes dures avec moi, les nanas.
— Mais non ! Allez, mets-toi à l'aise.

Il s'est désapé. De bonne grâce. Assis au bord du lit.

— Donc, on s'était bien plu, cette fille et moi. On a dansé. On a bu un verre. Deux verres. Elle était en fac, elle aussi. Médecine. Deuxième année. On a parlé. Et puis, le scénario classique : en la raccompagnant, j'ai garé ma voiture dans un petit chemin creux. On a baissé les sièges, et hardi, petit ! Elle était ardente. Elle prenait, sans complexes, toutes sortes d'initiatives. On a passé un bon moment tous les deux. Et on a eu envie de se revoir. Elle a proposé que ce soit chez elle. «Samedi, si tu veux. Mes darons vont à un mariage. On aura la maison pour nous !»
— Et là, panne sèche ? Lance Chloé.
— Mais... Laisses-le finir de raconter !
— Chez elle c'était un grand appartement, très clair, avec d'immenses baies vitrées et une terrasse qui en longeait toute la façade arrière en bordure d'un grand parc sans vis-à-vis. Elle a mis de la musique. Fort. Très fort. «Ça t'ennuie pas ? J'adore ça, le faire en musique !»Qu'elle me demande. Ça m'ennuyait pas, non. Pas plus que ça... Et on s'est laissé choir sur le lit. Pour un long marathon d'amour. Elle était insatiable. Littéralement insatiable. J'ai fini par demander grâce. «Grâce ? Mais que nini !» Elle a jamais voulu en entendre parler. «Tant que je te tiens ! Non... Une pause, peut-être... Vas fumer une clope, si tu veux mais... On va remettre les couverts !» Je me suis fait une, puis deux, puis trois cigarettes sur la terrasse que j'ai arpentée, à poil, de long en large. En me grattant les fesses. En me soupesant les coucougnettes. Mais, surtout, en me stimulant allègrement. Parce qu'il allait falloir assurer. Alors je me la sollicitais du mieux que j'ai pu, pour la remettre en état de marche.

Chloé a posé sa tête en travers de ses cuisses.

— Comme ça ?

Elle a pris sa queue, qui a fait un bond. On a éclaté de rire. Elle la lui a fait coulisser. Elle s'est fièrement redressée de toute sa hauteur. Il a fermé les yeux. S'est tu. A respiré plus vite. On a protesté, Pauline et moi.

— L'histoire ! L'histoire !
— Oui. D'abord l'histoire – Abdique Chloé en lui relâchant le dard – Mais tu perds rien pour attendre.
— Où j'en étais... ? Ah, oui, sur la terrasse. En train de me remettre en condition. De bon cœur j'y allais. Et c'est là que, d'un seul coup, je les ai aperçues. Trois têtes. Trois têtes de filles hilares derrière la baie vitrée de la salle de séjour. J'ai précipitamment battu en retraite. Regagné la chambre. «Il y a quelqu'un... Il y a quelqu'un à côté, dans le séjour !» que je hurle presque «Quelqu'un ? Qui ça ?» «Je sais pas, moi. Mais c'est des filles. » Elle est allée voir. Il y a eu de grands rires. De grandes exclamations. Elle est revenue.«C'est juste ma sœur. Avec des copines. Tu les as bien fait marrer. Bon, mais on s'en fout. C'est pas la première fois qu'elle m'entend m'envoyer en l'air avec un mec, ma sœur. Et ce sera pas la dernière. Allez, on remet ça !» J'ai rien remis du tout. C'était pas par mauvaise volonté de ma part, mais j'étais vraiment au bout du rouleau. Et puis les entendre rire aux éclats, malgré la musique, à côté...
— Ça te fait perdre tous tes moyens ?
— Et donc, on s'en est tenus là. On s'est promis de s'appeler, de se faire signe. On l'a jamais fait.
— Et quand t'es parti ? Tu l'as traversée, la salle de séjour ? Elles étaient encore là, les nenettes ?
— Évidemment qu'elles étaient là...
— Elles étaient vilaines ? Elles se sont encore fichues de toi ? Mon pauvre chéri... T'as bien mérité que je m'occupe de toi, va ! S'exprime Chloé.

Elle l'a repris en main, lui a donné des tas de petits coups de langue tout au bout, l'a un peu agacé entre ses dents, lui a longuement malaxé les boules. Et puis elle l'a mis dans sa bouche. Ses joues se sont creusées. Julien a fermé les yeux, lui a doucement pétri la nuque. Il est venu vite. Presque tout de suite.

Il se retire de la salle à manger de la déesse qui vient de le faire jouir. Et Chloé pose sa joue contre cette queue qui se ramollissait doucement mais sûrement. Il lui a caressé le cou du bout des doigts. Ils sont restés un long moment comme ça. Et puis Julien s'est dégagé, lui a lâché un petit baiser, a filé vers la salle de bains.

— Mais ça compte pas, ça, hein, les filles ! Parce que c'était pas vraiment une partie de jambe en l'air !

Le lendemain, le sable avait séché. Et on s'est fait une superbe journée de dorure au soleil, de mer et d'huîtres.

— Qu'est-ce qu'on est bien !
— Ah, ça, tu peux le dire, ma Pauline !
— Et ça se passe nickel, en plus, tous les quatre.
— Il y a pas de raison pour qu'il en soit autrement !
— D'autant qu'évoquer nos souvenirs ratés, là, comme on le fait, ça crée un climat vraiment très, très complice, vois ne trouvez pas ? Se complimente Chloé.
— Si ! Si ! Bien sûr !
— C'était toujours avec des inconnus qu'on s'était trouvé dans ce genre de situation... Jamais avec des gens qu'on connaissait ? Ça vous était déjà arrivé de vivre comme ça avec des gens que vous connaissez ?
— Si, moi !
— Toi, Océane ?
— Et à la fac, en plus !
— À la fac ? Oh, faut que tu nous racontes ça ! Faut absolument que tu nous racontes ça ! S'en hardi Julien... Ce soir alors... Et à poil ! Comme moi, hier. Il y a pas de raison.

Nous avons consenti de bon cœur... C'est vrai... Il y a pas de raison pour ne pas accepter.

* * *

Je me suis déshabillée, assise au bord du lit.

— Allez, vas-y Océane... On est toute ouïe.

Chloé s'est confortablement installée à mes côtés. En compagnie de Julien, sur les cuisses duquel elle a posé sa tête. Comme la veille.
Et j'ai commencé mon récit :

— C'était en mai dernier. Je venais de rencontrer Dimitri. Ça a pas duré très longtemps tous les deux, mais bon, c'est pas ça l'histoire... Et donc, un soir, cela n'était pas du tout prémédité, je me suis retrouvée chez lui. Sans affaires de rechange. On a fait les fous. On a chahuté. Et, par jeu, il m'a arraché la culotte avec les dents. En lambeaux il me l'a mise. Irrécupérable. Et donc, pas d'autre solution, le lendemain matin, que de m'en passer et de filer à la fac comme ça. D'un côté, j'avais mon sac, plein comme il est pas permis et, de l'autre, cinq ou six bouquins achetés la veille que j'avais, et pour les maintenir ensemble, je les ai entourés d'une sangle. Je traversais tranquillement le campus quand il y a eu brusquement une bourrasque d'orage. D'une intensité et d'une violence inouïe. On était en mai. Je portais une robe légère sous laquelle le vent s'est engouffré. Une robe qui a claqué comme un drapeau. Qui s'est soulevée, jusque sur les hanches. Devant. Derrière. J'ai lutté pour la rabattre, comme j'ai pu, tant que j'ai pu. Maladroitement et sans succès, encombrée que j'étais de mon sac et de mes bouquins. J'aurais dû les lâcher, mais je m'accrochais à eux, au contraire, comme à une bouée. Et ce coup de vent qui durait, mais qui durait ! Qui a tout de même fini, à mon grand soulagement, par retomber. Ma robe aussi... Est-ce qu'on m'avait vu ? Un petit coup d'œil autour de moi. Derrière moi. Aussi discret que possible, je constate de suite qu'il y avait deux mecs, sur la droite, que je ne connaissais pas, était hilares. Un autre, un peu plus loin, qui me couvait d'un regard stupéfait. Et puis... Et puis surtout, il y en avait quelqu'un qui m'attendait derrière la porte du hall, qui me l'a tenue, avec un grand sourire. Quelqu'un qui avait allègrement profité du spectacle, de face, lui. Et de tout près. Parce que j'en étais à quoi ? Deux mètres de la porte quand c'était arrivé.
— C'était qui ?
— Domingo...
— Domingo ? Le prof de littérature moderne ? Oh, la la ! Ma pauvre !
— Je ne te le fais pas dire. Domingo, oui. Qui m'a gratifiée d'un : «Tsss... tsss... tsss...» appuyé en me menaçant du doigt. Je suis passée devant lui le plus vite possible. Écarlate. Heureusement que c'était la fin de l'année. Parce que ses deux derniers cours, je les ai allègrement séchés. Seulement il faut croire que je jouais singulièrement de malchance : à l'examen, à l'oral, comme par hasard, c'est sur lui que je suis tombée.
— Décidément ! Compati Pauline.
— Et vous savez sur quoi il m'a interrogée ? « Le vent » de Claude Simon.
— On peut pas dire qu'il ait pas le sens de l'à-propos.
— Et il s'en est donné à cœur joie. Tout en allusions et en sous-entendus... J'étais complètement déstabilisée. Incapable d'aligner trois mots.
— Il t'a mis combien au final ?
— Quatorze. Mais je me demande encore ce qu'il a bien pu noter. J'étais muette comme une carpe.
— C'est clair comme de l'eau de roche ce qu'il a noté. Non, mais franchement, c'est vraiment tous les mêmes, les mecs... Tous !
— Ah, pour ça, c'est pas moi qui risque de te contredire. Dit Chloé.
— Parce que le Julien, là, ça fait un quart d'heure qu'il débande pas à écouter Océane raconter ses aventures ! Souffle Pauline.
— À moins que ce soit de t'avoir là, sur ses cuisses, avec la bouche tout près de son truc.
— Ou les deux ? Répond le jeune homme.
— Oui, ben moi, à ta place, je me poserais pas tant de questions. J'en profiterais... Suggère Pauline.
— Faudrait pas me le dire deux fois... On refait comme hier ?
— Comme hier ? Ben, voyons ! Non, mais... C'est qu'il va y prendre ça comme une habitude, lui... Qu'on s'occupe tant et plus de sa queue. Mais que notre plaisir à nous, il en a rien à foutre.
— Hein ? Ah, mais non ! Ah, mais non ! Pas du tout ! S'insurge Julien.
— Eh bien, prouve-le alors ! Dit Chloé.

Il ne se le pas fait dire deux fois. Il l'attire contre lui, glisse une main entre ses seins... L'autre est descendue, se faufilant entre ses cuisses qui se sont ouvertes en grand écart. Chloé jette ses bras autour du cou de son amant, à la recherche de ses lèvres. Elles se sont jointes tandis qu'il fourrage de ses doigts un endroit bien précis, s'emparant de son petit bouton.

Doucement, la main de Pauline est venue se poser sur mon genou...

— J'aime trop ça, te regarder les regarder... Non, mais comment tu les bouffes des yeux ! Comment tu t'excites... C'est merveilleux !!

Je n'ai pas répondu. On a échangé un sourire et je suis retournée à ma contemplation.
Ses doigts ont doucement couru, le long de ma cuisse, jusqu'au pli de l'aine. Puis ont lentement poursuivi leur progression, s'aventurant un peu plus loin...

— Tu es trempée ! Que constate Pauline avant de porter ses doigts à ses lèvres rajoutant –Tu as bon goût !

Elle savoure longuement et voluptueusement, ce miel qui recouvre son index et son majeur.

— Vraiment très bon goût ! Confirme t-elle de nouveau.

À côté, Chloé donne, en soupirant, par intermittence, de grands coups de bassin contre le bas-ventre de Julien.

— Oh, viens maintenant, viens ! J'en peux plus... Hurle t-elle

Elle l'a reçu dans un grand râle de béatitude. Et ils se sont frénétiquement élancés à la poursuite de leur plaisir.

Pauline a posé sa tête sur mon épaule avant de retourner chercher le miel de mon puits d'amour. Elle me polie, elle me fouille, elle m'habite. Elle me fait perdre la tête. Elle me rend folle.

J'ai clamé mon plaisir en même temps que Chloé. Toutes les deux. Éperdument.

À suivre...

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