Coaching (4)
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Coaching (4)
Un soir, Simon l'invite à un dîner avec son éditeur et d'autres écrivains. Mathilde hésite, mais accepte. Elle se sent étrangère parmi ces gens qui parlent de littérature, de philosophie, de concepts abstraits. Simon sent son malaise, pose sa main sur sa cuisse sous la table, la caresse doucement.
Au dessert, la conversation dérive vers l'érotisme dans la littérature. L'éditeur de Simon demande si son nouveau roman contient des scènes osées.
"Oui," répond Simon en regardant Mathilde. "Des scènes très osées. Inspirées de ma vie."
"Vous avez une muse ?" demande un autre écrivain.
"Oui. Elle est à cette table."
Tous les regards se tournent vers Mathilde. Elle soutient leurs yeux, la tête haute, refuse d'être intimidée. Simon lui prend la main, la porte à ses lèvres.
"Elle m'a sauvé la vie," dit-il simplement.
Le restaurant se vide lentement autour d'eux. Simon règle l'addition pendant que Mathilde se lève, lisse sa robe noire sur ses hanches. Elle se penche vers lui, ses lèvres effleurant son oreille.
"Je reviens," murmure-t-elle.
Il la regarde traverser la salle vers les toilettes, admirant la courbe de ses hanches, la manière dont le tissu épouse son corps athlétique. Elle disparaît derrière la porte. Simon boit les dernières gouttes de son vin, sent l'anticipation monter en lui.
Cinq minutes plus tard, Mathilde ressort. Quelque chose dans son regard a changé. Plus sombre. Plus intense. Elle repasse devant lui, laisse tomber discrètement quelque chose dans sa poche de veste. Simon y glisse la main, sent le tissu doux de sa culotte en dentelle, encore tiède.
Son sexe durcit instantanément. Il se lève, la rejoint près de la sortie. L'éditeur et les autres écrivains sont déjà partis. Ils sont seuls maintenant, dans la nuit parisienne.
"Tu n'as rien sous ta robe ?" demande-t-il à voix basse.
"Non."
"Depuis quand ?"
"Depuis que je me suis imaginé tes doigts en moi dans le taxi."
Simon grogne, l'attire contre lui. Il sent son érection presser contre le ventre de Mathilde. Elle sourit, une promesse dans les yeux.
Le taxi arrive quelques minutes plus tard. Une voiture noire, le chauffeur un homme d'une cinquantaine d'années qui leur lance à peine un regard. Simon ouvre la portière, laisse Mathilde monter en premier. Elle glisse sur la banquette en cuir, croise les jambes. Sa robe remonte légèrement sur ses cuisses.
Simon donne l'adresse de son appartement, s'installe à côté de Mathilde. Le taxi démarre, s'engage dans les rues illuminées du quartier latin. À l'avant, le chauffeur allume la radio, un morceau de jazz feutré emplit l'habitacle.
Mathilde regarde par la fenêtre, observe les façades qui défilent. Simon pose sa main sur sa cuisse, un geste apparemment innocent. Ses doigts pressent légèrement, testent sa réaction. Elle ne bouge pas, continue de regarder dehors, mais son souffle s'accélère imperceptiblement.
La main de Simon remonte lentement, centimètre par centimètre, sous le tissu de la robe. Sa paume épouse la courbe de sa cuisse, caresse sa peau douce. Mathilde écarte les jambes, à peine, juste assez pour lui donner accès. Son visage reste impassible, tourné vers la vitre, mais Simon voit son reflet, voit ses pupilles dilatées.
Les doigts progressent, atteignent le haut de sa cuisse. Simon sent la chaleur irradier de son sexe avant même de le toucher. Il fait durer le moment, effleure la peau sensible à la jonction de ses cuisses, évite délibérément son entrejambe. Mathilde retient son souffle, contracte ses muscles.
À l'avant, le chauffeur tourne à gauche, suit le boulevard Saint-Germain. La circulation est fluide à cette heure tardive. Simon calcule mentalement le temps jusqu'à son appartement. Quinze minutes. Peut-être vingt.
Largement suffisant.
Son index frôle enfin les lèvres de Mathilde. Elle est trempée, brûlante. Il retient un grognement de satisfaction, fait glisser son doigt le long de sa fente, lentement, explorant chaque repli. Mathilde mord l'intérieur de sa joue, s'enfonce plus profondément dans la banquette.
Simon trace des cercles autour de son clitoris, sans jamais le toucher directement. Mathilde ondule à peine, ses hanches cherchant plus de pression. Il sourit dans l'obscurité, aime la sentir perdre le contrôle millimètre par millimètre.
"Regarde-moi," murmure-t-il si bas que seule elle peut entendre.
Mathilde tourne lentement la tête. Leurs regards se croisent. Les yeux de Simon descendent vers sa bouche, ses lèvres entrouvertes. Pendant ce temps, son doigt continue son exploration, remonte, descend, caresse, taquine.
"Tu es trempée," souffle-t-il.
Elle hoche imperceptiblement la tête, incapable de parler. Simon glisse un doigt en elle, lentement, profondément. Mathilde ferme les yeux, ses doigts se crispent sur le cuir de la banquette. Il commence un mouvement de va-et-vient minimal, son pouce trouvant finalement son clitoris.
Le taxi s'arrête à un feu rouge. Des piétons traversent devant eux, ignorants de la scène qui se joue quelques mètres plus loin. Simon ne ralentit pas son mouvement, continue de la doigter pendant que le monde extérieur continue sa vie normale.
"Respire," murmure-t-il contre son oreille.
Mathilde inspire profondément, expire lentement. Le feu passe au vert, le taxi redémarre. Simon ajoute un deuxième doigt, recourbe ses phalanges, cherche le point rugueux à l'intérieur d'elle. Quand il le trouve, Mathilde hoquette, son corps entier se raidissant.
"Là ?" demande-t-il, sachant parfaitement la réponse.
"Oui," souffle-t-elle, le mot à peine audible.
Il masse le point avec une précision chirurgicale, son pouce maintenant une pression constante sur son clitoris. Mathilde se mord la lèvre si fort qu'elle sent le goût métallique du sang. Ses cuisses tremblent, son sexe se contracte autour des doigts de Simon.
À l'avant, le chauffeur change de station de radio, trouve une émission de débat politique. Les voix graves des intervenants créent un contraste surréaliste avec l'intimité qui se déroule sur la banquette arrière.
Simon accélère le rythme, ses doigts entrant et sortant avec plus d'insistance. Sa main libre attrape celle de Mathilde, entrelace leurs doigts, offre un ancrage. Elle serre fort, si fort que ses articulations blanchissent.
"Je vais," commence-t-elle avant de s'interrompre.
"Vas-y. Jouis pour moi. En silence."
Mathilde plante ses ongles dans le cuir de la banquette, son autre main broyant celle de Simon. L'orgasme monte en elle comme une vague, inexorable. Elle tente de retenir les gémissements qui menacent de s'échapper de sa gorge, transforme chaque son en souffle saccadé.
Simon sent son sexe pulser autour de ses doigts, sent l'humidité couler sur sa paume. Il continue de la caresser pendant les spasmes, prolonge son plaisir, l'intensifie. Mathilde se cambre imperceptiblement, ses yeux fermés, sa bouche ouverte en un cri silencieux.
L'orgasme dure longtemps, décuple par l'adrénaline de la situation, par le danger d'être découverts. Quand les tremblements s'apaisent enfin, Simon retire lentement ses doigts, les porte à ses lèvres, suce son propre pouce. Mathilde le regarde faire, les joues rouges, le souffle court.
Le taxi tourne dans leur rue. Simon rajuste la robe de Mathilde sur ses cuisses, compose son visage en un masque neutre. Quand la voiture s'arrête devant son immeuble, il sort un billet, le tend au chauffeur.
"Gardez la monnaie."
"Merci monsieur. Bonne soirée."
Ils descendent du taxi, attendent qu'il disparaisse au bout de la rue. Dès qu'il tourne le coin, Simon plaque Mathilde contre la porte cochère de l'immeuble, l'embrasse avec voracité. Elle répond avec la même violence, ses mains arrachant presque les boutons de sa chemise.
"Monte," halète-t-elle. "Vite."
Ils courent presque jusqu'à l'ascenseur. Simon appuie frénétiquement sur le bouton, attend que les portes s'ouvrent. Dès qu'ils sont à l'intérieur, Mathilde pousse Simon contre la paroi, tombe à genoux devant lui.
"Qu'est-ce que tu fais ?" demande-t-il, même si c'est évident.
"Je te rends la pareille."
Elle défait sa ceinture avec des gestes rapides, ouvre sa braguette, libère son sexe durci. Sans préliminaires, elle le prend dans sa bouche, avale profond. Simon grogne, ses mains s'agrippant à la rambarde derrière lui. L'ascenseur grimpe lentement, chaque étage marqué par un tintement.
Mathilde le suce avec avidité, sa langue courant le long de sa hampe, ses lèvres serrées autour de lui. Simon sent l'orgasme monter dangereusement vite, trop vite. Il tente de la repousser doucement, mais elle résiste, accélère son mouvement.
Deuxième étage. Troisième. La bouche de Mathilde monte et descend rapidement, sa main massant ses testicules. Simon sent ses jambes trembler, son contrôle lui échapper.
"Mathilde, je vais," tente-t-il de prévenir.
Elle ne ralentit pas, au contraire. Elle prend encore plus profond, sa gorge l'avalant entièrement. Quatrième étage. Cinquième. Simon explose dans sa bouche avec un grognement rauque, se répand par jets saccadés. Mathilde avale tout, continue de sucer doucement jusqu'à la dernière goutte.
Sixième étage. Les portes s'ouvrent. Mathilde se relève, essuie délicatement les coins de sa bouche. Simon range son sexe dans son pantalon, tente de reprendre contenance. Ils sortent de l'ascenseur, main dans la main, comme si de rien n'était.
À la porte de l'appartement, Simon cherche ses clés d'une main tremblante. Mathilde se presse contre son dos, embrasse sa nuque, glisse une main sur son torse. Quand la porte s'ouvre enfin, ils entrent en titubant, s'embrassant violemment.
Les vêtements tombent dans l'entrée. La veste de Simon, la robe de Mathilde, sa chemise, son soutien-gorge. Une traînée de tissu menant du hall au salon. Ils ne peuvent pas attendre d'arriver à la chambre.
Simon soulève Mathilde, la plaque contre le mur du salon. Elle enroule ses jambes autour de sa taille, guide son sexe déjà à nouveau dur vers son entrée. Il la pénètre d'un coup, profondément, brutalement. Elle crie, libre maintenant de laisser s'échapper tous les sons qu'elle a retenus dans le taxi.
"Baise-moi," halète-t-elle. "Fort. Fais-moi oublier ce dîner prétentieux."
Simon obéit, la pilonne contre le mur, ses hanches cognant contre les siennes avec force. Les cadres accrochés au mur tremblent sous les chocs. Mathilde griffe son dos, mord son épaule, libère toute la frustration accumulée pendant les heures de politesse sociale.
"Tu es à moi," grogne Simon. "Dis-le."
"Je suis à toi."
"Encore."
"Je suis à toi. Toute à toi."
Il la porte jusqu'au canapé, la dépose sur le dossier. Mathilde s'agrippe au cuir, se cambre pour mieux l'accueillir. Simon entre en elle par derrière, encore plus profond dans cette position. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place pendant qu'il la prend avec une urgence primitive.
"Plus fort," supplie Mathilde. "Je veux te sentir demain."
Simon accélère, ses coups de reins devenant presque violents. Le canapé grince, glisse légèrement sur le parquet. Mathilde pousse des cris aigus à chaque pénétration, son corps secoué par la force de ses assauts.
"Touche-toi," ordonne-t-il.
Elle glisse une main entre ses cuisses, frotte son clitoris rapidement. L'orgasme monte vite, son corps encore sensibilisé par celui du taxi. En quelques secondes, elle jouit à nouveau, son sexe se contractant violemment autour de Simon.
Il sent ses propres limites, se retire brusquement, se retourne vers elle. Mathilde comprend, se laisse tomber à genoux sur le sol. Simon se masturbe rapidement, quelques coups suffisent. Il se répand sur son visage, son cou, sa poitrine, marquant sa peau de son plaisir.
Mathilde ferme les yeux, savoure la sensation chaude et humide. Quand Simon se vide complètement, elle ouvre les yeux, le regarde avec un sourire satisfait. Elle passe un doigt sur sa joue, recueille son sperme, le porte à sa bouche, suce lentement.
"Tu es magnifique comme ça," murmure Simon.
"Couverte de toi ?"
"Oui."
Il l'aide à se relever, la guide vers la salle de bain. Sous la douche, il la lave avec tendresse, lave chaque trace de leur passion. Ses mains savonnent son corps, s'attardent sur ses seins, son ventre, entre ses cuisses. Mathilde se laisse faire, les yeux fermés, savourant ses caresses.
"Le dîner était insupportable," dit-elle soudain.
"Je sais. Mais tu étais parfaite."
"Je ne suis pas à ma place dans ton monde."
"Tu es à ta place partout où je suis."
Mathilde ouvre les yeux, le regarde. Simon voit la vulnérabilité dans son regard, la peur qu'elle cache habituellement sous son armure de coach inflexible.
"J'ai peur," avoue-t-elle. "De ne pas être assez pour toi. Assez intelligente, assez cultivée, assez—"
Simon la fait taire d'un baiser.
"Tu es tout," dit-il contre ses lèvres. "Tu es ma force, mon inspiration, ma raison de me lever le matin. Sans toi, je retomberais dans le trou. Tu le sais, non ?"
Mathilde hoche la tête, les larmes mêlées à l'eau de la douche. Simon la serre contre lui, leurs corps nus collés sous le jet chaud. Ils restent ainsi longtemps, enlacés, silencieux.
Puis, lentement, la tendresse se transforme à nouveau en désir. Les mains qui réconfortent deviennent caresses. Les baisers s'approfondissent. Simon plaque Mathilde contre le carrelage mouillé, soulève sa jambe, entre en elle lentement cette fois.
Ils font l'amour sous la douche avec douceur, leurs mouvements lents, profonds, intimes. Pas de violence, pas d'urgence. Juste deux corps qui se connaissent, qui s'aiment, qui se fondent l'un dans l'autre.
Quand ils jouissent ensemble, c'est dans un long soupir synchronisé, leurs fronts pressés l'un contre l'autre, leurs yeux ouverts, leurs âmes nues.
Après, enveloppés dans des peignoirs, ils s'installent sur le canapé où ils viennent de baiser sauvagement. Mathilde pose sa tête sur les genoux de Simon, il caresse ses cheveux mouillés.
"Tu veux savoir ce que j'ai pensé pendant tout le dîner ?" demande-t-elle.
"Dis-moi."
"Je me suis imaginée sous la table, à genoux entre tes jambes, te suçant pendant que tu discutais littérature avec ces gens prétentieux."
Simon rit, surpris et excité par l'image.
"On le fera un jour," promet-il.
"Vraiment ?"
"Si c'est ce que tu veux."
Mathilde sourit, ferme les yeux. Dans quelques heures, l'aube se lèvera, et avec elle reviendra l'entraînement, la routine, les objectifs. Mais pour l'instant, ils sont juste eux, deux amants épuisés par le plaisir, unis par un lien qui va bien au-delà du physique.
Simon continue de caresser ses cheveux, regarde par la fenêtre les lumières de Paris qui scintillent dans la nuit. Il pense au trajet en taxi, aux doigts de Mathilde crispés sur le cuir, à son orgasme silencieux. Il pense à la manière dont elle a tout donné ensuite, sans retenue, sans pudeur.
Et il réalise qu'il n'a jamais été aussi heureux de toute sa vie.
Tard dans la nuit, épuisés, ils s'endorment enlacés sur le tapis, entourés de livres et de vêtements éparpillés. Mathilde rêve qu'elle court à travers des pages de manuscrit, les mots devenant un sentier sous ses pieds. Simon rêve qu'il écrit sur la peau de Mathilde, son corps transformé en page blanche où tout est possible.
Au réveil, ils savent que quelque chose a changé. Ils ne sont plus seulement une coach et son client, ni même deux amants. Ils sont devenus nécessaires l'un à l'autre, leurs univers fusionnés en un territoire nouveau où le sport et la littérature, le corps et l'esprit, ne font plus qu'un.
A suivre…
Au dessert, la conversation dérive vers l'érotisme dans la littérature. L'éditeur de Simon demande si son nouveau roman contient des scènes osées.
"Oui," répond Simon en regardant Mathilde. "Des scènes très osées. Inspirées de ma vie."
"Vous avez une muse ?" demande un autre écrivain.
"Oui. Elle est à cette table."
Tous les regards se tournent vers Mathilde. Elle soutient leurs yeux, la tête haute, refuse d'être intimidée. Simon lui prend la main, la porte à ses lèvres.
"Elle m'a sauvé la vie," dit-il simplement.
Le restaurant se vide lentement autour d'eux. Simon règle l'addition pendant que Mathilde se lève, lisse sa robe noire sur ses hanches. Elle se penche vers lui, ses lèvres effleurant son oreille.
"Je reviens," murmure-t-elle.
Il la regarde traverser la salle vers les toilettes, admirant la courbe de ses hanches, la manière dont le tissu épouse son corps athlétique. Elle disparaît derrière la porte. Simon boit les dernières gouttes de son vin, sent l'anticipation monter en lui.
Cinq minutes plus tard, Mathilde ressort. Quelque chose dans son regard a changé. Plus sombre. Plus intense. Elle repasse devant lui, laisse tomber discrètement quelque chose dans sa poche de veste. Simon y glisse la main, sent le tissu doux de sa culotte en dentelle, encore tiède.
Son sexe durcit instantanément. Il se lève, la rejoint près de la sortie. L'éditeur et les autres écrivains sont déjà partis. Ils sont seuls maintenant, dans la nuit parisienne.
"Tu n'as rien sous ta robe ?" demande-t-il à voix basse.
"Non."
"Depuis quand ?"
"Depuis que je me suis imaginé tes doigts en moi dans le taxi."
Simon grogne, l'attire contre lui. Il sent son érection presser contre le ventre de Mathilde. Elle sourit, une promesse dans les yeux.
Le taxi arrive quelques minutes plus tard. Une voiture noire, le chauffeur un homme d'une cinquantaine d'années qui leur lance à peine un regard. Simon ouvre la portière, laisse Mathilde monter en premier. Elle glisse sur la banquette en cuir, croise les jambes. Sa robe remonte légèrement sur ses cuisses.
Simon donne l'adresse de son appartement, s'installe à côté de Mathilde. Le taxi démarre, s'engage dans les rues illuminées du quartier latin. À l'avant, le chauffeur allume la radio, un morceau de jazz feutré emplit l'habitacle.
Mathilde regarde par la fenêtre, observe les façades qui défilent. Simon pose sa main sur sa cuisse, un geste apparemment innocent. Ses doigts pressent légèrement, testent sa réaction. Elle ne bouge pas, continue de regarder dehors, mais son souffle s'accélère imperceptiblement.
La main de Simon remonte lentement, centimètre par centimètre, sous le tissu de la robe. Sa paume épouse la courbe de sa cuisse, caresse sa peau douce. Mathilde écarte les jambes, à peine, juste assez pour lui donner accès. Son visage reste impassible, tourné vers la vitre, mais Simon voit son reflet, voit ses pupilles dilatées.
Les doigts progressent, atteignent le haut de sa cuisse. Simon sent la chaleur irradier de son sexe avant même de le toucher. Il fait durer le moment, effleure la peau sensible à la jonction de ses cuisses, évite délibérément son entrejambe. Mathilde retient son souffle, contracte ses muscles.
À l'avant, le chauffeur tourne à gauche, suit le boulevard Saint-Germain. La circulation est fluide à cette heure tardive. Simon calcule mentalement le temps jusqu'à son appartement. Quinze minutes. Peut-être vingt.
Largement suffisant.
Son index frôle enfin les lèvres de Mathilde. Elle est trempée, brûlante. Il retient un grognement de satisfaction, fait glisser son doigt le long de sa fente, lentement, explorant chaque repli. Mathilde mord l'intérieur de sa joue, s'enfonce plus profondément dans la banquette.
Simon trace des cercles autour de son clitoris, sans jamais le toucher directement. Mathilde ondule à peine, ses hanches cherchant plus de pression. Il sourit dans l'obscurité, aime la sentir perdre le contrôle millimètre par millimètre.
"Regarde-moi," murmure-t-il si bas que seule elle peut entendre.
Mathilde tourne lentement la tête. Leurs regards se croisent. Les yeux de Simon descendent vers sa bouche, ses lèvres entrouvertes. Pendant ce temps, son doigt continue son exploration, remonte, descend, caresse, taquine.
"Tu es trempée," souffle-t-il.
Elle hoche imperceptiblement la tête, incapable de parler. Simon glisse un doigt en elle, lentement, profondément. Mathilde ferme les yeux, ses doigts se crispent sur le cuir de la banquette. Il commence un mouvement de va-et-vient minimal, son pouce trouvant finalement son clitoris.
Le taxi s'arrête à un feu rouge. Des piétons traversent devant eux, ignorants de la scène qui se joue quelques mètres plus loin. Simon ne ralentit pas son mouvement, continue de la doigter pendant que le monde extérieur continue sa vie normale.
"Respire," murmure-t-il contre son oreille.
Mathilde inspire profondément, expire lentement. Le feu passe au vert, le taxi redémarre. Simon ajoute un deuxième doigt, recourbe ses phalanges, cherche le point rugueux à l'intérieur d'elle. Quand il le trouve, Mathilde hoquette, son corps entier se raidissant.
"Là ?" demande-t-il, sachant parfaitement la réponse.
"Oui," souffle-t-elle, le mot à peine audible.
Il masse le point avec une précision chirurgicale, son pouce maintenant une pression constante sur son clitoris. Mathilde se mord la lèvre si fort qu'elle sent le goût métallique du sang. Ses cuisses tremblent, son sexe se contracte autour des doigts de Simon.
À l'avant, le chauffeur change de station de radio, trouve une émission de débat politique. Les voix graves des intervenants créent un contraste surréaliste avec l'intimité qui se déroule sur la banquette arrière.
Simon accélère le rythme, ses doigts entrant et sortant avec plus d'insistance. Sa main libre attrape celle de Mathilde, entrelace leurs doigts, offre un ancrage. Elle serre fort, si fort que ses articulations blanchissent.
"Je vais," commence-t-elle avant de s'interrompre.
"Vas-y. Jouis pour moi. En silence."
Mathilde plante ses ongles dans le cuir de la banquette, son autre main broyant celle de Simon. L'orgasme monte en elle comme une vague, inexorable. Elle tente de retenir les gémissements qui menacent de s'échapper de sa gorge, transforme chaque son en souffle saccadé.
Simon sent son sexe pulser autour de ses doigts, sent l'humidité couler sur sa paume. Il continue de la caresser pendant les spasmes, prolonge son plaisir, l'intensifie. Mathilde se cambre imperceptiblement, ses yeux fermés, sa bouche ouverte en un cri silencieux.
L'orgasme dure longtemps, décuple par l'adrénaline de la situation, par le danger d'être découverts. Quand les tremblements s'apaisent enfin, Simon retire lentement ses doigts, les porte à ses lèvres, suce son propre pouce. Mathilde le regarde faire, les joues rouges, le souffle court.
Le taxi tourne dans leur rue. Simon rajuste la robe de Mathilde sur ses cuisses, compose son visage en un masque neutre. Quand la voiture s'arrête devant son immeuble, il sort un billet, le tend au chauffeur.
"Gardez la monnaie."
"Merci monsieur. Bonne soirée."
Ils descendent du taxi, attendent qu'il disparaisse au bout de la rue. Dès qu'il tourne le coin, Simon plaque Mathilde contre la porte cochère de l'immeuble, l'embrasse avec voracité. Elle répond avec la même violence, ses mains arrachant presque les boutons de sa chemise.
"Monte," halète-t-elle. "Vite."
Ils courent presque jusqu'à l'ascenseur. Simon appuie frénétiquement sur le bouton, attend que les portes s'ouvrent. Dès qu'ils sont à l'intérieur, Mathilde pousse Simon contre la paroi, tombe à genoux devant lui.
"Qu'est-ce que tu fais ?" demande-t-il, même si c'est évident.
"Je te rends la pareille."
Elle défait sa ceinture avec des gestes rapides, ouvre sa braguette, libère son sexe durci. Sans préliminaires, elle le prend dans sa bouche, avale profond. Simon grogne, ses mains s'agrippant à la rambarde derrière lui. L'ascenseur grimpe lentement, chaque étage marqué par un tintement.
Mathilde le suce avec avidité, sa langue courant le long de sa hampe, ses lèvres serrées autour de lui. Simon sent l'orgasme monter dangereusement vite, trop vite. Il tente de la repousser doucement, mais elle résiste, accélère son mouvement.
Deuxième étage. Troisième. La bouche de Mathilde monte et descend rapidement, sa main massant ses testicules. Simon sent ses jambes trembler, son contrôle lui échapper.
"Mathilde, je vais," tente-t-il de prévenir.
Elle ne ralentit pas, au contraire. Elle prend encore plus profond, sa gorge l'avalant entièrement. Quatrième étage. Cinquième. Simon explose dans sa bouche avec un grognement rauque, se répand par jets saccadés. Mathilde avale tout, continue de sucer doucement jusqu'à la dernière goutte.
Sixième étage. Les portes s'ouvrent. Mathilde se relève, essuie délicatement les coins de sa bouche. Simon range son sexe dans son pantalon, tente de reprendre contenance. Ils sortent de l'ascenseur, main dans la main, comme si de rien n'était.
À la porte de l'appartement, Simon cherche ses clés d'une main tremblante. Mathilde se presse contre son dos, embrasse sa nuque, glisse une main sur son torse. Quand la porte s'ouvre enfin, ils entrent en titubant, s'embrassant violemment.
Les vêtements tombent dans l'entrée. La veste de Simon, la robe de Mathilde, sa chemise, son soutien-gorge. Une traînée de tissu menant du hall au salon. Ils ne peuvent pas attendre d'arriver à la chambre.
Simon soulève Mathilde, la plaque contre le mur du salon. Elle enroule ses jambes autour de sa taille, guide son sexe déjà à nouveau dur vers son entrée. Il la pénètre d'un coup, profondément, brutalement. Elle crie, libre maintenant de laisser s'échapper tous les sons qu'elle a retenus dans le taxi.
"Baise-moi," halète-t-elle. "Fort. Fais-moi oublier ce dîner prétentieux."
Simon obéit, la pilonne contre le mur, ses hanches cognant contre les siennes avec force. Les cadres accrochés au mur tremblent sous les chocs. Mathilde griffe son dos, mord son épaule, libère toute la frustration accumulée pendant les heures de politesse sociale.
"Tu es à moi," grogne Simon. "Dis-le."
"Je suis à toi."
"Encore."
"Je suis à toi. Toute à toi."
Il la porte jusqu'au canapé, la dépose sur le dossier. Mathilde s'agrippe au cuir, se cambre pour mieux l'accueillir. Simon entre en elle par derrière, encore plus profond dans cette position. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place pendant qu'il la prend avec une urgence primitive.
"Plus fort," supplie Mathilde. "Je veux te sentir demain."
Simon accélère, ses coups de reins devenant presque violents. Le canapé grince, glisse légèrement sur le parquet. Mathilde pousse des cris aigus à chaque pénétration, son corps secoué par la force de ses assauts.
"Touche-toi," ordonne-t-il.
Elle glisse une main entre ses cuisses, frotte son clitoris rapidement. L'orgasme monte vite, son corps encore sensibilisé par celui du taxi. En quelques secondes, elle jouit à nouveau, son sexe se contractant violemment autour de Simon.
Il sent ses propres limites, se retire brusquement, se retourne vers elle. Mathilde comprend, se laisse tomber à genoux sur le sol. Simon se masturbe rapidement, quelques coups suffisent. Il se répand sur son visage, son cou, sa poitrine, marquant sa peau de son plaisir.
Mathilde ferme les yeux, savoure la sensation chaude et humide. Quand Simon se vide complètement, elle ouvre les yeux, le regarde avec un sourire satisfait. Elle passe un doigt sur sa joue, recueille son sperme, le porte à sa bouche, suce lentement.
"Tu es magnifique comme ça," murmure Simon.
"Couverte de toi ?"
"Oui."
Il l'aide à se relever, la guide vers la salle de bain. Sous la douche, il la lave avec tendresse, lave chaque trace de leur passion. Ses mains savonnent son corps, s'attardent sur ses seins, son ventre, entre ses cuisses. Mathilde se laisse faire, les yeux fermés, savourant ses caresses.
"Le dîner était insupportable," dit-elle soudain.
"Je sais. Mais tu étais parfaite."
"Je ne suis pas à ma place dans ton monde."
"Tu es à ta place partout où je suis."
Mathilde ouvre les yeux, le regarde. Simon voit la vulnérabilité dans son regard, la peur qu'elle cache habituellement sous son armure de coach inflexible.
"J'ai peur," avoue-t-elle. "De ne pas être assez pour toi. Assez intelligente, assez cultivée, assez—"
Simon la fait taire d'un baiser.
"Tu es tout," dit-il contre ses lèvres. "Tu es ma force, mon inspiration, ma raison de me lever le matin. Sans toi, je retomberais dans le trou. Tu le sais, non ?"
Mathilde hoche la tête, les larmes mêlées à l'eau de la douche. Simon la serre contre lui, leurs corps nus collés sous le jet chaud. Ils restent ainsi longtemps, enlacés, silencieux.
Puis, lentement, la tendresse se transforme à nouveau en désir. Les mains qui réconfortent deviennent caresses. Les baisers s'approfondissent. Simon plaque Mathilde contre le carrelage mouillé, soulève sa jambe, entre en elle lentement cette fois.
Ils font l'amour sous la douche avec douceur, leurs mouvements lents, profonds, intimes. Pas de violence, pas d'urgence. Juste deux corps qui se connaissent, qui s'aiment, qui se fondent l'un dans l'autre.
Quand ils jouissent ensemble, c'est dans un long soupir synchronisé, leurs fronts pressés l'un contre l'autre, leurs yeux ouverts, leurs âmes nues.
Après, enveloppés dans des peignoirs, ils s'installent sur le canapé où ils viennent de baiser sauvagement. Mathilde pose sa tête sur les genoux de Simon, il caresse ses cheveux mouillés.
"Tu veux savoir ce que j'ai pensé pendant tout le dîner ?" demande-t-elle.
"Dis-moi."
"Je me suis imaginée sous la table, à genoux entre tes jambes, te suçant pendant que tu discutais littérature avec ces gens prétentieux."
Simon rit, surpris et excité par l'image.
"On le fera un jour," promet-il.
"Vraiment ?"
"Si c'est ce que tu veux."
Mathilde sourit, ferme les yeux. Dans quelques heures, l'aube se lèvera, et avec elle reviendra l'entraînement, la routine, les objectifs. Mais pour l'instant, ils sont juste eux, deux amants épuisés par le plaisir, unis par un lien qui va bien au-delà du physique.
Simon continue de caresser ses cheveux, regarde par la fenêtre les lumières de Paris qui scintillent dans la nuit. Il pense au trajet en taxi, aux doigts de Mathilde crispés sur le cuir, à son orgasme silencieux. Il pense à la manière dont elle a tout donné ensuite, sans retenue, sans pudeur.
Et il réalise qu'il n'a jamais été aussi heureux de toute sa vie.
Tard dans la nuit, épuisés, ils s'endorment enlacés sur le tapis, entourés de livres et de vêtements éparpillés. Mathilde rêve qu'elle court à travers des pages de manuscrit, les mots devenant un sentier sous ses pieds. Simon rêve qu'il écrit sur la peau de Mathilde, son corps transformé en page blanche où tout est possible.
Au réveil, ils savent que quelque chose a changé. Ils ne sont plus seulement une coach et son client, ni même deux amants. Ils sont devenus nécessaires l'un à l'autre, leurs univers fusionnés en un territoire nouveau où le sport et la littérature, le corps et l'esprit, ne font plus qu'un.
A suivre…
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