La faille (1)
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
- • 129 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de CDuvert ont reçu un total de 321 034 visites.
Cette histoire de sexe a été affichée 245 fois depuis sa publication.
Couleur du fond :
La faille (1)
Sophie sortit de l'immeuble de bureaux épuisée après une journée interminable. La nuit était déjà tombée sur Paris, les réverbères projetant une lumière blafarde sur le trottoir mouillé. Elle resserra son manteau autour d'elle, frissonnant sous la pluie fine qui tombait sans discontinuer depuis le matin. Pressée de rentrer chez elle, elle prit un raccourci par une ruelle étroite derrière son lieu de travail.
Au milieu de cette ruelle, l'air sembla soudain se densifier. Sophie sentit une étrange vibration, comme si l'atmosphère elle-même se tordait autour d'elle. Une lumière bleutée apparut, formant un vortex scintillant qui s'élargissait rapidement.
"Qu'est-ce que...?" murmura-t-elle, paralysée par la surprise.
Avant qu'elle ne puisse réagir, le sol se déroba sous ses pieds. Son corps fut aspiré par la faille temporelle qui venait de s'ouvrir. Un tourbillon vertigineux l'enveloppa, la sensation était similaire à une chute sans fin mêlée d'électricité parcourant chaque centimètre de sa peau.
Sophie reprit conscience allongée sur un sol froid. Sa vision était floue, sa tête tournait. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour s'adapter à la luminosité artificielle qui baignait l'endroit.
"Regarde-moi ça, une voyageuse temporelle!" s'exclama une voix féminine autoritaire.
Sophie se redressa péniblement. Trois femmes l'entouraient, vêtues d'uniformes ajustés bleu métallique. Elles la dévisageaient avec curiosité, comme face à un spécimen rare.
"Où... où suis-je?" balbutia Sophie.
"Année 2187, Centre de Réception des Anomalies Temporelles," répondit la plus grande des trois femmes. "Je suis la Commandante Eliza. Tu viens de quelle époque, ma jolie?"
"2025... je sortais du travail et puis..."
"Encore une faille spontanée," coupa Eliza en faisant signe à ses collègues. "Emmenez-la au Centre d'Intégration."
Après une douche décontaminante obligatoire et un examen médical complet, Sophie fut conduite dans une vaste salle aux murs translucides. À travers les parois, elle découvrit avec stupeur la civilisation du futur : des buildings futuristes, des véhicules volants, des jardins suspendus.
Mais ce qui la frappa plus encore fut la vision des hommes qui se déplaçaient dans ces espaces. Tous étaient entièrement nus, leurs corps exposés aux regards de tous. Certains marchaient docilement aux côtés de femmes habillées avec élégance, d'autres étaient attachés par des laisses argentées.
"Quel est ce... spectacle?" demanda Sophie, abasourdie.
Eliza sourit avec condescendance. "L'ordre naturel rétabli, ma chère. Il y a soixante ans, la Grande Révolution a permis aux femmes de prendre le contrôle total de la société. Les hommes ont été remis à leur place - celle d'objets de plaisir et de servitude."
Sophie observa avec un mélange d'horreur et de fascination un homme musclé qui, dans un jardin en contrebas, était utilisé comme siège vivant par une femme d'âge mûr qui consultait tranquillement des hologrammes.
"Tu dois comprendre notre monde pour t'y intégrer," expliqua Eliza en guidant Sophie vers un appartement luxueux au sommet d'une tour. "En tant que voyageuse temporelle reconnue, tu as droit à un statut privilégié. Ceci est ton nouveau logement, et voici ton premier compagnon."
À ces mots, un homme dans la trentaine apparut dans l'embrasure d'une porte. Entièrement nu, le corps sculpté et huilé, il gardait les yeux baissés, un collier métallique autour du cou.
"Voici Alex-7. Il a été formé pour satisfaire tous tes désirs. Il parle uniquement quand on lui en donne la permission."
Sophie déglutit avec difficulté. "Et s'il refuse?"
Eliza éclata de rire. "Refuser? Oh ma chère, ils ne refusent jamais. Leur conditionnement commence dès l'enfance. Les récalcitrants sont envoyés en reconditionnement jusqu'à ce qu'ils acceptent leur rôle avec gratitude."
Eliza actionna une petite télécommande, et Alex s'avança, s'agenouillant devant Sophie.
"Je vous appartiens, Maîtresse," murmura-t-il d'une voix douce. "Mon corps est votre propriété."
Sophie sentit une chaleur inattendue envahir son bas-ventre. Malgré son trouble moral, elle ne pouvait nier l'excitation qui montait en elle.
Après le départ d'Eliza, Sophie resta seule avec Alex. L'homme restait immobile, attendant ses ordres.
"Relève-toi," ordonna-t-elle, sa voix plus assurée qu'elle ne l'aurait cru.
Alex obéit immédiatement. Son corps athlétique se dévoilait sans pudeur, son sexe au repos entre ses cuisses musclées.
"Est-ce que... tu es heureux dans cette vie?" demanda Sophie, encore perturbée par cette réalité alternative.
"Le bonheur n'est pas la question, Maîtresse. Je suis fait pour servir. Quand je sers bien, je ressens de la satisfaction."
Sophie s'approcha et effleura du bout des doigts le torse d'Alex. Sa peau était chaude, douce, parfaitement entretenue.
"Et si je ne veux pas te traiter comme un objet?"
Alex leva enfin les yeux, révélant un regard d'un bleu intense. "Alors vous me traiteriez différemment des autres hommes, et cela pourrait être... dangereux pour vous comme pour moi."
Cette phrase éveilla la curiosité de Sophie. "Explique-toi."
"Les hommes qui reçoivent trop d'affection deviennent instables. Ils commencent à croire qu'ils méritent davantage que leur condition naturelle. Et les femmes qui s'attachent sont considérées comme... déviantes."
La nuit venue, Sophie sentit monter un désir qu'elle ne pouvait plus ignorer. Dans cette société future, personne ne la jugerait pour ce qu'elle s'apprêtait à faire.
"Alex, viens ici," ordonna-t-elle, assise sur le bord du lit immense.
Il s'approcha, son corps magnifique illuminé par la lumière tamisée de la chambre.
"Déshabille-moi," commanda-t-elle.
Avec des gestes précis et délicats, Alex défit chaque bouton de son chemisier, fit glisser sa jupe le long de ses jambes. Il retira ses sous-vêtements avec révérence, comme s'il manipulait un objet précieux.
Sophie, nue à son tour, frissonna sous son regard respectueux. Elle s'allongea sur le lit et lui fit signe d'approcher.
"Montre-moi ce que tu sais faire," murmura-t-elle, sa voix rauque de désir.
Alex se pencha et commença à embrasser ses pieds, remontant lentement le long de ses mollets, l'intérieur de ses cuisses. Sa langue experte traça des arabesques sur sa peau frémissante.
Quand il atteignit son sexe humide, Sophie ne put retenir un gémissement. Sa langue s'immisça entre ses lèvres, caressant son clitoris avec une précision déconcertante.
"Oh putain," haleta Sophie, agrippant les draps de soie.
Alex intensifia ses mouvements, alternant cercles lents et coups de langue rapides. Deux de ses doigts s'enfoncèrent en elle, trouvant instantanément ce point sensible qui la fit se cambrer.
L'orgasme la submergea comme une vague dévastatrice, son corps entier se contractant sous les assauts de plaisir.
Le lendemain, Eliza vint chercher Sophie pour lui faire visiter la ville. Dans les rues, les hommes servaient de porteurs, de sièges vivants, de décoration humaine.
"Tu peux en utiliser autant que tu veux," expliqua Eliza, désignant un espace public où des hommes nus attendaient, alignés contre un mur. "Les publics sont à disposition de toutes les citoyennes."
Sophie observa une femme qui s'approchait d'un des hommes, l'examinait comme une marchandise, puis lui ordonnait de la suivre dans une cabine privée.
"Et ils ne se révoltent jamais?"
"Il y a eu des tentatives, bien sûr. Mais nous avons des moyens efficaces pour maintenir l'ordre. Viens, je vais te montrer."
Eliza la conduisit vers un bâtiment imposant au centre de la ville. À l'intérieur, un spectacle déconcertant attendait Sophie : des dizaines d'hommes enchaînés recevaient un "dressage" public. Certains étaient fouettés pour des infractions mineures, d'autres forcés à des actes d'humiliation devant une foule de femmes qui observaient avec délectation.
"Voici comment nous maintenons notre pouvoir," expliqua Eliza. "La punition publique est un puissant dissuasif. Et nous organisons des compétitions pour récompenser les plus obéissants et les plus performants."
Sophie remarqua un homme particulièrement beau qui attirait tous les regards. Son corps puissant portait des marques de fouet récentes, mais son expression restait fière.
"Celui-là est un rebelle," murmura Eliza. "Il refuse de se soumettre complètement. Mais il est si doué sexuellement que nous le gardons pour les femmes qui apprécient un peu de... résistance."
La tentation de la rébellion
De retour dans son appartement, Sophie trouva Alex qui l'attendait patiemment. Cette fois, quelque chose avait changé dans son regard.
"Tu as vu le Centre de Dressage," dit-il, sans qu'elle ne lui ait donné la permission de parler.
"Comment le sais-tu?"
"Je le vois dans vos yeux. L'horreur, mais aussi... l'excitation."
Sophie s'approcha de lui, intriguée par cette soudaine audace. "Tu prends des risques en parlant sans permission."
"Avec vous, je sens que je peux prendre ce risque. Vous n'êtes pas comme elles."
Il s'approcha d'elle, inversant pour la première fois leur dynamique. Sa main effleura la joue de Sophie.
"Il existe une résistance," chuchota-t-il. "Des hommes et des femmes qui croient à l'égalité. Qui se souviennent de l'ancien monde."
Sophie frissonna, surprise par cette révélation. "Tu en fais partie?"
Pour toute réponse, Alex l'embrassa passionnément. Sophie sentit son corps réagir instantanément, sa culpabilité submergée par le désir ardent que cet homme éveillait en elle.
Il la souleva sans effort, la plaquant contre le mur. Son sexe durci pressait contre son ventre.
"Si je fais ça, je risque le reconditionnement," grogna-t-il en déchirant sa chemise. "Mais j'en ai besoin... j'ai besoin de vous posséder."
Sophie écarta les cuisses, accueillant cette transgression avec avidité. Alex la pénétra d'un coup de reins puissant, lui arrachant un cri de plaisir.
"Baise-moi," ordonna-t-elle, retrouvant son rôle dominant. "Montre-moi ce que ressentent les femmes de cette époque."
Alex la pilonna contre le mur, ses coups de boutoir de plus en plus sauvages. Ses mains empoignaient fermement les fesses de Sophie, la soulevant pour approfondir chaque pénétration.
"Je vais jouir," haleta-t-elle, submergée par l'intensité de leurs ébats.
"Pas encore," gronda Alex en la transportant jusqu'au lit. Il la retourna brutalement, la mettant à quatre pattes. "Comme ça... je veux vous voir soumise."
Il la pénétra à nouveau, une main fermement agrippée à ses cheveux, l'autre claquant sa fesse droite. La douleur se mêlait au plaisir dans un cocktail enivrant.
Leurs rencontres secrètes se multiplièrent. Alex lui révéla l'existence d'un réseau clandestin qui aidait les couples mixtes à s'échapper vers des enclaves libres, loin du contrôle de la société matriarcale.
"Tu pourrais venir avec moi," proposa-t-il une nuit, alors qu'ils gisaient enlacés dans les draps défaits. "Une faille temporelle va s'ouvrir dans trois jours. Nous pourrions partir ensemble."
Sophie caressa pensivement son torse. "Et si je préférais rester? Profiter de mon statut privilégié?"
Alex se redressa, la regardant intensément. "Alors vous deviendriez comme elles. Et je serais à nouveau réduit à un simple objet sexuel."
Pour prouver son point, il glissa entre ses cuisses, sa langue retrouvant le chemin de son intimité. Sophie gémit, ses hanches se soulevant instinctivement pour accentuer le contact.
"Je peux vous donner du plaisir comme esclave ou comme homme libre," murmura-t-il contre son sexe palpitant. "Mais seul un homme libre peut vous donner son cœur."
Sophie fut secouée par un nouvel orgasme, son corps tremblant sous les assauts de cette langue experte. Alors qu'elle reprenait son souffle, une alarme retentit dans l'appartement.
"Qu'est-ce que c'est?" demanda-t-elle, paniquée.
"Elles savent," répondit Alex, son visage soudain tendu. "Elles nous surveillaient."
La porte s'ouvrit avec fracas. Eliza apparut, entourée de gardes féminines armées.
"Je suis déçue, Sophie," dit-elle froidement. "Tu avais tant de potentiel. Mais tu as choisi de te compromettre avec un rebelle."
Les gardes s'emparèrent d'Alex, le forçant à s'agenouiller.
"Il sera reconditionné," déclara Eliza. "Quant à toi, tu as deux options. Soit tu rejoins nos rangs et tu oublies cette... aberration. Soit tu partages son sort."
Sophie regarda Alex, puis Eliza, confrontée au choix le plus difficile de sa vie.
Sophie regarda Eliza, puis Alex, son cœur battant à tout rompre. Le choix était fait avant même qu'elle ne prononce un mot.
"Jamais je ne te rejoindrai," cracha-t-elle à Eliza. "Ce monde est monstrueux."
D'un mouvement rapide, Sophie renversa la table basse entre elles, créant une diversion momentanée. Elle se précipita vers Alex, arrachant les liens qui entravaient ses poignets avec une force née du désespoir.
"La faille temporelle," murmura-t-elle. "Trois jours. Où?"
"Le vieux bâtiment abandonné près du port," répondit-il alors que les gardes se jetaient sur eux.
Ils s'échappèrent par le balcon, sautant sur la terrasse inférieure dans un mouvement parfaitement synchronisé. L'alarme hurlait derrière eux, mais Sophie n'avait jamais ressenti une telle adrénaline. Alex la guida à travers un dédale de ruelles que lui seul semblait connaître.
"Par ici," ordonna-t-il, l'entraînant dans un passage souterrain. "Les tunnels de maintenance. La résistance les utilise pour se déplacer sans être détectée."
Le tunnel était humide et sombre, éclairé seulement par de faibles lumières verdâtres. Ils coururent pendant ce qui sembla une éternité, jusqu'à ce qu'Alex s'arrête brusquement, plaquant Sophie contre le mur.
"Des gardes," chuchota-t-il.
Deux femmes en uniforme patrouillaient à quelques mètres d'eux. Sophie retint son souffle, sentant le corps d'Alex pressé contre le sien. Malgré le danger, elle sentit une vague de désir la submerger.
Après avoir évité les gardes, ils atteignirent une petite pièce dissimulée derrière une grille d'aération. C'était un espace étroit mais équipé d'un matelas usé, de quelques provisions et d'une lampe à batterie.
"Planque de la résistance," expliqua Alex en verrouillant soigneusement la porte. "Nous serons en sécurité ici pour quelques heures."
"Combien de femmes font partie de votre résistance?" demanda Sophie.
"Moins que tu ne le penses. Certaines profitent trop de leurs privilèges pour vouloir changer le système. Mais il y en a qui se souviennent de l'ancien monde, qui ont vu leurs frères, leurs amants, leurs fils être transformés en... objets."
Sophie s'approcha de lui, posant une main sur sa joue. "Je suis désolée pour ce monde que vous vivez."
"Ne le sois pas," répondit-il, attrapant sa main. "Tu es différente. Tu as refusé de céder à la tentation du pouvoir."
Leurs lèvres se rencontrèrent avec une urgence primitive. Les mains d'Alex déchirèrent le tissu de sa chemise, exposant ses seins à l'air frais de la pièce. Il les caressa avec révérence, comme s'il n'avait jamais eu la permission de toucher une femme de cette façon.
"Prends-moi," ordonna Sophie, haletante. "Pas comme un esclave. Comme un homme libre."
Alex la souleva sans effort, l'allongeant sur le matelas usé. Il embrassa chaque centimètre de son corps, sa langue traçant des sillons brûlants sur sa peau. Quand il atteignit son sexe, Sophie gémit fortement, oubliant momentanément le danger qui les guettait.
"Je veux te goûter," murmura-t-il contre son intimité palpitante.
Sa langue s'insinua entre ses lèvres, tournoyant autour de son clitoris avec une expertise qui la fit trembler. Deux doigts pénétrèrent en elle, trouvant immédiatement ce point qui la faisait voir des étoiles.
"Putain, Alex," haleta-t-elle, ses hanches bougeant involontairement.
L'orgasme la submergea avec une intensité fulgurante, mais elle voulait plus. Elle le repoussa doucement et le fit s'allonger sur le dos. Sophie admira son corps parfait, son sexe dressé qui pulsait d'anticipation.
Elle s'empala lentement sur lui, savourant chaque centimètre qui s'enfonçait en elle. Leurs regards se croisèrent, une connexion profonde s'établissant entre eux.
"Dans mon époque," murmura-t-elle en commençant à bouger, "les hommes et les femmes étaient égaux. Certains hommes abusaient de leur pouvoir, mais beaucoup étaient... des partenaires."
Alex gémit sous elle, ses mains agrippant fermement ses hanches. "J'aimerais connaître cette époque."
Leurs corps s'entrechoquaient frénétiquement, la sueur perlant sur leur peau. Alex se redressa pour capturer un de ses mamelons entre ses lèvres, le suçant avidement. Sophie sentit un second orgasme approcher, encore plus puissant que le premier.
"Je vais jouir," haleta-t-elle, ses mouvements devenant erratiques.
"Moi aussi," grogna Alex, serrant fermement ses fesses.
Ils explosèrent ensemble, leurs corps secoués par des spasmes synchronisés. Sophie s'effondra sur lui, leurs cœurs battant à l'unisson.
Après avoir repris leur souffle, Alex expliqua le plan. La faille temporelle apparaîtrait dans trois jours, à minuit précis, dans un ancien entrepôt maritime abandonné. La résistance avait appris à prévoir ces phénomènes grâce à des équipements volés au gouvernement.
"Nous devons nous cacher jusque-là," expliqua-t-il. "Eliza va mobiliser toutes les forces disponibles pour nous retrouver."
"Y a-t-il un moyen de savoir où la faille me ramènera?" demanda Sophie.
"Non," admit Alex. "C'est le risque. Mais n'importe quel endroit sera préférable à celui-ci, pour moi."
Sophie réfléchit à cette possibilité. Revenir à son époque avec un homme du futur pourrait créer d'innombrables complications. Mais le laisser ici était impensable.
Au matin, ils se glissèrent hors de leur cachette. Alex avait récupéré des vêtements pour lui – une rareté dans ce monde – afin de passer inaperçu. Dans les rues, des écrans géants diffusaient leurs visages, identifiant Sophie comme une "déviante dangereuse" et Alex comme un "mâle défectueux à éliminer".
Ils se faufilèrent de planque en planque, aidés par des membres discrets de la résistance. Une femme âgée les cacha dans sa cave, une autre leur fournit de faux identifiants.
La nuit avant leur évasion prévue, ils trouvèrent refuge dans un ancien bunker désaffecté. L'endroit était austère mais sécurisé, caché sous plusieurs mètres de béton.
"Demain, nous serons libres," murmura Alex en caressant les cheveux de Sophie.
"Ou morts," répondit-elle sombrement.
Il sourit. "Je préfère mourir libre que vivre esclave."
Leurs corps se retrouvèrent une nouvelle fois, avec une urgence née de l'incertitude du lendemain. Cette fois, Alex la prit par derrière, ses doigts s'enfonçant dans la chair tendre de ses hanches. Sophie s'abandonna complètement, ses gémissements résonnant contre les murs froids.
"Plus fort," supplia-t-elle. "Comme si c'était notre dernière nuit."
Alex accéléra ses mouvements, claquant violemment contre elle. Une de ses mains glissa vers son clitoris, le massant en cercles rapides qui la firent hurler de plaisir.
"Je t'appartiens," grogna-t-il. "Pas comme un esclave, mais comme un homme qui choisit de se donner."
Ces mots poussèrent Sophie au-delà du point de non-retour. Son orgasme la traversa comme une décharge électrique, ses muscles internes se contractant autour du sexe d'Alex. Il la suivit peu après, se déversant profondément en elle.
***
Le jour fatidique arriva. À la faveur de la nuit, ils se glissèrent vers le port, évitant les patrouilles qui semblaient étrangement réduites.
"C'est trop facile," murmura Sophie, soudain méfiante.
"Nous sommes presque arrivés," répondit Alex en lui serrant la main.
L'entrepôt se dressait devant eux, masse sombre contre le ciel nocturne. Ils entrèrent prudemment, leurs pas résonnant dans le vaste espace vide. Au centre se trouvait un cercle tracé à la craie, marqué de symboles étranges.
"C'est ici que la faille apparaîtra," expliqua Alex. "Dans exactement vingt minutes."
Soudain, les lumières s'allumèrent, les aveuglant momentanément. Lorsque Sophie put voir à nouveau, son sang se glaça. Eliza se tenait devant eux, entourée d'une vingtaine de gardes lourdement armées.
"Comme c'est touchant," railla-t-elle. "Tu pensais vraiment pouvoir t'échapper avec ton jouet préféré?"
Alex se plaça instinctivement devant Sophie. "Comment nous avez-vous trouvés?"
Eliza sourit cruellement. "Tu crois vraiment être le seul à connaître les failles temporelles? Nous les surveillons depuis des années. C'est ainsi que nous capturons les voyageurs temporels comme Sophie."
Elle s'approcha, son regard aussi froid que l'acier. "Mais tu sais ce qui est le plus pathétique? Il n'y a pas de faille prévue aujourd'hui."
Le visage d'Alex se décomposa. Sophie sentit son monde s'écrouler.
"Vous avez été trahis," continua Eliza avec délectation. "Par votre précieuse résistance. Ils nous ont tout raconté en échange de quelques privilèges supplémentaires."
Le véritable pouvoir
Alors que les gardes s'approchaient pour les capturer, une vibration étrange fit trembler le sol. L'air au centre du cercle de craie commença à se distordre, formant un tourbillon lumineux qui s'élargissait rapidement.
"Impossible," murmura Eliza, son assurance soudain ébranlée.
Alex sourit. "Notre résistance est plus maligne que vous ne le pensez. Nous vous avons alimentée en fausses informations, sachant que vous écouteriez."
Sans hésiter, Sophie saisit la main d'Alex et se précipita vers la faille temporelle qui s'était ouverte exactement là où il l'avait prédit. Les gardes tirèrent, mais les balles semblaient ralentir à l'approche du vortex.
"Arrêtez-les!" hurla Eliza, mais il était trop tard.
Au moment où elles allaient les saisir, Sophie et Alex plongèrent dans la faille. La sensation était similaire à celle qu'avait ressentie Sophie lors de son premier voyage – une chute vertigineuse mêlée d'électricité parcourant son corps.
Puis, le néant.
A suivre…
Au milieu de cette ruelle, l'air sembla soudain se densifier. Sophie sentit une étrange vibration, comme si l'atmosphère elle-même se tordait autour d'elle. Une lumière bleutée apparut, formant un vortex scintillant qui s'élargissait rapidement.
"Qu'est-ce que...?" murmura-t-elle, paralysée par la surprise.
Avant qu'elle ne puisse réagir, le sol se déroba sous ses pieds. Son corps fut aspiré par la faille temporelle qui venait de s'ouvrir. Un tourbillon vertigineux l'enveloppa, la sensation était similaire à une chute sans fin mêlée d'électricité parcourant chaque centimètre de sa peau.
Sophie reprit conscience allongée sur un sol froid. Sa vision était floue, sa tête tournait. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour s'adapter à la luminosité artificielle qui baignait l'endroit.
"Regarde-moi ça, une voyageuse temporelle!" s'exclama une voix féminine autoritaire.
Sophie se redressa péniblement. Trois femmes l'entouraient, vêtues d'uniformes ajustés bleu métallique. Elles la dévisageaient avec curiosité, comme face à un spécimen rare.
"Où... où suis-je?" balbutia Sophie.
"Année 2187, Centre de Réception des Anomalies Temporelles," répondit la plus grande des trois femmes. "Je suis la Commandante Eliza. Tu viens de quelle époque, ma jolie?"
"2025... je sortais du travail et puis..."
"Encore une faille spontanée," coupa Eliza en faisant signe à ses collègues. "Emmenez-la au Centre d'Intégration."
Après une douche décontaminante obligatoire et un examen médical complet, Sophie fut conduite dans une vaste salle aux murs translucides. À travers les parois, elle découvrit avec stupeur la civilisation du futur : des buildings futuristes, des véhicules volants, des jardins suspendus.
Mais ce qui la frappa plus encore fut la vision des hommes qui se déplaçaient dans ces espaces. Tous étaient entièrement nus, leurs corps exposés aux regards de tous. Certains marchaient docilement aux côtés de femmes habillées avec élégance, d'autres étaient attachés par des laisses argentées.
"Quel est ce... spectacle?" demanda Sophie, abasourdie.
Eliza sourit avec condescendance. "L'ordre naturel rétabli, ma chère. Il y a soixante ans, la Grande Révolution a permis aux femmes de prendre le contrôle total de la société. Les hommes ont été remis à leur place - celle d'objets de plaisir et de servitude."
Sophie observa avec un mélange d'horreur et de fascination un homme musclé qui, dans un jardin en contrebas, était utilisé comme siège vivant par une femme d'âge mûr qui consultait tranquillement des hologrammes.
"Tu dois comprendre notre monde pour t'y intégrer," expliqua Eliza en guidant Sophie vers un appartement luxueux au sommet d'une tour. "En tant que voyageuse temporelle reconnue, tu as droit à un statut privilégié. Ceci est ton nouveau logement, et voici ton premier compagnon."
À ces mots, un homme dans la trentaine apparut dans l'embrasure d'une porte. Entièrement nu, le corps sculpté et huilé, il gardait les yeux baissés, un collier métallique autour du cou.
"Voici Alex-7. Il a été formé pour satisfaire tous tes désirs. Il parle uniquement quand on lui en donne la permission."
Sophie déglutit avec difficulté. "Et s'il refuse?"
Eliza éclata de rire. "Refuser? Oh ma chère, ils ne refusent jamais. Leur conditionnement commence dès l'enfance. Les récalcitrants sont envoyés en reconditionnement jusqu'à ce qu'ils acceptent leur rôle avec gratitude."
Eliza actionna une petite télécommande, et Alex s'avança, s'agenouillant devant Sophie.
"Je vous appartiens, Maîtresse," murmura-t-il d'une voix douce. "Mon corps est votre propriété."
Sophie sentit une chaleur inattendue envahir son bas-ventre. Malgré son trouble moral, elle ne pouvait nier l'excitation qui montait en elle.
Après le départ d'Eliza, Sophie resta seule avec Alex. L'homme restait immobile, attendant ses ordres.
"Relève-toi," ordonna-t-elle, sa voix plus assurée qu'elle ne l'aurait cru.
Alex obéit immédiatement. Son corps athlétique se dévoilait sans pudeur, son sexe au repos entre ses cuisses musclées.
"Est-ce que... tu es heureux dans cette vie?" demanda Sophie, encore perturbée par cette réalité alternative.
"Le bonheur n'est pas la question, Maîtresse. Je suis fait pour servir. Quand je sers bien, je ressens de la satisfaction."
Sophie s'approcha et effleura du bout des doigts le torse d'Alex. Sa peau était chaude, douce, parfaitement entretenue.
"Et si je ne veux pas te traiter comme un objet?"
Alex leva enfin les yeux, révélant un regard d'un bleu intense. "Alors vous me traiteriez différemment des autres hommes, et cela pourrait être... dangereux pour vous comme pour moi."
Cette phrase éveilla la curiosité de Sophie. "Explique-toi."
"Les hommes qui reçoivent trop d'affection deviennent instables. Ils commencent à croire qu'ils méritent davantage que leur condition naturelle. Et les femmes qui s'attachent sont considérées comme... déviantes."
La nuit venue, Sophie sentit monter un désir qu'elle ne pouvait plus ignorer. Dans cette société future, personne ne la jugerait pour ce qu'elle s'apprêtait à faire.
"Alex, viens ici," ordonna-t-elle, assise sur le bord du lit immense.
Il s'approcha, son corps magnifique illuminé par la lumière tamisée de la chambre.
"Déshabille-moi," commanda-t-elle.
Avec des gestes précis et délicats, Alex défit chaque bouton de son chemisier, fit glisser sa jupe le long de ses jambes. Il retira ses sous-vêtements avec révérence, comme s'il manipulait un objet précieux.
Sophie, nue à son tour, frissonna sous son regard respectueux. Elle s'allongea sur le lit et lui fit signe d'approcher.
"Montre-moi ce que tu sais faire," murmura-t-elle, sa voix rauque de désir.
Alex se pencha et commença à embrasser ses pieds, remontant lentement le long de ses mollets, l'intérieur de ses cuisses. Sa langue experte traça des arabesques sur sa peau frémissante.
Quand il atteignit son sexe humide, Sophie ne put retenir un gémissement. Sa langue s'immisça entre ses lèvres, caressant son clitoris avec une précision déconcertante.
"Oh putain," haleta Sophie, agrippant les draps de soie.
Alex intensifia ses mouvements, alternant cercles lents et coups de langue rapides. Deux de ses doigts s'enfoncèrent en elle, trouvant instantanément ce point sensible qui la fit se cambrer.
L'orgasme la submergea comme une vague dévastatrice, son corps entier se contractant sous les assauts de plaisir.
Le lendemain, Eliza vint chercher Sophie pour lui faire visiter la ville. Dans les rues, les hommes servaient de porteurs, de sièges vivants, de décoration humaine.
"Tu peux en utiliser autant que tu veux," expliqua Eliza, désignant un espace public où des hommes nus attendaient, alignés contre un mur. "Les publics sont à disposition de toutes les citoyennes."
Sophie observa une femme qui s'approchait d'un des hommes, l'examinait comme une marchandise, puis lui ordonnait de la suivre dans une cabine privée.
"Et ils ne se révoltent jamais?"
"Il y a eu des tentatives, bien sûr. Mais nous avons des moyens efficaces pour maintenir l'ordre. Viens, je vais te montrer."
Eliza la conduisit vers un bâtiment imposant au centre de la ville. À l'intérieur, un spectacle déconcertant attendait Sophie : des dizaines d'hommes enchaînés recevaient un "dressage" public. Certains étaient fouettés pour des infractions mineures, d'autres forcés à des actes d'humiliation devant une foule de femmes qui observaient avec délectation.
"Voici comment nous maintenons notre pouvoir," expliqua Eliza. "La punition publique est un puissant dissuasif. Et nous organisons des compétitions pour récompenser les plus obéissants et les plus performants."
Sophie remarqua un homme particulièrement beau qui attirait tous les regards. Son corps puissant portait des marques de fouet récentes, mais son expression restait fière.
"Celui-là est un rebelle," murmura Eliza. "Il refuse de se soumettre complètement. Mais il est si doué sexuellement que nous le gardons pour les femmes qui apprécient un peu de... résistance."
La tentation de la rébellion
De retour dans son appartement, Sophie trouva Alex qui l'attendait patiemment. Cette fois, quelque chose avait changé dans son regard.
"Tu as vu le Centre de Dressage," dit-il, sans qu'elle ne lui ait donné la permission de parler.
"Comment le sais-tu?"
"Je le vois dans vos yeux. L'horreur, mais aussi... l'excitation."
Sophie s'approcha de lui, intriguée par cette soudaine audace. "Tu prends des risques en parlant sans permission."
"Avec vous, je sens que je peux prendre ce risque. Vous n'êtes pas comme elles."
Il s'approcha d'elle, inversant pour la première fois leur dynamique. Sa main effleura la joue de Sophie.
"Il existe une résistance," chuchota-t-il. "Des hommes et des femmes qui croient à l'égalité. Qui se souviennent de l'ancien monde."
Sophie frissonna, surprise par cette révélation. "Tu en fais partie?"
Pour toute réponse, Alex l'embrassa passionnément. Sophie sentit son corps réagir instantanément, sa culpabilité submergée par le désir ardent que cet homme éveillait en elle.
Il la souleva sans effort, la plaquant contre le mur. Son sexe durci pressait contre son ventre.
"Si je fais ça, je risque le reconditionnement," grogna-t-il en déchirant sa chemise. "Mais j'en ai besoin... j'ai besoin de vous posséder."
Sophie écarta les cuisses, accueillant cette transgression avec avidité. Alex la pénétra d'un coup de reins puissant, lui arrachant un cri de plaisir.
"Baise-moi," ordonna-t-elle, retrouvant son rôle dominant. "Montre-moi ce que ressentent les femmes de cette époque."
Alex la pilonna contre le mur, ses coups de boutoir de plus en plus sauvages. Ses mains empoignaient fermement les fesses de Sophie, la soulevant pour approfondir chaque pénétration.
"Je vais jouir," haleta-t-elle, submergée par l'intensité de leurs ébats.
"Pas encore," gronda Alex en la transportant jusqu'au lit. Il la retourna brutalement, la mettant à quatre pattes. "Comme ça... je veux vous voir soumise."
Il la pénétra à nouveau, une main fermement agrippée à ses cheveux, l'autre claquant sa fesse droite. La douleur se mêlait au plaisir dans un cocktail enivrant.
Leurs rencontres secrètes se multiplièrent. Alex lui révéla l'existence d'un réseau clandestin qui aidait les couples mixtes à s'échapper vers des enclaves libres, loin du contrôle de la société matriarcale.
"Tu pourrais venir avec moi," proposa-t-il une nuit, alors qu'ils gisaient enlacés dans les draps défaits. "Une faille temporelle va s'ouvrir dans trois jours. Nous pourrions partir ensemble."
Sophie caressa pensivement son torse. "Et si je préférais rester? Profiter de mon statut privilégié?"
Alex se redressa, la regardant intensément. "Alors vous deviendriez comme elles. Et je serais à nouveau réduit à un simple objet sexuel."
Pour prouver son point, il glissa entre ses cuisses, sa langue retrouvant le chemin de son intimité. Sophie gémit, ses hanches se soulevant instinctivement pour accentuer le contact.
"Je peux vous donner du plaisir comme esclave ou comme homme libre," murmura-t-il contre son sexe palpitant. "Mais seul un homme libre peut vous donner son cœur."
Sophie fut secouée par un nouvel orgasme, son corps tremblant sous les assauts de cette langue experte. Alors qu'elle reprenait son souffle, une alarme retentit dans l'appartement.
"Qu'est-ce que c'est?" demanda-t-elle, paniquée.
"Elles savent," répondit Alex, son visage soudain tendu. "Elles nous surveillaient."
La porte s'ouvrit avec fracas. Eliza apparut, entourée de gardes féminines armées.
"Je suis déçue, Sophie," dit-elle froidement. "Tu avais tant de potentiel. Mais tu as choisi de te compromettre avec un rebelle."
Les gardes s'emparèrent d'Alex, le forçant à s'agenouiller.
"Il sera reconditionné," déclara Eliza. "Quant à toi, tu as deux options. Soit tu rejoins nos rangs et tu oublies cette... aberration. Soit tu partages son sort."
Sophie regarda Alex, puis Eliza, confrontée au choix le plus difficile de sa vie.
Sophie regarda Eliza, puis Alex, son cœur battant à tout rompre. Le choix était fait avant même qu'elle ne prononce un mot.
"Jamais je ne te rejoindrai," cracha-t-elle à Eliza. "Ce monde est monstrueux."
D'un mouvement rapide, Sophie renversa la table basse entre elles, créant une diversion momentanée. Elle se précipita vers Alex, arrachant les liens qui entravaient ses poignets avec une force née du désespoir.
"La faille temporelle," murmura-t-elle. "Trois jours. Où?"
"Le vieux bâtiment abandonné près du port," répondit-il alors que les gardes se jetaient sur eux.
Ils s'échappèrent par le balcon, sautant sur la terrasse inférieure dans un mouvement parfaitement synchronisé. L'alarme hurlait derrière eux, mais Sophie n'avait jamais ressenti une telle adrénaline. Alex la guida à travers un dédale de ruelles que lui seul semblait connaître.
"Par ici," ordonna-t-il, l'entraînant dans un passage souterrain. "Les tunnels de maintenance. La résistance les utilise pour se déplacer sans être détectée."
Le tunnel était humide et sombre, éclairé seulement par de faibles lumières verdâtres. Ils coururent pendant ce qui sembla une éternité, jusqu'à ce qu'Alex s'arrête brusquement, plaquant Sophie contre le mur.
"Des gardes," chuchota-t-il.
Deux femmes en uniforme patrouillaient à quelques mètres d'eux. Sophie retint son souffle, sentant le corps d'Alex pressé contre le sien. Malgré le danger, elle sentit une vague de désir la submerger.
Après avoir évité les gardes, ils atteignirent une petite pièce dissimulée derrière une grille d'aération. C'était un espace étroit mais équipé d'un matelas usé, de quelques provisions et d'une lampe à batterie.
"Planque de la résistance," expliqua Alex en verrouillant soigneusement la porte. "Nous serons en sécurité ici pour quelques heures."
"Combien de femmes font partie de votre résistance?" demanda Sophie.
"Moins que tu ne le penses. Certaines profitent trop de leurs privilèges pour vouloir changer le système. Mais il y en a qui se souviennent de l'ancien monde, qui ont vu leurs frères, leurs amants, leurs fils être transformés en... objets."
Sophie s'approcha de lui, posant une main sur sa joue. "Je suis désolée pour ce monde que vous vivez."
"Ne le sois pas," répondit-il, attrapant sa main. "Tu es différente. Tu as refusé de céder à la tentation du pouvoir."
Leurs lèvres se rencontrèrent avec une urgence primitive. Les mains d'Alex déchirèrent le tissu de sa chemise, exposant ses seins à l'air frais de la pièce. Il les caressa avec révérence, comme s'il n'avait jamais eu la permission de toucher une femme de cette façon.
"Prends-moi," ordonna Sophie, haletante. "Pas comme un esclave. Comme un homme libre."
Alex la souleva sans effort, l'allongeant sur le matelas usé. Il embrassa chaque centimètre de son corps, sa langue traçant des sillons brûlants sur sa peau. Quand il atteignit son sexe, Sophie gémit fortement, oubliant momentanément le danger qui les guettait.
"Je veux te goûter," murmura-t-il contre son intimité palpitante.
Sa langue s'insinua entre ses lèvres, tournoyant autour de son clitoris avec une expertise qui la fit trembler. Deux doigts pénétrèrent en elle, trouvant immédiatement ce point qui la faisait voir des étoiles.
"Putain, Alex," haleta-t-elle, ses hanches bougeant involontairement.
L'orgasme la submergea avec une intensité fulgurante, mais elle voulait plus. Elle le repoussa doucement et le fit s'allonger sur le dos. Sophie admira son corps parfait, son sexe dressé qui pulsait d'anticipation.
Elle s'empala lentement sur lui, savourant chaque centimètre qui s'enfonçait en elle. Leurs regards se croisèrent, une connexion profonde s'établissant entre eux.
"Dans mon époque," murmura-t-elle en commençant à bouger, "les hommes et les femmes étaient égaux. Certains hommes abusaient de leur pouvoir, mais beaucoup étaient... des partenaires."
Alex gémit sous elle, ses mains agrippant fermement ses hanches. "J'aimerais connaître cette époque."
Leurs corps s'entrechoquaient frénétiquement, la sueur perlant sur leur peau. Alex se redressa pour capturer un de ses mamelons entre ses lèvres, le suçant avidement. Sophie sentit un second orgasme approcher, encore plus puissant que le premier.
"Je vais jouir," haleta-t-elle, ses mouvements devenant erratiques.
"Moi aussi," grogna Alex, serrant fermement ses fesses.
Ils explosèrent ensemble, leurs corps secoués par des spasmes synchronisés. Sophie s'effondra sur lui, leurs cœurs battant à l'unisson.
Après avoir repris leur souffle, Alex expliqua le plan. La faille temporelle apparaîtrait dans trois jours, à minuit précis, dans un ancien entrepôt maritime abandonné. La résistance avait appris à prévoir ces phénomènes grâce à des équipements volés au gouvernement.
"Nous devons nous cacher jusque-là," expliqua-t-il. "Eliza va mobiliser toutes les forces disponibles pour nous retrouver."
"Y a-t-il un moyen de savoir où la faille me ramènera?" demanda Sophie.
"Non," admit Alex. "C'est le risque. Mais n'importe quel endroit sera préférable à celui-ci, pour moi."
Sophie réfléchit à cette possibilité. Revenir à son époque avec un homme du futur pourrait créer d'innombrables complications. Mais le laisser ici était impensable.
Au matin, ils se glissèrent hors de leur cachette. Alex avait récupéré des vêtements pour lui – une rareté dans ce monde – afin de passer inaperçu. Dans les rues, des écrans géants diffusaient leurs visages, identifiant Sophie comme une "déviante dangereuse" et Alex comme un "mâle défectueux à éliminer".
Ils se faufilèrent de planque en planque, aidés par des membres discrets de la résistance. Une femme âgée les cacha dans sa cave, une autre leur fournit de faux identifiants.
La nuit avant leur évasion prévue, ils trouvèrent refuge dans un ancien bunker désaffecté. L'endroit était austère mais sécurisé, caché sous plusieurs mètres de béton.
"Demain, nous serons libres," murmura Alex en caressant les cheveux de Sophie.
"Ou morts," répondit-elle sombrement.
Il sourit. "Je préfère mourir libre que vivre esclave."
Leurs corps se retrouvèrent une nouvelle fois, avec une urgence née de l'incertitude du lendemain. Cette fois, Alex la prit par derrière, ses doigts s'enfonçant dans la chair tendre de ses hanches. Sophie s'abandonna complètement, ses gémissements résonnant contre les murs froids.
"Plus fort," supplia-t-elle. "Comme si c'était notre dernière nuit."
Alex accéléra ses mouvements, claquant violemment contre elle. Une de ses mains glissa vers son clitoris, le massant en cercles rapides qui la firent hurler de plaisir.
"Je t'appartiens," grogna-t-il. "Pas comme un esclave, mais comme un homme qui choisit de se donner."
Ces mots poussèrent Sophie au-delà du point de non-retour. Son orgasme la traversa comme une décharge électrique, ses muscles internes se contractant autour du sexe d'Alex. Il la suivit peu après, se déversant profondément en elle.
***
Le jour fatidique arriva. À la faveur de la nuit, ils se glissèrent vers le port, évitant les patrouilles qui semblaient étrangement réduites.
"C'est trop facile," murmura Sophie, soudain méfiante.
"Nous sommes presque arrivés," répondit Alex en lui serrant la main.
L'entrepôt se dressait devant eux, masse sombre contre le ciel nocturne. Ils entrèrent prudemment, leurs pas résonnant dans le vaste espace vide. Au centre se trouvait un cercle tracé à la craie, marqué de symboles étranges.
"C'est ici que la faille apparaîtra," expliqua Alex. "Dans exactement vingt minutes."
Soudain, les lumières s'allumèrent, les aveuglant momentanément. Lorsque Sophie put voir à nouveau, son sang se glaça. Eliza se tenait devant eux, entourée d'une vingtaine de gardes lourdement armées.
"Comme c'est touchant," railla-t-elle. "Tu pensais vraiment pouvoir t'échapper avec ton jouet préféré?"
Alex se plaça instinctivement devant Sophie. "Comment nous avez-vous trouvés?"
Eliza sourit cruellement. "Tu crois vraiment être le seul à connaître les failles temporelles? Nous les surveillons depuis des années. C'est ainsi que nous capturons les voyageurs temporels comme Sophie."
Elle s'approcha, son regard aussi froid que l'acier. "Mais tu sais ce qui est le plus pathétique? Il n'y a pas de faille prévue aujourd'hui."
Le visage d'Alex se décomposa. Sophie sentit son monde s'écrouler.
"Vous avez été trahis," continua Eliza avec délectation. "Par votre précieuse résistance. Ils nous ont tout raconté en échange de quelques privilèges supplémentaires."
Le véritable pouvoir
Alors que les gardes s'approchaient pour les capturer, une vibration étrange fit trembler le sol. L'air au centre du cercle de craie commença à se distordre, formant un tourbillon lumineux qui s'élargissait rapidement.
"Impossible," murmura Eliza, son assurance soudain ébranlée.
Alex sourit. "Notre résistance est plus maligne que vous ne le pensez. Nous vous avons alimentée en fausses informations, sachant que vous écouteriez."
Sans hésiter, Sophie saisit la main d'Alex et se précipita vers la faille temporelle qui s'était ouverte exactement là où il l'avait prédit. Les gardes tirèrent, mais les balles semblaient ralentir à l'approche du vortex.
"Arrêtez-les!" hurla Eliza, mais il était trop tard.
Au moment où elles allaient les saisir, Sophie et Alex plongèrent dans la faille. La sensation était similaire à celle qu'avait ressentie Sophie lors de son premier voyage – une chute vertigineuse mêlée d'électricité parcourant son corps.
Puis, le néant.
A suivre…
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par CDuvert
2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Superbe histoire, impatient de lire la suite
?..
