Projection publique
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Projection publique
La devanture du Cinéma Paradise clignotait faiblement dans la rue déserte. Affiches provocantes, néons roses, discrétion de façade – l'établissement ne cherchait pas à dissimuler sa vocation. J’ai poussé la porte vitrée, accueilli par l'odeur caractéristique de ces lieux : un mélange de renfermé, de produits désinfectants et de quelque chose d'indéfinissable, presque animal.
Le caissier bedonnant m’a tendu mon ticket sans me regarder. Routine silencieuse. Dans le hall, quelques hommes solitaires attendaient, regards fuyants, chacun faisant semblant d'ignorer la présence des autres.
La salle 3 projetait "Fantasmes Interdits", un classique du genre selon l'affiche. Je pris une profonde inspiration et pénétrai dans l'obscurité.
Quinze spectateurs tout au plus. Majoritairement des hommes, certains avec un siège vide entre eux, d'autres complètement isolés. Je choisis stratégiquement le milieu de la salle, ni trop exposé, ni trop reculé. Le frisson du risque mesuré.
À l'écran, une scène d'introduction : une femme en tenue de secrétaire se penchait ostensiblement sur un bureau. Prévisible mais efficace. Je m'installai, laissant mon corps s'habituer à l'obscurité.
La porte grinça légèrement. Une silhouette féminine se découpa dans l'entrée. Inhabituel. Les femmes seules étaient rares dans ce genre d'endroit. Elle hésita, scrutant la salle. Grande, mince, cheveux mi-longs. Elle portait un imperméable beige ceinturé qui dissimulait sa tenue mais pas ses formes. Nos regards se croisèrent brièvement. Je détournai les yeux, gêné d'avoir été surpris à la dévisager.
À ma grande surprise, elle se dirigea vers ma rangée. Pas vers moi directement, mais vers le même secteur. Elle s'arrêta à deux sièges de distance. Je sentis mon cœur s'accélérer. Sur l'écran, la secrétaire commençait à déboutonner son chemisier.
"Intéressant comme film ?" Sa voix me fit sursauter. Elle s'était penchée vers moi, chuchotant assez fort pour se faire entendre malgré les gémissements qui emplissaient maintenant la salle.
"Je viens d'arriver," répondis-je, la gorge sèche.
"Moi aussi." Elle se rapprocha, laissant seulement un siège entre nous. "Je m'appelle Claire."
"Thomas."
À l'écran, la scène s'intensifiait. La secrétaire était maintenant allongée sur le bureau, jupe relevée. Son partenaire lui arrachait ses bas résille.
"Tu viens souvent ?" demanda-t-elle en fixant l'écran.
"De temps en temps."
"Seul ?"
"Toujours."
Elle sourit. Un sourire que je distinguais à peine dans la pénombre, mais qui semblait chargé de sous-entendus.
"Tu permets ?" Elle se leva et vint s'installer juste à côté de moi. Son parfum m'enveloppa. Vanille et musc. Enivrant.
Les minutes suivantes s'écoulèrent dans un silence tendu. Nos épaules se touchaient presque. Je sentais la chaleur de son corps à travers nos vêtements. À l'écran, la femme gémissait de plus en plus fort tandis que l'homme la prenait brutalement sur le bureau.
Je sentis sa main sur mon genou. Légère. Interrogative.
"Ce film t'excite ?" murmura-t-elle à mon oreille.
Sa main remonta lentement le long de ma cuisse. Je hochai la tête, incapable de parler. Sa proximité, son parfum, la chaleur de sa main – tout cela m'excitait bien plus que les images projetées.
"Moi aussi," souffla-t-elle. "Regarde."
Elle entrouvrit son imperméable. Sous celui-ci, une robe noire moulante remontée jusqu'à mi-cuisse. Sa main libre disparut sous le tissu. Je devinai plus que je ne vis le mouvement de ses doigts.
"J'aime me toucher en public," chuchota-t-elle. "L'idée que quelqu'un puisse me voir... ça m'excite terriblement."
Mon érection devenait douloureuse dans mon jean. Comme si elle lisait dans mes pensées, sa main quitta sa cuisse pour se poser sur la bosse qui déformait mon pantalon.
"Je savais que tu serais dur," murmura-t-elle en exerçant une légère pression.
Quelques rangées devant, un spectateur se retourna. Nous nous figeâmes instantanément. Claire me fit un clin d'œil complice quand l'homme se désintéressa de nous.
"On joue à un jeu ?" proposa-t-elle en se penchant vers mon oreille. "Quand quelqu'un regarde, on s'arrête. Quand personne ne fait attention, on continue. Et on ne jouit pas avant la fin du film."
L'idée décupla mon excitation. J'acquiesçai, la bouche sèche.
"Premier défi," murmura-t-elle en déboutonnant lentement mon jean. "Reste parfaitement immobile pendant que je te branle."
Ses doigts s'infiltrèrent dans mon boxer, enroulant délicatement ma verge. Je retins mon souffle.
"Tu es déjà mouillé," constata-t-elle en étalant la goutte de liquide séminal sur mon gland.
Ses mouvements étaient lents, mesurés, presque imperceptibles pour un observateur extérieur. Mais pour moi, chaque caresse était électrisante.
À l'écran, la scène changeait. Un homme et deux femmes dans une chambre luxueuse. L'une des femmes s'agenouillait devant l'homme.
"Regarde comme elle le suce bien," commenta Claire à mon oreille. "J'aimerais te prendre dans ma bouche, ici, maintenant. Sentir ton sexe palpiter sur ma langue."
Ses paroles amplifiaient les sensations. Sa main accéléra légèrement.
"Attention," prévint-elle en ralentissant soudainement ses mouvements.
Un homme entrait dans la salle, cherchant une place. La main de Claire resta immobile sur mon sexe, maintenant la pression sans mouvement. L'adrénaline pulsait dans mes veines. Le nouveau venu s'installa plusieurs rangées devant nous.
"Ton tour maintenant," murmura-t-elle en guidant ma main sous sa robe.
Sa peau était chaude, douce. Je remontai le long de sa cuisse, découvrant avec surprise l'absence de sous-vêtements. Mes doigts rencontrèrent l'humidité de son sexe. Elle était déjà trempée.
"Je mouille depuis que je suis entrée," confessa-t-elle. "L'idée de me masturber devant tous ces hommes qui ne se doutent de rien..."
Je commençai à caresser ses lèvres intimes, m'imprégnant de son humidité. Son clitoris était gonflé, palpitant sous mes doigts. Elle écarta légèrement les cuisses pour faciliter mes mouvements.
À l'écran, l'homme s'enfonçait maintenant dans la bouche d'une des femmes tandis que l'autre lui léchait les testicules. Claire suivait attentivement la scène.
"Regarde comme elle prend son sexe profondément," chuchota-t-elle. "Synchronise tes doigts avec ses mouvements."
J'obéis, enfonçant deux doigts en elle au rythme des va-et-vient à l'écran. Sa respiration s'accéléra.
"Oui, comme ça," souffla-t-elle. "Exactement comme ça."
Sa main reprit ses caresses sur mon sexe, imitant la cadence que j'imposais à ses chairs humides. Nos mouvements devinrent un écho parfait de la scène projetée.
Quelqu'un toussa deux rangées derrière nous. Claire resserra ses cuisses, emprisonnant mes doigts dans sa chaleur pulsante. Sa main s'immobilisa sur ma verge. Nous attendîmes, le souffle court, que l'attention se détourne à nouveau.
"J'ai quelque chose pour toi," murmura-t-elle quand la tension retomba.
De son sac, elle sortit discrètement un petit flacon. Du lubrifiant. Elle en versa quelques gouttes dans sa paume avant de reprendre mon sexe en main. La sensation était divine – glissante, chaude, intensifiée par le parfum subtil de vanille que dégageait le gel.
"Maintenant, je veux que tu me fasses presque jouir," ordonna-t-elle en écartant à nouveau les cuisses. "Amène-moi au bord, puis arrête."
Je plongeai trois doigts dans son sexe ruisselant tout en caressant son clitoris avec mon pouce. Son bassin ondula imperceptiblement. Ses muscles internes se contractèrent autour de mes doigts.
"Oui... comme ça... continue..."
À l'écran, l'action s'intensifiait. L'homme prenait maintenant l'une des femmes en levrette tandis que l'autre lui léchait les seins. Les gémissements emplissaient la salle, couvrant les bruits humides que produisaient mes doigts dans le sexe de Claire.
Je sentis son corps se tendre. Sa respiration devint erratique. Elle était proche.
"Arrête," souffla-t-elle en agrippant mon poignet. "Pas encore."
Elle retira ma main, porta mes doigts à ses lèvres et les suça lentement, savourant son propre goût. Ce geste m'électrisa. Je n'avais jamais rien vu d'aussi érotique.
"Ton tour," murmura-t-elle en intensifiant ses caresses sur mon sexe.
Ses doigts glissaient habilement le long de ma verge, s'attardant sur mon gland, descendant parfois pour masser mes testicules. Elle alternait vitesse et pression, me gardant constamment au bord du précipice.
Je fermai les yeux, submergé par les sensations.
"Non," chuchota-t-elle. "Garde les yeux ouverts. Regarde autour de toi. Ils pourraient nous voir à tout moment."
Cette remarque agit comme un stimulant. Je balayai la salle du regard. Les spectateurs étaient concentrés sur l'écran, inconscients du drame érotique qui se jouait à quelques mètres d'eux.
La main de Claire accéléra. Je sentis l'orgasme monter.
"Pas encore," ordonna-t-elle en serrant fermement la base de mon sexe. "Synchronisons-nous avec le film."
À l'écran, la scène approchait de son apogée. L'homme était maintenant allongé pendant que les deux femmes s'occupaient de lui simultanément.
"Touche-moi," supplia Claire. "Je veux qu'on jouisse ensemble quand il va éjaculer."
Mes doigts retrouvèrent le chemin de son sexe pendant que sa main reprenait ses mouvements sur ma verge. Nous nous regardâmes intensément, nos respirations s'accélérant à l'unisson.
"Mets ta veste sur nos genoux," murmura-t-elle. "Je veux te voir éjaculer."
J'étalai ma veste sur nos jambes, créant un espace intime au milieu de cette salle publique. Claire intensifia ses caresses, son poignet travaillant maintenant sans retenue sous le couvert du vêtement.
À l'écran, l'homme annonçait son orgasme imminent. Les deux femmes se positionnaient pour recevoir sa semence.
"Maintenant," souffla Claire. "Jouis avec moi... maintenant..."
Son corps se tendit. Je sentis les contractions de son sexe autour de mes doigts. Sa main serra ma verge presque douloureusement.
L'homme à l'écran éjacula en longs jets sur les visages des deux femmes au moment même où ma propre jouissance explosa. Mon sperme jaillit par saccades, éclaboussant l'intérieur de ma veste. Claire étouffa un gémissement en mordant son poing libre, son corps parcouru de tremblements.
Nous restâmes immobiles, haletants, nos corps encore traversés par les dernières vagues de plaisir. À l'écran, la scène se terminait. Les lumières de la salle s'allumèrent légèrement pour signaler une pause.
"C'était... intense," murmura Claire en sortant un mouchoir de son sac pour essuyer discrètement sa main.
"Très," répondis-je, encore étourdi par ce qui venait de se passer.
Elle me tendit un autre mouchoir. Nos doigts se touchèrent. Une intimité étrange s'était créée entre nous, plus profonde que l'acte lui-même.
"Le film n'est pas terminé," dit-elle avec un sourire malicieux. "Il reste encore quarante minutes."
"Tu veux qu'on continue ?" demandai-je, surpris et excité à la fois.
"Bien sûr. Mais cette fois..." Elle se pencha à mon oreille, son souffle chaud contre ma peau. "Cette fois, je veux m'asseoir sur tes genoux, dos à toi. Je veux te sentir durcir contre mes fesses pendant que je me caresse."
Je déglutis difficilement. Mon sexe frémit déjà à cette perspective.
"Et peut-être," ajouta-t-elle tandis que les lumières baissaient à nouveau, "peut-être que si tu es très sage, je te laisserai glisser en moi... juste un peu... juste assez pour sentir à quel point je suis étroite et chaude."
La salle replongea dans l'obscurité. Sur l'écran, une nouvelle scène commençait. Claire se leva discrètement et s'installa sur mes genoux, son dos contre mon torse, son imperméable stratégiquement déployé pour dissimuler notre position compromettante.
"Sens comme mon cœur bat vite," murmura-t-elle en guidant ma main vers son sein.
À travers sa robe, je sentis effectivement les battements affolés de son cœur. Et autre chose aussi. Un petit objet rond, vibrant faiblement.
"Un petit cadeau que je me suis fait," expliqua-t-elle en sentant ma surprise. "Il vibre en synchronisation avec certaines scènes du film. Application smartphone. Technologie moderne."
Elle bougea légèrement ses hanches, frottant ses fesses contre mon sexe qui durcissait à nouveau.
"Le second acte ne fait que commencer," chuchota-t-elle. "Prêt pour une nouvelle montée d'adrénaline ?"
Je glissai mes mains sous son imperméable, remontant sa robe pour caresser ses cuisses nues.
"Plus que prêt," répondis-je en mordillant doucement son lobe d'oreille.
. Claire était toujours assise sur mes genoux, son imperméable stratégiquement déployé sur nous. Sa chaleur irradiait contre mon torse, ses fesses pressées contre mon sexe qui n'avait pas totalement débandé depuis notre première étreinte.
À l'écran, une scène d'orgie dans un club libertin. Plusieurs couples s'adonnaient à diverses pratiques sous les regards des autres participants.
"Regarde comme ils s'observent," chuchota Claire. "C'est ce que j'aime... être vue, sentir les regards."
Elle se réajusta sur mes genoux, frottant délibérément son postérieur contre mon sexe qui durcissait à nouveau. Sa main droite disparut sous l'imperméable, remontant sa robe. Je devinai qu'elle se caressait.
"Je veux essayer quelque chose de plus risqué," souffla-t-elle. "Quelque chose qui nous fera monter l'adrénaline encore plus haut."
Elle se leva légèrement et, d'un mouvement fluide, se retourna pour me faire face, à califourchon sur mes genoux. L'imperméable nous couvrait toujours, mais cette position était bien plus compromettante. Si quelqu'un se retournait...
"Claire, c'est trop risqué," murmurai-je, excité et inquiet à la fois.
"C'est justement ce qui est excitant," répondit-elle en déboutonnant mon jean. "L'interdit, la transgression... ça décuple les sensations."
Ses doigts s'enroulèrent autour de mon sexe. Elle le guida vers son entrée humide. Je sentis sa chaleur m'envelopper partiellement, juste le gland.
"Pas complètement," chuchota-t-elle. "Juste assez pour sentir... pour imaginer..."
Elle ondula légèrement, faisant pénétrer mon gland puis le retirant presque entièrement. Cette demi-pénétration était une torture exquise. Je mourais d'envie de la saisir par les hanches et de m'enfoncer complètement en elle.
"Patience," murmura-t-elle en lisant dans mes pensées. "Le plaisir est dans l'attente."
À l'écran, une femme était prise en sandwich entre deux hommes. Claire suivait attentivement la scène, imitant subtilement les mouvements de l'actrice.
Un homme entra dans la salle, cherchant une place. Claire s'immobilisa instantanément, son corps tendu contre le mien. Mon sexe pulsait en elle, prisonnier de sa chaleur moite. L'homme s'installa quelques rangées devant nous.
"Il aurait pu nous voir," chuchota Claire, sa voix tremblante d'excitation. "Imagine s'il s'était assis juste derrière..."
Cette pensée, au lieu de m'effrayer, intensifia mon désir. Claire le sentit. Elle reprit ses mouvements, plus lents, plus contrôlés.
"Je sens que ça t'excite aussi," murmura-t-elle. "L'idée qu'on puisse nous surprendre..."
Elle sortit de son sac un petit objet que je reconnus comme un vibromasseur discret. Elle l'alluma et le plaça entre nos corps, contre son clitoris.
"Maintenant, ne bouge plus," ordonna-t-elle. "Laisse-moi faire."
Elle commença à onduler imperceptiblement, stimulant son clitoris avec le vibromasseur tout en gardant mon sexe partiellement en elle. Son souffle s'accéléra.
"Je vais jouir comme ça," chuchota-t-elle. "Sans que tu bouges... juste en te sentant en moi..."
Ses muscles intimes se contractèrent autour de mon gland. Je serrai les dents pour ne pas gémir. Claire enfouit son visage dans mon cou pour étouffer ses propres gémissements.
Quand les spasmes de son orgasme s'atténuèrent, elle se redressa légèrement, me regardant avec des yeux brillants.
"Ton tour maintenant," murmura-t-elle.
Elle se souleva et, d'un mouvement fluide, s'agenouilla entre mes jambes. L'imperméable nous couvrait toujours, mais sa position était sans équivoque. Si quelqu'un regardait dans notre direction...
"Claire, c'est de la folie," chuchotai-je.
"La plus délicieuse des folies," répondit-elle avant de prendre mon sexe dans sa bouche.
La chaleur humide de sa bouche m'enveloppa. Sa langue tournoyait autour de mon gland, recueillant ses propres fluides mêlés aux miens. Je m'agrippai aux accoudoirs, luttant pour rester immobile.
À l'écran, une nouvelle scène commençait. Un homme et une femme dans une cabine d'essayage. Le parallèle avec notre situation était troublant.
Claire accéléra ses mouvements, sa tête montant et descendant sous l'imperméable. Je sentais l'orgasme monter, irrépressible.
"Je vais jouir," prévins-je dans un souffle.
Elle ne s'arrêta pas, au contraire. Sa main se joignit à sa bouche, enserrant la base de mon sexe tandis que sa langue s'activait sur mon gland.
L'orgasme me submergea. Claire avala ma semence sans hésitation, prolongeant les caresses de sa langue jusqu'à la dernière goutte.
Quand elle émergea de sous l'imperméable, ses lèvres brillantes et ses joues rougies, elle avait l'air d'une déesse païenne, à la fois innocente et terriblement perverse.
"Tu as aimé notre petit cinéma privé?" demanda-t-elle en se rasseyant à côté de moi.
"C'était... indescriptible," répondis-je, encore étourdi par l'intensité de l'expérience.
Elle sourit, satisfaite, et se blottit contre moi pour regarder la fin du film. Sa main reposait négligemment sur ma cuisse, traçant de petits cercles avec son pouce.
Le film se terminait. Claire serra ma main. "À jeudi prochain?" proposa-t-elle avec un sourire complice.
"Même heure, même salle," confirmai-je, déjà impatient de retrouver cette femme qui avait transformé ma vision du plaisir et des espaces publics.
Les lumières se rallumèrent complètement. Nous nous séparâmes à la sortie du cinéma, comme deux étrangers.
Le caissier bedonnant m’a tendu mon ticket sans me regarder. Routine silencieuse. Dans le hall, quelques hommes solitaires attendaient, regards fuyants, chacun faisant semblant d'ignorer la présence des autres.
La salle 3 projetait "Fantasmes Interdits", un classique du genre selon l'affiche. Je pris une profonde inspiration et pénétrai dans l'obscurité.
Quinze spectateurs tout au plus. Majoritairement des hommes, certains avec un siège vide entre eux, d'autres complètement isolés. Je choisis stratégiquement le milieu de la salle, ni trop exposé, ni trop reculé. Le frisson du risque mesuré.
À l'écran, une scène d'introduction : une femme en tenue de secrétaire se penchait ostensiblement sur un bureau. Prévisible mais efficace. Je m'installai, laissant mon corps s'habituer à l'obscurité.
La porte grinça légèrement. Une silhouette féminine se découpa dans l'entrée. Inhabituel. Les femmes seules étaient rares dans ce genre d'endroit. Elle hésita, scrutant la salle. Grande, mince, cheveux mi-longs. Elle portait un imperméable beige ceinturé qui dissimulait sa tenue mais pas ses formes. Nos regards se croisèrent brièvement. Je détournai les yeux, gêné d'avoir été surpris à la dévisager.
À ma grande surprise, elle se dirigea vers ma rangée. Pas vers moi directement, mais vers le même secteur. Elle s'arrêta à deux sièges de distance. Je sentis mon cœur s'accélérer. Sur l'écran, la secrétaire commençait à déboutonner son chemisier.
"Intéressant comme film ?" Sa voix me fit sursauter. Elle s'était penchée vers moi, chuchotant assez fort pour se faire entendre malgré les gémissements qui emplissaient maintenant la salle.
"Je viens d'arriver," répondis-je, la gorge sèche.
"Moi aussi." Elle se rapprocha, laissant seulement un siège entre nous. "Je m'appelle Claire."
"Thomas."
À l'écran, la scène s'intensifiait. La secrétaire était maintenant allongée sur le bureau, jupe relevée. Son partenaire lui arrachait ses bas résille.
"Tu viens souvent ?" demanda-t-elle en fixant l'écran.
"De temps en temps."
"Seul ?"
"Toujours."
Elle sourit. Un sourire que je distinguais à peine dans la pénombre, mais qui semblait chargé de sous-entendus.
"Tu permets ?" Elle se leva et vint s'installer juste à côté de moi. Son parfum m'enveloppa. Vanille et musc. Enivrant.
Les minutes suivantes s'écoulèrent dans un silence tendu. Nos épaules se touchaient presque. Je sentais la chaleur de son corps à travers nos vêtements. À l'écran, la femme gémissait de plus en plus fort tandis que l'homme la prenait brutalement sur le bureau.
Je sentis sa main sur mon genou. Légère. Interrogative.
"Ce film t'excite ?" murmura-t-elle à mon oreille.
Sa main remonta lentement le long de ma cuisse. Je hochai la tête, incapable de parler. Sa proximité, son parfum, la chaleur de sa main – tout cela m'excitait bien plus que les images projetées.
"Moi aussi," souffla-t-elle. "Regarde."
Elle entrouvrit son imperméable. Sous celui-ci, une robe noire moulante remontée jusqu'à mi-cuisse. Sa main libre disparut sous le tissu. Je devinai plus que je ne vis le mouvement de ses doigts.
"J'aime me toucher en public," chuchota-t-elle. "L'idée que quelqu'un puisse me voir... ça m'excite terriblement."
Mon érection devenait douloureuse dans mon jean. Comme si elle lisait dans mes pensées, sa main quitta sa cuisse pour se poser sur la bosse qui déformait mon pantalon.
"Je savais que tu serais dur," murmura-t-elle en exerçant une légère pression.
Quelques rangées devant, un spectateur se retourna. Nous nous figeâmes instantanément. Claire me fit un clin d'œil complice quand l'homme se désintéressa de nous.
"On joue à un jeu ?" proposa-t-elle en se penchant vers mon oreille. "Quand quelqu'un regarde, on s'arrête. Quand personne ne fait attention, on continue. Et on ne jouit pas avant la fin du film."
L'idée décupla mon excitation. J'acquiesçai, la bouche sèche.
"Premier défi," murmura-t-elle en déboutonnant lentement mon jean. "Reste parfaitement immobile pendant que je te branle."
Ses doigts s'infiltrèrent dans mon boxer, enroulant délicatement ma verge. Je retins mon souffle.
"Tu es déjà mouillé," constata-t-elle en étalant la goutte de liquide séminal sur mon gland.
Ses mouvements étaient lents, mesurés, presque imperceptibles pour un observateur extérieur. Mais pour moi, chaque caresse était électrisante.
À l'écran, la scène changeait. Un homme et deux femmes dans une chambre luxueuse. L'une des femmes s'agenouillait devant l'homme.
"Regarde comme elle le suce bien," commenta Claire à mon oreille. "J'aimerais te prendre dans ma bouche, ici, maintenant. Sentir ton sexe palpiter sur ma langue."
Ses paroles amplifiaient les sensations. Sa main accéléra légèrement.
"Attention," prévint-elle en ralentissant soudainement ses mouvements.
Un homme entrait dans la salle, cherchant une place. La main de Claire resta immobile sur mon sexe, maintenant la pression sans mouvement. L'adrénaline pulsait dans mes veines. Le nouveau venu s'installa plusieurs rangées devant nous.
"Ton tour maintenant," murmura-t-elle en guidant ma main sous sa robe.
Sa peau était chaude, douce. Je remontai le long de sa cuisse, découvrant avec surprise l'absence de sous-vêtements. Mes doigts rencontrèrent l'humidité de son sexe. Elle était déjà trempée.
"Je mouille depuis que je suis entrée," confessa-t-elle. "L'idée de me masturber devant tous ces hommes qui ne se doutent de rien..."
Je commençai à caresser ses lèvres intimes, m'imprégnant de son humidité. Son clitoris était gonflé, palpitant sous mes doigts. Elle écarta légèrement les cuisses pour faciliter mes mouvements.
À l'écran, l'homme s'enfonçait maintenant dans la bouche d'une des femmes tandis que l'autre lui léchait les testicules. Claire suivait attentivement la scène.
"Regarde comme elle prend son sexe profondément," chuchota-t-elle. "Synchronise tes doigts avec ses mouvements."
J'obéis, enfonçant deux doigts en elle au rythme des va-et-vient à l'écran. Sa respiration s'accéléra.
"Oui, comme ça," souffla-t-elle. "Exactement comme ça."
Sa main reprit ses caresses sur mon sexe, imitant la cadence que j'imposais à ses chairs humides. Nos mouvements devinrent un écho parfait de la scène projetée.
Quelqu'un toussa deux rangées derrière nous. Claire resserra ses cuisses, emprisonnant mes doigts dans sa chaleur pulsante. Sa main s'immobilisa sur ma verge. Nous attendîmes, le souffle court, que l'attention se détourne à nouveau.
"J'ai quelque chose pour toi," murmura-t-elle quand la tension retomba.
De son sac, elle sortit discrètement un petit flacon. Du lubrifiant. Elle en versa quelques gouttes dans sa paume avant de reprendre mon sexe en main. La sensation était divine – glissante, chaude, intensifiée par le parfum subtil de vanille que dégageait le gel.
"Maintenant, je veux que tu me fasses presque jouir," ordonna-t-elle en écartant à nouveau les cuisses. "Amène-moi au bord, puis arrête."
Je plongeai trois doigts dans son sexe ruisselant tout en caressant son clitoris avec mon pouce. Son bassin ondula imperceptiblement. Ses muscles internes se contractèrent autour de mes doigts.
"Oui... comme ça... continue..."
À l'écran, l'action s'intensifiait. L'homme prenait maintenant l'une des femmes en levrette tandis que l'autre lui léchait les seins. Les gémissements emplissaient la salle, couvrant les bruits humides que produisaient mes doigts dans le sexe de Claire.
Je sentis son corps se tendre. Sa respiration devint erratique. Elle était proche.
"Arrête," souffla-t-elle en agrippant mon poignet. "Pas encore."
Elle retira ma main, porta mes doigts à ses lèvres et les suça lentement, savourant son propre goût. Ce geste m'électrisa. Je n'avais jamais rien vu d'aussi érotique.
"Ton tour," murmura-t-elle en intensifiant ses caresses sur mon sexe.
Ses doigts glissaient habilement le long de ma verge, s'attardant sur mon gland, descendant parfois pour masser mes testicules. Elle alternait vitesse et pression, me gardant constamment au bord du précipice.
Je fermai les yeux, submergé par les sensations.
"Non," chuchota-t-elle. "Garde les yeux ouverts. Regarde autour de toi. Ils pourraient nous voir à tout moment."
Cette remarque agit comme un stimulant. Je balayai la salle du regard. Les spectateurs étaient concentrés sur l'écran, inconscients du drame érotique qui se jouait à quelques mètres d'eux.
La main de Claire accéléra. Je sentis l'orgasme monter.
"Pas encore," ordonna-t-elle en serrant fermement la base de mon sexe. "Synchronisons-nous avec le film."
À l'écran, la scène approchait de son apogée. L'homme était maintenant allongé pendant que les deux femmes s'occupaient de lui simultanément.
"Touche-moi," supplia Claire. "Je veux qu'on jouisse ensemble quand il va éjaculer."
Mes doigts retrouvèrent le chemin de son sexe pendant que sa main reprenait ses mouvements sur ma verge. Nous nous regardâmes intensément, nos respirations s'accélérant à l'unisson.
"Mets ta veste sur nos genoux," murmura-t-elle. "Je veux te voir éjaculer."
J'étalai ma veste sur nos jambes, créant un espace intime au milieu de cette salle publique. Claire intensifia ses caresses, son poignet travaillant maintenant sans retenue sous le couvert du vêtement.
À l'écran, l'homme annonçait son orgasme imminent. Les deux femmes se positionnaient pour recevoir sa semence.
"Maintenant," souffla Claire. "Jouis avec moi... maintenant..."
Son corps se tendit. Je sentis les contractions de son sexe autour de mes doigts. Sa main serra ma verge presque douloureusement.
L'homme à l'écran éjacula en longs jets sur les visages des deux femmes au moment même où ma propre jouissance explosa. Mon sperme jaillit par saccades, éclaboussant l'intérieur de ma veste. Claire étouffa un gémissement en mordant son poing libre, son corps parcouru de tremblements.
Nous restâmes immobiles, haletants, nos corps encore traversés par les dernières vagues de plaisir. À l'écran, la scène se terminait. Les lumières de la salle s'allumèrent légèrement pour signaler une pause.
"C'était... intense," murmura Claire en sortant un mouchoir de son sac pour essuyer discrètement sa main.
"Très," répondis-je, encore étourdi par ce qui venait de se passer.
Elle me tendit un autre mouchoir. Nos doigts se touchèrent. Une intimité étrange s'était créée entre nous, plus profonde que l'acte lui-même.
"Le film n'est pas terminé," dit-elle avec un sourire malicieux. "Il reste encore quarante minutes."
"Tu veux qu'on continue ?" demandai-je, surpris et excité à la fois.
"Bien sûr. Mais cette fois..." Elle se pencha à mon oreille, son souffle chaud contre ma peau. "Cette fois, je veux m'asseoir sur tes genoux, dos à toi. Je veux te sentir durcir contre mes fesses pendant que je me caresse."
Je déglutis difficilement. Mon sexe frémit déjà à cette perspective.
"Et peut-être," ajouta-t-elle tandis que les lumières baissaient à nouveau, "peut-être que si tu es très sage, je te laisserai glisser en moi... juste un peu... juste assez pour sentir à quel point je suis étroite et chaude."
La salle replongea dans l'obscurité. Sur l'écran, une nouvelle scène commençait. Claire se leva discrètement et s'installa sur mes genoux, son dos contre mon torse, son imperméable stratégiquement déployé pour dissimuler notre position compromettante.
"Sens comme mon cœur bat vite," murmura-t-elle en guidant ma main vers son sein.
À travers sa robe, je sentis effectivement les battements affolés de son cœur. Et autre chose aussi. Un petit objet rond, vibrant faiblement.
"Un petit cadeau que je me suis fait," expliqua-t-elle en sentant ma surprise. "Il vibre en synchronisation avec certaines scènes du film. Application smartphone. Technologie moderne."
Elle bougea légèrement ses hanches, frottant ses fesses contre mon sexe qui durcissait à nouveau.
"Le second acte ne fait que commencer," chuchota-t-elle. "Prêt pour une nouvelle montée d'adrénaline ?"
Je glissai mes mains sous son imperméable, remontant sa robe pour caresser ses cuisses nues.
"Plus que prêt," répondis-je en mordillant doucement son lobe d'oreille.
. Claire était toujours assise sur mes genoux, son imperméable stratégiquement déployé sur nous. Sa chaleur irradiait contre mon torse, ses fesses pressées contre mon sexe qui n'avait pas totalement débandé depuis notre première étreinte.
À l'écran, une scène d'orgie dans un club libertin. Plusieurs couples s'adonnaient à diverses pratiques sous les regards des autres participants.
"Regarde comme ils s'observent," chuchota Claire. "C'est ce que j'aime... être vue, sentir les regards."
Elle se réajusta sur mes genoux, frottant délibérément son postérieur contre mon sexe qui durcissait à nouveau. Sa main droite disparut sous l'imperméable, remontant sa robe. Je devinai qu'elle se caressait.
"Je veux essayer quelque chose de plus risqué," souffla-t-elle. "Quelque chose qui nous fera monter l'adrénaline encore plus haut."
Elle se leva légèrement et, d'un mouvement fluide, se retourna pour me faire face, à califourchon sur mes genoux. L'imperméable nous couvrait toujours, mais cette position était bien plus compromettante. Si quelqu'un se retournait...
"Claire, c'est trop risqué," murmurai-je, excité et inquiet à la fois.
"C'est justement ce qui est excitant," répondit-elle en déboutonnant mon jean. "L'interdit, la transgression... ça décuple les sensations."
Ses doigts s'enroulèrent autour de mon sexe. Elle le guida vers son entrée humide. Je sentis sa chaleur m'envelopper partiellement, juste le gland.
"Pas complètement," chuchota-t-elle. "Juste assez pour sentir... pour imaginer..."
Elle ondula légèrement, faisant pénétrer mon gland puis le retirant presque entièrement. Cette demi-pénétration était une torture exquise. Je mourais d'envie de la saisir par les hanches et de m'enfoncer complètement en elle.
"Patience," murmura-t-elle en lisant dans mes pensées. "Le plaisir est dans l'attente."
À l'écran, une femme était prise en sandwich entre deux hommes. Claire suivait attentivement la scène, imitant subtilement les mouvements de l'actrice.
Un homme entra dans la salle, cherchant une place. Claire s'immobilisa instantanément, son corps tendu contre le mien. Mon sexe pulsait en elle, prisonnier de sa chaleur moite. L'homme s'installa quelques rangées devant nous.
"Il aurait pu nous voir," chuchota Claire, sa voix tremblante d'excitation. "Imagine s'il s'était assis juste derrière..."
Cette pensée, au lieu de m'effrayer, intensifia mon désir. Claire le sentit. Elle reprit ses mouvements, plus lents, plus contrôlés.
"Je sens que ça t'excite aussi," murmura-t-elle. "L'idée qu'on puisse nous surprendre..."
Elle sortit de son sac un petit objet que je reconnus comme un vibromasseur discret. Elle l'alluma et le plaça entre nos corps, contre son clitoris.
"Maintenant, ne bouge plus," ordonna-t-elle. "Laisse-moi faire."
Elle commença à onduler imperceptiblement, stimulant son clitoris avec le vibromasseur tout en gardant mon sexe partiellement en elle. Son souffle s'accéléra.
"Je vais jouir comme ça," chuchota-t-elle. "Sans que tu bouges... juste en te sentant en moi..."
Ses muscles intimes se contractèrent autour de mon gland. Je serrai les dents pour ne pas gémir. Claire enfouit son visage dans mon cou pour étouffer ses propres gémissements.
Quand les spasmes de son orgasme s'atténuèrent, elle se redressa légèrement, me regardant avec des yeux brillants.
"Ton tour maintenant," murmura-t-elle.
Elle se souleva et, d'un mouvement fluide, s'agenouilla entre mes jambes. L'imperméable nous couvrait toujours, mais sa position était sans équivoque. Si quelqu'un regardait dans notre direction...
"Claire, c'est de la folie," chuchotai-je.
"La plus délicieuse des folies," répondit-elle avant de prendre mon sexe dans sa bouche.
La chaleur humide de sa bouche m'enveloppa. Sa langue tournoyait autour de mon gland, recueillant ses propres fluides mêlés aux miens. Je m'agrippai aux accoudoirs, luttant pour rester immobile.
À l'écran, une nouvelle scène commençait. Un homme et une femme dans une cabine d'essayage. Le parallèle avec notre situation était troublant.
Claire accéléra ses mouvements, sa tête montant et descendant sous l'imperméable. Je sentais l'orgasme monter, irrépressible.
"Je vais jouir," prévins-je dans un souffle.
Elle ne s'arrêta pas, au contraire. Sa main se joignit à sa bouche, enserrant la base de mon sexe tandis que sa langue s'activait sur mon gland.
L'orgasme me submergea. Claire avala ma semence sans hésitation, prolongeant les caresses de sa langue jusqu'à la dernière goutte.
Quand elle émergea de sous l'imperméable, ses lèvres brillantes et ses joues rougies, elle avait l'air d'une déesse païenne, à la fois innocente et terriblement perverse.
"Tu as aimé notre petit cinéma privé?" demanda-t-elle en se rasseyant à côté de moi.
"C'était... indescriptible," répondis-je, encore étourdi par l'intensité de l'expérience.
Elle sourit, satisfaite, et se blottit contre moi pour regarder la fin du film. Sa main reposait négligemment sur ma cuisse, traçant de petits cercles avec son pouce.
Le film se terminait. Claire serra ma main. "À jeudi prochain?" proposa-t-elle avec un sourire complice.
"Même heure, même salle," confirmai-je, déjà impatient de retrouver cette femme qui avait transformé ma vision du plaisir et des espaces publics.
Les lumières se rallumèrent complètement. Nous nous séparâmes à la sortie du cinéma, comme deux étrangers.
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