Coaching (7)

- Par l'auteur HDS CDuvert -
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Récit libertin : Coaching (7) Histoire érotique Publiée sur HDS le 13-12-2025 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Coaching (7)
La librairie Shakespeare and Company déborde de monde. Journalistes, critiques littéraires, lecteurs, éditeurs, tous venus célébrer la sortie du nouveau roman de Simon Mercier. Les projecteurs illuminent les rayonnages anciens, transforment la boutique historique en scène glamour.

Simon porte un costume noir, sa silhouette transformée par les mois d'entraînement. Plus de ventre, des épaules larges, une posture droite. Il ressemble à l'écrivain d'il y a trois ans, avant sa descente. Non, il est mieux. Plus fort. Plus vivant.

Mathilde se tient près de l'entrée, vêtue d'une robe bleue nuit qui épouse son corps athlétique. Ses cheveux sont relevés, révélant sa nuque. Simon la cherche du regard dans la foule, la trouve, sourit. Elle lui retourne son sourire, mais ses yeux disent autre chose. Une promesse. Une anticipation.

L'éditeur monte sur l'estrade improvisée, commence son discours. Il parle du génie de Simon, de son retour triomphal après une période difficile. Puis il mentionne la dédicace du livre.

"Simon a tenu à dédier ce roman à la personne qui lui a redonné goût à la vie. Mathilde Arnaud, sa coach sportive, son inspiratrice, sa muse."

Les applaudissements éclatent. Tous les regards se tournent vers Mathilde qui rougit légèrement. Simon monte sur l'estrade, prend le micro.

"Ce livre parle de transformation," dit-il. "De la manière dont une personne peut en sauver une autre, pas par la pitié, mais par l'exigence. Mathilde m'a poussé dans mes retranchements physiques, et dans ce dépassement, j'ai retrouvé mon art. Elle est dans chaque page, dans chaque mot. Ce livre lui appartient autant qu'à moi."

Il lève son verre vers elle. Mathilde soutient son regard, émue malgré elle. Autour d'eux, les gens applaudissent, mais ils ne voient qu'eux deux, reliés par une connexion invisible qui transcende la foule.

La soirée se poursuit. Simon signe des exemplaires, discute avec des journalistes, mais son esprit est ailleurs. Il cherche Mathilde du regard régulièrement, la trouve toujours au même endroit, l'observant. La tension entre eux monte, électrique, presque douloureuse.

Vers vingt-deux heures, Mathilde disparaît. Simon termine une conversation avec un critique, s'excuse, part à sa recherche. Il traverse la librairie bondée, monte les escaliers étroits qui mènent aux étages supérieurs. La boutique comporte plusieurs niveaux, des recoins sombres entre les étagères anciennes.

Au troisième étage, dans la section poésie où personne ne s'aventure ce soir, il la trouve. Elle est debout entre deux rayonnages, feuilletant un livre. Mais quand elle lève les yeux vers lui, il comprend qu'elle l'attendait.

"Tu te caches ?" demande-t-il en s'approchant.

"Je prends l'air. Trop de monde en bas."

"Ou tu voulais que je te retrouve ici."

"Peut-être."

Simon referme la distance entre eux, ses pas résonnent doucement sur le parquet ancien de la librairie. Mathilde recule instinctivement, son dos rencontre l'étagère chargée de volumes poétiques. Des livres vacillent derrière elle, leurs reliures craquent légèrement. Il pose ses mains de part et d'autre de sa tête, l'encage sans la toucher encore, laisse la tension monter entre leurs corps.

"Tu m'as provoqué toute la soirée," murmure-t-il, son visage à quelques centimètres du sien.

"Je n'ai rien fait."

"Tu respirais. C'était suffisant."

Il l'embrasse enfin, lentement d'abord, ses lèvres effleurant les siennes avec une douceur presque insupportable. Mathilde soupire contre sa bouche, s'ouvre à lui. Simon approfondit le baiser, sa langue cherchant la sienne, l'exploration devient plus urgente, plus affamée. Ses mains descendent le long du corps de Mathilde, épousent la courbe de sa taille, remontent vers ses épaules.

Mathilde répond au baiser avec la même intensité, ses mains glissant sous sa veste de costume, découvrent la chaleur de son torse à travers la chemise. Ses doigts trouvent les boutons, en défont un, deux, s'insinuent contre sa peau nue. Simon frémit sous ses caresses, presse son corps contre le sien.

"On ne peut pas," murmure-t-elle contre sa bouche, mais sa voix manque de conviction. "Il y a des gens partout."

"Je sais," répond Simon en traçant un chemin de baisers le long de sa mâchoire.

"Ils vont nous chercher."

"Qu'ils cherchent."

Sa bouche descend dans son cou, trouve le point sensible juste sous son oreille. Il suce doucement, sent le pouls de Mathilde s'accélérer sous ses lèvres. Elle rejette la tête en arrière, offre sa gorge, ses mains agrippent maintenant les épaules de Simon pour garder l'équilibre.

"Simon," proteste-t-elle faiblement. "N'importe qui pourrait monter."

"Le danger te fait mouiller, tu le sais."

Elle rougit, mais ne peut pas nier. Il a raison. L'idée d'être découverte, l'interdit du lieu, tout contribue à l'excitation qui monte en elle. Simon le sent dans sa respiration saccadée, dans la manière dont son corps se tend contre le sien.

Ses mains remontent le long des bras de Mathilde, trouvent les fines bretelles de sa robe. Il les fait glisser lentement, une après l'autre, le long de ses épaules. Le tissu glisse, révèle progressivement sa poitrine. Simon découvre qu'elle ne porte pas de soutien-gorge. Ses seins sont libres, parfaits, leurs mamelons déjà durcis par l'excitation et l'air frais de la librairie.

"Tu es venue sans rien dessous," constate-t-il, la voix rauque.

"Je savais que tu me chercherais."

"Salope."

"Ta salope."

Simon prend son temps pour contempler ses seins, la manière dont ils se soulèvent au rythme de sa respiration rapide. Puis il se penche, sa bouche capture un mamelon. Il le suce doucement d'abord, sa langue cercle autour, le taquine. Mathilde retient un gémissement, ses doigts s'enfoncent dans ses cheveux, le maintiennent contre elle.

Il passe à l'autre sein, augmente la pression, mordille légèrement. Mathilde halète, ses hanches basculent malgré elle contre lui, cherchent un contact, un soulagement. Simon sent son propre désir monter, son sexe durcit contre sa braguette, presse contre le ventre de Mathilde.

"Simon," halète-t-elle. "Pas ici. On devrait retourner en bas."

"Dans une minute."

"Ils vont remarquer ton absence."

"Je m'en fous."

Sa bouche revient à la sienne, l'embrasse avec une violence contrôlée qui lui coupe le souffle. Pendant ce temps, ses mains descendent le long de son corps, trouvent l'ourlet de sa robe. Il commence à la relever lentement, révèle d'abord ses mollets, puis ses genoux, puis ses cuisses musclées.

Quand le tissu remonte suffisamment, Simon glisse une main entre ses jambes. Il découvre qu'elle ne porte pas non plus de culotte. Son sexe est nu, déjà humide sous ses doigts. Elle est venue préparée. Prête. Il sourit contre sa peau, un mélange de fierté et de désir.

"Tu as planifié ça," murmure-t-il en caressant ses lèvres intimes.

"Peut-être."

"Tu voulais que je te baise ici, dans cette librairie."

"Oui," avoue-t-elle dans un souffle.

"Dis-le."

"Je veux que tu me baises ici. Maintenant."

Simon grogne, son contrôle vacille. Ses doigts s'enfoncent en elle, trouvent son intimité brûlante et trempée. Mathilde étouffe un cri contre son épaule, ses ongles griffent le tissu de sa veste. Il la pénètre avec deux doigts, établit un va-et-vient lent mais profond.

"Tu es tellement mouillée," murmure-t-il à son oreille. "Tu dégoulines sur mes doigts."

"C'est ta faute. Ton discours en bas, la manière dont tu m'as regardée toute la soirée."

"J'avais envie de te prendre sur la table devant tout le monde."

"Pourquoi tu ne l'as pas fait ?"

"Parce que je voulais te garder pour moi. Ici. Dans le noir. Entourés de livres et de secrets."

Il retire ses doigts, les porte à sa bouche, les suce lentement. Mathilde le regarde faire, ses yeux assombris par le désir. Puis il l'attrape par les hanches, la retourne doucement face à l'étagère. Elle se cambre instinctivement, offre ses fesses, place ses mains à plat contre les livres pour se stabiliser.

Simon relève sa robe jusqu'à sa taille, révèle la courbe parfaite de son dos, de ses fesses musclées. Il prend le temps de les caresser, de les admirer dans la pénombre. Ses mains glissent entre ses cuisses, les écartent davantage. Mathilde obéit, élargit sa position, s'offre complètement.

"Tu es magnifique comme ça," dit-il en traçant un doigt le long de sa raie.

"Arrête de parler et prends-moi."

Simon défait sa ceinture avec des gestes rendus maladroits par l'urgence. Le bruit du cuir qui glisse résonne dans le silence relatif de l'étage. Il ouvre sa braguette, libère son sexe dur qui jaillit, tendu et palpitant. Il le frotte contre les fesses de Mathilde, le fait glisser entre elles, la taquine.

"Simon, pitié."

"Pitié quoi ?"

"Baise-moi. Maintenant."

Il positionne son gland à son entrée, sent la chaleur humide qui l'attend. D'un coup de reins puissant, il s'enfonce entièrement en elle. Mathilde mord son poing pour ne pas crier, son autre main agrippe une étagère si fort que ses jointures blanchissent. Des livres vacillent dangereusement, l'un d'eux tombe avec un bruit sourd.

Simon reste immobile quelques secondes, savoure la sensation d'être enfoui en elle, serré par ses muscles intimes. Puis il commence à bouger, établit un rythme rapide, conscient du danger, de l'excitation que représente le risque d'être découverts. Ses hanches claquent contre les fesses de Mathilde, créent un bruit rythmique qui résonne entre les rayonnages. Le son de chair contre chair, obscène et beau à la fois.

Mathilde ondule contre lui, participe au mouvement malgré sa position contrainte. Elle le prend profondément, serre autour de lui à chaque poussée. Ses gémissements sont étouffés dans sa main, mais Simon les entend quand même, les sent vibrer dans son corps.

En bas, les conversations et les rires continuent, ignorants de ce qui se passe trois étages au-dessus. Une femme parle fort de métaphores littéraires. Quelqu'un propose un toast. Des verres tintent. Le contraste entre la scène mondaine en bas et leur étreinte sauvage en haut amplifie l'excitation.

"Tu entends ça ?" souffle Simon en ralentissant son rythme. "Ils parlent de mon livre. Ils analysent mes mots. Et pendant ce temps, je suis en train de te baiser dans leur dos."

"Ne ralentis pas," supplie Mathilde.

"Si. Je veux que ça dure."

Il se retire presque complètement, ne laissant que son gland en elle. Mathilde gémit de frustration, pousse ses hanches en arrière pour le reprendre. Mais il maintient sa position, la taquine.

"Simon, arrête."

"Dis-moi ce que tu veux."

"Je veux ta queue. Profond. Fort."

Il replonge en elle brutalement, lui arrache un cri qu'elle étouffe à peine. Puis il recommence, établit un rythme irrégulier qui l'empêche de trouver ses repères, de prédire le prochain coup. Elle est à sa merci, ne peut que prendre ce qu'il lui donne.

Simon se penche sur elle, son torse plaqué contre son dos. Il mordille son épaule exposée, sa main glisse devant elle, trouve le chemin entre ses cuisses. Ses doigts localisent son clitoris gonflé, commencent à le frotter en cercles réguliers pendant qu'il continue de la pilonner.

"Oh putain," halète Mathilde. "Continue comme ça."

"Tu vas jouir ?"

"Oui. Bientôt."

"Pas encore. Retiens-toi."

"Je ne peux pas."

"Si, tu peux. Attends mon ordre."

Simon intensifie ses assauts, ses hanches martèlent contre elle avec une force qui la projette contre l'étagère. D'autres livres tombent, s'éparpillent autour de leurs pieds. Le bruit pourrait attirer l'attention, mais ils s'en fichent maintenant, perdus dans leur danse primitive.

Les doigts de Simon sur son clitoris deviennent impitoyables, frottent exactement comme il sait qu'elle aime. Mathilde tremble de partout, retient son orgasme par pure volonté. Des larmes de frustration coulent sur ses joues, elle mord sa main jusqu'à sentir le goût métallique du sang.

"S'il te plaît," supplie-t-elle. "Laisse-moi jouir."

"Pas encore. Je veux te sentir au bord encore un peu."

Il la torture délicieusement, la maintient au seuil de l'orgasme sans la laisser basculer. Chaque coup de reins la rapproche du précipice, chaque mouvement de ses doigts la pousse vers le vide. Mais elle se retient, obéit à son ordre, lui donne ce contrôle.

Des bruits de pas résonnent soudain dans l'escalier. Quelqu'un monte. Simon ralentit mais ne s'arrête pas, continue de bouger en elle avec des mouvements profonds et mesurés. Mathilde retient son souffle, panique et excitation mêlées.

Les pas se rapprochent. Une voix résonne.

"Simon ? Vous êtes là-haut ?"

C'est son éditeur. Simon se retire de Mathilde, place une main sur sa bouche pour qu'elle reste silencieuse. De l'autre main, il ajuste rapidement sa braguette, replace ses vêtements. Mathilde fait de même, remonte ses bretelles, lisse sa robe avec des mains tremblantes.

"J'arrive !" crie Simon. "Je cherchais un livre."

Les pas s'arrêtent dans l'escalier, hésitent.

"Le journaliste du Figaro veut vous parler avant de partir."

"Je descends dans deux minutes."

"D'accord. Dépêchez-vous."

Les pas redescendent. Simon et Mathilde restent figés, n'osent pas bouger pendant plusieurs secondes. Puis Mathilde éclate d'un rire nerveux, se couvre la bouche pour l'étouffer. Simon sourit, l'attire contre lui.

"On a failli se faire prendre," murmure-t-elle.

"Je sais. C'était excitant."

"On devrait vraiment descendre."

"Pas avant que tu jouisses."

"Simon, non. Quelqu'un d'autre pourrait monter."

"Justement."

Il la retourne à nouveau face à l'étagère, relève sa robe. Son sexe est toujours dur, palpitant, impatient. Il entre en elle d'un coup, la remplit entièrement. Mathilde gémit, se mord la lèvre pour rester silencieuse.

Simon établit un rythme frénétique maintenant, conscient qu'ils manquent de temps. Sa main retrouve son clitoris, le frotte rapidement. Mathilde est si proche, si prête, qu'il suffit de quelques secondes.

"Maintenant," ordonne-t-il à son oreille. "Jouis. Jouis sur ma queue pendant que tous ces gens célèbrent mon livre. Jouis en sachant que tu es ma vraie réussite. Que sans toi, il n'y aurait pas de livre, pas de soirée, rien. Tu es tout."

Les mots la libèrent. Mathilde explose, son corps entier se raidit, son sexe se contracte violemment autour de lui. Elle mord sa main si fort qu'elle se fait mal, transperce presque la peau, mais son cri reste silencieux, étranglé dans sa gorge. Les vagues de plaisir la submergent, déferlent encore et encore.

Simon sent son orgasme le précipiter vers le sien. La pression est trop forte, le plaisir trop intense. Au dernier moment, il se retire brusquement, empoigne son sexe de sa main libre. Il jouit en quelques coups de poignet, se répand sur les fesses de Mathilde en longs jets chauds. Son sperme coule le long de ses cuisses, trace des rivières blanches sur sa peau bronzée.

Ils restent immobiles quelques instants, haletants, tremblants. Simon sort un mouchoir de sa poche, nettoie Mathilde avec des gestes tendres, essuie chaque goutte de son plaisir. Elle frissonne sous ses caresses, encore sensible.

"Je t'aime," murmure-t-il en terminant.

"Je sais. Moi aussi."

Ils remettent leurs vêtements en ordre, vérifient que rien ne trahit ce qui vient de se passer. Mathilde replace les livres tombés sur les étagères. Simon ajuste sa cravate, lisse ses cheveux. Ils se regardent une dernière fois, complices, heureux.

"Prête à redescendre ?" demande-t-il.

"Prête."

Ils descendent l'escalier main dans la main, rejoignent la fête comme si de rien n'était. Personne ne remarque leurs joues rouges, leurs yeux brillants, leurs sourires secrets. Ou peut-être que certains remarquent, mais ont la délicatesse de ne rien dire.

Et dans la section poésie au troisième étage, un livre gît encore par terre, ouvert sur une page au hasard. Un poème d'amour, justement. Comme si le destin avait voulu laisser une trace de ce qui s'est passé, un témoignage silencieux d'une passion qui ne se contente pas des mots, mais exige aussi les corps, les souffles, les abandons.

L'éditeur le guide vers le journaliste, un homme distingué d'une cinquantaine d'années. L'interview commence, questions classiques sur le processus créatif, l'inspiration, le thème du livre.

"Votre roman parle beaucoup du corps," dit le journaliste. "De la manière dont la transformation physique peut mener à une renaissance mentale. C'est autobiographique ?"

"Entièrement," répond Simon. "J'étais au fond du trou il y a six mois. Mon corps était une ruine, mon esprit aussi. Mathilde est entrée dans ma vie, m'a forcé à me reconstruire physiquement, et dans ce processus, j'ai retrouvé ma créativité."

"Le roman contient des scènes très explicites. C'était un choix délibéré ?"

"Le sexe est une part essentielle de la renaissance. On ne peut pas parler de retour à la vie sans parler du désir, de la passion, de l'abandon physique. J'ai voulu être honnête, montrer la réalité de cette transformation."

Mathilde écoute depuis le buffet, un verre à la main. Elle sourit, fière de lui, de son courage à assumer leur histoire devant le monde. Même si personne ne connaît tous les détails, même si le roman fictionnalise leur relation, l'essence est là, vraie, palpable.

L'interview se termine. Simon rejoint Mathilde, l'enlace par la taille.

"Tu as été parfait," dit-elle.

"J'ai dit la vérité."

"Une partie de la vérité. Le reste nous appartient."

"Pour toujours."

Vers minuit, la foule commence à se disperser. Les derniers invités partent, remercient Simon, félicitent Mathilde. Finalement, ils se retrouvent seuls dans la librairie, l'éditeur ayant confié les clés à Simon pour qu'il ferme.

Ils errent entre les rayonnages, main dans la main, savourent le silence après le tumulte. Simon s'arrête dans la section littérature française, sort un exemplaire de son propre roman, le tend à Mathilde.

"Lis-moi ton passage préféré," dit-il.

Mathilde ouvre le livre, cherche, trouve. Elle commence à lire à voix haute, un passage où les deux personnages principaux font l'amour après un marathon. Les mots sont beaux, érotiques, tendres. Simon écoute, hypnotisé par sa voix.

Quand elle termine, il la fait asseoir sur une chaise près de la caisse, s'agenouille devant elle. Il relève sa robe lentement, écarte ses cuisses. Elle est encore humide de leur étreinte précédente, mélange de son plaisir et du sien.

"Continue de lire," ordonne-t-il.

Mathilde reprend le livre d'une main tremblante, cherche un autre passage. Elle commence à lire pendant que Simon plonge entre ses cuisses, sa langue retrouvant les chemins familiers. Elle bute sur les mots, sa voix chevrotant quand il suce son clitoris.

"Continue," murmure-t-il contre sa peau.

Elle lit, sa voix se transformant progressivement en gémissements entrecoupés de mots. Simon la lèche avec dévotion, prend son temps, savoure son goût, ses réactions. Quand elle jouit, le livre tombe de ses mains, son cri résonne dans la librairie vide.

Simon se relève, la soulève. Elle enroule ses jambes autour de lui, guide son sexe en elle. Il la pénètre debout, marche avec elle dans la boutique, ses hanches bougeant contre les siennes à chaque pas. Ils font l'amour entourés de livres, de mots, d'histoires écrites par d'autres mais qui semblent maintenant témoigner de la leur.

Simon la dépose sur le comptoir de la caisse, se retire momentanément. Il la retourne, la penche sur le comptoir, entre en elle par derrière. Cette position lui permet d'aller plus profond, de contrôler le rythme. Mathilde s'agrippe au rebord, se cambre pour mieux le recevoir.

"Plus fort," halète-t-elle.

Il obéit, la pilonne sans retenue, ses mains agrippant ses hanches, la maintenant en place. Le comptoir grince sous leurs assauts. Des livres tombent, s'éparpillent par terre. Ils s'en fichent, perdus dans leur passion.

"Je t'aime," grogne Simon soudain, les mots lui échappant sans prévenir.

Mathilde se fige une seconde. Ils n'ont jamais dit ces mots, ont toujours évité ce territoire dangereux. Puis elle se retourne, le regarde dans les yeux.

"Dis-le encore."

"Je t'aime."

"Encore."

"Je t'aime, Mathilde. Je t'aime depuis le premier jour, depuis la première seconde où tu es entrée dans ma vie."

Les larmes coulent sur les joues de Mathilde, mais elle sourit.

"Je t'aime aussi. Putain, je t'aime tellement."

Ils s'embrassent, un baiser mouillé de larmes et de passion. Simon la reprend, mais lentement cette fois, tendrement. Leurs regards restent accrochés, leurs respirations synchronisées. C'est plus que du sexe maintenant, c'est une communion, une fusion.

Ils jouissent ensemble, leurs orgasmes se déployant par vagues douces, infinies. Simon se répand en elle en murmurant son nom, Mathilde le reçoit en sanglotant de bonheur.

Après, ils s'effondrent sur le sol de la librairie, entre les livres tombés, entrelacés. Mathilde pose sa tête sur le torse de Simon, écoute les battements de son cœur retrouver un rythme normal.

"Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" demande-t-elle.

"Maintenant ? On vit. On s'aime. On continue de se pousser l'un l'autre."

"Tu vas écrire d'autres livres sur nous ?"

"Probablement. Tu es ma source d'inspiration inépuisable."

"Et tu vas continuer de t'entraîner ?"

"Avec toi, toujours."

Ils restent allongés dans le silence, savourent la perfection de l'instant. Dehors, Paris dort, ignorant du miracle qui vient de se produire dans cette librairie légendaire. Deux personnes qui se sont trouvées, sauvées mutuellement, transformées par leur rencontre.

Finalement, ils se lèvent, remettent leurs vêtements en ordre, ramassent les livres tombés, les replacent sur les étagères. Ils referment la librairie, rendent les clés au gardien qui attend dehors.

Sur le chemin du retour, main dans la main, ils marchent le long de la Seine. L'aube commence à poindre, teignant le ciel de rose et d'or.

"Tu sais ce que j'ai envie de faire ?" dit Mathilde.

"Quoi ?"

"Courir. Maintenant. Ensemble."

Simon rit, retire sa veste, desserre sa cravate. Mathilde enlève ses talons, les porte à la main. Et ils se mettent à courir le long du fleuve, en tenue de soirée, libres, heureux, vivants.

Ils courent jusqu'à l'appartement de Simon, gravissent les escaliers quatre à quatre. Dans l'entrée, ils arrachent leurs vêtements déjà en désordre, laissent une traînée de tissu jusqu'à la chambre.

Ils font l'amour une dernière fois, lentement, dans le lit où tout a commencé. Leurs corps se connaissent par cœur maintenant, savent exactement comment donner et recevoir du plaisir. C'est une danse parfaite, chorégraphiée par des mois de pratique, d'exploration, d'abandon mutuel.

Quand ils jouissent, enlacés, leurs cris se mêlent aux premiers bruits de la ville qui s'éveille. Puis ils s'endorment, leurs corps soudés, leurs respirations harmonisées.

Au réveil, Simon trouve Mathilde déjà habillée en tenue de sport, qui l'attend avec ses baskets à la main.

"Allez," dit-elle. "On a un entraînement à faire."

"On vient de dormir deux heures."

"Et alors ? Tu vas te ramollir ?"

Simon rit, se lève, enfile sa tenue. Ils descendent dans le salon transformé en salle de sport, et la routine reprend. Mais c'est différent maintenant. Chaque exercice est ponctué de baisers, de caresses, de regards chargés d'amour.

Quand l'entraînement se termine, quand ils font l'amour sur le tapis de yoga comme ils l'ont fait des dizaines de fois, c'est avec la certitude que ce n'est que le début. Le début d'une vie ensemble, construite sur la sueur et le désir, sur l'exigence et la tendresse, sur la discipline et la passion.

Le tableau d'objectifs sur le mur a été remplacé par une photo d'eux deux, prise lors de la soirée de lancement. Ils sourient à l'objectif, mais leurs yeux ne regardent qu'eux. Et dans ces regards, on peut lire toute leur histoire, passée et à venir.

Mathilde, la coach ultra-disciplinée qui a appris à lâcher prise.

Simon, l'écrivain dépressif qui a retrouvé la vie.

Ensemble, transformés, renaissants, amoureux.

Leur histoire ne fait que commencer, mais déjà, elle est parfaite. Imparfaite dans sa perfection, humaine dans sa beauté, vraie dans chaque seconde vécue.

Et quelque part dans Paris, dans une librairie au bord de la Seine, un livre raconte leur légende. Les mots de Simon, l'âme de Mathilde, fusionnés en une œuvre qui survivra bien au-delà d'eux.

Mais peu importe. Car ce qui compte, c'est maintenant. Ce corps contre ce corps. Ces lèvres contre ces lèvres. Cet amour, brutal et tendre, sauvage et doux, qui les consume et les complète.

Fin

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Texte coquin : Coaching (7)
Histoire sexe : Une rose rouge
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