L'inconnu du Sauna
Récit érotique écrit par Quentavous [→ Accès à sa fiche auteur]
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 06-11-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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[Ce texte est une histoire complète. Elle s'inscrit dans l'univers de Quentin et Jean-Pierre, mais peut être lue indépendamment du reste.]
C’était une moite journée d’octobre, de cette période transitoire où le retour de l’obscurité n’a pas encore tout à fait effacé la tiédeur de fin d’été.
Quentin avait terminé le ménage et se reposait dans le salon, un livre à la main, dans l’attente du retour de son Maître. Il savait qu’une simple sonnerie de l’interphone ou un message de Jean-Pierre pouvait interrompre sa lecture à tout moment. Alors il faudrait être prêt à servir, que le chapitre soit terminé ou non.
Justement, il lisait depuis environ une heure, absorbé par l’intrigue, quand le son strident de l’interphone retentit. Il ferma immédiatement son livre, le rangea dans la console près de la porte d’entrée et se précipita vers le boîtier.
— Oui ?
— C’est moi, Quentin. Ouvre.
— Bien, Monsieur.
Quentin tressaillit. Il savait qu’il n’y avait que d’infimes chances qu’une autre voix que celle de Jean-Pierre sorte du haut-parleur, mais l’effet qu’elle produisait sur lui restait toujours aussi intense. Il appuya sur le bouton d’ouverture, raccrocha et se posta derrière la porte. Dès qu’il entendit les pas approcher - et il distingua nettement qu’ils étaient plusieurs - il ouvrit et s’inclina poliment :
— Bienvenue, Monsieur.
Il était habitué à ce que Jean-Pierre rentre accompagné sans l’avoir prévenu. Il avait eu un peu de mal à s’y faire, dans les premiers temps de son service, mais à présent il n’y avait rien de plus normal pour lui que d’ouvrir dans son attirail d’esclave, nu, collier au cou, bracelet aux poignets et aux chevilles, encagé, sans savoir qui se trouverait aux côtés de son Maître derrière la porte. Il savait que si le visiteur avait nécessité un autre accoutrement, Jean-Pierre l’aurait prévenu par SMS, ou à l’interphone.
Jean-Pierre entra suivi d’un beau jeune homme dans la fougue de la vingtaine. Cheveux mi-longs peignés en arrière, chemise ouverte sur un torse velu, pantalon de toile serré par une ceinture à grosse boucle gravée, mocassins impeccablement cirés. Une forte odeur de parfum. Un vrai macho.
— Quentin, voici Milan. Je l’ai rencontré au sauna tout à l’heure.
— Enchanté, Monsieur.
Quentin s’inclina bien bas devant le jeune homme, prit le manteau que Jean-Pierre lui tendait, puis tendit la main pour prendre celui de Milan.
— Puis-je vous débarrasser ?
Milan dévisagea Quentin, visiblement intrigué. Son regard le balaya lentement des pieds à la tête, s’attardant longuement sur l’entrejambe emprisonné. Il pouffa de rire, ôta son manteau et le tendit à Quentin, qui alla ranger les deux vêtements dans la penderie.
Pendant ce temps, Jean-Pierre invita Milan à s’installer dans le salon. Une fois les manteaux rangés, Quentin les rejoignit et prit place, comme à son habitude, aux pieds de Jean-Pierre : à genoux, torse bombé, bras croisés dans le dos.
Jean-Pierre posa une main possessive sur la tête de son esclave et expliqua :
— Tu ne me croyais pas tout à l’heure. Pourtant tu en as la preuve sous les yeux : Quentin est mon esclave. Il fait les pipes et le café, pour ainsi dire.
Les deux hommes éclatèrent de rire. Quentin ne put s’empêcher de souffler du nez et de sourire. C’était réducteur, mais ça résumait assez bien les choses.
Comme pour illustrer son propos, Jean-Pierre ouvrit le tiroir du guéridon à côté du canapé et en tira une paire de pinces reliées par une chaînette argentée. Il fit signe à Quentin d’approcher, lui fixa une pince sur chaque téton, puis lui intima de reprendre sa position. Milan se passa la langue sur les lèvres avec une expression lubrique.
— Quentin. Café. Ordonna Jean-Pierre.
Le jeune homme se leva aussitôt, sans décroiser les bras de son dos, et se dirigea vers la cuisine. Chaque pas faisait balancer la chaînette, déclenchant une vague électrique qui partait de ses tétons pour descendre jusqu’à sa cage. Milan ricana en voyant cette servilité. Les deux hommes reprirent ensuite la conversation entamée au sauna.
Lorsque Quentin revint de la cuisine un plateau sur lequel trônaient deux tasses de café, un pot de sucres et de la crème, Milan s’était rapproché de Jean-Pierre. Ce dernier avait posé une main sur la cuisse du jeune homme et leurs visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Quentin posa le plateau sur la table basse et s’agenouilla au pied de son Maître.
Sans prêter attention au café, les deux hommes commencèrent à s’embrasser. Leurs langues se mêlaient au-dessus de la tête de Quentin, qui ne voyait rien, les yeux baissés vers le sol. Il entendait les bruits de bouche, les respirations, le froissement des tissus. Les mains se baladaient : cuisse, torse, braguette. Quentin reconstituait la scène dans sa tête. La stimulation des pinces aidant, sa verge se raidit dans la cage et commença à dégouliner.
Jean-Pierre interrompit le baiser, but une gorgée de café noir et ordonna :
— Quentin, tu as fait le café. Maintenant les pipes. Commence par moi.
— Bien, Monsieur.
Quentin sourit et soupira un « Bien Monsieur » qui trahissait son contentement. Il se plaça entre les jambes de son Maître et prit la queue déjà sortie de son fourreau et à demi dure. Les mâles avaient recommencé à s’embrasser. Quentin, lui, embrassait la queue de Jean-Pierre, avant d’autant plus de tendresse qu’il la vénérait. Il avait appris comment son Maître aimait être sucé. Tout doucement, d’abord, il déposait des baisers passionnés de la base au gland. À chaque baiser, la peau du sexe de Jean-Pierre retenait un instant ses lèvres collées avant de la laisser poursuivre un peu plus haut.
Après avoir couvert plusieurs fois toute la surface de peau de baisers, il tira la langue et lécha le sexe déjà moite, de bas en haut, lentement, à plusieurs reprises. Enfin, il prit le vit en bouche, et entreprit une longue série de va-et-vient au fond de sa gorge, laissant sa salive couler abondamment aux coins de sa bouche.
Les baisers de Milan et Jean-Pierre résonnaient toujours dans le salon, mais les bruits de bouche de l’esclave en pleine vénération s’y étaient ajoutés comme le soliste d’un orchestre libidineux.
Après un long moment, Jean-Pierre se détacha de la bouche de son jeune amant et lâcha précipitamment avant de reprendre son œuvre :
— Assez, Quentin. Au tour de Milan.
Sans un mot, Quentin se décala, toujours à genoux et se plaça entre les jambes du jeune homme. Milan avait déjà pris le relais sur la verge de Jean-Pierre et la masturbait allègrement. Ne sachant pas encore comment il aimait être sucé, Quentin reproduisit exactement le même rituel. Faute d’indication de la part des hommes qu’il suçait, il procédait toujours ainsi… c’était son « mode par défaut. » La manœuvre sembla porter ses fruits : Milan poussait de longs gémissements de plaisir.
Quentin travaillait avec ardeur, inondant la queue du jeune mâle d’une abondante salive, tantôt l’avalant dans sa bouche moite et accueillante, tantôt la flattant de sa langue si bien entraînée. Milan avait les yeux mi-clos, la tête tournée vers le plafond, il se laissait aller au plaisir, tout en branlant la queue du doyen des lieux.
Finalement, Jean-Pierre ordonna :
— Quentin, ça ira. Viens ici.
L’éphèbe s’essuya la bouche et s’approcha de son Maître qui lui ôta délicatement les pinces qui tenaient ses seins sous leur joug. Quentin soupira de la douleur, mais retint son gémissement.
— Refais-nous du café.
Quentin obéit et gagna la cuisine, le plateau à la main. Quelques instants plus tard, Milan apparut dans l’encadrement de la porte. Son sourire ne l’avait pas quitté. Il semblait à la fois intrigué et excité par ce jeune soumis qui vivait une vie d’esclave dont la volonté avait été annihilée au profit des caprices de son Maître et de son amour des membres virils.
— Esclave, où sont les toilettes ? Ma queue est toute gluante de ta bave de grosse chienne et je veux l’essuyer.
— Après la cuisine, dernière porte au fond du couloir, Monsieur.
Milan pouffa. Pas de réaction, pas de vexation. L’insulte glissait sur lui comme une évidence. Il n’avait plus de fierté à défendre. Milan passa derrière lui, lui envoya une claque sèche sur les fesses, puis s’arrêta. Ses doigts avaient senti quelque chose de dur.
Quentin se cambra instinctivement et lâcha dans un soupir :
— Merci, Monsieur.
— Et tu remercies en plus…
Milan plaqua son torse contre le dos de Quentin, caressa un téton d’une main et joua de l’autre avec l’extrémité du plug qui dépassait légèrement. Quentin gémissait déjà.
— Dis-moi, petite salope… c’est quoi ce truc dans ton cul ?
Quentin ouvrit la bouche pour répondre, mais la voix de Jean-Pierre le coupa net depuis l’entrée de la cuisine :
— Joue pas les idiots, Milan. Tu sais très bien ce que c’est.
Jean-Pierre s’avança.
— Et le plug, c’est comme la cage ? Il le porte en permanence ?
— Non. Seulement quand je le décide. Parfois quelques heures, parfois plusieurs jours. Cette fois, je le lui ai mis hier soir. Il a l’autorisation de l’enlever ponctuellement si quelque chose doit entrer ou sortir de son cul, mais il doit le remettre aussitôt après. Pour le reste, c’est moi qui décide. Vas-y, joue avec, si tu veux.
Milan ricana, et prit l’extrémité du plug entre son pouce et son index. Il le tira lentement jusqu’à le faire partiellement ressortir, puis le repoussa, le fit aller et venir pendant que sa main libre continuait de titiller les tétons de Quentin. L’esclave était appuyé sur ses coudes posés sur le plan de travail, le cul offert, un filet luisant dégoulinait déjà de sa cage sur le carrelage. Le corps de Milan épousait parfaitement sa cambrure.
Jean-Pierre reprit, la voix calme et précise :
— Tu vois, Quentin… Vous avez presque le même âge, et pourtant quelle différence il y a entre vous ! Milan sait ce qu’il veut. C’est un mâle. Il prend, il jouit, il ne négocie pas. Tu l’as senti dès son arrivée, n’est-ce pas ? Cette autorité qui se dégage de lui. Tu y es sensible.
— Oui… Monsieur.
— Il y a deux catégories d’hommes. Elles ne sont pas poreuses. On appartient à l’une ou à l’autre. Milan et moi sommes de la première. Nous dégageons cette odeur de domination à laquelle tu es accro. Toi, tu es de la seconde. Tu existes pour obéir aux hommes comme nous. Ce n’est pas seulement une question de dressage. C’est plus profond. J’ai senti ce potentiel en toi et je l’ai cultivé, mais tu étais déjà ainsi au fond de toi. Je n’ai fait que canaliser cette tendance naturelle.
Quentin était presque en transe. Milan, excité par le discours, caressait avec encore plus d’insistance.
— Milan va mûrir. Un jour il trouvera peut-être un esclave comme toi. Il le dressera, lui mettra un collier, une cage… Peut-être même que, si on devient vraiment amis, qu’il m’en fera profiter. Mais toi, tu ne seras jamais rien d’autre qu’un esclave. Même si un jour je te rendais ta liberté, tu serais irrémédiablement ramené aux pieds d’hommes comme nous, à les supplier de te remettre en cage. Voilà la différence. Alors dis-moi, Quentin… qu’est-ce que ça te fait ? Ça t’excite, pas vrai ?
Quentin explosa :
— Oui, Maître !
— Tu vois, Milan ? Voici le monde qui s’ouvre à toi.
Milan rit à gorge déployée.
— Vous êtes un peu tarés… mais ça me plaît.
Jean-Pierre sourit.
— Tu l’as mis dans tous ses états. Autant en profiter. Retournons au salon.
Il fit signe à Milan de s’asseoir dans le canapé, se pencha vers Quentin et lui remit les pinces sur les tétons.
— Quentin. Tu vas sucer Monsieur. Et applique-toi.
L’esclave obéit aussitôt.
Milan était assis profondément dans le canapé, les jambes écartées. Il avait ôté sa chemise sur le chemin du salon et bombait son torse poilu. Ses mains reposaient sur ses cuisses, le regard sombre et satisfait posé sur Quentin. Le jeune homme était à genoux entre ses jambes, la cage de chasteté dégoulinait entre ses cuisses, l’anneau de son collier luisait dans la lumière tamisée d’une lampe posée sur le guéridon. Les pinces fixées à ses tétons, tiraient légèrement à chaque mouvement.
Quentin tenait la queue de Milan d’une main et la suçait avec application, les lèvres glissant le long de la verge, la langue travaillant le frein. Milan grognait de temps à autre, une main posée sur la nuque de Quentin pour le forcer un peu plus bas.
Jean-Pierre se tenait derrière Quentin. Il observait la scène avec un calme dominateur, bien plus posé que l’énergie brute de Milan. Une de ses mains caressait le bas du dos de son esclave, l’autre jouait avec le plug enfoncé dans le cul de Quentin. Il le tournait lentement, le retirait à moitié, le repoussait, sentant les muscles de Quentin se contracter autour de l’objet. Quentin poussait de petits gémissements étouffés par l’engin de Milan, son corps tremblait, pris en tenaille entre les deux hommes.
Jean-Pierre retira enfin le plug et le posa de côté. Il versa un peu de lubrifiant dans sa main, enduisit sa propre queue déjà dure, puis posa son gland contre l’anus de Quentin. D’un seul mouvement lent et contrôlé, il se poussa en lui. Quentin laissa échapper un gémissement étouffé. Jean-Pierre s’arrêta un instant, les mains sur les hanches de son esclave, savourant la chaleur et la pression. Puis il recommença à bouger, se frayant un chemin toujours plus loin en lui.
Milan, lui, tenait toujours la tête de Quentin et le forçait à sucer plus fort, plus profond. Quentin était pris entre les deux, le corps courbé, les pinces tirant sur ses tétons à chaque secousse, la queue tendue, compressée dans sa cage humide.
Jean-Pierre accéléra. Ses coups de reins devinrent plus secs, plus puissants. Il attrapa les bras de Quentin, les tira en arrière et les maintint fermement dans son dos, utilisant cette prise pour s’enfoncer encore plus loin. Quentin n’avait aucun contrôle ; il ne pouvait que subir, la bouche pleine, le cul ouvert et martelé. Les gémissements de Jean-Pierre restaient bas, presque gutturaux, tandis que ceux de Milan devenaient plus forts, plus pressés.
Jean-Pierre fut le premier à jouir. Il s’enfonça jusqu’à la garde, les hanches collées contre le cul de Quentin, et se vida en profondeur avec un long grognement. Quentin sentit les jets chauds le remplir pendant que Jean-Pierre continuait à bouger légèrement, vidant chaque goutte.
Quelques secondes plus tard, Milan se tendit. Il attrapa les cheveux de Quentin, le força jusqu’au fond de sa gorge et jouit d’un coup, les hanches se soulevant du canapé. Quentin avala tant bien que mal, la gorge travaillant autour de la queue qui pulsait, pendant que le sperme de Jean-Pierre coulait déjà lentement de son cul.
Les deux hommes restèrent un moment ainsi, Milan encore enfoncé dans la bouche de Quentin, Jean-Pierre encore profondément planté en lui, les bras de l’esclave toujours maintenus dans son dos. Le silence n’était brisé que par leurs respirations lourdes.
Après de longues minutes passées dans cette atmosphère pesante de sueur et de fluides, Jean-Pierre envoya une claque sur les fesses de Quentin.
— Allez, enlève les pinces et va te laver. Tu mettras un couvert de plus à table, ce soir.
C’était une moite journée d’octobre, de cette période transitoire où le retour de l’obscurité n’a pas encore tout à fait effacé la tiédeur de fin d’été.
Quentin avait terminé le ménage et se reposait dans le salon, un livre à la main, dans l’attente du retour de son Maître. Il savait qu’une simple sonnerie de l’interphone ou un message de Jean-Pierre pouvait interrompre sa lecture à tout moment. Alors il faudrait être prêt à servir, que le chapitre soit terminé ou non.
Justement, il lisait depuis environ une heure, absorbé par l’intrigue, quand le son strident de l’interphone retentit. Il ferma immédiatement son livre, le rangea dans la console près de la porte d’entrée et se précipita vers le boîtier.
— Oui ?
— C’est moi, Quentin. Ouvre.
— Bien, Monsieur.
Quentin tressaillit. Il savait qu’il n’y avait que d’infimes chances qu’une autre voix que celle de Jean-Pierre sorte du haut-parleur, mais l’effet qu’elle produisait sur lui restait toujours aussi intense. Il appuya sur le bouton d’ouverture, raccrocha et se posta derrière la porte. Dès qu’il entendit les pas approcher - et il distingua nettement qu’ils étaient plusieurs - il ouvrit et s’inclina poliment :
— Bienvenue, Monsieur.
Il était habitué à ce que Jean-Pierre rentre accompagné sans l’avoir prévenu. Il avait eu un peu de mal à s’y faire, dans les premiers temps de son service, mais à présent il n’y avait rien de plus normal pour lui que d’ouvrir dans son attirail d’esclave, nu, collier au cou, bracelet aux poignets et aux chevilles, encagé, sans savoir qui se trouverait aux côtés de son Maître derrière la porte. Il savait que si le visiteur avait nécessité un autre accoutrement, Jean-Pierre l’aurait prévenu par SMS, ou à l’interphone.
Jean-Pierre entra suivi d’un beau jeune homme dans la fougue de la vingtaine. Cheveux mi-longs peignés en arrière, chemise ouverte sur un torse velu, pantalon de toile serré par une ceinture à grosse boucle gravée, mocassins impeccablement cirés. Une forte odeur de parfum. Un vrai macho.
— Quentin, voici Milan. Je l’ai rencontré au sauna tout à l’heure.
— Enchanté, Monsieur.
Quentin s’inclina bien bas devant le jeune homme, prit le manteau que Jean-Pierre lui tendait, puis tendit la main pour prendre celui de Milan.
— Puis-je vous débarrasser ?
Milan dévisagea Quentin, visiblement intrigué. Son regard le balaya lentement des pieds à la tête, s’attardant longuement sur l’entrejambe emprisonné. Il pouffa de rire, ôta son manteau et le tendit à Quentin, qui alla ranger les deux vêtements dans la penderie.
Pendant ce temps, Jean-Pierre invita Milan à s’installer dans le salon. Une fois les manteaux rangés, Quentin les rejoignit et prit place, comme à son habitude, aux pieds de Jean-Pierre : à genoux, torse bombé, bras croisés dans le dos.
Jean-Pierre posa une main possessive sur la tête de son esclave et expliqua :
— Tu ne me croyais pas tout à l’heure. Pourtant tu en as la preuve sous les yeux : Quentin est mon esclave. Il fait les pipes et le café, pour ainsi dire.
Les deux hommes éclatèrent de rire. Quentin ne put s’empêcher de souffler du nez et de sourire. C’était réducteur, mais ça résumait assez bien les choses.
Comme pour illustrer son propos, Jean-Pierre ouvrit le tiroir du guéridon à côté du canapé et en tira une paire de pinces reliées par une chaînette argentée. Il fit signe à Quentin d’approcher, lui fixa une pince sur chaque téton, puis lui intima de reprendre sa position. Milan se passa la langue sur les lèvres avec une expression lubrique.
— Quentin. Café. Ordonna Jean-Pierre.
Le jeune homme se leva aussitôt, sans décroiser les bras de son dos, et se dirigea vers la cuisine. Chaque pas faisait balancer la chaînette, déclenchant une vague électrique qui partait de ses tétons pour descendre jusqu’à sa cage. Milan ricana en voyant cette servilité. Les deux hommes reprirent ensuite la conversation entamée au sauna.
Lorsque Quentin revint de la cuisine un plateau sur lequel trônaient deux tasses de café, un pot de sucres et de la crème, Milan s’était rapproché de Jean-Pierre. Ce dernier avait posé une main sur la cuisse du jeune homme et leurs visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Quentin posa le plateau sur la table basse et s’agenouilla au pied de son Maître.
Sans prêter attention au café, les deux hommes commencèrent à s’embrasser. Leurs langues se mêlaient au-dessus de la tête de Quentin, qui ne voyait rien, les yeux baissés vers le sol. Il entendait les bruits de bouche, les respirations, le froissement des tissus. Les mains se baladaient : cuisse, torse, braguette. Quentin reconstituait la scène dans sa tête. La stimulation des pinces aidant, sa verge se raidit dans la cage et commença à dégouliner.
Jean-Pierre interrompit le baiser, but une gorgée de café noir et ordonna :
— Quentin, tu as fait le café. Maintenant les pipes. Commence par moi.
— Bien, Monsieur.
Quentin sourit et soupira un « Bien Monsieur » qui trahissait son contentement. Il se plaça entre les jambes de son Maître et prit la queue déjà sortie de son fourreau et à demi dure. Les mâles avaient recommencé à s’embrasser. Quentin, lui, embrassait la queue de Jean-Pierre, avant d’autant plus de tendresse qu’il la vénérait. Il avait appris comment son Maître aimait être sucé. Tout doucement, d’abord, il déposait des baisers passionnés de la base au gland. À chaque baiser, la peau du sexe de Jean-Pierre retenait un instant ses lèvres collées avant de la laisser poursuivre un peu plus haut.
Après avoir couvert plusieurs fois toute la surface de peau de baisers, il tira la langue et lécha le sexe déjà moite, de bas en haut, lentement, à plusieurs reprises. Enfin, il prit le vit en bouche, et entreprit une longue série de va-et-vient au fond de sa gorge, laissant sa salive couler abondamment aux coins de sa bouche.
Les baisers de Milan et Jean-Pierre résonnaient toujours dans le salon, mais les bruits de bouche de l’esclave en pleine vénération s’y étaient ajoutés comme le soliste d’un orchestre libidineux.
Après un long moment, Jean-Pierre se détacha de la bouche de son jeune amant et lâcha précipitamment avant de reprendre son œuvre :
— Assez, Quentin. Au tour de Milan.
Sans un mot, Quentin se décala, toujours à genoux et se plaça entre les jambes du jeune homme. Milan avait déjà pris le relais sur la verge de Jean-Pierre et la masturbait allègrement. Ne sachant pas encore comment il aimait être sucé, Quentin reproduisit exactement le même rituel. Faute d’indication de la part des hommes qu’il suçait, il procédait toujours ainsi… c’était son « mode par défaut. » La manœuvre sembla porter ses fruits : Milan poussait de longs gémissements de plaisir.
Quentin travaillait avec ardeur, inondant la queue du jeune mâle d’une abondante salive, tantôt l’avalant dans sa bouche moite et accueillante, tantôt la flattant de sa langue si bien entraînée. Milan avait les yeux mi-clos, la tête tournée vers le plafond, il se laissait aller au plaisir, tout en branlant la queue du doyen des lieux.
Finalement, Jean-Pierre ordonna :
— Quentin, ça ira. Viens ici.
L’éphèbe s’essuya la bouche et s’approcha de son Maître qui lui ôta délicatement les pinces qui tenaient ses seins sous leur joug. Quentin soupira de la douleur, mais retint son gémissement.
— Refais-nous du café.
Quentin obéit et gagna la cuisine, le plateau à la main. Quelques instants plus tard, Milan apparut dans l’encadrement de la porte. Son sourire ne l’avait pas quitté. Il semblait à la fois intrigué et excité par ce jeune soumis qui vivait une vie d’esclave dont la volonté avait été annihilée au profit des caprices de son Maître et de son amour des membres virils.
— Esclave, où sont les toilettes ? Ma queue est toute gluante de ta bave de grosse chienne et je veux l’essuyer.
— Après la cuisine, dernière porte au fond du couloir, Monsieur.
Milan pouffa. Pas de réaction, pas de vexation. L’insulte glissait sur lui comme une évidence. Il n’avait plus de fierté à défendre. Milan passa derrière lui, lui envoya une claque sèche sur les fesses, puis s’arrêta. Ses doigts avaient senti quelque chose de dur.
Quentin se cambra instinctivement et lâcha dans un soupir :
— Merci, Monsieur.
— Et tu remercies en plus…
Milan plaqua son torse contre le dos de Quentin, caressa un téton d’une main et joua de l’autre avec l’extrémité du plug qui dépassait légèrement. Quentin gémissait déjà.
— Dis-moi, petite salope… c’est quoi ce truc dans ton cul ?
Quentin ouvrit la bouche pour répondre, mais la voix de Jean-Pierre le coupa net depuis l’entrée de la cuisine :
— Joue pas les idiots, Milan. Tu sais très bien ce que c’est.
Jean-Pierre s’avança.
— Et le plug, c’est comme la cage ? Il le porte en permanence ?
— Non. Seulement quand je le décide. Parfois quelques heures, parfois plusieurs jours. Cette fois, je le lui ai mis hier soir. Il a l’autorisation de l’enlever ponctuellement si quelque chose doit entrer ou sortir de son cul, mais il doit le remettre aussitôt après. Pour le reste, c’est moi qui décide. Vas-y, joue avec, si tu veux.
Milan ricana, et prit l’extrémité du plug entre son pouce et son index. Il le tira lentement jusqu’à le faire partiellement ressortir, puis le repoussa, le fit aller et venir pendant que sa main libre continuait de titiller les tétons de Quentin. L’esclave était appuyé sur ses coudes posés sur le plan de travail, le cul offert, un filet luisant dégoulinait déjà de sa cage sur le carrelage. Le corps de Milan épousait parfaitement sa cambrure.
Jean-Pierre reprit, la voix calme et précise :
— Tu vois, Quentin… Vous avez presque le même âge, et pourtant quelle différence il y a entre vous ! Milan sait ce qu’il veut. C’est un mâle. Il prend, il jouit, il ne négocie pas. Tu l’as senti dès son arrivée, n’est-ce pas ? Cette autorité qui se dégage de lui. Tu y es sensible.
— Oui… Monsieur.
— Il y a deux catégories d’hommes. Elles ne sont pas poreuses. On appartient à l’une ou à l’autre. Milan et moi sommes de la première. Nous dégageons cette odeur de domination à laquelle tu es accro. Toi, tu es de la seconde. Tu existes pour obéir aux hommes comme nous. Ce n’est pas seulement une question de dressage. C’est plus profond. J’ai senti ce potentiel en toi et je l’ai cultivé, mais tu étais déjà ainsi au fond de toi. Je n’ai fait que canaliser cette tendance naturelle.
Quentin était presque en transe. Milan, excité par le discours, caressait avec encore plus d’insistance.
— Milan va mûrir. Un jour il trouvera peut-être un esclave comme toi. Il le dressera, lui mettra un collier, une cage… Peut-être même que, si on devient vraiment amis, qu’il m’en fera profiter. Mais toi, tu ne seras jamais rien d’autre qu’un esclave. Même si un jour je te rendais ta liberté, tu serais irrémédiablement ramené aux pieds d’hommes comme nous, à les supplier de te remettre en cage. Voilà la différence. Alors dis-moi, Quentin… qu’est-ce que ça te fait ? Ça t’excite, pas vrai ?
Quentin explosa :
— Oui, Maître !
— Tu vois, Milan ? Voici le monde qui s’ouvre à toi.
Milan rit à gorge déployée.
— Vous êtes un peu tarés… mais ça me plaît.
Jean-Pierre sourit.
— Tu l’as mis dans tous ses états. Autant en profiter. Retournons au salon.
Il fit signe à Milan de s’asseoir dans le canapé, se pencha vers Quentin et lui remit les pinces sur les tétons.
— Quentin. Tu vas sucer Monsieur. Et applique-toi.
L’esclave obéit aussitôt.
Milan était assis profondément dans le canapé, les jambes écartées. Il avait ôté sa chemise sur le chemin du salon et bombait son torse poilu. Ses mains reposaient sur ses cuisses, le regard sombre et satisfait posé sur Quentin. Le jeune homme était à genoux entre ses jambes, la cage de chasteté dégoulinait entre ses cuisses, l’anneau de son collier luisait dans la lumière tamisée d’une lampe posée sur le guéridon. Les pinces fixées à ses tétons, tiraient légèrement à chaque mouvement.
Quentin tenait la queue de Milan d’une main et la suçait avec application, les lèvres glissant le long de la verge, la langue travaillant le frein. Milan grognait de temps à autre, une main posée sur la nuque de Quentin pour le forcer un peu plus bas.
Jean-Pierre se tenait derrière Quentin. Il observait la scène avec un calme dominateur, bien plus posé que l’énergie brute de Milan. Une de ses mains caressait le bas du dos de son esclave, l’autre jouait avec le plug enfoncé dans le cul de Quentin. Il le tournait lentement, le retirait à moitié, le repoussait, sentant les muscles de Quentin se contracter autour de l’objet. Quentin poussait de petits gémissements étouffés par l’engin de Milan, son corps tremblait, pris en tenaille entre les deux hommes.
Jean-Pierre retira enfin le plug et le posa de côté. Il versa un peu de lubrifiant dans sa main, enduisit sa propre queue déjà dure, puis posa son gland contre l’anus de Quentin. D’un seul mouvement lent et contrôlé, il se poussa en lui. Quentin laissa échapper un gémissement étouffé. Jean-Pierre s’arrêta un instant, les mains sur les hanches de son esclave, savourant la chaleur et la pression. Puis il recommença à bouger, se frayant un chemin toujours plus loin en lui.
Milan, lui, tenait toujours la tête de Quentin et le forçait à sucer plus fort, plus profond. Quentin était pris entre les deux, le corps courbé, les pinces tirant sur ses tétons à chaque secousse, la queue tendue, compressée dans sa cage humide.
Jean-Pierre accéléra. Ses coups de reins devinrent plus secs, plus puissants. Il attrapa les bras de Quentin, les tira en arrière et les maintint fermement dans son dos, utilisant cette prise pour s’enfoncer encore plus loin. Quentin n’avait aucun contrôle ; il ne pouvait que subir, la bouche pleine, le cul ouvert et martelé. Les gémissements de Jean-Pierre restaient bas, presque gutturaux, tandis que ceux de Milan devenaient plus forts, plus pressés.
Jean-Pierre fut le premier à jouir. Il s’enfonça jusqu’à la garde, les hanches collées contre le cul de Quentin, et se vida en profondeur avec un long grognement. Quentin sentit les jets chauds le remplir pendant que Jean-Pierre continuait à bouger légèrement, vidant chaque goutte.
Quelques secondes plus tard, Milan se tendit. Il attrapa les cheveux de Quentin, le força jusqu’au fond de sa gorge et jouit d’un coup, les hanches se soulevant du canapé. Quentin avala tant bien que mal, la gorge travaillant autour de la queue qui pulsait, pendant que le sperme de Jean-Pierre coulait déjà lentement de son cul.
Les deux hommes restèrent un moment ainsi, Milan encore enfoncé dans la bouche de Quentin, Jean-Pierre encore profondément planté en lui, les bras de l’esclave toujours maintenus dans son dos. Le silence n’était brisé que par leurs respirations lourdes.
Après de longues minutes passées dans cette atmosphère pesante de sueur et de fluides, Jean-Pierre envoya une claque sur les fesses de Quentin.
— Allez, enlève les pinces et va te laver. Tu mettras un couvert de plus à table, ce soir.
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