La magie de noël (3 et fin)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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La magie de noël (3 et fin)
Chapitre 3
Kaël s’effondra sur moi, encore enfoui en moi, son front contre le mien, tremblant, essoufflé, couvert de sueur.
« Je t’aime », murmura-t-il contre mes lèvres, la voix rauque. « Joyeux anniversaire, mon cœur. Joyeux premier Noël… et tous les autres. »
Sous le sapin, dans les bras de l’homme qui m’avait choisi parmi des milliards, entourés de flocons magiques et de lumière, j’ai enfin compris ce que signifiait être aimé.
Complètement. Éperdument. Éternellement.
Toute la nuit, nous sommes restés nus sous le sapin, enlacés sur le grand tapis blanc. Les lumières douces du sapin dansaient sur nos peaux, les flocons magiques avaient disparu mais leur chaleur restait en nous. Kaël me serrait contre lui, son torse poilu collé à mon dos, ses bras puissants autour de moi, sa respiration lente et profonde dans ma nuque. Je n’ai jamais aussi bien dormi.
Au petit matin, une lumière dorée et rosée filtrait à travers les hautes fenêtres. Je me suis réveillé doucement, encore enveloppé de lui. Kaël s’est lové plus près, son visage enfoui dans mon cou, ses lèvres effleurant ma peau. Ses mains ont commencé à me caresser : lentement, tendrement, sur le ventre, les hanches, les cuisses. Je sentais son sexe durcir contre mes fesses, chaud, lourd, déjà prêt.
Il a murmuré mon prénom, un souffle rauque contre mon oreille.
Sans un mot, il a glissé une main entre nous, a guidé son gland encore luisant de la nuit contre moi. J’étais encore ouvert, encore sensible, et il s’est introduit doucement, centimètre par centimètre, sur le côté, cuillère contre cuillère. Un long gémissement m’a échappé quand il m’a complètement rempli. Il a passé un bras sous mon corps, l’autre par-dessus ma taille, et m’a serré fort contre lui.
Il a commencé à bouger. Des mouvements lents, profonds, presque paresseux. Des va-et-vient langoureux qui me faisaient trembler de la tête aux pieds. Sa main libre est montée jusqu’à mon visage ; il a tourné ma tête vers lui et m’a embrassé, profondément, sa langue dansant avec la mienne en rythme avec ses hanches. Je sentais chaque détail : la veine de son sexe qui pulsait en moi, la toison douce de son torse contre mon dos, son souffle chaud dans ma bouche.
Il ne changea jamais de position. Il me garda ainsi, blotti contre lui, possessif et tendre à la fois, ses coups de reins devenant peu à peu plus forts, plus urgents. Ses grognements graves résonnaient contre ma nuque, ses doigts serraient ma hanche.
« Mathéo… » gémit-il, la voix brisée.
Il jouit longuement, puissamment. Je sentis chaque spasme, chaque jet chaud et abondant qui me remplissait encore plus, débordait même légèrement, coulait sur ma cuisse. Il tremblait contre moi, enfoui jusqu’à la garde, ses lèvres contre mon épaule, répétant mon prénom comme une prière.
Nous sommes restés ainsi un long moment, collés, essoufflés, heureux.
Puis il m’a embrassé la tempe, a doucement sorti de moi, et nous nous sommes levés, nus et lumineux. Il m’a tendu un grand pull gris en cachemire et un jogging doux ; il enfila le même, torse nu dessous, la toison noire dépassant du col.
Il est parti à la cuisine ouverte et est revenu avec quatre grands mugs fumants de chocolat chaud épais, couronnés de crème fouettée et de copeaux de chocolat noir.
Je me suis approché du sapin… et j’ai failli tomber à la renverse.
Des dizaines et des dizaines de cadeaux étaient apparus pendant la nuit, emballés de papier rouge, or et vert sapin, avec des rubans scintillants. Mon prénom était écrit sur chacun, d’une écriture élégante.
Je me suis mis à genoux, les mains tremblantes. Kaël s’est assis derrière moi, les bras autour de ma taille, le menton sur mon épaule.
J’ai ouvert le premier : un appareil photo professionnel, le modèle exact dont je rêvais à seize ans. Le deuxième : le manteau en laine camel que j’avais vu en vitrine à dix-huit ans et que je n’avais jamais pu m’offrir. Le troisième : une écharpe tricotée main, douce comme un nuage. Et ainsi de suite… chaque cadeau était un vœu oublié, un rêve que j’avais enfoui au fond de moi depuis l’enfance.
Les larmes coulaient sans que je puisse les retenir.
Je me suis retourné vers Kaël. Il me regardait avec un sourire immense, les yeux brillants.
Et soudain, la grande porte s’est ouverte dans un éclat de lumière et de vent froid.
Un « OH OH OH ! » joyeux, profond, chaleureux a retenti.
Le Père Noël en personne se tenait là, grand, barbu, en rouge et blanc, les yeux pétillants. À son bras, une femme magnifique aux cheveux argentés et au sourire doux : Elisabeth Claus.
« Joyeux Noël, Mathéo ! » a lancé le Père Noël de sa voix de tonnerre joyeux. « Et joyeux anniversaire ! Bienvenue dans la famille, mon garçon ! »
Kaël m’a serré plus fort, a embrassé ma tempe.
Et moi, assis par terre au milieu de mes rêves enfin exaucés, entouré de l’homme que j’aime et de la magie la plus pure qui soit, j’ai pleuré.
De bonheur.
Pour la première fois de ma vie, Noël était vraiment là.
Et je n’étais plus jamais seul.
Épilogue
Quinze ans plus tard, 24 décembre
Quinze Noëls ont passé depuis le soir où Kaël m’a pris la main dans mon studio vide et m’a emmené au bout du monde.
Le chalet est toujours là, plus grand, plus chaud, plus vivant. Le sapin a encore gagné un mètre ; on a dû relever le plafond une nouvelle fois. Les mêmes guirlandes dorées, les mêmes boules de cristal soufflé, les mêmes flocons qui tombent parfois du plafond quand on s’embrasse trop longtemps dessous (Kaël jure que c’est la magie du lieu, moi je sais que c’est lui qui triche un peu).
Noël, notre vieux cocker, dort encore au pied du sapin. Il a vingt-trois ans maintenant, une petite couverture rouge brodée à son nom, et un éclat d’étoile dans les yeux qui le garde éternellement jeune. Il ne court plus beaucoup, mais il remue encore la queue quand je rentre.
Et moi… moi j’ai quarante-quatre ans aujourd’hui.
Quarante-quatre ans, et je n’ai plus jamais eu froid un seul 24 décembre.
Kaël entre dans le salon, pieds nus sur le parquet chauffant, un pull gris trop grand qui laisse entrevoir la toison noire désormais striée d’argent sur son torse. Il a quarante-sept ans, quelques rides au coin des yeux quand il sourit, une barbe un peu plus longue l’hiver, mais il est toujours l’homme le plus beau que j’ai jamais vu. Il porte deux mugs de chocolat chaud – toujours deux, seulement deux, comme au premier matin.
Il s’assoit derrière moi sur le grand tapis blanc, m’attire entre ses jambes, m’enlace par derrière. Son menton se pose sur mon épaule, sa barbe gratte délicieusement ma joue.
« Joyeux anniversaire, mon cœur », murmure-t-il, exactement comme la première fois.
Je ferme les yeux. Les larmes montent déjà.
Parce que je me souviens.
Je me souviens du garçon de vingt-huit ans qui croyait que le bonheur était un mot inventé pour les autres. Je me souviens du Mathéo qui rentrait dans un studio glacé, qui mangeait des pâtes froides le soir de Noël en regardant la télé éteinte. Je me souviens de celui qui pensait que personne ne viendrait jamais le chercher.
Et puis je regarde autour de moi.
Les murs couverts de nos photos : notre premier Noël ici, notre mariage sous les aurores boréales, nos voyages (Islande, Laponie, New York en décembre juste pour voir les vitrines), les refuges qu’on a ouverts ensemble dans cinq pays, les milliers d’animaux qu’on a sauvés, les lettres de remerciements qu’on garde dans une boîte en bois de cèdre.
Je regarde la petite lampe que j’avais dans mon studio, réparée, posée sur la cheminée comme un trophée. Je regarde le vieux plaid gris tout abîmé, lavé, rapiécé, plié sur le canapé – Kaël refuse qu’on le jette, « il fait partie de notre histoire ».
Je regarde l’alliance à mon doigt, plus usée, plus belle.
Et je regarde l’homme qui me tient dans ses bras, qui n’a jamais failli, jamais douté, jamais cessé de me choisir, chaque jour, depuis quinze ans.
« Kaël… » Ma voix se casse.
Il me serre plus fort.
« Je sais », souffle-t-il simplement.
Il sait toujours.
Il sait que chaque année, à cette date, je pleure. Pas de tristesse. De trop-plein. De gratitude si grande qu’elle me déchire la poitrine.
« Tu te souviens de ce que tu m’as demandé, le soir où tu m’as appelé, quelques jours avant le 24 ? » dis-je, la gorge nouée. « Tu m’as demandé ce que je voulais comme cadeau de Noël… »
Il hoche la tête contre mon épaule.
« Tu as répondu “rien”. Mais j’ai entendu le reste. J’ai entendu : “Ne plus être seul. Ne plus avoir froid. Être aimé. Vraiment aimé.” »
Il tourne mon visage vers lui, pose son front contre le mien.
« Je t’ai promis que tu ne serais plus jamais seul. Je t’ai promis que tu ne connaîtrais plus jamais le froid. Je t’ai promis que tu serais aimé jusqu’à mon dernier souffle. »
Ses yeux gris-bleu brillent de larmes aussi.
« Et je tiens toujours mes promesses, Mathéo. Toujours. »
Je l’embrasse. Lentement. Profondément. Comme la première fois. Comme la dernière fois. Comme toutes les fois.
Dehors, les aurores boréales dansent plus fort, comme si elles célébraient avec nous.
Dedans, le feu crépite, Noël ronfle doucement, et les flocons magiques recommencent à tomber du plafond, dorés, argentés, silencieux.
Je pleure dans ses bras. Je pleure de bonheur si pur qu’il fait mal.
Parce que je sais maintenant que les miracles existent.
Ils ont un visage. Ils ont une voix grave et chaude. Ils ont des bras qui ne vous lâchent jamais.
Ils s’appellent Kaël Claus.
Et ils vous choisissent pour toujours.
Joyeux Noël. Joyeux anniversaire, Mathéo.
Et merci. Merci à la vie de m’avoir enfin rendu ce que je n’osais plus espérer.
L’amour.
Le vrai.
Celui qui reste.
Pour l’éternité.
Fin.
Kaël s’effondra sur moi, encore enfoui en moi, son front contre le mien, tremblant, essoufflé, couvert de sueur.
« Je t’aime », murmura-t-il contre mes lèvres, la voix rauque. « Joyeux anniversaire, mon cœur. Joyeux premier Noël… et tous les autres. »
Sous le sapin, dans les bras de l’homme qui m’avait choisi parmi des milliards, entourés de flocons magiques et de lumière, j’ai enfin compris ce que signifiait être aimé.
Complètement. Éperdument. Éternellement.
Toute la nuit, nous sommes restés nus sous le sapin, enlacés sur le grand tapis blanc. Les lumières douces du sapin dansaient sur nos peaux, les flocons magiques avaient disparu mais leur chaleur restait en nous. Kaël me serrait contre lui, son torse poilu collé à mon dos, ses bras puissants autour de moi, sa respiration lente et profonde dans ma nuque. Je n’ai jamais aussi bien dormi.
Au petit matin, une lumière dorée et rosée filtrait à travers les hautes fenêtres. Je me suis réveillé doucement, encore enveloppé de lui. Kaël s’est lové plus près, son visage enfoui dans mon cou, ses lèvres effleurant ma peau. Ses mains ont commencé à me caresser : lentement, tendrement, sur le ventre, les hanches, les cuisses. Je sentais son sexe durcir contre mes fesses, chaud, lourd, déjà prêt.
Il a murmuré mon prénom, un souffle rauque contre mon oreille.
Sans un mot, il a glissé une main entre nous, a guidé son gland encore luisant de la nuit contre moi. J’étais encore ouvert, encore sensible, et il s’est introduit doucement, centimètre par centimètre, sur le côté, cuillère contre cuillère. Un long gémissement m’a échappé quand il m’a complètement rempli. Il a passé un bras sous mon corps, l’autre par-dessus ma taille, et m’a serré fort contre lui.
Il a commencé à bouger. Des mouvements lents, profonds, presque paresseux. Des va-et-vient langoureux qui me faisaient trembler de la tête aux pieds. Sa main libre est montée jusqu’à mon visage ; il a tourné ma tête vers lui et m’a embrassé, profondément, sa langue dansant avec la mienne en rythme avec ses hanches. Je sentais chaque détail : la veine de son sexe qui pulsait en moi, la toison douce de son torse contre mon dos, son souffle chaud dans ma bouche.
Il ne changea jamais de position. Il me garda ainsi, blotti contre lui, possessif et tendre à la fois, ses coups de reins devenant peu à peu plus forts, plus urgents. Ses grognements graves résonnaient contre ma nuque, ses doigts serraient ma hanche.
« Mathéo… » gémit-il, la voix brisée.
Il jouit longuement, puissamment. Je sentis chaque spasme, chaque jet chaud et abondant qui me remplissait encore plus, débordait même légèrement, coulait sur ma cuisse. Il tremblait contre moi, enfoui jusqu’à la garde, ses lèvres contre mon épaule, répétant mon prénom comme une prière.
Nous sommes restés ainsi un long moment, collés, essoufflés, heureux.
Puis il m’a embrassé la tempe, a doucement sorti de moi, et nous nous sommes levés, nus et lumineux. Il m’a tendu un grand pull gris en cachemire et un jogging doux ; il enfila le même, torse nu dessous, la toison noire dépassant du col.
Il est parti à la cuisine ouverte et est revenu avec quatre grands mugs fumants de chocolat chaud épais, couronnés de crème fouettée et de copeaux de chocolat noir.
Je me suis approché du sapin… et j’ai failli tomber à la renverse.
Des dizaines et des dizaines de cadeaux étaient apparus pendant la nuit, emballés de papier rouge, or et vert sapin, avec des rubans scintillants. Mon prénom était écrit sur chacun, d’une écriture élégante.
Je me suis mis à genoux, les mains tremblantes. Kaël s’est assis derrière moi, les bras autour de ma taille, le menton sur mon épaule.
J’ai ouvert le premier : un appareil photo professionnel, le modèle exact dont je rêvais à seize ans. Le deuxième : le manteau en laine camel que j’avais vu en vitrine à dix-huit ans et que je n’avais jamais pu m’offrir. Le troisième : une écharpe tricotée main, douce comme un nuage. Et ainsi de suite… chaque cadeau était un vœu oublié, un rêve que j’avais enfoui au fond de moi depuis l’enfance.
Les larmes coulaient sans que je puisse les retenir.
Je me suis retourné vers Kaël. Il me regardait avec un sourire immense, les yeux brillants.
Et soudain, la grande porte s’est ouverte dans un éclat de lumière et de vent froid.
Un « OH OH OH ! » joyeux, profond, chaleureux a retenti.
Le Père Noël en personne se tenait là, grand, barbu, en rouge et blanc, les yeux pétillants. À son bras, une femme magnifique aux cheveux argentés et au sourire doux : Elisabeth Claus.
« Joyeux Noël, Mathéo ! » a lancé le Père Noël de sa voix de tonnerre joyeux. « Et joyeux anniversaire ! Bienvenue dans la famille, mon garçon ! »
Kaël m’a serré plus fort, a embrassé ma tempe.
Et moi, assis par terre au milieu de mes rêves enfin exaucés, entouré de l’homme que j’aime et de la magie la plus pure qui soit, j’ai pleuré.
De bonheur.
Pour la première fois de ma vie, Noël était vraiment là.
Et je n’étais plus jamais seul.
Épilogue
Quinze ans plus tard, 24 décembre
Quinze Noëls ont passé depuis le soir où Kaël m’a pris la main dans mon studio vide et m’a emmené au bout du monde.
Le chalet est toujours là, plus grand, plus chaud, plus vivant. Le sapin a encore gagné un mètre ; on a dû relever le plafond une nouvelle fois. Les mêmes guirlandes dorées, les mêmes boules de cristal soufflé, les mêmes flocons qui tombent parfois du plafond quand on s’embrasse trop longtemps dessous (Kaël jure que c’est la magie du lieu, moi je sais que c’est lui qui triche un peu).
Noël, notre vieux cocker, dort encore au pied du sapin. Il a vingt-trois ans maintenant, une petite couverture rouge brodée à son nom, et un éclat d’étoile dans les yeux qui le garde éternellement jeune. Il ne court plus beaucoup, mais il remue encore la queue quand je rentre.
Et moi… moi j’ai quarante-quatre ans aujourd’hui.
Quarante-quatre ans, et je n’ai plus jamais eu froid un seul 24 décembre.
Kaël entre dans le salon, pieds nus sur le parquet chauffant, un pull gris trop grand qui laisse entrevoir la toison noire désormais striée d’argent sur son torse. Il a quarante-sept ans, quelques rides au coin des yeux quand il sourit, une barbe un peu plus longue l’hiver, mais il est toujours l’homme le plus beau que j’ai jamais vu. Il porte deux mugs de chocolat chaud – toujours deux, seulement deux, comme au premier matin.
Il s’assoit derrière moi sur le grand tapis blanc, m’attire entre ses jambes, m’enlace par derrière. Son menton se pose sur mon épaule, sa barbe gratte délicieusement ma joue.
« Joyeux anniversaire, mon cœur », murmure-t-il, exactement comme la première fois.
Je ferme les yeux. Les larmes montent déjà.
Parce que je me souviens.
Je me souviens du garçon de vingt-huit ans qui croyait que le bonheur était un mot inventé pour les autres. Je me souviens du Mathéo qui rentrait dans un studio glacé, qui mangeait des pâtes froides le soir de Noël en regardant la télé éteinte. Je me souviens de celui qui pensait que personne ne viendrait jamais le chercher.
Et puis je regarde autour de moi.
Les murs couverts de nos photos : notre premier Noël ici, notre mariage sous les aurores boréales, nos voyages (Islande, Laponie, New York en décembre juste pour voir les vitrines), les refuges qu’on a ouverts ensemble dans cinq pays, les milliers d’animaux qu’on a sauvés, les lettres de remerciements qu’on garde dans une boîte en bois de cèdre.
Je regarde la petite lampe que j’avais dans mon studio, réparée, posée sur la cheminée comme un trophée. Je regarde le vieux plaid gris tout abîmé, lavé, rapiécé, plié sur le canapé – Kaël refuse qu’on le jette, « il fait partie de notre histoire ».
Je regarde l’alliance à mon doigt, plus usée, plus belle.
Et je regarde l’homme qui me tient dans ses bras, qui n’a jamais failli, jamais douté, jamais cessé de me choisir, chaque jour, depuis quinze ans.
« Kaël… » Ma voix se casse.
Il me serre plus fort.
« Je sais », souffle-t-il simplement.
Il sait toujours.
Il sait que chaque année, à cette date, je pleure. Pas de tristesse. De trop-plein. De gratitude si grande qu’elle me déchire la poitrine.
« Tu te souviens de ce que tu m’as demandé, le soir où tu m’as appelé, quelques jours avant le 24 ? » dis-je, la gorge nouée. « Tu m’as demandé ce que je voulais comme cadeau de Noël… »
Il hoche la tête contre mon épaule.
« Tu as répondu “rien”. Mais j’ai entendu le reste. J’ai entendu : “Ne plus être seul. Ne plus avoir froid. Être aimé. Vraiment aimé.” »
Il tourne mon visage vers lui, pose son front contre le mien.
« Je t’ai promis que tu ne serais plus jamais seul. Je t’ai promis que tu ne connaîtrais plus jamais le froid. Je t’ai promis que tu serais aimé jusqu’à mon dernier souffle. »
Ses yeux gris-bleu brillent de larmes aussi.
« Et je tiens toujours mes promesses, Mathéo. Toujours. »
Je l’embrasse. Lentement. Profondément. Comme la première fois. Comme la dernière fois. Comme toutes les fois.
Dehors, les aurores boréales dansent plus fort, comme si elles célébraient avec nous.
Dedans, le feu crépite, Noël ronfle doucement, et les flocons magiques recommencent à tomber du plafond, dorés, argentés, silencieux.
Je pleure dans ses bras. Je pleure de bonheur si pur qu’il fait mal.
Parce que je sais maintenant que les miracles existent.
Ils ont un visage. Ils ont une voix grave et chaude. Ils ont des bras qui ne vous lâchent jamais.
Ils s’appellent Kaël Claus.
Et ils vous choisissent pour toujours.
Joyeux Noël. Joyeux anniversaire, Mathéo.
Et merci. Merci à la vie de m’avoir enfin rendu ce que je n’osais plus espérer.
L’amour.
Le vrai.
Celui qui reste.
Pour l’éternité.
Fin.
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