Les vacances de Charlotte ( 6 ) : Tom vainqueur
Récit érotique écrit par PP06 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
- • 85 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 9.7 • Cote moyenne attribuée par HDS : 10.0
- • L'ensemble des récits érotiques de PP06 ont reçu un total de 729 806 visites.
Cette histoire de sexe a été affichée 385 fois depuis sa publication.
Couleur du fond :
Les vacances de Charlotte ( 6 ) : Tom vainqueur
En relisant la saga des vacances de Charlotte et de Tom, j’ai imaginé une nouvelle version de ce qui se serait passé si…
Avant de poursuivre votre lecture, je vous conseille de lire le début de cette histoire, « Les vacances de Charlotte », et si vous avez le temps, les différentes versions que j’ai imaginées : « P’tite bite », « Qui perd gagne », « Plus on est de fous », « Cacher son jeu ».
---oOo---
Charlotte, ma femme, va bientôt fêter ses trente ans. Moi, c’est Tom, j’en ai deux de plus. Cette année, nous partons en vacances sur la côte espagnole avec nos amis de toujours, Antoine et Céline.
Après avoir passé la journée à la plage et tenté de s’initier à la planche à voile, bien malgré moi, nous avons invité Lucas, le moniteur, et ses deux amis, Diégo et Franck, à prendre un verre au bord de la piscine de la villa que nous avons louée.
La soirée s’éternise, l’alcool coule à flots. Charlotte semble sensible au charme de ce nouvel ami, trop sensible. J’essaie délicatement de le mettre dehors, sans grand succès.
Antoine, un peu lâche, est parti se coucher. Il me laisse me débrouiller avec nos hôtes encombrants. Alors que je tente une nouvelle fois de les pousser dehors un peu brutalement, Charlotte, pour éviter que nous en venions aux mains, propose un jeu, ou plutôt un concours :
- Vous savez quoi, les gars. Si vous voulez jouer à celui qui a la plus grosse, on vous prend au mot. Montrez-nous ça.
Je sursaute, décidément, Charlotte a vraiment trop bu, elle ne sait plus ce qu’elle dit. Le jeu a l’air de plaire à Lucas qui sourit en la regardant, mais a-t-il bien compris qu’il va devoir se mettre à poil ? Charlotte précise :
- C’est très simple, vous la sortez, Céline mesurera. Celui qui a la plus petite s’en va.
- Quoi ?
- Enfin… celui qui a la plus petite a perdu... Et celui qui a la plus grosse a gagné.
C’est quoi cette connerie ? Jusqu’où veut-elle aller ? Je réagis immédiatement :
- Charlotte, tu réfléchis à ce que tu dis ? Lucas va rentrer sagement chez lui avec ses amis. La soirée est finie, on a assez bu.
- Ah ! Ah ! Tu te défiles, me répond-elle la bouche pâteuse.
Comment tout ça va-t-il se terminer ? J’ai l’impression de jouer ma femme à la roulette, peur de ce que Charlotte pourrait encore inventer. Il est temps que je mette le holà à son délire :
- Charlotte, tu n’es pas sérieuse, je ne vais pas me mettre à poil devant tout le monde, ni Lucas d’ailleurs.
Avec un grand sourire, Charlotte se fait chatte et se blottit contre moi :
- Mon chéri, si tu gagnes, ce soir, tu pourras me faire tout ce que tu veux.
- Et si je perds ?
Charlotte ne répond pas, elle tourne la tête vers Lucas avec un grand sourire. D’un ton ferme, je crie mon désaccord :
- Pas question !
- Allez, ce n’est qu’un jeu.
Je suis trop pudique, pas question de m’exhiber devant tout le monde. Cette idée ne me fait pas bander, je dirais même au contraire. J’essaie encore de la convaincre :
- On ne peut pas bander comme ça, sur commande.
Jamais à court d’idées, Charlotte remonte son tee-shirt pour nous montrer ses seins :
- Et comme ça, c’est plus facile ?... A ton tour Céline, dit-elle en regardant son amie.
- Ça va pas non ? s’exclame Céline de plus en plus gênée.
Je m’insurge :
- Charlotte, rhabille-toi !
Profitant de la situation, Lucas tend la main vers les seins qui s’offrent à lui. Charlotte ne bouge pas, rapidement, je la tire en arrière :
- Eh ! On regarde, on ne touche pas.
Voyant les bosses qui se forment sur nos caleçons, Charlotte exulte :
- Voyez, ça marche… allez, montrez-nous.
Lucas ne se le fait pas dire deux fois, sans aucune gêne, il baisse son caleçon. Céline tourne la tête en rougissant. Charlotte me prend par le bras :
- A ton tour mon chéri, tu ne vas pas te dégonfler, fais-nous voir la tienne, dit-elle en fixant Lucas avec intérêt.
J’ai de moins en moins envie de jouer à ce jeu stupide. Charlotte m’y encourage :
- Rappelle-toi, tout ce que tu veux. Un peu de courage !
Céline pense à son rôle d’arbitre avec appréhension, elle parle un peu trop fort, elle aussi a abusé de la bouteille de vodka. Heureusement qu’Antoine n’est pas là. Un peu déçue, elle me regarde en minaudant :
- Allez Tom, montre-moi ta bite.
J’hésite, mais puis-je me défiler sans paraître ridicule ? Sans prévenir, Charlotte se charge de baisser mon caleçon :
- Voilà, comme ça !
Réflexe naturel, je pose mes mains sur mon sexe, déclenchant un « oh ! » réprobateur de sa part. Elle vient près de moi, dégage mes mains en me faisant une bise. Le résultat ne semble pas lui donner entière satisfaction. Céline semble intéressée, sans quitter ma bite des yeux, elle s’impatiente :
- Faites un effort les mecs, je dois mesurer.
Charlotte attrape mon sexe pour une petite branlette dont elle a le secret :
- Tu dois pouvoir faire mieux, mon chéri.
Il ne m’en faut pas plus pour que je redresse la tête, certain que je vais gagner. Elle se tourne alors vers Lucas, lui saisit la queue pour lui appliquer le même traitement :
- Eh ! que fais-tu ?
- Chacun son tour mon chéri, pas de favoritisme.
- Non ! Qu’est-ce qui te prend ? Arrête ça.
Charlotte continue son œuvre, jusqu’à atteindre le résultat souhaité.
- A toi Céline.
Céline ouvre de grands yeux, sa copine a osé, devant son mari. Elle pense que si Antoine l’avait vu faire la même chose, quelle honte ! Reprenant ses esprits et son mètre ruban, elle s’approche de moi et en rougissant se saisit de ma bite. Ce contact me donne des frissons :
- Voyons Tom, calme-toi… Hummm, 17,8 cm, pas mal, dit-elle en prenant son temps.
- A toi Lucas, dit-elle en s’emparant de la sienne du bout des doigts… 17,8, ex æquo. Il faut vous départager, je vérifie.
Elle a peur des conséquences si elle déclare Lucas vainqueur, que pourrait encore inventer son amie ? Elle me mesure une nouvelle fois en prenant son temps, et négligeant Lucas, elle déclare triomphale :
- Tom vainqueur... D’une courte tête.
Charlotte n‘a pas l’air d’accord. Alors que je remonte rapidement mon caleçon, elle tente d’arracher le mètre ruban des mains de Céline :
- Tu as triché, je veux vérifier... A mon tour de mesurer Lucas.
- Non, non, c’est moi l’arbitre… Toi t’es le gros lot.
- Quoi ? … Tricheuse… Et Tom aussi, vous êtes des tricheurs tous les deux. On voit bien que la bite de Lucas est plus grosse.
- Tu n’as rien à dire, les décisions de l’arbitre sont incontestables.
Lucas à l’air de s’en foutre, il continue de s’exhiber sans aucune pudeur sous les yeux de Charlotte de plus en plus intéressée. J’en ai marre de ce type, maintenant, il faut qu’il parte. Depuis un moment déjà, Diego et Frank ronflent enlacés dans un fauteuil. Restons calme :
- Remballe ton engin. Il est tard, tu réveilles tes copains et vous rentrez chez vous.
Lucas ne bouge pas. Charlotte se colle à moi et me susurre à l’oreille :
- Tu ne vas pas les mettre dehors… Buvons à ta victoire, un dernier verre.
Prudent, je ne veux pas faire d’esclandre, ne pas gâcher notre soirée, plutôt ne pas gâcher notre nuit. Il faut en finir au plus vite :
- D’accord, un dernier verre, et tu réveilles tes potes.
Je sers rapidement une dernière tournée, et nous trinquons tous les quatre. J’aurais dû m’y attendre, Lucas en profite :
- Une bise au perdant.
Il prend Céline dans ses bras et dépose deux grosses bises sur ses joues. Ne s’y attendant pas, elle sourit bêtement. Un comble, je crois deviner une pointe de jalousie dans les yeux de Charlotte. Mais déjà, c’est elle qui se retrouve dans les bras de Lucas, il la serre contre lui. J’imagine ses seins écrasés contre lui, et surtout qu’il doit encore bander. Cela ne semble pas la gêner, on dirait même que ça lui plaît. Il en profite pour passer sa main sur ses fesses, et cherche ses lèvres. Je suis sidéré par la passivité de ma femme, c’est la première fois que je la vois comme ça. Se rend-t-elle compte de ce qu’elle fait ?
Impossible de les laisser continuer. Je saisis Charlotte par le bras et la tire vers moi :
- Tu fais quoi Charlotte ?
- Oh Tom ! Juste une bise.
La délaissant, Lucas se tourne alors vers Céline et la prend à nouveau dans ses bras :
- Alors, j’ai droit à un lot de consolation.
- Quoi ? C’est qui le lot de consolation ? s’exclame Céline.
- Ben toi ma chérie, ironise Charlotte.
Céline fulmine, Lucas ne perd pas l’occasion :
- Ok les filles, on va vous départager. A votre tour. Mettez-vous à poil, on vous dira.
Tandis que Charlotte semble prête à jouer le jeu, Céline réagit vivement :
- Même pas en rêve.
Lucas hausse les épaules, résigné à enfin s’en aller.
Céline ne digère pas la réflexion de son amie, sans m’y attendre, elle passe ses bras autour de mon cou, se colle à moi et m’embrasse. Le contact de son corps me trouble, réflexe bien naturel, sans réfléchir, je lui rends son baiser et la serre contre moi, une main sur ses fesses.
Charlotte bondit :
- Ça va pas non ?
- Ben, tu consoles le perdant. Moi, je félicite le vainqueur.
Pas le temps de répondre. Un bruit. Céline a juste le temps de reculer, Antoine arrive à moitié endormi :
- Que se passe-t-il ? … Ils sont encore là, ceux-là.
Céline espère qu’il n’a rien vu, rien entendu :
- Qu’est-ce que vous faites ? Il est temps d’aller se coucher.
- Lucas a perdu, Charlotte a proposé un dernier verre. Reste trinquer avec nous.
- Je ne comprends rien à ce que tu racontes. Lucas a perdu quoi ?
- Je te raconterai plus tard… Tiens un verre.
Antoine avale son verre d’un trait et entraîne Céline dans leur chambre :
- Nous, on va se coucher… Au revoir Lucas… Bonne nuit.
Restés seuls, je donne le signal du départ, espérant cette fois être entendu :
- Lucas, réveille tes copains.
Charlotte n’a pas l’air contente, elle rumine depuis un moment :
- Tu es un tricheur… Vous avez triché, Céline et toi… Vous êtes complices, j’ai bien vu… me lance-t-elle arrogante.
- …
- Lucas a la plus grosse, c’est lui qui a gagné.
- Si tu veux, si tu veux, il a la plus grosse, c’est ça… Au revoir Lucas… Charlotte, va te coucher.
Lucas aussi a un peu bu, il ne quitte pas Charlotte des yeux, ou plus précisément, il mate ses seins qu’on devine sous son tee-shirt :
- J’ai gagné, alors…
Joignant le geste à la parole, il attrape Charlotte et l’enlace. Elle ne se dérobe pas. Décidemment, je dois encore intervenir, mais Lucas la retient fermement :
- Laisse ma femme tranquille… Charlotte, viens-là.
M’a-t-elle entendu ? Elle me regarde sans vraiment me voir. Lucas en profite, sa main s’égare sous son tee-shirt. Elle ne réagit toujours pas et s’accroche à lui. J’arrive enfin à les séparer et la pousse sur le canapé. Face à Lucas, les mains sur les hanches, je deviens menaçant :
- Maintenant, tire-toi, sinon…
- Sinon quoi ?
- Tire-toi, lui dis-je en haussant le ton, le repoussant des deux mains.
- …
Je n’ai pas envie de me battre, Lucas non plus. Résigné, il va réveiller ses copains et se dirige vers la porte en titubant. Je les pousse rapidement vers la sortie et ferme bien la grille du jardin. En les regardant monter dans leur voiture, je me fais la réflexion que conduire dans cet état peut être dangereux. Bah, c’est leur problème.
Charlotte est toujours sur le canapé. J’ai la vague impression qu’elle me fait la gueule, c’est le monde à l’envers. Je lui porte un verre d’eau, elle en a bien besoin. Reprenant ses esprits, elle me fait un grand sourire, va dans notre chambre et se glisse dans le lit telle une automate :
- Je crois que j’ai un peu trop bu.
Je lui en veux, mais j’essaie d’être décontracté en me couchant près d’elle. Je l’enlace amoureusement et commence à la caresser, petites bises dans le cou. Elle me repousse :
- J’ai gagné, je peux tout faire ce soir, dis-je tendrement.
- Non, tu as triché, je ne te dois rien.
- Comment ça j’ai triché ? C’est Céline qui a mesuré.
- Elle l’a fait pour te faire plaisir... Lucas a gagné.
- Alors c’est pour ça que tu fais cette tête. Tu voulais le mettre dans ton lit.
- Tu es ridicule... C’est une question de principe… Je n’aime pas les tricheurs, c’est tout.
- C’est ça, je suis ridicule… J’ai été ridicule toute la soirée. Tu m’as ridiculisé, humilié devant nos amis. Il n’a pas arrêté de te draguer, sous mon nez. Ça te plaisait. Tu as envie de baiser avec lui, c’est pour ça que tu me repousses maintenant.
- …
- Non contente de t’exhiber, il t’a caressée, tu l’as laissé faire… Il t’a embrassée, tu l’as laissé faire.
- Je ne l’ai pas embrassé… Je ne sais plus ce que j’ai fait, ce que j’ai dit. J’avais trop bu.
- Belle excuse ! Dans la piscine, tu n’avais pas trop bu.
- Dans la piscine, ton air suspicieux m’a agacée,
- Je te regardais depuis un moment quand Céline m’a vu, toi, tu étais bien trop occupée.
- On jouait, rien de plus.
- Tu appelles ça jouer… Assise sur ses épaules, il te pelotait les cuisses, ta chatte bien collée sur son cou. Quand vous tombiez dans l’eau, il ne se privait pas. Ses mains baladeuses n’avaient pas l’air de beaucoup te déranger, ni celles de Diégo et de Franck d’ailleurs. Même Antoine en a profité.
Charlotte baisse la tête, elle ne se doutait pas que je l’avais vue.
- Tu exagères.
- C’est moi qui exagère ? Que se serait-il passé si je n’étais pas arrivé ?
- Rien, tu me prends pour quoi ?
- Tu veux vraiment que je te le dise ? … Après, tu te mets à poil dans notre salon.
- Pas à poil, je suis toujours seins nus sur la plage.
- On n’était pas sur la plage.
- Ça te plaisait qu’il te regarde… Et ce jeu, ce concours, tu n’étais pas saoule, tu voulais le voir nu.
- …
- Tu cherchais un prétexte pour rester seule avec lui. Tu te souviens de ce que tu as dit « Le perdant s’en va ». Tu espérais que je perde.
- Non, c’étaient des mots en l’air, juste une formule pour rire.
- Ah ! Ah ! J’en ris encore… Tu as tout fait pour le faire gagner, tu crois que j’ai oublié la façon dont tu l’as branlé, pathétique. Et après ? Tu l’aurais sucé avant de baiser avec lui ?
- J’avais bu, mais pas à ce point.
- J’espère bien... Maintenant, qu’est-ce que tu cherches ?
- Je n’aime pas les tricheurs. J’ai bien vu qu’il en a une plus grosse que toi.
- Tu l’as bien regardée dis donc… Va le retrouver, si tu trouves la mienne trop petite pour te faire jouir.
Je lui tourne le dos, elle aussi en bougonnant.
Le lendemain, je suis réveillé par un mal au crâne, je ne dois pas être le seul. Pas question de réconciliation, je pars dans la cuisine préparer le café, pendant qu’elle se douche.
Nous buvons notre café en silence, le nez dans notre bol. L’ambiance est lourde. Antoine et Céline arrivent, Ils ont l’air heureux, comme un couple d’amoureux venu de s’envoyer en l’air. Ne se rendant compte de rien, tout naturellement, ils proposent d’aller se baigner, un bon bain nous fera du bien.
En allant à la plage, en me regardant avec un air de défi, Charlotte demande hypocritement :
- Et si on refaisait de la planche à voile ? Qui est partant ?
Le regard que je lui lance, lui enlève son sourire. Antoine fait semblant de ne pas avoir entendu. Céline hausse les épaules.
Après un premier plouf, nous nous étendons sur nos serviettes pour profiter du soleil. Comme à son habitude, Charlotte enlève son soutien-gorge, Céline garde le sien. Je remarque le coup d’œil d’Antoine, pas grave, je fais pareil avec nos voisines.
Les jours se suivent et malheureusement se ressemblent, plage, visites, petits restaurants typiques, de vraies vacances entre amis. Mais le soir, une fois seuls, une fois couchés, Charlotte me tourne toujours le dos :
- Admets que tu as perdu et on verra.
J’enrage. Je préfère ne pas répondre, espérant tous les jours qu’elle reviendra à de meilleurs sentiments. C’est la première fois qu’elle me fait la tête aussi longtemps, surtout pour un motif aussi futile, j’imagine qu’elle pense toujours à ce type, serait-elle amoureuse ?
Notre séjour touche à sa fin, plus que quelques jours avant le retour. Ce matin, sur la plage, Charlotte me fait toujours la tête. Alors que je détaille nos voisines qui ne cachent rien, je vois passer Lucas qui revient de la cabane de location de planches. « Tiens, le revoilà celui-là, on ne l’avait plus vu ». Il nous aperçoit. Tout sourire, il se dirige vers nous. Ne voulant pas qu’il s’approche, je me lève d’un bond pour aller à sa rencontre. Charlotte veut me suivre, mais Céline la retient par le bras :
- Reste ici, tu as assez fait de conneries.
- Quoi ? Sursaute-t-elle en la fusillant du regard.
Sortant de sa torpeur, Antoine se lève doucement, un grand bâillement, il s’étire, attendant que l’intrus s’en aille.
Sans se gêner, Lucas mate les seins de Charlotte assise sur sa serviette. En me tapant sur l’épaule, il parle fort pour être entendu de tous :
- Merci pour la soirée les amis, à mon tour de vous inviter. Ce soir à la cabane, il y aura quelques potes… Ok ?
Je refuse en serrant les dents. Sans s’offusquer, il fait un signe de la main à Charlotte qui a remis son tee-shirt, et s’en va :
- Tant pis. Comme vous voulez, à bientôt.
Voyant la colère qui monte en moi, Antoine m’entraîne :
- Vient, on va se baigner, ça te calmera. Il n’en vaut pas la peine.
Lucas s’éloigne, Charlotte le suit des yeux.
- Il te plaît tant que ça ?
La remarque de Céline la tire de sa rêverie :
- Qu’est-ce que tu dis ?
- Tu as bien entendu… Tu as envie de coucher avec ce type, ça crève les yeux.
- Jamais, t’es ridicule.
- Baises une bonne fois avec lui, et qu’on en finisse.
- Noon… J’aime Tom, je m’en fou de ce type.
- Tu t’en fou ? Alors, pourquoi ce sourire béat quand il est arrivé ?
- …
- Tu as conscience de ce que tu as fait l’autre soir ? Flirter avec lui toute la soirée devant nous, devant Tom… Tu veux détruire ton couple ?… Sans parler de ce concours ridicule ?
- Je n’ai pas flirté… Ce n’était qu’un jeu…
- Un jeu ? Pas à moi. Juste un prétexte pour voir sa bite. Quelle honte ! Je ne te savais pas si salope, je te découvre.
Charlotte baisse la tête, elle n’ose pas regarder son amie.
- J’avais trop bu, je ne savais plus ce que je faisais, marmonne-t-elle essayant de se convaincre elle-même.
- Tu penses que je vais te croire ? Reconnais que tu en as bien profité... Tu sais que les cloisons sont minces, on vous entend toutes les nuits.
- Vous entendez quoi ? Répond Charlotte étonnée.
- Ben, rien justement. Pas de réconciliation. Tu préférerais Lucas dans ton lit ?
- …
- Quel cirque quand Tom a gagné ! Tu voulais qu’il perde et qu’il s’en aille.
- N’importe quoi. Tom a triché avec toi, je lui en veux.
- Ça, ce sont des excuses pour refuser qu’il te touche, tu penses à d’autres mains.
- …
- C’est Tom qui devrait t’en vouloir, il n’est pas aveugle. Il t’a vu te balader à poil devant des inconnus, il t’a vu le laisser te peloter, t’embrasser… Il est trop gentil, il aurait dû le mettre dehors plus tôt, mais c’est toi qui as insisté pour qu’il reste, tu avais une idée derrière la tête.
- ...
- Il n’a pas triché, c’est moi qui l’ai déclaré vainqueur… Pour t’éviter de faire encore une connerie.
- Quoi ?
- Oui, une connerie. Si Tom avait perdu, tu le mettais dehors pour pouvoir te taper Lucas tranquillement ? Ou tu lançais un nouveau jeu, à celui qui embrasse le mieux ou à celui qui te ferait jouir le plus vite ? Tu penses toujours à lui, c’est pour ça que tu repousses ton mari.
- T’es folle.
- Non, je suis lucide… Même Antoine a peur pour vous. Qu’allez-vous faire en rentrant ? … Réveille-toi ma vieille… Est-ce que tu aimes encore Tom ? Ou est-ce que tout est fini entre vous ?
- …
Céline a fait mouche, Charlotte se retourne en bougonnant.
Quand Tom et Antoine reviennent, Céline, sentant son amie encore un peu choquée, la prends par la main :
- A nous maintenant, vient te baigner.
Plus besoin de parler, l’eau froide doit remettre les idées en place. Charlotte nage loin, elle veut rester seule.
En regagnant leurs serviettes, Céline court en riant et s’ébroue au-dessus d’Antoine, le faisant sursauter. Charlotte suit sans se presser, l’air songeur. Les paroles de Céline résonnent dans sa tête, elle appréhende de se retrouver face à Tom.
Les voyant arriver, je me retourne, moi non plus je ne veux pas l’affronter.
Elle s’allonge à mes côtés et pose sa tête sur mon épaule. Je ne dis rien, mon cœur se met à battre un peu plus fort, je ferme les yeux pour mieux goûter le plaisir de la sentir contre moi.
Voyant l’atmosphère se détendre, Antoine prend l’initiative de nous inviter au restaurant. Il rajoute :
- Des fruits de mer, surtout des huîtres, tu vas en avoir besoin.
Cette nuit-là, Céline ne pourra pas dire qu’elle n’a rien entendu. A peine couchée, Charlotte se colle à moi et m’embrasse :
- Vient là mon champion…
- Ah ! Tu reconnais que je n’ai pas triché ? Tu admets t’être mal conduite l’autre soir.
- Ne parle plus de ça, c’est de l’histoire ancienne...
Je pense « C’est ça ! Oublions tout, ça t’arrange », mais je ne dis rien, trop occupé à rattraper le temps perdu.
Avant de poursuivre votre lecture, je vous conseille de lire le début de cette histoire, « Les vacances de Charlotte », et si vous avez le temps, les différentes versions que j’ai imaginées : « P’tite bite », « Qui perd gagne », « Plus on est de fous », « Cacher son jeu ».
---oOo---
Charlotte, ma femme, va bientôt fêter ses trente ans. Moi, c’est Tom, j’en ai deux de plus. Cette année, nous partons en vacances sur la côte espagnole avec nos amis de toujours, Antoine et Céline.
Après avoir passé la journée à la plage et tenté de s’initier à la planche à voile, bien malgré moi, nous avons invité Lucas, le moniteur, et ses deux amis, Diégo et Franck, à prendre un verre au bord de la piscine de la villa que nous avons louée.
La soirée s’éternise, l’alcool coule à flots. Charlotte semble sensible au charme de ce nouvel ami, trop sensible. J’essaie délicatement de le mettre dehors, sans grand succès.
Antoine, un peu lâche, est parti se coucher. Il me laisse me débrouiller avec nos hôtes encombrants. Alors que je tente une nouvelle fois de les pousser dehors un peu brutalement, Charlotte, pour éviter que nous en venions aux mains, propose un jeu, ou plutôt un concours :
- Vous savez quoi, les gars. Si vous voulez jouer à celui qui a la plus grosse, on vous prend au mot. Montrez-nous ça.
Je sursaute, décidément, Charlotte a vraiment trop bu, elle ne sait plus ce qu’elle dit. Le jeu a l’air de plaire à Lucas qui sourit en la regardant, mais a-t-il bien compris qu’il va devoir se mettre à poil ? Charlotte précise :
- C’est très simple, vous la sortez, Céline mesurera. Celui qui a la plus petite s’en va.
- Quoi ?
- Enfin… celui qui a la plus petite a perdu... Et celui qui a la plus grosse a gagné.
C’est quoi cette connerie ? Jusqu’où veut-elle aller ? Je réagis immédiatement :
- Charlotte, tu réfléchis à ce que tu dis ? Lucas va rentrer sagement chez lui avec ses amis. La soirée est finie, on a assez bu.
- Ah ! Ah ! Tu te défiles, me répond-elle la bouche pâteuse.
Comment tout ça va-t-il se terminer ? J’ai l’impression de jouer ma femme à la roulette, peur de ce que Charlotte pourrait encore inventer. Il est temps que je mette le holà à son délire :
- Charlotte, tu n’es pas sérieuse, je ne vais pas me mettre à poil devant tout le monde, ni Lucas d’ailleurs.
Avec un grand sourire, Charlotte se fait chatte et se blottit contre moi :
- Mon chéri, si tu gagnes, ce soir, tu pourras me faire tout ce que tu veux.
- Et si je perds ?
Charlotte ne répond pas, elle tourne la tête vers Lucas avec un grand sourire. D’un ton ferme, je crie mon désaccord :
- Pas question !
- Allez, ce n’est qu’un jeu.
Je suis trop pudique, pas question de m’exhiber devant tout le monde. Cette idée ne me fait pas bander, je dirais même au contraire. J’essaie encore de la convaincre :
- On ne peut pas bander comme ça, sur commande.
Jamais à court d’idées, Charlotte remonte son tee-shirt pour nous montrer ses seins :
- Et comme ça, c’est plus facile ?... A ton tour Céline, dit-elle en regardant son amie.
- Ça va pas non ? s’exclame Céline de plus en plus gênée.
Je m’insurge :
- Charlotte, rhabille-toi !
Profitant de la situation, Lucas tend la main vers les seins qui s’offrent à lui. Charlotte ne bouge pas, rapidement, je la tire en arrière :
- Eh ! On regarde, on ne touche pas.
Voyant les bosses qui se forment sur nos caleçons, Charlotte exulte :
- Voyez, ça marche… allez, montrez-nous.
Lucas ne se le fait pas dire deux fois, sans aucune gêne, il baisse son caleçon. Céline tourne la tête en rougissant. Charlotte me prend par le bras :
- A ton tour mon chéri, tu ne vas pas te dégonfler, fais-nous voir la tienne, dit-elle en fixant Lucas avec intérêt.
J’ai de moins en moins envie de jouer à ce jeu stupide. Charlotte m’y encourage :
- Rappelle-toi, tout ce que tu veux. Un peu de courage !
Céline pense à son rôle d’arbitre avec appréhension, elle parle un peu trop fort, elle aussi a abusé de la bouteille de vodka. Heureusement qu’Antoine n’est pas là. Un peu déçue, elle me regarde en minaudant :
- Allez Tom, montre-moi ta bite.
J’hésite, mais puis-je me défiler sans paraître ridicule ? Sans prévenir, Charlotte se charge de baisser mon caleçon :
- Voilà, comme ça !
Réflexe naturel, je pose mes mains sur mon sexe, déclenchant un « oh ! » réprobateur de sa part. Elle vient près de moi, dégage mes mains en me faisant une bise. Le résultat ne semble pas lui donner entière satisfaction. Céline semble intéressée, sans quitter ma bite des yeux, elle s’impatiente :
- Faites un effort les mecs, je dois mesurer.
Charlotte attrape mon sexe pour une petite branlette dont elle a le secret :
- Tu dois pouvoir faire mieux, mon chéri.
Il ne m’en faut pas plus pour que je redresse la tête, certain que je vais gagner. Elle se tourne alors vers Lucas, lui saisit la queue pour lui appliquer le même traitement :
- Eh ! que fais-tu ?
- Chacun son tour mon chéri, pas de favoritisme.
- Non ! Qu’est-ce qui te prend ? Arrête ça.
Charlotte continue son œuvre, jusqu’à atteindre le résultat souhaité.
- A toi Céline.
Céline ouvre de grands yeux, sa copine a osé, devant son mari. Elle pense que si Antoine l’avait vu faire la même chose, quelle honte ! Reprenant ses esprits et son mètre ruban, elle s’approche de moi et en rougissant se saisit de ma bite. Ce contact me donne des frissons :
- Voyons Tom, calme-toi… Hummm, 17,8 cm, pas mal, dit-elle en prenant son temps.
- A toi Lucas, dit-elle en s’emparant de la sienne du bout des doigts… 17,8, ex æquo. Il faut vous départager, je vérifie.
Elle a peur des conséquences si elle déclare Lucas vainqueur, que pourrait encore inventer son amie ? Elle me mesure une nouvelle fois en prenant son temps, et négligeant Lucas, elle déclare triomphale :
- Tom vainqueur... D’une courte tête.
Charlotte n‘a pas l’air d’accord. Alors que je remonte rapidement mon caleçon, elle tente d’arracher le mètre ruban des mains de Céline :
- Tu as triché, je veux vérifier... A mon tour de mesurer Lucas.
- Non, non, c’est moi l’arbitre… Toi t’es le gros lot.
- Quoi ? … Tricheuse… Et Tom aussi, vous êtes des tricheurs tous les deux. On voit bien que la bite de Lucas est plus grosse.
- Tu n’as rien à dire, les décisions de l’arbitre sont incontestables.
Lucas à l’air de s’en foutre, il continue de s’exhiber sans aucune pudeur sous les yeux de Charlotte de plus en plus intéressée. J’en ai marre de ce type, maintenant, il faut qu’il parte. Depuis un moment déjà, Diego et Frank ronflent enlacés dans un fauteuil. Restons calme :
- Remballe ton engin. Il est tard, tu réveilles tes copains et vous rentrez chez vous.
Lucas ne bouge pas. Charlotte se colle à moi et me susurre à l’oreille :
- Tu ne vas pas les mettre dehors… Buvons à ta victoire, un dernier verre.
Prudent, je ne veux pas faire d’esclandre, ne pas gâcher notre soirée, plutôt ne pas gâcher notre nuit. Il faut en finir au plus vite :
- D’accord, un dernier verre, et tu réveilles tes potes.
Je sers rapidement une dernière tournée, et nous trinquons tous les quatre. J’aurais dû m’y attendre, Lucas en profite :
- Une bise au perdant.
Il prend Céline dans ses bras et dépose deux grosses bises sur ses joues. Ne s’y attendant pas, elle sourit bêtement. Un comble, je crois deviner une pointe de jalousie dans les yeux de Charlotte. Mais déjà, c’est elle qui se retrouve dans les bras de Lucas, il la serre contre lui. J’imagine ses seins écrasés contre lui, et surtout qu’il doit encore bander. Cela ne semble pas la gêner, on dirait même que ça lui plaît. Il en profite pour passer sa main sur ses fesses, et cherche ses lèvres. Je suis sidéré par la passivité de ma femme, c’est la première fois que je la vois comme ça. Se rend-t-elle compte de ce qu’elle fait ?
Impossible de les laisser continuer. Je saisis Charlotte par le bras et la tire vers moi :
- Tu fais quoi Charlotte ?
- Oh Tom ! Juste une bise.
La délaissant, Lucas se tourne alors vers Céline et la prend à nouveau dans ses bras :
- Alors, j’ai droit à un lot de consolation.
- Quoi ? C’est qui le lot de consolation ? s’exclame Céline.
- Ben toi ma chérie, ironise Charlotte.
Céline fulmine, Lucas ne perd pas l’occasion :
- Ok les filles, on va vous départager. A votre tour. Mettez-vous à poil, on vous dira.
Tandis que Charlotte semble prête à jouer le jeu, Céline réagit vivement :
- Même pas en rêve.
Lucas hausse les épaules, résigné à enfin s’en aller.
Céline ne digère pas la réflexion de son amie, sans m’y attendre, elle passe ses bras autour de mon cou, se colle à moi et m’embrasse. Le contact de son corps me trouble, réflexe bien naturel, sans réfléchir, je lui rends son baiser et la serre contre moi, une main sur ses fesses.
Charlotte bondit :
- Ça va pas non ?
- Ben, tu consoles le perdant. Moi, je félicite le vainqueur.
Pas le temps de répondre. Un bruit. Céline a juste le temps de reculer, Antoine arrive à moitié endormi :
- Que se passe-t-il ? … Ils sont encore là, ceux-là.
Céline espère qu’il n’a rien vu, rien entendu :
- Qu’est-ce que vous faites ? Il est temps d’aller se coucher.
- Lucas a perdu, Charlotte a proposé un dernier verre. Reste trinquer avec nous.
- Je ne comprends rien à ce que tu racontes. Lucas a perdu quoi ?
- Je te raconterai plus tard… Tiens un verre.
Antoine avale son verre d’un trait et entraîne Céline dans leur chambre :
- Nous, on va se coucher… Au revoir Lucas… Bonne nuit.
Restés seuls, je donne le signal du départ, espérant cette fois être entendu :
- Lucas, réveille tes copains.
Charlotte n’a pas l’air contente, elle rumine depuis un moment :
- Tu es un tricheur… Vous avez triché, Céline et toi… Vous êtes complices, j’ai bien vu… me lance-t-elle arrogante.
- …
- Lucas a la plus grosse, c’est lui qui a gagné.
- Si tu veux, si tu veux, il a la plus grosse, c’est ça… Au revoir Lucas… Charlotte, va te coucher.
Lucas aussi a un peu bu, il ne quitte pas Charlotte des yeux, ou plus précisément, il mate ses seins qu’on devine sous son tee-shirt :
- J’ai gagné, alors…
Joignant le geste à la parole, il attrape Charlotte et l’enlace. Elle ne se dérobe pas. Décidemment, je dois encore intervenir, mais Lucas la retient fermement :
- Laisse ma femme tranquille… Charlotte, viens-là.
M’a-t-elle entendu ? Elle me regarde sans vraiment me voir. Lucas en profite, sa main s’égare sous son tee-shirt. Elle ne réagit toujours pas et s’accroche à lui. J’arrive enfin à les séparer et la pousse sur le canapé. Face à Lucas, les mains sur les hanches, je deviens menaçant :
- Maintenant, tire-toi, sinon…
- Sinon quoi ?
- Tire-toi, lui dis-je en haussant le ton, le repoussant des deux mains.
- …
Je n’ai pas envie de me battre, Lucas non plus. Résigné, il va réveiller ses copains et se dirige vers la porte en titubant. Je les pousse rapidement vers la sortie et ferme bien la grille du jardin. En les regardant monter dans leur voiture, je me fais la réflexion que conduire dans cet état peut être dangereux. Bah, c’est leur problème.
Charlotte est toujours sur le canapé. J’ai la vague impression qu’elle me fait la gueule, c’est le monde à l’envers. Je lui porte un verre d’eau, elle en a bien besoin. Reprenant ses esprits, elle me fait un grand sourire, va dans notre chambre et se glisse dans le lit telle une automate :
- Je crois que j’ai un peu trop bu.
Je lui en veux, mais j’essaie d’être décontracté en me couchant près d’elle. Je l’enlace amoureusement et commence à la caresser, petites bises dans le cou. Elle me repousse :
- J’ai gagné, je peux tout faire ce soir, dis-je tendrement.
- Non, tu as triché, je ne te dois rien.
- Comment ça j’ai triché ? C’est Céline qui a mesuré.
- Elle l’a fait pour te faire plaisir... Lucas a gagné.
- Alors c’est pour ça que tu fais cette tête. Tu voulais le mettre dans ton lit.
- Tu es ridicule... C’est une question de principe… Je n’aime pas les tricheurs, c’est tout.
- C’est ça, je suis ridicule… J’ai été ridicule toute la soirée. Tu m’as ridiculisé, humilié devant nos amis. Il n’a pas arrêté de te draguer, sous mon nez. Ça te plaisait. Tu as envie de baiser avec lui, c’est pour ça que tu me repousses maintenant.
- …
- Non contente de t’exhiber, il t’a caressée, tu l’as laissé faire… Il t’a embrassée, tu l’as laissé faire.
- Je ne l’ai pas embrassé… Je ne sais plus ce que j’ai fait, ce que j’ai dit. J’avais trop bu.
- Belle excuse ! Dans la piscine, tu n’avais pas trop bu.
- Dans la piscine, ton air suspicieux m’a agacée,
- Je te regardais depuis un moment quand Céline m’a vu, toi, tu étais bien trop occupée.
- On jouait, rien de plus.
- Tu appelles ça jouer… Assise sur ses épaules, il te pelotait les cuisses, ta chatte bien collée sur son cou. Quand vous tombiez dans l’eau, il ne se privait pas. Ses mains baladeuses n’avaient pas l’air de beaucoup te déranger, ni celles de Diégo et de Franck d’ailleurs. Même Antoine en a profité.
Charlotte baisse la tête, elle ne se doutait pas que je l’avais vue.
- Tu exagères.
- C’est moi qui exagère ? Que se serait-il passé si je n’étais pas arrivé ?
- Rien, tu me prends pour quoi ?
- Tu veux vraiment que je te le dise ? … Après, tu te mets à poil dans notre salon.
- Pas à poil, je suis toujours seins nus sur la plage.
- On n’était pas sur la plage.
- Ça te plaisait qu’il te regarde… Et ce jeu, ce concours, tu n’étais pas saoule, tu voulais le voir nu.
- …
- Tu cherchais un prétexte pour rester seule avec lui. Tu te souviens de ce que tu as dit « Le perdant s’en va ». Tu espérais que je perde.
- Non, c’étaient des mots en l’air, juste une formule pour rire.
- Ah ! Ah ! J’en ris encore… Tu as tout fait pour le faire gagner, tu crois que j’ai oublié la façon dont tu l’as branlé, pathétique. Et après ? Tu l’aurais sucé avant de baiser avec lui ?
- J’avais bu, mais pas à ce point.
- J’espère bien... Maintenant, qu’est-ce que tu cherches ?
- Je n’aime pas les tricheurs. J’ai bien vu qu’il en a une plus grosse que toi.
- Tu l’as bien regardée dis donc… Va le retrouver, si tu trouves la mienne trop petite pour te faire jouir.
Je lui tourne le dos, elle aussi en bougonnant.
Le lendemain, je suis réveillé par un mal au crâne, je ne dois pas être le seul. Pas question de réconciliation, je pars dans la cuisine préparer le café, pendant qu’elle se douche.
Nous buvons notre café en silence, le nez dans notre bol. L’ambiance est lourde. Antoine et Céline arrivent, Ils ont l’air heureux, comme un couple d’amoureux venu de s’envoyer en l’air. Ne se rendant compte de rien, tout naturellement, ils proposent d’aller se baigner, un bon bain nous fera du bien.
En allant à la plage, en me regardant avec un air de défi, Charlotte demande hypocritement :
- Et si on refaisait de la planche à voile ? Qui est partant ?
Le regard que je lui lance, lui enlève son sourire. Antoine fait semblant de ne pas avoir entendu. Céline hausse les épaules.
Après un premier plouf, nous nous étendons sur nos serviettes pour profiter du soleil. Comme à son habitude, Charlotte enlève son soutien-gorge, Céline garde le sien. Je remarque le coup d’œil d’Antoine, pas grave, je fais pareil avec nos voisines.
Les jours se suivent et malheureusement se ressemblent, plage, visites, petits restaurants typiques, de vraies vacances entre amis. Mais le soir, une fois seuls, une fois couchés, Charlotte me tourne toujours le dos :
- Admets que tu as perdu et on verra.
J’enrage. Je préfère ne pas répondre, espérant tous les jours qu’elle reviendra à de meilleurs sentiments. C’est la première fois qu’elle me fait la tête aussi longtemps, surtout pour un motif aussi futile, j’imagine qu’elle pense toujours à ce type, serait-elle amoureuse ?
Notre séjour touche à sa fin, plus que quelques jours avant le retour. Ce matin, sur la plage, Charlotte me fait toujours la tête. Alors que je détaille nos voisines qui ne cachent rien, je vois passer Lucas qui revient de la cabane de location de planches. « Tiens, le revoilà celui-là, on ne l’avait plus vu ». Il nous aperçoit. Tout sourire, il se dirige vers nous. Ne voulant pas qu’il s’approche, je me lève d’un bond pour aller à sa rencontre. Charlotte veut me suivre, mais Céline la retient par le bras :
- Reste ici, tu as assez fait de conneries.
- Quoi ? Sursaute-t-elle en la fusillant du regard.
Sortant de sa torpeur, Antoine se lève doucement, un grand bâillement, il s’étire, attendant que l’intrus s’en aille.
Sans se gêner, Lucas mate les seins de Charlotte assise sur sa serviette. En me tapant sur l’épaule, il parle fort pour être entendu de tous :
- Merci pour la soirée les amis, à mon tour de vous inviter. Ce soir à la cabane, il y aura quelques potes… Ok ?
Je refuse en serrant les dents. Sans s’offusquer, il fait un signe de la main à Charlotte qui a remis son tee-shirt, et s’en va :
- Tant pis. Comme vous voulez, à bientôt.
Voyant la colère qui monte en moi, Antoine m’entraîne :
- Vient, on va se baigner, ça te calmera. Il n’en vaut pas la peine.
Lucas s’éloigne, Charlotte le suit des yeux.
- Il te plaît tant que ça ?
La remarque de Céline la tire de sa rêverie :
- Qu’est-ce que tu dis ?
- Tu as bien entendu… Tu as envie de coucher avec ce type, ça crève les yeux.
- Jamais, t’es ridicule.
- Baises une bonne fois avec lui, et qu’on en finisse.
- Noon… J’aime Tom, je m’en fou de ce type.
- Tu t’en fou ? Alors, pourquoi ce sourire béat quand il est arrivé ?
- …
- Tu as conscience de ce que tu as fait l’autre soir ? Flirter avec lui toute la soirée devant nous, devant Tom… Tu veux détruire ton couple ?… Sans parler de ce concours ridicule ?
- Je n’ai pas flirté… Ce n’était qu’un jeu…
- Un jeu ? Pas à moi. Juste un prétexte pour voir sa bite. Quelle honte ! Je ne te savais pas si salope, je te découvre.
Charlotte baisse la tête, elle n’ose pas regarder son amie.
- J’avais trop bu, je ne savais plus ce que je faisais, marmonne-t-elle essayant de se convaincre elle-même.
- Tu penses que je vais te croire ? Reconnais que tu en as bien profité... Tu sais que les cloisons sont minces, on vous entend toutes les nuits.
- Vous entendez quoi ? Répond Charlotte étonnée.
- Ben, rien justement. Pas de réconciliation. Tu préférerais Lucas dans ton lit ?
- …
- Quel cirque quand Tom a gagné ! Tu voulais qu’il perde et qu’il s’en aille.
- N’importe quoi. Tom a triché avec toi, je lui en veux.
- Ça, ce sont des excuses pour refuser qu’il te touche, tu penses à d’autres mains.
- …
- C’est Tom qui devrait t’en vouloir, il n’est pas aveugle. Il t’a vu te balader à poil devant des inconnus, il t’a vu le laisser te peloter, t’embrasser… Il est trop gentil, il aurait dû le mettre dehors plus tôt, mais c’est toi qui as insisté pour qu’il reste, tu avais une idée derrière la tête.
- ...
- Il n’a pas triché, c’est moi qui l’ai déclaré vainqueur… Pour t’éviter de faire encore une connerie.
- Quoi ?
- Oui, une connerie. Si Tom avait perdu, tu le mettais dehors pour pouvoir te taper Lucas tranquillement ? Ou tu lançais un nouveau jeu, à celui qui embrasse le mieux ou à celui qui te ferait jouir le plus vite ? Tu penses toujours à lui, c’est pour ça que tu repousses ton mari.
- T’es folle.
- Non, je suis lucide… Même Antoine a peur pour vous. Qu’allez-vous faire en rentrant ? … Réveille-toi ma vieille… Est-ce que tu aimes encore Tom ? Ou est-ce que tout est fini entre vous ?
- …
Céline a fait mouche, Charlotte se retourne en bougonnant.
Quand Tom et Antoine reviennent, Céline, sentant son amie encore un peu choquée, la prends par la main :
- A nous maintenant, vient te baigner.
Plus besoin de parler, l’eau froide doit remettre les idées en place. Charlotte nage loin, elle veut rester seule.
En regagnant leurs serviettes, Céline court en riant et s’ébroue au-dessus d’Antoine, le faisant sursauter. Charlotte suit sans se presser, l’air songeur. Les paroles de Céline résonnent dans sa tête, elle appréhende de se retrouver face à Tom.
Les voyant arriver, je me retourne, moi non plus je ne veux pas l’affronter.
Elle s’allonge à mes côtés et pose sa tête sur mon épaule. Je ne dis rien, mon cœur se met à battre un peu plus fort, je ferme les yeux pour mieux goûter le plaisir de la sentir contre moi.
Voyant l’atmosphère se détendre, Antoine prend l’initiative de nous inviter au restaurant. Il rajoute :
- Des fruits de mer, surtout des huîtres, tu vas en avoir besoin.
Cette nuit-là, Céline ne pourra pas dire qu’elle n’a rien entendu. A peine couchée, Charlotte se colle à moi et m’embrasse :
- Vient là mon champion…
- Ah ! Tu reconnais que je n’ai pas triché ? Tu admets t’être mal conduite l’autre soir.
- Ne parle plus de ça, c’est de l’histoire ancienne...
Je pense « C’est ça ! Oublions tout, ça t’arrange », mais je ne dis rien, trop occupé à rattraper le temps perdu.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par PP06
3 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
C’est qui W ? Pour les commentaires haineux ceux sont des sans couilles qui prônent le mode cocu content ou cocu cukold.
La chipie
La chipie
Le retour de PP06... C'est marrant, je viens justement de relire une grande partie de tes histoires...
Malheureusement, je trouve que cette histoire manque d'originalité.
Je suis assez d'accord, comme souvent d'ailleurs, avec le commentaire de la chipie.
Autre point, en relisant tes histoires, j'ai noté un nombre conséquent de commentaires désobligeants et haineux qu'il ne me semblait pas avoir vus lors de mes précédentes lectures.
Perso, j'aime bien tes histoires car justement on sort du schéma lu et relu du cocu soumis et humilié, voir pire, que l'on voit beaucoup trop souvent.
Même si tes histoires finissent trop fréquemment par un pardon.
W
Malheureusement, je trouve que cette histoire manque d'originalité.
Je suis assez d'accord, comme souvent d'ailleurs, avec le commentaire de la chipie.
Autre point, en relisant tes histoires, j'ai noté un nombre conséquent de commentaires désobligeants et haineux qu'il ne me semblait pas avoir vus lors de mes précédentes lectures.
Perso, j'aime bien tes histoires car justement on sort du schéma lu et relu du cocu soumis et humilié, voir pire, que l'on voit beaucoup trop souvent.
Même si tes histoires finissent trop fréquemment par un pardon.
W
Encore 1 happy end, Charlotte prends son mec pour 1 con. Sphynx n'a pas écrit de suite à son récit, si tu veux l'écrire ça serait cool.
La chipie
La chipie
