Pas pour l’argent
Récit érotique écrit par Celse [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Pas pour l’argent
Il était quatre heures et demie du matin. Le commissariat du Xe arrondissement sentait le café froid, la sueur et les parfums bons marchés qui s’accrochaient aux vêtements. Ce soir-là, une opération « bienveillance » avait été montée dans le quartier des boulevards extérieurs. Pas de grande rafle punitive, non. L’idée était différente : interpeller les femmes qui racolaient sur le trottoir, leur éviter l’amende immédiate et la comparution rapide, et les orienter vers un dispositif d’aide sociale renforcé. Éducateurs spécialisés, assistantes sociales, psychologues, associations d’insertion… Toute une équipe était mobilisée pour proposer aux prostituées un vrai plan de sortie de la rue : hébergement d’urgence, accompagnement vers Pôle emploi, soins, démarches administratives, protection contre les proxénètes quand c’était possible.
Douze femmes avaient été ramassées en moins de deux heures. Onze d’entre elles étaient déjà passées entre les mains des travailleurs sociaux. Certaines pleuraient en silence, d’autres parlaient fort pour se donner du courage, d’autres encore signaient les papiers d’orientation d’un geste las, le regard éteint. Elles venaient toutes d’un même monde : précarité, addictions, dettes, violences conjugales, absence de diplôme, enfants à charge sans filet de sécurité. Racoler était leur survie, leur gagne-pain quotidien, parfois depuis des années. Elles connaissaient les risques, les clients violents, les maladies, les descentes de police. Elles savaient aussi que « l’aide » promise ne marchait pas toujours, mais elles essayaient quand même. Parce que parfois, c’était la seule porte qu’on leur tendait.
Il n’en restait plus qu’une.
Assise toute droite sur la chaise en plastique du bureau 14, les mains jointes sur son petit sac Hermès posé sur ses genoux. Cheveux noirs coupés au carré, impeccables. Ongles vernis rouge sombre, sans un éclat. Pas de cernes, pas de marques sur la peau, pas cette odeur rance de nuits trop longues dehors. Jupe crayon noire très ajustée, chemisier blanc légèrement transparent sous les néons, escarpins Louboutin discrets mais coûteux. Dans son sac : préservatifs fins, lubrifiant chauffant, lingettes intimes, un mini flacon de parfum Creed, le kit de base de la pute en rue, et un badge d’accès professionnel… Qui détonnait avec le reste du contenu du sac.
L’assistante sociale, Corinne, une femme usée par vingt ans de terrain, chuchota au brigadier-chef Marc qui entrait :
« Elle n’est pas comme les autres. Regardez bien. Le corps ne ment jamais. Pas d’usure, pas de posture de survie, pas de regard fuyant. Elle refuse de me parler. À moi, elle a juste dit une phrase, très sèche : “C’est pas pour l’argent.” Et elle s’est tue. »
Marc referma la porte. Il s’assit en face d’elle, posa sa pièce d’identité sur la table.
« Léa Moreau. 26 ans. On va faire simple. Donnez-moi votre version. »
Elle baissa les yeux. Ses doigts serraient le fermoir du sac. Sa voix sortit petite, hésitante.
« Vous… vous savez très bien ce que je faisais là-bas. »
« Je veux l’entendre de votre bouche. »
Elle déglutit. Ses joues rosirent légèrement. Elle parlait presque dans un murmure.
« Je… je faisais la pute. Comme les autres. »
Marc tapa son identité au fichier. RAS. Mariée, une petite fille de trois ans et demi, CDI dans une grosse boîte de conseil en stratégie (correspondant au badge dans son sac), quartier chic du 16e. Salaire confortable. Pas un seul antécédent.
Il releva les yeux, sincèrement déstabilisé.
« Vous vous foutez de moi ? Vous avez tout. Un mari, un enfant, un boulot qui paye bien… Pourquoi vous étiez plantée sur le trottoir à minuit avec des capotes dans votre sac ? »
Elle garda les yeux baissés. Sa respiration était courte.
« Je… je peux pas vraiment expliquer. »
« Essayez quand même. Problème de couple ? Il vous trompe ? Il vous bat ? Vous avez des dettes cachées ? »
« Non… non, rien de tout ça. »
« Allez, Léa. On voit de tout ici. Des femmes qui font ça pour payer les factures, pour nourrir leurs gosses, parce qu’elles ont un mec qui les force, ou parce qu’elles sont accros à la came et que c’est le seul moyen de s’en acheter. Vous, vous avez l’air d’avoir une vie parfaite. Qu’est-ce qui cloche ? Des problèmes au travail ? Pression trop forte ? Vous avez emprunté de l’argent à des gens pas nets ? »
Elle secoua la tête, les yeux toujours rivés sur ses mains. Sa voix tremblait un peu plus.
« Non, rien de ça. Mon travail est stable. On a une belle maison, pas de dettes. Ma fille va bien. »
Marc se pencha en avant, essayant d’être plus doux pour la faire craquer.
« Alors c’est familial ? Vos parents ? Un frère ou une sœur dans la merde ? Ou peut-être que c’est plus personnel. Vous avez une addiction ? Alcool ? Jeu ? Shopping compulsif ? Vous avez besoin d’argent pour autre chose ? »
« Non… je vous jure, c’est pas pour l’argent. »
Il soupira, feignant l’exaspération pour la pousser.
« Bon sang, Léa, vous êtes mariée depuis quand ? Quatre ans ? Cinq ? Peut-être que ça va pas au lit. Il est impuissant ? Il vous ignore ? Vous vous ennuyez ? C’est pour ça que vous allez chercher ailleurs ? Pour vous sentir désirée ? »
Elle releva légèrement la tête, les joues plus roses. Ses lèvres se pincèrent.
« Mon mari est… normal. Il est gentil. »
« Gentil, hein ? Mais pas assez ? Pas comme vous voulez ? Allez, crachez le morceau. Pourquoi une femme comme vous se met à faire le trottoir ? Pour le frisson ? Pour l’adrénaline ? Ou pour autre chose ? »
Silence. Elle prit une grande inspiration, comme si elle se décidait enfin.
« C’est… C’est pour jouir. Beaucoup. Souvent. »
Marc cligna des yeux, pris de court. Il se recula sur sa chaise, comme si elle l’avait giflé.
« Quoi ? »
Elle murmura, honteuse, mais les mots sortaient maintenant.
« Pour jouir. Vraiment jouir. Pas juste un petit orgasme poli au lit avec mon mari. Non… des orgasmes qui me font trembler, qui me font crier, qui me vident complètement. Des nuits entières où je perds le compte. Avec des inconnus, c’est différent. C’est sale, c’est plus violent, c’est anonyme. Je jouis dix fois, quinze fois. Je rentre chez moi épuisée, le corps encore vibrant. C’est ça que je cherche. Jouir. Encore et encore. »
Il la fixa, bouche bée. Sa voix sortit un peu trop aiguë.
« Vous… vous êtes sérieuse ? Juste pour ça ? Pas d’autre raison ? »
Elle hocha la tête, les yeux baissés à nouveau, comme si avouer ça l’avait vidée.
« Oui. Juste pour ça. »
Marc secoua la tête, encore sous le choc. Il se passa la main sur le visage, essayant de digérer.
« Putain… j’ai tout entendu ce soir, mais ça… une femme comme vous, avec une vie nickel, qui va sur le trottoir juste pour… jouir ? C’est dingue. »
Il marqua une pause, puis reprit, plus professionnel.
« Léa… Ce soir je ne vais pas vous verbaliser vu que c’est la première fois qu’on vous arrête. Par contre si on vous arrête à nouveau, je vous colle un PV , et votre mari sera forcément prévenu. Ça passera par le procureur, il y aura une convocation, une lettre recommandée à votre domicile. Il saura exactement ce que vous faisiez quand vous avez été arrêté. Vous comprenez ce que ça veut dire ? »
Elle releva enfin les yeux.
Et ce fut là que tout changea.
Une lueur traversa son regard noisette. Pas de la peur. Pas de la honte. Quelque chose de plus sombre, de plus vivant. Ses épaules se redressèrent imperceptiblement. Sa bouche s’entrouvrit, comme si elle reprenait son souffle après avoir couru. Ses cuisses se serrèrent l’une contre l’autre sous la table.
« Oui… je comprends. »
Sa voix n’était plus la même. Plus basse. Plus rauque. Presque ronronnante.
Marc sentit le basculement. Il posa les coudes sur le bureau, se pencha.
« Ça vous fait pas peur, l’idée qu’il sache ? »
Elle fit lentement non de la tête. Un sourire minuscule, presque imperceptible, naquit au coin de ses lèvres.
« Non. »
« Alors ça vous fait quoi ? »
Elle se mordilla la lèvre inférieure, juste une seconde. Ses yeux glissèrent sur lui, puis sur sa bouche, puis redescendirent.
« Ça m’excite… encore plus. »
Le silence retomba, lourd, électrique.
Elle décroisa les jambes, lentement. La jupe remonta de quelques centimètres sur le nylon fin de ses bas. Elle ne chercha pas à la remettre en place.
« Tout va bien avec mon mari, reprit-elle, la voix redevenue féline, assurée. Il est doux. Il est attentionné. Il me fait l’amour comme on fait l’amour à une épouse. C’est… gentil. Mais moi… j’ai besoin de plus. Beaucoup plus. J’ai besoin qu’on me prenne sans demander. Qu’on me traite de salope, de chienne, de trou à foutre. J’ai besoin de sentir des queues différentes en moi dans la même nuit. J’ai besoin du danger. Du risque qu’on me reconnaisse. Du risque qu’on me filme. Du risque que tout s’effondre. Du risque que mon mari ou ma famille sache ce que je fais. Mais surtout… j’ai besoin de jouir. Vraiment jouir. Jusqu’à trembler, jusqu’à pleurer, jusqu’à ne plus pouvoir marcher. »
Elle se leva, très lentement.
Ajusta sa jupe d’un geste précis, presque provocant. Passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place. S’approcha de la porte, mais s’arrêta juste avant. Dos à lui. Hanches légèrement basculées.
Elle tourna juste la tête, assez pour qu’il voie son profil et l’éclat dans ses yeux.
« Ce soir, vous avez été gentil, brigadier. Pas d’amende. Pas de PV. Merci. »
Un petit rire très doux, presque enfantin.
« Mais la prochaine fois… n’hésitez pas à m’arrêter. Vraiment. »
Elle fit rouler ses fesses une fois, très délibérément, le tissu tendu soulignant chaque courbe. Puis elle ouvrit la porte et disparut dans le couloir.
Marc resta figé sur sa chaise, le cœur battant trop fort.
Dehors, le jour se levait sur Paris.
Et quelque part dans les rues encore sombres, une jeune femme mariée, mère exemplaire le jour, rentrait chez elle avec le sexe encore gonflé, les cuisses humides sous sa jupe sage, et un sourire secret aux lèvres.
Elle savait déjà où elle retournerait la semaine prochaine.
Et elle espérait, très fort, qu’on la rattraperait.
Douze femmes avaient été ramassées en moins de deux heures. Onze d’entre elles étaient déjà passées entre les mains des travailleurs sociaux. Certaines pleuraient en silence, d’autres parlaient fort pour se donner du courage, d’autres encore signaient les papiers d’orientation d’un geste las, le regard éteint. Elles venaient toutes d’un même monde : précarité, addictions, dettes, violences conjugales, absence de diplôme, enfants à charge sans filet de sécurité. Racoler était leur survie, leur gagne-pain quotidien, parfois depuis des années. Elles connaissaient les risques, les clients violents, les maladies, les descentes de police. Elles savaient aussi que « l’aide » promise ne marchait pas toujours, mais elles essayaient quand même. Parce que parfois, c’était la seule porte qu’on leur tendait.
Il n’en restait plus qu’une.
Assise toute droite sur la chaise en plastique du bureau 14, les mains jointes sur son petit sac Hermès posé sur ses genoux. Cheveux noirs coupés au carré, impeccables. Ongles vernis rouge sombre, sans un éclat. Pas de cernes, pas de marques sur la peau, pas cette odeur rance de nuits trop longues dehors. Jupe crayon noire très ajustée, chemisier blanc légèrement transparent sous les néons, escarpins Louboutin discrets mais coûteux. Dans son sac : préservatifs fins, lubrifiant chauffant, lingettes intimes, un mini flacon de parfum Creed, le kit de base de la pute en rue, et un badge d’accès professionnel… Qui détonnait avec le reste du contenu du sac.
L’assistante sociale, Corinne, une femme usée par vingt ans de terrain, chuchota au brigadier-chef Marc qui entrait :
« Elle n’est pas comme les autres. Regardez bien. Le corps ne ment jamais. Pas d’usure, pas de posture de survie, pas de regard fuyant. Elle refuse de me parler. À moi, elle a juste dit une phrase, très sèche : “C’est pas pour l’argent.” Et elle s’est tue. »
Marc referma la porte. Il s’assit en face d’elle, posa sa pièce d’identité sur la table.
« Léa Moreau. 26 ans. On va faire simple. Donnez-moi votre version. »
Elle baissa les yeux. Ses doigts serraient le fermoir du sac. Sa voix sortit petite, hésitante.
« Vous… vous savez très bien ce que je faisais là-bas. »
« Je veux l’entendre de votre bouche. »
Elle déglutit. Ses joues rosirent légèrement. Elle parlait presque dans un murmure.
« Je… je faisais la pute. Comme les autres. »
Marc tapa son identité au fichier. RAS. Mariée, une petite fille de trois ans et demi, CDI dans une grosse boîte de conseil en stratégie (correspondant au badge dans son sac), quartier chic du 16e. Salaire confortable. Pas un seul antécédent.
Il releva les yeux, sincèrement déstabilisé.
« Vous vous foutez de moi ? Vous avez tout. Un mari, un enfant, un boulot qui paye bien… Pourquoi vous étiez plantée sur le trottoir à minuit avec des capotes dans votre sac ? »
Elle garda les yeux baissés. Sa respiration était courte.
« Je… je peux pas vraiment expliquer. »
« Essayez quand même. Problème de couple ? Il vous trompe ? Il vous bat ? Vous avez des dettes cachées ? »
« Non… non, rien de tout ça. »
« Allez, Léa. On voit de tout ici. Des femmes qui font ça pour payer les factures, pour nourrir leurs gosses, parce qu’elles ont un mec qui les force, ou parce qu’elles sont accros à la came et que c’est le seul moyen de s’en acheter. Vous, vous avez l’air d’avoir une vie parfaite. Qu’est-ce qui cloche ? Des problèmes au travail ? Pression trop forte ? Vous avez emprunté de l’argent à des gens pas nets ? »
Elle secoua la tête, les yeux toujours rivés sur ses mains. Sa voix tremblait un peu plus.
« Non, rien de ça. Mon travail est stable. On a une belle maison, pas de dettes. Ma fille va bien. »
Marc se pencha en avant, essayant d’être plus doux pour la faire craquer.
« Alors c’est familial ? Vos parents ? Un frère ou une sœur dans la merde ? Ou peut-être que c’est plus personnel. Vous avez une addiction ? Alcool ? Jeu ? Shopping compulsif ? Vous avez besoin d’argent pour autre chose ? »
« Non… je vous jure, c’est pas pour l’argent. »
Il soupira, feignant l’exaspération pour la pousser.
« Bon sang, Léa, vous êtes mariée depuis quand ? Quatre ans ? Cinq ? Peut-être que ça va pas au lit. Il est impuissant ? Il vous ignore ? Vous vous ennuyez ? C’est pour ça que vous allez chercher ailleurs ? Pour vous sentir désirée ? »
Elle releva légèrement la tête, les joues plus roses. Ses lèvres se pincèrent.
« Mon mari est… normal. Il est gentil. »
« Gentil, hein ? Mais pas assez ? Pas comme vous voulez ? Allez, crachez le morceau. Pourquoi une femme comme vous se met à faire le trottoir ? Pour le frisson ? Pour l’adrénaline ? Ou pour autre chose ? »
Silence. Elle prit une grande inspiration, comme si elle se décidait enfin.
« C’est… C’est pour jouir. Beaucoup. Souvent. »
Marc cligna des yeux, pris de court. Il se recula sur sa chaise, comme si elle l’avait giflé.
« Quoi ? »
Elle murmura, honteuse, mais les mots sortaient maintenant.
« Pour jouir. Vraiment jouir. Pas juste un petit orgasme poli au lit avec mon mari. Non… des orgasmes qui me font trembler, qui me font crier, qui me vident complètement. Des nuits entières où je perds le compte. Avec des inconnus, c’est différent. C’est sale, c’est plus violent, c’est anonyme. Je jouis dix fois, quinze fois. Je rentre chez moi épuisée, le corps encore vibrant. C’est ça que je cherche. Jouir. Encore et encore. »
Il la fixa, bouche bée. Sa voix sortit un peu trop aiguë.
« Vous… vous êtes sérieuse ? Juste pour ça ? Pas d’autre raison ? »
Elle hocha la tête, les yeux baissés à nouveau, comme si avouer ça l’avait vidée.
« Oui. Juste pour ça. »
Marc secoua la tête, encore sous le choc. Il se passa la main sur le visage, essayant de digérer.
« Putain… j’ai tout entendu ce soir, mais ça… une femme comme vous, avec une vie nickel, qui va sur le trottoir juste pour… jouir ? C’est dingue. »
Il marqua une pause, puis reprit, plus professionnel.
« Léa… Ce soir je ne vais pas vous verbaliser vu que c’est la première fois qu’on vous arrête. Par contre si on vous arrête à nouveau, je vous colle un PV , et votre mari sera forcément prévenu. Ça passera par le procureur, il y aura une convocation, une lettre recommandée à votre domicile. Il saura exactement ce que vous faisiez quand vous avez été arrêté. Vous comprenez ce que ça veut dire ? »
Elle releva enfin les yeux.
Et ce fut là que tout changea.
Une lueur traversa son regard noisette. Pas de la peur. Pas de la honte. Quelque chose de plus sombre, de plus vivant. Ses épaules se redressèrent imperceptiblement. Sa bouche s’entrouvrit, comme si elle reprenait son souffle après avoir couru. Ses cuisses se serrèrent l’une contre l’autre sous la table.
« Oui… je comprends. »
Sa voix n’était plus la même. Plus basse. Plus rauque. Presque ronronnante.
Marc sentit le basculement. Il posa les coudes sur le bureau, se pencha.
« Ça vous fait pas peur, l’idée qu’il sache ? »
Elle fit lentement non de la tête. Un sourire minuscule, presque imperceptible, naquit au coin de ses lèvres.
« Non. »
« Alors ça vous fait quoi ? »
Elle se mordilla la lèvre inférieure, juste une seconde. Ses yeux glissèrent sur lui, puis sur sa bouche, puis redescendirent.
« Ça m’excite… encore plus. »
Le silence retomba, lourd, électrique.
Elle décroisa les jambes, lentement. La jupe remonta de quelques centimètres sur le nylon fin de ses bas. Elle ne chercha pas à la remettre en place.
« Tout va bien avec mon mari, reprit-elle, la voix redevenue féline, assurée. Il est doux. Il est attentionné. Il me fait l’amour comme on fait l’amour à une épouse. C’est… gentil. Mais moi… j’ai besoin de plus. Beaucoup plus. J’ai besoin qu’on me prenne sans demander. Qu’on me traite de salope, de chienne, de trou à foutre. J’ai besoin de sentir des queues différentes en moi dans la même nuit. J’ai besoin du danger. Du risque qu’on me reconnaisse. Du risque qu’on me filme. Du risque que tout s’effondre. Du risque que mon mari ou ma famille sache ce que je fais. Mais surtout… j’ai besoin de jouir. Vraiment jouir. Jusqu’à trembler, jusqu’à pleurer, jusqu’à ne plus pouvoir marcher. »
Elle se leva, très lentement.
Ajusta sa jupe d’un geste précis, presque provocant. Passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place. S’approcha de la porte, mais s’arrêta juste avant. Dos à lui. Hanches légèrement basculées.
Elle tourna juste la tête, assez pour qu’il voie son profil et l’éclat dans ses yeux.
« Ce soir, vous avez été gentil, brigadier. Pas d’amende. Pas de PV. Merci. »
Un petit rire très doux, presque enfantin.
« Mais la prochaine fois… n’hésitez pas à m’arrêter. Vraiment. »
Elle fit rouler ses fesses une fois, très délibérément, le tissu tendu soulignant chaque courbe. Puis elle ouvrit la porte et disparut dans le couloir.
Marc resta figé sur sa chaise, le cœur battant trop fort.
Dehors, le jour se levait sur Paris.
Et quelque part dans les rues encore sombres, une jeune femme mariée, mère exemplaire le jour, rentrait chez elle avec le sexe encore gonflé, les cuisses humides sous sa jupe sage, et un sourire secret aux lèvres.
Elle savait déjà où elle retournerait la semaine prochaine.
Et elle espérait, très fort, qu’on la rattraperait.
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