Rénovations of Desire - Chapitre 17 - La Course vers le Désastre
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 17 - La Course vers le Désastre
Bryan courait, l'adrénaline et la fureur pompant dans ses veines. Chaque foulée martelée sur le trottoir résonnait dans le silence nocturne de la ville endormie. Ses poumons tiraient, le froid sec de la nuit cinglait sa gorge, mais la douleur physique était à peine perceptible, masquée par la rage brûlante qui déferlait en lui. Ses pensées volaient, un chaos tourbillonnant entre l'image humiliée et pantelante de Devin au studio — qu'il avait laissé seul et souillé, son corps promis à une punition reportée — et l'effraction inexpliquée qui venait d'attaquer la fondation même de son avenir.
Le trajet, habituellement paisible, se transforma en une course frénétique et violente à travers les rues nocturnes. L'air, saturé d'une légère odeur d'humidité et de l'essence froide, lui rappelait l'urgence.
À l'angle de la Rue du Commerce, il fut obligé de contourner une voiture sportive noire. Adossés à l'aile avant, deux hommes étaient profondément enlacés, l'un pressant l'autre contre le métal froid, leurs baisers longs et bruyants ignorant totalement le monde extérieur. Leur présence, insouciante et intensément charnelle, était un miroir ironique de la violence sexuelle qu'il venait d'infliger à Devin et de l'intimité violée de son bureau. Bryan les contourna d'un geste sec et agacé, sentant le parfum musqué et légèrement alcoolisé qui émanait d'eux. Cette vision, loin de le distraire, ne fit qu'accentuer la violence de son propre drame intérieur.
Il accéléra sa course, le bruit de ses semelles reprenant le rythme effréné. Il ne pensait qu'à une chose : l'idée que son projet, son rêve, ses mois de travail et de secrets, aient pu être compromis, volés, et exposés avant même de commencer.
Arrivé devant l'agence, l'immeuble d'ordinaire discret et anonyme lui apparut comme une scène de crime. Il aperçut la lumière crue de son bureau allumée à l'étage, une lueur incongrue dans la nuit. Un sentiment de violation glaciale le frappa de plein fouet. Il n'en revenait pas. La porte principale, qu'il avait lui-même vérifiée et verrouillée cet après-midi vers 13 heures, était visiblement forcée et entrouverte d'une manière qui brisait toute illusion de sécurité. Une longue rayure d'outil, profonde et irréparable, s'étalait du montant au cylindre, comme une cicatrice béante sur le bois massif.
Bryan n'hésita qu'une fraction de seconde, le temps que la panique se transforme en une rage concentrée. En franchissant le seuil brisé, il fut immédiatement frappé par le silence tendu, un silence anormal qui contrastait avec le vent hurlant à l'extérieur. L'air était lourd, saturé d'une odeur métallique âcre de stress et d'une odeur distincte de bois brisé et de vernis arraché. Il entendit le grincement aigu d'une porte entrouverte à l'étage, et le craquement du papier sous une pression invisible. L'odeur de papier mouillé et de peur lui monta au nez. La rage lui donnant une force nouvelle, il monta les escaliers quatre à quatre, ses bottes résonnant lourdement sur les marches de marbre. Il ignorait si l'intrus était encore là, mais il ne ressentait plus que la nécessité de l'affronter.
Daniel l'attendait dans le bureau, debout au milieu du chaos, le corps raide, pâle et visiblement secoué.
Bryan : (voix basse, haletante, le souffle coupé, ses yeux scrutant la pièce avant même de regarder Daniel) Qu'est-ce qui s'est passé ?
Daniel : (le visage crispé, ses yeux ne parvenant pas à quitter les dégâts) Ils sont passés, Bryan. Je... je suis désolé. J'étais sorti en ville pour acheter de la nourriture, et j'ai vu de la lumière ici. Ça m'a paru étrange. Quand je suis arrivé, la porte était comme ça. Forcée. J'ai eu peur d'entrer, mais j'ai vu le désastre dans ton bureau et je t'ai appelé tout de suite. Je n'ai touché à rien.
La scène qui l'attendait était pire que ce qu'il avait imaginé. L'atmosphère était celle d'une petite explosion concentrée. L'effraction n'était pas un simple vol. Des dossiers qu'il avait mis des heures à classer la veille étaient éventrés, leurs pages déchirées et éparpillées sur le tapis. Des piles de scripts gisaient sur le sol, piétinées. Les classeurs étaient ouverts et vidés de leur contenu sur le tapis poussiéreux. L'intrus avait agi avec une brutalité et une rapidité déconcertantes, ne cherchant pas l'argent, mais l'information.
Bryan fit trois pas lents dans le bureau. Le cœur qui battait à tout rompre, il réalisa l'horreur de l'atteinte.
Bryan : (voix basse, froide) Mon Dieu. C'est un désastre. Qu'est-ce qui manque ? Ils n'ont rien volé de valeur ?
Daniel : (désignant le bureau) J'ai jeté un œil rapidement, mais... rien de matériel n'a été emporté, pas les ordinateurs ni la caisse. On dirait qu'ils cherchaient des documents très précis. Regarde ça.
Daniel pointa du doigt une zone près de la corbeille. Les photos suggestives des acteurs potentiels que Bryan avait mises de côté étaient toutes éparpillées sur le sol, certaines maculées de traces de bottes.
Daniel : ...comme s'ils les avaient consultées. Et le pire... le classeur "Archives Confidentielles" est vide. Complètement. Je crois que c'est ça qu'ils voulaient.
Le sang de Bryan ne fit qu'un tour. Ce n'était pas un vol, c'était une attaque ciblée, orchestrée pour nuire.
La rage était là, brûlante, mais le professionnalisme reprit le dessus. Il ne pouvait pas laisser l'agence ouverte aux quatre vents.
Il prit son téléphone portable et appela une agence de sécurité privée, une compagnie haut de gamme qu'il utilisait pour ce type de situation. L'agent de garde répondit immédiatement.
Bryan : Bonsoir, c'est Bryan. J'ai un problème urgent à l'agence. La porte principale a été forcée. J'ai besoin d'une patrouille statique immédiatement et d'un serrurier d'urgence.
Agent de Sécurité : Entendu, Monsieur. Une équipe est envoyée. Ils seront sur place dans moins de quinze minutes.
Bryan : (D'une voix rauque) Bien. La priorité est de garder ce bureau intact. Vous faites installer une fermeture temporaire, et personne n'entre sans mon autorisation explicite.
Bryan mit fin à l'appel. Il enfila son blouson, relevant la fermeture Éclair jusqu'au menton. Il attendit l'arrivée d'une berline noire discrète, d'où sortirent deux agents. Il leur donna ses instructions rapidement, son regard fuyant le désastre de l'escalier.
Une fois l'agence confiée aux agents, Bryan sentit le besoin urgent de marcher et de s'éloigner du lieu du chaos. Il n'y avait pas de distance à couvrir qu'il ne pouvait pas faire à pied, et il avait besoin de laisser le froid de la nuit apaiser la fièvre de son esprit.
L'idée de traquer Kieran était trop pour l'instant. Il avait besoin de l'oubli, de la réassurance d'un corps qui lui était entièrement soumis.
Malgré leur confrontation brutale au studio, c'était vers Devin qu'il se dirigeait. Devin était la seule ancre charnelle et émotionnelle disponible à cet instant, le seul qui pouvait le recevoir sans poser de questions. Il savait que Devin l'attendrait, l'aimerait, et le prendrait sans condition, même après l'humiliation.
Il sortit de la rue, marchant à un rythme rapide. Le quartier de Devin était tout proche. Il traversa deux pâtés de maisons. À chaque pas, le bruit de ses semelles sur le trottoir et le froid vif sur sa peau aidaient à dissiper l'odeur du bois brisé et du papier vandalisé. Il ne restait que l'urgence du besoin.
Le trajet, habituellement paisible, se transforma en une course frénétique et violente à travers les rues nocturnes. L'air, saturé d'une légère odeur d'humidité et de l'essence froide, lui rappelait l'urgence.
À l'angle de la Rue du Commerce, il fut obligé de contourner une voiture sportive noire. Adossés à l'aile avant, deux hommes étaient profondément enlacés, l'un pressant l'autre contre le métal froid, leurs baisers longs et bruyants ignorant totalement le monde extérieur. Leur présence, insouciante et intensément charnelle, était un miroir ironique de la violence sexuelle qu'il venait d'infliger à Devin et de l'intimité violée de son bureau. Bryan les contourna d'un geste sec et agacé, sentant le parfum musqué et légèrement alcoolisé qui émanait d'eux. Cette vision, loin de le distraire, ne fit qu'accentuer la violence de son propre drame intérieur.
Il accéléra sa course, le bruit de ses semelles reprenant le rythme effréné. Il ne pensait qu'à une chose : l'idée que son projet, son rêve, ses mois de travail et de secrets, aient pu être compromis, volés, et exposés avant même de commencer.
Arrivé devant l'agence, l'immeuble d'ordinaire discret et anonyme lui apparut comme une scène de crime. Il aperçut la lumière crue de son bureau allumée à l'étage, une lueur incongrue dans la nuit. Un sentiment de violation glaciale le frappa de plein fouet. Il n'en revenait pas. La porte principale, qu'il avait lui-même vérifiée et verrouillée cet après-midi vers 13 heures, était visiblement forcée et entrouverte d'une manière qui brisait toute illusion de sécurité. Une longue rayure d'outil, profonde et irréparable, s'étalait du montant au cylindre, comme une cicatrice béante sur le bois massif.
Bryan n'hésita qu'une fraction de seconde, le temps que la panique se transforme en une rage concentrée. En franchissant le seuil brisé, il fut immédiatement frappé par le silence tendu, un silence anormal qui contrastait avec le vent hurlant à l'extérieur. L'air était lourd, saturé d'une odeur métallique âcre de stress et d'une odeur distincte de bois brisé et de vernis arraché. Il entendit le grincement aigu d'une porte entrouverte à l'étage, et le craquement du papier sous une pression invisible. L'odeur de papier mouillé et de peur lui monta au nez. La rage lui donnant une force nouvelle, il monta les escaliers quatre à quatre, ses bottes résonnant lourdement sur les marches de marbre. Il ignorait si l'intrus était encore là, mais il ne ressentait plus que la nécessité de l'affronter.
Daniel l'attendait dans le bureau, debout au milieu du chaos, le corps raide, pâle et visiblement secoué.
Bryan : (voix basse, haletante, le souffle coupé, ses yeux scrutant la pièce avant même de regarder Daniel) Qu'est-ce qui s'est passé ?
Daniel : (le visage crispé, ses yeux ne parvenant pas à quitter les dégâts) Ils sont passés, Bryan. Je... je suis désolé. J'étais sorti en ville pour acheter de la nourriture, et j'ai vu de la lumière ici. Ça m'a paru étrange. Quand je suis arrivé, la porte était comme ça. Forcée. J'ai eu peur d'entrer, mais j'ai vu le désastre dans ton bureau et je t'ai appelé tout de suite. Je n'ai touché à rien.
La scène qui l'attendait était pire que ce qu'il avait imaginé. L'atmosphère était celle d'une petite explosion concentrée. L'effraction n'était pas un simple vol. Des dossiers qu'il avait mis des heures à classer la veille étaient éventrés, leurs pages déchirées et éparpillées sur le tapis. Des piles de scripts gisaient sur le sol, piétinées. Les classeurs étaient ouverts et vidés de leur contenu sur le tapis poussiéreux. L'intrus avait agi avec une brutalité et une rapidité déconcertantes, ne cherchant pas l'argent, mais l'information.
Bryan fit trois pas lents dans le bureau. Le cœur qui battait à tout rompre, il réalisa l'horreur de l'atteinte.
Bryan : (voix basse, froide) Mon Dieu. C'est un désastre. Qu'est-ce qui manque ? Ils n'ont rien volé de valeur ?
Daniel : (désignant le bureau) J'ai jeté un œil rapidement, mais... rien de matériel n'a été emporté, pas les ordinateurs ni la caisse. On dirait qu'ils cherchaient des documents très précis. Regarde ça.
Daniel pointa du doigt une zone près de la corbeille. Les photos suggestives des acteurs potentiels que Bryan avait mises de côté étaient toutes éparpillées sur le sol, certaines maculées de traces de bottes.
Daniel : ...comme s'ils les avaient consultées. Et le pire... le classeur "Archives Confidentielles" est vide. Complètement. Je crois que c'est ça qu'ils voulaient.
Le sang de Bryan ne fit qu'un tour. Ce n'était pas un vol, c'était une attaque ciblée, orchestrée pour nuire.
La rage était là, brûlante, mais le professionnalisme reprit le dessus. Il ne pouvait pas laisser l'agence ouverte aux quatre vents.
Il prit son téléphone portable et appela une agence de sécurité privée, une compagnie haut de gamme qu'il utilisait pour ce type de situation. L'agent de garde répondit immédiatement.
Bryan : Bonsoir, c'est Bryan. J'ai un problème urgent à l'agence. La porte principale a été forcée. J'ai besoin d'une patrouille statique immédiatement et d'un serrurier d'urgence.
Agent de Sécurité : Entendu, Monsieur. Une équipe est envoyée. Ils seront sur place dans moins de quinze minutes.
Bryan : (D'une voix rauque) Bien. La priorité est de garder ce bureau intact. Vous faites installer une fermeture temporaire, et personne n'entre sans mon autorisation explicite.
Bryan mit fin à l'appel. Il enfila son blouson, relevant la fermeture Éclair jusqu'au menton. Il attendit l'arrivée d'une berline noire discrète, d'où sortirent deux agents. Il leur donna ses instructions rapidement, son regard fuyant le désastre de l'escalier.
Une fois l'agence confiée aux agents, Bryan sentit le besoin urgent de marcher et de s'éloigner du lieu du chaos. Il n'y avait pas de distance à couvrir qu'il ne pouvait pas faire à pied, et il avait besoin de laisser le froid de la nuit apaiser la fièvre de son esprit.
L'idée de traquer Kieran était trop pour l'instant. Il avait besoin de l'oubli, de la réassurance d'un corps qui lui était entièrement soumis.
Malgré leur confrontation brutale au studio, c'était vers Devin qu'il se dirigeait. Devin était la seule ancre charnelle et émotionnelle disponible à cet instant, le seul qui pouvait le recevoir sans poser de questions. Il savait que Devin l'attendrait, l'aimerait, et le prendrait sans condition, même après l'humiliation.
Il sortit de la rue, marchant à un rythme rapide. Le quartier de Devin était tout proche. Il traversa deux pâtés de maisons. À chaque pas, le bruit de ses semelles sur le trottoir et le froid vif sur sa peau aidaient à dissiper l'odeur du bois brisé et du papier vandalisé. Il ne restait que l'urgence du besoin.
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Ce braille âne est bien longuet...
