Rénovations of Desire - Chapitre 52 - Le pari gagné sous le dernier lé
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
- • 59 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Hercule ont reçu un total de 39 746 visites.
Cette histoire de sexe a été affichée 143 fois depuis sa publication.
Couleur du fond :
Rénovations of Desire - Chapitre 52 - Le pari gagné sous le dernier lé
Tout le monde descendit et arriva dans la cuisine. Chacun reniflait l'odeur divine, cherchant désespérément à deviner ce qu'ils allaient manger. Les noms de plats fusionnaient dans les conversations.
Daniel : (se frottant les mains) Si c'est aussi bon que ça en a l'air, je crois qu'on ne va plus vouloir retourner bosser.
Bastien : (riant) Oh que si, il faut bien éliminer tout ça après !
Quand ils entrèrent enfin, Richard avait déjà dressé la table et les attendait impatiemment. Une fois que tous furent installés, il commença le service. En déposant la dernière assiette, il fit l'annonce de sa création : une souris d'agneau accompagnée de son écrasé de pommes de terre à la truffe.
Le silence se fit instantanément. Plus un mot ne sortit de leur bouche. Ils dégustèrent l'assiette avec une lenteur religieuse.
Mateo : (après une première bouchée, les yeux fermés) Richard... c'est indécent. C'est la meilleure viande que j'ai mangée de ma vie.
Artik : (lançant un regard en coin à Mateo) On a besoin de forces pour la suite, Mateo. Le chef a compris qu'on avait bossé dur ce matin.
Richard : (gêné mais ravi) Content que ça vous plaise. J'ai fait confire l'agneau pendant sept heures pour qu'il fonde tout seul.
Après ce moment de pur délice, le chef laissa ses convives digérer, faisant monter l'attente tandis que des parfums sucrés commençaient à envahir la pièce. Une fois l'impatience à son comble, il revint avec le plateau final pour l'annonce du dessert : Moelleux signature façon Forêt-Noire, cœur coulant aux griottes confites.
Bryan : (admiratif) C'est une œuvre d'art, Richard. On dirait presque un péché d'y toucher.
À nouveau, le silence s'installa. Transportés par la puissance du chocolat et la douceur de la cerise, tous confirmèrent le talent exceptionnel de leur hôte.
Le calme de la digestion fut bientôt rompu par le bruit des chaises que l'on recule sur le sol. L'énergie du festin se transformait déjà en une détermination nouvelle. Les visages, détendus quelques minutes plus tôt, se refermèrent pour laisser place au sérieux de la mission.
Daniel : (se levant d'un bond) Allez l'équipe, on ne mollit pas ! On a une grosse séquence sur le feu. Artik, Mateo, j'espère que vous avez encore de l'énergie, parce qu'on va passer aux choses sérieuses sur l'escabeau.
Mateo : (se levant avec un sourire carnassier) Ne t'en fais pas pour ça, Daniel. Je suis plus que prêt.
Richard rangea le dernier plateau, échangea un regard complice avec le groupe, et chacun reprit son poste de combat. L'estomac plein, ils se sentaient désormais invincibles.
Tout le monde était rassasié et prêt à se remettre au travail. L'équipe de tournage mit la main à la pâte et commença à installer l'escabeau au milieu de la pièce. Ils le sécurisèrent au maximum, car la prochaine séquence allait être encore plus risquée. Il ne fallait surtout pas que les acteurs se blessent : la position prévue était particulièrement périlleuse.
Quand tout fut en place, Daniel donna le top départ pour que le tournage reprenne. Les trois hommes entrèrent dans la maison et montèrent dans la chambre pour continuer les travaux. Après quelques minutes, Clara, la mère de Mathis, rentra du travail. N'étant pas de service cet après-midi-là, elle en profitait pour surveiller l'avancée du chantier. Elle finit par monter dans la chambre pour observer le trio en pleine action.
Bastien : (surpris, mais avec un sourire ravi) Ah, Clara ! Tu es déjà de retour ?
Clara : (observant l'installation et les murs dénudés) Oui, j'ai fini plus tôt. Je voulais voir comment vous vous en sortiez avec ce vieux papier peint.
Bastien : (passant sa main sur le relief des murs pour montrer l'épaisseur des couches) Et bien aujourd'hui, c'est journée intensive. C'est compliqué, il y a plusieurs épaisseurs de tapisserie accumulées depuis des années.
Clara : (croisant les bras avec un petit sourire ironique) Oui, je l'avais remarqué ! Au moins, ça faisait une bonne isolation, non ?
Bastien : (éclatant de rire en secouant la tête) C'est sûr ! Mais il y a quand même mieux comme matériau d'isolation, crois-moi !
Clara : (s'appuyant contre le cadre de la porte en penchant la tête avec charme) Ça te dit de venir boire un café à la cuisine ? On sera plus au calme pour discuter des finitions.
Bastien : (rangeant ses outils d'un geste vif, l'air conquis) Oui, avec grand plaisir.
Bastien et Clara quittèrent la chambre dans un échange de regards complices. Leurs pas résonnèrent dans l'escalier alors qu'ils redescendaient vers la cuisine. En haut, le silence s'installa un court instant avant qu'Artik ne s'interrompe brusquement. Il lâcha sa spatule, s'essuya les mains sur son pantalon de travail et se tourna vers Mateo avec un large sourire malicieux.
Artik : (donnant un léger coup de coude à Mateo) Dis-moi... tu penses à la même chose que moi ?
Mateo : (fronçant les sourcils tout en nettoyant sa spatule) Ça dépend de ce qui traîne dans ta tête, Artik.
Artik : (baissant la voix et pointant le bas de l'escalier du doigt) Je parie qu'il va se passer quelque chose entre le patron et Clara.
Mateo : (s'arrêtant net dans son geste, les yeux écarquillés) Tu n'es pas sérieux ? Ici ?
Artik : (s'adossant contre l'escabeau sécurisé avec un clin d'œil) Tu n'as pas vu comment ils se parlent et comment ils se regardent ? Il y a de l'électricité dans l'air, je te le dis ! C'est flagrant.
Les deux garçons, Artik et Mateo, posèrent délicatement leurs outils sur la bâche pour ne pas faire le moindre bruit. Ils sortirent de la chambre sur la pointe des pieds, se glissant discrètement le long du couloir jusqu'au haut de l'escalier. Là, dissimulés par l'ombre de la rampe sculptée, ils observèrent avec attention la scène qui se déroulait en bas, dans la cuisine.
Artik : (chuchotant à l'oreille de Mateo) Regarde-les... qu'est-ce que je t'avais dit ?
Mateo : (scrutant le rez-de-chaussée) C'est vrai qu'ils ont l'air proches. On dirait qu'ils ont oublié le reste du monde.
Artik : (esquissant un sourire victorieux) Regarde comment Bastien lui sourit en prenant sa tasse... c'est flagrant ! L'ambiance a changé en deux secondes.
Mateo : (baissant encore plus la voix, inquiet) Si le patron nous voit quitter le boulot pour les espionner, on va se faire remonter les bretelles. On devrait y retourner.
Artik : (posant un doigt sur ses lèvres) Chut ! Écoute ce qu'ils se disent, c'est le moment crucial. On ne bouge pas.
Un silence complice s'installa entre les deux jeunes hommes, seulement troublé par le murmure lointain des voix en bas. Artik tourna soudain la tête vers Mateo, un éclat de défi brillant dans ses prunelles sombres.
Artik : Dis-moi... on fait un pari ?
Mateo : (intrigué) Quel genre de pari ?
Artik : (proposant avec une assurance totale) S'ils couchent ensemble, c'est moi qui te défonce l'anus dès qu'on remonte.
Mateo : (avec un sourire provocateur) Ah ouais ? Et si c'est moi qui gagne et qu'il ne se passe rien ?
Artik : Et bien, choisis ton prix.
Mateo : (plantant son regard dans celui d'Artik) Si je gagne, tu me suces. Jusqu'au bout. Sans t'arrêter.
Artik : (tendant la main pour sceller le pacte sans aucune hésitation) D'accord, marché conclu. Pas de problème !
À ce moment-là, les deux hommes replongèrent leur regard sur le duo en bas. Clara posa doucement sa main sur le torse de Bastien, approcha ses lèvres des siennes et commença à l'embrasser passionnément, brisant toute distance professionnelle.
Artik : (chuchotant avec une excitation mal dissimulée) Regarde... qu'est-ce que je t'avais dit ? J'ai gagné ! Ils vont baiser, c'est sûr.
Mateo : (totalement sous le choc, les yeux fixés sur la scène) Non... je n'y crois pas... Ils ne vont quand même pas faire ça ici, sur la table de la cuisine ?
Artik : (observant Bastien qui répondait ardemment aux baisers) J'en ai bien l'impression, regarde ! Il commence déjà à déboutonner sa chemise. On a le champ libre, Mateo.
Mateo : (le souffle court, fasciné par l'audace du patron) Je n'arrive pas à y croire... tu avais raison sur toute la ligne.
Artik : (attrapant Mateo par le bras pour l'entraîner fermement vers la chambre) Allez, viens ! On ne va pas rester là à regarder. Je vais te défoncer en même temps qu'ils s'occupent en bas. Comme ça, on en profite et on saura exactement quand ils s'arrêtent au bruit de l'escalier.
Les deux garçons arrivèrent dans la chambre et Artik ne perdit pas une seconde. D'un geste brusque et assuré, il ouvrit son pantalon de chantier et le laissa tomber au sol avec son boxer.
Mateo resta pétrifié, le cœur cognant contre ses côtes. Il n'imaginait pas que son collègue serait aussi à l'aise pour se mettre à poil avec une telle désinvolture. Alors que l'intérimaire n'osait plus bouger, Artik prit les choses en main avec une autorité nouvelle.
Il s'approcha et, avec une efficacité redoutable, fit sauter les lacets de Mateo, retira ses chaussures, puis fit glisser son pantalon et son boxer jusqu'aux chevilles. En un instant, l'intimité de la pièce fut saturée par l'odeur de la sueur et du désir, tandis qu'en bas, le silence de la cuisine laissait place aux premiers soupirs.
Il n'y a plus une seconde à perdre : à travers le plancher de bois, les bruits de succion de Clara sur le sexe de Bastien remontent déjà, étouffés mais parfaitement audibles. Cette bande-son improvisée semble décupler l'audace d'Artik.
Artik fait basculer Mateo contre l'escabeau pour avoir un accès direct à son objectif. Il s'accroupit prestement entre les jambes de son collègue. Ses mains puissantes saisissent les fesses de l'intérimaire pour les écarter avec une autorité sans réplique, révélant son intimité encore contractée par la surprise.
Sans attendre, Artik y plaque sa bouche. Mateo sursaute, les doigts crispés sur les montants froids de l'escabeau, lorsqu'il sent la pointe de la langue d'Artik s'aventurer avec une précision chirurgicale sur les parois de son anus. La sensation est foudroyante : c'est une caresse humide et brûlante qui explore chaque pli, chaque recoin, forçant les muscles de l'intérimaire à se relâcher malgré lui.
Artik insiste, sa langue travaillant en cercles concentriques, déposant une traînée de salive chaude qui luit sous les projecteurs du chantier. Pour Mateo, c'est un mélange de vertige et d'abandon ; il sent son intimité s'ouvrir sous les assauts répétés de cette langue experte qui semble vouloir goûter chaque parcelle de sa chair. Pour parfaire la préparation, Artik enfonce ensuite deux doigts, les faisant pivoter avec souplesse pour dilater et lubrifier l'intérieur, s'assurant que le chemin est désormais prêt pour l'assaut final.
Puis, il se relève brusquement et fait retourner Mateo face à lui.
Artik : (essoufflé, le regard brillant de défi) Accroche tes deux mains sur une marche de l'escabeau et tiens-toi bien ! Ne lâche surtout pas !
Artik s'accroupit à nouveau, glissant ses bras musclés derrière les cuisses de Mateo. Dans un effort de levier impressionnant, il le soulève du sol. Il place les jambes de l'intérimaire le long de ses propres bras, stabilisant son partenaire en l'air avant de placer son sexe, déjà brûlant et pulsant de vie, juste à l'entrée.
D'un mouvement sec et maîtrisé des bras, il le redescend légèrement. Le poids du corps de Mateo fait le reste : la bitte d'Artik s'enfonce d'un coup, disparaissant profondément dans l'anus de son collègue dans un glissement humide et sonore. Artik répète ensuite ces mouvements de bras, soulevant et rabaissant l'intérimaire avec une cadence de métronome, chaque percussion résonnant contre la structure métallique tandis qu'en bas, les râles de Clara et Bastien s'intensifient.
Le regard de Mateo restait rivé sur l'entrée de la chambre, guettant le moindre craquement de parquet qui annoncerait le retour de Bastien. La position de levier était périlleuse : suspendu par la seule force des bras d'Artik, Mateo sentait ses propres muscles abdominaux brûler à force de gainer pour ne pas basculer. Ses doigts étaient littéralement incrustés dans l'aluminium froid de l'escabeau, ses phalanges blanchies par la pression.
Pour Artik, l'effort était colossal. Ses biceps et ses deltoïdes étaient congestionnés, chaque fibre de ses bras vibrant sous le poids de son partenaire qu'il soulevait et rabaissait avec une précision de machine. La sueur ruisselait sur son front, perlant le long de son torse avant de venir s'écraser sur la bâche plastique dans un silence lourd. Mais la douleur physique n'était rien face à la sensation de son sexe, gorgé de sang et brûlant, qui s'enfonçait à chaque répétition dans l'étreinte serrée et humide de l'anus de Mateo. La chaleur interne de son partenaire l'enveloppait comme une fournaise, créant un frottement presque insupportable de plaisir.
Les deux hommes luttaient pour ne pas hurler. À chaque assaut, le souffle d'Artik se faisait plus court, plus rauque, tandis que Mateo, la tête renversée, sentait la verge massive labourer ses entrailles avec une force décuplée par le mouvement de levier. En bas, les râles de chair qui remontaient de la cuisine semblaient rythmer leur propre cadence, transformant la pièce en un caisson de résonance érotique.
L'excitation de la situation portait Artik à son paroxysme. Posséder son partenaire avec une telle puissance athlétique, tout en sachant que le patron prenait son pied juste quelques mètres en dessous, faisait monter sa semence à une vitesse fulgurante. Ses bras tremblaient désormais violemment, ses muscles arrivant à bout de souffle, mais il refusa de lâcher prise.
Après quelques minutes d'un effort héroïque, le corps ruisselant de sueur et les muscles tétanisés, Artik finit par atteindre le point de non-retour. Dans une ultime poussée de ses bras puissants, il enfonça sa bitte jusqu'à la garde et se figea. Il libéra alors tout son sperme en jets brûlants et saccadés au plus profond de l'anus de Mateo. Ce dernier le fixa avec un air totalement ébahi, les yeux révulsés par l'extase, découvrant avec une intensité inédite la sensation de cette lave séminale qui l'envahissait et l'inondait de l'intérieur.
Artik se retira alors lentement, son sexe encore dur, fumant et marbré de veines. Profitant de cet instant de vulnérabilité où Mateo reprenait ses esprits, le caméraman se coucha littéralement au sol pour cadrer au plus près l'intimité dilatée de l'intérimaire. Sous la lumière crue des projecteurs, l'orifice de Mateo luttait pour se refermer sur le trésor qu'il venait de recevoir.
Sur un signe du réalisateur, Mateo poussa de toutes ses forces. Sous l'œil de la lentille, de longues gouttes blanches, épaisses et visqueuses, commencèrent à perler avant de s'écouler lentement le long de son pli fessier pour s'écraser lourdement sur la bâche de protection.
Artik : (le souffle court, reposant enfin les jambes de son partenaire à terre avec précaution) Vite ! Pose tes pieds au sol et rhabille-toi ! On n'entend plus un bruit en bas... ils vont remonter d'une seconde à l'autre.
Le silence soudain qui s'était abattu sur la cuisine fut le signal d'alarme définitif. Les deux hommes se rhabillèrent dans une précipitation totale, les gestes saccadés par l'adrénaline. Mateo attrapa un mouchoir au vol, s'accroupissant d'un bond pour ramasser les dernières traces de sperme qui luisaient sur la bâche, effaçant les preuves de leur crime juste avant que les marches de l'escalier ne se mettent à craquer sous un pas lourd.
D'un mouvement synchronisé, ils reprirent leurs outils. Le bruit sec des grattoirs attaquant le mur sature instantanément la pièce. Ils faisaient mine de s'acharner sur la vieille tapisserie, le front encore perlant de sueur et le souffle court, quand le patron franchit enfin la porte.
Bastien : (entrant dans la chambre, l'air rayonnant et la chemise légèrement froissée) Alors, les garçons ? Ça avance, ce détapissage ?
Artik : (sans lever les yeux, le cœur battant à tout rompre contre ses côtes) On y travaille dur, patron... Je peux vous dire que c'est coriace ! On ne lâche rien.
Bastien ne remarqua absolument pas que le chantier n'avait pas bougé d'un millimètre pendant son absence. Trop occupé par ses propres pensées et le souvenir encore chaud de Clara, il affichait une indulgence rare. Il se contenta de hocher la tête d'un air satisfait, incapable de déceler l'odeur du sexe et de la sueur qui flottait encore lourdement entre les montants de l'escabeau.
Pendant quelques minutes encore, le bruit métallique des grattoirs continua de résonner contre le plâtre, un son sec qui semblait masquer les battements de cœur encore rapides d'Artik et Mateo. Le mur fut enfin totalement mis à nu, révélant la pierre grise du manoir. Le caméraman, l'œil aux aguets, coupait et rallumait sa caméra par intermittence, capturant les visages en sueur et les mains calleuses pour les derniers plans de coupe.
Bastien : (passant sa main sur le mur propre, d'un ton admiratif) Beau boulot les gars. Vous avez mis le paquet sur la fin, je ne vous ai jamais vus aussi productifs.
Artik : (rangeant sa spatule dans sa caisse, le souffle encore un peu court) On voulait finir avant que la lumière baisse, patron. Et puis... on avait une sacrée motivation.
Mateo : (évitant le regard de Bastien en repliant la bâche de protection) C'est sûr. On n'a pas vu le temps passer sur cet escabeau.
Les trois ouvriers commencèrent à rassembler leur matériel. Le cliquetis des outils qu'on jette dans les caisses et le froissement du plastique qu'on roule remplissaient la pièce. Ils quittèrent la chambre un à un, laissant derrière eux une atmosphère encore lourde de vapeurs de chantier et de désirs assouvis.
En arrivant dans le hall, ils retrouvèrent Clara qui les attendait près de la porte d'entrée. Au moment de franchir le seuil, Bastien s'arrêta. Il affichait un sourire rayonnant, celui d'un homme dont la journée s'était terminée bien mieux qu'elle n'avait commencé.
Bastien : (s'adressant à Clara d'une voix douce) Merci pour l'accueil, Clara. Ce café... c'était exactement ce qu'il me fallait pour tenir jusqu'au bout.
Clara : (replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, le regard brillant) Tout le plaisir était pour moi, Bastien. Le chantier avance bien, je suis ravie du résultat. On se voit demain pour la suite ?
Bastien : (avec un clin d'œil complice) Compte sur moi. Je serai là à la première heure.
Tandis que les ouvriers chargeaient le camion, Daniel finit de sécuriser son propre équipement avec un soin presque religieux.
Daniel : (vérifiant ses dernières cartes mémoires d'un air plus que satisfait) C'est bon pour moi ! On coupe tout ! Fin de tournage pour aujourd'hui !
Le réalisateur rangea ses batteries et ferma ses objectifs avec le sentiment du devoir accompli. Il savait qu'il tenait en boîte des images d'une intensité rare.
Daniel : (s'adressant à l'équipe avec un sourire malicieux) Les gars, je crois qu'on vient de shooter l'épisode le plus "physique" de toute la série. Rentrez bien, vous avez mérité votre repos.
La fin de la soirée arriva à grands pas. Tandis que l'équipe technique repartait vers les bureaux pour entamer immédiatement le dérushage, Mateo décida de rester un peu. Comme son prédécesseur avant lui, il partagea un dernier repas avec Artik, savourant ce moment de calme après l'orage sensoriel de l'après-midi. Son objectif final restait de rejoindre Bryan pour signer officiellement la fin de son contrat de mission.
Artik : (se massant l'épaule en grimaçant légèrement) J'ai un peu mal au bras... l'effort qu'on vient de fournir sur l'escabeau était vraiment intense.
Daniel : (avec un petit sourire entendu, sans lever les yeux de ses notes) Je comprends, Artik. Tu n'as vraiment pas ménagé tes forces aujourd'hui. On a tout ce qu'il faut.
Épuisé par la prouesse physique qu'il avait dû déployer, Artik ne traîna pas et partit se coucher pour récupérer. Daniel, fidèle à lui-même, resta posté devant ses écrans de contrôle. Il continua de travailler avec acharnement sur la structure de la suite, ne rejoignant son lit que très tard dans la nuit, bercé par les images de ce "chantier" très particulier.
Daniel : (se frottant les mains) Si c'est aussi bon que ça en a l'air, je crois qu'on ne va plus vouloir retourner bosser.
Bastien : (riant) Oh que si, il faut bien éliminer tout ça après !
Quand ils entrèrent enfin, Richard avait déjà dressé la table et les attendait impatiemment. Une fois que tous furent installés, il commença le service. En déposant la dernière assiette, il fit l'annonce de sa création : une souris d'agneau accompagnée de son écrasé de pommes de terre à la truffe.
Le silence se fit instantanément. Plus un mot ne sortit de leur bouche. Ils dégustèrent l'assiette avec une lenteur religieuse.
Mateo : (après une première bouchée, les yeux fermés) Richard... c'est indécent. C'est la meilleure viande que j'ai mangée de ma vie.
Artik : (lançant un regard en coin à Mateo) On a besoin de forces pour la suite, Mateo. Le chef a compris qu'on avait bossé dur ce matin.
Richard : (gêné mais ravi) Content que ça vous plaise. J'ai fait confire l'agneau pendant sept heures pour qu'il fonde tout seul.
Après ce moment de pur délice, le chef laissa ses convives digérer, faisant monter l'attente tandis que des parfums sucrés commençaient à envahir la pièce. Une fois l'impatience à son comble, il revint avec le plateau final pour l'annonce du dessert : Moelleux signature façon Forêt-Noire, cœur coulant aux griottes confites.
Bryan : (admiratif) C'est une œuvre d'art, Richard. On dirait presque un péché d'y toucher.
À nouveau, le silence s'installa. Transportés par la puissance du chocolat et la douceur de la cerise, tous confirmèrent le talent exceptionnel de leur hôte.
Le calme de la digestion fut bientôt rompu par le bruit des chaises que l'on recule sur le sol. L'énergie du festin se transformait déjà en une détermination nouvelle. Les visages, détendus quelques minutes plus tôt, se refermèrent pour laisser place au sérieux de la mission.
Daniel : (se levant d'un bond) Allez l'équipe, on ne mollit pas ! On a une grosse séquence sur le feu. Artik, Mateo, j'espère que vous avez encore de l'énergie, parce qu'on va passer aux choses sérieuses sur l'escabeau.
Mateo : (se levant avec un sourire carnassier) Ne t'en fais pas pour ça, Daniel. Je suis plus que prêt.
Richard rangea le dernier plateau, échangea un regard complice avec le groupe, et chacun reprit son poste de combat. L'estomac plein, ils se sentaient désormais invincibles.
Tout le monde était rassasié et prêt à se remettre au travail. L'équipe de tournage mit la main à la pâte et commença à installer l'escabeau au milieu de la pièce. Ils le sécurisèrent au maximum, car la prochaine séquence allait être encore plus risquée. Il ne fallait surtout pas que les acteurs se blessent : la position prévue était particulièrement périlleuse.
Quand tout fut en place, Daniel donna le top départ pour que le tournage reprenne. Les trois hommes entrèrent dans la maison et montèrent dans la chambre pour continuer les travaux. Après quelques minutes, Clara, la mère de Mathis, rentra du travail. N'étant pas de service cet après-midi-là, elle en profitait pour surveiller l'avancée du chantier. Elle finit par monter dans la chambre pour observer le trio en pleine action.
Bastien : (surpris, mais avec un sourire ravi) Ah, Clara ! Tu es déjà de retour ?
Clara : (observant l'installation et les murs dénudés) Oui, j'ai fini plus tôt. Je voulais voir comment vous vous en sortiez avec ce vieux papier peint.
Bastien : (passant sa main sur le relief des murs pour montrer l'épaisseur des couches) Et bien aujourd'hui, c'est journée intensive. C'est compliqué, il y a plusieurs épaisseurs de tapisserie accumulées depuis des années.
Clara : (croisant les bras avec un petit sourire ironique) Oui, je l'avais remarqué ! Au moins, ça faisait une bonne isolation, non ?
Bastien : (éclatant de rire en secouant la tête) C'est sûr ! Mais il y a quand même mieux comme matériau d'isolation, crois-moi !
Clara : (s'appuyant contre le cadre de la porte en penchant la tête avec charme) Ça te dit de venir boire un café à la cuisine ? On sera plus au calme pour discuter des finitions.
Bastien : (rangeant ses outils d'un geste vif, l'air conquis) Oui, avec grand plaisir.
Bastien et Clara quittèrent la chambre dans un échange de regards complices. Leurs pas résonnèrent dans l'escalier alors qu'ils redescendaient vers la cuisine. En haut, le silence s'installa un court instant avant qu'Artik ne s'interrompe brusquement. Il lâcha sa spatule, s'essuya les mains sur son pantalon de travail et se tourna vers Mateo avec un large sourire malicieux.
Artik : (donnant un léger coup de coude à Mateo) Dis-moi... tu penses à la même chose que moi ?
Mateo : (fronçant les sourcils tout en nettoyant sa spatule) Ça dépend de ce qui traîne dans ta tête, Artik.
Artik : (baissant la voix et pointant le bas de l'escalier du doigt) Je parie qu'il va se passer quelque chose entre le patron et Clara.
Mateo : (s'arrêtant net dans son geste, les yeux écarquillés) Tu n'es pas sérieux ? Ici ?
Artik : (s'adossant contre l'escabeau sécurisé avec un clin d'œil) Tu n'as pas vu comment ils se parlent et comment ils se regardent ? Il y a de l'électricité dans l'air, je te le dis ! C'est flagrant.
Les deux garçons, Artik et Mateo, posèrent délicatement leurs outils sur la bâche pour ne pas faire le moindre bruit. Ils sortirent de la chambre sur la pointe des pieds, se glissant discrètement le long du couloir jusqu'au haut de l'escalier. Là, dissimulés par l'ombre de la rampe sculptée, ils observèrent avec attention la scène qui se déroulait en bas, dans la cuisine.
Artik : (chuchotant à l'oreille de Mateo) Regarde-les... qu'est-ce que je t'avais dit ?
Mateo : (scrutant le rez-de-chaussée) C'est vrai qu'ils ont l'air proches. On dirait qu'ils ont oublié le reste du monde.
Artik : (esquissant un sourire victorieux) Regarde comment Bastien lui sourit en prenant sa tasse... c'est flagrant ! L'ambiance a changé en deux secondes.
Mateo : (baissant encore plus la voix, inquiet) Si le patron nous voit quitter le boulot pour les espionner, on va se faire remonter les bretelles. On devrait y retourner.
Artik : (posant un doigt sur ses lèvres) Chut ! Écoute ce qu'ils se disent, c'est le moment crucial. On ne bouge pas.
Un silence complice s'installa entre les deux jeunes hommes, seulement troublé par le murmure lointain des voix en bas. Artik tourna soudain la tête vers Mateo, un éclat de défi brillant dans ses prunelles sombres.
Artik : Dis-moi... on fait un pari ?
Mateo : (intrigué) Quel genre de pari ?
Artik : (proposant avec une assurance totale) S'ils couchent ensemble, c'est moi qui te défonce l'anus dès qu'on remonte.
Mateo : (avec un sourire provocateur) Ah ouais ? Et si c'est moi qui gagne et qu'il ne se passe rien ?
Artik : Et bien, choisis ton prix.
Mateo : (plantant son regard dans celui d'Artik) Si je gagne, tu me suces. Jusqu'au bout. Sans t'arrêter.
Artik : (tendant la main pour sceller le pacte sans aucune hésitation) D'accord, marché conclu. Pas de problème !
À ce moment-là, les deux hommes replongèrent leur regard sur le duo en bas. Clara posa doucement sa main sur le torse de Bastien, approcha ses lèvres des siennes et commença à l'embrasser passionnément, brisant toute distance professionnelle.
Artik : (chuchotant avec une excitation mal dissimulée) Regarde... qu'est-ce que je t'avais dit ? J'ai gagné ! Ils vont baiser, c'est sûr.
Mateo : (totalement sous le choc, les yeux fixés sur la scène) Non... je n'y crois pas... Ils ne vont quand même pas faire ça ici, sur la table de la cuisine ?
Artik : (observant Bastien qui répondait ardemment aux baisers) J'en ai bien l'impression, regarde ! Il commence déjà à déboutonner sa chemise. On a le champ libre, Mateo.
Mateo : (le souffle court, fasciné par l'audace du patron) Je n'arrive pas à y croire... tu avais raison sur toute la ligne.
Artik : (attrapant Mateo par le bras pour l'entraîner fermement vers la chambre) Allez, viens ! On ne va pas rester là à regarder. Je vais te défoncer en même temps qu'ils s'occupent en bas. Comme ça, on en profite et on saura exactement quand ils s'arrêtent au bruit de l'escalier.
Les deux garçons arrivèrent dans la chambre et Artik ne perdit pas une seconde. D'un geste brusque et assuré, il ouvrit son pantalon de chantier et le laissa tomber au sol avec son boxer.
Mateo resta pétrifié, le cœur cognant contre ses côtes. Il n'imaginait pas que son collègue serait aussi à l'aise pour se mettre à poil avec une telle désinvolture. Alors que l'intérimaire n'osait plus bouger, Artik prit les choses en main avec une autorité nouvelle.
Il s'approcha et, avec une efficacité redoutable, fit sauter les lacets de Mateo, retira ses chaussures, puis fit glisser son pantalon et son boxer jusqu'aux chevilles. En un instant, l'intimité de la pièce fut saturée par l'odeur de la sueur et du désir, tandis qu'en bas, le silence de la cuisine laissait place aux premiers soupirs.
Il n'y a plus une seconde à perdre : à travers le plancher de bois, les bruits de succion de Clara sur le sexe de Bastien remontent déjà, étouffés mais parfaitement audibles. Cette bande-son improvisée semble décupler l'audace d'Artik.
Artik fait basculer Mateo contre l'escabeau pour avoir un accès direct à son objectif. Il s'accroupit prestement entre les jambes de son collègue. Ses mains puissantes saisissent les fesses de l'intérimaire pour les écarter avec une autorité sans réplique, révélant son intimité encore contractée par la surprise.
Sans attendre, Artik y plaque sa bouche. Mateo sursaute, les doigts crispés sur les montants froids de l'escabeau, lorsqu'il sent la pointe de la langue d'Artik s'aventurer avec une précision chirurgicale sur les parois de son anus. La sensation est foudroyante : c'est une caresse humide et brûlante qui explore chaque pli, chaque recoin, forçant les muscles de l'intérimaire à se relâcher malgré lui.
Artik insiste, sa langue travaillant en cercles concentriques, déposant une traînée de salive chaude qui luit sous les projecteurs du chantier. Pour Mateo, c'est un mélange de vertige et d'abandon ; il sent son intimité s'ouvrir sous les assauts répétés de cette langue experte qui semble vouloir goûter chaque parcelle de sa chair. Pour parfaire la préparation, Artik enfonce ensuite deux doigts, les faisant pivoter avec souplesse pour dilater et lubrifier l'intérieur, s'assurant que le chemin est désormais prêt pour l'assaut final.
Puis, il se relève brusquement et fait retourner Mateo face à lui.
Artik : (essoufflé, le regard brillant de défi) Accroche tes deux mains sur une marche de l'escabeau et tiens-toi bien ! Ne lâche surtout pas !
Artik s'accroupit à nouveau, glissant ses bras musclés derrière les cuisses de Mateo. Dans un effort de levier impressionnant, il le soulève du sol. Il place les jambes de l'intérimaire le long de ses propres bras, stabilisant son partenaire en l'air avant de placer son sexe, déjà brûlant et pulsant de vie, juste à l'entrée.
D'un mouvement sec et maîtrisé des bras, il le redescend légèrement. Le poids du corps de Mateo fait le reste : la bitte d'Artik s'enfonce d'un coup, disparaissant profondément dans l'anus de son collègue dans un glissement humide et sonore. Artik répète ensuite ces mouvements de bras, soulevant et rabaissant l'intérimaire avec une cadence de métronome, chaque percussion résonnant contre la structure métallique tandis qu'en bas, les râles de Clara et Bastien s'intensifient.
Le regard de Mateo restait rivé sur l'entrée de la chambre, guettant le moindre craquement de parquet qui annoncerait le retour de Bastien. La position de levier était périlleuse : suspendu par la seule force des bras d'Artik, Mateo sentait ses propres muscles abdominaux brûler à force de gainer pour ne pas basculer. Ses doigts étaient littéralement incrustés dans l'aluminium froid de l'escabeau, ses phalanges blanchies par la pression.
Pour Artik, l'effort était colossal. Ses biceps et ses deltoïdes étaient congestionnés, chaque fibre de ses bras vibrant sous le poids de son partenaire qu'il soulevait et rabaissait avec une précision de machine. La sueur ruisselait sur son front, perlant le long de son torse avant de venir s'écraser sur la bâche plastique dans un silence lourd. Mais la douleur physique n'était rien face à la sensation de son sexe, gorgé de sang et brûlant, qui s'enfonçait à chaque répétition dans l'étreinte serrée et humide de l'anus de Mateo. La chaleur interne de son partenaire l'enveloppait comme une fournaise, créant un frottement presque insupportable de plaisir.
Les deux hommes luttaient pour ne pas hurler. À chaque assaut, le souffle d'Artik se faisait plus court, plus rauque, tandis que Mateo, la tête renversée, sentait la verge massive labourer ses entrailles avec une force décuplée par le mouvement de levier. En bas, les râles de chair qui remontaient de la cuisine semblaient rythmer leur propre cadence, transformant la pièce en un caisson de résonance érotique.
L'excitation de la situation portait Artik à son paroxysme. Posséder son partenaire avec une telle puissance athlétique, tout en sachant que le patron prenait son pied juste quelques mètres en dessous, faisait monter sa semence à une vitesse fulgurante. Ses bras tremblaient désormais violemment, ses muscles arrivant à bout de souffle, mais il refusa de lâcher prise.
Après quelques minutes d'un effort héroïque, le corps ruisselant de sueur et les muscles tétanisés, Artik finit par atteindre le point de non-retour. Dans une ultime poussée de ses bras puissants, il enfonça sa bitte jusqu'à la garde et se figea. Il libéra alors tout son sperme en jets brûlants et saccadés au plus profond de l'anus de Mateo. Ce dernier le fixa avec un air totalement ébahi, les yeux révulsés par l'extase, découvrant avec une intensité inédite la sensation de cette lave séminale qui l'envahissait et l'inondait de l'intérieur.
Artik se retira alors lentement, son sexe encore dur, fumant et marbré de veines. Profitant de cet instant de vulnérabilité où Mateo reprenait ses esprits, le caméraman se coucha littéralement au sol pour cadrer au plus près l'intimité dilatée de l'intérimaire. Sous la lumière crue des projecteurs, l'orifice de Mateo luttait pour se refermer sur le trésor qu'il venait de recevoir.
Sur un signe du réalisateur, Mateo poussa de toutes ses forces. Sous l'œil de la lentille, de longues gouttes blanches, épaisses et visqueuses, commencèrent à perler avant de s'écouler lentement le long de son pli fessier pour s'écraser lourdement sur la bâche de protection.
Artik : (le souffle court, reposant enfin les jambes de son partenaire à terre avec précaution) Vite ! Pose tes pieds au sol et rhabille-toi ! On n'entend plus un bruit en bas... ils vont remonter d'une seconde à l'autre.
Le silence soudain qui s'était abattu sur la cuisine fut le signal d'alarme définitif. Les deux hommes se rhabillèrent dans une précipitation totale, les gestes saccadés par l'adrénaline. Mateo attrapa un mouchoir au vol, s'accroupissant d'un bond pour ramasser les dernières traces de sperme qui luisaient sur la bâche, effaçant les preuves de leur crime juste avant que les marches de l'escalier ne se mettent à craquer sous un pas lourd.
D'un mouvement synchronisé, ils reprirent leurs outils. Le bruit sec des grattoirs attaquant le mur sature instantanément la pièce. Ils faisaient mine de s'acharner sur la vieille tapisserie, le front encore perlant de sueur et le souffle court, quand le patron franchit enfin la porte.
Bastien : (entrant dans la chambre, l'air rayonnant et la chemise légèrement froissée) Alors, les garçons ? Ça avance, ce détapissage ?
Artik : (sans lever les yeux, le cœur battant à tout rompre contre ses côtes) On y travaille dur, patron... Je peux vous dire que c'est coriace ! On ne lâche rien.
Bastien ne remarqua absolument pas que le chantier n'avait pas bougé d'un millimètre pendant son absence. Trop occupé par ses propres pensées et le souvenir encore chaud de Clara, il affichait une indulgence rare. Il se contenta de hocher la tête d'un air satisfait, incapable de déceler l'odeur du sexe et de la sueur qui flottait encore lourdement entre les montants de l'escabeau.
Pendant quelques minutes encore, le bruit métallique des grattoirs continua de résonner contre le plâtre, un son sec qui semblait masquer les battements de cœur encore rapides d'Artik et Mateo. Le mur fut enfin totalement mis à nu, révélant la pierre grise du manoir. Le caméraman, l'œil aux aguets, coupait et rallumait sa caméra par intermittence, capturant les visages en sueur et les mains calleuses pour les derniers plans de coupe.
Bastien : (passant sa main sur le mur propre, d'un ton admiratif) Beau boulot les gars. Vous avez mis le paquet sur la fin, je ne vous ai jamais vus aussi productifs.
Artik : (rangeant sa spatule dans sa caisse, le souffle encore un peu court) On voulait finir avant que la lumière baisse, patron. Et puis... on avait une sacrée motivation.
Mateo : (évitant le regard de Bastien en repliant la bâche de protection) C'est sûr. On n'a pas vu le temps passer sur cet escabeau.
Les trois ouvriers commencèrent à rassembler leur matériel. Le cliquetis des outils qu'on jette dans les caisses et le froissement du plastique qu'on roule remplissaient la pièce. Ils quittèrent la chambre un à un, laissant derrière eux une atmosphère encore lourde de vapeurs de chantier et de désirs assouvis.
En arrivant dans le hall, ils retrouvèrent Clara qui les attendait près de la porte d'entrée. Au moment de franchir le seuil, Bastien s'arrêta. Il affichait un sourire rayonnant, celui d'un homme dont la journée s'était terminée bien mieux qu'elle n'avait commencé.
Bastien : (s'adressant à Clara d'une voix douce) Merci pour l'accueil, Clara. Ce café... c'était exactement ce qu'il me fallait pour tenir jusqu'au bout.
Clara : (replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, le regard brillant) Tout le plaisir était pour moi, Bastien. Le chantier avance bien, je suis ravie du résultat. On se voit demain pour la suite ?
Bastien : (avec un clin d'œil complice) Compte sur moi. Je serai là à la première heure.
Tandis que les ouvriers chargeaient le camion, Daniel finit de sécuriser son propre équipement avec un soin presque religieux.
Daniel : (vérifiant ses dernières cartes mémoires d'un air plus que satisfait) C'est bon pour moi ! On coupe tout ! Fin de tournage pour aujourd'hui !
Le réalisateur rangea ses batteries et ferma ses objectifs avec le sentiment du devoir accompli. Il savait qu'il tenait en boîte des images d'une intensité rare.
Daniel : (s'adressant à l'équipe avec un sourire malicieux) Les gars, je crois qu'on vient de shooter l'épisode le plus "physique" de toute la série. Rentrez bien, vous avez mérité votre repos.
La fin de la soirée arriva à grands pas. Tandis que l'équipe technique repartait vers les bureaux pour entamer immédiatement le dérushage, Mateo décida de rester un peu. Comme son prédécesseur avant lui, il partagea un dernier repas avec Artik, savourant ce moment de calme après l'orage sensoriel de l'après-midi. Son objectif final restait de rejoindre Bryan pour signer officiellement la fin de son contrat de mission.
Artik : (se massant l'épaule en grimaçant légèrement) J'ai un peu mal au bras... l'effort qu'on vient de fournir sur l'escabeau était vraiment intense.
Daniel : (avec un petit sourire entendu, sans lever les yeux de ses notes) Je comprends, Artik. Tu n'as vraiment pas ménagé tes forces aujourd'hui. On a tout ce qu'il faut.
Épuisé par la prouesse physique qu'il avait dû déployer, Artik ne traîna pas et partit se coucher pour récupérer. Daniel, fidèle à lui-même, resta posté devant ses écrans de contrôle. Il continua de travailler avec acharnement sur la structure de la suite, ne rejoignant son lit que très tard dans la nuit, bercé par les images de ce "chantier" très particulier.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Hercule
0 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...
