La mort

- Par l'auteur HDS Celse -
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Auteur homme.
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Récit libertin : La mort Histoire érotique Publiée sur HDS le 12-04-2026 dans la catégorie A dormir debout
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La mort
Solene avait toujours aimé les falaises. Ces remparts abrupts de la côte bretonne, battus par les vents salés de l'Atlantique, lui offraient un sentiment de liberté absolue. À vingt-huit ans, elle était une femme passionnée, une randonneuse intrépide aux cheveux châtains cascadant en boucles sauvages, aux yeux bleus comme la mer en tempête. Ce jour-là, le ciel était d'un gris lourd, chargé de pluie imminente, mais elle avait insisté pour gravir le sentier escarpé menant au promontoire le plus haut. Une chute de 200 mètres, disaient les panneaux d'avertissement. Elle avait ri, confiante en sa force, en son équilibre forgé par des années d'escalade.


Mais la roche était traîtresse, humidifiée par la brume marine. Son pied glissa sur une plaque de lichen mouillé. Le cri qu'elle poussa fut emporté par le vent hurlant. Son corps bascula dans le vide, tournoyant comme une feuille morte. Les secondes s'étirèrent en une éternité de terreur : le rugissement de l'océan en bas, les mouettes affolées, le choc imminent. Puis, l'impact. Un craquement sourd, multiple, comme si son corps se brisait en mille morceaux contre les rochers acérés. La douleur fut fulgurante, un feu qui consuma tout avant de s'éteindre dans le noir absolu.


Quand Solene reprit conscience – ou du moins, une forme de conscience –, elle flottait au-dessus de la scène. Son corps gisait en contrebas, inanimé et disloqué. Les membres tordus à des angles impossibles, le crâne fendu, du sang se mêlant à l'écume des vagues qui léchaient les rochers. Elle était détruite, méconnaissable. Une poupée brisée abandonnée par la marée.


À ses côtés – ou plutôt, à côté de cette enveloppe charnelle qu'elle reconnaissait à peine –, se tenait une silhouette encapuchonnée. Grande, immobile, drapée dans une cape noire qui semblait absorber la lumière du jour mourant. Une faux scintillante reposait contre son épaule, sa lame courbe luisant d'un éclat froid. La Mort. Pas une allégorie abstraite, mais une présence tangible, presque charnelle. Sous la capuche, un visage pâle et parfait émergeait : traits ciselés, lèvres minces et sensuelles, yeux d'un noir infini où dansaient des étoiles mourantes. Il était beau, d'une beauté terrifiante, androgyne et masculine à la fois, avec une aura qui faisait frissonner l'air.


« Il est temps, Solene, » murmura-t-il d'une voix grave, résonnante comme le grondement lointain d'un tonnerre éternel. « Ton heure est venue. Viens avec moi. »


Elle flottait, esprit désincarné, mais elle sentait encore la panique la submerger. Non. Pas maintenant. Pas comme ça. Elle avait tant à vivre : des amants à conquérir, des sommets à escalader, des nuits passionnées sous les étoiles. La Mort tendait une main squelettique gainée de chair pâle, prête à l'emmener vers l'inconnu.


« Attends ! » cria-t-elle, sa voix éthérée résonnant dans le vide. « Je ne veux pas mourir ! Pas encore ! »


La Mort s'arrêta, inclinant légèrement la tête. Un sourire amusé étira ses lèvres. « Personne ne veut, petite mortelle. Mais le contrat est scellé. Ton corps est brisé. Ton âme m'appartient. »


Désespérée, Solene chercha une issue. Elle avait toujours été audacieuse, séductrice même. Dans sa vie, elle avait parfois usé de son corps comme d'une arme, offrant des plaisirs inoubliables à ceux qui croisaient son chemin. Et face à cette entité éternelle, une idée folle germa dans son esprit. Une idée qui jouait sur le désir, sur l'inattendu.


« Laisse-moi une chance, » supplia-t-elle, sa voix tremblante mais déterminée. « Laisse-moi te prouver que je mérite de vivre. Je... je te ferai une pipe. La meilleure que tu aies jamais connue. En échange, rends-moi la vie. Laisse-moi retourner dans mon corps. »


La Mort se figea. Puis, un rire bas, profond, échappa de sa gorge. « Une fellation ? À moi ? La Faucheuse ? Les mortels me supplient, me maudissent, me défient... mais jamais cela. Tu es audacieuse, Solene. Très audacieuse. »


Il s'approcha, sa cape flottant comme une ombre vivante. D'un geste fluide, il releva légèrement sa capuche, révélant pleinement son visage. Beau, impitoyable. Ses yeux noirs la transpercèrent. « Très bien. Prouve-le. Si tu me satisfais comme nulle autre, je considérerai ton offre. Mais sache que je n'ai pas connu le plaisir charnel depuis des millénaires. »


Solene sentit son âme se matérialiser progressivement, comme si la Mort lui accordait un corps éphémère pour cet acte. Elle se retrouva agenouillée sur le sol rocailleux, près de son cadavre brisé, mais son nouveau corps était intact, nu, vulnérable sous le vent froid. La Mort se dressa devant elle, dominant de sa hauteur. D'un mouvement lent, il écarta les pans de sa cape, révélant une forme masculine parfaite : un membre dressé, pâle et veiné d'ombres, dur comme le marbre mais chaud d'une vie interdite. Il était imposant, pulsant d'une énergie surnaturelle, couronné d'un gland lisse et gonflé.


Son cœur – ou ce qui en tenait lieu – battait la chamade. Elle jouait sa vie sur cela. Une fellation. La meilleure de sa vie à elle, et sans doute la première pour lui depuis des millénaires. Elle devait être parfaite. Irrésistible. Elle leva les yeux vers lui, implorants, séducteurs, et murmura : « Laisse-moi te montrer pourquoi je mérite de vivre. »


Ses mains tremblantes se posèrent d'abord sur ses cuisses froides, remontant lentement pour caresser la base de son sexe. Il était dur, rigide, mais la peau était douce, presque veloutée. Elle sentit une chaleur étrange émaner de lui, comme si la Mort elle-même contenait un feu caché. Solene approcha ses lèvres, effleurant d'abord le gland d'un baiser léger, timide. Sa langue sortit, lapant délicatement le bout, goûtant une saveur âcre et enivrante, comme du nectar d'outre-tombe mêlé à du sel marin.


La Mort soupira, un son qui fit vibrer l'air. « Continue, mortelle. Impressionne-moi. »


Encouragée, Solene intensifia. Elle jouait sa vie, elle le savait. Chaque mouvement devait être calculé, passionné. Elle enveloppa le gland de ses lèvres pulpeuses, le suçant doucement, aspirant avec une pression mesurée. Sa langue tourbillonnait autour, explorant chaque crêtes, chaque veine saillante. Elle sentait son membre tressaillir sous l'assaut, grossir encore dans sa bouche chaude et humide.


Elle le prit plus profond, centimètre par centimètre, relaxant sa gorge pour l'accueillir pleinement. Ses mains massaient la base, tordant légèrement dans un rythme sensuel, tandis que l'autre caressait ses bourses lourdes, froides au toucher mais se réchauffant sous ses doigts. Solene accéléra, sa tête montant et descendant avec une cadence experte : lent d'abord, pour le taquiner, puis plus vite, plus profond. Des bruits obscènes emplissaient l'air – le clapotis humide de sa bouche, ses gémissements étouffés, les souffles rauques de la Mort.


Elle sentait la tension en lui monter. Ses hanches immortelles commencèrent à bouger imperceptiblement, poussant plus loin dans sa gorge. Solene ne recula pas. Au contraire, elle redoubla d'efforts. Sa langue pressait contre le dessous de son sexe à chaque retrait, lapant avidement. Elle alternait : succions profondes où elle avalait presque tout, puis léchages légers sur le frein sensible, faisant frissonner l'entité éternelle.


« Oui... » grogna la Mort, sa voix plus grave, plus animale. « Tu es... habile. Plus que je ne l'imaginais. »


Solene sentait les larmes couler sur ses joues – de l'effort, du désespoir, de la détermination. Elle jouait sa vie. Elle devait le faire jouir comme jamais. Elle accéléra encore, sa bouche un fourreau chaud et serré, sa gorge se contractant autour de lui en spasmes volontaires. Ses mains pompait en rythme, tordant, caressant. Elle humait son odeur musquée, surnaturelle, qui l'enivrait. Elle le suçait avec une ferveur presque religieuse, comme si cet acte pouvait défier le destin lui-même.


La Mort empoigna ses cheveux, ses doigts osseux mais fermes tirant légèrement, guidant ses mouvements. Ses hanches poussèrent plus fort, baisant sa bouche avec une urgence croissante. Solene gémissait autour de lui, les vibrations ajoutant à son plaisir. Elle sentait son membre gonfler, pulser violemment. Il était proche.


« Plus... plus profond, mortelle ! » ordonna-t-il, sa voix brisée par le plaisir pour la première fois.


Elle obéit, prenant tout, son nez pressé contre son bas-ventre pâle, sa gorge pleine à en étouffer. Elle avalait autour de lui, massant de l'intérieur. Ses lèvres serrées glissaient sans relâche, sa langue dansant follement.


Enfin, la Mort rugit – un son qui fit trembler les falaises. Son corps se raidit, et il explosa dans sa bouche. Des jets chauds, abondants, au goût étrange – amer et sucré, comme l'élixir de l'éternité – inondèrent sa gorge. Solene avala tout, goulûment, ne laissant rien échapper, suçant encore pour prolonger son extase, pour le vider complètement. Elle sentait les spasmes le secouer, interminables, comme si des siècles de frustration se libéraient en elle.


Quand il se retira enfin, son membre luisant de sa salive, Solene leva les yeux, haletante, la bouche encore pleine de son essence. Elle avait réussi. La meilleure fellation de sa vie. De la sienne, et sans doute de l'Histoire.


« Tu... tu vas me laisser vivre, maintenant ? » murmura-t-elle, la voix rauque, pleine d'espoir.


La Mort la regarda, un sourire lent et carnassier étirant ses lèvres. Il rajusta sa cape, son regard noir pétillant d'une nouvelle faim.


« Oh, Solene... Ce fut exquis. La meilleure, en effet. Mais maintenant, j'ai envie d'essayer d'autres choses avec toi. Tant de plaisirs que les mortels inventent... et que je n'ai pas goûtés depuis si longtemps. Viens avec moi au pays des morts. Tu seras mienne, pour l'éternité. »


Avant qu'elle ne puisse protester, sa main se posa sur son épaule. Le monde tourbillonna, les falaises s'effacèrent. Solene fut emportée dans les ténèbres, vers un royaume d'ombres et de désirs infinis, où la Mort, son nouveau maître, avait bien d'autres jeux en tête.


Et dans le pays des morts, leurs nuits ne firent que commencer...

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