Le Contrat - Chapitre 14: Le pivot

- Par l'auteur HDS Pelec -
Récit érotique écrit par Pelec [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Le Contrat - Chapitre 14: Le pivot Histoire érotique Publiée sur HDS le 28-02-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Le Contrat - Chapitre 14: Le pivot
Dimanche, 21 h. La porte s’ouvrit sur mon pas. Elle s’écarta d’un demi-mètre, tailleur sombre, frange en pointe, yeux verts sans humeur.

— À poil.

Je me déshabillai dans l’entrée. Son ongle toucha mon sternum pour abaisser la respiration, ses doigts redressèrent mes épaules d’un tapotement bref. Elle montra le tapis.

— À quatre pattes. Mains à plat. Genoux écartés.

Le claquement des gants remit tout à sa place. Le flacon chuinta. Son premier doigt entra, jusqu’à la première phalange, s’immobilisa, puis la seconde. Elle attendit, la paume posée à plat sur mon sacrum comme un poids qui interdit la fuite.

— Qu’est-ce que tu sens ?

— Étirement au bord. Chaleur. Ça prend.

— Tu tiens.

Je tenais. Elle retira, remit, tourna d’un millimètre, repartit. Le deuxième doigt rejoignit le premier, pression lente, régulière. Huit pressions longues, environ trois secondes chacune, pause courte, reprise. Quand l’anneau protesta à la quatrième, elle ne força pas : sa main resta là, lourde, et quelque chose céda proprement. Elle recommença la série, puis une autre, sans un mot. Je décrivais, court, comme appris : « plus haut, un poids », « ça s’assouplit », « chaleur diffuse ».

Le troisième doigt vint ensuite. Six pressions longues, immobilité. Mon anneau battit tout seul entre deux souffles. Elle retira.

— Trois fluides. Bien. Essai du quatrième.

Son silence changea de densité. Elle lubrifia de nouveau, entra « trois plus un » : trois doigts installés, le quatrième présenté, sans brusquer. Vingt secondes immobile, respiration basse, rien ne passa ; vingt autres, presque, et le muscle refusa net. Sa main au sacrum se fit plus présente.

— Suffit. Retour à trois. Respire.

Le soulagement eut la netteté d’un verdict. Elle termina par deux séries propres à trois doigts, puis retira. Je restai offert au tapis, la peau tiède, la tête claire.

— Plug gonflable.

La matière lisse glissa, large à la base, sage. Trois pompes. Pause. Une autre. Pause. À la cinquième, la sensation quittait le simple « rempli » pour la vraie présence, ronde et lourde. Elle se leva, rangea la table basse, puis revint à ma nuque d’une pression qui me remit dans l’axe.

— Debout. Face au miroir. Buste plié.

Je me plaçai devant la commode, pieds à la largeur des épaules, buste à angle droit, mains à plat sur le bois. Le miroir renvoyait mon visage baissé, ma ligne tenue. Elle posa le bandeau sur mes yeux, serra juste ce qu’il fallait.

Le harnais claqua quand elle le boucla à ses hanches. Une seconde d’eau au lavabo : le gode avait été tiédi. Sa main vint se poser à ma nuque.

— Reste.

La pointe trouva l’entrée. Elle entra un tiers seulement, régulier, sans à-coups, ressortit, revint. Deux minutes à ce trajet court, comme un dessin qu’on apprend à tracer sans trembler. Je calai l’expiration sur l’entrée, l’inspiration sur le retrait. Puis elle allongea la course : moitié de la longueur, trois minutes pleines, rythme constant, geste net. La chaleur tiède, au lieu d’agresser, adoucissait le bord ; plus haut, le poids se répartissait, tenait. Enfin, elle prit presque toute la course, une minute et demie, toujours sans précipitation ; le point profond accrocha, renvoya au ventre, et j’eus l’impression que ma colonne se réécrivait autour de cet axe.

— Immobile.

Trente secondes figé en profondeur, sa paume chaude au sacrum pour interdire tout recul. Elle ressortit, passa une seconde au lavabo – un choc court d’eau froide, revint. La matière, à l’entrée, eut un bord plus vif ; plus haut, la profondeur paraissait plus « propre », tranchante. Elle reprit : demi-course encore, puis presque pleine ; la différence de température n’était pas un caprice, mais une autre lecture de mon corps. Je décrivais, court : « bord plus net », « dedans plus clair ». Elle ne répondit pas. À un moment, mon coude glissa d’un centimètre ; sa main claqua sur ma hanche. Brûlure sèche. Je retrouvai l’alignement. Nouvelle pause immobile, puis deux variations d’angle : un rien plus bas, quatre-vingt-dix secondes qui étirèrent le périnée d’une chaleur dense ; un rien plus haut, autant de temps vers ce point qui renvoie l’onde au ventre. Quand elle se retira, c’était propre, sans effondrer la ligne.

— À genoux. Bandeau ôté. Entre mes cuisses.

Je glissai au bord du canapé, mains dans le dos. Elle s’assit, écarta simplement. Sa chatte m’arriva au nez avant la langue : chaude, nette, sans détour. Je collai la bouche. Elle guida du bout des doigts jusqu’à ce que je fixe le bon rythme ; alors seulement la poire du plug reprit une pompe, une seule, au moment exact où ma langue tenait. Il fallut ne rien changer : ni pression ni vitesse. C’était une humiliation droite, utile. Je tenais. Une minute plus tard, une pompe encore ; je tenais, calé ; sa respiration épaissit l’air, ses cuisses serrèrent, ouvrirent, revinrent. Elle jouit sans cri, totalement. Je bus, avalai, restai là jusqu’à ce que son souffle redevienne net.

— Debout.

Le bandeau était déjà de côté. Elle retira le plug en douceur, le rinça, le posa. Elle remit le harnais, se plaça face au bord du canapé, bassin en avant.

— À genoux. Mains derrière le dos. Ouvre.

J’ouvris la bouche, pris la longueur comme elle l’exigeait : lèvres étanches, langue en appui, aucune dent. Sa main se posa à l’arrière de ma tête, imposa un tempo régulier. Il ne s’agissait pas de « performance », mais d’étanchéité, de respiration par le nez, d’une bouche qui travaille sans fuir. Elle donna deux séries de quarante-cinq secondes, puis trois essais « fond » de trois secondes chacun. Au premier, ma mâchoire recula d’un rien à mi-parcours ; elle m’immobilisa dix secondes, bouche pleine, sans me blesser, simplement pour m’apprendre. Au second, mieux ; au troisième, je tins. Sa main devint légère.

— Suffit.

Le harnais fut défait, aligné, respecté. Elle revint à moi, m’aida d’un imper long, m’ouvrit la porte.

— Talons. Dehors. Silence.

Le couloir avait l’odeur froide de la pierre. Nous allâmes jusqu’à l’ascenseur, attendîmes sans descendre, revînmes. Personne. Monde neutre. L’air sur ma peau nue fit un tour complet, de la nuque au ventre, puis revint. Elle referma, retira l’imper, me plaça de nouveau face au miroir, sans bandeau. J’avais la ligne.

— Routine. À domicile, avant chaque venue : six minutes un doigt, huit minutes deux doigts, quatre minutes trois doigts. Si tu as « trois fluides » trois jours de suite, tu t’autorises un essai du quatrième : vingt à trente secondes immobile, pas plus. Lubrifiant à l’eau. Respiration basse. Message : “Fait”. Rien d’autre.

— Oui, Madame.

Elle ne réagit pas. Elle alla à la console, prit un dossier, le posa, le referma, puis me regarda. Sa voix tomba, nette.

— À partir de demain, tu viendras au travail en femme. Tenue de bureau. Sans discussion.

Le silence après l’ordre fut compact, presque matériel. Je sentis l’onde descendre : visage, gorge, sternum, ventre ; puis remonter en une seule décision.

— Oui, Madame.

— Posture. Dix minutes.

Je m’agenouillai, mains croisées derrière le dos, dos droit, regard posé sur un nœud du parquet. La respiration se mit en bas, régulière. À la septième minute, elle posa un doigt au sternum, rectifia d’un millimètre. À la dixième, sa voix :

— Assez.

Je me relevai. Dans le miroir de l’entrée, mon corps n’avait pas l’air déguisé. Il avait l’air tenue de travail à apprendre. Le reste se ferait au pas.

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