Le secret (1)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Le secret (1)
Chapitre 1
C'est toujours la même histoire, chaque année. Dès que novembre se termine, je suis obsédé par l'arbre de Noël. Et chaque année, une seule personne peut m’aider : Louis.
Moi, Gaël, 26 ans, 1m74, avec mes cheveux bruns toujours en bataille et ces lunettes qui me donnent ce côté intello selon mon entourage, je suis gay. Je suis en couple depuis quelques semaines avec Vincent, 26 ans aussi. Louis, 27 ans, 1m86, athlétique, responsable de magasin, c'est l'autre moitié de ma vie. On est des amis d'enfance inséparables, on a tout fait ensemble depuis la primaire. On est très proches, même trop proches.
Nous sommes en ce début de décembre, un mois avant Noël. Mon salon sent l'épinette. Vincent, qui est assez jaloux de la relation que j'ai avec Louis, vient de s'éclipser pour un "dîner professionnel".
Louis, lui, est déjà à l’aise, les manches de son pull remontées.
« C’est bon, tu peux souffler, le grumpy-cat est parti, » il lance, ce sourire de petit voyou aux lèvres. Il désigne Vincent. « Il est juste terrifié que je te vole, mon Gaël. »
« Il n’est pas un grumpy-cat, Louis. Il est juste… sais-tu de quoi on a l’air, » je marmonne. Sa copine, Léane, 25 ans, très belle, avec qui il vit depuis trois ans, a refusé l’invitation.
Pendant trois heures, on monte le sapin. C'est un ballet de proximité physique. Moi qui suis plutôt mignon à ce que dise mon entourage, je sens mon cœur s'emballer à chaque contact.
Le moment fatidique arrive : l'étoile.
Il m’attrape par la taille – avec une prise ferme, possessive presque – et me soulève.
« C’est parti pour le petit elfe ! »
Mes jambes s'enroulent autour de sa taille. Mon corps se retrouve pressé contre ses 1m86 de muscles. Mes hanches reposent parfaitement sur le bas de son ventre. C’est intime.
« L'étoile… je la mets, » je réussis à haleter.
Il me redescend lentement. Nos torses se frottent. Il garde ses mains sur mes hanches, me retenant, avant de se reculer.
On s'affale sur le canapé pour une pizza. Louis continue de me provoquer, de franchir les limites amicales. Mes rêves où je ne le vois plus de la même façon me reviennent en pleine face.
« Tu aimerais avoir ça tous les soirs dans ton lit, hein ? » me dit-il, avec un sourire en coin. Pour appuyer sa blague, il me chatouille le côté, me caressant légèrement la taille. Pour Louis, ça reste du jeu.
« Tu dis n'importe quoi, » je réussis à articuler, luttant contre le rougissement.
Il pose sa main sur mon épaule. « C’est une forme d’attention, non ? »
Minuit. Il est hors de question qu'il reparte. Comme ils dorment souvent ensemble.
Je vais me brosser les dents. Quand je reviens dans la chambre, le choc est physique.
Louis est déjà dans mon lit. Il ne porte qu'un boxer noir moulant. Son torse est incroyablement dessiné, juste assez de poils sombres et bien entretenus. En bas, l'évidence de son imposant sexe est visible.
« Oh mon Dieu, tu as un pyjama digne d’un étudiant en première année, » me lance-t-il, se moquant de mon pyjama à carreaux et mon vieux T-shirt délavé.
« Moi, j’aime l’esthétique, » il ajoute.
Je glisse à côté de lui, mon cœur bat la chamade.
« Allez, viens là, » il ordonne.
Il passe son bras derrière moi et me tire contre lui, me blottissant dans le creux de son épaule.
« Bonne nuit, Gaël, » il souffle.
Mais avant que je puisse répondre, il se penche, l'intention claire : un bisou d'amitié sur la joue. C’est notre normalité.
Sauf que cette fois, je suis trop conscient. Mon corps est trop tendu par la tentation. Au lieu de rester immobile, je tourne légèrement la tête, mon inconscient me trahissant.
Au lieu d'atterrir sur ma joue, ses lèvres chaudes atterrissent pleinement sur ma bouche.
Le baiser est furtif, un simple contact, mais il est là. Mes lèvres contre les siennes. Une décharge électrique me traverse, rapide et violente. C’est la concrétisation de tous mes fantasmes.
Je me recule immédiatement, rougissant jusqu'aux oreilles.
Louis, lui, se fige l'espace d'une demi-seconde. Puis, il explose de rire. Un rire fort, sans gêne.
Il me pointe du doigt, toujours amusé.
« Ah ! Mon Dieu ! T'as paniqué ! C'est de la matière sous tes lunettes, hein ? »
Il me chuchote, le ton bas et lubrique.
« T'as aimé avoir ça tous les soirs dans ton lit ? Dommage que je sois pas de ton bord, petit prince. »
Il me donne une tape amicale sur l'épaule. Puis, il se retourne.
Louis s'endort presque instantanément. Il est là, mon meilleur ami, l'objet de mon obsession, son corps athlétique incroyablement proche. Moi, je suis complètement éveillé. Gaël n'a aucune chance de dormir après ça.
Je me tourne sur le côté, le dos à lui. Je sens sa chaleur. Je lutte contre la mémoire brûlante de ce baiser. Louis bouge. Il passe sa jambe sur mes cuisses et son bras autour de ma taille. Son corps se cale contre le mien, la fusion est rétablie.
Dans cette position, mes fesses et le bas de mon dos sont entièrement pressés contre l'avant de Louis, qui ne porte que son boxer noir moulant.
Je sens une nouvelle chaleur. Quelque chose de dur et de très ferme se presse contre moi. C'est l'évidence : Louis bouge et bande, un réflexe purement masculin dans le sommeil, la proximité physique faisant son travail. Mon cœur fait une embardée violente. Je me fige. Le contact est trop intime, trop sexuel, même si c'est inconscient de sa part.
Je n'ose plus bouger. La peur qu'il se réveille ou que je trahisse mon excitation est paralysante. Je respire à peine, sentant le rythme lent et profond de sa respiration dans ma nuque.
Le contact de son sexe en érection contre moi est une torture. C'est la tentation poussée à son paroxysme. Je passe ma nuit entre l'excitation, le désespoir et la honte. Je sens Louis bouger légèrement, sa main qui glisse, sa jambe qui s'écrase un peu plus lourdement sur la mienne. L'érection finit par se relâcher, puis, une heure plus tard, dans un autre mouvement inconscient de son corps, elle revient, se pressant à nouveau contre moi.
Je passe ma nuit en sueur, les lunettes posées sagement sur la table de chevet. Je m'endors finalement aux premières lueurs de l'aube, épuisé par la lutte.
Le réveil n'est pas une délivrance. C’est une nouvelle immersion dans l’intime. Quand je rouvre les yeux, le soleil de ce dimanche matin perce à travers les stores, et la réalité me frappe : je suis toujours dans la cage de Louis.
Il dort profondément. Son bras droit est lourd, chaud, et fermement posé sur ma taille. Sa jambe droite est calée sur les miennes, m'empêchant toute évasion. Nous sommes fusionnels, encore plus que nous ne l'étions à l'endormissement, le bas de son dos pressé contre moi, blotti et protégé par sa masse. Je sens l’odeur de sa peau, de ses cheveux, de tout ce que je n’ai le droit d’aimer qu’amicalement.
Je regarde l’heure sur le réveil : 9h30. Je dois me lever, préparer le café, rompre ce contact. Je ne peux pas rester là, surtout après le baiser d'hier soir et l'agonie de cette nuit où j'ai senti Louis bouger et bander contre moi.
Je tente de me dégager, de glisser mon corps mince hors de l'étreinte. Je déplace son bras avec le plus grand soin. Ma jambe est presque libre.
C’est là que Louis réagit. Il ne se réveille pas, mais il émet un grognement satisfait et, dans un mouvement de sommeil, il m'attrape violemment.
Son bras se resserre comme un étau autour de ma taille. Il me tire contre lui, m'écrasant dos à son torse puissant, sa jambe se remet en place, me bloquant.
« Reste… » murmure-t-il, sa voix est épaisse de sommeil.
Et puis, il se penche. Son souffle chaud me chatouille la nuque, puis ses lèvres se posent sur ma joue, juste au coin de ma bouche. Un long bisou d'amitié, mais après le baiser d'hier, chaque contact est magnifié.
« Tu es bien… Reste un peu plus, mon Gaël, » ajoute-t-il, son torse vibrant du son de sa voix.
Je suis paralysé. Ce moment, c'est tout ce que je désire. Mon corps se détend, abandonné à sa volonté.
Je me dégage une seconde fois, plus doucement, et je m'assois sur le bord du lit. Louis reste allongé, à moitié réveillé, son boxer noir moulant parfaitement en place, affichant son torse légèrement poilu mais entretenu.
Je prends mes lunettes sur la table de chevet, les enfile. Je rassemble tout mon courage. Je dois sonder la profondeur de son innocence.
« Louis, » ma voix est basse.
« Mh ? »
« Tu sais que tu as… tu as bandé contre moi cette nuit, » je lâche, sans détour, pour voir s'il rougit, s'il se fâche, ou s'il se moque.
Il ouvre un œil, me regarde. Son expression est d'abord confuse, puis un sourire narquois, typique du Louis qui charrie, s'étend sur son visage.
« Ah, oui ? Mon corps fait son travail même en dormant, » il répond d'un ton désinvolte, s'étirant nonchalamment.
Puis, il ajoute, du tac au tac, cette phrase qui me coupe le souffle :
« Fallait t'en occuper, mon Gaël. Tu aurais pu me réveiller si ça te dérangeait tant. »
Il me donne un petit coup de pied sous la couette, riant.
L'innocence totale. Pour lui, c'est une blague homophobe affectueuse, une manière de me taquiner sur le fait que je suis gay et que je suis là, si proche. Pour moi, c'est une permission, une tentation insoutenable.
On se lève. Il m'a encore charrié sur mon vieux T-shirt et mon pyjama à carreaux en comparant avec son esthétique en boxer.
Nous passons toute la matinée ensemble à planifier le réveillon du 31. On prépare le petit-déjeuner ensemble, la cuisine est pleine de cette proximité naturelle, de nos blagues d'enfance.
« Donc, on fait ça pour le Nouvel An, » je dis, en consultant mon agenda.
Louis s'appuie contre le comptoir. « Exact. Léane, fait son truc avec ses copines. Et nous, on part en mission. »
Je confirme le plan : « Toi, moi, et Vincent – le grumpy-cat, ne l’oublions pas – on rejoint le reste des potes à la boîte de nuit. »
Tout en parlant, Louis ne peut s'empêcher d'être fusionnel. Il vient derrière moi pour regarder la liste sur mon téléphone. Il pose ses mains sur mes hanches, me maintenant près de lui pendant qu'il lit par-dessus mon épaule. Il me prend souvent dans ses bras, des caresses qui sont pour lui de l'amitié, mais qui me brûlent.
À un moment, alors que je sors une casserole, il me soulève à nouveau par la taille – « L'elfe est trop petit pour l'étagère ! » – et je suis de nouveau pressé contre lui, mes cuisses autour de sa taille. La blague est devenue un prétexte.
« Tu sais que tu pourrais juste me le demander ? » je murmure, le cœur au bord des lèvres.
« Mais c'est plus drôle comme ça, » il répond, me pinçant légèrement les fesses avant de me reposer.
La matinée s'écoule dans cette douce, mais intense, ambiguïté. Louis est la seule personne au monde à pouvoir faire ça sans que je puisse le rejeter. Il a le privilège de notre histoire.
C'est seulement en milieu d'après-midi qu'il finit par se préparer. Il me donne une dernière accolade, longue et forte, une vraie étreinte d'adieu.
« J’appelle pour le 31, mon Gaël. Et préviens le grumpy-cat de se calmer. »
Je le regarde partir. Je suis seul, mais je sens encore son odeur, et la sensation de son corps contre le mien me colle à la peau.
La tension entre Louis et moi est une chose palpable, une électricité statique permanente. Mon copain, Vincent, le sent et il est à bout, assez jaloux de la relation que j'ai avec Louis.
Normalement, le 25 au soir est notre tradition : Louis et moi, juste tous les deux entre amis. La copine de Louis, Léane, est agacée par cette exclusivité. Cette année, Vincent est resté, décidé à ne pas me laisser seul avec Louis.
Il est 19h. Je suis Gaël, les mains moites. Louis arrive, grand, sûr de lui, avec un air de fête factice.
« Salut les gars ! Joyeux Noël ! » lance Louis.
Vincent se lève immédiatement, le visage fermé.
« J'ai l'impression que cette tradition doit s'arrêter là, » commence Vincent, la voix tremblante. « Votre relation, Gaël et toi, est ambiguë. Elle est trop proche, elle n'est pas normale. »
Louis rit, un rire sec et nerveux. Il s'approche de moi, pose une main possessive sur mon épaule avant de se tourner vers Vincent.
« Quoi ? Tu crois que je vais lui sauter dessus ? Calme-toi, grumpy-cat, tu es jaloux de notre amitié depuis la primaire, c'est tout. »
Vincent se concentre sur les faits : « Tu passes tes nuits dans son lit, tu le caresses, tu le charries sur son homosexualité en disant par exemple tu aimerais avoir ça tous les soirs dans ton lit, Louis ! C’est cette ambiguïté permanente que je ne supporte plus ! »
Je tente d'intervenir : « Vincent, calme-toi, il plaisante, on est amis, on se connaît depuis plus de 20 ans ! »
Vincent se tourne vers moi. « Non, Gaël ! Même si tu es plutôt mignon, tu es aveugle ! Je ne peux pas accepter que tu laisses cette relation détruire notre couple. C’est Louis ou moi. »
Je regarde Louis.
« C’est Louis, Vincent, » je réponds, ma voix est ferme. « On ne va pas arrêter plus de 20 ans d'amitié pour quelques semaines de relation. »
Vincent hoche lentement la tête. Il prend son manteau.
« D’accord. Dans ce cas, je te quitte, Gaël. Je ne peux pas être le troisième dans cette histoire. » Il claque la porte.
Louis me regarde, soulagé, mais joue la compassion. « Je suis désolé, mec. »
Je hausse les épaules. Je me sens léger, un poids est parti.
« Ce n'était pas grave, Louis, » je dis.
La tension retombe. Louis se montre immédiatement prévenant.
« Allez, petit prince, on va pas gâcher le réveillon pour le grumpy-cat, non ? Viens m'aider avec le vin. »
Pendant le repas, Louis redouble de taquineries et de gestes d'affection qui n'ont rien d'amical. Il me raconte une anecdote en se penchant tellement que sa tête frôle mes cheveux. Il me donne la meilleure part de dinde avec un clin d'œil.
Après le repas, nous sommes avachis sur le canapé. Louis commence à me masser le cou et les épaules.
« Tu es trop tendu, Gaël, » murmure-t-il, ses pouces appuyant fermement. « C'est mieux comme ça, Vincent était trop possessif. »
Ses doigts glissent sous le col de mon T-shirt. Je ferme les yeux.
« Tes lunettes te donnent un air sévère. Regarde, » il enlève mes lunettes. Sans elles, le monde est flou, et Louis, plus menaçant encore. « Te voilà tout mignon et sans défense. Parfait pour se détendre. »
Il se lève et me tend la main. « Allez, film dans le lit, j'ai envie de rire un peu. »
Louis va dans la salle de bain et revient. Il a troqué son jean pour son boxer noir moulant. Son torse musclé, légèrement poilu mais entretenu, est exposé.
« Et toi, tu as l'air d'avoir chaud avec ton gros pull. On est chez toi ! Sois à l’aise ! » il me pousse vers la chambre. « Enlève tes fringues ! Pas ton pyjama d’intello ! Juste ton caleçon ! »
Je me déshabille jusqu'à mon caleçon et T-shirt, mon vieux T-shirt délavé.
« Bien ! Tu commences à faire des efforts, » me félicite-t-il.
On s'allonge. Louis s'installe aussitôt au-dessus de moi. Il attaque les chatouilles à mort, une torture qui me fait rire jusqu'à l'épuisement.
Louis est à califourchon sur mon bassin, son boxer pressé contre mon entrejambe en caleçon. La pression, le rire, le contact, c'est trop.
Je sens sans équivoque une érection se former.
Louis s'arrête. Il est si près que je sens son souffle chaud. Il regarde vers le bas, puis me fixe, ses yeux brillant d'un plaisir sadique. Il me laisse le temps de comprendre qu'il a vu.
« Oh là, là. Qu'est-ce que c'est que ça, mon Gaël ? » il murmure, d'une voix grave et moqueuse. « J'ai l'impression de te faire un effet dévastateur, dis-moi. »
Il décide de passer à l'étape suivante de son jeu. Il lâche mon poignet droit.
Lentement, il laisse sa main glisser vers mon bassin. Il essaie de m'attraper la bite à travers mon caleçon, pour l'emmerder et en rire. Ses doigts taquinent le tissu qui entoure ma virilité tendue. Il pince le coton et retire rapidement sa main, se délectant de ma réaction.
« Fallait t'en occuper, comme je t'ai dit ce matin, » il lance, la provocation est à son comble.
Pour me déstabiliser totalement et marquer sa victoire, il se penche. Il rapproche son corps puissant du mien, et m'embrasse sur la bouche.
C'est un baiser ferme, sans hésitation. Il n'y a pas de langue, juste la pression de ses lèvres chaudes et dominatrices sur les miennes. Il maintient le contact de son corps contre le mien pendant toute la durée.
Il se retire, un sourire éclatant de triomphe.
« Bon, ça, c’est fait. Maintenant, film. »
Il se couche à côté de moi, en boxer. Il prend la télécommande et lance le film. Je suis figé, en caleçon et T-shirt, mon cœur tambourinant.
Au bout de quelques minutes, Louis se tourne vers moi. Il étend son bras.
« Allez, petit prince, viens là. T'as l'air d'un piquet. »
Il m'attrape doucement et me tire contre lui, me calant dans le creux de son épaule. Sa jambe se pose naturellement sur les miennes.
Je suis en caleçon et T-shirt contre son corps en boxer, nos peaux séparées par un minimum de tissu. Je sens son bras lourd autour de mes épaules. Il a gagné, il a tout eu : la rupture, la provocation, et maintenant, la satisfaction de me tenir.
Je me laisse glisser contre lui. La chaleur de son corps est le seul réconfort. Nous regardons le film, mais je sens seulement son cœur battre. Épuisé par les émotions de la soirée, je finis par m'endormir, blotti dans les bras de Louis.
Fin du chapitre 1.
C'est toujours la même histoire, chaque année. Dès que novembre se termine, je suis obsédé par l'arbre de Noël. Et chaque année, une seule personne peut m’aider : Louis.
Moi, Gaël, 26 ans, 1m74, avec mes cheveux bruns toujours en bataille et ces lunettes qui me donnent ce côté intello selon mon entourage, je suis gay. Je suis en couple depuis quelques semaines avec Vincent, 26 ans aussi. Louis, 27 ans, 1m86, athlétique, responsable de magasin, c'est l'autre moitié de ma vie. On est des amis d'enfance inséparables, on a tout fait ensemble depuis la primaire. On est très proches, même trop proches.
Nous sommes en ce début de décembre, un mois avant Noël. Mon salon sent l'épinette. Vincent, qui est assez jaloux de la relation que j'ai avec Louis, vient de s'éclipser pour un "dîner professionnel".
Louis, lui, est déjà à l’aise, les manches de son pull remontées.
« C’est bon, tu peux souffler, le grumpy-cat est parti, » il lance, ce sourire de petit voyou aux lèvres. Il désigne Vincent. « Il est juste terrifié que je te vole, mon Gaël. »
« Il n’est pas un grumpy-cat, Louis. Il est juste… sais-tu de quoi on a l’air, » je marmonne. Sa copine, Léane, 25 ans, très belle, avec qui il vit depuis trois ans, a refusé l’invitation.
Pendant trois heures, on monte le sapin. C'est un ballet de proximité physique. Moi qui suis plutôt mignon à ce que dise mon entourage, je sens mon cœur s'emballer à chaque contact.
Le moment fatidique arrive : l'étoile.
Il m’attrape par la taille – avec une prise ferme, possessive presque – et me soulève.
« C’est parti pour le petit elfe ! »
Mes jambes s'enroulent autour de sa taille. Mon corps se retrouve pressé contre ses 1m86 de muscles. Mes hanches reposent parfaitement sur le bas de son ventre. C’est intime.
« L'étoile… je la mets, » je réussis à haleter.
Il me redescend lentement. Nos torses se frottent. Il garde ses mains sur mes hanches, me retenant, avant de se reculer.
On s'affale sur le canapé pour une pizza. Louis continue de me provoquer, de franchir les limites amicales. Mes rêves où je ne le vois plus de la même façon me reviennent en pleine face.
« Tu aimerais avoir ça tous les soirs dans ton lit, hein ? » me dit-il, avec un sourire en coin. Pour appuyer sa blague, il me chatouille le côté, me caressant légèrement la taille. Pour Louis, ça reste du jeu.
« Tu dis n'importe quoi, » je réussis à articuler, luttant contre le rougissement.
Il pose sa main sur mon épaule. « C’est une forme d’attention, non ? »
Minuit. Il est hors de question qu'il reparte. Comme ils dorment souvent ensemble.
Je vais me brosser les dents. Quand je reviens dans la chambre, le choc est physique.
Louis est déjà dans mon lit. Il ne porte qu'un boxer noir moulant. Son torse est incroyablement dessiné, juste assez de poils sombres et bien entretenus. En bas, l'évidence de son imposant sexe est visible.
« Oh mon Dieu, tu as un pyjama digne d’un étudiant en première année, » me lance-t-il, se moquant de mon pyjama à carreaux et mon vieux T-shirt délavé.
« Moi, j’aime l’esthétique, » il ajoute.
Je glisse à côté de lui, mon cœur bat la chamade.
« Allez, viens là, » il ordonne.
Il passe son bras derrière moi et me tire contre lui, me blottissant dans le creux de son épaule.
« Bonne nuit, Gaël, » il souffle.
Mais avant que je puisse répondre, il se penche, l'intention claire : un bisou d'amitié sur la joue. C’est notre normalité.
Sauf que cette fois, je suis trop conscient. Mon corps est trop tendu par la tentation. Au lieu de rester immobile, je tourne légèrement la tête, mon inconscient me trahissant.
Au lieu d'atterrir sur ma joue, ses lèvres chaudes atterrissent pleinement sur ma bouche.
Le baiser est furtif, un simple contact, mais il est là. Mes lèvres contre les siennes. Une décharge électrique me traverse, rapide et violente. C’est la concrétisation de tous mes fantasmes.
Je me recule immédiatement, rougissant jusqu'aux oreilles.
Louis, lui, se fige l'espace d'une demi-seconde. Puis, il explose de rire. Un rire fort, sans gêne.
Il me pointe du doigt, toujours amusé.
« Ah ! Mon Dieu ! T'as paniqué ! C'est de la matière sous tes lunettes, hein ? »
Il me chuchote, le ton bas et lubrique.
« T'as aimé avoir ça tous les soirs dans ton lit ? Dommage que je sois pas de ton bord, petit prince. »
Il me donne une tape amicale sur l'épaule. Puis, il se retourne.
Louis s'endort presque instantanément. Il est là, mon meilleur ami, l'objet de mon obsession, son corps athlétique incroyablement proche. Moi, je suis complètement éveillé. Gaël n'a aucune chance de dormir après ça.
Je me tourne sur le côté, le dos à lui. Je sens sa chaleur. Je lutte contre la mémoire brûlante de ce baiser. Louis bouge. Il passe sa jambe sur mes cuisses et son bras autour de ma taille. Son corps se cale contre le mien, la fusion est rétablie.
Dans cette position, mes fesses et le bas de mon dos sont entièrement pressés contre l'avant de Louis, qui ne porte que son boxer noir moulant.
Je sens une nouvelle chaleur. Quelque chose de dur et de très ferme se presse contre moi. C'est l'évidence : Louis bouge et bande, un réflexe purement masculin dans le sommeil, la proximité physique faisant son travail. Mon cœur fait une embardée violente. Je me fige. Le contact est trop intime, trop sexuel, même si c'est inconscient de sa part.
Je n'ose plus bouger. La peur qu'il se réveille ou que je trahisse mon excitation est paralysante. Je respire à peine, sentant le rythme lent et profond de sa respiration dans ma nuque.
Le contact de son sexe en érection contre moi est une torture. C'est la tentation poussée à son paroxysme. Je passe ma nuit entre l'excitation, le désespoir et la honte. Je sens Louis bouger légèrement, sa main qui glisse, sa jambe qui s'écrase un peu plus lourdement sur la mienne. L'érection finit par se relâcher, puis, une heure plus tard, dans un autre mouvement inconscient de son corps, elle revient, se pressant à nouveau contre moi.
Je passe ma nuit en sueur, les lunettes posées sagement sur la table de chevet. Je m'endors finalement aux premières lueurs de l'aube, épuisé par la lutte.
Le réveil n'est pas une délivrance. C’est une nouvelle immersion dans l’intime. Quand je rouvre les yeux, le soleil de ce dimanche matin perce à travers les stores, et la réalité me frappe : je suis toujours dans la cage de Louis.
Il dort profondément. Son bras droit est lourd, chaud, et fermement posé sur ma taille. Sa jambe droite est calée sur les miennes, m'empêchant toute évasion. Nous sommes fusionnels, encore plus que nous ne l'étions à l'endormissement, le bas de son dos pressé contre moi, blotti et protégé par sa masse. Je sens l’odeur de sa peau, de ses cheveux, de tout ce que je n’ai le droit d’aimer qu’amicalement.
Je regarde l’heure sur le réveil : 9h30. Je dois me lever, préparer le café, rompre ce contact. Je ne peux pas rester là, surtout après le baiser d'hier soir et l'agonie de cette nuit où j'ai senti Louis bouger et bander contre moi.
Je tente de me dégager, de glisser mon corps mince hors de l'étreinte. Je déplace son bras avec le plus grand soin. Ma jambe est presque libre.
C’est là que Louis réagit. Il ne se réveille pas, mais il émet un grognement satisfait et, dans un mouvement de sommeil, il m'attrape violemment.
Son bras se resserre comme un étau autour de ma taille. Il me tire contre lui, m'écrasant dos à son torse puissant, sa jambe se remet en place, me bloquant.
« Reste… » murmure-t-il, sa voix est épaisse de sommeil.
Et puis, il se penche. Son souffle chaud me chatouille la nuque, puis ses lèvres se posent sur ma joue, juste au coin de ma bouche. Un long bisou d'amitié, mais après le baiser d'hier, chaque contact est magnifié.
« Tu es bien… Reste un peu plus, mon Gaël, » ajoute-t-il, son torse vibrant du son de sa voix.
Je suis paralysé. Ce moment, c'est tout ce que je désire. Mon corps se détend, abandonné à sa volonté.
Je me dégage une seconde fois, plus doucement, et je m'assois sur le bord du lit. Louis reste allongé, à moitié réveillé, son boxer noir moulant parfaitement en place, affichant son torse légèrement poilu mais entretenu.
Je prends mes lunettes sur la table de chevet, les enfile. Je rassemble tout mon courage. Je dois sonder la profondeur de son innocence.
« Louis, » ma voix est basse.
« Mh ? »
« Tu sais que tu as… tu as bandé contre moi cette nuit, » je lâche, sans détour, pour voir s'il rougit, s'il se fâche, ou s'il se moque.
Il ouvre un œil, me regarde. Son expression est d'abord confuse, puis un sourire narquois, typique du Louis qui charrie, s'étend sur son visage.
« Ah, oui ? Mon corps fait son travail même en dormant, » il répond d'un ton désinvolte, s'étirant nonchalamment.
Puis, il ajoute, du tac au tac, cette phrase qui me coupe le souffle :
« Fallait t'en occuper, mon Gaël. Tu aurais pu me réveiller si ça te dérangeait tant. »
Il me donne un petit coup de pied sous la couette, riant.
L'innocence totale. Pour lui, c'est une blague homophobe affectueuse, une manière de me taquiner sur le fait que je suis gay et que je suis là, si proche. Pour moi, c'est une permission, une tentation insoutenable.
On se lève. Il m'a encore charrié sur mon vieux T-shirt et mon pyjama à carreaux en comparant avec son esthétique en boxer.
Nous passons toute la matinée ensemble à planifier le réveillon du 31. On prépare le petit-déjeuner ensemble, la cuisine est pleine de cette proximité naturelle, de nos blagues d'enfance.
« Donc, on fait ça pour le Nouvel An, » je dis, en consultant mon agenda.
Louis s'appuie contre le comptoir. « Exact. Léane, fait son truc avec ses copines. Et nous, on part en mission. »
Je confirme le plan : « Toi, moi, et Vincent – le grumpy-cat, ne l’oublions pas – on rejoint le reste des potes à la boîte de nuit. »
Tout en parlant, Louis ne peut s'empêcher d'être fusionnel. Il vient derrière moi pour regarder la liste sur mon téléphone. Il pose ses mains sur mes hanches, me maintenant près de lui pendant qu'il lit par-dessus mon épaule. Il me prend souvent dans ses bras, des caresses qui sont pour lui de l'amitié, mais qui me brûlent.
À un moment, alors que je sors une casserole, il me soulève à nouveau par la taille – « L'elfe est trop petit pour l'étagère ! » – et je suis de nouveau pressé contre lui, mes cuisses autour de sa taille. La blague est devenue un prétexte.
« Tu sais que tu pourrais juste me le demander ? » je murmure, le cœur au bord des lèvres.
« Mais c'est plus drôle comme ça, » il répond, me pinçant légèrement les fesses avant de me reposer.
La matinée s'écoule dans cette douce, mais intense, ambiguïté. Louis est la seule personne au monde à pouvoir faire ça sans que je puisse le rejeter. Il a le privilège de notre histoire.
C'est seulement en milieu d'après-midi qu'il finit par se préparer. Il me donne une dernière accolade, longue et forte, une vraie étreinte d'adieu.
« J’appelle pour le 31, mon Gaël. Et préviens le grumpy-cat de se calmer. »
Je le regarde partir. Je suis seul, mais je sens encore son odeur, et la sensation de son corps contre le mien me colle à la peau.
La tension entre Louis et moi est une chose palpable, une électricité statique permanente. Mon copain, Vincent, le sent et il est à bout, assez jaloux de la relation que j'ai avec Louis.
Normalement, le 25 au soir est notre tradition : Louis et moi, juste tous les deux entre amis. La copine de Louis, Léane, est agacée par cette exclusivité. Cette année, Vincent est resté, décidé à ne pas me laisser seul avec Louis.
Il est 19h. Je suis Gaël, les mains moites. Louis arrive, grand, sûr de lui, avec un air de fête factice.
« Salut les gars ! Joyeux Noël ! » lance Louis.
Vincent se lève immédiatement, le visage fermé.
« J'ai l'impression que cette tradition doit s'arrêter là, » commence Vincent, la voix tremblante. « Votre relation, Gaël et toi, est ambiguë. Elle est trop proche, elle n'est pas normale. »
Louis rit, un rire sec et nerveux. Il s'approche de moi, pose une main possessive sur mon épaule avant de se tourner vers Vincent.
« Quoi ? Tu crois que je vais lui sauter dessus ? Calme-toi, grumpy-cat, tu es jaloux de notre amitié depuis la primaire, c'est tout. »
Vincent se concentre sur les faits : « Tu passes tes nuits dans son lit, tu le caresses, tu le charries sur son homosexualité en disant par exemple tu aimerais avoir ça tous les soirs dans ton lit, Louis ! C’est cette ambiguïté permanente que je ne supporte plus ! »
Je tente d'intervenir : « Vincent, calme-toi, il plaisante, on est amis, on se connaît depuis plus de 20 ans ! »
Vincent se tourne vers moi. « Non, Gaël ! Même si tu es plutôt mignon, tu es aveugle ! Je ne peux pas accepter que tu laisses cette relation détruire notre couple. C’est Louis ou moi. »
Je regarde Louis.
« C’est Louis, Vincent, » je réponds, ma voix est ferme. « On ne va pas arrêter plus de 20 ans d'amitié pour quelques semaines de relation. »
Vincent hoche lentement la tête. Il prend son manteau.
« D’accord. Dans ce cas, je te quitte, Gaël. Je ne peux pas être le troisième dans cette histoire. » Il claque la porte.
Louis me regarde, soulagé, mais joue la compassion. « Je suis désolé, mec. »
Je hausse les épaules. Je me sens léger, un poids est parti.
« Ce n'était pas grave, Louis, » je dis.
La tension retombe. Louis se montre immédiatement prévenant.
« Allez, petit prince, on va pas gâcher le réveillon pour le grumpy-cat, non ? Viens m'aider avec le vin. »
Pendant le repas, Louis redouble de taquineries et de gestes d'affection qui n'ont rien d'amical. Il me raconte une anecdote en se penchant tellement que sa tête frôle mes cheveux. Il me donne la meilleure part de dinde avec un clin d'œil.
Après le repas, nous sommes avachis sur le canapé. Louis commence à me masser le cou et les épaules.
« Tu es trop tendu, Gaël, » murmure-t-il, ses pouces appuyant fermement. « C'est mieux comme ça, Vincent était trop possessif. »
Ses doigts glissent sous le col de mon T-shirt. Je ferme les yeux.
« Tes lunettes te donnent un air sévère. Regarde, » il enlève mes lunettes. Sans elles, le monde est flou, et Louis, plus menaçant encore. « Te voilà tout mignon et sans défense. Parfait pour se détendre. »
Il se lève et me tend la main. « Allez, film dans le lit, j'ai envie de rire un peu. »
Louis va dans la salle de bain et revient. Il a troqué son jean pour son boxer noir moulant. Son torse musclé, légèrement poilu mais entretenu, est exposé.
« Et toi, tu as l'air d'avoir chaud avec ton gros pull. On est chez toi ! Sois à l’aise ! » il me pousse vers la chambre. « Enlève tes fringues ! Pas ton pyjama d’intello ! Juste ton caleçon ! »
Je me déshabille jusqu'à mon caleçon et T-shirt, mon vieux T-shirt délavé.
« Bien ! Tu commences à faire des efforts, » me félicite-t-il.
On s'allonge. Louis s'installe aussitôt au-dessus de moi. Il attaque les chatouilles à mort, une torture qui me fait rire jusqu'à l'épuisement.
Louis est à califourchon sur mon bassin, son boxer pressé contre mon entrejambe en caleçon. La pression, le rire, le contact, c'est trop.
Je sens sans équivoque une érection se former.
Louis s'arrête. Il est si près que je sens son souffle chaud. Il regarde vers le bas, puis me fixe, ses yeux brillant d'un plaisir sadique. Il me laisse le temps de comprendre qu'il a vu.
« Oh là, là. Qu'est-ce que c'est que ça, mon Gaël ? » il murmure, d'une voix grave et moqueuse. « J'ai l'impression de te faire un effet dévastateur, dis-moi. »
Il décide de passer à l'étape suivante de son jeu. Il lâche mon poignet droit.
Lentement, il laisse sa main glisser vers mon bassin. Il essaie de m'attraper la bite à travers mon caleçon, pour l'emmerder et en rire. Ses doigts taquinent le tissu qui entoure ma virilité tendue. Il pince le coton et retire rapidement sa main, se délectant de ma réaction.
« Fallait t'en occuper, comme je t'ai dit ce matin, » il lance, la provocation est à son comble.
Pour me déstabiliser totalement et marquer sa victoire, il se penche. Il rapproche son corps puissant du mien, et m'embrasse sur la bouche.
C'est un baiser ferme, sans hésitation. Il n'y a pas de langue, juste la pression de ses lèvres chaudes et dominatrices sur les miennes. Il maintient le contact de son corps contre le mien pendant toute la durée.
Il se retire, un sourire éclatant de triomphe.
« Bon, ça, c’est fait. Maintenant, film. »
Il se couche à côté de moi, en boxer. Il prend la télécommande et lance le film. Je suis figé, en caleçon et T-shirt, mon cœur tambourinant.
Au bout de quelques minutes, Louis se tourne vers moi. Il étend son bras.
« Allez, petit prince, viens là. T'as l'air d'un piquet. »
Il m'attrape doucement et me tire contre lui, me calant dans le creux de son épaule. Sa jambe se pose naturellement sur les miennes.
Je suis en caleçon et T-shirt contre son corps en boxer, nos peaux séparées par un minimum de tissu. Je sens son bras lourd autour de mes épaules. Il a gagné, il a tout eu : la rupture, la provocation, et maintenant, la satisfaction de me tenir.
Je me laisse glisser contre lui. La chaleur de son corps est le seul réconfort. Nous regardons le film, mais je sens seulement son cœur battre. Épuisé par les émotions de la soirée, je finis par m'endormir, blotti dans les bras de Louis.
Fin du chapitre 1.
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