Le secret (3)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Le secret (3)
Chapitre 3
Il a redressé son T-shirt, a déverrouillé la porte avec un bruit métallique assourdissant. Il a ouvert, poussé la porte, et est sorti sans un mot, laissant l'homme énervé entrer.
Je suis resté là, seul, adossé au mur de la cabine, tremblant, mon érection, palpitant douloureusement, ma bouche gonflée par son baiser. C'était fini. Pour l'instant. Louis était parti, laissant derrière lui une frustration et un désir non assouvis, plus intenses et plus douloureux que tout ce que j'avais ressenti jusque-là.
La frustration de la cabine des toilettes a laissé un vide intense. Quand je suis revenu sur la piste, mon corps était un brasier. Louis était là, mais dès que nos regards se sont croisés, j'ai vu la promesse dans ses yeux.
Peu après, la soirée touchait à sa fin. Louis s'est approché de moi, sans un mot, et a pris ma main. Son geste était simple, définitif.
« Viens, » a-t-il dit, le ton autoritaire mais doux. « On dort chez toi ce soir. »
Nous avons salué rapidement nos amis. J'avais l'impression de quitter la fête pour un rendez-vous secret et inévitable.
Le retour était étrangement silencieux, nos mains jointes rompant l'ambiguïté pour la première fois en public.
Arrivés dans la chambre, la porte s'est refermée. La musique assourdissante de la boîte avait fait place à un silence lourd et électrique. Je me suis tourné vers lui, les questions brûlant mes lèvres.
Louis m'a regardé longuement. Son regard n'était plus celui du fêtard, mais celui d'un homme qui savait exactement ce qu'il voulait.
Je n'ai pas pu tenir. « Qu’est-ce que t'as ? Et c'était quoi, tout ce qui s'est passé pendant la soirée ? »
Louis ne répondait pas. Il a juste laissé le temps s'étirer, me laissant suffoquer dans le suspense. Il a souri, un sourire de domination affectueuse, et a levé l'index vers sa bouche.
« Shuuuutt, petit prince. »
Il s'est approché de moi, très lentement. Quand il a été assez près, il a passé ses bras autour de ma taille et, dans un mouvement surprenant de force maîtrisée, il m'a soulevé doucement dans ses bras et s'est appuyé contre le mur, me coinçant contre la surface froide.
J'étais en l'air, mon dos contre le mur. Instinctivement, j'ai entouré ses hanches et ses épaules avec mes jambes et mes bras. Je le regardais, le cœur battant à tout rompre, mon souffle court.
Il a commencé par les baisers dans mon cou, des baisers humides, lents, qui ont fait exploser mes sens. Puis, ses mains ont glissé sur mon dos, sous mon T-shirt, le même chemin que la nuit de Noël. Ses caresses étaient pressantes, urgentes.
Enfin, il a remonté ses lèvres contre les miennes et m'a pris la bouche. Ce n'était pas un baiser de provocation, c'était le baiser de la résolution. Il m'a embrassé avec la langue, un baiser profond et prolongé qui a duré jusqu'à ce que mes jambes ne tiennent plus.
Il m'a reposé doucement sur le sol.
Il a commencé alors à me déshabiller. Ses doigts étaient experts, tirant mon T-shirt par le col, défaisant mon jean. J'essayais de parler, de poser des questions, mais Louis m'en empêchait avec sa bouche, m'embrassant à chaque tentative de protestation ou d'interrogation.
Rapidement, je me suis retrouvé en boxer.
Louis s'est déshabillé à son tour. Il a retiré son T-shirt, son jean, et même son boxer. Il se déshabilla complètement en érection. Sa verge était massive, tendue, un spectacle familier et terrifiant.
Il a doucement basculé mon corps et m'allongea dans le lit, me recouvrant de son ombre. Il s'est placé entre mes jambes, sa peau nue contre mes sous-vêtements.
Il a attaqué mon corps avec des baisers partout. Des baisers sur mon ventre, sur mes cuisses, sur mes épaules. J'étais noyé sous ses caresses, mon corps tremblant.
Puis, il est revenu à l'essentiel. D'un geste rapide et ferme, il vint retirer mon dernier vêtement. Mon boxer a volé au pied du lit. J'étais nu, sous le regard intense de Louis.
Ce soir-là, ce ne fut que baisers longs et frottements entre les deux érections. Louis m'a pris la bouche pendant qu'il positionnait nos deux érections, les pressant l'une contre l'autre, nos sexes glissant peau contre peau. C'était un jeu de contact, de pression, d'intimité totale sans franchir la dernière barrière.
Le désir était incontrôlable. Je l'ai masturbé de temps en temps, le mouvement de ma main sur sa verge bien dure le faisait gémir contre mes lèvres. Louis faisait pareil, sa main experte travaillant la mienne, me faisant perdre la tête.
À l'apogée du désir, Louis m'a retourné. Il s'est positionné derrière moi, me gardant collé. Il se frottait toujours contre mes fesses et mon dos, sa verge dure glissant contre mes fessiers tendus, tout en m'embrassant l'épaule et la nuque.
Le plaisir est devenu trop intense. J'ai crié son nom. J'ai éjaculé sur les draps, le soulagement était immense, mais la frustration de la proximité subsistait.
Un instant après, sentant ma libération, Louis a gémi fort à son tour. Il a éjaculé contre mes fesses, un liquide chaud et collant qui m'a fait tressaillir.
Nous sommes restés là, enlacés, respirant bruyamment, la chaleur de nos corps nus, collés l'un à l'autre, remplissant la pièce.
Épuisés et apaisés, nous nous sommes endormis ainsi, le corps de Louis étant la dernière chose dont j'ai eu conscience.
Le soleil filtrait à travers les rideaux. Je me suis réveillé, un sourire béat aux lèvres. J'ai tendu la main pour trouver Louis.
Le côté du lit était froid.
Je me suis redressé. Il n'était pas dans la chambre. Son portefeuille, son téléphone... tout était parti. Il n'y avait plus que l'odeur de nos corps.
Louis était parti sans laisser de mot.
Seuls restaient le souvenir brûlant de la nuit et l'énorme vide à côté de moi. La fin de l'ambiguïté était peut-être arrivée, mais elle était silencieuse et déconcertante. Qu'est-ce que tout cela signifiait ? J'étais seul dans le silence froid du matin, mon corps douloureusement satisfait, mais mon cœur en suspens.
Le froid du réveil du 1er janvier n'était rien comparé au vide qui s'est installé les jours suivants. Je n'ai eu aucun message de Louis. Le silence était total, assourdissant.
Je suis passé par toutes les étapes. L'attente, l'espoir d'un simple retard, puis l'anxiété. J'ai essayé de l'appeler, une fois, deux fois, puis tous les soirs. Rien. Pas de nouvelles, même en essayant de l'appeler et de lui envoyer des messages. La messagerie vocale était mon seul contact.
Mon désespoir m'a poussé à l'action. Je suis allé directement à son appartement. Sa copine, Léane, m'a ouvert, l'air étonné de me voir.
« Salut Gaël, qu'est-ce que tu fais là ? »
« Salut Léane. Louis est là ? J'ai besoin de lui parler. »
Elle a fait une moue désolée. Léane me disait qu’il n’était pas là. Soit il était réellement absent, soit elle le couvrait. Étant donné l'ambiance tendue et les baisers de la Saint-Sylvestre, je n'osais pas imaginer la vérité.
Cela a duré plusieurs semaines. Chaque jour était un poids. Je vivais reclus dans mes souvenirs : le baiser en boîte, les caresses dans la cabine, la chaleur de son corps sur les draps. Avait-il regretté ? Avait-il honte ? Ou pire, n'avait-ce été pour lui qu'une blague ultime, un jeu d'ivresse sans conséquence ?
J'étais triste. Une tristesse profonde, mêlée à la colère et à l'humiliation. J'avais enfin cru franchir la ligne que nous avions entretenue pendant plus de 20 ans, pour me retrouver rejeté dans le silence le plus total.
J'ai fini par le revoir par hasard, un soir, dans notre bar habituel. Mon cœur a fait un bond dans ma gorge, suivi d'une nausée de peur. Il était là, riant avec des amis, comme si rien ne s'était passé.
Il m'a vu et, avec sa désinvolture habituelle, il a levé la main.
« Hé, petit prince ! T'étais où ? J'ai cru que tu boud... » Il a coupé court en voyant mon visage fermé.
Je l'ai pris à part, les mains tremblantes. J'ai vidé mon sac, mélangeant accusation et supplication.
« Louis, il faut qu'on parle. Pourquoi tu ne m'as pas rappelé ? Qu'est-ce qui s'est passé le 31 ? Pourquoi tu es parti sans un mot ? »
Louis a tout nié d'un ton léger, son visage adoptant cette expression moqueuse que je connaissais trop bien.
« Le 31 ? Quoi ? On a fait la fête, on a bien bu, non ? C'était marrant ce numéro avec la fille, tu t'es fait draguer par une dingue ! »
« Louis, ne fais pas l'idiot. Le baiser, la cabine, et la nuit, Louis ! » ai-je insisté, ma voix se cassant.
Il a haussé les épaules, le sourire étiré sur ses lèvres.
« Mais Gaël, tu as bu un peu trop de champagne, non ? Tu sais bien que tu as l'imagination débordante, surtout quand tu es sous l'effet de l'alcool, » a-t-il dit, sous le ton de la plaisanterie, comme il le faisait avant. Il a posé sa main sur mon épaule, l'air faussement compatissant.
Puis, il a glissé son bras autour de moi, m'attirant pour me chuchoter à l'oreille, un chuchotement cruel et chargé de sous-entendus :
« Tu sais très bien ce que tu aurais aimé qu'il se passe cette nuit-là, hein ? Tu aurais aimé avoir ton corps nu dans mon lit, c'est ça ? T'en fais pas, on en rêve tous les deux. Mais c'était qu'une blague de Nouvel An, petit prince. »
Le choc a été violent. Tout ce que j'avais vécu, ressenti, tout ce pour quoi j'avais fait une rupture et subi des semaines d'angoisse, il venait de le réduire à une simple plaisanterie liée à mon désir inavoué.
Petit à petit, la vie a repris comme avant. Louis était redevenu le Louis d'avant Noël, le Louis de toujours. Il m'appelait pour aller boire un verre, venait s'avachir sur mon canapé pour regarder des matchs.
Mais pour moi, rien n'était comme avant. Je ne savais plus quoi penser. Mon corps se souvenait de la vérité, mais mon esprit était en guerre contre le déni de Louis. Était-il vraiment capable d'un tel machiavélisme, ou étais-je le seul à avoir basculé ?
Je n'arrivais pas à en parler à Louis. Chaque fois que j'essayais d'aborder le sujet, il riait ou changeait de sujet, me traitant de « mélodramatique ».
Pourtant, il ne changeait pas ses habitudes. Il était toujours aussi tactile et taquin avec des sous-entendus. Ses mains restaient posées un peu trop longtemps sur mon cou. Il me pinçait la cuisse sous la table. Il me charriait sur mon célibat récent. Mais désormais, derrière chaque contact, il y avait l'ombre du baiser fougueux et la douleur du déni.
Une année entière s'est écoulée dans cet état de purgatoire. Pour moi, le temps ne faisait que renforcer la douleur de l'incertitude. J'étais le seul détenteur d'une vérité que Louis avait rayée de l'existence. Chaque rire, chaque tape sur l'épaule de Louis était une pique de cruauté, me rappelant que ce corps tactile avait été nu contre le mien, avant de me traiter d'halluciné.
Malgré tout, notre amitié restait inébranlable en apparence. Nous avons maintenu le contact, les habitudes, les blagues à double sens. Mais dans mon cœur, je ne faisais que penser à ce fameux soir du Nouvel An, au goût de sa bouche, à la chaleur de son sexe sur le mien.
L'approche des fêtes de fin d'année était une torture. Allait-il maintenir la tradition du 25 ? M'inviterait-il à nouveau à la destruction de mon propre cœur ?
Oui. Il l'a fait.
Arrivé le 25 décembre, le petit rituel a repris. J'ai préparé notre repas habituel, essayant d'ignorer la panique qui montait.
À 19h, on a sonné. Quand j'ai ouvert la porte, je n'ai pas vu le Louis désinvolte et moqueur habituel. J'ai vu que quelque chose n'allait pas. Son visage était défait, ses yeux rougis, même s'il essayait de sourire. Son corps entier semblait lourd, ses épaules tombantes.
J'ai abandonné toute taquinerie. La crise qu'il me faisait subir depuis un an s'était clairement retournée contre lui.
Je l'ai fait entrer. Il a retiré son manteau machinalement, et nous nous sommes assis dans le canapé. Je n'ai pas allumé la télévision, le silence était nécessaire.
Au lieu de s'asseoir normalement, Louis s'est effondré dans mes bras. Il a enfoui son visage dans mon cou et a éclaté en sanglots. C'était un torrent de larmes chaudes, un son que je ne lui avais jamais entendu.
« C'est fini, Gaël, » a-t-il réussi à articuler entre deux sanglots. « C'est fini. »
Je l'ai serré instinctivement, caressant ses cheveux en bataille.
Il a fallu du temps pour qu'il retrouve sa voix. Je l'ai laissé pleurer, sa souffrance était réelle et palpable contre moi.
Puis, il a commencé à expliquer longuement.
« Léane m'a largué. Il y a une semaine. Elle en pouvait plus. » Il a reniflé. « Elle disait qu'il ne se passait plus rien entre nous, plus rien, depuis presqu’un an. Je la touchais plus, on couchait plus ensemble. Je l'évitais, je... je ne sais pas ce que je faisais. »
Il a levé les yeux, l'air perdu, les larmes coulant sur sa mâchoire.
« Et au bout d'un moment, elle est allée voir ailleurs. Elle l'a avoué, elle ne supportait plus d'être en couple avec quelqu'un qui n'était plus là, même quand il était là. »
La gorge s'est nouée. Mon esprit a immédiatement fait le lien. Un an de silence, un an de désert dans sa vie sentimentale. Un an depuis le 31 décembre.
Je l'ai écarté doucement pour le regarder. Le moment était trop important pour le laisser passer.
« Louis, » ai-je demandé doucement, ma voix à peine audible. « Est-ce que ça a commencé... pour le 31 décembre dernier ? Est-ce que ça a commencé quand tu es parti sans un mot ? »
Louis a stoppé net ses pleurs. Il m'a regardé droit dans les yeux, son visage encore mouillé par les larmes, mais son regard d'une lucidité terrifiante. C'était l'instant de vérité.
« Non, Gaël, » a-t-il dit, sa voix rocailleuse. « Tu n'as rien inventé. Je le sais. Je... je me souviens de tout. Mais je ne voulais juste pas en parler. »
Il a baissé les yeux, la honte s'étalant sur son visage musclé.
« J'avais honte. J'avais peur. J'ai paniqué. Je ne savais pas ce que ça signifiait pour nous, ni pour moi. Alors j'ai tout nié. J'ai préféré te faire passer pour un menteur, pour ne pas avoir à regarder la vérité en face. »
Le mot "honte" a balayé toute ma colère. Je l'ai pris à nouveau dans mes bras, cette fois-ci, ce n'était plus un geste de réconfort, c'était un geste de validation.
« Merci, Louis, » ai-je murmuré, serrant sa tête contre mon épaule. « Merci de me le dire. »
Je me suis séparé de lui. Louis avait besoin d'être ramené à la réalité.
« Écoute-moi. Maintenant, ça va aller mieux. Un bon repas nous attend, et je crois qu'une soirée film de Noël bien ridicule nous ferait du bien. »
Il a hoché la tête, un petit sourire tremblant se dessinant.
Nous nous sommes levés. Je l'ai entouré de mes bras, le guidant vers la cuisine. Il y a eu des gestes très tendres entre nous. Je lui caressais le dos, lui frottais les épaules. Je ne cherchais plus le désir, juste le réconfort.
Alors qu'il se lavait le visage, je me suis approché de lui et lui ai donné un bisou simple sur la joue. Un autre sur le coin des lèvres. Ces caresses et ces bisous simples étaient une ancre dans l'amitié, un baume sur la blessure qu'il m'avait infligée.
Fin du chapitre 3.
Il a redressé son T-shirt, a déverrouillé la porte avec un bruit métallique assourdissant. Il a ouvert, poussé la porte, et est sorti sans un mot, laissant l'homme énervé entrer.
Je suis resté là, seul, adossé au mur de la cabine, tremblant, mon érection, palpitant douloureusement, ma bouche gonflée par son baiser. C'était fini. Pour l'instant. Louis était parti, laissant derrière lui une frustration et un désir non assouvis, plus intenses et plus douloureux que tout ce que j'avais ressenti jusque-là.
La frustration de la cabine des toilettes a laissé un vide intense. Quand je suis revenu sur la piste, mon corps était un brasier. Louis était là, mais dès que nos regards se sont croisés, j'ai vu la promesse dans ses yeux.
Peu après, la soirée touchait à sa fin. Louis s'est approché de moi, sans un mot, et a pris ma main. Son geste était simple, définitif.
« Viens, » a-t-il dit, le ton autoritaire mais doux. « On dort chez toi ce soir. »
Nous avons salué rapidement nos amis. J'avais l'impression de quitter la fête pour un rendez-vous secret et inévitable.
Le retour était étrangement silencieux, nos mains jointes rompant l'ambiguïté pour la première fois en public.
Arrivés dans la chambre, la porte s'est refermée. La musique assourdissante de la boîte avait fait place à un silence lourd et électrique. Je me suis tourné vers lui, les questions brûlant mes lèvres.
Louis m'a regardé longuement. Son regard n'était plus celui du fêtard, mais celui d'un homme qui savait exactement ce qu'il voulait.
Je n'ai pas pu tenir. « Qu’est-ce que t'as ? Et c'était quoi, tout ce qui s'est passé pendant la soirée ? »
Louis ne répondait pas. Il a juste laissé le temps s'étirer, me laissant suffoquer dans le suspense. Il a souri, un sourire de domination affectueuse, et a levé l'index vers sa bouche.
« Shuuuutt, petit prince. »
Il s'est approché de moi, très lentement. Quand il a été assez près, il a passé ses bras autour de ma taille et, dans un mouvement surprenant de force maîtrisée, il m'a soulevé doucement dans ses bras et s'est appuyé contre le mur, me coinçant contre la surface froide.
J'étais en l'air, mon dos contre le mur. Instinctivement, j'ai entouré ses hanches et ses épaules avec mes jambes et mes bras. Je le regardais, le cœur battant à tout rompre, mon souffle court.
Il a commencé par les baisers dans mon cou, des baisers humides, lents, qui ont fait exploser mes sens. Puis, ses mains ont glissé sur mon dos, sous mon T-shirt, le même chemin que la nuit de Noël. Ses caresses étaient pressantes, urgentes.
Enfin, il a remonté ses lèvres contre les miennes et m'a pris la bouche. Ce n'était pas un baiser de provocation, c'était le baiser de la résolution. Il m'a embrassé avec la langue, un baiser profond et prolongé qui a duré jusqu'à ce que mes jambes ne tiennent plus.
Il m'a reposé doucement sur le sol.
Il a commencé alors à me déshabiller. Ses doigts étaient experts, tirant mon T-shirt par le col, défaisant mon jean. J'essayais de parler, de poser des questions, mais Louis m'en empêchait avec sa bouche, m'embrassant à chaque tentative de protestation ou d'interrogation.
Rapidement, je me suis retrouvé en boxer.
Louis s'est déshabillé à son tour. Il a retiré son T-shirt, son jean, et même son boxer. Il se déshabilla complètement en érection. Sa verge était massive, tendue, un spectacle familier et terrifiant.
Il a doucement basculé mon corps et m'allongea dans le lit, me recouvrant de son ombre. Il s'est placé entre mes jambes, sa peau nue contre mes sous-vêtements.
Il a attaqué mon corps avec des baisers partout. Des baisers sur mon ventre, sur mes cuisses, sur mes épaules. J'étais noyé sous ses caresses, mon corps tremblant.
Puis, il est revenu à l'essentiel. D'un geste rapide et ferme, il vint retirer mon dernier vêtement. Mon boxer a volé au pied du lit. J'étais nu, sous le regard intense de Louis.
Ce soir-là, ce ne fut que baisers longs et frottements entre les deux érections. Louis m'a pris la bouche pendant qu'il positionnait nos deux érections, les pressant l'une contre l'autre, nos sexes glissant peau contre peau. C'était un jeu de contact, de pression, d'intimité totale sans franchir la dernière barrière.
Le désir était incontrôlable. Je l'ai masturbé de temps en temps, le mouvement de ma main sur sa verge bien dure le faisait gémir contre mes lèvres. Louis faisait pareil, sa main experte travaillant la mienne, me faisant perdre la tête.
À l'apogée du désir, Louis m'a retourné. Il s'est positionné derrière moi, me gardant collé. Il se frottait toujours contre mes fesses et mon dos, sa verge dure glissant contre mes fessiers tendus, tout en m'embrassant l'épaule et la nuque.
Le plaisir est devenu trop intense. J'ai crié son nom. J'ai éjaculé sur les draps, le soulagement était immense, mais la frustration de la proximité subsistait.
Un instant après, sentant ma libération, Louis a gémi fort à son tour. Il a éjaculé contre mes fesses, un liquide chaud et collant qui m'a fait tressaillir.
Nous sommes restés là, enlacés, respirant bruyamment, la chaleur de nos corps nus, collés l'un à l'autre, remplissant la pièce.
Épuisés et apaisés, nous nous sommes endormis ainsi, le corps de Louis étant la dernière chose dont j'ai eu conscience.
Le soleil filtrait à travers les rideaux. Je me suis réveillé, un sourire béat aux lèvres. J'ai tendu la main pour trouver Louis.
Le côté du lit était froid.
Je me suis redressé. Il n'était pas dans la chambre. Son portefeuille, son téléphone... tout était parti. Il n'y avait plus que l'odeur de nos corps.
Louis était parti sans laisser de mot.
Seuls restaient le souvenir brûlant de la nuit et l'énorme vide à côté de moi. La fin de l'ambiguïté était peut-être arrivée, mais elle était silencieuse et déconcertante. Qu'est-ce que tout cela signifiait ? J'étais seul dans le silence froid du matin, mon corps douloureusement satisfait, mais mon cœur en suspens.
Le froid du réveil du 1er janvier n'était rien comparé au vide qui s'est installé les jours suivants. Je n'ai eu aucun message de Louis. Le silence était total, assourdissant.
Je suis passé par toutes les étapes. L'attente, l'espoir d'un simple retard, puis l'anxiété. J'ai essayé de l'appeler, une fois, deux fois, puis tous les soirs. Rien. Pas de nouvelles, même en essayant de l'appeler et de lui envoyer des messages. La messagerie vocale était mon seul contact.
Mon désespoir m'a poussé à l'action. Je suis allé directement à son appartement. Sa copine, Léane, m'a ouvert, l'air étonné de me voir.
« Salut Gaël, qu'est-ce que tu fais là ? »
« Salut Léane. Louis est là ? J'ai besoin de lui parler. »
Elle a fait une moue désolée. Léane me disait qu’il n’était pas là. Soit il était réellement absent, soit elle le couvrait. Étant donné l'ambiance tendue et les baisers de la Saint-Sylvestre, je n'osais pas imaginer la vérité.
Cela a duré plusieurs semaines. Chaque jour était un poids. Je vivais reclus dans mes souvenirs : le baiser en boîte, les caresses dans la cabine, la chaleur de son corps sur les draps. Avait-il regretté ? Avait-il honte ? Ou pire, n'avait-ce été pour lui qu'une blague ultime, un jeu d'ivresse sans conséquence ?
J'étais triste. Une tristesse profonde, mêlée à la colère et à l'humiliation. J'avais enfin cru franchir la ligne que nous avions entretenue pendant plus de 20 ans, pour me retrouver rejeté dans le silence le plus total.
J'ai fini par le revoir par hasard, un soir, dans notre bar habituel. Mon cœur a fait un bond dans ma gorge, suivi d'une nausée de peur. Il était là, riant avec des amis, comme si rien ne s'était passé.
Il m'a vu et, avec sa désinvolture habituelle, il a levé la main.
« Hé, petit prince ! T'étais où ? J'ai cru que tu boud... » Il a coupé court en voyant mon visage fermé.
Je l'ai pris à part, les mains tremblantes. J'ai vidé mon sac, mélangeant accusation et supplication.
« Louis, il faut qu'on parle. Pourquoi tu ne m'as pas rappelé ? Qu'est-ce qui s'est passé le 31 ? Pourquoi tu es parti sans un mot ? »
Louis a tout nié d'un ton léger, son visage adoptant cette expression moqueuse que je connaissais trop bien.
« Le 31 ? Quoi ? On a fait la fête, on a bien bu, non ? C'était marrant ce numéro avec la fille, tu t'es fait draguer par une dingue ! »
« Louis, ne fais pas l'idiot. Le baiser, la cabine, et la nuit, Louis ! » ai-je insisté, ma voix se cassant.
Il a haussé les épaules, le sourire étiré sur ses lèvres.
« Mais Gaël, tu as bu un peu trop de champagne, non ? Tu sais bien que tu as l'imagination débordante, surtout quand tu es sous l'effet de l'alcool, » a-t-il dit, sous le ton de la plaisanterie, comme il le faisait avant. Il a posé sa main sur mon épaule, l'air faussement compatissant.
Puis, il a glissé son bras autour de moi, m'attirant pour me chuchoter à l'oreille, un chuchotement cruel et chargé de sous-entendus :
« Tu sais très bien ce que tu aurais aimé qu'il se passe cette nuit-là, hein ? Tu aurais aimé avoir ton corps nu dans mon lit, c'est ça ? T'en fais pas, on en rêve tous les deux. Mais c'était qu'une blague de Nouvel An, petit prince. »
Le choc a été violent. Tout ce que j'avais vécu, ressenti, tout ce pour quoi j'avais fait une rupture et subi des semaines d'angoisse, il venait de le réduire à une simple plaisanterie liée à mon désir inavoué.
Petit à petit, la vie a repris comme avant. Louis était redevenu le Louis d'avant Noël, le Louis de toujours. Il m'appelait pour aller boire un verre, venait s'avachir sur mon canapé pour regarder des matchs.
Mais pour moi, rien n'était comme avant. Je ne savais plus quoi penser. Mon corps se souvenait de la vérité, mais mon esprit était en guerre contre le déni de Louis. Était-il vraiment capable d'un tel machiavélisme, ou étais-je le seul à avoir basculé ?
Je n'arrivais pas à en parler à Louis. Chaque fois que j'essayais d'aborder le sujet, il riait ou changeait de sujet, me traitant de « mélodramatique ».
Pourtant, il ne changeait pas ses habitudes. Il était toujours aussi tactile et taquin avec des sous-entendus. Ses mains restaient posées un peu trop longtemps sur mon cou. Il me pinçait la cuisse sous la table. Il me charriait sur mon célibat récent. Mais désormais, derrière chaque contact, il y avait l'ombre du baiser fougueux et la douleur du déni.
Une année entière s'est écoulée dans cet état de purgatoire. Pour moi, le temps ne faisait que renforcer la douleur de l'incertitude. J'étais le seul détenteur d'une vérité que Louis avait rayée de l'existence. Chaque rire, chaque tape sur l'épaule de Louis était une pique de cruauté, me rappelant que ce corps tactile avait été nu contre le mien, avant de me traiter d'halluciné.
Malgré tout, notre amitié restait inébranlable en apparence. Nous avons maintenu le contact, les habitudes, les blagues à double sens. Mais dans mon cœur, je ne faisais que penser à ce fameux soir du Nouvel An, au goût de sa bouche, à la chaleur de son sexe sur le mien.
L'approche des fêtes de fin d'année était une torture. Allait-il maintenir la tradition du 25 ? M'inviterait-il à nouveau à la destruction de mon propre cœur ?
Oui. Il l'a fait.
Arrivé le 25 décembre, le petit rituel a repris. J'ai préparé notre repas habituel, essayant d'ignorer la panique qui montait.
À 19h, on a sonné. Quand j'ai ouvert la porte, je n'ai pas vu le Louis désinvolte et moqueur habituel. J'ai vu que quelque chose n'allait pas. Son visage était défait, ses yeux rougis, même s'il essayait de sourire. Son corps entier semblait lourd, ses épaules tombantes.
J'ai abandonné toute taquinerie. La crise qu'il me faisait subir depuis un an s'était clairement retournée contre lui.
Je l'ai fait entrer. Il a retiré son manteau machinalement, et nous nous sommes assis dans le canapé. Je n'ai pas allumé la télévision, le silence était nécessaire.
Au lieu de s'asseoir normalement, Louis s'est effondré dans mes bras. Il a enfoui son visage dans mon cou et a éclaté en sanglots. C'était un torrent de larmes chaudes, un son que je ne lui avais jamais entendu.
« C'est fini, Gaël, » a-t-il réussi à articuler entre deux sanglots. « C'est fini. »
Je l'ai serré instinctivement, caressant ses cheveux en bataille.
Il a fallu du temps pour qu'il retrouve sa voix. Je l'ai laissé pleurer, sa souffrance était réelle et palpable contre moi.
Puis, il a commencé à expliquer longuement.
« Léane m'a largué. Il y a une semaine. Elle en pouvait plus. » Il a reniflé. « Elle disait qu'il ne se passait plus rien entre nous, plus rien, depuis presqu’un an. Je la touchais plus, on couchait plus ensemble. Je l'évitais, je... je ne sais pas ce que je faisais. »
Il a levé les yeux, l'air perdu, les larmes coulant sur sa mâchoire.
« Et au bout d'un moment, elle est allée voir ailleurs. Elle l'a avoué, elle ne supportait plus d'être en couple avec quelqu'un qui n'était plus là, même quand il était là. »
La gorge s'est nouée. Mon esprit a immédiatement fait le lien. Un an de silence, un an de désert dans sa vie sentimentale. Un an depuis le 31 décembre.
Je l'ai écarté doucement pour le regarder. Le moment était trop important pour le laisser passer.
« Louis, » ai-je demandé doucement, ma voix à peine audible. « Est-ce que ça a commencé... pour le 31 décembre dernier ? Est-ce que ça a commencé quand tu es parti sans un mot ? »
Louis a stoppé net ses pleurs. Il m'a regardé droit dans les yeux, son visage encore mouillé par les larmes, mais son regard d'une lucidité terrifiante. C'était l'instant de vérité.
« Non, Gaël, » a-t-il dit, sa voix rocailleuse. « Tu n'as rien inventé. Je le sais. Je... je me souviens de tout. Mais je ne voulais juste pas en parler. »
Il a baissé les yeux, la honte s'étalant sur son visage musclé.
« J'avais honte. J'avais peur. J'ai paniqué. Je ne savais pas ce que ça signifiait pour nous, ni pour moi. Alors j'ai tout nié. J'ai préféré te faire passer pour un menteur, pour ne pas avoir à regarder la vérité en face. »
Le mot "honte" a balayé toute ma colère. Je l'ai pris à nouveau dans mes bras, cette fois-ci, ce n'était plus un geste de réconfort, c'était un geste de validation.
« Merci, Louis, » ai-je murmuré, serrant sa tête contre mon épaule. « Merci de me le dire. »
Je me suis séparé de lui. Louis avait besoin d'être ramené à la réalité.
« Écoute-moi. Maintenant, ça va aller mieux. Un bon repas nous attend, et je crois qu'une soirée film de Noël bien ridicule nous ferait du bien. »
Il a hoché la tête, un petit sourire tremblant se dessinant.
Nous nous sommes levés. Je l'ai entouré de mes bras, le guidant vers la cuisine. Il y a eu des gestes très tendres entre nous. Je lui caressais le dos, lui frottais les épaules. Je ne cherchais plus le désir, juste le réconfort.
Alors qu'il se lavait le visage, je me suis approché de lui et lui ai donné un bisou simple sur la joue. Un autre sur le coin des lèvres. Ces caresses et ces bisous simples étaient une ancre dans l'amitié, un baume sur la blessure qu'il m'avait infligée.
Fin du chapitre 3.
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