Le tentateur (2)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Le tentateur (2)
Chapitre 2
Je retourne au salon où tout le monde s'embrasse, se souhaite la bonne année. Tom est au centre de la pièce, riant avec un groupe d'amis. Quand nos regards se croisent, il lève son verre vers moi.
Et je sais que cette nouvelle année va être beaucoup plus compliquée que je ne l'imaginais.
Je reviens au salon après avoir quitté Carolina dans notre chambre. La musique, les rires de nos amis, les confettis dans l'air – tout est un brouillard assourdissant. Je devrais être soulagé que ma fiancée soit au repos, mais l'absence de Carolina a ouvert la voie à Tom.
Je me dirige vers le bar improvisé pour reprendre une coupe.
"Je t'attendais."
Tom apparaît comme une ombre, sa voix basse mais incroyablement audible. Il est impeccable malgré l'heure avancée, un aimant à regards dans la foule.
"Tom, va rejoindre tes amis. Je suis occupé."
"Tu n'es occupé que par moi, Nick." Il pose sa main sur mon épaule, le contact est possessif. "On n'a pas pu finir sur le balcon. J'ai besoin de te parler. Maintenant."
"Je n'ai rien à te dire."
"Si. Tu dois me dire pourquoi tu me fais tant désirer." Il me tire doucement par le bras. "Viens. On va prendre un peu de calme."
Je le suis, agacé par ma propre faiblesse à lui résister. Nous nous dirigeons vers la cuisine, pièce bruyante mais isolée de la salle de réception principale. Je ferme la porte derrière nous.
"Alors, la vérité," dit Tom, s'appuyant contre le plan de travail, ses bras croisés. Ses yeux me transpercent. "Tu as filé comme un voleur à minuit. J'ai été frustré. Je n'ai pas eu mon baiser de Nouvelle Année, Nick."
"Tu n'auras pas de baiser," je réponds, ma voix rauque de colère. "Tu es le demi-frère de ma fiancée. J'aime Carolina. Ce que tu fais est déplacé, malsain, et ça doit cesser."
"Je m'en fiche." Il se détache du plan de travail. "Je me fiche de votre projet de mariage. Je me fiche de Carolina pour l'instant. Je suis venu ce soir pour t'avoir. Dis-moi que tu ne le sens pas, ce que je sens quand je te regarde."
Sa franchise est brutalement directe. Je sens le sang me monter au visage. L'indignation est réelle, mais la panique de l'attirance l'est tout autant.
"Tu mens ! Tu cherches juste à créer le chaos !"
La rage me submerge. Je fais un pas, puis un autre, réduisant l'espace entre nous. Je le saisis violemment par les épaules et, avec une poussée de pure frustration, je le coince contre le mur de carrelage froid. Je bloque son corps avec le mien, mes deux mains plaquées de chaque côté de sa tête.
"Tu vas t'arrêter !" je siffle, le souffle court. "Tu vas me laisser tranquille, ou je te jure que je..."
Tom ne bronche pas. Au lieu de la peur, son visage s'illumine d'un triomphe absolu. Nous sommes face à face, si proches que nos poitrines se touchent.
La tension sexuelle est immédiate, dense, brûlante.
Il lève doucement ses mains et les pose sur mes poignets qui sont plaqués contre le mur. Ses pouces caressent l'intérieur de ma peau. Il se colle contre moi, annulant la distance que j'essayais de maintenir.
"Tu voulais me dominer ? C'est le cas. Et ça t'excite. Je le sens," il chuchote.
Puis, il bouge. Son genou se glisse subtilement entre mes jambes, exerçant une pression douce mais sans équivoque contre mon entrejambe. Mon corps réagit immédiatement, trahissant mon déni.
Mon visage s'embrase. Je devrais le repousser, mais je suis figé, incapable de bouger.
Il retire lentement une main de mon poignet, sa paume glissant le long de mon bras, s'attardant sur ma poitrine, puis descendant lentement le long de mon ventre. Sa main s'arrête sur mon pantalon, juste au niveau de l'aine.
"Tu vois ?" Tom ne quitte pas mes yeux, son regard est un piège. "Tes mots disent 'non', mais ton corps dit 'oui'. Tu as peur, mais pas de moi. Tu as peur de toi."
Sa main exerce une légère pression, un effleurement insoutenable.
"Tom, arrête," je grogne, mais le son est faible, suppliant.
"Je n'arrêterai pas." Sa voix est un murmure possessif. "Je ne m'arrêterai pas tant que je n'aurai pas ce que je suis venu chercher. Ton baiser manqué de Nouvelle Année. C'est notre secret."
Il rapproche son visage du mien, ses lèvres sont à quelques millimètres. Je peux sentir son souffle chaud, l'odeur de son parfum. Je suis à deux doigts de céder, de m'abandonner à la fureur et à la tension qu'il a créée. Je ferme les yeux un instant.
Un instant.
Juste à ce moment-là, la porte s'ouvre brusquement.
"Nick ? Tom ? On a besoin d'aide ! On n'arrive pas à débloquer le robinet de bière !" C'est la voix de l'un de nos amis, forte et enjouée.
Nous nous écartons l'un de l'autre comme si nous avions été électrocutés. Je me tourne vers le comptoir, faisant semblant de ramasser une bouteille. Tom s'ajuste, repoussant sa chemise froissée.
"On arrive ! On était en train de chercher le tire-bouchon !" s'exclame Tom, son ton immédiatement innocent et joyeux.
L'ami hoche la tête et retourne dans le salon.
Je me tourne vers Tom, le souffle court. "Je t'avais dit de..."
Tom s'approche. Il pose son doigt sur la cravate bleue et tire dessus, me rapprochant de quelques centimètres, juste assez pour murmurer à mon oreille.
"Tu ne disais plus rien. La prochaine fois, je ne serai pas aussi patient. Tu m'es redevable d'un baiser. Et je ne renonce jamais à ce que je veux."
Il me lâche, me laissant chancelant. Il me fait un clin d'œil insolent, puis se dirige vers la porte, l'air parfaitement détendu.
Je reste seul, adossé au comptoir, mes mains tremblantes pressées sur l'endroit où son corps était collé au mien. J'ai échappé au baiser, mais j'ai perdu la guerre psychologique. Tom a la preuve de mon désir.
Il est presque trois heures du matin. Les derniers amis sont partis. La porte claque, laissant l'appartement dans un silence immense, seulement brisé par le bourdonnement des appareils ménagers. Je me sens lourd, épuisé, mais soulagé. C'est fini.
Je me dirige vers le couloir pour rejoindre Carolina. Je m'approche de la porte de la chambre, entrebâillée.
C'est là que je le vois.
La porte s'ouvre complètement et Tom en sort.
Mon cœur rate un battement. Il s'arrête net, me fixant avec un air de satisfaction calme. Il ajuste le col de sa chemise, l'air d'avoir pris tout son temps.
"Qu'est-ce que tu faisais... là-dedans ?" Ma voix est un mélange de fureur et d'incrédulité.
"Je suis venu saluer ma sœur, pardi," répond Tom, s'avançant dans le couloir. "Elle dort comme un bébé, avec ses bouchons. Elle ne se réveillerait pas si une fanfare passait."
Il se rapproche, son regard s'attarde sur mes lèvres, puis descend lentement le long de mon corps.
"D'ailleurs, tu as l'air d'avoir eu une soirée agitée, Nick. Le stress de l'hôte ?"
"Je suis stressé par toi," je réplique, mais ma voix est faible.
"Vraiment ?" Il sourit, un sourire lent, plein de sous-entendus. Il se penche pour ramasser mon pull oublié sur une chaise. "Tu sais, en te voyant là, dans la pénombre, avec cette cravate que j'ai choisie..." Il marche autour de moi, me frôlant l'épaule. "J'ai juste envie de savoir à quel point l'avocat parfait peut perdre la tête."
Il s'arrête derrière moi. Sa main effleure ma nuque, puis descend lentement sur le nœud de la cravate bleue.
"Tu as fait un nœud Windsor," murmure-t-il à mon oreille, son souffle chaud. "Trop classique, trop serré. Tu devrais te relâcher un peu. Mettre un peu de désordre dans ta vie. C'est plus sain, tu sais."
Je me dégage brusquement. "Arrête ! Je t'ai dit d'arrêter ce jeu ! C'est fini, tout le monde est parti. Va-t-en."
"Mais je ne peux pas partir," dit-il en s'adossant au mur du couloir. "Je n'ai pas eu ce que je suis venu chercher. Et je ne pars pas tant que je n'ai pas eu mon dû. Mon baiser. Ou quelque chose de mieux."
Il me regarde, le silence entre nous est une provocation sexuelle intense. Il sait que ma résistance est au bord du gouffre.
Il fait un pas vers moi. "Dis-moi ce que tu ferais si on n'était pas dans ton appartement, Nick. Dis-moi ce que tu veux que je te fasse, maintenant que Carolina est à l'abri du bruit."
Il pose sa main sur mon torse, son pouce caressant mon téton à travers la chemise. Le contact est trop direct, trop audacieux. Je respire par la bouche, mon cœur bat la chamade.
"Je... Je vais appeler un taxi. Maintenant."
"Appelle. Je ne bougerai pas." Il sourit. "Tu as peur que je t'embrasse devant le chauffeur ? C'est ça qui t'arrête ? Les yeux des autres ?"
Il se penche, ses lèvres effleurant mon oreille. "Tu n'as plus personne pour te sauver, Nick. Cède. Laisse-moi te montrer pourquoi j'ai gâché ton réveillon."
C'est le trop-plein. La pression de la soirée, la honte, le désir latent. La dernière chose qu'il dit – laisser-moi te montrer – fait exploser ma maîtrise de moi. Je ne peux plus le repousser, mais je ne peux pas non plus le laisser prendre l'initiative.
La rage prend le dessus, mais cette rage est un déguisement de l'attirance.
Je saisis Tom violemment par le col de sa chemise. Je ne le pousse pas contre le mur, je le pousse vers l'arrière, droit vers le canapé du salon.
Tom lâche un cri de surprise. Il s'affale sur le coussin, les bras levés.
Je me jette sur lui, à califourchon sur ses hanches, sans lui laisser le temps de comprendre. Je ne lui laisse pas le temps de sourire.
Mon visage s'écrase sur le sien. Je l'embrasse comme un sauvage, un affamé. Le baiser est violent, brutal, sans tendresse. Ma bouche s'ouvre sur la sienne, ma langue explore agressivement. Je le punis pour m'avoir fait désirer, pour avoir eu raison, pour avoir détruit mon monde.
Tom répond immédiatement. Il lâche un gémissement sourd dans ma bouche et ses mains se plaquent sur mon dos, m'attirant plus près. Il répond à ma violence par une ferveur égale, mordant, aspirant, son corps se cambrant sous le mien. L'air est saturé de notre respiration haletante et du bruit humide de nos bouches.
Après une minute interminable de cette fureur, je me redresse brusquement, le souffle court.
Tom me regarde. Il est ébouriffé, ses cheveux bruns en désordre, les lèvres rouges et humides. Il est essoufflé, sa poitrine se soulève rapidement sous sa chemise. Mais il est content.
Un sourire de pur triomphe s'étire sur ses lèvres.
"Voilà," dit-il, sa voix tremblante d'excitation. "C'était ça, la position de force, Nick. Et tu l'as prise."
Je suis là, toujours à califourchon sur lui, incapable de bouger, la honte me submergeant.
"Maintenant," murmure Tom, sa voix devenant plus douce, plus prédatrice. "Laisse-moi finir la fête."
Il lève ses mains et les pose sur ma taille. Il me soulève légèrement pour se dégager, puis il me repousse en douceur. Il se lève du canapé, redressant sa chemise froissée.
Il me fait face, l'air d'un athlète victorieux.
Il ne me laisse pas le temps de protester ou de fuir. Sa main se dirige vers ma braguette. Le geste est lent, délibéré, pour s'assurer que je vois chaque étape. Il descend lentement la fermeture éclair de mon pantalon, puis défait le bouton.
Il s'agenouille à mes pieds.
Je ne peux pas bouger. Je suis à la fois dévasté par mon échec et terrassé par l'attente.
Tom pose ses mains sur mes hanches, tirant mon pantalon et mon caleçon vers le bas. Il regarde mon érection avec un plaisir non dissimulé.
"Tu m'as manqué de respect," murmure-t-il, un fil de voix. "Je vais te punir en te faisant jouir comme jamais."
Il approche sa bouche. Le contact est chaud, doux, expert. Sa langue commence immédiatement un travail précis sur mon gland. Il utilise une succion douce et ferme, alternant la pression de sa bouche et le frottement humide de sa langue sur mon sillon.
Il me prend en entier, sa bouche englobant ma longueur. Il utilise la profondeur de sa gorge avec une ferveur qui coupe ma respiration. Il me caresse avec sa gorge, remontant et descendant avec une intensité croissante.
J'agrippe le dossier du canapé derrière moi. La sensation est trop bonne, trop forte, trop rapide. Je sens la fureur du baiser se transformer en une vague de plaisir qui me déferle dessus.
Tom ralentit un instant pour me regarder. Ses yeux sombres sont mi-clos, brillants de désir et d'une soif de domination. Sa joue est rougie par l'effort.
"Regarde-moi, Nick," murmure-t-il. "Dis-moi que tu ne voulais pas ça depuis le début."
Il reprend son mouvement, concentrant son attention sur le frein et la base de mon membre, utilisant une pression précise de ses lèvres et de ses dents qui me fait gémir. La stimulation est écrasante. Mon corps tremble, la honte s'évaporant sous l'intensité du plaisir.
Je ne peux rien faire d'autre que l'encourager par des gémissements.
La vague m'emporte violemment. L'orgasme est brutal, libérant tout le stress et la tension accumulée dans un spasme incontrôlable. Mes mains s'agrippent au canapé.
Tom ne me lâche pas. Il continue de sucer et d'aspirer avec une passion possessive. Et là, c’est l’orgasme.
Et puis, le moment le plus dévastateur : Tom avale tout.
Il se retire lentement. Il me regarde, ses lèvres sont humides. Il se lève, s'essuie la bouche avec le revers de la main.
"Délicieux," dit-il simplement. "Ça valait bien d'attendre l'année suivante."
Il remonte ma fermeture éclair, le geste étant à la fois intime et humiliant. Il ajuste ma cravate.
"Maintenant, dors bien, beau-frère." Il me fait un clin d'œil insolent. "Et n'oublie pas : ce qui est à moi, je le prends."
Il se dirige vers la porte, l'ouvre, et disparaît dans la nuit.
Je suis seul, affalé sur le canapé, le corps tremblant, la tête dans les mains, essayant de comprendre ce qui vient de se passer. J'ai cédé. J'ai aimé ça.
Mais le bruit de la porte qui se rouvre me fait sursauter. Tom se tient à nouveau dans l'embrasure. Il me regarde, un air de fausse surprise sur son visage.
"Mon téléphone. Je crois que je l'ai laissé ici," dit-il, pointant du doigt l'objet noir posé sur le coussin près de ma tête.
"Va-t'en. Sors d'ici tout de suite," je le supplie, la voix étranglée par la honte. Je me redresse à moitié, incapable de faire face. "Tom, s'il te plaît. Pars. Je t'en prie."
Tom ignore ma panique. Il entre, ses pas lents et assurés. Il s'approche du canapé, juste au-dessus de moi. Je ne bouge pas. La honte me cloue sur place.
Tom se penche lentement pour récupérer son téléphone, son corps frôlant le mien. Sa tête passe tout près de la mienne, sa bouche est à quelques centimètres de la mienne. Nos regards se croisent, et cette proximité après l'acte est une torture sublime.
Je suis chamboulé, incapable de respirer. Mon esprit est vide, sauf pour l'idée idiote et dangereuse de l'embrasser à nouveau. Je sens l'odeur de son parfum. Je suis à la limite de craquer une nouvelle fois.
Tom récupère son téléphone, le glisse dans sa poche. Il se relève en prenant appui sur ma cuisse, juste à côté de mon entrejambe encore sensible. La pression de sa main est légère mais délibérée.
Il me sourit, un sourire de pur pouvoir. Il s'éloigne et se dirige vers la porte. Il l'ouvre. Mais au lieu de sortir, il s'arrête et se tourne une dernière fois.
"Je l'ai su en te voyant danser avec Carolina," murmure-t-il, les yeux fixés sur moi. "Je savais que tu portais cette vérité en toi, Nick. Moi, je l'ai juste libérée. Qui es-tu, vraiment ?"
Je reste là, la bouche ouverte, incapable de former le moindre son, le moindre déni. Le choc de sa déclaration – qu'il l'avait toujours su – me paralyse. Il n'y a rien à répondre.
Tom sort, et cette fois, le silence qui revient est total et dévastateur.
Fin du chapitre 2.
Je retourne au salon où tout le monde s'embrasse, se souhaite la bonne année. Tom est au centre de la pièce, riant avec un groupe d'amis. Quand nos regards se croisent, il lève son verre vers moi.
Et je sais que cette nouvelle année va être beaucoup plus compliquée que je ne l'imaginais.
Je reviens au salon après avoir quitté Carolina dans notre chambre. La musique, les rires de nos amis, les confettis dans l'air – tout est un brouillard assourdissant. Je devrais être soulagé que ma fiancée soit au repos, mais l'absence de Carolina a ouvert la voie à Tom.
Je me dirige vers le bar improvisé pour reprendre une coupe.
"Je t'attendais."
Tom apparaît comme une ombre, sa voix basse mais incroyablement audible. Il est impeccable malgré l'heure avancée, un aimant à regards dans la foule.
"Tom, va rejoindre tes amis. Je suis occupé."
"Tu n'es occupé que par moi, Nick." Il pose sa main sur mon épaule, le contact est possessif. "On n'a pas pu finir sur le balcon. J'ai besoin de te parler. Maintenant."
"Je n'ai rien à te dire."
"Si. Tu dois me dire pourquoi tu me fais tant désirer." Il me tire doucement par le bras. "Viens. On va prendre un peu de calme."
Je le suis, agacé par ma propre faiblesse à lui résister. Nous nous dirigeons vers la cuisine, pièce bruyante mais isolée de la salle de réception principale. Je ferme la porte derrière nous.
"Alors, la vérité," dit Tom, s'appuyant contre le plan de travail, ses bras croisés. Ses yeux me transpercent. "Tu as filé comme un voleur à minuit. J'ai été frustré. Je n'ai pas eu mon baiser de Nouvelle Année, Nick."
"Tu n'auras pas de baiser," je réponds, ma voix rauque de colère. "Tu es le demi-frère de ma fiancée. J'aime Carolina. Ce que tu fais est déplacé, malsain, et ça doit cesser."
"Je m'en fiche." Il se détache du plan de travail. "Je me fiche de votre projet de mariage. Je me fiche de Carolina pour l'instant. Je suis venu ce soir pour t'avoir. Dis-moi que tu ne le sens pas, ce que je sens quand je te regarde."
Sa franchise est brutalement directe. Je sens le sang me monter au visage. L'indignation est réelle, mais la panique de l'attirance l'est tout autant.
"Tu mens ! Tu cherches juste à créer le chaos !"
La rage me submerge. Je fais un pas, puis un autre, réduisant l'espace entre nous. Je le saisis violemment par les épaules et, avec une poussée de pure frustration, je le coince contre le mur de carrelage froid. Je bloque son corps avec le mien, mes deux mains plaquées de chaque côté de sa tête.
"Tu vas t'arrêter !" je siffle, le souffle court. "Tu vas me laisser tranquille, ou je te jure que je..."
Tom ne bronche pas. Au lieu de la peur, son visage s'illumine d'un triomphe absolu. Nous sommes face à face, si proches que nos poitrines se touchent.
La tension sexuelle est immédiate, dense, brûlante.
Il lève doucement ses mains et les pose sur mes poignets qui sont plaqués contre le mur. Ses pouces caressent l'intérieur de ma peau. Il se colle contre moi, annulant la distance que j'essayais de maintenir.
"Tu voulais me dominer ? C'est le cas. Et ça t'excite. Je le sens," il chuchote.
Puis, il bouge. Son genou se glisse subtilement entre mes jambes, exerçant une pression douce mais sans équivoque contre mon entrejambe. Mon corps réagit immédiatement, trahissant mon déni.
Mon visage s'embrase. Je devrais le repousser, mais je suis figé, incapable de bouger.
Il retire lentement une main de mon poignet, sa paume glissant le long de mon bras, s'attardant sur ma poitrine, puis descendant lentement le long de mon ventre. Sa main s'arrête sur mon pantalon, juste au niveau de l'aine.
"Tu vois ?" Tom ne quitte pas mes yeux, son regard est un piège. "Tes mots disent 'non', mais ton corps dit 'oui'. Tu as peur, mais pas de moi. Tu as peur de toi."
Sa main exerce une légère pression, un effleurement insoutenable.
"Tom, arrête," je grogne, mais le son est faible, suppliant.
"Je n'arrêterai pas." Sa voix est un murmure possessif. "Je ne m'arrêterai pas tant que je n'aurai pas ce que je suis venu chercher. Ton baiser manqué de Nouvelle Année. C'est notre secret."
Il rapproche son visage du mien, ses lèvres sont à quelques millimètres. Je peux sentir son souffle chaud, l'odeur de son parfum. Je suis à deux doigts de céder, de m'abandonner à la fureur et à la tension qu'il a créée. Je ferme les yeux un instant.
Un instant.
Juste à ce moment-là, la porte s'ouvre brusquement.
"Nick ? Tom ? On a besoin d'aide ! On n'arrive pas à débloquer le robinet de bière !" C'est la voix de l'un de nos amis, forte et enjouée.
Nous nous écartons l'un de l'autre comme si nous avions été électrocutés. Je me tourne vers le comptoir, faisant semblant de ramasser une bouteille. Tom s'ajuste, repoussant sa chemise froissée.
"On arrive ! On était en train de chercher le tire-bouchon !" s'exclame Tom, son ton immédiatement innocent et joyeux.
L'ami hoche la tête et retourne dans le salon.
Je me tourne vers Tom, le souffle court. "Je t'avais dit de..."
Tom s'approche. Il pose son doigt sur la cravate bleue et tire dessus, me rapprochant de quelques centimètres, juste assez pour murmurer à mon oreille.
"Tu ne disais plus rien. La prochaine fois, je ne serai pas aussi patient. Tu m'es redevable d'un baiser. Et je ne renonce jamais à ce que je veux."
Il me lâche, me laissant chancelant. Il me fait un clin d'œil insolent, puis se dirige vers la porte, l'air parfaitement détendu.
Je reste seul, adossé au comptoir, mes mains tremblantes pressées sur l'endroit où son corps était collé au mien. J'ai échappé au baiser, mais j'ai perdu la guerre psychologique. Tom a la preuve de mon désir.
Il est presque trois heures du matin. Les derniers amis sont partis. La porte claque, laissant l'appartement dans un silence immense, seulement brisé par le bourdonnement des appareils ménagers. Je me sens lourd, épuisé, mais soulagé. C'est fini.
Je me dirige vers le couloir pour rejoindre Carolina. Je m'approche de la porte de la chambre, entrebâillée.
C'est là que je le vois.
La porte s'ouvre complètement et Tom en sort.
Mon cœur rate un battement. Il s'arrête net, me fixant avec un air de satisfaction calme. Il ajuste le col de sa chemise, l'air d'avoir pris tout son temps.
"Qu'est-ce que tu faisais... là-dedans ?" Ma voix est un mélange de fureur et d'incrédulité.
"Je suis venu saluer ma sœur, pardi," répond Tom, s'avançant dans le couloir. "Elle dort comme un bébé, avec ses bouchons. Elle ne se réveillerait pas si une fanfare passait."
Il se rapproche, son regard s'attarde sur mes lèvres, puis descend lentement le long de mon corps.
"D'ailleurs, tu as l'air d'avoir eu une soirée agitée, Nick. Le stress de l'hôte ?"
"Je suis stressé par toi," je réplique, mais ma voix est faible.
"Vraiment ?" Il sourit, un sourire lent, plein de sous-entendus. Il se penche pour ramasser mon pull oublié sur une chaise. "Tu sais, en te voyant là, dans la pénombre, avec cette cravate que j'ai choisie..." Il marche autour de moi, me frôlant l'épaule. "J'ai juste envie de savoir à quel point l'avocat parfait peut perdre la tête."
Il s'arrête derrière moi. Sa main effleure ma nuque, puis descend lentement sur le nœud de la cravate bleue.
"Tu as fait un nœud Windsor," murmure-t-il à mon oreille, son souffle chaud. "Trop classique, trop serré. Tu devrais te relâcher un peu. Mettre un peu de désordre dans ta vie. C'est plus sain, tu sais."
Je me dégage brusquement. "Arrête ! Je t'ai dit d'arrêter ce jeu ! C'est fini, tout le monde est parti. Va-t-en."
"Mais je ne peux pas partir," dit-il en s'adossant au mur du couloir. "Je n'ai pas eu ce que je suis venu chercher. Et je ne pars pas tant que je n'ai pas eu mon dû. Mon baiser. Ou quelque chose de mieux."
Il me regarde, le silence entre nous est une provocation sexuelle intense. Il sait que ma résistance est au bord du gouffre.
Il fait un pas vers moi. "Dis-moi ce que tu ferais si on n'était pas dans ton appartement, Nick. Dis-moi ce que tu veux que je te fasse, maintenant que Carolina est à l'abri du bruit."
Il pose sa main sur mon torse, son pouce caressant mon téton à travers la chemise. Le contact est trop direct, trop audacieux. Je respire par la bouche, mon cœur bat la chamade.
"Je... Je vais appeler un taxi. Maintenant."
"Appelle. Je ne bougerai pas." Il sourit. "Tu as peur que je t'embrasse devant le chauffeur ? C'est ça qui t'arrête ? Les yeux des autres ?"
Il se penche, ses lèvres effleurant mon oreille. "Tu n'as plus personne pour te sauver, Nick. Cède. Laisse-moi te montrer pourquoi j'ai gâché ton réveillon."
C'est le trop-plein. La pression de la soirée, la honte, le désir latent. La dernière chose qu'il dit – laisser-moi te montrer – fait exploser ma maîtrise de moi. Je ne peux plus le repousser, mais je ne peux pas non plus le laisser prendre l'initiative.
La rage prend le dessus, mais cette rage est un déguisement de l'attirance.
Je saisis Tom violemment par le col de sa chemise. Je ne le pousse pas contre le mur, je le pousse vers l'arrière, droit vers le canapé du salon.
Tom lâche un cri de surprise. Il s'affale sur le coussin, les bras levés.
Je me jette sur lui, à califourchon sur ses hanches, sans lui laisser le temps de comprendre. Je ne lui laisse pas le temps de sourire.
Mon visage s'écrase sur le sien. Je l'embrasse comme un sauvage, un affamé. Le baiser est violent, brutal, sans tendresse. Ma bouche s'ouvre sur la sienne, ma langue explore agressivement. Je le punis pour m'avoir fait désirer, pour avoir eu raison, pour avoir détruit mon monde.
Tom répond immédiatement. Il lâche un gémissement sourd dans ma bouche et ses mains se plaquent sur mon dos, m'attirant plus près. Il répond à ma violence par une ferveur égale, mordant, aspirant, son corps se cambrant sous le mien. L'air est saturé de notre respiration haletante et du bruit humide de nos bouches.
Après une minute interminable de cette fureur, je me redresse brusquement, le souffle court.
Tom me regarde. Il est ébouriffé, ses cheveux bruns en désordre, les lèvres rouges et humides. Il est essoufflé, sa poitrine se soulève rapidement sous sa chemise. Mais il est content.
Un sourire de pur triomphe s'étire sur ses lèvres.
"Voilà," dit-il, sa voix tremblante d'excitation. "C'était ça, la position de force, Nick. Et tu l'as prise."
Je suis là, toujours à califourchon sur lui, incapable de bouger, la honte me submergeant.
"Maintenant," murmure Tom, sa voix devenant plus douce, plus prédatrice. "Laisse-moi finir la fête."
Il lève ses mains et les pose sur ma taille. Il me soulève légèrement pour se dégager, puis il me repousse en douceur. Il se lève du canapé, redressant sa chemise froissée.
Il me fait face, l'air d'un athlète victorieux.
Il ne me laisse pas le temps de protester ou de fuir. Sa main se dirige vers ma braguette. Le geste est lent, délibéré, pour s'assurer que je vois chaque étape. Il descend lentement la fermeture éclair de mon pantalon, puis défait le bouton.
Il s'agenouille à mes pieds.
Je ne peux pas bouger. Je suis à la fois dévasté par mon échec et terrassé par l'attente.
Tom pose ses mains sur mes hanches, tirant mon pantalon et mon caleçon vers le bas. Il regarde mon érection avec un plaisir non dissimulé.
"Tu m'as manqué de respect," murmure-t-il, un fil de voix. "Je vais te punir en te faisant jouir comme jamais."
Il approche sa bouche. Le contact est chaud, doux, expert. Sa langue commence immédiatement un travail précis sur mon gland. Il utilise une succion douce et ferme, alternant la pression de sa bouche et le frottement humide de sa langue sur mon sillon.
Il me prend en entier, sa bouche englobant ma longueur. Il utilise la profondeur de sa gorge avec une ferveur qui coupe ma respiration. Il me caresse avec sa gorge, remontant et descendant avec une intensité croissante.
J'agrippe le dossier du canapé derrière moi. La sensation est trop bonne, trop forte, trop rapide. Je sens la fureur du baiser se transformer en une vague de plaisir qui me déferle dessus.
Tom ralentit un instant pour me regarder. Ses yeux sombres sont mi-clos, brillants de désir et d'une soif de domination. Sa joue est rougie par l'effort.
"Regarde-moi, Nick," murmure-t-il. "Dis-moi que tu ne voulais pas ça depuis le début."
Il reprend son mouvement, concentrant son attention sur le frein et la base de mon membre, utilisant une pression précise de ses lèvres et de ses dents qui me fait gémir. La stimulation est écrasante. Mon corps tremble, la honte s'évaporant sous l'intensité du plaisir.
Je ne peux rien faire d'autre que l'encourager par des gémissements.
La vague m'emporte violemment. L'orgasme est brutal, libérant tout le stress et la tension accumulée dans un spasme incontrôlable. Mes mains s'agrippent au canapé.
Tom ne me lâche pas. Il continue de sucer et d'aspirer avec une passion possessive. Et là, c’est l’orgasme.
Et puis, le moment le plus dévastateur : Tom avale tout.
Il se retire lentement. Il me regarde, ses lèvres sont humides. Il se lève, s'essuie la bouche avec le revers de la main.
"Délicieux," dit-il simplement. "Ça valait bien d'attendre l'année suivante."
Il remonte ma fermeture éclair, le geste étant à la fois intime et humiliant. Il ajuste ma cravate.
"Maintenant, dors bien, beau-frère." Il me fait un clin d'œil insolent. "Et n'oublie pas : ce qui est à moi, je le prends."
Il se dirige vers la porte, l'ouvre, et disparaît dans la nuit.
Je suis seul, affalé sur le canapé, le corps tremblant, la tête dans les mains, essayant de comprendre ce qui vient de se passer. J'ai cédé. J'ai aimé ça.
Mais le bruit de la porte qui se rouvre me fait sursauter. Tom se tient à nouveau dans l'embrasure. Il me regarde, un air de fausse surprise sur son visage.
"Mon téléphone. Je crois que je l'ai laissé ici," dit-il, pointant du doigt l'objet noir posé sur le coussin près de ma tête.
"Va-t'en. Sors d'ici tout de suite," je le supplie, la voix étranglée par la honte. Je me redresse à moitié, incapable de faire face. "Tom, s'il te plaît. Pars. Je t'en prie."
Tom ignore ma panique. Il entre, ses pas lents et assurés. Il s'approche du canapé, juste au-dessus de moi. Je ne bouge pas. La honte me cloue sur place.
Tom se penche lentement pour récupérer son téléphone, son corps frôlant le mien. Sa tête passe tout près de la mienne, sa bouche est à quelques centimètres de la mienne. Nos regards se croisent, et cette proximité après l'acte est une torture sublime.
Je suis chamboulé, incapable de respirer. Mon esprit est vide, sauf pour l'idée idiote et dangereuse de l'embrasser à nouveau. Je sens l'odeur de son parfum. Je suis à la limite de craquer une nouvelle fois.
Tom récupère son téléphone, le glisse dans sa poche. Il se relève en prenant appui sur ma cuisse, juste à côté de mon entrejambe encore sensible. La pression de sa main est légère mais délibérée.
Il me sourit, un sourire de pur pouvoir. Il s'éloigne et se dirige vers la porte. Il l'ouvre. Mais au lieu de sortir, il s'arrête et se tourne une dernière fois.
"Je l'ai su en te voyant danser avec Carolina," murmure-t-il, les yeux fixés sur moi. "Je savais que tu portais cette vérité en toi, Nick. Moi, je l'ai juste libérée. Qui es-tu, vraiment ?"
Je reste là, la bouche ouverte, incapable de former le moindre son, le moindre déni. Le choc de sa déclaration – qu'il l'avait toujours su – me paralyse. Il n'y a rien à répondre.
Tom sort, et cette fois, le silence qui revient est total et dévastateur.
Fin du chapitre 2.
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