Luc 5 - Confessions et Contrat de Soumission
Récit érotique écrit par Soumicaviar [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Luc 5 - Confessions et Contrat de Soumission
Les rayons du soleil matinal filtrent à travers les rideaux de voile, traçant des lignes dorées sur le parquet ciré de la salle à manger. L’air est encore lourd, saturé des effluves de la nuit précédente, un mélange entêtant de sueur, de parfum capiteux et de cette odeur métallique et salée propre aux ébats sexuels intenses. Sur la table en chêne massif, une carafe de café noir repose à côté de deux tasses, la vapeur s’échappant lentement, dansant sous la lumière. Des croissants beurrés reposent sur une assiette, la pâte dorée et feuilletée semblant presque irréelle dans la clarté crue de l’aube.
Lucie est assise face à Angèle. Il porte une nuisette en soie rose pâle, légèrement transparente, qui glisse sur sa peau rasée de près. Ses seins, encore petits mais gonflés par les hormones qu’il avale religieusement chaque matin, appuient timidement contre le tissu, les tétons durcis par le frisson de l’air ambiant. Il a les mains à plat sur la table, les doigts crispés légèrement sur le bois. Il ne mange pas. Il regarde Angèle.
Angèle, elle, dévore son croissant avec une lenteur calculée, délibérée. Elle porte une chemise en lin blanc, largement déboutonnée, laissant entrevoir la courbe de ses seins fermes et la peau brune de son torse. Ses cheveux sont en pétard, une couronne sombre et sauvage qui encadre son visage au regard acéré. Elle mâche, ses lèvres humides capturant la lumière, et ses yeux ne quittent pas ceux de Lucie. Il y a dans son regard une attente, une pression silencieuse qui pèse sur les épaules de Lucie, plus lourd que n’importe quel vêtement.
La tension dans la pièce est palpable, électrique, comme l’air qui précède un orage d’été. Lucie sent son cœur battre contre ses côtes, un rythme saccadé qui résonne jusque dans ses tempes. Il ouvre la bouche, la referme, la langue sèche collant contre son palais. Il doit parler. La nuit dernière a brisé quelque chose en lui, un barrage qui contenait des eaux troubles et profondes, et maintenant, l’inondation est inévitable. Il sent une chaleur monter le long de son cou, envoyer ses joues, mais ce n’est pas de la honte. C’est le feu de la soumission absolue, le besoin brûlant de tout livrer, de se vider de tout secret pour ne devenir qu’un récipient vide que Angèle remplirait à sa guise.
Il pousse sa chaise. Le bois grince contre le carrelage, un son aigu qui brise le silence. Lucie se lève. Ses jambes sont un peu tremblantes, mais son mouvement est précis. Il contourne la table, ses pieds nus faisant à peine de bruit sur le sol. Il s’arrête à côté d’Angèle. Elle ne bouge pas. Elle prend une gorgée de café, ses yeux suivant le mouvement de la nuque de Lucie, la courbe de ses épaules nues.
Sans un mot, Lucie tombe à genoux.
Le choc est doux, ses genoux frappant le tapis persan qui couvre le sol près de la table. Il pose ses mains sur ses cuisses, paumes vers le ciel, dans une posture d’offrande ancienne et totale. Il baisse la tête, exposant la nuque, la colonne vertébrale courbée dans un arc de soumission parfaite. Il est à ses pieds. Il est là pour être utilisé, jugé, transformé.
— Ma Reine, souffle-t-il, sa voix à peine plus forte qu’un murmure brisé.
Angèle pose sa tasse sur la soucoupe avec un « clac » net. Elle se tourne légèrement sur sa chaise, croisant les jambes, semant le talon de sa chaussure haut de gamme à quelques centimètres du visage de Lucie.
— Tu as quelque chose à dire, Lucie ? demande-t-elle, sa voix calme, glaciale, presque autoritaire.
Lucie tremble. Il lève les yeux, rencontrant le regard de fer d’Angèle. Il voit là-dedans non pas de la pitié, mais un intérêt sadique, une lueur de curiosité vorace. Il prend une grande inspiration.
— Oui, Ma Reine. Je... j’ouvre mon cœur. J’ouvre mon esprit. Je ne veux plus de secrets entre nous.
Il marque une pause, avalant sa salive, sentant la chaleur de sa honte et de son excitation se mélanger dans un cocktail détonant qui inonde son corps.
— J’accepte tout, continue-t-il, sa voix gagnant en force. J’accepte chaque ordre. J’accepte chaque punition que tu décideras de m’imposer. Mon corps ne m’appartient plus. C’est ton jouet. C’est ta propriété.
Angèle sourit. Ce n’est pas un sourire doux. C’est la courbe des lèvres d’un prédateur qui vient de coincer sa proie. Elle tend la main et attrape les cheveux de Lucie, tirant sa tête en arrière, forçant son cou à s’étirer dans une vulnérabilité totale.
— C’est bien, chienne, murmure-t-elle. Continue. Dis-moi ce qui se cache dans cette petite tête perverse.
Le mot « chienne » frappe Lucie comme une gifle électrique. Il ferme les yeux un instant, savourant l’humiliation, la dégradation qui l’enivre. Il rouvre les yeux, fixant les lèvres d’Angèle.
— J’ai des fantasmes, des désirs... sales, avoue-t-il. Des choses que j’ai refoulées, mais qui brûlent en moi maintenant. Je veux être féminisé. Pas juste... pas juste des vêtements. Je veux être changé. Transformé. Je veux des seins, de vrais seins, lourds et sensibles, que je puisse offrir aux hommes. Je veux que ma peau soit plus douce, mes hanches plus larges. Je veux devenir une femme pour toi, Angèle. Une vraie femme, une salope parfaite, une poupée de chair que tu pourrais façonner selon tes désirs les plus noirs.
Il sent les larmes monter, non pas de tristesse, mais de l’intensité de la libération. Chaque mot est un poids qui tombe de son âme.
— C’est mon rêve, souffle-t-il. C’est ce qui me fait bander le plus dur. L’idée de perdre mon ancien moi, de le dissoudre dans l’hormones et la chirurgie, pour ne laisser place qu’à Lucie, ta soumise, ta pute.
Angèle serre les doigts dans sa chevelure, tirant un peu plus fort, provoquant un grincement de douleur exquise chez Lucie.
— Tu veux être une pute ? Tu veux avoir des seins qui ballottent quand on te prend ? demande-t-elle, sa voix chargée de dégoût exquis et de désir.
— Oui... Oui, Ma Reine.
— Et quoi d’autre ? insiste-t-elle, libérant soudainement sa prise pour repousser brutalement Lucie en arrière. Il se rattrape, se redressant sur ses talons, les yeux toujours baissés. Parle. Ne te retiens pas.
Lucie respire fort, sa poitrine heurtant le tissu de sa nuisette. Il se sent nu, exposé, mais il n’a jamais été aussi vivant.
— Je veux... je veux essayer la sodomie, balbutie-t-il, les joues brûlantes. Avec un homme. Un vrai homme. Pas un dildo, pas un jouet. Une vraie bite. Ferme, chaude, veinée. Je veux sentir comment ça fait d’être rempli, d’être défoncé par un homme qui ne me voit que comme un trou à baiser.
Il regarde Angèle pour voir sa réaction. Elle ne recule pas. Elle ne semble pas dégoûtée. Au contraire, son regard s’assombrit, devient plus intense. Elle se penche en avant, ses coudes sur ses genoux, son visage proche du sien.
— Tu veux une queue dans ton cul, Lucie ? Tu veux sentir tes anneaux se dilater autour d’une verge grosse et sale ?
Le langage cru d’Angèle fait frissonner Lucie jusqu’aux os. Il hoche la tête frénétiquement.
— Oui, putain, oui ! Je veux être violé par un homme. Je veux sentir ses mains grossières sur mes hanches, ses couilles qui claquent contre mon cul pendant qu’il me nique comme une chienne en chaleur. Je veux sentir le sperme couler le long de mes cuisses quand il aura fini.
Il s’arrête, haletant, l’image dans sa tête si vive qu’il a l’impression de pouvoir sentir la douleur et le plaisir de la pénétration ici même.
— C’est pas tout, murmure-t-il, redescendant vers un chuchotement confessional. Je veux... je veux essayer la prostitution.
Angèle se fige. Le silence s’étire, lourd et chargé.
— La prostitution ? répète-t-elle, le ton incrédule mais curieux.
— Oui, avec ton aide. Je veux que tu m’amènes dans des endroits louches. Je veux que tu me vendes. Je veux être une pute de trottoir pour toi. Je veux sentir la peur, l’excitation de l’inconnu. Je veux être baisée par des inconnus contre un mur, pour de l’argent que je te remettrai ensuite. Je veux être ton produit, ta marchandise. Tu me vendrais mon corps, et je serais reconnaissante.
Lucie sent son propre petit sexe, enfermé dans sa cage de chasteté, se tordre en vain contre le métal. La frustration est délicieuse, un tourbillon de douleur et de plaisir qui monte.
— Je veux être humiliée, continue-t-il, perdu dans son délire verbal. Je veux être traitée comme de la viande. Comme une chose. Mais pas juste ça...
Il lève les yeux, suppliant.
— Je veux être forcé. Forcé de nettoyer des anus. Des anus d’hommes, sales, poivreux, pleins de sueur et de merde. Je veux être forcé de lécher, de plonger ma langue là où personne ne veut aller. Je veux être un pot de chambre vivant. Et des bites... après qu’ils m’ont enculé, après qu’ils ont chié, je veux les nettoyer. Je veux sucer leurs bites crasseuses jusqu’à ce qu’elles soient propres, jusqu’à ce qu’ils giclent dans ma gorge.
La description est si crue, si viscérale, que Lucie a envie de vomir et de jouir en même temps. C’est la quintessence de la soumission. Être réduit à sa fonction biologique la plus primitive : un trou pour le plaisir et une langue pour la saleté.
Angèle éclate de rire. Un rire court, cruel, qui résonne dans la pièce silencieuse.
— Tu es dégueulasse, Lucie. Tu es vraiment la pire des salopes. J’adore ça.
Elle se penche, attrape le menton de Lucie, ses ongles s’enfonçant dans la chair.
— Tu veux nettoyer des culs ? Tu veux être une pute à la chaîne ? C’est ça que tu es ?
— C’est mon rêve, Ma Reine, pleure-t-il presque. Devenir un objet sexuel polyvalent, sans dignité, sans honte, juste obéissant. Tout pour toi.
Lucie prend une nouvelle inspiration, le temps de se calmer, de centrer son énergie.
— Et pour finir... je veux établir un contrat. Un contrat de soumission. Je veux que ce soit écrit. Noir sur blanc. Je veux signer mes droits. Je veux signer mon appartenance. Je veux que tu sois ma Reine, ma propriétaire légitime. Je veux que le contrat définisse mes devoirs, mes punitions, mes limites... ou mon absence de limites.
Il regarde Angèle avec une intensité dévorante.
— Je veux être à toi pour toujours, Angèle. Pas juste en paroles. Je veux que ce soit un engagement ferme, inaltérable. Je veux que tu aies le droit de faire de moi tout ce que tu veux, quand tu veux, avec qui tu veux.
Il attend. Le silence revient, mais ce n’est plus un vide oppressant. C’est un silence chargé d’électricité, d’un potentiel infini. Lucie reste à genoux, son corps offert, son âme nue. Il a tout lâché. Il n’a plus rien à cacher. Il est là, un mélange terrifiant et exquis de vulnérabilité et de désir dévorant, attendant le verdict de celle qui tient sa vie entre ses mains.
Angèle le regarde intensément, ses yeux parcourant chaque centimètre de son corps, comme si elle évaluait la marchandise. Puis, lentement, elle se lève. Elle est grande, imposante, une déesse de chair et de sang qui plane au-dessus de lui. Elle marche autour de lui, ses talons claquant sur le sol, un rythme militaire qui accélère le pouls de Lucie.
— Un contrat, murmure-t-elle en passant derrière lui. Tu veux signer ta vie.
Elle pose une main sur son épaule, froide et lourde. Lucie frissonne.
— C’est très sérieux, Lucie. Un contrat de soumission totale n’est pas un jeu. C’est une prison. C’est l’abandon de toute volonté. Tu ne pourras plus dire non. Tu ne pourras plus changer d’avis. Si je décide de te faire transformer chirurgicalement, tu le feras. Si je décide de te louer à une bande de ouvriers pour le week-end, tu le feras. Si je décide de te faire manger dans une gamelle sur le sol, tu le feras.
Elle passe devant lui et s’accroupit, leur visage à la même hauteur. Elle prend le menton de Lucie, le forçant à la regarder droit dans les yeux.
— Est-ce que tu réalises vraiment ce que tu demandes ? Tu demandes à cesser d’être une personne pour devenir un objet. Un meuble vivant qui suce, qui chie, qui baise. C’est ça que tu veux ?
Lucie ne cligne même pas des yeux.
— Oui, Ma Reine. Je le réalise. Je le veux. Je le veux plus que tout. Je ne veux plus penser. Je veux juste obéir. Je veux juste être à toi.
Angèle sourit, un sourire lent, prédateur, qui révèle ses dents blanches. Elle passe son pouce sur la lèvre inférieure de Lucie, la pressant assez fort pour faire mal.
— Alors c’est d’accord, dit-elle simplement. On va le faire. On va te transformer. On va faire de toi la pire salope que cette ville ait jamais vue. On va te faire des seins, des lèvres pulpeuses, un cul qui crie « enculez-moi ». On va te vendre, on va te louer, on va te donner à quiconque paiera ou aura envie de te détruire.
Elle se relève brusquement et retourne s’asseoir, retrouvant son attitude calme, impériale.
— Mais pour l’instant, ordonne-t-elle, enlève ce truc. Elle désigne la nuisette de Lucie.
Lucie n’hésite pas. Il saisit l’ourlet de la soie et le tire vers le haut, passant le tissu par-dessus sa tête, le jetant négligemment sur le sol. Il est maintenant nu, à genoux sur le tapis, sa cage de chasteté en métal poli scintillant entre ses jambes. Sa peau pâle contraste violemment avec la sombreur du tapis et l’assurance d’Angèle.
Angèle le contemple, un regard froid, analytique, comme un sculpteur examinant un bloc de marbre brut.
— Les seins, commence-t-elle, pensant à voix haute. On commence par des hormones. Des doses élevées. Je veux que tes tétons deviennent sensibles au point que le simple fait qu’ils touchent ta chemise te fasse gémir. Ensuite, on verra pour la chirurgie. Je veux qu’ils soient gros. Des faux implants, très lourds, très ronds. Des putains de ballons sur ta poitrine qui te feront perdre l’équilibre. Tu auras l’air d’une pornographie ambulante.
Elle croise les jambes, le talon de sa chaussure venant chatouiller la cage de Lucie.
— Et ton petit ami ? demande-t-elle en ricanant, tapotant le métal de la cage. On le garde là pour l’instant. Il a besoin d’apprendre sa place. Il ne sert plus à jouir. Il sert à te rappeler que tu n’es plus un homme. Mais bientôt... peut-être qu’on le coupera. Ou peut-être qu’on le laissera là, petit et inutile, pour que tu puisses te souvenir de ce que tu as perdu. Qu’en penses-tu ?
Lucie regarde la cage, sentant la chaleur emprisonnée, la douleur sourde de l’érection impossible.
— Il est à toi, Ma Reine. Fais-en ce que tu veux.
— Bien, dit Angèle. Maintenant, on va commencer par tester ton engagement. Tu as parlé de nettoyer des anus. De nettoyer des bites.
Elle se lève et marche vers un meuble voisin, ouvrant un tiroir. Elle en sort quelque chose. Un gode ceinture noir, immense, veiné, réaliste, avec une base large. Puis, elle sort un autre jouet : un plug anal en métal, avec une queue de cheval attachée au bout.
Elle revient vers Lucie.
— Tu vas t’entraîner, dit-elle simplement. Si tu veux nettoyer des bites sales, il faut d’abord savoir gérer une grosse bite dans la bouche. Et si tu veux être enculé par des hommes, il faut que ton cul soit prêt à accueillir n’importe quoi.
Elle jette le gode ceinture sur le sol devant Lucie.
— Mets-le. Enfile-le.
Lucie saisit le harnais. Ses mains tremblent un peu alors qu’il attache les lanières autour de sa taille et de ses cuisses. C’est humiliant de porter un phallus, de sentir ce poids entre ses propres jambes alors que sa propre virilité est enfermée. Mais il obéit. Il serre les boucles, ajuste le gode pour qu’il soit bien en place, pointant fièrement vers l’avant.
Angèle sourit devant le spectacle : une « femme » avec une cage et une bite en plastique. Le comble de l’absurde érotique.
— Maintenant, prends le plug, ordonne-t-elle. Enfile-le. Maintenant. Sans lubrifiant.
Lucie saisit le métal froid. Il sait que ça va faire mal. Il sait que c’est une punition symbolique, un test de sa volonté. Il se met à quatre pattes, basculant ses hanches en l’air, offrant son petit trou serré à l’air. Il presse la pointe du métal contre son anus. La résistance est immédiate. Son corps se contracte par réflexe.
— Pousse, chienne, commande Angèle. Force.
Lucie mord sa lèvre. Il pousse. Le métal glisse un peu, s’enfonçant dans le premier anneau. La douleur est vive, une brûlure sèche qui irradie dans son bas-ventre. Il pousse encore, utilisant tout le poids de son corps. Son trou s’ouvre, déchiré par l’intrusion froide. Il gémit, un son animal, guttural.
— C’est ça, souffle Angèle. Prends-le. Tout.
D’un dernier coup de rein violent, Lucie force le plug à passer le muscle le plus résistant. L’objet glisse alors à l’intérieur, se logeant profondément dans son rectum, la base large le maintenant en place et la queue de cheval tombant doucement contre ses cuisses. La douleur se dissipe pour laisser place à une sensation de plénitude pesante, humiliante. Il se sent plein, étiré, possédé.
— Bon chien, dit Angèle. Maintenant, viens ici.
Lucie rampe vers elle, le gode ceinture balançant entre ses jambes avec chaque mouvement, la queue de cheval traînant derrière lui. Il s’arrête entre les jambes d’Angèle, toujours assise sur sa chaise.
— Suce-le, ordonne-t-elle, désignant le gode en plastique que Lucie porte. Suce ta propre bite de salope.
Lucie se penche en avant, la nuque pliée dans une position acrobatique et humiliante. Il ouvre la bouche et avale la tête du gode. Il goûte le plastique, une saveur chimique et désagréable. Il utilise sa langue, faisant cercle autour de la tête, imitant ce qu’il a vu dans les films, imaginant ce que ce serait avec une vraie chair chaude.
— Plus profond, gronde Angèle. Gag dessus. Montre-moi que tu peux prendre une grosse bite au fond de ta gorge.
Lucie pousse. Il sent la tête du gode frapper le fond de sa gorge. Il s’étouffe, ses yeux se plissant d’effort, de la salive s’échappant de ses lèvres pour couler sur le silicone noir. Il ne recule pas. Il continue à pomper, à s’autodétruire, guidé par la voix impérieuse d’Angèle.
— C’est pathétique, ricane-t-elle. Regarde-toi. Une pute à bite qui essaie de s’avaler elle-même. Tu es si moche, si désespéré. C’est parfait.
Elle pose une main sur sa tête, l’enfonçant davantage sur le gode, provoquant un haut-le-cœur violent chez Lucie.
— Et ton cul ? Tu sens ce froid ? Tu sens cette queue ? Tu es un cheval maintenant. Ma petite jument.
Elle tire sur la queue de cheval, forçant le plug à bouger à l’intérieur de lui. Lucie crie autour du gode, le choc des sensations le submergeant.
— Bientôt, ce sera un vrai homme qui te fera ça, dit-elle, sa voix descendant à un murmure rauque. Un homme avec une bite aussi grosse que celle-ci, mais en chair. Et il ne sera pas doux. Il te prendra par les cheveux, il t’écrasera le visage contre le sol, et il te défoncera ce trou jusqu’à ce que tu ne saches plus qui tu es. Tu ne seras plus Lucie. Tu seras juste un cul à niquer.
Elle relâche sa prise et repousse Lucie, le faisant tomber sur le côté, le gode heurtant le sol avec un bruit mat. Lucie gît là, haletant, la salive sur son menton, larme aux yeux, son cul rempli de métal, sa cage douloureuse.
— Ce n’est que le début, avertit Angèle en se levant. Aujourd’hui, on va aller faire les courses. On va acheter ce qu’il faut pour ton contrat. Du papier à lettre épais. De l’encre noire. Et puis... on va aller dans une boutique érotique. On va acheter des tenues. Des tenues qui ne laisseront aucun doute sur ce que tu es. Des strings en cuir, des collants résille, des talons si hauts que tu ne pourras pas marcher.
Elle marche vers la porte, puis se retourne, silhouettée contre la lumière.
— Prépare-toi, Lucie. Ta vie de marionnette commence maintenant. Nettoie-toi le visage, retire ce plug, douche-toi. Mais garde la cage. Et quand tu sortiras de la douche, mets le collier noir sur la table. C’est tout ce que tu porteras en attendant qu’on parte.
Lucie la regarde partir, laissant la porte ouverte. Il reste un moment sur le tapis, son corps en proie aux spasmes résiduels de l’excitation et de la douleur. Il sent le poids du plug, la raideur de son cou, la brûlure de sa gorge. Mais surtout, il ressent une paix profonde, une sérénité terrifiante. Il a dit les mots. Il a passé le point de non-retour.
Il se relève avec difficulté, le poids du plug le déséquilibrant. Il rampe jusqu’à la salle de bain, la queue traînant toujours. Il se regarde dans le miroir. Son visage est rouge, ses yeux humides. Il se voit vraiment pour la première fois : non pas comme un homme travesti, mais comme une créature en transition, une chose en devenir.
Il retire le plug avec un gémissement, sentant son anus rester béant, ouvert, vide. Il le rince sous l’eau chaude, le nettoyant consciencieusement, comme s’il nettoyait l’âme de son ancien moi. Il monte sous la douche, l’eau brûlante frappant sa peau. Il se savonne, ses mains glissant sur ses fausses seins, sur sa cage, sur ses cuisses lisses. Il imagine les hormones faisant leur travail, imaginant les seins poussant, imaginant la douleur de la chirurgie.
Il sort de la salle de bain, nu, la vapeur de la douche coulant derrière lui. Il va jusqu’à la table. Il prend le collier en cuir noir, garni d’anneaux métalliques. Il le boucle autour de son cou. Le clic de la boucle est le son le plus doux qu’il ait jamais entendu.
Il s’assoit sur la chaise, nu, le collier au cou, et attend. Il attend Angèle. Il attend son avenir. Il attend la destruction de Lucie et la naissance de la pute parfaite. Il ferme les yeux et sourit, un sourire triste et extatique, tandis que le soleil continue de monter, illuminant sa soumission.
Angèle revient quelques minutes plus tard. Elle a changé de tenue. Elle porte une jupe crayon serrée, un chemisier noir strict et des talons aiguilles qui claquent sur le parquet. Elle porte aussi un sac en cuir sous le bras. Elle regarde Lucie, assis tranquillement, le collier bien en place.
— Bien, dit-elle. Tu as obéi. C’est un bon début.
Elle pose le sac sur la table et en sort une feuille de papier épais, noir comme l’encre de deuil. Elle la déroule. Il y a déjà des paragraphes écrits, une police élégante et sévère.
— Lis, ordonne-t-elle.
Lucie prend la feuille. Ses mains tremblent légèrement. Il commence à lire à voix haute, sa voix hésitante au début, puis gagnant en assurance alors qu’il comprend la portée des mots.
*Contrat de Soumission Volontaire et Absolue*
*Je soussigné, Lucie [Nom de famille à remplacer], reconnais par la présente renoncer à tout droit, toute autonomie et toute dignité en tant qu’individu humain. Je transfère la propriété exclusive de mon corps, de mon esprit et de mon futur à Angèle [Nom de famille], ci-après désignée comme « Ma Propriétaire » ou « Ma Reine ».*
Lucie s’arrête, la gorge serrée. Il regarde Angèle. Elle croise les bras, le visage impassible.
— Continue.
*Article 1 : Le Corps*
*Le corps du Soumis devient la propriété exclusive de la Propriétaire. La Propriétaire se réserve le droit de modifier le corps du Soumis à sa guise, que ce soit par des modifications hormonales, chirurgicales, ou par des modifications temporaires (tatouages, piercings, scarifications). Le Soumis accepte de subir tout acte médical ou chirurgical jugé nécessaire par la Propriétaire pour améliorer sa valeur esthétique ou sexuelle.*
Lucie sent son cœur s’emballer. C’est réel. C’est écrit.
*Article 2 : La Sexualité*
*Le Soumis renonce à tout droit au plaisir sexuel autonome. Son orgasme, s’il lui est accordé, est un cadeau de la Propriétaire, non un droit. Le Soumis s’engage à satisfaire les désirs sexuels de la Propriétaire, ainsi que ceux de toute personne désignée par la Propriétaire, sans restriction de genre, de nombre ou de nature des actes. Le Soumis accepte de devenir un réceptacle pour le sperme, l’urine et toute autre substance corporelle.*
Les mots frappent Lucie comme des coups de fouet. « Réceptacle ». « Urine ». Il est excité au point d’en avoir mal.
*Article 3 : La Prostitution et le Service*
*Le Soumis accepte d’être utilisé comme instrument de gain financier ou de faveur sociale par la Propriétaire. Le Soumis s’engage à fournir des services sexuels, domestiques ou sociaux à tout tiers désigné par la Propriétaire, en échange de paiement ou non. Le Soumis n’a droit à aucun pourcentage sur les gains générés par son corps.*
*Article 4 : L’Hygiène et la Propreté*
*Le Soumis reconnaît que sa fonction principale inclut l’assainissement. Le Soumis s’engage à nettoyer, à l’aide de sa langue ou de tout autre moyen jugé approprié, les orifices corporels (anus, vagins, bouches) de la Propriétaire et de ses partenaires, ainsi que les organes génitaux de ces derniers, avant, pendant et après tout rapport sexuel. Le Soumis accepte son rôle de « instrument hygiénique vivant ».*
Lucie s’arrête de lire. Il est incapable de continuer. Il pose la feuille, les mains sur les genoux.
— C’est... c’est ce que je veux, chuchote-t-il. C’est exactement ce que je veux.
Angèle s’approche de lui. Elle prend un stylo à plume dans son sac. Elle le pose sur le papier.
— Signe, dit-elle. En bas, à côté de « Le Soumis ».
Lucie prend le stylo. Il est lourd, froid. Il regarde la ligne vide. C’est le seuil. Une fois qu’il aura signé, il n’y aura plus de retour. Il ne sera plus jamais un homme. Il sera une chose. Une marchandise.
Il tremble tellement que l’embout du stylo clique contre le papier. Il inspire profondément, l’odeur du cuir de la table, de son propre excès, le parfum d’Angèle. Il pose la pointe sur le papier et écrit : *Lucie*.
Il rend le stylo à Angèle. Elle le prend, signe rapidement sa propre signature : *Angèle*. Puis, elle ramasse le papier, le plie soigneusement et le glisse dans son sac.
— C’est fait, dit-elle. Maintenant, tu es à moi. Légalement. Moralement. Spirituellement.
Elle se tourne vers lui.
— Maintenant, on va commencer. Va t’habiller. Je t’ai laissé des affaires sur le lit. Et dépêche-toi. On a du monde à voir.
Lucie se lève et court vers la chambre. Sur le lit, une tenue l’attend. Un corset en vinyle rouge sang, ultra-serré. Un string en dentelle noire. Des bas-jarretelles en résille. Et des talons aiguilles de quinze centimètres, noirs, avec une semelle en métal.
Il s’habille avec précision, ses doigts familiers avec les lacets du corset, le tirant fort pour cintrer sa taille, comprimer ses côtes, donner l’illusion d’une silhouette féminine. Il enfile les bas, attache les jarretelles. Il met le string, sentant le tissu fin couper ses fesses, les laissant exposées. Enfin, il met les talons. Il se sent instable, ses mollets tremblant sous la tension, mais il se redresse, forçant son équilibre.
Il regarde dans le miroir de la chambre. Le reflet est celui d’une pute de luxe, d’une poupée sexuelle prête à l’emploi. Le corset pousse ses seins vers le haut, les offrant. Le string révèle plus qu’il ne cache. Les talons allongent ses jambes, arquent son dos.
Il sort de la chambre et rejoint Angèle dans le salon. Elle est debout près de la porte, son sac à main à la main. Elle le regarde de la tête aux pieds.
— Pas mal, dit-elle. On a du travail à faire sur le maquillage, mais la base est là. Tu as l’air d’une chienne qui cherche à se faire prendre.
Elle ouvre la porte et désigne l’escalier.
— Après toi, pute.
Lucie s’avance, ses talons claquant sur les marches. Il descend dans la rue, le soleil frappant son visage maquillé. Il a l’impression que tout le monde le regarde, que tout le monde sait. Il a l’impression d’être nu. Mais quand Angèle pose sa main sur son épaule, le guidant, il se sent rassuré. Il n’est plus seul dans sa honte. Il est avec elle. Il est à elle.
Ils marchent vers la voiture d’Angèle, une berline noire discrète mais puissante. Angèle ouvre la portière passager.
— Monte.
Lucie s’installe sur le siège en cuir, ses jambes gainées de résille glissant sur le matériel. Angèle s’installe au volant, démarre le moteur. La voiture rugit doucement.
— Où va-t-on ? demande Lucie, sa voix tremblante.
— Chez le médecin, dit Angèle calmement. J’ai rendez-vous pour toi. Pour commencer ton traitement hormonal. C’est l’étape une.
Lucie sent son cœur faire un bond. Les hormones. Le début de la fin de son ancien corps.
— Et après ? demande-t-il.
— Après, on ira voir un ami, dit Angèle avec un sourire en coin. Un homme qui aime... les choses très spécialisées. Il va t’aider à comprendre ce que signifie « nettoyer des anus ».
La voiture s’engage dans la circulation. Lucie regarde défiler la ville à travers la vitre. Les passants, les bâtiments, la vie normale. Il sent son petit sexe serré dans sa cage, son cul secoué par les cahots de la route. Il est terrifié. Il est plus excité qu’il ne l’a jamais été de sa vie. Il a signé le contrat. Il est à elle. Et Angèle a des projets pour lui. Des plans sales, dégradants, merveilleux. Il ferme les yeux et se laisse porter, attendant la prochaine dégradation, attendant la prochaine transformation, attendant son futur en tant que Lucie, la pute soumise d’Angèle.
Lucie est assise face à Angèle. Il porte une nuisette en soie rose pâle, légèrement transparente, qui glisse sur sa peau rasée de près. Ses seins, encore petits mais gonflés par les hormones qu’il avale religieusement chaque matin, appuient timidement contre le tissu, les tétons durcis par le frisson de l’air ambiant. Il a les mains à plat sur la table, les doigts crispés légèrement sur le bois. Il ne mange pas. Il regarde Angèle.
Angèle, elle, dévore son croissant avec une lenteur calculée, délibérée. Elle porte une chemise en lin blanc, largement déboutonnée, laissant entrevoir la courbe de ses seins fermes et la peau brune de son torse. Ses cheveux sont en pétard, une couronne sombre et sauvage qui encadre son visage au regard acéré. Elle mâche, ses lèvres humides capturant la lumière, et ses yeux ne quittent pas ceux de Lucie. Il y a dans son regard une attente, une pression silencieuse qui pèse sur les épaules de Lucie, plus lourd que n’importe quel vêtement.
La tension dans la pièce est palpable, électrique, comme l’air qui précède un orage d’été. Lucie sent son cœur battre contre ses côtes, un rythme saccadé qui résonne jusque dans ses tempes. Il ouvre la bouche, la referme, la langue sèche collant contre son palais. Il doit parler. La nuit dernière a brisé quelque chose en lui, un barrage qui contenait des eaux troubles et profondes, et maintenant, l’inondation est inévitable. Il sent une chaleur monter le long de son cou, envoyer ses joues, mais ce n’est pas de la honte. C’est le feu de la soumission absolue, le besoin brûlant de tout livrer, de se vider de tout secret pour ne devenir qu’un récipient vide que Angèle remplirait à sa guise.
Il pousse sa chaise. Le bois grince contre le carrelage, un son aigu qui brise le silence. Lucie se lève. Ses jambes sont un peu tremblantes, mais son mouvement est précis. Il contourne la table, ses pieds nus faisant à peine de bruit sur le sol. Il s’arrête à côté d’Angèle. Elle ne bouge pas. Elle prend une gorgée de café, ses yeux suivant le mouvement de la nuque de Lucie, la courbe de ses épaules nues.
Sans un mot, Lucie tombe à genoux.
Le choc est doux, ses genoux frappant le tapis persan qui couvre le sol près de la table. Il pose ses mains sur ses cuisses, paumes vers le ciel, dans une posture d’offrande ancienne et totale. Il baisse la tête, exposant la nuque, la colonne vertébrale courbée dans un arc de soumission parfaite. Il est à ses pieds. Il est là pour être utilisé, jugé, transformé.
— Ma Reine, souffle-t-il, sa voix à peine plus forte qu’un murmure brisé.
Angèle pose sa tasse sur la soucoupe avec un « clac » net. Elle se tourne légèrement sur sa chaise, croisant les jambes, semant le talon de sa chaussure haut de gamme à quelques centimètres du visage de Lucie.
— Tu as quelque chose à dire, Lucie ? demande-t-elle, sa voix calme, glaciale, presque autoritaire.
Lucie tremble. Il lève les yeux, rencontrant le regard de fer d’Angèle. Il voit là-dedans non pas de la pitié, mais un intérêt sadique, une lueur de curiosité vorace. Il prend une grande inspiration.
— Oui, Ma Reine. Je... j’ouvre mon cœur. J’ouvre mon esprit. Je ne veux plus de secrets entre nous.
Il marque une pause, avalant sa salive, sentant la chaleur de sa honte et de son excitation se mélanger dans un cocktail détonant qui inonde son corps.
— J’accepte tout, continue-t-il, sa voix gagnant en force. J’accepte chaque ordre. J’accepte chaque punition que tu décideras de m’imposer. Mon corps ne m’appartient plus. C’est ton jouet. C’est ta propriété.
Angèle sourit. Ce n’est pas un sourire doux. C’est la courbe des lèvres d’un prédateur qui vient de coincer sa proie. Elle tend la main et attrape les cheveux de Lucie, tirant sa tête en arrière, forçant son cou à s’étirer dans une vulnérabilité totale.
— C’est bien, chienne, murmure-t-elle. Continue. Dis-moi ce qui se cache dans cette petite tête perverse.
Le mot « chienne » frappe Lucie comme une gifle électrique. Il ferme les yeux un instant, savourant l’humiliation, la dégradation qui l’enivre. Il rouvre les yeux, fixant les lèvres d’Angèle.
— J’ai des fantasmes, des désirs... sales, avoue-t-il. Des choses que j’ai refoulées, mais qui brûlent en moi maintenant. Je veux être féminisé. Pas juste... pas juste des vêtements. Je veux être changé. Transformé. Je veux des seins, de vrais seins, lourds et sensibles, que je puisse offrir aux hommes. Je veux que ma peau soit plus douce, mes hanches plus larges. Je veux devenir une femme pour toi, Angèle. Une vraie femme, une salope parfaite, une poupée de chair que tu pourrais façonner selon tes désirs les plus noirs.
Il sent les larmes monter, non pas de tristesse, mais de l’intensité de la libération. Chaque mot est un poids qui tombe de son âme.
— C’est mon rêve, souffle-t-il. C’est ce qui me fait bander le plus dur. L’idée de perdre mon ancien moi, de le dissoudre dans l’hormones et la chirurgie, pour ne laisser place qu’à Lucie, ta soumise, ta pute.
Angèle serre les doigts dans sa chevelure, tirant un peu plus fort, provoquant un grincement de douleur exquise chez Lucie.
— Tu veux être une pute ? Tu veux avoir des seins qui ballottent quand on te prend ? demande-t-elle, sa voix chargée de dégoût exquis et de désir.
— Oui... Oui, Ma Reine.
— Et quoi d’autre ? insiste-t-elle, libérant soudainement sa prise pour repousser brutalement Lucie en arrière. Il se rattrape, se redressant sur ses talons, les yeux toujours baissés. Parle. Ne te retiens pas.
Lucie respire fort, sa poitrine heurtant le tissu de sa nuisette. Il se sent nu, exposé, mais il n’a jamais été aussi vivant.
— Je veux... je veux essayer la sodomie, balbutie-t-il, les joues brûlantes. Avec un homme. Un vrai homme. Pas un dildo, pas un jouet. Une vraie bite. Ferme, chaude, veinée. Je veux sentir comment ça fait d’être rempli, d’être défoncé par un homme qui ne me voit que comme un trou à baiser.
Il regarde Angèle pour voir sa réaction. Elle ne recule pas. Elle ne semble pas dégoûtée. Au contraire, son regard s’assombrit, devient plus intense. Elle se penche en avant, ses coudes sur ses genoux, son visage proche du sien.
— Tu veux une queue dans ton cul, Lucie ? Tu veux sentir tes anneaux se dilater autour d’une verge grosse et sale ?
Le langage cru d’Angèle fait frissonner Lucie jusqu’aux os. Il hoche la tête frénétiquement.
— Oui, putain, oui ! Je veux être violé par un homme. Je veux sentir ses mains grossières sur mes hanches, ses couilles qui claquent contre mon cul pendant qu’il me nique comme une chienne en chaleur. Je veux sentir le sperme couler le long de mes cuisses quand il aura fini.
Il s’arrête, haletant, l’image dans sa tête si vive qu’il a l’impression de pouvoir sentir la douleur et le plaisir de la pénétration ici même.
— C’est pas tout, murmure-t-il, redescendant vers un chuchotement confessional. Je veux... je veux essayer la prostitution.
Angèle se fige. Le silence s’étire, lourd et chargé.
— La prostitution ? répète-t-elle, le ton incrédule mais curieux.
— Oui, avec ton aide. Je veux que tu m’amènes dans des endroits louches. Je veux que tu me vendes. Je veux être une pute de trottoir pour toi. Je veux sentir la peur, l’excitation de l’inconnu. Je veux être baisée par des inconnus contre un mur, pour de l’argent que je te remettrai ensuite. Je veux être ton produit, ta marchandise. Tu me vendrais mon corps, et je serais reconnaissante.
Lucie sent son propre petit sexe, enfermé dans sa cage de chasteté, se tordre en vain contre le métal. La frustration est délicieuse, un tourbillon de douleur et de plaisir qui monte.
— Je veux être humiliée, continue-t-il, perdu dans son délire verbal. Je veux être traitée comme de la viande. Comme une chose. Mais pas juste ça...
Il lève les yeux, suppliant.
— Je veux être forcé. Forcé de nettoyer des anus. Des anus d’hommes, sales, poivreux, pleins de sueur et de merde. Je veux être forcé de lécher, de plonger ma langue là où personne ne veut aller. Je veux être un pot de chambre vivant. Et des bites... après qu’ils m’ont enculé, après qu’ils ont chié, je veux les nettoyer. Je veux sucer leurs bites crasseuses jusqu’à ce qu’elles soient propres, jusqu’à ce qu’ils giclent dans ma gorge.
La description est si crue, si viscérale, que Lucie a envie de vomir et de jouir en même temps. C’est la quintessence de la soumission. Être réduit à sa fonction biologique la plus primitive : un trou pour le plaisir et une langue pour la saleté.
Angèle éclate de rire. Un rire court, cruel, qui résonne dans la pièce silencieuse.
— Tu es dégueulasse, Lucie. Tu es vraiment la pire des salopes. J’adore ça.
Elle se penche, attrape le menton de Lucie, ses ongles s’enfonçant dans la chair.
— Tu veux nettoyer des culs ? Tu veux être une pute à la chaîne ? C’est ça que tu es ?
— C’est mon rêve, Ma Reine, pleure-t-il presque. Devenir un objet sexuel polyvalent, sans dignité, sans honte, juste obéissant. Tout pour toi.
Lucie prend une nouvelle inspiration, le temps de se calmer, de centrer son énergie.
— Et pour finir... je veux établir un contrat. Un contrat de soumission. Je veux que ce soit écrit. Noir sur blanc. Je veux signer mes droits. Je veux signer mon appartenance. Je veux que tu sois ma Reine, ma propriétaire légitime. Je veux que le contrat définisse mes devoirs, mes punitions, mes limites... ou mon absence de limites.
Il regarde Angèle avec une intensité dévorante.
— Je veux être à toi pour toujours, Angèle. Pas juste en paroles. Je veux que ce soit un engagement ferme, inaltérable. Je veux que tu aies le droit de faire de moi tout ce que tu veux, quand tu veux, avec qui tu veux.
Il attend. Le silence revient, mais ce n’est plus un vide oppressant. C’est un silence chargé d’électricité, d’un potentiel infini. Lucie reste à genoux, son corps offert, son âme nue. Il a tout lâché. Il n’a plus rien à cacher. Il est là, un mélange terrifiant et exquis de vulnérabilité et de désir dévorant, attendant le verdict de celle qui tient sa vie entre ses mains.
Angèle le regarde intensément, ses yeux parcourant chaque centimètre de son corps, comme si elle évaluait la marchandise. Puis, lentement, elle se lève. Elle est grande, imposante, une déesse de chair et de sang qui plane au-dessus de lui. Elle marche autour de lui, ses talons claquant sur le sol, un rythme militaire qui accélère le pouls de Lucie.
— Un contrat, murmure-t-elle en passant derrière lui. Tu veux signer ta vie.
Elle pose une main sur son épaule, froide et lourde. Lucie frissonne.
— C’est très sérieux, Lucie. Un contrat de soumission totale n’est pas un jeu. C’est une prison. C’est l’abandon de toute volonté. Tu ne pourras plus dire non. Tu ne pourras plus changer d’avis. Si je décide de te faire transformer chirurgicalement, tu le feras. Si je décide de te louer à une bande de ouvriers pour le week-end, tu le feras. Si je décide de te faire manger dans une gamelle sur le sol, tu le feras.
Elle passe devant lui et s’accroupit, leur visage à la même hauteur. Elle prend le menton de Lucie, le forçant à la regarder droit dans les yeux.
— Est-ce que tu réalises vraiment ce que tu demandes ? Tu demandes à cesser d’être une personne pour devenir un objet. Un meuble vivant qui suce, qui chie, qui baise. C’est ça que tu veux ?
Lucie ne cligne même pas des yeux.
— Oui, Ma Reine. Je le réalise. Je le veux. Je le veux plus que tout. Je ne veux plus penser. Je veux juste obéir. Je veux juste être à toi.
Angèle sourit, un sourire lent, prédateur, qui révèle ses dents blanches. Elle passe son pouce sur la lèvre inférieure de Lucie, la pressant assez fort pour faire mal.
— Alors c’est d’accord, dit-elle simplement. On va le faire. On va te transformer. On va faire de toi la pire salope que cette ville ait jamais vue. On va te faire des seins, des lèvres pulpeuses, un cul qui crie « enculez-moi ». On va te vendre, on va te louer, on va te donner à quiconque paiera ou aura envie de te détruire.
Elle se relève brusquement et retourne s’asseoir, retrouvant son attitude calme, impériale.
— Mais pour l’instant, ordonne-t-elle, enlève ce truc. Elle désigne la nuisette de Lucie.
Lucie n’hésite pas. Il saisit l’ourlet de la soie et le tire vers le haut, passant le tissu par-dessus sa tête, le jetant négligemment sur le sol. Il est maintenant nu, à genoux sur le tapis, sa cage de chasteté en métal poli scintillant entre ses jambes. Sa peau pâle contraste violemment avec la sombreur du tapis et l’assurance d’Angèle.
Angèle le contemple, un regard froid, analytique, comme un sculpteur examinant un bloc de marbre brut.
— Les seins, commence-t-elle, pensant à voix haute. On commence par des hormones. Des doses élevées. Je veux que tes tétons deviennent sensibles au point que le simple fait qu’ils touchent ta chemise te fasse gémir. Ensuite, on verra pour la chirurgie. Je veux qu’ils soient gros. Des faux implants, très lourds, très ronds. Des putains de ballons sur ta poitrine qui te feront perdre l’équilibre. Tu auras l’air d’une pornographie ambulante.
Elle croise les jambes, le talon de sa chaussure venant chatouiller la cage de Lucie.
— Et ton petit ami ? demande-t-elle en ricanant, tapotant le métal de la cage. On le garde là pour l’instant. Il a besoin d’apprendre sa place. Il ne sert plus à jouir. Il sert à te rappeler que tu n’es plus un homme. Mais bientôt... peut-être qu’on le coupera. Ou peut-être qu’on le laissera là, petit et inutile, pour que tu puisses te souvenir de ce que tu as perdu. Qu’en penses-tu ?
Lucie regarde la cage, sentant la chaleur emprisonnée, la douleur sourde de l’érection impossible.
— Il est à toi, Ma Reine. Fais-en ce que tu veux.
— Bien, dit Angèle. Maintenant, on va commencer par tester ton engagement. Tu as parlé de nettoyer des anus. De nettoyer des bites.
Elle se lève et marche vers un meuble voisin, ouvrant un tiroir. Elle en sort quelque chose. Un gode ceinture noir, immense, veiné, réaliste, avec une base large. Puis, elle sort un autre jouet : un plug anal en métal, avec une queue de cheval attachée au bout.
Elle revient vers Lucie.
— Tu vas t’entraîner, dit-elle simplement. Si tu veux nettoyer des bites sales, il faut d’abord savoir gérer une grosse bite dans la bouche. Et si tu veux être enculé par des hommes, il faut que ton cul soit prêt à accueillir n’importe quoi.
Elle jette le gode ceinture sur le sol devant Lucie.
— Mets-le. Enfile-le.
Lucie saisit le harnais. Ses mains tremblent un peu alors qu’il attache les lanières autour de sa taille et de ses cuisses. C’est humiliant de porter un phallus, de sentir ce poids entre ses propres jambes alors que sa propre virilité est enfermée. Mais il obéit. Il serre les boucles, ajuste le gode pour qu’il soit bien en place, pointant fièrement vers l’avant.
Angèle sourit devant le spectacle : une « femme » avec une cage et une bite en plastique. Le comble de l’absurde érotique.
— Maintenant, prends le plug, ordonne-t-elle. Enfile-le. Maintenant. Sans lubrifiant.
Lucie saisit le métal froid. Il sait que ça va faire mal. Il sait que c’est une punition symbolique, un test de sa volonté. Il se met à quatre pattes, basculant ses hanches en l’air, offrant son petit trou serré à l’air. Il presse la pointe du métal contre son anus. La résistance est immédiate. Son corps se contracte par réflexe.
— Pousse, chienne, commande Angèle. Force.
Lucie mord sa lèvre. Il pousse. Le métal glisse un peu, s’enfonçant dans le premier anneau. La douleur est vive, une brûlure sèche qui irradie dans son bas-ventre. Il pousse encore, utilisant tout le poids de son corps. Son trou s’ouvre, déchiré par l’intrusion froide. Il gémit, un son animal, guttural.
— C’est ça, souffle Angèle. Prends-le. Tout.
D’un dernier coup de rein violent, Lucie force le plug à passer le muscle le plus résistant. L’objet glisse alors à l’intérieur, se logeant profondément dans son rectum, la base large le maintenant en place et la queue de cheval tombant doucement contre ses cuisses. La douleur se dissipe pour laisser place à une sensation de plénitude pesante, humiliante. Il se sent plein, étiré, possédé.
— Bon chien, dit Angèle. Maintenant, viens ici.
Lucie rampe vers elle, le gode ceinture balançant entre ses jambes avec chaque mouvement, la queue de cheval traînant derrière lui. Il s’arrête entre les jambes d’Angèle, toujours assise sur sa chaise.
— Suce-le, ordonne-t-elle, désignant le gode en plastique que Lucie porte. Suce ta propre bite de salope.
Lucie se penche en avant, la nuque pliée dans une position acrobatique et humiliante. Il ouvre la bouche et avale la tête du gode. Il goûte le plastique, une saveur chimique et désagréable. Il utilise sa langue, faisant cercle autour de la tête, imitant ce qu’il a vu dans les films, imaginant ce que ce serait avec une vraie chair chaude.
— Plus profond, gronde Angèle. Gag dessus. Montre-moi que tu peux prendre une grosse bite au fond de ta gorge.
Lucie pousse. Il sent la tête du gode frapper le fond de sa gorge. Il s’étouffe, ses yeux se plissant d’effort, de la salive s’échappant de ses lèvres pour couler sur le silicone noir. Il ne recule pas. Il continue à pomper, à s’autodétruire, guidé par la voix impérieuse d’Angèle.
— C’est pathétique, ricane-t-elle. Regarde-toi. Une pute à bite qui essaie de s’avaler elle-même. Tu es si moche, si désespéré. C’est parfait.
Elle pose une main sur sa tête, l’enfonçant davantage sur le gode, provoquant un haut-le-cœur violent chez Lucie.
— Et ton cul ? Tu sens ce froid ? Tu sens cette queue ? Tu es un cheval maintenant. Ma petite jument.
Elle tire sur la queue de cheval, forçant le plug à bouger à l’intérieur de lui. Lucie crie autour du gode, le choc des sensations le submergeant.
— Bientôt, ce sera un vrai homme qui te fera ça, dit-elle, sa voix descendant à un murmure rauque. Un homme avec une bite aussi grosse que celle-ci, mais en chair. Et il ne sera pas doux. Il te prendra par les cheveux, il t’écrasera le visage contre le sol, et il te défoncera ce trou jusqu’à ce que tu ne saches plus qui tu es. Tu ne seras plus Lucie. Tu seras juste un cul à niquer.
Elle relâche sa prise et repousse Lucie, le faisant tomber sur le côté, le gode heurtant le sol avec un bruit mat. Lucie gît là, haletant, la salive sur son menton, larme aux yeux, son cul rempli de métal, sa cage douloureuse.
— Ce n’est que le début, avertit Angèle en se levant. Aujourd’hui, on va aller faire les courses. On va acheter ce qu’il faut pour ton contrat. Du papier à lettre épais. De l’encre noire. Et puis... on va aller dans une boutique érotique. On va acheter des tenues. Des tenues qui ne laisseront aucun doute sur ce que tu es. Des strings en cuir, des collants résille, des talons si hauts que tu ne pourras pas marcher.
Elle marche vers la porte, puis se retourne, silhouettée contre la lumière.
— Prépare-toi, Lucie. Ta vie de marionnette commence maintenant. Nettoie-toi le visage, retire ce plug, douche-toi. Mais garde la cage. Et quand tu sortiras de la douche, mets le collier noir sur la table. C’est tout ce que tu porteras en attendant qu’on parte.
Lucie la regarde partir, laissant la porte ouverte. Il reste un moment sur le tapis, son corps en proie aux spasmes résiduels de l’excitation et de la douleur. Il sent le poids du plug, la raideur de son cou, la brûlure de sa gorge. Mais surtout, il ressent une paix profonde, une sérénité terrifiante. Il a dit les mots. Il a passé le point de non-retour.
Il se relève avec difficulté, le poids du plug le déséquilibrant. Il rampe jusqu’à la salle de bain, la queue traînant toujours. Il se regarde dans le miroir. Son visage est rouge, ses yeux humides. Il se voit vraiment pour la première fois : non pas comme un homme travesti, mais comme une créature en transition, une chose en devenir.
Il retire le plug avec un gémissement, sentant son anus rester béant, ouvert, vide. Il le rince sous l’eau chaude, le nettoyant consciencieusement, comme s’il nettoyait l’âme de son ancien moi. Il monte sous la douche, l’eau brûlante frappant sa peau. Il se savonne, ses mains glissant sur ses fausses seins, sur sa cage, sur ses cuisses lisses. Il imagine les hormones faisant leur travail, imaginant les seins poussant, imaginant la douleur de la chirurgie.
Il sort de la salle de bain, nu, la vapeur de la douche coulant derrière lui. Il va jusqu’à la table. Il prend le collier en cuir noir, garni d’anneaux métalliques. Il le boucle autour de son cou. Le clic de la boucle est le son le plus doux qu’il ait jamais entendu.
Il s’assoit sur la chaise, nu, le collier au cou, et attend. Il attend Angèle. Il attend son avenir. Il attend la destruction de Lucie et la naissance de la pute parfaite. Il ferme les yeux et sourit, un sourire triste et extatique, tandis que le soleil continue de monter, illuminant sa soumission.
Angèle revient quelques minutes plus tard. Elle a changé de tenue. Elle porte une jupe crayon serrée, un chemisier noir strict et des talons aiguilles qui claquent sur le parquet. Elle porte aussi un sac en cuir sous le bras. Elle regarde Lucie, assis tranquillement, le collier bien en place.
— Bien, dit-elle. Tu as obéi. C’est un bon début.
Elle pose le sac sur la table et en sort une feuille de papier épais, noir comme l’encre de deuil. Elle la déroule. Il y a déjà des paragraphes écrits, une police élégante et sévère.
— Lis, ordonne-t-elle.
Lucie prend la feuille. Ses mains tremblent légèrement. Il commence à lire à voix haute, sa voix hésitante au début, puis gagnant en assurance alors qu’il comprend la portée des mots.
*Contrat de Soumission Volontaire et Absolue*
*Je soussigné, Lucie [Nom de famille à remplacer], reconnais par la présente renoncer à tout droit, toute autonomie et toute dignité en tant qu’individu humain. Je transfère la propriété exclusive de mon corps, de mon esprit et de mon futur à Angèle [Nom de famille], ci-après désignée comme « Ma Propriétaire » ou « Ma Reine ».*
Lucie s’arrête, la gorge serrée. Il regarde Angèle. Elle croise les bras, le visage impassible.
— Continue.
*Article 1 : Le Corps*
*Le corps du Soumis devient la propriété exclusive de la Propriétaire. La Propriétaire se réserve le droit de modifier le corps du Soumis à sa guise, que ce soit par des modifications hormonales, chirurgicales, ou par des modifications temporaires (tatouages, piercings, scarifications). Le Soumis accepte de subir tout acte médical ou chirurgical jugé nécessaire par la Propriétaire pour améliorer sa valeur esthétique ou sexuelle.*
Lucie sent son cœur s’emballer. C’est réel. C’est écrit.
*Article 2 : La Sexualité*
*Le Soumis renonce à tout droit au plaisir sexuel autonome. Son orgasme, s’il lui est accordé, est un cadeau de la Propriétaire, non un droit. Le Soumis s’engage à satisfaire les désirs sexuels de la Propriétaire, ainsi que ceux de toute personne désignée par la Propriétaire, sans restriction de genre, de nombre ou de nature des actes. Le Soumis accepte de devenir un réceptacle pour le sperme, l’urine et toute autre substance corporelle.*
Les mots frappent Lucie comme des coups de fouet. « Réceptacle ». « Urine ». Il est excité au point d’en avoir mal.
*Article 3 : La Prostitution et le Service*
*Le Soumis accepte d’être utilisé comme instrument de gain financier ou de faveur sociale par la Propriétaire. Le Soumis s’engage à fournir des services sexuels, domestiques ou sociaux à tout tiers désigné par la Propriétaire, en échange de paiement ou non. Le Soumis n’a droit à aucun pourcentage sur les gains générés par son corps.*
*Article 4 : L’Hygiène et la Propreté*
*Le Soumis reconnaît que sa fonction principale inclut l’assainissement. Le Soumis s’engage à nettoyer, à l’aide de sa langue ou de tout autre moyen jugé approprié, les orifices corporels (anus, vagins, bouches) de la Propriétaire et de ses partenaires, ainsi que les organes génitaux de ces derniers, avant, pendant et après tout rapport sexuel. Le Soumis accepte son rôle de « instrument hygiénique vivant ».*
Lucie s’arrête de lire. Il est incapable de continuer. Il pose la feuille, les mains sur les genoux.
— C’est... c’est ce que je veux, chuchote-t-il. C’est exactement ce que je veux.
Angèle s’approche de lui. Elle prend un stylo à plume dans son sac. Elle le pose sur le papier.
— Signe, dit-elle. En bas, à côté de « Le Soumis ».
Lucie prend le stylo. Il est lourd, froid. Il regarde la ligne vide. C’est le seuil. Une fois qu’il aura signé, il n’y aura plus de retour. Il ne sera plus jamais un homme. Il sera une chose. Une marchandise.
Il tremble tellement que l’embout du stylo clique contre le papier. Il inspire profondément, l’odeur du cuir de la table, de son propre excès, le parfum d’Angèle. Il pose la pointe sur le papier et écrit : *Lucie*.
Il rend le stylo à Angèle. Elle le prend, signe rapidement sa propre signature : *Angèle*. Puis, elle ramasse le papier, le plie soigneusement et le glisse dans son sac.
— C’est fait, dit-elle. Maintenant, tu es à moi. Légalement. Moralement. Spirituellement.
Elle se tourne vers lui.
— Maintenant, on va commencer. Va t’habiller. Je t’ai laissé des affaires sur le lit. Et dépêche-toi. On a du monde à voir.
Lucie se lève et court vers la chambre. Sur le lit, une tenue l’attend. Un corset en vinyle rouge sang, ultra-serré. Un string en dentelle noire. Des bas-jarretelles en résille. Et des talons aiguilles de quinze centimètres, noirs, avec une semelle en métal.
Il s’habille avec précision, ses doigts familiers avec les lacets du corset, le tirant fort pour cintrer sa taille, comprimer ses côtes, donner l’illusion d’une silhouette féminine. Il enfile les bas, attache les jarretelles. Il met le string, sentant le tissu fin couper ses fesses, les laissant exposées. Enfin, il met les talons. Il se sent instable, ses mollets tremblant sous la tension, mais il se redresse, forçant son équilibre.
Il regarde dans le miroir de la chambre. Le reflet est celui d’une pute de luxe, d’une poupée sexuelle prête à l’emploi. Le corset pousse ses seins vers le haut, les offrant. Le string révèle plus qu’il ne cache. Les talons allongent ses jambes, arquent son dos.
Il sort de la chambre et rejoint Angèle dans le salon. Elle est debout près de la porte, son sac à main à la main. Elle le regarde de la tête aux pieds.
— Pas mal, dit-elle. On a du travail à faire sur le maquillage, mais la base est là. Tu as l’air d’une chienne qui cherche à se faire prendre.
Elle ouvre la porte et désigne l’escalier.
— Après toi, pute.
Lucie s’avance, ses talons claquant sur les marches. Il descend dans la rue, le soleil frappant son visage maquillé. Il a l’impression que tout le monde le regarde, que tout le monde sait. Il a l’impression d’être nu. Mais quand Angèle pose sa main sur son épaule, le guidant, il se sent rassuré. Il n’est plus seul dans sa honte. Il est avec elle. Il est à elle.
Ils marchent vers la voiture d’Angèle, une berline noire discrète mais puissante. Angèle ouvre la portière passager.
— Monte.
Lucie s’installe sur le siège en cuir, ses jambes gainées de résille glissant sur le matériel. Angèle s’installe au volant, démarre le moteur. La voiture rugit doucement.
— Où va-t-on ? demande Lucie, sa voix tremblante.
— Chez le médecin, dit Angèle calmement. J’ai rendez-vous pour toi. Pour commencer ton traitement hormonal. C’est l’étape une.
Lucie sent son cœur faire un bond. Les hormones. Le début de la fin de son ancien corps.
— Et après ? demande-t-il.
— Après, on ira voir un ami, dit Angèle avec un sourire en coin. Un homme qui aime... les choses très spécialisées. Il va t’aider à comprendre ce que signifie « nettoyer des anus ».
La voiture s’engage dans la circulation. Lucie regarde défiler la ville à travers la vitre. Les passants, les bâtiments, la vie normale. Il sent son petit sexe serré dans sa cage, son cul secoué par les cahots de la route. Il est terrifié. Il est plus excité qu’il ne l’a jamais été de sa vie. Il a signé le contrat. Il est à elle. Et Angèle a des projets pour lui. Des plans sales, dégradants, merveilleux. Il ferme les yeux et se laisse porter, attendant la prochaine dégradation, attendant la prochaine transformation, attendant son futur en tant que Lucie, la pute soumise d’Angèle.
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Un tel contrat n'a AUCUNE VALEUR JURIDIQUE...
