Luc 7 - Une Journée Ordinaire

- Par l'auteur HDS Soumicaviar -
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Récit libertin : Luc 7 - Une Journée Ordinaire Histoire érotique Publiée sur HDS le 09-08-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Luc 7 - Une Journée Ordinaire
La voiture file encore quelques minutes avant de s'engouffrer dans le parking souterrain. Le béton brut engloutit le véhicule, coupant brutalement la lumière grise de l'aube. Angèle gare la voiture avec une précision mécanique, coupe le moteur. Le silence qui suit est lourd, chargé de l'odeur encore fraîche du cuir de ses sièges et du parfum entêtant qu'elle porte, quelque chose de sombre et boisé.

Lucie ne bouge pas. Ses mains restent serrées sur ses cuisses, les phalanges blanches sous le vernis rose pâle de ses ongles. La cage de chastité qu'elle porte depuis des heures lui rappelle sa présence avec une pression douloureuse, une étreinte métallique qui ne faiblit jamais. Le plug anal, lui, a fini par devenir presque familier, une intrusion qu'elle a cessé de remarquer consciemment mais qui modifie chaque mouvement, chaque respiration.

Angèle se tourne vers elle. Ses yeux noirs captent la faible lumière des néons du parking. Elle ne dit rien. Elle observe. Ses lèvres rouges restent closes, mais le grain de beauté près de sa lèvre supérieure semble pulser légèrement, comme un point focal de toute son intention.

— Tu as été bonne, murmure-t-elle enfin. Très bonne.

Sa voix résonne dans l'habitacle clos. Lucie sent son cœur s'emballer. Elle baisse les yeux, incapable de soutenir ce regard qui semble la déshabiller encore plus qu'elle ne l'est déjà.

— Merci, Maîtresse, souffle-t-elle.

Angèle sourit. Ce n'est pas un sourire tendre. C'est celui d'une prédatrice qui a capturé sa proie et savoure encore la chasse.

— Demain, on commence les hormones. Le médecin te donnera ton premier traitement. Tu vas devenir ce que tu es déjà, Lucie. Une chose à moi.

Elle pose sa main sur la cuisse de Lucie, ses doigts aux ongles noirs craquelés effleurant le filet noir des bas résille. La différence de température est frappante — la peau d'Angèle est chaude, presque brûlante, tandis que celle de Lucie est moite et fraîche de nervosité.

— Mais ce soir, tu rentres chez moi. Tu dors dans ma chambre. Et demain matin, tu te réveilles tôt pour me préparer mon petit-déjeuner.

Elle retire sa main, ouvre sa portière. Le claquement métallique résonne dans le parking vide.

— Descends. Marche derrière moi. Les yeux baissés.

Lucie obéit. Ses talons de quinze centimètres claquent contre le béton lisse, chaque pas une performance d'équilibre. Elle suit Angèle jusqu'à l'ascenseur, ses hanches étroites oscillant dans le corset rouge qui comprime sa taille, sa cage visible sous le lacet de dentelle noire. L'ascenseur les engloutit, métal brossé et miroir qui leur renvoie une image déformée — Angèle, grande et noire, une reine du sous-sol, et Lucie, pâle et rouge, une offrande ambulante.

Le trajet vers l'appartement se fait dans un silence que Lucie n'ose rompre. Elle compte les étages, les portes, les seuils. Quand Angèle ouvre enfin la sienne, l'odeur la frappe — encens, cuir, musique ancienne, et quelque chose de plus intime, le parfum de son Maîtresse imprégné dans les murs.

La chambre est plus sombre que le salon. Des rideaux épais filtrent l'aube naissante. Angèle désigne un tapis au pied de son lit très grand format, couvert d'une couverture noire en velours.

— Tu dors là, jusqu'à ce que je te réveille.

Lucie acquiesce, déjà en train de descendre. Le velours est frais contre ses genoux nus. Elle entend Angèle se déshabiller, le bruit du cuir qui glisse, du tissu qui tombe. Le lit craque. Puis le silence, profond, de quelqu'un qui s'endort immédiatement, certaine de sa domination.

Lucie reste immobile, le front pressé contre le matelas encore tiède du corps d'Angèle. La cage lui fait mal, maintenant, vraiment mal, une douleur sourde qui monte de ses testicules comprimés. Elle ne bouge pas. Elle respire lentement, compte ses inspirations. Elle est là. Elle appartient à quelqu'un. Cette pensée, plus que toute autre, la maintient dans une excitation qui frôle la torture.

Le réveil arrive brutalement. Une main dans ses cheveux. Lucie gémit, les yeux encore collés de sommeil, son corps engourdi de sa position.

— Six heures. Debout.

Angèle est déjà debout, enveloppée dans une robe de chambre noire en soie qui ne masque que partiellement ses courbes musclées. Ses tatouages serpentent sur ses bras nus. Elle n'a pas maquillé ses lèvres, et pourtant elles semblent encore rouges, comme si la couleur en était devenue permanente.

— Douche. Rapide. Pas de masturbation, évidemment. Tu as trois minutes. Ensuite, cuisine. Petit-déjeuner au lit. Tu me fais des œufs brouillés, du lard fumé, du café noir. Tu mets un tablier. Rien d'autre.

Elle jette un objet sur le lit — un tablier en vinyle noir, court, avec l'inscription « PROPRIÉTÉ D'ANGÈLE » brodée en rouge sur la poitrine.

Lucie court presque vers la salle de bain. L'eau froide la réveille complètement. Elle évite soigneusement sa cage, se lave autour, entre ses jambes, sous ses aisselles. Le miroir embué lui renvoie une image qu'elle ne reconnaît plus vraiment — le maquillage de la veille a coulé, créant des ombres sous ses yeux bleus, ses cheveux blonds coupés court et androgynes collent encore à son crâne. Elle ressemble à quelque chose de précis, de fabriqué. Elle ne ressemble plus à Luc.

Le tablier lui arrive mi-cuisse. La sensation du vinyle contre sa peau nue, combinée à la cage qui oscille lourdement entre ses jambes, crée une dissonance qui la fait frissonner. Elle retourne dans la chambre où Angèle s'est allongée, les yeux fermés, les mains croisées sur le ventre.

Lucie descend l'escalier en silence, ses talons remplacés par des chaussons mous pour ne pas faire de bruit. La cuisine est petite, encombrée, mais elle trouve ce qu'il lui faut. Les œufs crépitent dans la poêle. Le lard fumé dégage une odeur salée qui lui tourne l'estomac — elle n'a pas mangé depuis la veille. Son propre ventre gargouille, mais elle sait qu'elle mangera après, peut-être, si elle est assez bonne.

Le plateau qu'elle monte est chargé — assiette, tasse, verre de jus d'orange, couverts soigneusement alignés. Elle a pensé à tout, même à la serviette pliée en triangle, même à la fleur fanée dans un vase minuscule qu'elle a trouvé sur le rebord de la fenêtre.

Angèle est réveillée, appuyée contre les coussins, le téléphone à la main. Elle ne regarde pas Lucie tout de suite. Elle finit de taper quelque chose, pose l'appareil, puis tourne lentement la tête.

— Approche.

Lucie avance, le plateau tendu. Ses mains tremblent légèrement. Angèle observe le détail de la présentation, du pliage, de l'alignement. Elle prend la tasse de café, boit une gorgée, ne dit rien. Elle mange un morceau de lard fumé, les yeux fixés sur Lucie qui reste debout, immobile, les yeux baissés.

— Assez bon, finit-elle par dire. Mets le plateau sur la table de nuit. Tu viens sur le lit. Tu me massages les pieds.

Lucie obéit, s'agenouillant au bord du matelas. Les pieds d'Angèle sont longs, les orteils peints en noir, la peau douce sur les dessus, plus rugueuse sur les talons. Elle commence par les chevilles, pétrit lentement, appuie de ses pouces sur les points de tension. Elle sent Angèle se détendre progressivement, ses muscles se relâcher sous ses doigts.

— Plus haut, ordonne Angèle. Mollets. Cuisses.

Lucie remonte. La robe de chambre s'est entrouverte, révélant la peau pâle de ses cuisses, l'absence de sous-vêtements. Elle n'est pas rasée ce matin, et une ombre de poils noirs est visible. L'odeur d'Angèle, plus forte ici, fait tourner la tête de Lucie — musc, quelque chose de marin, de profond.

Elle masse les cuisses, sent les muscles puissants se contracter et se relâcher sous ses paumes. Angèle soupire, une main posée sur son propre ventre, l'autre jouant avec ses cheveux noirs.

— Tu sais ce qui va se passer aujourd'hui ? demande-t-elle, les yeux toujours fermés.

— Non, Maîtresse.

— Tu vas faire le ménage. Toute la maison. En string. Avec ta cage bien visible. Sans le plug — je veux que tu sentes le vide, que tu te souviennes de ce que tu es. Tu vas nettoyer les toilettes, la baignoire, le sol de la cuisine. À quatre pattes. Puis on déjeune. Puis on regarde un film. Puis on sort. Et ce soir... elle laisse traîner, un sourire aux lèvres. Ce soir, tu verras.

Lucie hoche la tête, continue de masser. Ses doigts s'enfoncent dans la chair ferme, trouvent des nœuds qu'elle défait méthodiquement. Elle est bonne à ça, elle le sait. Utile. Serviable. C'est ce qu'elle veut être.

Angèle finit son petit-déjeuner en silence, laissant Lucie travailler sur ses jambes, puis ses épaules quand elle se retourne sur le ventre. La robe de chambre glisse, révélant son dos tatoué — un crâne entouré de roses noires, des serpents qui descendent vers ses reins. Lucie trace les contours du tatouage du bout des doigts, sent la peau frissonner sous son contact.

— Assez, dit Angèle soudain. Le ménage t'attend.

Elle se lève, laisse tomber la robe de chambre, et marche nue vers la salle de bain. Lucie reste un moment à genoux sur le lit, le corps en éveil, la cage qui lui tinte douloureusement. Puis elle descend, trouve le string qu'Angèle lui a laissé dans la cuisine — une ficelle noire, presque rien — et l'enfile. Elle retire le plug anal dans la salle de bain, le nettoie soigneusement, le pose sur l'étagère comme on pose un trophée. Le vide qui suit est étrange, presque douloureux, une absence qui lui rappelle constamment ce qui manque.

Elle commence par la chambre. Le lit à refaire, les draps noirs à lisser, les coussins à ranger. Elle travaille méthodiquement, à quatre pattes pour ramasser ce qui traîne, ses genoux qui résonnent contre le parquet. La cage oscille entre ses jambes, froide et lourde, visible à chaque mouvement. Elle descend au salon, passe l'aspirateur, dépoussière les étagères chargées de livres et de photos. Partout, des images de corps — des nus artistiques, des polaroids épinglés, des affiches de concerts. Et partout, le regard d'Angèle qui semble la suivre, même absente.

Les toilettes sont les pires. Elle frotte la cuvette, le carrelage, les joints noircis. L'humiliation n'est pas dans la tâche elle-même, mais dans la conscience aiguë de sa tenue — presque nue, marquée, appartenant à quelqu'un d'autre. Chaque fois qu'elle se redresse, elle aperçoit son reflet dans le miroir de la salle de bain, et cette créature aux cheveux blonds courts, au maquillage fané, au string noir et à la cage métallique ne ressemble en rien à l'homme qu'elle était.

Angèle réapparaît vers onze heures, vêtue d'un jean noir moulant et d'un débardeur gris qui moule sa poitrine. Elle porte des bottines lacées, même à l'intérieur. Elle observe Lucie qui frotte encore le sol de la cuisine, ses genoux rougis, son dos courbé.

— Lève-toi.

Lucie obéit, sent ses vertèbres craquer. Angèle s'approche, passe un doigt sous le string, tire légèrement pour vérifier la présence de la cage.

— Tu as fait du bon travail. Tu mérites de manger. Habille-toi — je t'ai laissé des vêtements sur le lit. Rien de trop. On déjeune ici, puis on regarde ce film.

Les vêtements sont une jupe plissée noire, courte, et un haut en dentelle blanche sans manches. Pas de soutien-gorge. Des escarpins noirs, plus bas que ceux de la veille, seulement dix centimètres. Lucie enfile le tout, sent la jupe lui caresser les cuisses à chaque mouvement, la dentelle qui laisse entrevoir ses tétons durcis.

Le déjeuner est simple — salade, pain, fromage. Angèle mange sans parler, les yeux rivés sur un écran qu'elle consulte parfois. Lucie mange debout, à côté de la table, comme une servante. Elle n'ose pas s'asseoir sans y être invitée.

— Le salon, dit Angèle quand elles ont fini. Tu nettoies la table et tu viens.

Lucie range, puis rejoint Angèle qui a déjà installé un film. L'écran affiche un titre en lettres roses sur fond noir : « La trans qui aime les hommes ». Angèle est allongée sur le canapé en cuir noir, ses jambes étendues, un espace entre elle et le dossier où Lucie pourrait s'installer.

— Viens. Contre moi.

Lucie s'allonge sur le côté, le dos contre la poitrine d'Angèle, sent les bras musclés l'envelopper. L'odeur de son Maîtresse l'envahit, la fait frissonner. Angèle pose une main sur sa hanche, juste au-dessus de la jupe, les doigts qui effleurent la dentelle.

Le film commence. Une histoire simple, directe — une femme trans, magnifique, qui découvre son désir pour les hommes, qui se laisse prendre, qui apprend à aimer ça. Les scènes sont explicites, non simulées. Lucie ne peut détacher son regard. Elle observe chaque caresse, chaque pénétration, chaque visage qui se décompose de plaisir. Elle sent son propre corps réagir, sa cage se tendre impuissante, sa bouche s'ouvrir légèrement.

Angèle remarque. Ses doigts se resserrent sur la hanche de Lucie.

— Tu aimes ça, murmure-t-elle à son oreille. Tu te vois là, à sa place. À genoux. À recevoir.

Lucie hoche la tête, incapable de mentir. Le film continue, scène après scène, et elle absorbe chaque image comme une nourriture. Elle apprend. Elle imagine. Elle se sent de plus en plus précise, de plus en plus définie dans son rôle.

Quand le film se termine, Angèle ne bouge pas tout de suite. Elle laisse ses doigts caresser le ventre de Lucie, remonter lentement vers sa poitrine plate, descendre vers la jupe.

— Tu as été parfaite, dit-elle enfin. Tu as regardé. Tu as appris. Tu sais ce que tu es maintenant.

Elle tourne la tête de Lucie vers elle, saisit son menton entre ses doigts. Le baiser qui suit est violent, profond, une invasion de langue et de dents qui laisse Lucie sans souffle. Angèle goûte le café, le tabac, quelque chose de sucré. Ses lèvres sont chaudes, exigeantes, et Lucie se fond contre elle, offerte, reconnaissante.

Quand elles se séparent, Angèle sourit. Ce sourire-là est différent, presque tendre, mais chargé d'une promesse.

— On sort. Il y a une boutique que j'aime bien. Tu vas choisir quelque chose — non, je vais choisir quelque chose pour toi. Et tu vas le porter. Tout de suite.

La boutique s'appelle « L'Éphémère ». Lucie la reconnaît, vaguement — c'est là qu'Angèle l'a emmenée pour ses premiers achats, ses premiers bas, son premier soutien-gorge. Cette fois, l'endroit lui semble différent, plus familier, plus dangereux.

Angèle entre devant, sa démarche de prédatrice qui fait se retourner la vendeuse — Clara, se souvient Lucie, celle avec le piercing à la lèvre et la combinaison en vinyle. Clara les accueille d'un hochement, habituée maintenant à leurs visites irrégulières.

— Je cherche quelque chose de spécial, dit Angèle. Pour elle. Quelque chose qu'elle pourrait porter... ce soir. Pour quelqu'un d'autre.

Clara sourit, un peu trop, comme si elle comprenait quelque chose que Lucie ignore encore. Elle les conduit vers l'arrière, là où les articles les plus spéciaux sont rangés — cuir, latex, accessoires dont Lucie ne connaît pas tous les usages.

Angèle fouille, touche, compare. Elle sort une robe en latex rouge, moulante, avec des ouvertures stratégiques. Puis un collier en cuir épais, avec une ring. Puis quelque chose de plus petit, qu'elle cache dans sa paume.

— Essaie, ordonne-t-elle à Lucie.

La cabine est la même que la première fois, avec ses miroirs qui multiplient les images. Lucie enfile le latex, sent la matière qui colle, qui comprime, qui expose. Le collier lui serre le cou, pas assez pour étouffer, assez pour rappeler. Quand elle sort, Angèle l'évalue de la tête aux pieds, puis hoche lentement.

— Parfait. Tu prends. Et tu gardes ça dessous.

Elle glisse l'objet caché dans la main de Lucie — un plug anal, plus gros que celui qu'elle portait habituellement, avec une base ornée d'un cristal rouge.

— Maintenant.

Lucie retourne dans la cabine. Ses doigts tremblent. Le plug est froid, lourd, et son entrée la brûle après le vide de la matinée. Elle doit se concentrer pour le recevoir, respirer, se détendre. Quand elle ressort enfin, elle marche différemment, consciente de chaque millimètre de cette intrusion qui la remplit.

Angèle paie — Lucie ne voit pas le montant, mais entend le rire de Clara, complice. Elles sortent dans la rue, le soleil de l'après-midi qui frappe le latex, qui le rend brillant comme du sang frais. Lucie marche derrière, comme toujours, les yeux baissés mais attentifs aux réactions des passants — certains la remarquent, détournent le regard ou non, certains sourient.

Elles n'ont pas fait cent mètres qu'une voix les arrête.

— Angèle ?

L'homme qui s'approche est grand, athlétique, avec une barbe de trois jours et des yeux verts qui semblent amusés. Il porte un jean délavé et une chemise ouverte sur un torse musclé. Il dégage une virilité presque agressive, du genre qui remplit l'espace sans effort.

— Brad, dit Angèle, et sa voix change, devient plus chaude, plus ancienne. Ça fait longtemps.

Ils s'embrassent — pas sur la joue, sur la bouche, un bref contact qui fait frissonner Lucie sans qu'elle comprenne pourquoi. Brad recule, examine Angèle de haut en bas, puis son regard se pose sur Lucie.

— C'est la nouvelle ? demande-t-il, sans préambule.

— Ma propriété, confirme Angèle. Lucie. Elle est en formation.

Brad sourit, un sourire qui révèle des dents blanches et légèrement inégales. Il s'approche de Lucie, la contourne comme on examine un cheval, et elle sent son regard partout — sur son collier, sur les ouvertures du latex, sur la forme du plug sous le tissu.

— Jolie, dit-il enfin. Tu as bon goût, comme toujours.

Angèle rit, un son rauque qui fait dresser les poils sur les bras de Lucie.

— Je t'avais dit que je t'appellerais un jour, dit-elle à Brad. Pour un... entraînement pratique.

Les yeux de Brad s'allument. Il comprend immédiatement, et Lucie comprend aussi, soudain, ce qui va se passer. Son cœur s'emballe. Sa cage se serre douloureusement. Elle reste immobile, les yeux baissés, attendant.

— La boutique ferme dans une heure, dit Clara, qui les a suivis sur le seuil. L'arrière est disponible si vous voulez... discuter.

Angèle pose une main sur la nuque de Lucie, ses doigts qui se referment sur le collier.

— On veut, dit-elle.

L'arrière-boutique est différente de ce que Lucie imaginait. Pas une cave sordide, mais un espace aménagé avec soin — canapé en cuir noir, éclairage tamisé, miroirs sur un mur, et une odeur qu'elle reconnaît maintenant, cuir et sexe et nettoyant. Clara referme la porte derrière eux, et Lucie entend le cliquetis de la serrure.

Angèle s'assoit sur le canapé, ses jambes croisées, dominant déjà l'espace. Brad se tient debout devant elle, déjà en train de retirer sa chemise. Son torse est sculpté, velu, avec des tétons sombres et durs. Il déboutonne son jean, laisse apparaître un slip noir qui déforme déjà sous la pression.

— Lucie, dit Angèle, sa voix de commandement. Tu restes debout. Tu regardes. Tu apprends.

Lucie obéit. Elle se place contre le mur des miroirs, où elle peut voir l'ensemble de la scène reflétée à l'infini — Angèle, reine sur son trône de cuir, et Brad, qui s'agenouille devant elle, qui lui ouvre les jambes avec une familiarité qui suggère une histoire longue et complexe.

Angèle ne se déshabille pas complètement. Elle laisse Brad relever son débardeur, découvrir ses seins nus, fermes, avec des aréoles sombres et gonflées. Il les prend dans ses mains, les pèse, les pince jusqu'à ce qu'Angèle soupire. Puis il descend, déboutonne son jean, tire dessus jusqu'à ce qu'elle soulève les hanches pour l'aider.

Elle ne porte rien dessous. Sa chatte est rasée, visible, déjà brillante d'humidité. Brad la respire, longuement, puis commence à lécher — pas délicatement, avec une avidité presque animale, des coups de langue larges et pressés qui font se tordre Angèle sur le canapé.

Lucie regarde. Elle ne peut pas détacher son regard. Elle voit la langue de Brad s'enfoncer, ressortir, voit ses doigts qui entrent en jeu, qui écartent, qui pénètrent. Angèle gémit, sa tête rejetée en arrière, ses mains qui s'agrippent aux cheveux de Brad pour le presser plus fort.

— Plus, ordonne-t-elle. Plus profond.

Brad obéit. Il ajoute des doigts, trois, quatre, pénètre Angèle avec une force qui fait claquer sa chair. Elle hurle, un son rauque qui n'est pas de la douleur, puis elle se redresse, saisit Brad par les cheveux, le force à se relever.

— Ta queue, dit-elle. Maintenant.

Brad retire son slip. Sa bite se dévoile — épaisse, longue, courbée vers le haut, avec des veines qui battent visiblement. Angèle la prend dans sa main, la compare à son avant-bras, sourit.

— Tu m'as manqué, dit-elle.

Elle ne se allonge pas. Elle reste assise, les jambes écartées, et tire Brad vers elle par la bite. Il comprend, s'agenouille sur le canapé, la guide vers son entrée. La pénétration est lente, délibérée, chaque centimètre visible pour Lucie qui observe, ébahie, excitée au-delà de toute mesure.

Angèle encaisse, ses mains sur les hanches de Brad, ses ongles qui s'enfoncent dans sa chair. Quand il est entièrement en elle, ils restent un moment immobiles, front contre front, respirant ensemble. Puis Brad commence à bouger.

Le rythme s'accélère rapidement. Ce n'est pas tendre, ce n'est pas lent. C'est une bête qui prend ce qui lui appartient, et Angèle qui le reçoit avec une avidité égale. Le canapé grince. Leurs peaux claquent. Les gémissements d'Angèle montent, résonnent dans l'espace clos, se reflètent dans les miroirs où Lucie voit son propre visage, décomposé, bouche ouverte, yeux brillants de larmes qu'elle ne comprend pas.

Angèle jouit en premier, un orgasme qui la fait se courber en arrière, les seins tendus, la gorge exposée. Brad ne s'arrête pas. Il continue de la prendre, de la pilonner, jusqu'à ce qu'elle se calme, qu'elle le regarde avec des yeux noirs de braise.

— À ton tour, dit-elle. Sur elle.

Elle désigne Lucie d'un geste du menton. Brad se retire, sa bite luisante des deux, encore dure, encore prête. Il se tourne vers Lucie, qui sent son cœur s'arrêter.

— Approche, ordonne Angèle. À genoux. La bouche ouverte.

Lucie avance sur des jambes qui ne la portent plus vraiment. Elle s'agenouille devant le canapé, juste à côté d'Angèle, qui pose une main possessive sur sa tête. Brad se place devant elle, se branle lentement, son regard qui passe d'Angèle à Lucie et retourne.

— Elle est à toi, dit-il à Angèle. Je peux ?

— Sur le visage, précise Angèle. Pas dans la bouche. Pas encore.

Brad hoche la tête. Il accélère, sa main qui glisse sur sa bite humide, ses muscles qui se tendent. Lucie lève les yeux, le regarde, attend. Elle voit le moment où ça arrive — ses testicules qui se contractent, son ventre qui se durcit, sa bouche qui s'ouvre sur un grognement sourd.

La première giclée frappe son front, chaude, épaisse. La deuxième son nez. La troisième sa joue, qui coule lentement vers son menton. Brad continue de se branler, vidant le reste sur son cou, sur le collier, sur le latex déjà taché. Quand il a fini, il recule, essoufflé, un sourire de satisfaction sur les lèvres.

Angèle tire Lucie vers elle, la force à se tourner vers les miroirs. Lucie voit son visage couvert de sperme, déformé par le plaisir et la soumission, le collier qui brille sous la couche blanchâtre, les yeux qui la regardent avec une reconnaissance infinie.

— Tu es belle, murmure Angèle à son oreille. Tu es à moi. Tu es exactement ce que tu dois être.

Elle passe un doigt sur la joue de Lucie, ramasse une goutte de sperme, la lui fait lécher. Le goût est salé, amer, celui de l'humiliation acceptée et désirée.

Brad s'habille déjà, son corps qui retrouve progressivement sa contenance. Il jette un dernier regard à Lucie, hoche la tête avec approbation.

— Appelle-moi quand tu veux la partager, dit-il à Angèle. Je reviendrai.

Il sort. Clara rouvre la porte, discrète, professionnelle.

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Texte coquin : Luc 7 - Une Journée Ordinaire
Histoire sexe : Une rose rouge
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