Petites culottes 3
Récit érotique écrit par Soumicaviar [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
- • 15 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Soumicaviar ont reçu un total de 44 685 visites.
Histoire érotique Publiée sur HDS le 09-09-2026 dans la catégorie Fétichisme
Cette histoire de sexe a été affichée 305 fois depuis sa publication.
Le tiroir du bureau est déjà ouvert. Les trois zip-lock y sont alignés. Celui du mardi, le shorty noir acheté au parking de Parilly. Le string blanc neuf, encore propre et celui du shorty sale, le vrai, celui qu'elle a porté trois jours, celui qui sent la chatte et le pet. Il referme le tiroir doucement, comme on range quelque chose de fragile.
Le vent froid de novembre s'engouffre par la fenêtre mal calfeutrée. Thomas baisse le radiateur électrique d'un cran, se sert un verre d'eau du robinet, boit debout dans la cuisinette. L'eau a un goût de fer. Il repose le verre sur le comptoir écaillé. Son téléphone vibre sur la table basse. Le bruit court dans le silence du studio. Il ne bouge pas tout de suite. Le téléphone vibre une seconde fois, puis une troisième. Il se déplace, prend l'appareil. Écran déverrouillé. Un numéro qu'il ne connaît pas, pas encore enregistré. Un SMS.
Il lit.
« Je mappelle aöna »
Le prénom reste suspendu au bout de la phrase, sans majuscule accentuée, sans emoji, rien. Quatre mots. Thomas relit. Aöna. Le tréma sur le o, les deux a, la syllabe qui traîne. Elle ne s'était jamais présentée. À Parilly, dans le parking, rien. Dans le studio de la Croix-Rousse, rien non plus. Elle était la blonde, la caissière, la vendeuse de strings. Maintenant elle a un prénom. Il cherche, imagine, peut-être. Pas celui-là. Il croirait plus banal, plus courant. Aöna. Ça sonne comme un mot qu'on murmure dans le creux d'une oreille.
Il continue de lire.
« Veut tu que le prochain je lapporte a domicile. »
Pas de point d'interrogation. La phrase est plate, directe, comme sa voix quand elle parlait du string sali, comme son ton de caissière qui annonce le prix. Domicile. Chez lui. Dans ce studio. Ici. Le mot reste sur l'écran, lumineux, comme si le téléphone chauffait dans sa paume.
« Et peut etre que tu aura droit de renifler mon minou et mon fion »
Thomas s'assied sur le canapé. Le sien est un vieux clic-clac aux ressorts fatigués, couvert d'un drap gris. Il s'assied et son pouce reste immobile sur l'écran. Le message continue. Il n'a pas fini de lire qu'il y a déjà autre chose, la suite, le même bloc de texte qu'il n'a pas fait défiler.
« Et peut etre que tu aura droit di gouter et pourquoi pas ten servir. »
Il laisse tomber la tête en arrière. Le plafond du studio est fissuré, une lézarde court du coin jusqu'au centre du néon éteint. Il relève la tête et relit. Renifler. Goûter. S'en servir. Les verbes s'enchaînent comme une montée d'escaliers, chaque marche plus haute, chaque marche plus près de quelque chose qu'il n'a pas nommé. Sa bite commence à durcir dans son jean. Pas encore raide, pas encore pleine, mais le sang afflue, la chair s'épaissit contre la couture du pantalon.
« Que pense tu de mon idee c'est ok »
La ponctuation est absente, les accents manquent, les fautes font mal aux yeux. Ça devrait le gêner, non. Ça sonne comme elle parle. Comme si le message était sa voix, posée, sans hâte, sans théâtralité. C'est ok. Comme si elle proposait un rendez-vous banal, une livraison, un service après-vente.
« Peut etre que j'aurais manger des lentilles et du chorizo !!! »
Les trois points d'exclamation. Les seuls. Les seules marques d'enthousiasme dans tout le message, et elles tombent sur les lentilles et le chorizo. Thomas connaît ce que ça veut dire. Il sait. Elle le lui a raconté, assise sur ce canapé défoncé, les genoux écartés, le string blanc neuf tendu entre ses cuisses. Le pet dans le string, l'odeur qui reste. Elle lui raconte ce qu'elle va manger pour qu'il sache, pour qu'il anticipe, pour qu'il imagine déjà le gaz dans son ventre, le pet qui forcera la sortie, le tissu qui retiendra l'odeur, l'odeur qui imprègnera sa peau, sa chair, le creux de son cul.
Thomas se lève. Le canapé grince. Il fait les trois pas qui séparent le salon de la kitchenette, pose le téléphone sur le comptoir, se penche au-dessus de l'évier. L'eau froide coule. Il se mouille le visage. Les gouttes tombent sur le fond de l'évier taché de calcaire. Il se redresse, s'essuie avec le bas de son tee-shirt. Son reflet dans la vitre de la fenêtre le regarde, visage fin, mâchoire serrée, les yeux un peu rouges, les cheveux courts en bataille. Il attrape le téléphone.
Il ouvre la conversation. Il tape.
« C'est plus que bon. C'est bandant. Viens. »
Son pouce hésite au-dessus du bouton d'envoi. Il efface « Viens. » Il écrit à la place : « Voici mon adresse. » Et il tape l'adresse. Rue de la Croix-Rousse, le numéro, l'étage, le code de l'entrée. Il relit. C'est correct. C'est précis. Elle peut venir. N'importe qui avec ce numéro peut venir. Il appuie sur envoyer.
Le message part. La double coche bleue apparaît. Lu. Immédiatement lu.
Thomas reste debout dans la kitchenette, le téléphone dans la main droite. Son pouce glisse vers l'appareil photo. Il hésite. Le doigt reste immobile au-dessus de l'icône. Puis il ouvre l'application. Il bascule en mode selfie. L'écran montre son visage, le fond du studio derrière lui, le tiroir du bureau, le clic-clac. Il bascule vers l'autre caméra. L'objectif vise le bas de son corps.
Il déboutonne son jean. Le premier bouton. Le second. Il baisse la braguette. Il rentre la main dans son caleçon, sort sa bite. Pas encore raide, à moitié, le gland à moitié découvert, la chair tiède et lourde dans sa paume. Il la tient, la tire doucement vers l'avant. L'appareil photo cadre le bas de son ventre, le caleçon gris poussé vers le bas, la bite qui pend, épaisse, à moitié molle, le prépuce qui recouvre encore le gland. Il prend la photo. Le flash crache. L'image est nette, la peau, les poils pubiens sombres, le trait de veinure le long de la hampe, le gland rosé qui pointe sous le prépuce. C'est un petit nude. Rien d'artistique. Un angle, un éclairage de néon, un téléphone tenu d'une seule main. Ça ressemble à ce que c'est : un mec qui envoie une photo de sa bite à une femme qui lui a proposé de renifler sa chatte.
Il attache la photo au message. Il écrit au-dessus : « Lundi soir ? » Il envoie.
La coche devient bleue. Lu. Il attend. Rien. Pas de réponse. Pas de points de saisie. Elle a lu l'adresse, la photo, la question. Rien.
Thomas se rassoit sur le clic-clac. Son jean est ouvert, sa bite sort du caleçon, à moitié dure, lourde entre ses cuisses. Il regarde l'écran. Toujours rien. Le silence de l'autre côté. Il pose le téléphone à côté de lui sur le drap gris. Sa main droite descend vers sa bite. Ses doigts l'encerclent. Il la serre. Le sang afflue, la hampe se remplit, le gland se décape lentement, le prépuce glisse, découvre la couronne rosée, humide au bout. Il commence à branler. Lentement. Pas de précipitation dans le geste. La paume glisse sur la hampe, du bas vers le haut, le pouce frotte le frein, la paume tourne sur le gland, puis redescend. Son dos s'appuie contre le mur, ses yeux se ferment à mi-hauteur.
Il pense au string. Pas un des trois dans le tiroir, celui qu'elle portera. Celui qu'elle mettra. Celui qui sera collé à sa chatte, à son cul, pendant des heures. Celui qu'elle apportera chez lui, humide, tiède, chargé de son odeur. Mais elle a dit plus que le string. Renifler. Goûter. S'en servir. Pas le tissu. Elle. Sa chatte. Son cul.
Sa main accélère. Le poignet pivote, la paume serre plus fort, la bite durcit complètement, raide dans sa main, la hampe veinée, le gland violet, luisant de pré-semence. Il crache dans sa paume, un long jet de salive qui tombe sur le gland, tiède, glissante. Il reprend le mouvement, la bite trempée maintenant, le frottement humide, le bruit sourd de la chair contre la chair. Schlup. Schlup. Schlup. Le son remplit le studio, résonne contre les murs nus.
Il pense à son cul. Au trou. Au pet qu'elle décrit sans le dire, l'air qui sort, qui pousse, qui s'échappe dans le tissu. Il imagine ses fesses, la peau laiteuse, le sillon pâle, le string écarté, le trou qui frémit quand le gaz force la sortie. Il imagine sa langue. Goûter. Le mot qu'elle a écrit. Goûter. Sa langue sur le trou, dans le sillon, léchant la transpiration et sa chatte tiède, humide, gluante. Sa main accélère encore. Ses hanches bougent seules, son bassin pompe vers le haut, sa bite file dans son poing serré.
Il pense à s'en servir. Les trois mots. T'en servir. La bite au fond de la chatte. La bite au fond du cul. Le trou qui s'ouvre, qui le prend, qui le serre. Le pet qui sort quand il tire, le bruit mouillé, l'odeur qui remonte. Il imagine le bruit de la bite qui fout le cul, le clap clap clap humide, le sphincter qui lâche, qui s'ouvre, qui devient un trou béant, un trou à foutre. Il imagine sa bite qui ressort couverte, trempée, luisante, l'odeur forte, le mélange sueur, de sperme et de sa chatte.
Thomas jouit. Sans prévenir. Le sperme gicle en jets saccadés, le premier atterrit sur son tee-shirt, une traînée blanche épaisse qui traverse le tissu, le deuxième sur son ventre, un filet qui coule dans le nombril, le troisième, plus faible, sur sa main, entre les doigts, glissant sur le dos de la main. Il gémit, un son bref, rauque, qui sort de sa gorge sans qu'il le contrôle. Sa bite tressaille encore deux fois, des sursauts qui font perler le reste, une goutte qui pend au gland, qui tombe, qui roule sur le dos de sa main.
Il reste immobile. Le souffle court. La bite ramollit dans sa main, trempée de sperme et de salive. Le tee-shirt est taché. Le ventre aussi. Il regarde le téléphone. Toujours rien. Pas de réponse.
Il se lève, va aux toilettes, nettoie avec du papier essuie-tout. Le sperme part dans la cuvette. Il remet sa bite dans son caleçon, remonte son jean, boutonne. Il prend le tee-shirt taché, le jette dans le panier à linge. Il enfile un autre noir, propre, trop grand. Il retourne au clic-clac, s'assoit, prend le téléphone. Toujours rien. Il ouvre le tiroir du bureau. Les trois zip-lock sont là. Celui du shorty noir de Parilly. Celui du string blanc neuf. Celui du string sale. Il ne les sort pas. Il ne les ouvre pas. Il referme le tiroir.
Le téléphone vibre.
« Lundi 20h. Prepare toi »
Rien d'autre. Pas de commentaire sur la photo. Pas de commentaire sur l'adresse. Pas de commentaire sur la bite. Juste l'heure. Et un ordre.
Le samedi passe. Le dimanche passe. Thomas vit dans le studio comme on vit dans une chambre d'attente. Il mange debout, il dort par tranches de deux heures, il se réveille et regarde le plafond fissuré. Le tiroir du bureau reste fermé. Le téléphone reste silencieux. Pas d'autre message. Pas de confirmation. Pas d'annulation. Juste le lundi qui approche, les heures qui tombent, le compteur qui descend.
Lundi après-midi, Thomas nettoie le studio. Pas par nervosité, par nécessité. Le lino décollé, il le recolle avec du ruban adhésif. Le lavabo de la kitchenette, il le frotte. Le clic-clac, il change le drap. Gris propre au lieu de gris sale. Les fenêtres, il les entrouvre, laisse l'air de novembre circuler, froid et sec, chasse l'odeur de renfermé. Le radiateur tourne à plein régime. Le studio sent le javel dilué et la poussière.
Il se douche. Longtemps. L'eau chaude, le savon, le gant de kessa, il se frotte la bite, les couilles, le cul, l'intérieur des cuisses, le bas du ventre. Il se rase. Pas le visage mais le bas. Les poils pubiens raccourcis au ras, les couilles lisses, le pourtour du cul nettoyé. Il sort de la douche, se séche, reste nu devant le miroir de la salle de bain. Maigre, long, la peau blanche, la bite au repos contre la cuisse, les couilles serrées. Il s'habille, un jean noir, un tee-shirt noir, des chaussettes sombres. Rien de spécial. Rien d'érotique. Il est habillé comme un mec qui attend.
Dix-neuf heures. Il mange un sandwich debout dans la kitchenette. Jambon, beurre, baguette. Il boit un verre d'eau. Il range. Il s'assoit sur le clic-clac, prend un livre, ne lit pas. Les lettres dansent. Il repose le livre. Le téléphone affiche dix-neuf heures vingt. Encore quarante minutes.
Dix-neuf heures quarante. Il se lève, va aux toilettes, pisse, se lave les mains. Il revient au salon, s'assoit, se relève. Le studio est propre, rangé, silencieux. Le radiateur grésille. La fenêtre est fermée. Le soir de novembre est noir dehors, les lampadaires de la rue montante dessinent des ombres sur le rideau.
Dix-neuf heures cinquante-huit. Thomas est debout au milieu du studio. Le téléphone dans sa main. L'écran affiche l'heure. Le silence est tel qu'il entend les battements de son cœur dans ses oreilles, le souffle dans sa poitrine, le cliquetis du radiateur qui s'arrête, qui redémarre.
Vingt heures.
Trois coups à la porte. Secs. Fermes. Espacés d'une seconde chacun. Toc. Toc. Toc.
Thomas ne bouge pas pendant deux secondes. Ses pieds restent collés au lino. Puis il avance, traverse le studio en quatre pas, arrive à la porte. Sa main se pose sur la poignée. Il tourne. Il tire.
La lumière du palier entre dans le studio, jaune et crasseuse. Aöna est là. Debout sur le seuil. Elle porte un manteau gris, long, ouvert. En dessous, rien ou presque. Un string blanc, le même que celui du tiroir, ou un autre identique, coton mince, taille basse, qui s'enfonce entre les hanches maigres. Le ventre plat, le tatouage mandala sur les côtes, les seins petits et pointus, les aréoles pâles visibles sous le manteau ouvert. Ses cheveux blonds sont défaits, un peu gras, plaqués sur les tempes. Ses yeux clairs, cernés, regardent Thomas droit dans le visage, sans sourire, sans expression particulière.
Elle entre sans qu'il lui demande. Elle pousse la porte avec son épaule, frôle Thomas dans l'entrée. Elle est pieds nus, des baskets à talons plates dans une main. Elle regarde le studio. Le clic-clac, le bureau, le tiroir fermé, la kitchenette, la fenêtre. Elle renifle. Une fois. Discrètement. Le javel, la poussière, l'air froid de novembre. Elle se retourne vers Thomas.
« Propre, » dit-elle.
Ce n'est pas un compliment. C'est une observation. Le même ton plat que pour décrire le string sali, que pour raconter des histoires de metro, que pour annoncer le prix. Elle dépose ses baskets près de la porte, referme le manteau sur sa poitrine pas par pudeur, par chaleur. Le studio est froid malgré le radiateur. Novembre entre par les fenêtres mal calfeutrées.
Thomas referme la porte. Le verrou clique. Le studio redevient sombre, la lumière du palier coupée, le néon du plafond le seul éclairage. Aöna se tient au centre de la pièce, les bras le long du corps, le manteau ouvert. Le string blanc est tendu sur son pubis, le coton mince accuse l'ombre du sexe en dessous, les poils blonds courts qui dépassent sur les côtés. Elle attend.
Thomas reste contre la porte. Sa bite commence à durcir dans le jean. Le même mouvement de sang, le même afflux, la même chaleur qui descend dans le bas-ventre. Elle est là. Dans son studio. Chez lui. Pas chez elle, dans le studio défoncé de la Croix-Rousse avec le canapé creux et le lino décollé. Ici. Chez lui. Debout. Presque nue avec un string blanc.
Elle regarde le tiroir du bureau. Puis Thomas. Puis le tiroir encore.
« Tu les as gardés ? » demande-t-elle.
La question est plate, sans curiosité excessive. Comme une caissière qui vérifie un ticket de caisse.
Thomas hoche la tête. Il avance vers le bureau, ouvre le tiroir. Les trois zip-lock sont là, alignés. Elle les voit, ne les touche pas, referme le tiroir de son propre doigt, avec l'ndex fin, ongle court, la peau blanche du dos de la main.
Elle se retourne vers lui. Le manteau glisse sur ses épaules. Elle le rattrape d'une main, le plie, le pose sur la chaise du bureau. En dessous, elle est telle qu'il la connaissait. La silhouette menue, la peau laiteuse, les seins pointus, le ventre creusé au-dessus du pubis, le string blanc. Le tatouage mandala qui s'étire sur ses côtes quand elle lève le bras pour poser le manteau.
Elle s'assoit sur le clic-clac. Le drap gris neuf craque sous son poids maigre. Elle croise les jambes, les genoux serrés. Le string blanc disparaît entre les cuisses, le tissu tendu, une ombre humide au centre déjà, ou toujours. Elle pose ses mains sur ses genoux, les paumes à plat, et regarde Thomas.
« Alors, » dit-elle.
Un mot. Pas une question. Pas une invitation. Une ouverture. Le même genre d'ouverture que les trois choix dans le studio de la Croix-Rousse. Le string neuf ou le sale, à toi de décider. Sauf que cette fois, les choix ne sont pas énoncés. Ils sont implicites. Renifler. Goûter. S'en servir. Les mots du SMS, les verbes qu'elle a posés comme des marches d'escalier, maintenant elle les laisse là, en l'air, et elle attend que Thomas monte.
Thomas s'approche. Trois pas. Il s'agenouille devant elle. Le lino est dur sous ses genoux, même à travers le jean. Ses mains se posent sur les genoux d'Aöna, les écartent doucement. Elle ne résiste pas. Ses cuisses s'ouvrent, le string blanc apparaît, le coton mince, l'auréole humide au centre, plus large qu'avant, plus sombre. L'odeur arrive. Pas tout de suite. D'abord le coton neuf. Puis en dessous, la peau, la sueur, la transpiration de la journée. Puis plus bas, plus dense, la chatte, le musc doux, l'humidité. Et en dessous encore, entre les fesses, quelque chose de plus chaud, de plus épais, de plus foncé.
Il approche son visage du string. Son nez touche le coton humide. Il inspire. Lentement. Profondément. L'air entre dans ses narines, remplit sa gorge, descend dans ses poumons. L'odeur est épaisse, composée, multiple. La chatte en premier, aigüe, acide, le désir mélangé au liquide. Le cul en second, profond, terreux, le gaz qui stagne dans le tissu. Sa bite est dure dans son jean, raide, pressée et douloureuse.
Il inspire encore. Plus fort. Son nez enfonce le coton, le pousse contre la chair en dessous, le tissu glisse entre les lèvres, la chatte est mouillée, trempée, le coton imbibé. L'odeur devient plus forte, plus concentrée. Il ferme les yeux.
La main d'Aöna se pose sur sa nuque. Pas pour le pousser. Pour le maintenir. Ses doigts fins, froids, s'enfoncent dans la peau de son cou. Elle ne dit rien. Elle le tient. Sa respiration est calme, régulière, presque inaudible. La même respiration de caissière, de femme qui attend, qui observe, qui laisse faire.
Thomas reste là, le nez dans le string, les yeux fermés, la bite raide, les mains sur les genoux d'Aöna. Le radiateur grésille. Le vent de novembre pousse contre la fenêtre. Toutes ces odeurs emplissent le studio, se mélange a la javel, à la poussière, à l'air froid. Aöna ne bouge pas. Thomas ne bouge pas. Le silence dure, épais, chargé, comme le coton entre ses narines et sa chatte.
Le vent froid de novembre s'engouffre par la fenêtre mal calfeutrée. Thomas baisse le radiateur électrique d'un cran, se sert un verre d'eau du robinet, boit debout dans la cuisinette. L'eau a un goût de fer. Il repose le verre sur le comptoir écaillé. Son téléphone vibre sur la table basse. Le bruit court dans le silence du studio. Il ne bouge pas tout de suite. Le téléphone vibre une seconde fois, puis une troisième. Il se déplace, prend l'appareil. Écran déverrouillé. Un numéro qu'il ne connaît pas, pas encore enregistré. Un SMS.
Il lit.
« Je mappelle aöna »
Le prénom reste suspendu au bout de la phrase, sans majuscule accentuée, sans emoji, rien. Quatre mots. Thomas relit. Aöna. Le tréma sur le o, les deux a, la syllabe qui traîne. Elle ne s'était jamais présentée. À Parilly, dans le parking, rien. Dans le studio de la Croix-Rousse, rien non plus. Elle était la blonde, la caissière, la vendeuse de strings. Maintenant elle a un prénom. Il cherche, imagine, peut-être. Pas celui-là. Il croirait plus banal, plus courant. Aöna. Ça sonne comme un mot qu'on murmure dans le creux d'une oreille.
Il continue de lire.
« Veut tu que le prochain je lapporte a domicile. »
Pas de point d'interrogation. La phrase est plate, directe, comme sa voix quand elle parlait du string sali, comme son ton de caissière qui annonce le prix. Domicile. Chez lui. Dans ce studio. Ici. Le mot reste sur l'écran, lumineux, comme si le téléphone chauffait dans sa paume.
« Et peut etre que tu aura droit de renifler mon minou et mon fion »
Thomas s'assied sur le canapé. Le sien est un vieux clic-clac aux ressorts fatigués, couvert d'un drap gris. Il s'assied et son pouce reste immobile sur l'écran. Le message continue. Il n'a pas fini de lire qu'il y a déjà autre chose, la suite, le même bloc de texte qu'il n'a pas fait défiler.
« Et peut etre que tu aura droit di gouter et pourquoi pas ten servir. »
Il laisse tomber la tête en arrière. Le plafond du studio est fissuré, une lézarde court du coin jusqu'au centre du néon éteint. Il relève la tête et relit. Renifler. Goûter. S'en servir. Les verbes s'enchaînent comme une montée d'escaliers, chaque marche plus haute, chaque marche plus près de quelque chose qu'il n'a pas nommé. Sa bite commence à durcir dans son jean. Pas encore raide, pas encore pleine, mais le sang afflue, la chair s'épaissit contre la couture du pantalon.
« Que pense tu de mon idee c'est ok »
La ponctuation est absente, les accents manquent, les fautes font mal aux yeux. Ça devrait le gêner, non. Ça sonne comme elle parle. Comme si le message était sa voix, posée, sans hâte, sans théâtralité. C'est ok. Comme si elle proposait un rendez-vous banal, une livraison, un service après-vente.
« Peut etre que j'aurais manger des lentilles et du chorizo !!! »
Les trois points d'exclamation. Les seuls. Les seules marques d'enthousiasme dans tout le message, et elles tombent sur les lentilles et le chorizo. Thomas connaît ce que ça veut dire. Il sait. Elle le lui a raconté, assise sur ce canapé défoncé, les genoux écartés, le string blanc neuf tendu entre ses cuisses. Le pet dans le string, l'odeur qui reste. Elle lui raconte ce qu'elle va manger pour qu'il sache, pour qu'il anticipe, pour qu'il imagine déjà le gaz dans son ventre, le pet qui forcera la sortie, le tissu qui retiendra l'odeur, l'odeur qui imprègnera sa peau, sa chair, le creux de son cul.
Thomas se lève. Le canapé grince. Il fait les trois pas qui séparent le salon de la kitchenette, pose le téléphone sur le comptoir, se penche au-dessus de l'évier. L'eau froide coule. Il se mouille le visage. Les gouttes tombent sur le fond de l'évier taché de calcaire. Il se redresse, s'essuie avec le bas de son tee-shirt. Son reflet dans la vitre de la fenêtre le regarde, visage fin, mâchoire serrée, les yeux un peu rouges, les cheveux courts en bataille. Il attrape le téléphone.
Il ouvre la conversation. Il tape.
« C'est plus que bon. C'est bandant. Viens. »
Son pouce hésite au-dessus du bouton d'envoi. Il efface « Viens. » Il écrit à la place : « Voici mon adresse. » Et il tape l'adresse. Rue de la Croix-Rousse, le numéro, l'étage, le code de l'entrée. Il relit. C'est correct. C'est précis. Elle peut venir. N'importe qui avec ce numéro peut venir. Il appuie sur envoyer.
Le message part. La double coche bleue apparaît. Lu. Immédiatement lu.
Thomas reste debout dans la kitchenette, le téléphone dans la main droite. Son pouce glisse vers l'appareil photo. Il hésite. Le doigt reste immobile au-dessus de l'icône. Puis il ouvre l'application. Il bascule en mode selfie. L'écran montre son visage, le fond du studio derrière lui, le tiroir du bureau, le clic-clac. Il bascule vers l'autre caméra. L'objectif vise le bas de son corps.
Il déboutonne son jean. Le premier bouton. Le second. Il baisse la braguette. Il rentre la main dans son caleçon, sort sa bite. Pas encore raide, à moitié, le gland à moitié découvert, la chair tiède et lourde dans sa paume. Il la tient, la tire doucement vers l'avant. L'appareil photo cadre le bas de son ventre, le caleçon gris poussé vers le bas, la bite qui pend, épaisse, à moitié molle, le prépuce qui recouvre encore le gland. Il prend la photo. Le flash crache. L'image est nette, la peau, les poils pubiens sombres, le trait de veinure le long de la hampe, le gland rosé qui pointe sous le prépuce. C'est un petit nude. Rien d'artistique. Un angle, un éclairage de néon, un téléphone tenu d'une seule main. Ça ressemble à ce que c'est : un mec qui envoie une photo de sa bite à une femme qui lui a proposé de renifler sa chatte.
Il attache la photo au message. Il écrit au-dessus : « Lundi soir ? » Il envoie.
La coche devient bleue. Lu. Il attend. Rien. Pas de réponse. Pas de points de saisie. Elle a lu l'adresse, la photo, la question. Rien.
Thomas se rassoit sur le clic-clac. Son jean est ouvert, sa bite sort du caleçon, à moitié dure, lourde entre ses cuisses. Il regarde l'écran. Toujours rien. Le silence de l'autre côté. Il pose le téléphone à côté de lui sur le drap gris. Sa main droite descend vers sa bite. Ses doigts l'encerclent. Il la serre. Le sang afflue, la hampe se remplit, le gland se décape lentement, le prépuce glisse, découvre la couronne rosée, humide au bout. Il commence à branler. Lentement. Pas de précipitation dans le geste. La paume glisse sur la hampe, du bas vers le haut, le pouce frotte le frein, la paume tourne sur le gland, puis redescend. Son dos s'appuie contre le mur, ses yeux se ferment à mi-hauteur.
Il pense au string. Pas un des trois dans le tiroir, celui qu'elle portera. Celui qu'elle mettra. Celui qui sera collé à sa chatte, à son cul, pendant des heures. Celui qu'elle apportera chez lui, humide, tiède, chargé de son odeur. Mais elle a dit plus que le string. Renifler. Goûter. S'en servir. Pas le tissu. Elle. Sa chatte. Son cul.
Sa main accélère. Le poignet pivote, la paume serre plus fort, la bite durcit complètement, raide dans sa main, la hampe veinée, le gland violet, luisant de pré-semence. Il crache dans sa paume, un long jet de salive qui tombe sur le gland, tiède, glissante. Il reprend le mouvement, la bite trempée maintenant, le frottement humide, le bruit sourd de la chair contre la chair. Schlup. Schlup. Schlup. Le son remplit le studio, résonne contre les murs nus.
Il pense à son cul. Au trou. Au pet qu'elle décrit sans le dire, l'air qui sort, qui pousse, qui s'échappe dans le tissu. Il imagine ses fesses, la peau laiteuse, le sillon pâle, le string écarté, le trou qui frémit quand le gaz force la sortie. Il imagine sa langue. Goûter. Le mot qu'elle a écrit. Goûter. Sa langue sur le trou, dans le sillon, léchant la transpiration et sa chatte tiède, humide, gluante. Sa main accélère encore. Ses hanches bougent seules, son bassin pompe vers le haut, sa bite file dans son poing serré.
Il pense à s'en servir. Les trois mots. T'en servir. La bite au fond de la chatte. La bite au fond du cul. Le trou qui s'ouvre, qui le prend, qui le serre. Le pet qui sort quand il tire, le bruit mouillé, l'odeur qui remonte. Il imagine le bruit de la bite qui fout le cul, le clap clap clap humide, le sphincter qui lâche, qui s'ouvre, qui devient un trou béant, un trou à foutre. Il imagine sa bite qui ressort couverte, trempée, luisante, l'odeur forte, le mélange sueur, de sperme et de sa chatte.
Thomas jouit. Sans prévenir. Le sperme gicle en jets saccadés, le premier atterrit sur son tee-shirt, une traînée blanche épaisse qui traverse le tissu, le deuxième sur son ventre, un filet qui coule dans le nombril, le troisième, plus faible, sur sa main, entre les doigts, glissant sur le dos de la main. Il gémit, un son bref, rauque, qui sort de sa gorge sans qu'il le contrôle. Sa bite tressaille encore deux fois, des sursauts qui font perler le reste, une goutte qui pend au gland, qui tombe, qui roule sur le dos de sa main.
Il reste immobile. Le souffle court. La bite ramollit dans sa main, trempée de sperme et de salive. Le tee-shirt est taché. Le ventre aussi. Il regarde le téléphone. Toujours rien. Pas de réponse.
Il se lève, va aux toilettes, nettoie avec du papier essuie-tout. Le sperme part dans la cuvette. Il remet sa bite dans son caleçon, remonte son jean, boutonne. Il prend le tee-shirt taché, le jette dans le panier à linge. Il enfile un autre noir, propre, trop grand. Il retourne au clic-clac, s'assoit, prend le téléphone. Toujours rien. Il ouvre le tiroir du bureau. Les trois zip-lock sont là. Celui du shorty noir de Parilly. Celui du string blanc neuf. Celui du string sale. Il ne les sort pas. Il ne les ouvre pas. Il referme le tiroir.
Le téléphone vibre.
« Lundi 20h. Prepare toi »
Rien d'autre. Pas de commentaire sur la photo. Pas de commentaire sur l'adresse. Pas de commentaire sur la bite. Juste l'heure. Et un ordre.
Le samedi passe. Le dimanche passe. Thomas vit dans le studio comme on vit dans une chambre d'attente. Il mange debout, il dort par tranches de deux heures, il se réveille et regarde le plafond fissuré. Le tiroir du bureau reste fermé. Le téléphone reste silencieux. Pas d'autre message. Pas de confirmation. Pas d'annulation. Juste le lundi qui approche, les heures qui tombent, le compteur qui descend.
Lundi après-midi, Thomas nettoie le studio. Pas par nervosité, par nécessité. Le lino décollé, il le recolle avec du ruban adhésif. Le lavabo de la kitchenette, il le frotte. Le clic-clac, il change le drap. Gris propre au lieu de gris sale. Les fenêtres, il les entrouvre, laisse l'air de novembre circuler, froid et sec, chasse l'odeur de renfermé. Le radiateur tourne à plein régime. Le studio sent le javel dilué et la poussière.
Il se douche. Longtemps. L'eau chaude, le savon, le gant de kessa, il se frotte la bite, les couilles, le cul, l'intérieur des cuisses, le bas du ventre. Il se rase. Pas le visage mais le bas. Les poils pubiens raccourcis au ras, les couilles lisses, le pourtour du cul nettoyé. Il sort de la douche, se séche, reste nu devant le miroir de la salle de bain. Maigre, long, la peau blanche, la bite au repos contre la cuisse, les couilles serrées. Il s'habille, un jean noir, un tee-shirt noir, des chaussettes sombres. Rien de spécial. Rien d'érotique. Il est habillé comme un mec qui attend.
Dix-neuf heures. Il mange un sandwich debout dans la kitchenette. Jambon, beurre, baguette. Il boit un verre d'eau. Il range. Il s'assoit sur le clic-clac, prend un livre, ne lit pas. Les lettres dansent. Il repose le livre. Le téléphone affiche dix-neuf heures vingt. Encore quarante minutes.
Dix-neuf heures quarante. Il se lève, va aux toilettes, pisse, se lave les mains. Il revient au salon, s'assoit, se relève. Le studio est propre, rangé, silencieux. Le radiateur grésille. La fenêtre est fermée. Le soir de novembre est noir dehors, les lampadaires de la rue montante dessinent des ombres sur le rideau.
Dix-neuf heures cinquante-huit. Thomas est debout au milieu du studio. Le téléphone dans sa main. L'écran affiche l'heure. Le silence est tel qu'il entend les battements de son cœur dans ses oreilles, le souffle dans sa poitrine, le cliquetis du radiateur qui s'arrête, qui redémarre.
Vingt heures.
Trois coups à la porte. Secs. Fermes. Espacés d'une seconde chacun. Toc. Toc. Toc.
Thomas ne bouge pas pendant deux secondes. Ses pieds restent collés au lino. Puis il avance, traverse le studio en quatre pas, arrive à la porte. Sa main se pose sur la poignée. Il tourne. Il tire.
La lumière du palier entre dans le studio, jaune et crasseuse. Aöna est là. Debout sur le seuil. Elle porte un manteau gris, long, ouvert. En dessous, rien ou presque. Un string blanc, le même que celui du tiroir, ou un autre identique, coton mince, taille basse, qui s'enfonce entre les hanches maigres. Le ventre plat, le tatouage mandala sur les côtes, les seins petits et pointus, les aréoles pâles visibles sous le manteau ouvert. Ses cheveux blonds sont défaits, un peu gras, plaqués sur les tempes. Ses yeux clairs, cernés, regardent Thomas droit dans le visage, sans sourire, sans expression particulière.
Elle entre sans qu'il lui demande. Elle pousse la porte avec son épaule, frôle Thomas dans l'entrée. Elle est pieds nus, des baskets à talons plates dans une main. Elle regarde le studio. Le clic-clac, le bureau, le tiroir fermé, la kitchenette, la fenêtre. Elle renifle. Une fois. Discrètement. Le javel, la poussière, l'air froid de novembre. Elle se retourne vers Thomas.
« Propre, » dit-elle.
Ce n'est pas un compliment. C'est une observation. Le même ton plat que pour décrire le string sali, que pour raconter des histoires de metro, que pour annoncer le prix. Elle dépose ses baskets près de la porte, referme le manteau sur sa poitrine pas par pudeur, par chaleur. Le studio est froid malgré le radiateur. Novembre entre par les fenêtres mal calfeutrées.
Thomas referme la porte. Le verrou clique. Le studio redevient sombre, la lumière du palier coupée, le néon du plafond le seul éclairage. Aöna se tient au centre de la pièce, les bras le long du corps, le manteau ouvert. Le string blanc est tendu sur son pubis, le coton mince accuse l'ombre du sexe en dessous, les poils blonds courts qui dépassent sur les côtés. Elle attend.
Thomas reste contre la porte. Sa bite commence à durcir dans le jean. Le même mouvement de sang, le même afflux, la même chaleur qui descend dans le bas-ventre. Elle est là. Dans son studio. Chez lui. Pas chez elle, dans le studio défoncé de la Croix-Rousse avec le canapé creux et le lino décollé. Ici. Chez lui. Debout. Presque nue avec un string blanc.
Elle regarde le tiroir du bureau. Puis Thomas. Puis le tiroir encore.
« Tu les as gardés ? » demande-t-elle.
La question est plate, sans curiosité excessive. Comme une caissière qui vérifie un ticket de caisse.
Thomas hoche la tête. Il avance vers le bureau, ouvre le tiroir. Les trois zip-lock sont là, alignés. Elle les voit, ne les touche pas, referme le tiroir de son propre doigt, avec l'ndex fin, ongle court, la peau blanche du dos de la main.
Elle se retourne vers lui. Le manteau glisse sur ses épaules. Elle le rattrape d'une main, le plie, le pose sur la chaise du bureau. En dessous, elle est telle qu'il la connaissait. La silhouette menue, la peau laiteuse, les seins pointus, le ventre creusé au-dessus du pubis, le string blanc. Le tatouage mandala qui s'étire sur ses côtes quand elle lève le bras pour poser le manteau.
Elle s'assoit sur le clic-clac. Le drap gris neuf craque sous son poids maigre. Elle croise les jambes, les genoux serrés. Le string blanc disparaît entre les cuisses, le tissu tendu, une ombre humide au centre déjà, ou toujours. Elle pose ses mains sur ses genoux, les paumes à plat, et regarde Thomas.
« Alors, » dit-elle.
Un mot. Pas une question. Pas une invitation. Une ouverture. Le même genre d'ouverture que les trois choix dans le studio de la Croix-Rousse. Le string neuf ou le sale, à toi de décider. Sauf que cette fois, les choix ne sont pas énoncés. Ils sont implicites. Renifler. Goûter. S'en servir. Les mots du SMS, les verbes qu'elle a posés comme des marches d'escalier, maintenant elle les laisse là, en l'air, et elle attend que Thomas monte.
Thomas s'approche. Trois pas. Il s'agenouille devant elle. Le lino est dur sous ses genoux, même à travers le jean. Ses mains se posent sur les genoux d'Aöna, les écartent doucement. Elle ne résiste pas. Ses cuisses s'ouvrent, le string blanc apparaît, le coton mince, l'auréole humide au centre, plus large qu'avant, plus sombre. L'odeur arrive. Pas tout de suite. D'abord le coton neuf. Puis en dessous, la peau, la sueur, la transpiration de la journée. Puis plus bas, plus dense, la chatte, le musc doux, l'humidité. Et en dessous encore, entre les fesses, quelque chose de plus chaud, de plus épais, de plus foncé.
Il approche son visage du string. Son nez touche le coton humide. Il inspire. Lentement. Profondément. L'air entre dans ses narines, remplit sa gorge, descend dans ses poumons. L'odeur est épaisse, composée, multiple. La chatte en premier, aigüe, acide, le désir mélangé au liquide. Le cul en second, profond, terreux, le gaz qui stagne dans le tissu. Sa bite est dure dans son jean, raide, pressée et douloureuse.
Il inspire encore. Plus fort. Son nez enfonce le coton, le pousse contre la chair en dessous, le tissu glisse entre les lèvres, la chatte est mouillée, trempée, le coton imbibé. L'odeur devient plus forte, plus concentrée. Il ferme les yeux.
La main d'Aöna se pose sur sa nuque. Pas pour le pousser. Pour le maintenir. Ses doigts fins, froids, s'enfoncent dans la peau de son cou. Elle ne dit rien. Elle le tient. Sa respiration est calme, régulière, presque inaudible. La même respiration de caissière, de femme qui attend, qui observe, qui laisse faire.
Thomas reste là, le nez dans le string, les yeux fermés, la bite raide, les mains sur les genoux d'Aöna. Le radiateur grésille. Le vent de novembre pousse contre la fenêtre. Toutes ces odeurs emplissent le studio, se mélange a la javel, à la poussière, à l'air froid. Aöna ne bouge pas. Thomas ne bouge pas. Le silence dure, épais, chargé, comme le coton entre ses narines et sa chatte.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Soumicaviar
0 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...
Réagissez à l'histoire après lecture
Votre avis sur cette histoire :