Marie Galante 11/12 : un air de liberté
Récit érotique écrit par Volcano2 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Marie Galante 11/12 : un air de liberté
La nuit, dans l'intimité de sa chambre après que les invités étaient partis, le comte se métamorphosait. Épuisé par le théâtre social, ivre de pouvoir et de vin, il se retrouvait seul avec elle.
Le Comte s’allongeait sur les draps de soie, guidant de la main la tête d’Éloïse entre ses jambes. Elle obéissait, le servant avec une bouche experte mais un regard absent, fixant un point au-delà de lui. Il fermait les yeux, savourant cette domination, cette chaleur humide qui l’absout momentanément de ses soucis.
Puis il la retournait, la penchant sur le bord du lit, écartant ses cuisses sans un mot. D’un coup sec, il la pénétrait par derrière. L’étreinte était silencieuse à part le bruit de leur chair et sa respiration à lui, de plus en plus rauque. Il la tenait par les hanches, imprimant son rythme, utilisant son corps comme un exutoire à ses tensions.
C'est là que, couché près de son corps qu'il venait de posséder, la langue se déliait.
Il faisait d'elle sa confidente malgré lui. Il ne parlait pas à elle, mais à travers elle, comme à un miroir sans âme ou à un journal vivant. Il déversait ses frustrations : le ridicule du marquis de X qui cachait sa ruine derrière des manchettes de dentelle, l'hypocrisie de l'évêque qui fréquentait ses salons, la terreur sourde que lui inspiraient les nouvelles de révoltes d'esclaves aux Caraïbes. Il se moquait des idéaux d'égalité de certains philosophes qu'il recevait, tout en avouant, dans un souffle, que leur logique le troublait. Il parlait de ses dettes, de ses manœuvres politiques désespérées, de la peur de perdre son rang.
Il exposait ainsi, sans le vouloir, toute la pourriture de son monde. Chaque confidence était une fissure dans le marbre de sa façade. Éloïse, immobile et silencieuse, absorbait tout. Elle comprenait que ces hommes tout-puissants étaient rongés par la peur, l'argent et l'ennui. Leur pouvoir était un château de cartes, leur morale une mascarade.
L'ironie était cruelle : le lieu même de son asservissement - le lit du comte - devenait l'endroit où elle percevait le plus clairement la fragilité de ses oppresseurs. La confidence, ultime marque de domination (puisqu'on ne se confie qu'à un être que l'on considère comme nul), se retournait en arme de connaissance.
Et puis vint le soir où, répondant à une de ses questions rhétoriques par une phrase ciselée et pleine de sens, elle brisa ce pacte tacite. Le comte se figea. Dans ses yeux à elle, il ne vit plus seulement la beauté soumise, mais l'intelligence qui avait tout enregistré, tout compris. La confidente silencieuse venait de prendre la parole, et avec elle, le pouvoir bascula imperceptiblement. Il ne possédait plus seulement une esclave, il hébergeait un témoin, une archive vivante de toutes ses faiblesses confessées. Elle comprend peu à peu que sa beauté, arme de son asservissement, pourrait aussi devenir celle de sa libération.
La peur se mêla alors à la fascination, ouvrant un abîme nouveau entre eux.
Le Comte s’allongeait sur les draps de soie, guidant de la main la tête d’Éloïse entre ses jambes. Elle obéissait, le servant avec une bouche experte mais un regard absent, fixant un point au-delà de lui. Il fermait les yeux, savourant cette domination, cette chaleur humide qui l’absout momentanément de ses soucis.
Puis il la retournait, la penchant sur le bord du lit, écartant ses cuisses sans un mot. D’un coup sec, il la pénétrait par derrière. L’étreinte était silencieuse à part le bruit de leur chair et sa respiration à lui, de plus en plus rauque. Il la tenait par les hanches, imprimant son rythme, utilisant son corps comme un exutoire à ses tensions.
C'est là que, couché près de son corps qu'il venait de posséder, la langue se déliait.
Il faisait d'elle sa confidente malgré lui. Il ne parlait pas à elle, mais à travers elle, comme à un miroir sans âme ou à un journal vivant. Il déversait ses frustrations : le ridicule du marquis de X qui cachait sa ruine derrière des manchettes de dentelle, l'hypocrisie de l'évêque qui fréquentait ses salons, la terreur sourde que lui inspiraient les nouvelles de révoltes d'esclaves aux Caraïbes. Il se moquait des idéaux d'égalité de certains philosophes qu'il recevait, tout en avouant, dans un souffle, que leur logique le troublait. Il parlait de ses dettes, de ses manœuvres politiques désespérées, de la peur de perdre son rang.
Il exposait ainsi, sans le vouloir, toute la pourriture de son monde. Chaque confidence était une fissure dans le marbre de sa façade. Éloïse, immobile et silencieuse, absorbait tout. Elle comprenait que ces hommes tout-puissants étaient rongés par la peur, l'argent et l'ennui. Leur pouvoir était un château de cartes, leur morale une mascarade.
L'ironie était cruelle : le lieu même de son asservissement - le lit du comte - devenait l'endroit où elle percevait le plus clairement la fragilité de ses oppresseurs. La confidence, ultime marque de domination (puisqu'on ne se confie qu'à un être que l'on considère comme nul), se retournait en arme de connaissance.
Et puis vint le soir où, répondant à une de ses questions rhétoriques par une phrase ciselée et pleine de sens, elle brisa ce pacte tacite. Le comte se figea. Dans ses yeux à elle, il ne vit plus seulement la beauté soumise, mais l'intelligence qui avait tout enregistré, tout compris. La confidente silencieuse venait de prendre la parole, et avec elle, le pouvoir bascula imperceptiblement. Il ne possédait plus seulement une esclave, il hébergeait un témoin, une archive vivante de toutes ses faiblesses confessées. Elle comprend peu à peu que sa beauté, arme de son asservissement, pourrait aussi devenir celle de sa libération.
La peur se mêla alors à la fascination, ouvrant un abîme nouveau entre eux.
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