Marie Galante 2/12 : La Sélection
Récit érotique écrit par Volcano2 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Marie Galante 2/12 : La Sélection
L’ombre du moulin à sucre s’étirait comme une menace sur la cour de l’habitation. Monsieur Durand, le régisseur, un homme aux épaules larges et au regard de glace, tenait un registre en cuir usé. Il jubilait à l’idée d’exercer ses talents de sélectionneur.
À ses côtés, Héloïse de Montignac observait, l’air satisfaite. Elle savait que l’équilibre économique de la plantation était fragile et qu’il fallait tirer le meilleur de l’exploitation.
- Regardez, madame. Les meilleurs sujets de la plantation.
Une vingtaine d’hommes esclaves étaient alignés, torse nu, muscles tendus sous la lumière crue. Certains baissaient la tête, d’autres fixaient le sol avec une rage contenue. Kofi, grand, sculptural, cicatrices en travers du dos, se tenait droit. Il venait du royaume Ashanti. On disait qu’il avait tué un garde lors de la traversée.
Durand marchait lentement le long de la ligne, tapotant son registre.
- Pour la reproduction, nous suivons les principes de l’amélioration du cheptel. Comme pour les chevaux de course ou les bœufs de labour.
Il s’arrêta devant Barnabé.
- Celui-ci : bonne constitution, taille idéale, dents saines. Une descendance robuste. Nous le faisons s’accoupler avec Fatima, la Sénégalaise. Leurs enfants donneront de bons coupeurs de canne.
Héloïse de Montignac hochait la tête, intéressé.
- Et pour les travaux lourds près des chaudrons ?
- Il faut de la résistance à la chaleur.
- J’y viens.
Durand désigna Bakari, trapu, aux bras puissants.
- Lui, peau épaisse, supporte mieux la brûlure de la mélasse. Nous le croisons avec Yara, qui a survécu à la variole. Leurs lignées tolèrent mieux les maladies.
Le régisseur baissa un peu la voix, comme pour partager un secret scientifique.
- Et pour les… spécimens d’exception. Ceux destinés aux maisons des colons de Basse-Terre ou de Pointe-à-Pitre, comme domestiques d’apparat, ou pour les plaisirs particuliers des maîtresses… Nous avons un programme distinct.
Il fit signe à un garde.
- Amenez Kofi.
Un jeune homme fut poussé en avant. Il devait avoir dix-neuf ans. Son corps était d’une symétrie parfaite, sculpté par les travaux forcés mais sans marques de fouet excessives. Il évitait tout regard.
- Celui-ci, madame. Fils d’un Dahoméen et d’une Mulâtresse de Saint-Domingue. Regardez cette carrure. Et… d’autres attributs recherchés. Nous le nourrissons mieux, nous le protégions des châtiments qui marquent la peau. Il est croisé avec Amina, choisie pour sa santé et ses traits. Leurs enfants sont destinés au marché de… spécimens domestiques.
Héloïse leva le menton.
- Combien rapportent ils en ce moment ?
- Trois fois le prix d’un coupeur de canne ordinaire. Parfois vendus à des officiers de marine ou à des riches veuves de la métropole. C’est un investissement.
Elle s’approcha du jeune esclave, elle le scannait des pieds à la tête. Elle fit un signe à Durand qui comprit. Il se dirigea vers le jeune homme et arracha le pagne qui lui servait de pantalon.
Héloïse adorait ce genre de moment, troublant et terriblement humiliant.
Elle approcha et pris son sexe de la main droite. Elle le fixait, il gardait son regard rivé au sol. Elle fit un petit hochement à Durand lui faisant comprendre son approbation.
- C’est effectivement un très beau sujet. Sa jauge était simple, lorsqu’elle serrait le membre de toute ses forces, ces doigts ne devaient pas pouvoir se toucher.
Avec ses attouchements, le jeune homme ne pouvait pas empêcher une belle érection. Elle relâcha le membre et lui empoigna les testicules. Elle commença à les masser fermement. Elle cherchait la limite, il commença à gémir. Une douleur sourde commençait à irradier entre ses cuisses.
Dans l’ombre du hangar à outils, Aïsha, cachée derrière des sacs de jute, écoutait, la nausée au ventre.
Elle regardait ces hommes traités comme du bétail, ces unions forcées planifiées dans des registres. Elle pensa à sa propre mère qui était morte lors de la traversée.
Durand continuait, pédant.
- Nous évitons la consanguinité en important des sujets de différentes régions d’Afrique. Les Wolofs pour la taille, les Mandingues pour l’endurance, les Congolais pour la robustesse… C’est une science, madame.
Soudain, son regard tomba sur Aïsha, qui n’avait pas bougé assez vite.
- Toi ! Que fais-tu là ?
Il s’approcha, son visage se déformant en une grimace cruelle.
Il lui saisit le menton, lui força à lever la tête.
- Déshabille toi !
Elle se retrouva nue devant ces hommes, ils baissaient tous les yeux en craignant le pire pour la jeune fille. Le regard le plus scrutateur était celui d’Héloise.
- Tu es très fine de hanches, toi. Peut-être devrais-tu rejoindre le programme. Pour équilibrer la lignée. Ton sang mêlé pourrait adoucir certaines lignées trop sauvages.
Durand mit son bâton sur sa nuque pour la faire se pencher en avant. Entre ses jambes, sa vulve se découvrait peu à peu.
Durand fit remarquer à la maitresse,
- Elle a été infibulée jeune. Elle est encore intacte et bien soudée.
- Bizarrement, elle n’a pas été excisée !
Héloïse fronça légèrement les sourcils, intriguée.
Durand, pédant, ajouta quelques explications sur cette pratique qu’il décrivait comme une curiosité venue d’Afrique, sans en saisir la violence ni les blessures qu’elle laissait.
- L’infibulation est un geste traditionnel pratiqué principalement en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient. Il consiste, en général, en l’incision de la bordure des grandes lèvres sur presque toute leur longueur, puis leur suture l’une à l’autre avec rituellement une épine d’acacia.
La cicatrisation de l’agrafage faite, l’épine est enlevée. Lors du premier rapport, les deux grandes lèvres, doivent être séparée. C’est souvent le mari qui s’en chargeait au moment du mariage.
Héloïse tendit la main et toucha délicatement cette vulve bien fermée. Elle dit :
- faite la raser, j’aimerais bien voir cela de plus près.
Le registre se referma. Autour d’eux, le moulin grinçait déjà, broyant la canne sous son poids implacable.
Le soir, dans la case enfumée qu’elle partageait avec cinq autres femmes, Aïsha tremblait encore. Mambo Céleste, la vieille femme, posa une main froide sur son front.
- Je sais ce que tu as vu. Ce qu’il dit est vrai. Ils font ça depuis des années. Ils volent notre force, notre beauté, notre avenir. Ils fabriquent des enfants comme on fabrique du sucre : pour le profit.
Elle baissa la voix à un murmure.
- Mais ils ne peuvent pas sélectionner l’esprit. Ils ne peuvent pas choisir la flamme qui refuse de s’éteindre. Ton sang n’appartient qu’à toi, enfant.
Aïsha ferma les yeux. Dans le silence de la nuit, au-delà des ronflements épuisés des autres femmes, elle crut entendre à nouveau ce battement sourd. Le cœur de l’île. Ou peut-être le battement d’un tambour lointain, appelant à la révolte.
Kofi, passa devant l’entrée de la case. Leurs regards se rencontrèrent un instant. Dans ses yeux, il n’y avait pas de soumission.
Seule une colère froide, patiente, comme un métal chauffant avant de frapper.
À ses côtés, Héloïse de Montignac observait, l’air satisfaite. Elle savait que l’équilibre économique de la plantation était fragile et qu’il fallait tirer le meilleur de l’exploitation.
- Regardez, madame. Les meilleurs sujets de la plantation.
Une vingtaine d’hommes esclaves étaient alignés, torse nu, muscles tendus sous la lumière crue. Certains baissaient la tête, d’autres fixaient le sol avec une rage contenue. Kofi, grand, sculptural, cicatrices en travers du dos, se tenait droit. Il venait du royaume Ashanti. On disait qu’il avait tué un garde lors de la traversée.
Durand marchait lentement le long de la ligne, tapotant son registre.
- Pour la reproduction, nous suivons les principes de l’amélioration du cheptel. Comme pour les chevaux de course ou les bœufs de labour.
Il s’arrêta devant Barnabé.
- Celui-ci : bonne constitution, taille idéale, dents saines. Une descendance robuste. Nous le faisons s’accoupler avec Fatima, la Sénégalaise. Leurs enfants donneront de bons coupeurs de canne.
Héloïse de Montignac hochait la tête, intéressé.
- Et pour les travaux lourds près des chaudrons ?
- Il faut de la résistance à la chaleur.
- J’y viens.
Durand désigna Bakari, trapu, aux bras puissants.
- Lui, peau épaisse, supporte mieux la brûlure de la mélasse. Nous le croisons avec Yara, qui a survécu à la variole. Leurs lignées tolèrent mieux les maladies.
Le régisseur baissa un peu la voix, comme pour partager un secret scientifique.
- Et pour les… spécimens d’exception. Ceux destinés aux maisons des colons de Basse-Terre ou de Pointe-à-Pitre, comme domestiques d’apparat, ou pour les plaisirs particuliers des maîtresses… Nous avons un programme distinct.
Il fit signe à un garde.
- Amenez Kofi.
Un jeune homme fut poussé en avant. Il devait avoir dix-neuf ans. Son corps était d’une symétrie parfaite, sculpté par les travaux forcés mais sans marques de fouet excessives. Il évitait tout regard.
- Celui-ci, madame. Fils d’un Dahoméen et d’une Mulâtresse de Saint-Domingue. Regardez cette carrure. Et… d’autres attributs recherchés. Nous le nourrissons mieux, nous le protégions des châtiments qui marquent la peau. Il est croisé avec Amina, choisie pour sa santé et ses traits. Leurs enfants sont destinés au marché de… spécimens domestiques.
Héloïse leva le menton.
- Combien rapportent ils en ce moment ?
- Trois fois le prix d’un coupeur de canne ordinaire. Parfois vendus à des officiers de marine ou à des riches veuves de la métropole. C’est un investissement.
Elle s’approcha du jeune esclave, elle le scannait des pieds à la tête. Elle fit un signe à Durand qui comprit. Il se dirigea vers le jeune homme et arracha le pagne qui lui servait de pantalon.
Héloïse adorait ce genre de moment, troublant et terriblement humiliant.
Elle approcha et pris son sexe de la main droite. Elle le fixait, il gardait son regard rivé au sol. Elle fit un petit hochement à Durand lui faisant comprendre son approbation.
- C’est effectivement un très beau sujet. Sa jauge était simple, lorsqu’elle serrait le membre de toute ses forces, ces doigts ne devaient pas pouvoir se toucher.
Avec ses attouchements, le jeune homme ne pouvait pas empêcher une belle érection. Elle relâcha le membre et lui empoigna les testicules. Elle commença à les masser fermement. Elle cherchait la limite, il commença à gémir. Une douleur sourde commençait à irradier entre ses cuisses.
Dans l’ombre du hangar à outils, Aïsha, cachée derrière des sacs de jute, écoutait, la nausée au ventre.
Elle regardait ces hommes traités comme du bétail, ces unions forcées planifiées dans des registres. Elle pensa à sa propre mère qui était morte lors de la traversée.
Durand continuait, pédant.
- Nous évitons la consanguinité en important des sujets de différentes régions d’Afrique. Les Wolofs pour la taille, les Mandingues pour l’endurance, les Congolais pour la robustesse… C’est une science, madame.
Soudain, son regard tomba sur Aïsha, qui n’avait pas bougé assez vite.
- Toi ! Que fais-tu là ?
Il s’approcha, son visage se déformant en une grimace cruelle.
Il lui saisit le menton, lui força à lever la tête.
- Déshabille toi !
Elle se retrouva nue devant ces hommes, ils baissaient tous les yeux en craignant le pire pour la jeune fille. Le regard le plus scrutateur était celui d’Héloise.
- Tu es très fine de hanches, toi. Peut-être devrais-tu rejoindre le programme. Pour équilibrer la lignée. Ton sang mêlé pourrait adoucir certaines lignées trop sauvages.
Durand mit son bâton sur sa nuque pour la faire se pencher en avant. Entre ses jambes, sa vulve se découvrait peu à peu.
Durand fit remarquer à la maitresse,
- Elle a été infibulée jeune. Elle est encore intacte et bien soudée.
- Bizarrement, elle n’a pas été excisée !
Héloïse fronça légèrement les sourcils, intriguée.
Durand, pédant, ajouta quelques explications sur cette pratique qu’il décrivait comme une curiosité venue d’Afrique, sans en saisir la violence ni les blessures qu’elle laissait.
- L’infibulation est un geste traditionnel pratiqué principalement en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient. Il consiste, en général, en l’incision de la bordure des grandes lèvres sur presque toute leur longueur, puis leur suture l’une à l’autre avec rituellement une épine d’acacia.
La cicatrisation de l’agrafage faite, l’épine est enlevée. Lors du premier rapport, les deux grandes lèvres, doivent être séparée. C’est souvent le mari qui s’en chargeait au moment du mariage.
Héloïse tendit la main et toucha délicatement cette vulve bien fermée. Elle dit :
- faite la raser, j’aimerais bien voir cela de plus près.
Le registre se referma. Autour d’eux, le moulin grinçait déjà, broyant la canne sous son poids implacable.
Le soir, dans la case enfumée qu’elle partageait avec cinq autres femmes, Aïsha tremblait encore. Mambo Céleste, la vieille femme, posa une main froide sur son front.
- Je sais ce que tu as vu. Ce qu’il dit est vrai. Ils font ça depuis des années. Ils volent notre force, notre beauté, notre avenir. Ils fabriquent des enfants comme on fabrique du sucre : pour le profit.
Elle baissa la voix à un murmure.
- Mais ils ne peuvent pas sélectionner l’esprit. Ils ne peuvent pas choisir la flamme qui refuse de s’éteindre. Ton sang n’appartient qu’à toi, enfant.
Aïsha ferma les yeux. Dans le silence de la nuit, au-delà des ronflements épuisés des autres femmes, elle crut entendre à nouveau ce battement sourd. Le cœur de l’île. Ou peut-être le battement d’un tambour lointain, appelant à la révolte.
Kofi, passa devant l’entrée de la case. Leurs regards se rencontrèrent un instant. Dans ses yeux, il n’y avait pas de soumission.
Seule une colère froide, patiente, comme un métal chauffant avant de frapper.
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