Marie Galante 5/12 : La voie est libre
Récit érotique écrit par Volcano2 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Marie Galante 5/12 : La voie est libre
L’aube pointait à peine quand Madame Rosalie vint la chercher. Aïsha n’avait pas dormi. Le chant des femmes résonnait encore dans ses os, mais la peur était là, froide et viscérale.
- Lève-toi. Le docteur est là.
Le « docteur » n’était pas un médecin de la ville. C’était Maître Legrand, un ancien chirurgien de marine devenu le soigneur attitré de plusieurs habitations de Marie-Galante. Un homme aux mains noueuses et à l’haleine chargée de rhum.
L’examen eut lieu dans l’infirmerie, une pièce nue avec une table en bois épais, des étagères poussiéreuses où s’alignaient des fioles et des instruments aux formes inquiétantes. Une fenêtre donnait sur les champs de canne.
- Allongez-la et attachez-la, ordonna Legrand d’une voix traînante sans même regarder Aïsha.
Deux gardes saisirent Aïsha. Elle ne se débattit pas. La résistance physique était inutile, elle l’avait appris. Ils la couchèrent sur la table, le bois froid contre sa peau. Des lanières de cuir furent bouclées autour de ses chevilles et de ses poignets, l’immobilisant complètement. Elle fixa le plafond de bois brut, où des toiles d’araignée tremblaient dans le courant d’air.
Madame Rosalie se tenait près de la table, le registre à la main. Durand était présent aussi, observant d’un air professionnel.
Legrand approcha, une lampe à huile à la main.
- Écartez les jambes.
Les gardes tirèrent sur les lanières. Aïsha ferma les yeux. L’humiliation brûlait plus que toute gifle.
Le médecin examina rapidement.
- Jeune. Bonne constitution générale. Pas de signes de maladie vénérienne apparente. Il palpa son bas-ventre - Utérus normal.
Puis il s’arrêta, fronça les sourcils.
- Attendez. Il y a quelque chose.
Il se pencha plus près, écartant les lèvres avec des doigts froids et rugueux. Aïsha retint son souffle, un frisson de terreur primitive la parcourant.
- Intéressant, grommela Legrand, elle est infibulée.
Il jeta un regard à Durand.
- Ça explique peut-être son refus ou la difficulté. Pour qu’un rapport soit possible, il faut ouvrir.
Durand eut un rictus.
- Alors ouvrez. Le programme ne peut pas attendre. Kofi est un atout précieux, nous ne pouvons pas le laisser improductif.
Aïsha entendait les mots comme à travers de l’eau épaisse. Infibulée. Elle ne connaissait pas ce mot. Elle n’avait aucun souvenir de cela. Sa mère était morte trop tôt. Avait-elle fait ça ? Pour la protéger ? Une protection qui se retournait aujourd’hui en cauchemar.
- Ce n’est pas une procédure compliquée, mais c’est douloureux, dit Legrand en se tournant vers son étagère. Il choisit un instrument métallique fin et effilé, une sorte de sonde, et un petit scalpel.
- Je n’ai pas d’opium pour elle. Elle devra tenir.
Madame Rosalie eut une légère crispation du visage, mais elle ne dit rien. Elle nota quelque chose dans son registre.
- Tenez-la bien, ordonna Legrand.
Les mains des gardes se resserrèrent sur ses jambes. Aïsha sentit le métal froid toucher sa chair la plus intime. Une terreur absolue, animale, l’envahit.
- S'il vous plaît… supplia-t-elle, la voix brisée.
Personne ne répondit.
La douleur fut d’abord vive et précise, une brûlure aiguë quand la sonde s’enfonça pour localiser la suture. Puis ce fut une déchirure sourde, profonde, quand le scalpel trancha les tissus cicatriciels.
Aïsha hurla. Un cri rauque, arraché du fond des entrailles, qui sembla faire vibrer les murs de l’infirmerie. Ses muscles se tendirent à se rompre contre les lanières. Des larmes brûlantes jaillirent de ses yeux fermés.
- C’est presque fini, grommela Legrand, concentré.
Il procéda ensuite à l’« élargissement ». Sans préambule, il écarta les lèvres d'Aïsha, toujours immobilisée. Insérant deux doigts enduits d'une graisse rance, il tordit et déchira l'hymen en un geste chirurgical et expéditif. La douleur fut un éclair aigu, bref mais d'une violence absolue.
- Voilà, grogna-t-il en essuyant ses doigts. Maintenant, le passage est libre. La saillie pourra être efficace.
La douleur était si intense qu’elle en devenait blanche, éblouissante. Le monde se réduisit à cette table, à cette souffrance, à ces ombres autour d’elle qui la tenaient et la mutilaient.
Puis ce fut terminé. Legrand recula, essuyant ses instruments sur un chiffon sale.
- C’est fait. Il y aura quelques jours de saignements et de douleur. Ensuite, elle pourra être mise avec le mâle.
On détacha Aïsha. Elle resta immobile sur la table, tremblant de tous ses membres, incapable de se lever. La souffrance pulsait en elle, cuisante, humiliante.
Durand hocha la tête, satisfait.
- Bien. Dans trois jours, nous réessaierons avec Kofi. Cette fois, que cela soit fait.
Ils sortirent, la laissant seule avec Madame Rosalie. La femme s’approcha, son regard était étrange, peut-être une lueur de pitié vite étouffée.
- Il faut se lever. Tu ne peux pas rester ici.
Aïsha tourna la tête vers elle. Sa voix n’était plus qu’un souffle rauque.
- Pourquoi ?
La question resta en suspens. Pourquoi tout cela ? Pourquoi cette cruauté raffinée ?
Rosalie ne répondit pas directement.
- Parce que c’est comme ça. Lève-toi. Je vais te donner des herbes pour la douleur et une serviette propre.
Elle l’aida à s’asseoir, puis à descendre de la table. La douleur était atroce à chaque mouvement. Aïsha chancela, s’appuyant au mur.
En sortant de l’infirmerie, la lumière du matin la frappa en pleine face. La vie normale de l’habitation continuait : le bruit des moulins, les appels des gardes, l’odeur du sucre brûlé.
L’horreur qu’elle venait de vivre était invisible, enfouie dans ce petit bâtiment.
Mambo Céleste l’attendait près du puits. En voyant son visage décomposé et sa démarche raide, la vieille femme ferma les yeux un instant, comme sous le coup d’une douleur personnelle.
- Viens, dit-elle simplement.
Elle la conduisit non pas à la case des reproductrices, mais dans sa propre case minuscule, cachée derrière les cuisines. Elle l’allongea sur une natte propre, lui prépara une infusion d’herbes aux vertus calmantes et cicatrisantes.
- La blessure du corps est une chose, murmura Céleste en tamponnant délicatement le bas-ventre d’Aïsha avec un linge imbibé d’une décoction tiède et odorante. La blessure de l’âme en est une autre. Ils ont ouvert ta chair, mais ils ne peuvent pas ouvrir ton esprit. Ton esprit reste à toi. Il reste fermé à leur volonté.
Aïsha pleurait silencieusement, les yeux grands ouverts.
La vieille femme posa une main sur son front.
- Maintenant, tu es ouverte. Mais pas pour eux. Pour toi. Pour ta colère. Pour ta décision. La douleur que tu ressens… souviens-t’en. Grave-la dans ta mémoire plus profondément que dans ta chair. Un jour, elle deviendra force.
De l’extérieur, par la porte entrouverte, Aïsha vit passer Kofi, encadré par deux gardes pour aller au moulin. Son regard croisa le sien. Il vit sa pâleur, ses yeux rougis, sa posture brisée.
Et dans ses yeux à lui, la colère froide se mit à brûler d’une flamme sombre et nouvelle.
- Lève-toi. Le docteur est là.
Le « docteur » n’était pas un médecin de la ville. C’était Maître Legrand, un ancien chirurgien de marine devenu le soigneur attitré de plusieurs habitations de Marie-Galante. Un homme aux mains noueuses et à l’haleine chargée de rhum.
L’examen eut lieu dans l’infirmerie, une pièce nue avec une table en bois épais, des étagères poussiéreuses où s’alignaient des fioles et des instruments aux formes inquiétantes. Une fenêtre donnait sur les champs de canne.
- Allongez-la et attachez-la, ordonna Legrand d’une voix traînante sans même regarder Aïsha.
Deux gardes saisirent Aïsha. Elle ne se débattit pas. La résistance physique était inutile, elle l’avait appris. Ils la couchèrent sur la table, le bois froid contre sa peau. Des lanières de cuir furent bouclées autour de ses chevilles et de ses poignets, l’immobilisant complètement. Elle fixa le plafond de bois brut, où des toiles d’araignée tremblaient dans le courant d’air.
Madame Rosalie se tenait près de la table, le registre à la main. Durand était présent aussi, observant d’un air professionnel.
Legrand approcha, une lampe à huile à la main.
- Écartez les jambes.
Les gardes tirèrent sur les lanières. Aïsha ferma les yeux. L’humiliation brûlait plus que toute gifle.
Le médecin examina rapidement.
- Jeune. Bonne constitution générale. Pas de signes de maladie vénérienne apparente. Il palpa son bas-ventre - Utérus normal.
Puis il s’arrêta, fronça les sourcils.
- Attendez. Il y a quelque chose.
Il se pencha plus près, écartant les lèvres avec des doigts froids et rugueux. Aïsha retint son souffle, un frisson de terreur primitive la parcourant.
- Intéressant, grommela Legrand, elle est infibulée.
Il jeta un regard à Durand.
- Ça explique peut-être son refus ou la difficulté. Pour qu’un rapport soit possible, il faut ouvrir.
Durand eut un rictus.
- Alors ouvrez. Le programme ne peut pas attendre. Kofi est un atout précieux, nous ne pouvons pas le laisser improductif.
Aïsha entendait les mots comme à travers de l’eau épaisse. Infibulée. Elle ne connaissait pas ce mot. Elle n’avait aucun souvenir de cela. Sa mère était morte trop tôt. Avait-elle fait ça ? Pour la protéger ? Une protection qui se retournait aujourd’hui en cauchemar.
- Ce n’est pas une procédure compliquée, mais c’est douloureux, dit Legrand en se tournant vers son étagère. Il choisit un instrument métallique fin et effilé, une sorte de sonde, et un petit scalpel.
- Je n’ai pas d’opium pour elle. Elle devra tenir.
Madame Rosalie eut une légère crispation du visage, mais elle ne dit rien. Elle nota quelque chose dans son registre.
- Tenez-la bien, ordonna Legrand.
Les mains des gardes se resserrèrent sur ses jambes. Aïsha sentit le métal froid toucher sa chair la plus intime. Une terreur absolue, animale, l’envahit.
- S'il vous plaît… supplia-t-elle, la voix brisée.
Personne ne répondit.
La douleur fut d’abord vive et précise, une brûlure aiguë quand la sonde s’enfonça pour localiser la suture. Puis ce fut une déchirure sourde, profonde, quand le scalpel trancha les tissus cicatriciels.
Aïsha hurla. Un cri rauque, arraché du fond des entrailles, qui sembla faire vibrer les murs de l’infirmerie. Ses muscles se tendirent à se rompre contre les lanières. Des larmes brûlantes jaillirent de ses yeux fermés.
- C’est presque fini, grommela Legrand, concentré.
Il procéda ensuite à l’« élargissement ». Sans préambule, il écarta les lèvres d'Aïsha, toujours immobilisée. Insérant deux doigts enduits d'une graisse rance, il tordit et déchira l'hymen en un geste chirurgical et expéditif. La douleur fut un éclair aigu, bref mais d'une violence absolue.
- Voilà, grogna-t-il en essuyant ses doigts. Maintenant, le passage est libre. La saillie pourra être efficace.
La douleur était si intense qu’elle en devenait blanche, éblouissante. Le monde se réduisit à cette table, à cette souffrance, à ces ombres autour d’elle qui la tenaient et la mutilaient.
Puis ce fut terminé. Legrand recula, essuyant ses instruments sur un chiffon sale.
- C’est fait. Il y aura quelques jours de saignements et de douleur. Ensuite, elle pourra être mise avec le mâle.
On détacha Aïsha. Elle resta immobile sur la table, tremblant de tous ses membres, incapable de se lever. La souffrance pulsait en elle, cuisante, humiliante.
Durand hocha la tête, satisfait.
- Bien. Dans trois jours, nous réessaierons avec Kofi. Cette fois, que cela soit fait.
Ils sortirent, la laissant seule avec Madame Rosalie. La femme s’approcha, son regard était étrange, peut-être une lueur de pitié vite étouffée.
- Il faut se lever. Tu ne peux pas rester ici.
Aïsha tourna la tête vers elle. Sa voix n’était plus qu’un souffle rauque.
- Pourquoi ?
La question resta en suspens. Pourquoi tout cela ? Pourquoi cette cruauté raffinée ?
Rosalie ne répondit pas directement.
- Parce que c’est comme ça. Lève-toi. Je vais te donner des herbes pour la douleur et une serviette propre.
Elle l’aida à s’asseoir, puis à descendre de la table. La douleur était atroce à chaque mouvement. Aïsha chancela, s’appuyant au mur.
En sortant de l’infirmerie, la lumière du matin la frappa en pleine face. La vie normale de l’habitation continuait : le bruit des moulins, les appels des gardes, l’odeur du sucre brûlé.
L’horreur qu’elle venait de vivre était invisible, enfouie dans ce petit bâtiment.
Mambo Céleste l’attendait près du puits. En voyant son visage décomposé et sa démarche raide, la vieille femme ferma les yeux un instant, comme sous le coup d’une douleur personnelle.
- Viens, dit-elle simplement.
Elle la conduisit non pas à la case des reproductrices, mais dans sa propre case minuscule, cachée derrière les cuisines. Elle l’allongea sur une natte propre, lui prépara une infusion d’herbes aux vertus calmantes et cicatrisantes.
- La blessure du corps est une chose, murmura Céleste en tamponnant délicatement le bas-ventre d’Aïsha avec un linge imbibé d’une décoction tiède et odorante. La blessure de l’âme en est une autre. Ils ont ouvert ta chair, mais ils ne peuvent pas ouvrir ton esprit. Ton esprit reste à toi. Il reste fermé à leur volonté.
Aïsha pleurait silencieusement, les yeux grands ouverts.
La vieille femme posa une main sur son front.
- Maintenant, tu es ouverte. Mais pas pour eux. Pour toi. Pour ta colère. Pour ta décision. La douleur que tu ressens… souviens-t’en. Grave-la dans ta mémoire plus profondément que dans ta chair. Un jour, elle deviendra force.
De l’extérieur, par la porte entrouverte, Aïsha vit passer Kofi, encadré par deux gardes pour aller au moulin. Son regard croisa le sien. Il vit sa pâleur, ses yeux rougis, sa posture brisée.
Et dans ses yeux à lui, la colère froide se mit à brûler d’une flamme sombre et nouvelle.
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