Opium
Récit érotique écrit par Celse [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Opium
Dans les ruelles tortueuses et sombres de Hanoï, au cœur du Vietnam colonial des années 1920, l’air était imprégné d’une humidité étouffante qui collait aux vêtements comme une seconde peau. La nuit tombait comme un voile épais, chargée des odeurs de la rue : le fumet épicé des phở vendus par les marchands ambulants, le relent âcre des égouts ouverts, et par-dessus tout, l’arôme entêtant de l’opium qui s’échappait des portes entrebâillées des fumeries clandestines. Ces antres de vice étaient des refuges pour les âmes perdues – marins en escale, fonctionnaires coloniaux désabusés, courtisanes aux yeux soulignés de kohl – où l’on venait oublier le poids du monde dans les bras narcotiques de la résine magique.
Élise, une Française de trente ans aux cheveux châtains cascadant en boucles indisciplinées sur ses épaules, avait franchi le seuil de l’une de ces fumeries pour la première fois ce soir-là. Son mari, un administrateur colonial distant et absorbé par ses rapports interminables, la laissait souvent seule dans leur villa étouffante sur les hauteurs de la ville. L’ennui la rongeait comme une fièvre lente, et une curiosité malsaine, nourrie par les récits chuchotés lors des soirées mondaines, l’avait poussée à explorer cet univers interdit. Vêtue d’une robe en soie légère, d’un vert pâle qui rappelait les rizières inondées, elle sentait le tissu fin caresser sa peau moite à chaque pas. La soie était fraîche contre ses cuisses, mais l’humidité ambiante la rendait collante, accentuant la sensation de vulnérabilité qui l’envahissait déjà.
À l’intérieur, l’atmosphère était un cocon oppressant. Les murs, tapissés de soieries jaunies par la fumée et ornés de lanternes rouges en papier de riz, diffusaient une lumière tamisée, orangée, qui transformait les ombres en formes dansantes et énigmatiques. L’air était lourd, saturé d’un mélange capiteux : l’odeur douceâtre et résineuse de l’opium en train de se consumer, mêlée à celle de l’encens au santal qui brûlait dans des brûle-parfums en porcelaine craquelée, et au relent musqué de sueur humaine. Des divans bas, recouverts de coussins en velours usé et taché, étaient disposés en alcôves semi-privées, séparées par des paravents en bambou sculpté. Des murmures étouffés flottaient dans l’air – des rires rauques de marins, des soupirs languissants de fumeurs plongés dans leurs rêves, le cliquetis discret des pipes en ivoire contre les lampes à huile.
Un vieil homme vietnamien, au visage ridé comme un fruit séché au soleil, avec des yeux noirs et perçants sous des sourcils broussailleux, s’approcha d’elle sans un mot. Ses mains noueuses, marquées par des années de préparation rituelle, assemblèrent la pipe avec une précision presque sacrée. La résine d’opium, une pâte brune et visqueuse qui luisait sous la flamme vacillante de la lampe, dégageait une odeur terreuse, presque sucrée, comme du miel mêlé à de la terre humide. Élise s’allongea sur un divan isolé au fond de la salle, sentant les coussins s’enfoncer sous son poids, moelleux mais imprégnés d’une humidité résiduelle qui la fit frissonner. Elle releva légèrement sa robe pour plus de confort, exposant la peau pâle de ses mollets, et aspira la première bouffée.
La fumée envahit sa bouche avec une âcreté brûlante, comme si elle inhalait des braises attisées par un vent tropical. Elle toussa, les yeux piquants, mais persista. Bientôt, la chaleur se diffusa dans ses poumons, une vague tiède qui remontait vers sa gorge, laissant un goût amer et résineux sur sa langue, comme du thé trop infusé. Puis, l’effet se propagea : une lourdeur bienvenue dans ses membres, comme si du plomb fondu coulait dans ses veines, détendant chaque muscle un à un. Ses épaules s’affaissèrent, ses paupières s’alourdirent, et le monde autour d’elle se brouilla. Les sons devinrent distants – le crépitement des lampes à huile comme un feu de camp lointain, les murmures des autres fumeurs comme le bruissement des feuilles dans une jungle invisible. L’opium l’enveloppait, effaçant les contours nets de la réalité, la plongeant dans un état de semi-conscience où le temps s’étirait comme une mélasse chaude.
Au début, ce fut une sensation subtile, presque imperceptible au milieu du brouillard narcotique. Un effleurement sur sa cheville droite, léger comme le passage d’une brise, mais plus tangible : frais, soyeux, comme la caresse d’une feuille de soie. Élise cligna des yeux, scrutant la pénombre. Était-ce le vent ? Non, la salle était close, l’air immobile et stagnant. Peut-être une hallucination, un caprice de l’opium qui jouait avec ses sens. Elle aspira une nouvelle bouffée, plus profonde, sentant la fumée chaude emplir sa poitrine, et la sensation revint, plus insistante cette fois. Elle remonta le long de son mollet, traçant un chemin sinueux sur sa peau, provoquant un picotement électrique qui fit se contracter ses orteils. La texture était presque palpable : douce, mais avec une légère pression, comme des doigts effleurant à peine.
Son cœur s’accéléra, un battement sourd dans sa poitrine qui résonnait dans ses oreilles comme un tambour distant. Était-ce réel ? Elle baissa les yeux vers sa jambe, mais la fumée épaisse, tourbillonnante comme un serpent de brume, obscurcissait tout. Personne n’était près d’elle ; le fumeur le plus proche, un Chinois âgé aux paupières tombantes, était plongé dans son propre coma, un filet de salive coulant sur son menton. Une courtisane, plus loin, ajustait son ao dai en soie rouge, riant doucement avec un client, mais leurs regards ne croisaient pas le sien. C’était la drogue, sûrement. Élise se rallongea, fermant les yeux, mais la caresse persistait, remontant maintenant vers l’intérieur de sa cuisse, là où la peau était plus sensible, plus fine. Un frisson la traversa, partant de sa colonne vertébrale pour irradier vers son ventre, une chaleur diffuse qui se mêlait à la lourdeur de l’opium.
L’odeur de la résine se fit plus intense, comme si elle imprégnait non seulement l’air mais aussi sa peau, laissant un voile sucré sur ses lèvres. Les caresses se multipliaient maintenant. Une autre sensation sur son bras gauche : un effleurement le long de son poignet, remontant vers son coude, puis son épaule. C’était comme des plumes invisibles, ou peut-être des lèvres humides, laissant une traînée de fraîcheur qui contrastait avec la moiteur ambiante. Élise sentit ses poils se hérisser, un courant d’air froid sur sa nuque malgré la chaleur de la salle. Son souffle devint plus court, saccadé, et un goût métallique envahit sa bouche, mélange d’excitation et d’appréhension. L’opium amplifiait tout : la texture granuleuse des coussins sous ses doigts, le battement de son pouls dans ses tempes comme un rythme tribal, et ces touches fantômes qui éveillaient des zones oubliées de son corps.
Sur son cou, une caresse descendit vers sa clavicule, traçant des lignes imaginaires qui provoquaient des vagues de chair de poule. La sensation était intime, presque érotique, comme si des ongles longs et fins griffaient légèrement, laissant une rougeur invisible. Élise porta une main à sa gorge, mais rien n’était là ; pourtant, la pression augmentait, descendant vers sa poitrine. Sous la soie fine de sa robe, ses tétons durcirent, frottant contre le tissu avec une sensibilité accrue, chaque mouvement de respiration envoyant des picotements vers son bas-ventre. Les mains invisibles – car elle les imaginait maintenant comme telles, expertes et multiples – enveloppèrent ses seins, les massant avec une lenteur exquise. C’était ferme mais doux, comme des paumes chaudes pressant, pinçant doucement les pointes sensibles, provoquant des éclairs de plaisir qui la firent arquer le dos involontairement.
Une humidité chaude se répandit entre ses cuisses, un signe trahissant son attente croissante , accompagnée d’une odeur musquée, personnelle, qui se mêlait à celle de l’opium. Élise mordit sa lèvre inférieure, sentant le sel de sa sueur sur sa langue. Le doute la tourmentait : était-ce un esprit du lieu, un fantôme attiré par la fumée sacrée ? Ou l’opium libérait-il des désirs enfouis, des souvenirs de caresses maritales fades transformés en quelque chose de plus primal ? Elle aspira encore de la fumée, espérant clarifier son esprit, mais cela ne fit qu’intensifier les sensations. Les caresses descendaient maintenant vers son ventre, effleurant le nombril à travers la soie, provoquant un creux dans son estomac, une anticipation qui faisait trembler ses muscles abdominaux.
Sous l’ourlet de sa robe, les doigts spectraux glissèrent sur la peau nue de ses hanches, traçant des cercles lents sur les os saillants. La texture changea : plus humide, comme des lèvres déposant des baisers légers, laissant une traînée de salive imaginaire qui refroidissait au contact de l’air. Élise haleta, son souffle chaud contre sa propre peau, et une vague de chaleur pulsatile envahit son entrejambe. Les caresses atteignirent son mont de Vénus, effleurant les poils fins, provoquant un sursaut qui fit claquer ses cuisses l’une contre l’autre. Mais cela ne les arrêta pas ; au contraire, les mains invisibles écartèrent doucement ses jambes, exposant son intimité à l’air tiède de la salle. Un effleurement sur ses lèvres extérieures, doux comme du velours, fit gonfler son clitoris, sensible au moindre contact.
L’opium rendait chaque sensation décuplée : le frottement de la soie remontée sur ses cuisses, la sueur perlant sur son front et coulant le long de ses tempes, le goût amer persistant dans sa bouche. Les doigts exploraient maintenant plus profondément, séparant ses replis humides avec une précision taquine, cerclant son clitoris avec des mouvements lents, alternant pression et légèreté. Un éclair de plaisir la traversa, irradiant de son ventre vers ses orteils, la faisant gémir doucement – un son rauque qui se perdit dans les murmures de la fumerie. Était-ce réel ? Un inconnu profitait-il de son état comateux ? Ou un rituel secret, où les esprits de l’opium éveillaient les sens des initiés ?
Les caresses s’intensifièrent, envahissant tout son corps. Sur ses seins, les mains pétrissaient plus fermement, tirant sur les tétons avec une torsion qui envoyait des ondes électriques vers son centre. Sur son dos, des effleurements remontaient le long de sa colonne, comme des ongles grattant légèrement, provoquant des frissons qui contractaient ses muscles internes. Élise sentait une pression monter en elle, une tension comme une corde tendue à se rompre. Les doigts pénétrèrent en elle, d’abord un, puis deux, glissants dans son humidité chaude, explorant ses parois sensibles avec un rythme lent, profond. Chaque intrusion provoquait un spasme, un serrement involontaire qui amplifiait le plaisir, comme si son corps répondait à un amant invisible.
Un rythme s’installa, syncopé avec son souffle haletant et les battements de son cœur. Les intrusions accéléraient, alternant avec des caresses rapides sur son clitoris, frottant exactement là où la sensibilité était à son comble. L’air autour d’elle semblait vibrer, chargé d’une énergie érotique ; les odeurs se faisaient plus intenses – l’opium sucré, sa propre excitation musquée, l’encens boisé. Des images floues dansaient dans son esprit embrumé : des corps enlacés dans la fumée, des murmures en vietnamien comme des incantations, des rires étouffés qui pouvaient être les siens. Son corps tremblait, au bord de l’abîme. Les caresses partout – sur ses fesses, pressant et malaxant ; sur ses cuisses, traçant des lignes de feu ; sur son cou, des baisers humides descendant vers ses épaules.
La culmination arriva comme une tempête tropicale : une explosion de chaleur au creux de son ventre, irradiant en vagues violentes qui secouaient tout son être. Ses muscles intimes se contractèrent rythmiquement autour des doigts spectraux, chaque spasme envoyant des éclairs de plaisir blanc derrière ses paupières closes. Élise cria, un son primal et guttural qui se répercuta dans sa poitrine, tandis que l’orgasme la balayait, interminable, amplifié par l’opium. Des larmes coulèrent sur ses joues, salées sur ses lèvres, et son corps se cambra, tremblant comme une feuille dans le vent. Les sensations persistaient même après : des échos de caresses, une chaleur résiduelle entre ses jambes, une lourdeur satisfaite dans ses membres.
Lorsque les vagues s’apaisèrent enfin, Élise resta allongée, pantelante, la peau luisante de sueur, l’air frais sur ses zones exposées provoquant de nouveaux frissons. La fumée continuait de tourbillonner, mais les touches avaient disparu, laissant un vide presque douloureux. Était-ce réel, ou un mirage narcotique ? Elle ne le saurait jamais, mais le souvenir sensoriel – les odeurs, les textures, les plaisirs – l’attirerait de nouveau, nuit après nuit, dans cet antre où la réalité et l’illusion se fondaient en une extase infinie.
Élise, une Française de trente ans aux cheveux châtains cascadant en boucles indisciplinées sur ses épaules, avait franchi le seuil de l’une de ces fumeries pour la première fois ce soir-là. Son mari, un administrateur colonial distant et absorbé par ses rapports interminables, la laissait souvent seule dans leur villa étouffante sur les hauteurs de la ville. L’ennui la rongeait comme une fièvre lente, et une curiosité malsaine, nourrie par les récits chuchotés lors des soirées mondaines, l’avait poussée à explorer cet univers interdit. Vêtue d’une robe en soie légère, d’un vert pâle qui rappelait les rizières inondées, elle sentait le tissu fin caresser sa peau moite à chaque pas. La soie était fraîche contre ses cuisses, mais l’humidité ambiante la rendait collante, accentuant la sensation de vulnérabilité qui l’envahissait déjà.
À l’intérieur, l’atmosphère était un cocon oppressant. Les murs, tapissés de soieries jaunies par la fumée et ornés de lanternes rouges en papier de riz, diffusaient une lumière tamisée, orangée, qui transformait les ombres en formes dansantes et énigmatiques. L’air était lourd, saturé d’un mélange capiteux : l’odeur douceâtre et résineuse de l’opium en train de se consumer, mêlée à celle de l’encens au santal qui brûlait dans des brûle-parfums en porcelaine craquelée, et au relent musqué de sueur humaine. Des divans bas, recouverts de coussins en velours usé et taché, étaient disposés en alcôves semi-privées, séparées par des paravents en bambou sculpté. Des murmures étouffés flottaient dans l’air – des rires rauques de marins, des soupirs languissants de fumeurs plongés dans leurs rêves, le cliquetis discret des pipes en ivoire contre les lampes à huile.
Un vieil homme vietnamien, au visage ridé comme un fruit séché au soleil, avec des yeux noirs et perçants sous des sourcils broussailleux, s’approcha d’elle sans un mot. Ses mains noueuses, marquées par des années de préparation rituelle, assemblèrent la pipe avec une précision presque sacrée. La résine d’opium, une pâte brune et visqueuse qui luisait sous la flamme vacillante de la lampe, dégageait une odeur terreuse, presque sucrée, comme du miel mêlé à de la terre humide. Élise s’allongea sur un divan isolé au fond de la salle, sentant les coussins s’enfoncer sous son poids, moelleux mais imprégnés d’une humidité résiduelle qui la fit frissonner. Elle releva légèrement sa robe pour plus de confort, exposant la peau pâle de ses mollets, et aspira la première bouffée.
La fumée envahit sa bouche avec une âcreté brûlante, comme si elle inhalait des braises attisées par un vent tropical. Elle toussa, les yeux piquants, mais persista. Bientôt, la chaleur se diffusa dans ses poumons, une vague tiède qui remontait vers sa gorge, laissant un goût amer et résineux sur sa langue, comme du thé trop infusé. Puis, l’effet se propagea : une lourdeur bienvenue dans ses membres, comme si du plomb fondu coulait dans ses veines, détendant chaque muscle un à un. Ses épaules s’affaissèrent, ses paupières s’alourdirent, et le monde autour d’elle se brouilla. Les sons devinrent distants – le crépitement des lampes à huile comme un feu de camp lointain, les murmures des autres fumeurs comme le bruissement des feuilles dans une jungle invisible. L’opium l’enveloppait, effaçant les contours nets de la réalité, la plongeant dans un état de semi-conscience où le temps s’étirait comme une mélasse chaude.
Au début, ce fut une sensation subtile, presque imperceptible au milieu du brouillard narcotique. Un effleurement sur sa cheville droite, léger comme le passage d’une brise, mais plus tangible : frais, soyeux, comme la caresse d’une feuille de soie. Élise cligna des yeux, scrutant la pénombre. Était-ce le vent ? Non, la salle était close, l’air immobile et stagnant. Peut-être une hallucination, un caprice de l’opium qui jouait avec ses sens. Elle aspira une nouvelle bouffée, plus profonde, sentant la fumée chaude emplir sa poitrine, et la sensation revint, plus insistante cette fois. Elle remonta le long de son mollet, traçant un chemin sinueux sur sa peau, provoquant un picotement électrique qui fit se contracter ses orteils. La texture était presque palpable : douce, mais avec une légère pression, comme des doigts effleurant à peine.
Son cœur s’accéléra, un battement sourd dans sa poitrine qui résonnait dans ses oreilles comme un tambour distant. Était-ce réel ? Elle baissa les yeux vers sa jambe, mais la fumée épaisse, tourbillonnante comme un serpent de brume, obscurcissait tout. Personne n’était près d’elle ; le fumeur le plus proche, un Chinois âgé aux paupières tombantes, était plongé dans son propre coma, un filet de salive coulant sur son menton. Une courtisane, plus loin, ajustait son ao dai en soie rouge, riant doucement avec un client, mais leurs regards ne croisaient pas le sien. C’était la drogue, sûrement. Élise se rallongea, fermant les yeux, mais la caresse persistait, remontant maintenant vers l’intérieur de sa cuisse, là où la peau était plus sensible, plus fine. Un frisson la traversa, partant de sa colonne vertébrale pour irradier vers son ventre, une chaleur diffuse qui se mêlait à la lourdeur de l’opium.
L’odeur de la résine se fit plus intense, comme si elle imprégnait non seulement l’air mais aussi sa peau, laissant un voile sucré sur ses lèvres. Les caresses se multipliaient maintenant. Une autre sensation sur son bras gauche : un effleurement le long de son poignet, remontant vers son coude, puis son épaule. C’était comme des plumes invisibles, ou peut-être des lèvres humides, laissant une traînée de fraîcheur qui contrastait avec la moiteur ambiante. Élise sentit ses poils se hérisser, un courant d’air froid sur sa nuque malgré la chaleur de la salle. Son souffle devint plus court, saccadé, et un goût métallique envahit sa bouche, mélange d’excitation et d’appréhension. L’opium amplifiait tout : la texture granuleuse des coussins sous ses doigts, le battement de son pouls dans ses tempes comme un rythme tribal, et ces touches fantômes qui éveillaient des zones oubliées de son corps.
Sur son cou, une caresse descendit vers sa clavicule, traçant des lignes imaginaires qui provoquaient des vagues de chair de poule. La sensation était intime, presque érotique, comme si des ongles longs et fins griffaient légèrement, laissant une rougeur invisible. Élise porta une main à sa gorge, mais rien n’était là ; pourtant, la pression augmentait, descendant vers sa poitrine. Sous la soie fine de sa robe, ses tétons durcirent, frottant contre le tissu avec une sensibilité accrue, chaque mouvement de respiration envoyant des picotements vers son bas-ventre. Les mains invisibles – car elle les imaginait maintenant comme telles, expertes et multiples – enveloppèrent ses seins, les massant avec une lenteur exquise. C’était ferme mais doux, comme des paumes chaudes pressant, pinçant doucement les pointes sensibles, provoquant des éclairs de plaisir qui la firent arquer le dos involontairement.
Une humidité chaude se répandit entre ses cuisses, un signe trahissant son attente croissante , accompagnée d’une odeur musquée, personnelle, qui se mêlait à celle de l’opium. Élise mordit sa lèvre inférieure, sentant le sel de sa sueur sur sa langue. Le doute la tourmentait : était-ce un esprit du lieu, un fantôme attiré par la fumée sacrée ? Ou l’opium libérait-il des désirs enfouis, des souvenirs de caresses maritales fades transformés en quelque chose de plus primal ? Elle aspira encore de la fumée, espérant clarifier son esprit, mais cela ne fit qu’intensifier les sensations. Les caresses descendaient maintenant vers son ventre, effleurant le nombril à travers la soie, provoquant un creux dans son estomac, une anticipation qui faisait trembler ses muscles abdominaux.
Sous l’ourlet de sa robe, les doigts spectraux glissèrent sur la peau nue de ses hanches, traçant des cercles lents sur les os saillants. La texture changea : plus humide, comme des lèvres déposant des baisers légers, laissant une traînée de salive imaginaire qui refroidissait au contact de l’air. Élise haleta, son souffle chaud contre sa propre peau, et une vague de chaleur pulsatile envahit son entrejambe. Les caresses atteignirent son mont de Vénus, effleurant les poils fins, provoquant un sursaut qui fit claquer ses cuisses l’une contre l’autre. Mais cela ne les arrêta pas ; au contraire, les mains invisibles écartèrent doucement ses jambes, exposant son intimité à l’air tiède de la salle. Un effleurement sur ses lèvres extérieures, doux comme du velours, fit gonfler son clitoris, sensible au moindre contact.
L’opium rendait chaque sensation décuplée : le frottement de la soie remontée sur ses cuisses, la sueur perlant sur son front et coulant le long de ses tempes, le goût amer persistant dans sa bouche. Les doigts exploraient maintenant plus profondément, séparant ses replis humides avec une précision taquine, cerclant son clitoris avec des mouvements lents, alternant pression et légèreté. Un éclair de plaisir la traversa, irradiant de son ventre vers ses orteils, la faisant gémir doucement – un son rauque qui se perdit dans les murmures de la fumerie. Était-ce réel ? Un inconnu profitait-il de son état comateux ? Ou un rituel secret, où les esprits de l’opium éveillaient les sens des initiés ?
Les caresses s’intensifièrent, envahissant tout son corps. Sur ses seins, les mains pétrissaient plus fermement, tirant sur les tétons avec une torsion qui envoyait des ondes électriques vers son centre. Sur son dos, des effleurements remontaient le long de sa colonne, comme des ongles grattant légèrement, provoquant des frissons qui contractaient ses muscles internes. Élise sentait une pression monter en elle, une tension comme une corde tendue à se rompre. Les doigts pénétrèrent en elle, d’abord un, puis deux, glissants dans son humidité chaude, explorant ses parois sensibles avec un rythme lent, profond. Chaque intrusion provoquait un spasme, un serrement involontaire qui amplifiait le plaisir, comme si son corps répondait à un amant invisible.
Un rythme s’installa, syncopé avec son souffle haletant et les battements de son cœur. Les intrusions accéléraient, alternant avec des caresses rapides sur son clitoris, frottant exactement là où la sensibilité était à son comble. L’air autour d’elle semblait vibrer, chargé d’une énergie érotique ; les odeurs se faisaient plus intenses – l’opium sucré, sa propre excitation musquée, l’encens boisé. Des images floues dansaient dans son esprit embrumé : des corps enlacés dans la fumée, des murmures en vietnamien comme des incantations, des rires étouffés qui pouvaient être les siens. Son corps tremblait, au bord de l’abîme. Les caresses partout – sur ses fesses, pressant et malaxant ; sur ses cuisses, traçant des lignes de feu ; sur son cou, des baisers humides descendant vers ses épaules.
La culmination arriva comme une tempête tropicale : une explosion de chaleur au creux de son ventre, irradiant en vagues violentes qui secouaient tout son être. Ses muscles intimes se contractèrent rythmiquement autour des doigts spectraux, chaque spasme envoyant des éclairs de plaisir blanc derrière ses paupières closes. Élise cria, un son primal et guttural qui se répercuta dans sa poitrine, tandis que l’orgasme la balayait, interminable, amplifié par l’opium. Des larmes coulèrent sur ses joues, salées sur ses lèvres, et son corps se cambra, tremblant comme une feuille dans le vent. Les sensations persistaient même après : des échos de caresses, une chaleur résiduelle entre ses jambes, une lourdeur satisfaite dans ses membres.
Lorsque les vagues s’apaisèrent enfin, Élise resta allongée, pantelante, la peau luisante de sueur, l’air frais sur ses zones exposées provoquant de nouveaux frissons. La fumée continuait de tourbillonner, mais les touches avaient disparu, laissant un vide presque douloureux. Était-ce réel, ou un mirage narcotique ? Elle ne le saurait jamais, mais le souvenir sensoriel – les odeurs, les textures, les plaisirs – l’attirerait de nouveau, nuit après nuit, dans cet antre où la réalité et l’illusion se fondaient en une extase infinie.
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