Une nouvelle vie
Récit érotique écrit par PP06 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 08-10-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Dans trois semaines, c’est mon anniversaire. Je vais avoir 40 ans.
40 ans, le meilleur âge pour une femme, on dit qu’une nouvelle vie commence. Ça se fête. Je me doute que Michel, mon mari, me prépare une surprise avec nos amis. Mais chut, je ne sais rien. Il a trouvé une vague excuse pour réserver ce dimanche. Quel cadeau aura-t-il trouvé ? Sûrement un voyage, peut-être aux Baléares, pour nous rappeler notre voyage de noces. Il est tellement romantique mon chéri.
Aujourd’hui, je suis au calme, ce sont les congés scolaires, notre fils est chez mes parents. Nous avons envisagé de lui donner une sœur, mais à mon âge, j’hésite. Michel a juste choisi cette date pour partir quelques jours en déplacement, il est vrai qu’il ne fait pas ce qu’il veut, boulot, boulot.
Enfin seule, je pensais pouvoir me reposer à ma guise. C’était sans compter sur mon amie Lucie qui m’invite au restaurant avec quelques amis.
Le repas se déroule dans une joyeuse ambiance, les bonnes bouteilles se succèdent. Au dessert, le garçon nous offre un petit verre d’un alcool local. Un peu fort pour moi, ça chauffe à l’intérieur. Comme il faut s’y attendre, les hommes parlent trop fort, les blagues fusent, toutes plus graveleuses les unes que les autres. Ce qui, bien sûr, nous fait glousser.
En partant, Julien propose de continuer la soirée en boîte. La tête me tourne, je préfère rentrer. Jacques et Pierre se proposent de me raccompagner. Annie en profite pour leur demander si elle peut aussi profiter de leur voiture.
En me levant, j’ai un peu de mal à garder mon équilibre et à marcher droit, heureusement la fraîcheur de l’air me dégrise un peu. Galants, ils proposent à Annie de monter à l’avant, je partage la banquette arrière avec Pierre.
Il s’est assis un peu près de moi, je sens son bras contre le mien, sa cuisse contre la mienne. Bof, j’y fais à peine attention. Annie semble somnoler, seul Jacques parle, enfin il cite les rues par où il doit passer. Quinze minutes plus tard, nous sommes devant le domicile d’Annie que Jacques se propose d’accompagner jusqu’à sa porte.
Pierre n’a pas bougé, moi non plus. Il reste contre moi, je me fais la réflexion qu’il est un peu trop près, sans rien oser lui dire. Dans le fond, ce n’est pas désagréable. La voiture redémarre, Jacques ne dit plus rien. Négligemment, Pierre pose sa main sur ma cuisse. Sans réaction de ma part, il accentue un peu la pression. Je me sens bien. Il se penche, petit baiser dans le cou. Ce n’est pas bien grave, c’est même flatteur. Sa main remonte vers mes seins et me caresse du bout des doigts. Je ferme les yeux, un doux frisson me parcourt. Encouragé, il défait un bouton de mon chemisier, je tremble en sentant ses doigts sur ma peau.
La voiture a ralenti, elle s’arrête. Je ne sais pas où nous sommes, des voitures autour de nous, un parking. Jacques vient nous rejoindre sur la banquette arrière, me voilà entre deux hommes assis de chaque côté, leurs mains frôlant mes cuisses, mes seins. Je les laisse faire, quelques caresses, ce n’est pas bien méchant, je saurais m’arrêter si ça va trop loin, ils ne vont pas me violer tout de même.
On dirait que Jacques veut rattraper le temps perdu. Il pose ses lèvres sur les miennes, je me retourne faussement outrée en riant. Comme une nouvelle blague, il m’embrasse d’abord gentiment, puis un long baiser profond qui m’enflamme. Je ne sais plus où je suis, je m’abandonne entre leurs bras.
Je passe alors d’une bouche à l’autre, sentant leur désir contre mes cuisses. Leurs mains se font de plus en plus hardies. Jacques remonte ma jupe, tandis que Pierre, ayant défait un à un les boutons de mon chemisier, s’attaque à mon soutien-gorge. Je me laisse faire, comme dans un rêve. Un reste de lucidité me fait penser à la folie de la situation, mais je suis dans un autre monde, plus de mari, plus d’enfant, hors du temps.
Un réflexe, j’écarte un peu les jambes pour laisser leurs mains remonter le long de mes cuisses et se glisser sous ma culotte.
Les yeux fermés, chemisier entièrement ouvert, soutien-gorge autour du cou, jupe relevée jusqu’à la taille, je m’abandonne à leurs yeux, à leurs mains, à leurs bouches. Ils me caressent, m’embrassent, me pénètrent de leurs doigts. D’un coup, sans mis attendre, cambrée, je jouis en poussant un long cri et retombe épuisée sur le siège. Mes amis se regardent, contents d’eux.
C’est le déclic, Jacques ouvre son pantalon, laissant apparaître un sexe bien raide, décalotté. Fascinée, sans hésitation, je plonge en avant prenant sa bite dans la bouche. Je le suce avec avidité, pour mon plaisir autant que pour le sien. Je le sens grossir, prêt à éjaculer. Je me retire rapidement, il n’a que le temps de poser son mouchoir sur son gland pour éviter d’arroser sa voiture. Son sourire me prouve sa satisfaction. Je suis fière de moi.
Pierre ne veut pas être en reste, il bande autant que son ami. Jacques se remet au volant, tandis que je suce Pierre comme je viens de le faire avec Jacques, avec autant de plaisir. Je ne sais pas pourquoi, je le laisse jouir dans ma bouche, et j’avale, chose que je ne fais jamais avec Michel. Cette fois, je suis moins fière, mais impossible de vraiment regretter ce moment de plaisir.
- Allez les mecs, maintenant, vous me ramenez chez moi.
Pas de réponse.
La voiture s’arrête, ce n’est pas chez moi. Je reconnais l’entrée d’un petit immeuble résidentiel, l’appartement de Jacques. Je comprends que pour eux, la soirée n’est pas finie.
Je les suis sans me poser de question, sachant très bien ce qui va se passer. En franchissant la porte, j’ai une pensée pour mon mari, s’il savait ! Heureusement, il n’en saura jamais rien.
A peine entrés, alors que Jacques prépare de quoi se désaltérer, Pierre me déshabille en un tour de main, me fait allonger sur le canapé et, sans plus attendre, il me pénètre d’un seul coup. Je sursaute, le sexe de Pierre au fond de moi me fait haleter. C’est la première fois depuis longtemps que je sens un autre sexe que celui de mon mari.
Je n’ai pas le temps de culpabiliser, ça me plaît, j’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais. Lorsque Pierre jouit en moi, un orgasme fulgurant me secoue, me laissant inconsciente. Jacques prend la suite. Je suis prête à accepter toutes leurs folies, tous leurs désirs.
Pendant que Jacques me baise, leurs mains ne restent pas inactives. Pierre reprend ses explorations, investissant mon cul avec ses doigts. Moi qui pensais en avoir terminé, je sens son sexe contre mes fesses. Il attend que son ami jouisse en moi pour m’entraîner dans la chambre.
Nous nous écroulons tous les trois sur le lit. Leurs caresses reprennent de plus belle.
C’est alors que je sens dans mon dos Pierre s’appuyer contre moi. Devant mon peu de résistance, il m’écarte les fesses et s’enfonce en moi doucement. Le plaisir est tel que mes forces m’abandonnent, je m’endors sans même avoir le temps d’aller dans la salle de bain.
Au cours de la nuit, Prise d’une envie pressante, telle une somnambule, je me lève pleine de courbatures. En revenant, je constate avoir dormi nue entre ces deux mâles. Je reprends ma place, me collant à eux, me souvenant du plaisir qu’ils m’ont donné.
Je suis réveillé par des mains que je commence à connaître. Ils bandent tous les deux, et me le font savoir. Je ne veux rien leur refuser. Ils investissent ma bouche l’un après l’autre, je retrouve avec plaisir les sensations de la veille.
Leurs mains me fouillent partout, elles me font comprendre qu’ils ont une idée bien précise en tête. Ils ne sont certainement pas à leur coup d’essai. Jacques s’allonge sur le dos, il m’aide à le chevaucher en me soulevant pour me faire redescendre sur son sexe. Dans mon dos, Pierre me prépare avec un doigt. Bien vite, je le sens s’introduire lentement. C’est donc ça, être prise en sandwich ! Je n’ai pas le temps d’y réfléchir très longtemps, sous les coups répétés de mes deux amants, un nouvel orgasme me submerge.
Encore à moitié sonnée, je les sens jouir l’un après l’autre, m’inondant de leur semence.
Reprenant mon souffle, je pars en titubant dans la salle de bains, laissant longtemps couler l’eau, pour me remettre de tant d’émotion. J’ai mal partout, mes fesses me brûlent, mon sexe est en compote, mes lèvres me font mal, j’ai l’impression qu’elles sont toutes gonflées.
Quelle soirée ! Quelle nuit ! M’être ainsi offerte à nos amis, m’être conduite comme une salope. Malgré tout, je ne regrette rien, surtout pas d’avoir été prise par deux hommes en même temps. Heureuse d’avoir vécu ça au moins une fois, avant mes 40 ans, avant d’être vieille. Je pense à mon mari, sans aucun remords, encore moins de culpabilité. Je n’ai pas envie de le faire souffrir, ce sera mon jardin secret.
C’est bien fini maintenant, il faut que je parte. Je m’habille comme je peux, leur laissant ma culotte qui est dans un tel état que je préfère ne rien mettre.
En me déposant devant mon immeuble, Jacques me fait une bise bien chaste, il me fera signe pour me donner les photos et les vidéos sur une clé USB, en souvenir. C’est alors que je prends conscience qu’ils ont immortalisé cette soirée sans que je ne m’en rende vraiment compte.
Trois jours plus tard, Pierre me téléphone pour me demander si je suis libre, il veut me montrer les belles images qu’il a prises. Il me propose de nous retrouver chez lui après le travail.
Je comprends immédiatement ce qu’il souhaite, je ne suis pas contre. Malheureusement, mon mari doit rentrer en fin d’après-midi. « Alors à midi, à la pause-déjeuner ? » J’accepte un peu trop vite, encore excitée par la pensée de notre dernière soirée.
J’aurais dû me douter que Jacques serait là lui aussi, ce n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.
Un verre à la main, nous regardons les photos et les vidéos de mes exploits sur son ordinateur. J’y apparais en toute impudeur, faisant l’amour avec deux hommes, dans toutes les positions. Les images sont crues, j’ai l’impression de rougir en me voyant. Dire que ça me laisse indifférente serait mensonge, eux non plus. Ils sortent leurs sexes et me font comprendre ce qu’ils attendent. Je les suce passant de l’un à l’autre, des fantasmes plein la tête. Tous les deux jouissent rapidement dans ma bouche, un réflexe, j’avale afin de ne pas risquer de salir mes vêtements.
Je ne veux pas m’éterniser, je dois retourner au travail. Ils m’embrassent, me caressent et veulent me voir nue avant de partir. Très excitée, je me déshabille voluptueusement, appréciant leur regard. Il n’en reste pas là. La tête me tourne, je ne sais plus ce que je fais. Quel pied ! par devant, par derrière, seul ou à deux, un vrai festival. Vite une douche rapide et j’y vais. Il va falloir que je trouve une excuse pour mon retard.
En partant, Pierre me tend une clé USB avec les images que nous venons de regarder, et rajoute « J’ai mis aussi celle que je viens de prendre », je n’avais pas remarqué que cette fois encore, ils avaient immortalisé nos ébats.
Chez nous, je range la clé USB dans mon tiroir, en me jurant de tout effacer, pour ne pas laisser de trace.
Le soir même, je suis heureuse quand mon mari arrive. Vraiment heureuse. Tout est oublié. Mais j’ai encore les lèvres qui me brûlent quand il m’embrasse. Le soir même, je dois le repousser le plus gentiment possible, c’est au-dessus de mes forces. Pour me faire pardonner, je me blottis amoureusement dans ses bras.
Pendant trois jours, chaque fois qu’il me touche, je ressens des douleurs. Mes lèvres, mes seins, mon anus sont douloureux, je n’ose imaginer s’il me baisait. J’en ai pourtant envie. Je dois inventer un tas de raisons, il croit tous mes mensonges, sans discuter, par amour. Je suis triste de lui imposer cette abstinence, mais mon corps refuse.
Me sentant un peu mieux, c’est moi qui vais au-devant de lui, en regardant un film à la télé. Je l’embrasse, il me déshabille devant l’écran, me caresse, je le suce en faisant attention à faire comme d’habitude, pour qu’il ne détecte pas de changement. Il m’entraîne dans notre chambre, nous ne verrons pas la fin du film. Quel orgasme ! Je reste sans force. Je ne sais pas si c’est sa performance ou le souvenir de Jacques et de Pierre, car bien sûr, je pensais à eux pendant que Michel me faisait l’amour.
Sous la douche, comme deux jeunes mariés, je le prends dans ma bouche, mais il est trop fatigué pour aller au bout des choses.
La vie reprend, comme avant, comme avant le passage de Jacques et de Pierre. Eux, c’est le passé. Je suis heureuse que Michel veuille toujours de moi avec autant de fougue, autant d’amour.
Ce soir, il semble songeur. Il vient de m’annoncer avoir beaucoup de travail et qu’il devra partir tôt demain matin, un déplacement de quelques jours. Une fois couché, il s’endort rapidement, trop fatigué, j’aurais pourtant aimé… Mon pauvre chéri travaille trop.
J’espère que Jacques et Pierre ne vont pas apprendre son absence, malgré mon fils, ils voudront me revoir.
Le soir même, je profite de son absence pour effacer les photos de mon infidélité, je n’ose même plus les regarder, pour me persuader qu’il ne s’est rien passé. Pourtant vide, je casse la clé USB avant qu’elle n’atterrisse dans la poubelle. Voilà, personne ne saura jamais. J’espère aussi leur discrétion. Un petit appel à Jacques pour lui demander de les effacer. Là, je tombe de haut, il éclate de rire :
- Effacer ces belles photos ? Non, ce sont de trop beaux souvenirs.
Et devant mon silence, il rajoute :
- Alors, on se revoit quand ?
- Jamais, c’est fini. Je suis mariée… c’était bien, mais il faut oublier.
- Oublier ? Non voyons, pas avec de si beaux souvenirs.
- …
- A bientôt !
Sans répondre, je raccroche, ne sachant plus quoi faire, ni quoi penser. J’ai peur, peur de moi, peur de ne pas avoir la force de leur dire non.
---oOo---
Durant toute la semaine, Jacques et Pierre se relaient pour me relancer, un coup de fil, un SMS. Je pensai pourtant avoir été claire, je ne veux pas m’installer dans une relation durable, surtout avec deux hommes. Heureusement que mon mari est en déplacement, il aurait sûrement eu des doutes avec tous ces appels.
Mon anniversaire arrive, j’aurai 40 ans dans une semaine. Dimanche, nous irons chez nos amis, petite fiesta pour passer ce cap important dans la vie d’une femme.
Surprise, en rentrant ce soir de déplacement, mon mari ouvre une bouteille de champagne, il a même acheté du foie gras. « Bon anniversaire » me dit-il en posant ses lèvres sur les miennes.
- Mais ? C’est dans une semaine.
- Je dois encore partir en déplacement la semaine prochaine, autant le fêter maintenant, tous les deux. Ce jour est un tournant dans nos vies, dans notre couple… À la tienne, me dit-il en me tendant une coupe.
Un peu étonnée de tant d’emphase, je lui souris, il m’embrasse. Un peu mystérieux, il me tend une grande enveloppe avec écrit dessus « 40 ans, une nouvelle vie commence ».
Fébrilement, j’ouvre l’enveloppe espérant trouver des billets pour une destination lointaine. Au lieu de quoi, je découvre un paquet de photos, un simple coup d’œil « Mon Dieu… Non ! ». Je ne peux m’empêcher de les regarder. Je ne me reconnais pas. Impossible, c’est vraiment moi ? Dans la voiture, sur un lit, suçant Jacques, baisé par Pierre, les embrassant, endormie nue à côté d’un homme nu, les preuves de ma trahison s’étalent devant moi. Il y a même un gros plan, deux hommes plantés en moi. La honte !
Je détourne les yeux, en bafouillant :
- Mais… Mais… Laisse-moi t’expliquer.
- Est-ce bien utile ? Ces photos parlent d’elles-mêmes.
En pleurant, je lui explique la soirée au restaurant, le retour en voiture, j’avais trop bu :
- Je ne savais plus ce que je faisais. Ils en ont profité. C’est leur faute, de vrais salauds.
- Ils cherchaient une fille facile pour la nuit, ils t’ont trouvée.
- Oh ! Non ! Tu me connais tout de même.
- Je croyais te connaître. Vu ce que je vois, ils n’ont pas dû être déçus. Tu ne leur as rien refusé… Ça t’arrive souvent quand je suis en déplacement ?
- Non, jamais. Une fois, juste cette fois.
- Juste une fois ? Tu oublies que les photos sont datées. Tu étais saoule aussi la seconde fois ? Ils t’ont forcée à retourner chez Jacques ? Et depuis, tu les as revus ?
- Non. Pardonne-moi, ça ne se reproduira plus jamais, je te le jure.
- Si encore, tu m’avais avoué ton… dérapage, ça n’aurait été que des mots, mais ces images de toi, je ne peux les oublier. Je ne pourrais plus jamais te toucher. D’ailleurs, tu as dû t’en apercevoir ces derniers jours.
- Je croyais que tu étais fatigué par ton travail, tes déplacements.
- Je ne travaille pas depuis une semaine. J’ai pris quelques jours d’arrêt pour me remettre de ta trahison. Je ne suis pas parti en déplacement, j’étais à l’hôtel. Je ne voulais plus te voir.
- Oh !
- Tu m’as terriblement déçu.
Je ne sais plus quoi dire, quoi faire. Je me sens bête :
- Co… Comment as-tu eu ces photos ? Ce sont eux ?
- Je cherchais des ciseaux, je suis allé voir dans ton tiroir, j’ai été intrigué par cette clé publicitaire de l’entreprise de Jacques… La curiosité.
- J’ai jeté ces images, je ne voulais rien garder.
- Pourquoi les avoir prises alors ? … Regarde, tu as aussi du courrier.
Je découvre une lettre avec les photos. En voyant qu’elle vient d’un cabinet d’avocats, je sursaute :
- Tu… Tu veux qu’on se sépare ? Et notre fils ?
- Il est bien temps de t’en préoccuper. Je demande la garde alternée. Comme ça, tu pourras t’envoyer en l’air avec qui tu veux, une semaine sur deux.
- Non, ce n’est pas possible.
Il n’a pas le temps de me répondre, mon téléphone sonne. Je jette un regard sur l’écran qui vient de s’allumer « Jacques ». Non, je ne veux pas, c’est fini, fini. J’ai passé du bon temps avec lui, mais c’est trop d’emmerdes… Seconde sonnerie, cette fois, c’est Pierre… Un bip annonce l’arrivée d’un SMS, je ne regarde plus mon téléphone, je ne veux pas lire ce qu’il m’écrit, déjà un second, puis un troisième bip.,. Ils ne me lâchent pas. Bien sûr, ils ne savent pas que Michel a vu leurs photos, ils ne savent pas qu’il sait. Quand vont-ils me laisser tranquille ?
Je n’ai pas bougé, c’est Michel qui m’interpelle :
- Tu ne décroches pas ?
Je lui tends mon téléphone, le laissant lire les messages que je viens de recevoir :
- Je ne veux plus, ne m’abandonne pas.
Sans un mot, il se lève et prend sa veste :
- Que fais-tu ?
- Je pars. Mes affaires sont dans la voiture. Tu vas pouvoir les revoir à ta guise.
- Non, je me fous de ces types, c’est toi que j’aime.
- Trop tard pour t’en apercevoir… Tu donneras le bonjour à nos amis et à tes amants, ils t’attendent chez Lucie pour fêter tes 40 ans.
La porte qui claque me fait comprendre que rien ne sera plus comme avant. J’espère encore qu’il va revenir, qu’il va me pardonner.
En colère, j’envoie un message rageur à Jacques et à Pierre :
- Foutez-moi la paix, mon mari sait tout… Foutez-moi la paix.
Je m’écroule sur note lit, sans avoir la force de pleurer. Tout est de ma faute.
---oOo---
La nuit fut difficile, j'ai eu beaucoup de mal à m’endormir. Au réveil, je crois avoir rêvé, un mauvais rêve. Ce n’est pas possible, Michel n’a pas pu m’abandonner.
Triste anniversaire ! Impossible de me rendre chez Lucie, à la fête que Michel avait organisée avec elle pour mes 40 ans. Elle va m’en vouloir, je n’ai pas la force de l’appeler ou de lui envoyer un message d’explication, j’ai même coupé mon téléphone.
Quelques jours plus tard, Lucie m’a appris, que, bien entendu, Michel n’y était pas, mais le plus étonnant était l’absence de Jacques et de Pierre, amis de longue date. Eux non plus n’ont pas donné d’explication. Depuis, ils ne m’ont plus jamais importunée, plus d’appel, plus de message. Ils ont dû comprendre et faire profil bas. J’en suis soulagée. Bon débarras !
Plusieurs années après, un peu par hasard, j’ai appris que Jacques était parti à l’étranger après la faillite de son entreprise, et Pierre a été vu boitant dans les rues de Bordeaux, je n’ai jamais su ce qui lui était arrivé.
Michel a eu plus de chance. Il a rencontré Élodie avec qui il a eu deux beaux enfants, un garçon et une fille, le choix du roi. Ils s’entendent très bien avec notre fils, que Michel garde toujours une semaine sur deux.
Et moi ?
Je suis seule. J’ai tout gâché. En perdant Michel, j’ai perdu mon amour, mais aussi tous mes amis.
40 ans, une nouvelle vie a commencé pour moi, certainement pas celle que j’espérais.
40 ans, le meilleur âge pour une femme, on dit qu’une nouvelle vie commence. Ça se fête. Je me doute que Michel, mon mari, me prépare une surprise avec nos amis. Mais chut, je ne sais rien. Il a trouvé une vague excuse pour réserver ce dimanche. Quel cadeau aura-t-il trouvé ? Sûrement un voyage, peut-être aux Baléares, pour nous rappeler notre voyage de noces. Il est tellement romantique mon chéri.
Aujourd’hui, je suis au calme, ce sont les congés scolaires, notre fils est chez mes parents. Nous avons envisagé de lui donner une sœur, mais à mon âge, j’hésite. Michel a juste choisi cette date pour partir quelques jours en déplacement, il est vrai qu’il ne fait pas ce qu’il veut, boulot, boulot.
Enfin seule, je pensais pouvoir me reposer à ma guise. C’était sans compter sur mon amie Lucie qui m’invite au restaurant avec quelques amis.
Le repas se déroule dans une joyeuse ambiance, les bonnes bouteilles se succèdent. Au dessert, le garçon nous offre un petit verre d’un alcool local. Un peu fort pour moi, ça chauffe à l’intérieur. Comme il faut s’y attendre, les hommes parlent trop fort, les blagues fusent, toutes plus graveleuses les unes que les autres. Ce qui, bien sûr, nous fait glousser.
En partant, Julien propose de continuer la soirée en boîte. La tête me tourne, je préfère rentrer. Jacques et Pierre se proposent de me raccompagner. Annie en profite pour leur demander si elle peut aussi profiter de leur voiture.
En me levant, j’ai un peu de mal à garder mon équilibre et à marcher droit, heureusement la fraîcheur de l’air me dégrise un peu. Galants, ils proposent à Annie de monter à l’avant, je partage la banquette arrière avec Pierre.
Il s’est assis un peu près de moi, je sens son bras contre le mien, sa cuisse contre la mienne. Bof, j’y fais à peine attention. Annie semble somnoler, seul Jacques parle, enfin il cite les rues par où il doit passer. Quinze minutes plus tard, nous sommes devant le domicile d’Annie que Jacques se propose d’accompagner jusqu’à sa porte.
Pierre n’a pas bougé, moi non plus. Il reste contre moi, je me fais la réflexion qu’il est un peu trop près, sans rien oser lui dire. Dans le fond, ce n’est pas désagréable. La voiture redémarre, Jacques ne dit plus rien. Négligemment, Pierre pose sa main sur ma cuisse. Sans réaction de ma part, il accentue un peu la pression. Je me sens bien. Il se penche, petit baiser dans le cou. Ce n’est pas bien grave, c’est même flatteur. Sa main remonte vers mes seins et me caresse du bout des doigts. Je ferme les yeux, un doux frisson me parcourt. Encouragé, il défait un bouton de mon chemisier, je tremble en sentant ses doigts sur ma peau.
La voiture a ralenti, elle s’arrête. Je ne sais pas où nous sommes, des voitures autour de nous, un parking. Jacques vient nous rejoindre sur la banquette arrière, me voilà entre deux hommes assis de chaque côté, leurs mains frôlant mes cuisses, mes seins. Je les laisse faire, quelques caresses, ce n’est pas bien méchant, je saurais m’arrêter si ça va trop loin, ils ne vont pas me violer tout de même.
On dirait que Jacques veut rattraper le temps perdu. Il pose ses lèvres sur les miennes, je me retourne faussement outrée en riant. Comme une nouvelle blague, il m’embrasse d’abord gentiment, puis un long baiser profond qui m’enflamme. Je ne sais plus où je suis, je m’abandonne entre leurs bras.
Je passe alors d’une bouche à l’autre, sentant leur désir contre mes cuisses. Leurs mains se font de plus en plus hardies. Jacques remonte ma jupe, tandis que Pierre, ayant défait un à un les boutons de mon chemisier, s’attaque à mon soutien-gorge. Je me laisse faire, comme dans un rêve. Un reste de lucidité me fait penser à la folie de la situation, mais je suis dans un autre monde, plus de mari, plus d’enfant, hors du temps.
Un réflexe, j’écarte un peu les jambes pour laisser leurs mains remonter le long de mes cuisses et se glisser sous ma culotte.
Les yeux fermés, chemisier entièrement ouvert, soutien-gorge autour du cou, jupe relevée jusqu’à la taille, je m’abandonne à leurs yeux, à leurs mains, à leurs bouches. Ils me caressent, m’embrassent, me pénètrent de leurs doigts. D’un coup, sans mis attendre, cambrée, je jouis en poussant un long cri et retombe épuisée sur le siège. Mes amis se regardent, contents d’eux.
C’est le déclic, Jacques ouvre son pantalon, laissant apparaître un sexe bien raide, décalotté. Fascinée, sans hésitation, je plonge en avant prenant sa bite dans la bouche. Je le suce avec avidité, pour mon plaisir autant que pour le sien. Je le sens grossir, prêt à éjaculer. Je me retire rapidement, il n’a que le temps de poser son mouchoir sur son gland pour éviter d’arroser sa voiture. Son sourire me prouve sa satisfaction. Je suis fière de moi.
Pierre ne veut pas être en reste, il bande autant que son ami. Jacques se remet au volant, tandis que je suce Pierre comme je viens de le faire avec Jacques, avec autant de plaisir. Je ne sais pas pourquoi, je le laisse jouir dans ma bouche, et j’avale, chose que je ne fais jamais avec Michel. Cette fois, je suis moins fière, mais impossible de vraiment regretter ce moment de plaisir.
- Allez les mecs, maintenant, vous me ramenez chez moi.
Pas de réponse.
La voiture s’arrête, ce n’est pas chez moi. Je reconnais l’entrée d’un petit immeuble résidentiel, l’appartement de Jacques. Je comprends que pour eux, la soirée n’est pas finie.
Je les suis sans me poser de question, sachant très bien ce qui va se passer. En franchissant la porte, j’ai une pensée pour mon mari, s’il savait ! Heureusement, il n’en saura jamais rien.
A peine entrés, alors que Jacques prépare de quoi se désaltérer, Pierre me déshabille en un tour de main, me fait allonger sur le canapé et, sans plus attendre, il me pénètre d’un seul coup. Je sursaute, le sexe de Pierre au fond de moi me fait haleter. C’est la première fois depuis longtemps que je sens un autre sexe que celui de mon mari.
Je n’ai pas le temps de culpabiliser, ça me plaît, j’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais. Lorsque Pierre jouit en moi, un orgasme fulgurant me secoue, me laissant inconsciente. Jacques prend la suite. Je suis prête à accepter toutes leurs folies, tous leurs désirs.
Pendant que Jacques me baise, leurs mains ne restent pas inactives. Pierre reprend ses explorations, investissant mon cul avec ses doigts. Moi qui pensais en avoir terminé, je sens son sexe contre mes fesses. Il attend que son ami jouisse en moi pour m’entraîner dans la chambre.
Nous nous écroulons tous les trois sur le lit. Leurs caresses reprennent de plus belle.
C’est alors que je sens dans mon dos Pierre s’appuyer contre moi. Devant mon peu de résistance, il m’écarte les fesses et s’enfonce en moi doucement. Le plaisir est tel que mes forces m’abandonnent, je m’endors sans même avoir le temps d’aller dans la salle de bain.
Au cours de la nuit, Prise d’une envie pressante, telle une somnambule, je me lève pleine de courbatures. En revenant, je constate avoir dormi nue entre ces deux mâles. Je reprends ma place, me collant à eux, me souvenant du plaisir qu’ils m’ont donné.
Je suis réveillé par des mains que je commence à connaître. Ils bandent tous les deux, et me le font savoir. Je ne veux rien leur refuser. Ils investissent ma bouche l’un après l’autre, je retrouve avec plaisir les sensations de la veille.
Leurs mains me fouillent partout, elles me font comprendre qu’ils ont une idée bien précise en tête. Ils ne sont certainement pas à leur coup d’essai. Jacques s’allonge sur le dos, il m’aide à le chevaucher en me soulevant pour me faire redescendre sur son sexe. Dans mon dos, Pierre me prépare avec un doigt. Bien vite, je le sens s’introduire lentement. C’est donc ça, être prise en sandwich ! Je n’ai pas le temps d’y réfléchir très longtemps, sous les coups répétés de mes deux amants, un nouvel orgasme me submerge.
Encore à moitié sonnée, je les sens jouir l’un après l’autre, m’inondant de leur semence.
Reprenant mon souffle, je pars en titubant dans la salle de bains, laissant longtemps couler l’eau, pour me remettre de tant d’émotion. J’ai mal partout, mes fesses me brûlent, mon sexe est en compote, mes lèvres me font mal, j’ai l’impression qu’elles sont toutes gonflées.
Quelle soirée ! Quelle nuit ! M’être ainsi offerte à nos amis, m’être conduite comme une salope. Malgré tout, je ne regrette rien, surtout pas d’avoir été prise par deux hommes en même temps. Heureuse d’avoir vécu ça au moins une fois, avant mes 40 ans, avant d’être vieille. Je pense à mon mari, sans aucun remords, encore moins de culpabilité. Je n’ai pas envie de le faire souffrir, ce sera mon jardin secret.
C’est bien fini maintenant, il faut que je parte. Je m’habille comme je peux, leur laissant ma culotte qui est dans un tel état que je préfère ne rien mettre.
En me déposant devant mon immeuble, Jacques me fait une bise bien chaste, il me fera signe pour me donner les photos et les vidéos sur une clé USB, en souvenir. C’est alors que je prends conscience qu’ils ont immortalisé cette soirée sans que je ne m’en rende vraiment compte.
Trois jours plus tard, Pierre me téléphone pour me demander si je suis libre, il veut me montrer les belles images qu’il a prises. Il me propose de nous retrouver chez lui après le travail.
Je comprends immédiatement ce qu’il souhaite, je ne suis pas contre. Malheureusement, mon mari doit rentrer en fin d’après-midi. « Alors à midi, à la pause-déjeuner ? » J’accepte un peu trop vite, encore excitée par la pensée de notre dernière soirée.
J’aurais dû me douter que Jacques serait là lui aussi, ce n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.
Un verre à la main, nous regardons les photos et les vidéos de mes exploits sur son ordinateur. J’y apparais en toute impudeur, faisant l’amour avec deux hommes, dans toutes les positions. Les images sont crues, j’ai l’impression de rougir en me voyant. Dire que ça me laisse indifférente serait mensonge, eux non plus. Ils sortent leurs sexes et me font comprendre ce qu’ils attendent. Je les suce passant de l’un à l’autre, des fantasmes plein la tête. Tous les deux jouissent rapidement dans ma bouche, un réflexe, j’avale afin de ne pas risquer de salir mes vêtements.
Je ne veux pas m’éterniser, je dois retourner au travail. Ils m’embrassent, me caressent et veulent me voir nue avant de partir. Très excitée, je me déshabille voluptueusement, appréciant leur regard. Il n’en reste pas là. La tête me tourne, je ne sais plus ce que je fais. Quel pied ! par devant, par derrière, seul ou à deux, un vrai festival. Vite une douche rapide et j’y vais. Il va falloir que je trouve une excuse pour mon retard.
En partant, Pierre me tend une clé USB avec les images que nous venons de regarder, et rajoute « J’ai mis aussi celle que je viens de prendre », je n’avais pas remarqué que cette fois encore, ils avaient immortalisé nos ébats.
Chez nous, je range la clé USB dans mon tiroir, en me jurant de tout effacer, pour ne pas laisser de trace.
Le soir même, je suis heureuse quand mon mari arrive. Vraiment heureuse. Tout est oublié. Mais j’ai encore les lèvres qui me brûlent quand il m’embrasse. Le soir même, je dois le repousser le plus gentiment possible, c’est au-dessus de mes forces. Pour me faire pardonner, je me blottis amoureusement dans ses bras.
Pendant trois jours, chaque fois qu’il me touche, je ressens des douleurs. Mes lèvres, mes seins, mon anus sont douloureux, je n’ose imaginer s’il me baisait. J’en ai pourtant envie. Je dois inventer un tas de raisons, il croit tous mes mensonges, sans discuter, par amour. Je suis triste de lui imposer cette abstinence, mais mon corps refuse.
Me sentant un peu mieux, c’est moi qui vais au-devant de lui, en regardant un film à la télé. Je l’embrasse, il me déshabille devant l’écran, me caresse, je le suce en faisant attention à faire comme d’habitude, pour qu’il ne détecte pas de changement. Il m’entraîne dans notre chambre, nous ne verrons pas la fin du film. Quel orgasme ! Je reste sans force. Je ne sais pas si c’est sa performance ou le souvenir de Jacques et de Pierre, car bien sûr, je pensais à eux pendant que Michel me faisait l’amour.
Sous la douche, comme deux jeunes mariés, je le prends dans ma bouche, mais il est trop fatigué pour aller au bout des choses.
La vie reprend, comme avant, comme avant le passage de Jacques et de Pierre. Eux, c’est le passé. Je suis heureuse que Michel veuille toujours de moi avec autant de fougue, autant d’amour.
Ce soir, il semble songeur. Il vient de m’annoncer avoir beaucoup de travail et qu’il devra partir tôt demain matin, un déplacement de quelques jours. Une fois couché, il s’endort rapidement, trop fatigué, j’aurais pourtant aimé… Mon pauvre chéri travaille trop.
J’espère que Jacques et Pierre ne vont pas apprendre son absence, malgré mon fils, ils voudront me revoir.
Le soir même, je profite de son absence pour effacer les photos de mon infidélité, je n’ose même plus les regarder, pour me persuader qu’il ne s’est rien passé. Pourtant vide, je casse la clé USB avant qu’elle n’atterrisse dans la poubelle. Voilà, personne ne saura jamais. J’espère aussi leur discrétion. Un petit appel à Jacques pour lui demander de les effacer. Là, je tombe de haut, il éclate de rire :
- Effacer ces belles photos ? Non, ce sont de trop beaux souvenirs.
Et devant mon silence, il rajoute :
- Alors, on se revoit quand ?
- Jamais, c’est fini. Je suis mariée… c’était bien, mais il faut oublier.
- Oublier ? Non voyons, pas avec de si beaux souvenirs.
- …
- A bientôt !
Sans répondre, je raccroche, ne sachant plus quoi faire, ni quoi penser. J’ai peur, peur de moi, peur de ne pas avoir la force de leur dire non.
---oOo---
Durant toute la semaine, Jacques et Pierre se relaient pour me relancer, un coup de fil, un SMS. Je pensai pourtant avoir été claire, je ne veux pas m’installer dans une relation durable, surtout avec deux hommes. Heureusement que mon mari est en déplacement, il aurait sûrement eu des doutes avec tous ces appels.
Mon anniversaire arrive, j’aurai 40 ans dans une semaine. Dimanche, nous irons chez nos amis, petite fiesta pour passer ce cap important dans la vie d’une femme.
Surprise, en rentrant ce soir de déplacement, mon mari ouvre une bouteille de champagne, il a même acheté du foie gras. « Bon anniversaire » me dit-il en posant ses lèvres sur les miennes.
- Mais ? C’est dans une semaine.
- Je dois encore partir en déplacement la semaine prochaine, autant le fêter maintenant, tous les deux. Ce jour est un tournant dans nos vies, dans notre couple… À la tienne, me dit-il en me tendant une coupe.
Un peu étonnée de tant d’emphase, je lui souris, il m’embrasse. Un peu mystérieux, il me tend une grande enveloppe avec écrit dessus « 40 ans, une nouvelle vie commence ».
Fébrilement, j’ouvre l’enveloppe espérant trouver des billets pour une destination lointaine. Au lieu de quoi, je découvre un paquet de photos, un simple coup d’œil « Mon Dieu… Non ! ». Je ne peux m’empêcher de les regarder. Je ne me reconnais pas. Impossible, c’est vraiment moi ? Dans la voiture, sur un lit, suçant Jacques, baisé par Pierre, les embrassant, endormie nue à côté d’un homme nu, les preuves de ma trahison s’étalent devant moi. Il y a même un gros plan, deux hommes plantés en moi. La honte !
Je détourne les yeux, en bafouillant :
- Mais… Mais… Laisse-moi t’expliquer.
- Est-ce bien utile ? Ces photos parlent d’elles-mêmes.
En pleurant, je lui explique la soirée au restaurant, le retour en voiture, j’avais trop bu :
- Je ne savais plus ce que je faisais. Ils en ont profité. C’est leur faute, de vrais salauds.
- Ils cherchaient une fille facile pour la nuit, ils t’ont trouvée.
- Oh ! Non ! Tu me connais tout de même.
- Je croyais te connaître. Vu ce que je vois, ils n’ont pas dû être déçus. Tu ne leur as rien refusé… Ça t’arrive souvent quand je suis en déplacement ?
- Non, jamais. Une fois, juste cette fois.
- Juste une fois ? Tu oublies que les photos sont datées. Tu étais saoule aussi la seconde fois ? Ils t’ont forcée à retourner chez Jacques ? Et depuis, tu les as revus ?
- Non. Pardonne-moi, ça ne se reproduira plus jamais, je te le jure.
- Si encore, tu m’avais avoué ton… dérapage, ça n’aurait été que des mots, mais ces images de toi, je ne peux les oublier. Je ne pourrais plus jamais te toucher. D’ailleurs, tu as dû t’en apercevoir ces derniers jours.
- Je croyais que tu étais fatigué par ton travail, tes déplacements.
- Je ne travaille pas depuis une semaine. J’ai pris quelques jours d’arrêt pour me remettre de ta trahison. Je ne suis pas parti en déplacement, j’étais à l’hôtel. Je ne voulais plus te voir.
- Oh !
- Tu m’as terriblement déçu.
Je ne sais plus quoi dire, quoi faire. Je me sens bête :
- Co… Comment as-tu eu ces photos ? Ce sont eux ?
- Je cherchais des ciseaux, je suis allé voir dans ton tiroir, j’ai été intrigué par cette clé publicitaire de l’entreprise de Jacques… La curiosité.
- J’ai jeté ces images, je ne voulais rien garder.
- Pourquoi les avoir prises alors ? … Regarde, tu as aussi du courrier.
Je découvre une lettre avec les photos. En voyant qu’elle vient d’un cabinet d’avocats, je sursaute :
- Tu… Tu veux qu’on se sépare ? Et notre fils ?
- Il est bien temps de t’en préoccuper. Je demande la garde alternée. Comme ça, tu pourras t’envoyer en l’air avec qui tu veux, une semaine sur deux.
- Non, ce n’est pas possible.
Il n’a pas le temps de me répondre, mon téléphone sonne. Je jette un regard sur l’écran qui vient de s’allumer « Jacques ». Non, je ne veux pas, c’est fini, fini. J’ai passé du bon temps avec lui, mais c’est trop d’emmerdes… Seconde sonnerie, cette fois, c’est Pierre… Un bip annonce l’arrivée d’un SMS, je ne regarde plus mon téléphone, je ne veux pas lire ce qu’il m’écrit, déjà un second, puis un troisième bip.,. Ils ne me lâchent pas. Bien sûr, ils ne savent pas que Michel a vu leurs photos, ils ne savent pas qu’il sait. Quand vont-ils me laisser tranquille ?
Je n’ai pas bougé, c’est Michel qui m’interpelle :
- Tu ne décroches pas ?
Je lui tends mon téléphone, le laissant lire les messages que je viens de recevoir :
- Je ne veux plus, ne m’abandonne pas.
Sans un mot, il se lève et prend sa veste :
- Que fais-tu ?
- Je pars. Mes affaires sont dans la voiture. Tu vas pouvoir les revoir à ta guise.
- Non, je me fous de ces types, c’est toi que j’aime.
- Trop tard pour t’en apercevoir… Tu donneras le bonjour à nos amis et à tes amants, ils t’attendent chez Lucie pour fêter tes 40 ans.
La porte qui claque me fait comprendre que rien ne sera plus comme avant. J’espère encore qu’il va revenir, qu’il va me pardonner.
En colère, j’envoie un message rageur à Jacques et à Pierre :
- Foutez-moi la paix, mon mari sait tout… Foutez-moi la paix.
Je m’écroule sur note lit, sans avoir la force de pleurer. Tout est de ma faute.
---oOo---
La nuit fut difficile, j'ai eu beaucoup de mal à m’endormir. Au réveil, je crois avoir rêvé, un mauvais rêve. Ce n’est pas possible, Michel n’a pas pu m’abandonner.
Triste anniversaire ! Impossible de me rendre chez Lucie, à la fête que Michel avait organisée avec elle pour mes 40 ans. Elle va m’en vouloir, je n’ai pas la force de l’appeler ou de lui envoyer un message d’explication, j’ai même coupé mon téléphone.
Quelques jours plus tard, Lucie m’a appris, que, bien entendu, Michel n’y était pas, mais le plus étonnant était l’absence de Jacques et de Pierre, amis de longue date. Eux non plus n’ont pas donné d’explication. Depuis, ils ne m’ont plus jamais importunée, plus d’appel, plus de message. Ils ont dû comprendre et faire profil bas. J’en suis soulagée. Bon débarras !
Plusieurs années après, un peu par hasard, j’ai appris que Jacques était parti à l’étranger après la faillite de son entreprise, et Pierre a été vu boitant dans les rues de Bordeaux, je n’ai jamais su ce qui lui était arrivé.
Michel a eu plus de chance. Il a rencontré Élodie avec qui il a eu deux beaux enfants, un garçon et une fille, le choix du roi. Ils s’entendent très bien avec notre fils, que Michel garde toujours une semaine sur deux.
Et moi ?
Je suis seule. J’ai tout gâché. En perdant Michel, j’ai perdu mon amour, mais aussi tous mes amis.
40 ans, une nouvelle vie a commencé pour moi, certainement pas celle que j’espérais.
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4 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Une fin dure, mais très morale!
Aucun regrets... Jusqu'à ce qu'elle se fasse prendre le main dans sac...
Tout perdre pour quelques instants de plaisir...
Et elle a même osé, certes avec un peu de remords, repousser son mari.
La 1ere fois aurait pu passer pour un dérapage, mais la seconde est clairement une faute lourde.
Et que dire des pseudos copains.
Bref, merci pp06 pour cette nouvelle histoire e cocu pas content
W
Tout perdre pour quelques instants de plaisir...
Et elle a même osé, certes avec un peu de remords, repousser son mari.
La 1ere fois aurait pu passer pour un dérapage, mais la seconde est clairement une faute lourde.
Et que dire des pseudos copains.
Bref, merci pp06 pour cette nouvelle histoire e cocu pas content
W
La trahison ça se paie !
Une bien triste histoire!
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