Deux hommes mariés (1)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
Auteur .
  • • 128 récits publiés.
  • • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
  • • L'ensemble des récits érotiques de Tounet39270 ont reçu un total de 371 141 visites.
Récit libertin : Deux hommes mariés (1) Histoire érotique Publiée sur HDS le 10-03-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
Cette histoire de sexe a été affichée 387 fois depuis sa publication.

Couleur du fond :
Deux hommes mariés (1)
Chapitre 1

Mi-juillet. Il fait encore grand jour à 20 h, le soleil est bas, la lumière dorée et brûlante. Je suis Marcus, 42 ans, aide-soignant, brun, yeux noisette, 1 m 71, gay, marié depuis un an et demi, en couple depuis huit ans. Mon mari ne me touche plus depuis plus d’un an. Il m’a trompé, j’ai tout encaissé, j’ai pardonné.
Ce soir-là je craque. J’ouvre Grindr juste pour voir s’il est connecté. Il l’est. À 3 km. Je ferme l’appli, le cœur en vrac. Je la rouvre. Je scrolle.
Un message tombe.

« Salut. Ton regard m’a arrêté net. Simon, 43 ans. »
Profil : pas de visage. Juste un torse à mi-corps en boxer gris, peau claire, ventre plat, léger duvet blond qui descend vers le bas. Phrase : « Travail dans le social avec des enfants. Marié. Besoin de vrai. » Distance : 30 minutes d’habitude, mais ce soir-là il est à 3 km.
Je réponds simplement : « Salut Simon. Marcus, 42 ans. Aide-soignant. »
Il répond aussitôt : « Je suis en congé, posé dans la ville juste à côté de chez toi… 3 km ce soir. Ça change tout. »

Et on parle. Des jours, des nuits. D’abord léger, puis profond. Je lui envoie une photo de moi, torse nu après la douche, lumière douce. Il explose de cœurs, dit que je suis magnifique, que mes yeux le rendent fou. Moi je n’ai toujours rien de son visage. Il dit blond, yeux bleus, lunettes, taille normale. Il garde la surprise. Je panique en silence.
Au bout d’une semaine il lâche : « Marcus… je suis marié à une femme depuis quinze ans. Quatre enfants. Je peux plus faire semblant. Et toi ? »
Je respire un grand coup et j’avoue enfin : « Marié à un mec depuis un an et demi. En couple depuis huit ans. Et… ça va plus du tout. »
Il répond juste : « Je sais exactement ce que tu ressens. »
Un mardi soir, il tape : « Demain je suis encore là. Mercredi. J’ai besoin de te voir. En vrai. On peut ? »
Je tape « oui » avant que la peur me rattrape.

Ce mercredi, je termine à 20 h précises. Je file aux vestiaires, douche rapide, eau brûlante puis glacée pour me réveiller et calmer la boule au ventre. Je me savonne deux fois, comme si je pouvais laver la peur avec. Jean slim noir, chemise bleu marine ouverte sur deux boutons, un nuage de parfum. Un dernier regard dans le miroir : j’ai l’air vivant, au moins.

Je monte en voiture. Le snack-bar est à cinq minutes à peine de l’hôpital, juste après le rond-point, sur la départementale. Simon m’a dit : « Ils ont des tables dehors, on sera tranquilles. »
Je me gare sur le parking gravillonné. Il fait encore clair, le ciel est orange, le néon rouge « Ouvert » clignote déjà. Et je le vois tout de suite.

Il est assis à une table en bois, à l’ombre d’un parasol fatigué. Blond, lunettes fines, t-shirt gris clair qui moule exactement le torse de la photo de profil. Il lève la tête en m’entendant arriver et son sourire explose. Il se lève d’un bond, un peu maladroit, tellement heureux.
« Marcus ? » Je hoche la tête, la gorge nouée. Il fait deux pas, me regarde de haut en bas, les yeux brillants. « Putain… t’es encore plus beau qu’en photo. » Il rougit derrière ses lunettes.
Je ris, soulagé. « Toi t’as triché grave. J’ai flippé toute la journée. » « Je t’avais prévenu : la surprise », répond-il en haussant les épaules, malicieux.
Il me tend la main, puis lâche un petit rire nerveux et me prend direct dans ses bras. Une étreinte courte, chaude, vraie. Son parfum léger me rentre dedans et l’appréhension s’envole en fumée.

On s’assoit. On commande deux bières pression. On parle. On ne s’arrête plus. Nos genoux se touchent sous la petite table, aucun de nous ne recule. Nos doigts se frôlent quand on attrape nos verres. On rit, on chuchote, on se regarde comme si on se connaissait depuis toujours. Il me parle de ses quatre enfants avec une tendresse qui me fait fondre. Je lui raconte mon mari qui dort dans le canapé depuis des mois. La culpabilité est là, mais tellement plus petite que le reste.
Le temps file. À 20 h 55 la serveuse sort : « On ferme à 21 h les gars, désolée. » On se regarde. On n’a pas envie que ça s’arrête.
Je prends mon courage à deux mains et je lui dis doucement : « Tu… tu veux pas qu’on aille dans un endroit plus calme pour continuer à parler ? »
Il me regarde une seconde, les yeux brillants, et sourit. « Oui. Chez moi c’est pas possible, mais… j’ai la voiture. On trouve un coin tranquille ? »
Mon cœur fait un bond. Je hoche la tête. « Allons-y. »
On se lève. Le soleil est presque couché, le ciel vire au violet. On monte chacun dans notre voiture, mais on sait déjà qu’on ne va pas rentrer chez nous ce soir.
Pour la première fois depuis plus d’un an, je me sens vivant. Et ce mercredi de juillet, c’est juste le début.

On quitte le snack à 21 h pile. La serveuse baisse le rideau. Je lui dis : « J’ai un endroit à dix minutes. Un belvédère tranquille, personne à cette heure-là, et une vue incroyable sur le lac. Viens. » Il sourit, acquiesce. « Je te suis. »
Je prends la petite route qui monte dans la colline. Il me suit. Le ciel est violet, le soleil vient de disparaître derrière les montagnes. On arrive en haut : parking désert, juste le vent léger et, devant nous, l’immense lac qui s’étend à perte de vue, encore un peu doré sur les bords, sombre au centre.
Simon sort de sa voiture, regarde la vue et rit doucement. « J’ai fait la rando ici ce matin même… Je ne pensais pas y revenir ce soir avec toi. »
On marche un peu, on trouve une table de pique-nique à l’écart, sous les pins, face au lac. On s’assoit côte à côte sur le banc. On continue à parler, mais les mots ralentissent. Nos épaules se touchent. Le silence est lourd, électrique.
Simon pose d’abord ses doigts sur le dos de ma main. Puis sa main entière, chaude, sûre. On se tourne en même temps. Nos regards se verrouillent. On n’a plus besoin de parler.
On s’embrasse. Lentement, profondément, pendant de longues minutes. Ses lèvres, sa langue, ses mains sur mon visage, dans mes cheveux. On se serre fort, comme si on rattrapait tout le temps perdu.
Je glisse du banc, me mets à genoux devant lui. Il me regarde, excité, un peu tremblant. Je défais sa ceinture, descends son jean et son boxer. Sa queue jaillit, énorme, veinée, bien plus impressionnante en vrai que sur la photo qu’il m’avait envoyée. Je reste une seconde bouche bée. Il rit, gêné. Je souris et je commence.
Langue sur le gland, main autour du manche, je le branle doucement en le regardant dans les yeux. Je descends, lui lèche les couilles, les prends en bouche. Il gémit, pose sa main dans mes cheveux sans forcer. Je le reprends, plus profond, plus rythmé. Il gémit mon prénom.
Deux fois, des marcheurs passent au loin sur le sentier. On se fige, je reste la bouche pleine, on attend qu’ils disparaissent en riant nerveusement. Dès qu’ils sont partis, on reprend, encore plus excités.
Pendant plus d’une heure je le suce : lentement, profondément, parfois jusqu’au fond de la gorge. Il tremble, gémit, me caresse les cheveux, le visage.
On s’embrasse encore, goût de lui partout. Il me retourne doucement, baisse mon jean et mon boxer, colle sa queue dure contre mes fesses, frotte lentement en gémissant dans mon cou. Je me cambre, complètement à lui. On reste comme ça longtemps, à frotter, à gémir, à se toucher partout.
Je me remets à genoux. On est clean tous les deux, on se l’était dit. Je murmure : « Jute dans ma bouche. »
Il hoche la tête, les yeux brillants. Quelques mouvements profonds et il jouit, longuement, en énorme quantité. Je prends tout, je l’avale, je continue à le lécher doucement jusqu’à ce qu’il tremble trop.
On se rhabille en s’embrassant encore et encore, comme si on ne pouvait plus s’arrêter. On redescend vers les voitures main dans la main. Le lac est noir maintenant, seul le reflet de la lune le traverse.
Devant ma voiture, il me plaque doucement contre la portière : « C’était… tellement bon, Marcus. Tellement. »
Il m’embrasse une dernière fois, profondément.
On se sépare à regret.
De retour chez moi, mon téléphone vibre.
Simon : [Photo du lac dans la nuit] « Merci pour ce soir. Tiens, mon numéro : 06…….. Tu bosses demain ? »
Moi : « Non, jour de congé. »
Simon : « Rando demain après-midi, juste tous les deux ?
Moi : « Oui. Tout de suite oui. »
On s’écrit encore des heures. On se dit bonne nuit à 1 h 30, les yeux qui brûlent, le cœur en feu.
Demain, il revient. Et moi, je n’ai plus du tout envie que ça s’arrête. Jamais.

Le lendemain matin, je me lève tôt, le cœur déjà en accéléré. Mon mari est encore dans la cuisine, café à la main. « Je sors cet aprèm, je vais faire une rando avec Sophie et les filles », je lâche d’une traite, sans le regarder trop. Il grogne un vague « OK » sans lever les yeux de son téléphone. Comme d’habitude.
À 13 h 17, le message de Simon tombe : « Rendez-vous au parking du sentier des Crêtes, celui juste après le village. J’arrive. »
Je suis déjà là quand sa voiture grise se gare. Il sort, short kaki, t-shirt bleu clair, sac à dos léger, lunettes de soleil accrochées au col. Il me sourit comme si on ne s’était jamais quittés. On s’embrasse direct, vite, comme si on avait peur que quelqu’un nous voie, puis plus lentement, plus profondément.
On attaque la rando : 12 km, 700 m de dénivelé. Moi qui marche presque jamais, je sens déjà mes cuisses tirer au bout d’un kilomètre. Mais je tiens. Parce qu’il est là, à côté de moi, et qu’on parle. Vraiment.
On parle de tout. De nos enfances pourries, de nos silences, de nos peurs. À mi-parcours, sur un replat avec vue sur le lac, il s’arrête net, regarde au loin et lâche, la voix basse : « J’ai été agressé quand j’avais 9 ans. Par un cousin. Je l’ai dit à personne pendant des années. À ma femme, je l’ai dit au bout de huit ans de mariage. Et à toi… je te le dis après une journée. »
Je reste figé. Puis je pose ma main sur son bras. « Moi, j’avais 24 ans. Trois mecs, un soir, derrière une boîte. Je n’en ai parlé à personne pendant dix ans. Même pas à mon mari. »
On se regarde. Longtemps. On a la même cicatrice, juste à des endroits différents. Après ça, les mots coulent tout seuls. On pleure presque, on rit aussi, on se serre dans les bras au milieu du sentier, indifférents aux rares randonneurs qui passent.
Trois heures trente plus tard, on arrive en haut, trempés de sueur, les jambes en feu, mais légers comme jamais. On redescend direct au lac. On se met torse nu, on entre dans l’eau froide jusqu’à la taille. On reste là, côte à côte, à parler encore. Rien de sexuel. Juste la peau, l’eau, le silence et les regards. On se tient la main sous l’eau, c’est tout.
Le soir tombe. Il doit repartir demain soir, moi je reprends le boulot à 6 h. On se rhabille, on remonte à la voiture. Devant son coffre ouvert, on s’enlace. Fort. Longtemps. Je sens la boule dans ma gorge, lui aussi. Ses yeux brillent. « Je ne veux pas que tu partes », je murmure. « Moi non plus. »
On s’embrasse encore, lentement, comme si on voulait garder le goût de l’autre pour toujours. On se sépare, la gorge nouée, presque les larmes aux yeux.
Dans la voiture, sur le trajet du retour, mon téléphone vibre déjà.
Simon : « Tu me manques déjà. »
On s’écrit sans arrêt. Photos du lac, voix, mots doux, mots crus, souvenirs de la veille, projets fous. À 2 h 07, il m’envoie : « Dors, mon beau. Je t’embrasse partout. » Je réponds : « Toi aussi. À demain, à dans une semaine, à toujours. »
Je pose le téléphone à 2 h 12. Je ferme les yeux. Pour la première fois depuis des années, je m’endors sans attendre que le vide me bouffe. Parce que maintenant, il y a lui.

Le lendemain, les messages pleuvent toute la journée. Entre deux soins, dans les couloirs, aux toilettes, dans l’ascenseur, dès que j’ai deux secondes, je lis, je réponds, je souris comme un idiot.
Vers 16 h, je le vois connecté sur l’appli. Je tape, un peu jaloux, un peu taquin : « Beau comme t’es, tu dois avoir la boîte qui explose là… Tu vas bien finir par voir d’autres mecs, non ? »
Sa réponse arrive en moins de dix secondes : « Non. Je suis pas comme ça, Marcus. Si je reste connecté ici, c’est juste parce que l’appli se cache facilement. Les SMS, non. Chez moi, c’est trop risqué. Je parle qu’à toi, je regarde que toi. »
Je fixe l’écran, le cœur serré.
Un peu plus tard, un long message tombe.
Simon : « Je te remercie pour tout ce que tu m’as apporté en si peu de temps. Je vais devoir me faire à l’idée que ma petite pause est terminée. Je repars demain soir, et après ça va être compliqué : je roule dans toute la France pour le boulot, parfois deux semaines sans rentrer. Je te redis encore que je suis très heureux d’avoir fait ta connaissance. Je sais qu’on va se revoir, c’est sûr. On ne dirait pas comme ça, mais je suis vraiment touché par notre rencontre. Je veux juste qu’on soit clairs tous les deux : ça ne sera pas une relation simple où on se voit tous les week-ends. Il faut aussi que je prenne le temps d’intégrer tout ça… et putain, ça fait déjà mal. »
Je reste planté dans le couloir de l’hôpital, téléphone dans la main, les yeux qui piquent.
Je relis trois fois. Chaque phrase me tombe dessus comme un caillou dans l’eau : ça fait des cercles de plus en plus grands.
Je tape, les doigts qui tremblent un peu :« Tu sais… Quand j’ai lu ton message, j’ai eu les larmes aux yeux. Moi aussi ça me fait mal de savoir que tu repars, que ça va être rare, que ça va être compliqué. Mais si c’est toi, même une fois par mois, même une fois tous les deux mois, ça me suffira. Parce que ce qu’on a vécu en deux jours, je ne l’ai jamais vécu avec personne. Même pas en huit ans avec lui. Alors oui, prends le temps qu’il te faut. Mais sache que moi, je suis déjà touché. Gravement. Et que je t’attendrai, le temps qu’il faudra. »

Il répond presque aussitôt :
« Bordel Marcus… Tu vas me faire pleurer dans ma voiture là. Je suis exactement pareil. Ce n’était pas juste un coup. Pas pour moi. Jamais. »
Et puis, une minute après :
« Je t’embrasse. Fort. Je pense déjà à la prochaine fois. »
Je ferme les yeux, le téléphone contre ma poitrine. Pour la première fois depuis des années, j’ai peur du futur… mais j’ai surtout hâte qu’il arrive.

Fin du chapitre 1.

Les avis des lecteurs

Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...


Texte coquin : Deux hommes mariés (1)
Histoire sexe : Une rose rouge
Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur de l'histoire.

Dernières histoires érotiques publiées par Tounet39270

Deux hommes mariés (1) - Récit érotique publié le 10-03-2026
Le tentateur (5) - Récit érotique publié le 08-03-2026
Le tentateur (4) - Récit érotique publié le 06-03-2026
Le tentateur (3) - Récit érotique publié le 04-03-2026
Le tentateur (2) - Récit érotique publié le 02-03-2026
Le tentateur (1) - Récit érotique publié le 01-03-2026
Eliott et le garagiste (9 et fin) - Récit érotique publié le 27-02-2026
Eliott et le garagiste (8) - Récit érotique publié le 25-02-2026
Eliott et le garagiste (7) - Récit érotique publié le 23-02-2026
Eliott et le garagiste (6) - Récit érotique publié le 22-02-2026