Elias et Marco (Partie 2/3)

- Par l'auteur HDS CDuvert -
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Récit libertin : Elias et Marco (Partie 2/3) Histoire érotique Publiée sur HDS le 10-04-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Elias et Marco (Partie 2/3)
Jour 6 - Ce que Marco a vu

Le lendemain matin, Léa croisa Marco dans le couloir du premier étage.

Il avait les yeux de quelqu'un qui n'a pas bien dormi, ou qui a dormi et fait des rêves qui ne reposent pas. Il portait deux appareils en bandoulière et une tasse de café dans chaque main, et il lui en tendit une, le geste naturel de quelqu'un qui avait prévu de la croiser.

Elle prit la tasse. Leurs doigts se frôlèrent sur la porcelaine.

— Tu savais que c'était pour moi ? dit-elle.

— J'espérais, dit-il.

Il la regarda une seconde de trop, avec cette façon qu'il avait de cadrer les choses avant de les laisser partir. Puis il descendit l'escalier, et elle l'entendit traverser le hall et sortir dans le jardin.

Elle resta dans le couloir avec sa tasse chaude entre les deux mains, et quelque chose dans sa poitrine fit un mouvement qu'elle ne sut pas tout de suite comment nommer.

***

Jours 7 et 8 - Ce qu'on développe dans le noir

Marco avait une façon particulière de rater ses matins.

Pas comme Elias, qui les ratait bruyamment, en renversant des choses et en s'excusant. Marco les ratait en silence, avec méthode. Il se levait tôt, descendait travailler dans son labo, et perdait le fil du temps jusqu'à ce que la faim ou la lumière qui changeait lui signale qu'il avait manqué quelque chose. Ce matin-là il émergea de la buanderie à onze heures passées, les mains légèrement tachées de révélateur, pour trouver la cuisine vide et le café froid depuis longtemps.

Il but le café froid. Il faisait ça aussi, accepter les choses telles qu'elles arrivaient en retard, sans se plaindre mais sans vraiment s'y résoudre non plus.

Ce qui le dérangeait, il ne l'aurait pas dit clairement. Il avait entendu, la veille au soir, le piano s'arrêter. Puis des sons différents, plus bas, qui montaient de la salle de musique jusqu'à sa chambre. Il avait posé son livre. Il avait regardé le plafond.

Il n'était pas naïf. Il était photographe. Il savait lire ce que les situations disaient sans paroles.

Ce qui le dérangeait n'était pas la jalousie exactement, ou pas seulement. C'était quelque chose de plus ancien en lui, une certitude tranquille et un peu triste qu'il arrivait toujours légèrement après, que les portes se fermaient juste avant qu'il ait eu le temps de frapper.

Il rinça sa tasse, la posa sur l'égouttoir, et alla travailler.

***

La buanderie transformée sentait l'acide et le métal froid. Marco aimait ça, cette odeur qui n'essayait pas d'être agréable, qui était simplement honnête. Il développait en argentique depuis l'adolescence, par obstination autant que par goût, dans un monde où tout était numérique et immédiat. Il y avait quelque chose d'important pour lui dans le fait d'attendre, de ne pas savoir, de laisser la lumière faire son travail dans le noir.

Il plongea la première feuille dans le bac de révélateur.

L'image apparut lentement, comme à chaque fois, avec cette qualité presque miraculeuse que le numérique ne reproduisait pas. Les mains de Léa dans l'argile, les doigts écartés, la matière grise entre les paumes. Il la regarda se préciser, prendre ses contrastes, trouver ses noirs.

Il fit une deuxième feuille. Son profil contre la fenêtre de l'atelier, le menton légèrement baissé, les yeux sur son travail. La lumière dans ses cheveux qui séchaient. Il y avait quelque chose dans cette image qu'il n'avait pas vu dans le viseur, une vulnérabilité douce, pas la fragilité qu'on voudrait protéger mais celle qu'on voudrait rejoindre.

Il épingla les tirages sur le fil tendu en travers de la pièce et les regarda sécher dans la lumière rouge.

Il avait besoin de lui montrer ça. Pas pour impressionner, pour autre chose, quelque chose qu'il n'arrivait pas tout à fait à formuler et qui ressemblait à vouloir être vu en retour.

***

Il frappa à la porte de l'atelier en fin d'après-midi.

Léa leva les yeux depuis son tour. Elle avait les bras couverts d'argile jusqu'aux coudes et une légère trace grise sur la joue. Elle le regarda entrer avec les deux tirages sous le bras et ne dit rien.

Il les posa sur l'établi propre, côte à côte.

Elle s'approcha, les mains devant elle pour ne pas salir les images, et regarda. Longtemps, vraiment. Il attendit debout à côté d'elle, les bras croisés, le regard sur son visage plutôt que sur les photos.

— Je peux les avoir ? dit-elle enfin.

— Certaines, dit-il. Comme la première fois.

Elle leva les yeux vers lui. Un sourire bref, et quelque chose d'autre, une reconnaissance, une chaleur.

— Pourquoi certaines seulement ?

— Parce que les autres sont pour moi.

Elle le regarda encore une seconde. Puis elle prit le tirage du profil et l'approcha de la fenêtre, dans la lumière.

— Je ne me reconnais pas, dit-elle.

— C'est exactement toi.

— Alors je ne me connaissais pas bien.

Il prit la photo des mains et la replaça sur l'établi. Ses doigts effleurèrent les siens dans le mouvement, l'argile fraîche sur sa peau, la chaleur en dessous. Ni l'un ni l'autre ne recula.

Il l'embrassa. Un baiser différent de tout ce qu'elle avait connu récemment, lent et délibéré, qui prenait son temps sans se presser vers autre chose. Sa main se posa contre sa joue, le pouce sur la trace d'argile, et il l'embrassa comme s'il avait décidé que ce moment méritait d'exister pleinement, sans être déjà en route vers le suivant.

Elle sentit ses propres mains posées à plat sur sa poitrine, les paumes sur le tissu de sa chemise, et elle réalisa qu'elle ne savait pas si elle le repoussait ou si elle tenait à quelque chose.

Il s'arrêta. La regarda.

Sa main remonta lentement le long de son bras, de son coude à son épaule, et elle ne recula pas. Il posa les doigts sur sa nuque, sous les cheveux, une pression légère, et l'embrassa à nouveau, plus lentement cette fois, avec moins de retenue.

Elle sentit ses propres mains glisser depuis sa poitrine vers sa ceinture, les doigts qui trouvaient le bord de sa chemise rentrée dans le pantalon, qui la soulevaient. Sa peau sous ses paumes, chaude et lisse, les muscles du ventre qui se contractèrent au contact. Il laissa échapper un souffle contre sa bouche.

Elle défit sa ceinture. Il la laissa faire, immobile, les yeux sur elle, et cette immobilité à lui était une forme de confiance qu'elle reconnut. Sa main referma les doigts sur son sexe déjà dur, et il inclina légèrement la tête en arrière, les mâchoires serrées.

Elle le caressa lentement, apprenant ce qui faisait changer sa respiration, ce qui faisait durcir encore ses mâchoires, ce qui lui valait une pression brève de sa main sur la sienne, pas pour diriger, pour répondre. Il resta debout contre l'établi, les hanches qui avançaient légèrement vers elle malgré lui, et elle aimait ça, ce peu de contrôle qu'elle avait sur quelqu'un d'aussi contrôlé.

Sa main à lui descendit sur sa hanche, trouva la fermeture de son jean, s'y attarda en demandant silencieusement. Elle hocha la tête. Il glissa la main à l'intérieur, les doigts sur sa peau d'abord, puis plus bas, et quand il la toucha elle s'appuya contre lui, le front sur son épaule, un son bref qu'elle n'essaya pas de retenir.

Il la sentait mouillée sous ses doigts, chaude, et il prit son temps, les doigts qui exploraient doucement, qui revenaient sur ce qui la faisait s'appuyer plus fort contre lui. Sa main à elle avait ralenti sur lui, perdait le rythme par moments quand il trouvait le bon endroit, et il y avait quelque chose d'honnête dans cet échange-là, deux corps qui se disaient la vérité sans paroles.

Elle vint doucement, contre son épaule, dans le silence de la chambre noire qui sentait l'acide et le métal, les doigts de Marco en elle, sa main refermée sur lui qui finit ce qu'elle avait commencé, et il répandit sa semence dans sa paume avec un souffle long, les lèvres dans ses cheveux.

Ils restèrent ainsi un moment, les mains encore l'une dans l'autre, les respirations qui se calmaient.

***

— Elias, dit-elle. Ce n'était pas une question, juste un fait dans l'air entre eux.

— Je sais, dit-il.

— Je ne veux pas choisir.

Il eut un silence bref, une contraction légère autour des yeux. Puis il hocha la tête, une fois, et quelque chose dans ce hochement dit qu'il comprenait sans être sûr de ce qu'il allait faire de cette information.

Il reprit les tirages sous le bras et sortit.

Elle resta dans l'atelier, les mains dans l'argile, le goût de lui encore sur les lèvres.

***

Jours 9 et 10 - La tension

Le dîner du huitième soir fut le plus silencieux depuis leur arrivée.

Elias parla trop, comme il le faisait quand quelque chose n'allait pas, des histoires sur des musiciens qu'il avait connus à Berlin, une anecdote sur un concert raté à Hambourg qui aurait dû être drôle et qui tomba légèrement à plat. Marco mangea en regardant son assiette. Léa les regardait l'un après l'autre avec cette attention qu'elle avait, cette façon de lire ce qu'on ne disait pas, et elle ne dit pas grand-chose non plus.

Après le dîner, Elias proposa du grappa. Marco accepta. Ils s'assirent tous les trois sur la terrasse dans le froid du soir avec les petits verres et la bouteille entre eux.

Léa rentra avant les deux hommes, en prétextant la fatigue. Ce n'était pas tout à fait faux.

Les deux hommes restèrent seuls avec la bouteille et le lac noir en dessous. Un moment passa. Elias se resservit.

— Elle t'a parlé ? dit-il enfin.

— Un peu, dit Marco.

— Et tu es quoi, maintenant ?

Marco fit tourner son verre entre les doigts. Il n'aimait pas les questions auxquelles il n'avait pas encore de réponse propre.

— Je ne sais pas. Et toi ?

Elias souffla par le nez, pas un rire. Il regarda le lac.

— Je suis musicien, dit-il. Je compose des choses qui n'ont pas de fin. Je suis exactement le genre d'homme qui n'aurait pas dû tomber sur quelqu'un comme elle.

— Pourquoi ?

— Parce que je vais vouloir la garder et que je ne sais pas garder les choses.

Marco ne répondit rien. C'était honnête. Il reconnaissait l'honnêteté, même quand elle prenait des formes qu'il n'aurait pas choisies pour lui-même.

Il avait son propre problème, symétrique et opposé. Il savait conserver les choses, les images, les moments, les instants figés dans la gélatine argentique. Ce qu'il ne savait pas faire, c'était les laisser vivre.

Ils vidèrent la bouteille sans résoudre quoi que ce soit. Mais en rentrant, il y avait entre eux quelque chose de différent, pas de la complicité encore, plutôt la conscience partagée d'un territoire commun.



Jour 11 - La séance

La séance photo officielle avait été proposée par Marco trois jours plus tôt, sur un ton neutre, pour le site de la résidence. Federica avait trouvé l'idée bonne. Léa avait accepté avec un haussement d'épaules.

Elias s'était invité en disant qu'il s'ennuyait dans sa chambre. C'était probablement faux.

Ils se retrouvèrent dans l'atelier en fin d'après-midi, la lumière rasante du dehors qui entrait en longues lames obliques par les fenêtres. Marco avait installé un réflecteur, déplacé une des tables pour dégager l'espace devant le mur blanchi à la chaux. Elias s'était assis dans le coin avec son carnet, les jambes allongées, l'air de quelqu'un qui observe sans participer.

Marco dirigeait avec des mots courts. Léa obéissait avec une docilité légèrement ironique, tournait la tête, levait le menton, posait les mains sur l'établi. Elle était dans un pull fin, un jean, les cheveux noués au creux de la nuque.

— Défais tes cheveux, dit Marco.

Elle les dénoua. Ils tombèrent sur ses épaules. Il fit plusieurs photos sans parler, en se déplaçant autour d'elle, et elle le suivit des yeux, et dans ses yeux il y avait quelque chose de plus difficile à photographier que le reste, cette façon qu'elle avait de regarder les gens comme si elle cherchait à comprendre ce dont ils avaient besoin.

Dans le coin, Elias ne notait plus rien sur son carnet.

Marco posa l'appareil sur la table.

Il s'approcha, arrangea une mèche sur son épaule, et ses doigts s'attardèrent sur sa nuque. Elle sentit ses poils se lever le long des bras.

Elias se leva du canapé.

Ce qui arriva ensuite n'était pas vraiment prévu. Ou alors si, par quelque chose de plus profond que la prévision.

***

Elias vint se placer derrière elle. Sa bouche sur sa nuque, là où venaient de s'attarder les doigts de Marco. Elle ferma les yeux. Marco devant elle, les mains qui glissaient sur ses hanches, le regard qui attendait sa permission.

Elle hocha la tête, imperceptiblement.

La veste glissa de ses épaules. Les mains des deux hommes sur son corps, qui trouvaient leurs places sans se concerter, avec une coordination instinctive qui la surprit. Marco déboutonnait son pull depuis les épaules pendant qu'Elias le soulevait depuis la taille, et le tissu disparut, et elle était debout entre eux dans le contre-jour de l'atelier, les seins libres dans la lumière de septembre.

Marco la regarda. Pas avec l'œil du photographe, avec autre chose, quelque chose de moins contrôlé. Il posa les mains sur ses seins, les paumes sur sa peau tiède, les pouces qui traçaient des cercles sur ses mamelons, et elle appuya légèrement le dos contre la poitrine d'Elias qui était derrière elle, ses grandes mains sur ses hanches.

La bouche d'Elias descendit dans son cou, le long de l'épaule, les lèvres sur les vertèbres. Ses mains remontèrent le long de ses flancs jusqu'à ses seins, rejoignant celles de Marco, et un moment leurs quatre mains se trouvèrent là, ensemble, sur sa peau, et elle laissa sa tête aller en arrière contre l'épaule d'Elias.

Marco s'agenouilla. Ses mains descendirent sur ses hanches, ses cuisses, il défit son jean et le fit glisser avec le sous-vêtement jusqu'aux chevilles, et elle se dégagea du tissu sans bouger le reste du corps, les épaules toujours contre la poitrine d'Elias.

Marco posa la bouche sur son ventre. Sous son nombril, plus bas, jusqu'au duvet clair et à la chaleur de son sexe. Sa langue trouva le clitoris directement, sans détour, et elle laissa échapper un son court. Les mains d'Elias tenaient ses seins, ses lèvres dans ses cheveux, et elle était tenue de partout, soutenue, et c'était différent d'être seule dans le plaisir.

Elle vint debout, la première onde du plaisir la traversa des reins jusqu'aux épaules, ses jambes se dérobèrent sous elle sans prévenir. Marco sentit ses cuisses céder entre ses paumes et les tint fermement, le visage encore contre son sexe, la langue qui ne s'arrêtait pas, qui prolongeait et récoltait chaque réponse de son corps. Elle laissa échapper un son long, presque surpris, les hanches qui cherchaient à reculer et qui ne le pouvaient pas, tenues par les deux mains de Marco sur l'arrière de ses cuisses.

Elias dans son dos la reçut, les bras croisés sous sa poitrine, sa bouche dans ses cheveux, son sexe durci pressé contre le bas de son dos, et elle sentit son désir à lui comme une chaleur distincte, patiente, qui attendait son tour sans l'exiger.

Une seconde vague arriva, plus profonde, et elle s'y abandonna entièrement, le dos contre la poitrine d'Elias, les doigts refermés dans les cheveux de Marco dont elle sentait la respiration chaude sur sa peau, l'autre main qui cherchait à tâtons la main d'Elias et la trouva, leurs doigts qui s'entrelacèrent au-dessus de son ventre encore parcouru de frissons.

Les trois corps immobiles un instant, noués, la lumière rasante sur eux, le silence de l'atelier, sauf leur respiration à tous les trois.

***

Elle les fit asseoir côte à côte sur l'établi dégagé.

Ils obéirent, les deux hommes, avec une docilité qui les aurait surpris eux-mêmes une heure plus tôt. Elle les regarda l'un après l'autre, debout devant eux dans la lumière qui baissait, et il y avait dans son regard quelque chose de décidé, de doux et de décidé à la fois, quelque chose qui n'avait rien de la fragilité des premiers soirs.

Elle s'occupa d'Elias d'abord.

Elle l'embrassa brièvement sur la bouche, puis descendit le long de son cou pendant que ses mains ouvraient sa ceinture. Il était tendu depuis longtemps, et quand elle prit son sexe entre ses doigts il inspira par le nez avec une lenteur forcée. Elle le caressa avec attention, les yeux levés vers lui, en regardant ce que ça faisait sur son visage. Il posa une main sur son épaule, pas pour guider, juste pour toucher.

Puis elle se tourna vers Marco.

Il l'attendait avec cette immobilité qui lui était propre, les mains posées à plat sur l'établi de chaque côté de ses hanches, mais ses yeux à lui n'étaient pas immobiles. Elle défit sa ceinture à lui aussi, plus lentement peut-être, avec une curiosité tranquille, et quand elle referma les doigts sur lui il laissa passer quelque chose sur son visage qu'il n'aurait pas laissé passer autrement.

Elle les prit tous les deux en main, une paume pour chacun, et elle trouva un rythme, différent pour l'un et pour l'autre, attentif à ce que chaque corps disait. Elias bougeait légèrement des hanches malgré lui. Marco ne bougeait pas mais sa respiration trahissait tout.

Ils vinrent à quelques secondes d'intervalle.

Elias d'abord, avec un son long et retenu, les doigts refermés sur l'épaule de Léa. Marco ensuite, les mâchoires serrées, une main qui alla se poser dans le dos de Léa sans qu'il s'en rende compte.

Elle reçut ce qu'ils avaient à donner sur sa peau, la chaleur de l'un et de l'autre, et ses deux paumes revinrent se poser sur son propre ventre, mêlant doucement ce qui venait de l'un à ce qui venait de l'autre, dans un geste sans ostentation, presque intime, presque rituel. Comme si quelque chose venait d'être posé là, entre eux trois, quelque chose sans nom et sans bords.

Les deux hommes la regardèrent faire.

Ni l'un ni l'autre ne dit rien.

***

Ils restèrent dans l'atelier encore un moment, dans la lumière qui finissait. Léa alla chercher une serviette dans l'évier, se nettoya lentement, leur tendit la serviette à son tour. Marco se rhabilla le premier, avec ses gestes précis et silencieux. Elias s'étira les bras au-dessus de la tête et bâilla, un bâillement long et sans façon qui rompit quelque chose dans la tension résiduelle de la pièce.

Léa remit son pull. Elle regarda les deux tirages argentiques encore posés sur l'établi, les photos de ses mains.

— Tu me les donnes, celles-là ? dit-elle à Marco.

Il les prit, les roula avec soin, les lui tendit.

Elle les glissa sous son bras et sortit la première dans le couloir qui sentait la cire et la vieille pierre.

Les deux hommes sortirent derrière elle. Dans l'escalier, leurs épaules se frôlèrent, et aucun des deux ne s'écarta.

A suivre…

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