Tentacules
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Tentacules
Temps de lecture ~ 15 min
L'obscurité avait un goût. Salé, visqueux, pénétrant. Elle ouvrit les yeux sur un monde sans horizon, où la lumière filtrait à peine à travers l'eau au-dessus d'elle, bleue et lointaine comme un souvenir. Le froid l'enveloppait. Un froid qui n'appartenait pas aux profondeurs, mais à l'absence de repères, à la solitude minérale de la caverne.
Elle tenta de bouger. Ses poignets ne répondirent pas. Les anneaux de corail, rugueux et vivants, enserraient sa chair avec une fermeté qui relevait de l'intention. Ses chevilles aussi. Elle était suspendue, les bras écartés, le corps offert au vide sombre de la grotte sous-marine. L'eau lui caressait la peau, froide puis tiède, comme si elle respirait.
Un mouvement.
Quelque chose glissait contre sa cheville. Pas une algue. Pas un courant. La texture était différente. Lisse, ferme, dotée d'une intelligence. Un tentacule. Il remonta le long de son mollet avec une lenteur qui n'était pas indifférence, mais calcul. Une exploration méthodique de sa peau, comme si la créature apprenait son corps par le toucher.
Elle retint son souffle. La peur lui serrait la gorge, mais une autre sensation montait, insidieuse et confuse. Le tentacule traçait des cercles sur l'intérieur de sa cuisse, y déposait une humidité plus dense que l'eau qui les entourait. La chaleur naissait là où il passait. Un sillon brûlant sur sa peau glacée.
D'autres vinrent. Ils émergèrent de l'obscurité comme des doigts cherchant à connaître, à posséder. L'un d'eux s'enroula autour de sa taille, la soulevant légèrement dans l'eau, ajustant la tension sur ses poignets. Un autre caressa son ventre, remonta vers sa poitrine. La ventouse qui le terminait se posa sur son sein gauche, adhéra à la peau avec une succion douce mais insistante. Elle haleta. L'air manquait, ou peut-être était-ce le désir qui l'étouffait.
Le tentacule autour de son sein se resserra. Pas assez pour faire mal. Juste assez pour que son mamelon durcisse sous la pression, pour que son corps comprenne qu'il ne contrôlait plus rien. Un autre tentacule rejoignit le premier, souleva son sein droit, l'exposant davantage à la créature invisible. Une langue, ou quelque chose qui y ressemblait, l'effleura. Humide, râpeuse, vorace. Elle gémit malgré elle.
Entre ses cuisses, un tentacule s'insinua. Elle tenta de les refermer, mais la créature l'en empêcha, écartant ses jambes avec une facilité qui ne laissait aucune place à la révolte. Le tentacule glissa le long de son sexe, effleura son clitoris avec une précision qui ne devait rien au hasard. Elle frissonna. L'excitation montait, traîtresse, lui arrachant des sensations qu'elle refusait de nommer.
Il traça des cercles autour de son clitoris, sans jamais appuyer vraiment, sans jamais offrir le soulagement que son corps commençait à réclamer. Une torture subtile, un jeu de domination qui la laissait pantelante, suspendue entre la peur et un plaisir qui montait par vagues. Un autre tentacule s'enroula autour de sa cuisse, maintenant ses jambes ouvertes, l'exposant totalement.
La lumière dans la caverne semblait pulser au rythme de ses battements de cœur. Elle entendait des sons maintenant. Des craquements, des glissements humides, et quelque chose d'autre. Une respiration. La créature respirait, ou du moins produisait un souffle rythmé qui résonnait dans l'eau comme un chant obscur.
Un tentacule plus épais apparut. Il s'approcha de son visage, caressa sa joue, descendit vers sa bouche. Elle serra les lèvres, mais il ne força rien, se contentant de tracer le contour de ses lèvres avec une douceur inattendue. Puis il descendit, caressa son cou, sa clavicule, et rejoignit ceux qui s'affairaient sur sa poitrine.
Le tentacule entre ses cuisses se fit plus insistant. Il glissa le long de son sexe, y pressa sa ventouse, créant une succion qui lui arracha un cri étouffé. L'eau autour d'elle se réchauffait. Ou peut-être était-ce son corps qui brûlait. Elle ne savait plus.
Elle ferma les yeux. La peur cédait lentement la place à autre chose. Une acceptation forcée, mêlée à une excitation qui la révoltait autant qu'elle l'envahissait. La créature ne se pressait pas. Elle avait tout le temps. Et elle semblait connaître chaque recoin de son corps, chaque zone érogène, chaque point de tension.
Les tentacules continuaient leur danse. Caresses, pressions, succions. Un ballet sensuel et implacable qui la laissait sans défense, prisonnière d'une étreinte qui n'était ni violente ni tendre, mais absolue.
Après ce qui lui sembla des heures, les tentacules qui s'étaient contentés de caresses préliminaires se firent plus audacieux, plus exigeants. Celui qui enserrait sa taille se resserra, la soulevant davantage dans l'eau, ajustant son corps à une nouvelle position. Ses bras tendus au-dessus de sa tête, ses jambes écartées, elle flottait maintenant dans un équilibre précaire, entièrement dépendante de la volonté de la créature.
Un tentacule nouveau émergea de l'obscurité. Plus épais que les autres, sa surface luisante reflétait les faibles lueurs qui dansaient sur les parois de la caverne. Il s'approcha de son visage avec une intention qui ne laissait aucun doute. Elle détourna la tête, mais un autre tentacule vint maintenir sa nuque, la forçant à faire face. L'extrémité du tentacule caressa ses lèvres, y déposa une substance visqueuse au goût salé-sucré.
Elle serra les mâchoires. Le tentacule insista, glissa le long de sa joue, revint à sa bouche. La pression augmenta. Elle sentit ses lèvres céder malgré elle, s'entrouvrir sous la poussée inexorable. Le tentacule s'insinua dans sa bouche, d'abord timidement, puis avec une assurance grandissante. La texture était étrange. Lisse mais ponctuée de minuscules ventouses qui adhéraient à sa langue, à son palais, explorant chaque recoin avec une curiosité vorace.
Elle tenta de respirer par le nez, mais le tentacule progressait, remplissait sa bouche, s'enfonçait jusqu'à sa gorge. Elle haleta, suffoqua à demi, et c'est à ce moment précis qu'il se retira légèrement, lui laissant juste assez d'espace pour aspirer une gorgée d'air. Puis il revint, établissant un rythme. Avancer, se retirer. Avancer plus profondément, se retirer à peine. Un va-et-vient qui transformait sa bouche en réceptacle, en instrument de plaisir pour la créature.
Les ventouses pulsaient contre sa langue. Elle goûtait la mer, l’iode de la créature, quelque chose d'indéfinissable qui réveillait en elle une faim qu'elle ne voulait pas nommer. Ses lèvres s'étiraient autour du tentacule, ses joues se creusaient à chaque mouvement. Elle gémit, un son étouffé qui résonna dans sa gorge et sembla plaire à la créature, car le rythme s'intensifia.
Entre ses cuisses, l'activité reprit avec une vigueur nouvelle. Le tentacule qui avait jusque-là effleuré son clitoris se fit plus précis, plus impitoyable. Il traça des cercles rapides, alternant pressions légères et caresses plus appuyées. Son corps réagit malgré elle. Une chaleur montait de son bas-ventre, irradiait dans ses cuisses, remontait le long de sa colonne vertébrale. Elle tremblait.
Un autre tentacule, plus fin, s'enroula autour de son clitoris, créant une pression constante qui lui arracha un gémissement. Puis, sans prévenir, elle sentit quelque chose de nouveau. Deux appendices, plus petits, s'insinuèrent dans son sexe. Ils n'avaient pas la rigidité d'un phallus, mais une souplesse inquiétante qui leur permettait d'explorer, de sonder, de chercher les zones les plus sensibles.
Ils progressèrent lentement, écartant ses chairs, créant une pression qui oscillait entre inconfort et plaisir. Ses muscles internes se contractèrent autour d'eux, tentant de repousser l'intrusion, mais la créature ne céda pas. Les deux appendices se courbèrent à l'intérieur d'elle, trouvèrent un point précis qui la fit tressaillir violemment. Ils appuyèrent, massèrent, créèrent des vagues de sensations qui la laissèrent pantelante.
Le tentacule dans sa bouche accéléra son rythme, répondant aux spasmes de son corps. Elle ne pouvait plus penser, plus résister. Son corps devenait étranger, répondant à des stimuli qu'elle n'avait jamais connus, cédant à un plaisir qu'elle aurait voulu refuser mais qui s'imposait avec la force d'une marée.
Les appendices dans son sexe se mirent à bouger en rythme avec ceux dans sa bouche. Une synchronisation parfaite, un ballet obscène qui la réduisait à un ensemble de sensations. Elle sentit l'orgasme monter, inévitable, brutal. Ses hanches se cambrèrent malgré les tentacules qui les maintenaient, son corps entier se tendit à la rencontre du plaisir.
Le tentacule autour de son clitoris resserra son étreinte. Les appendices en elle accélérèrent leurs mouvements. Celui dans sa bouche s'enfonça plus profondément, touchant presque le fond de sa gorge. Et elle explosa.
L'orgasme la traversa comme une décharge électrique. Ses muscles se contractèrent violemment autour des tentacules qui l'emplissaient, sa bouche se referma sur celui qui la bâillonnait, ses cris furent étouffés par la chair étrangère qui l'envahissait. L'eau autour d'elle sembla bouillonner, ou peut-être était-ce son sang qui rugissait dans ses oreilles.
La créature ne s'arrêta pas. Elle continua son assaut, prolongeant l'orgasme au-delà de ce qu'elle croyait possible, la poussant dans une zone où le plaisir devenait presque douleur. Ses yeux se révulsèrent. Elle ne savait plus où elle était, qui elle était. Il n'y avait plus que les sensations, infinies et impitoyables.
Quand les tentacules se retirèrent enfin, elle hoqueta, aspira l'air avec des sanglots rauques. Son corps tremblait de partout, parcouru de spasmes résiduels.
Le répit ne dura qu'un instant. Un battement de cœur, peut-être deux. Puis la créature se manifesta dans toute son ampleur, déployant une multitude de tentacules qui émergèrent de l'obscurité comme les doigts d'une main géante se refermant sur sa proie.
Ils l'enveloppèrent. Pas seulement quelques-uns, mais des dizaines, peut-être plus. Impossible de compter. Ils s'enroulèrent autour de ses bras, de ses jambes, de sa taille, de son cou. Une étreinte totale qui la transforma en cocon de chair palpitante. Elle ne voyait plus rien, n'entendait plus que le bruit de l'eau et le souffle rythmé de la créature. Son propre corps disparaissait sous la masse vivante qui la possédait.
La pression augmenta. Les tentacules la serraient de toutes parts, pas assez pour l'étouffer, mais suffisamment pour lui rappeler qu'elle n'existait plus que par la volonté de la créature. Elle sentit son corps être repositionné, replié sur lui-même, puis étiré à nouveau. La créature la manipulait comme un objet, ajustant chaque membre, chaque courbe à sa convenance.
Un tentacule épais, plus dur que les autres, se pressa contre son sexe. Elle était encore trempée de son orgasme précédent, mais la taille de l'appendice la fit frémir. Il ne demanda pas la permission. Il s'enfonça en elle d'un coup, écartant ses chairs avec une autorité qui lui arracha un cri. La douleur fulgurante céda rapidement à une sensation de plénitude obscène. Il la remplissait entièrement, touchant des zones qu'aucun homme n'avait jamais atteintes.
Le tentacule commença à bouger. Lentement d'abord, des va-et-vient mesurés qui lui laissaient le temps de s'adapter. Puis le rythme s'accéléra. Profond, impitoyable, chaque poussée la faisait gémir malgré elle. Ses muscles internes se contractaient autour de l'intrus, créant une friction qui transformait chaque mouvement en torture exquise.
Mais la créature voulait davantage. Elle sentit d'autres tentacules explorer son corps, chercher d'autres entrées. L'un d'eux glissa entre ses fesses, caressa l'anneau serré de son anus. Elle tenta de se contracter, de refuser l'accès, mais la créature avait déjà gagné. Le tentacule pressa, insista, et ses muscles finirent par céder.
La pénétration anale fut brutale. Pas de douceur, pas de préparation supplémentaire. Le tentacule s'enfonça jusqu'à ce qu'elle sente ses entrailles se tordre sous la pression. La douleur explosa dans son bassin, se mêla au plaisir que lui procurait toujours le tentacule dans son sexe. Double pénétration. Son corps n'était plus qu'un réceptacle, un ensemble d'orifices à remplir.
Les deux tentacules bougèrent en opposition. Quand l'un s'enfonçait, l'autre se retirait, créant un rythme chaotique qui la désorientait complètement. Elle ne savait plus où finissait la douleur et où commençait le plaisir. Tout se mélangeait en une symphonie de sensations qui la submergeait.
Un troisième tentacule vint à sa bouche. Elle n'eut pas le temps de protester. Il s'insinua entre ses lèvres, glissa sur sa langue, s'enfonça dans sa gorge. Elle suffoqua, mais le tentacule ajusta sa profondeur, lui laissant juste assez d'espace pour respirer par saccades. Maintenant, tous ses orifices étaient occupés. Vagin, anus, bouche. La créature la possédait totalement.
Les mouvements devinrent plus frénétiques. Les trois tentacules la pilonnaient sans coordination apparente, chacun suivant son propre rythme, créant une cacophonie de sensations qui la réduisait à l'état de poupée désarticulée. Son corps entier tressautait à chaque poussée, maintenu en place uniquement par les autres tentacules qui l'enserraient.
Elle sentit quelque chose monter en elle. Pas un orgasme, pas encore. Quelque chose de différent, de plus profond. Une soumission absolue. Son esprit lâchait prise, abandonnait toute résistance. Elle n'était plus qu'un corps offert, un instrument de plaisir pour une créature dont elle ne connaissait rien.
Et c'est à ce moment que la créature jouit.
Un liquide chaud, épais, presque brûlant, jaillit simultanément des trois tentacules qui la pénétraient. Elle le sentit se déverser en elle, remplir son ventre, son intestin, sa gorge. La quantité était obscène, impossible. Le liquide débordait, coulait le long de ses cuisses, s'échappait de sa bouche. Elle avala ce qu'elle put, suffoquant à moitié, le goût salé et iodé envahissant tous ses sens.
Les tentacules continuèrent à pulser, à se vider en elle, jusqu'à ce qu'elle ait l'impression d'être remplie à craquer. Son ventre se gonflait légèrement sous la pression. Elle gémit, un son à mi-chemin entre le sanglot et le cri de plaisir.
Quand les tentacules se retirèrent enfin, elle resta suspendue dans l'eau, le corps encore parcouru de spasmes. Le liquide s'écoulait d'elle, laissant un sillage opaque dans l'eau claire. Elle était vidée, brisée, mais étrangement comblée. Son corps ne lui appartenait plus. Il appartenait aux abysses, à la créature qui l'avait prise avec une violence qui ressemblait à de la tendresse.
Les tentacules la déposèrent doucement sur un lit d'algues au fond de la caverne. Ils ne la libérèrent pas. Ils restèrent enroulés autour d'elle, possessifs, protecteurs. La créature l'avait marquée, et elle le savait. Elle ne remonterait jamais à la surface.
Dans l'obscurité de sa prison sous-marine, elle ferma les yeux. Et elle attendait que la créature ait à nouveau faim.
Elle ouvrit les yeux dans un sursaut, le cœur battant si fort qu'il semblait vouloir s'échapper de sa poitrine. Pas d'eau. Pas de caverne. Pas de tentacules. Juste le plafond familier de sa chambre, baigné dans la pénombre bleutée de l'aube naissante. Les draps étaient emmêlés autour de ses jambes, collés à sa peau par la sueur qui couvrait tout son corps.
Un rêve. Ce n'était qu'un rêve.
Elle inspira profondément, tentant de ralentir sa respiration. À côté d'elle, son compagnon dormait paisiblement, allongé sur le dos, une main posée sur son torse qui se soulevait au rythme lent de son sommeil. La réalité revenait par fragments. Leur appartement. Leur lit. Le monde réel.
Mais son corps, lui, ne mentait pas. Elle passa une main tremblante sur son front, essuya la sueur qui perlait à ses tempes. Puis, presque malgré elle, sa main descendit. Elle glissa sur son ventre, hésita un instant, puis continua son chemin jusqu'à son sexe.
Trempé. Elle était trempée. Pas de la sueur, mais d'une humidité visqueuse et abondante qui trahissait l'intensité de son rêve. Ses lèvres étaient gonflées, sensibles au moindre contact. Son clitoris pulsait encore, comme si les tentacules fantômes continuaient leur œuvre. Elle retira sa main, observa ses doigts luisants dans la faible lumière.
Le désir n'était pas parti avec le rêve. Il était là, ancré dans son ventre, réclamant un soulagement que seul le fantasme avait fourni. Elle se tourna vers son compagnon, observa son profil paisible. Il ne savait rien de la créature des abysses, des tentacules qui l'avaient possédée, du liquide brûlant qui l'avait remplie. Et il ne saurait jamais.
Mais elle avait besoin de lui. Maintenant.
Elle se rapprocha, posa une main sur son torse, sentit la chaleur de sa peau sous sa paume. Ses doigts descendirent lentement, traçant un chemin le long de ses abdominaux, jusqu'à atteindre le bord de son boxer. Elle hésita à peine avant de glisser sa main à l'intérieur.
Il était encore endormi, son sexe au repos contre sa cuisse. Elle le prit doucement, referma ses doigts autour de lui, commença un mouvement lent, régulier. Sa main montait et descendait, explorant chaque centimètre, sentant la texture de sa peau, la chaleur qui augmentait progressivement.
Il commença à durcir. Lentement d'abord, puis plus franchement. Son compagnon remua dans son sommeil, émit un soupir de satisfaction. Elle accéléra légèrement le rythme, sa main glissant le long de son sexe qui gonflait sous ses caresses. Il était presque réveillé maintenant, ses hanches bougeant instinctivement contre sa paume.
— Qu'est-ce que... murmura-t-il d'une voix ensommeillée.
Elle ne répondit pas. Elle le serra plus fermement, accéléra encore ses va-et-vient jusqu'à ce qu'il soit complètement dur, pulsant dans sa main. Puis elle libéra son sexe, se redressa et enjamba son compagnon en une seule motion fluide.
Il ouvrit grand les yeux, surpris, mais elle ne lui laissa pas le temps de parler. Elle guida son sexe vers son entrée, déjà si mouillée qu'aucune préparation n'était nécessaire, et s'empala sur lui d'un seul mouvement.
Le cri qui lui échappa était à moitié sanglot, à moitié gémissement. Il la remplissait différemment des tentacules du rêve, mais la sensation de plénitude était là, réelle, tangible. Elle posa ses mains sur son torse pour prendre appui et commença à bouger.
Ses hanches roulaient, montaient et descendaient dans un rythme qu'elle contrôlait entièrement. Pas de créature pour la dominer, pas de tentacules pour la contraindre. C'était elle qui menait la danse maintenant, elle qui prenait ce dont son corps avait désespérément besoin.
Son compagnon posa ses mains sur ses hanches, tenta de ralentir ses mouvements, mais elle l'ignora. Elle accéléra au contraire, chevauchant son sexe avec une urgence qui confinait au désespoir. Les images du rêve revenaient par flashes. Les tentacules. La caverne. La soumission absolue. Et chaque image attisait le feu qui brûlait en elle.
— Mon Dieu, haleta son compagnon, qu'est-ce qui t’arrive ?
Elle ne répondit toujours pas. Ses seins rebondissaient à chaque mouvement, sa tête basculait en arrière, ses cheveux humides de sueur collaient à son dos. Elle sentait l'orgasme monter, différent de ceux du rêve mais tout aussi puissant. Réel. Ancré dans la chair et non dans le fantasme.
Ses cuisses tremblaient sous l'effort, mais elle ne ralentit pas. Elle se souleva presque entièrement, ne gardant que le gland de son compagnon en elle, puis se laissa retomber brutalement. Encore. Et encore. Le son de leurs corps qui se rencontraient emplissait la chambre, ponctué par ses gémissements de plus en plus aigus.
Son compagnon grogna sous elle, ses doigts s'enfonçant dans la chair de ses hanches. Elle sentait qu'il était proche, mais elle s'en fichait. C'était son plaisir à elle qui comptait, son besoin à elle qu'il fallait assouvir.
Elle glissa une main entre ses cuisses, trouva son clitoris, le massa en cercles rapides tout en continuant à chevaucher son compagnon. La double stimulation fut trop. L'orgasme la frappa comme une vague, la noya, la disloqua.
Elle cria. Un cri rauque, presque animal, qui n'avait rien à voir avec les sons étouffés du rêve. Son corps entier se contracta, ses muscles internes se resserrèrent violemment autour du sexe de son compagnon, déclenchant son propre orgasme. Elle le sentit pulser en elle, se vider, mais c'était secondaire. Tout ce qui comptait était la déferlante de plaisir qui la traversait, vague après vague, jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus.
Elle s'effondra sur son torse, tremblante, vidée. Son compagnon referma ses bras autour d'elle, caressa ses cheveux trempés, murmura des mots tendres qu'elle n'entendait pas vraiment. Son cœur cognait contre le sien, leurs souffles se mêlaient.
Dans le silence qui suivit, alors que l'aube se levait pour de bon, elle ferma les yeux. Les images de la caverne s'estompaient déjà, mais elle savait qu'elles reviendraient. Peut-être cette nuit. Peut-être la suivante.
Et elle savait aussi qu'elle les attendrait.
L'obscurité avait un goût. Salé, visqueux, pénétrant. Elle ouvrit les yeux sur un monde sans horizon, où la lumière filtrait à peine à travers l'eau au-dessus d'elle, bleue et lointaine comme un souvenir. Le froid l'enveloppait. Un froid qui n'appartenait pas aux profondeurs, mais à l'absence de repères, à la solitude minérale de la caverne.
Elle tenta de bouger. Ses poignets ne répondirent pas. Les anneaux de corail, rugueux et vivants, enserraient sa chair avec une fermeté qui relevait de l'intention. Ses chevilles aussi. Elle était suspendue, les bras écartés, le corps offert au vide sombre de la grotte sous-marine. L'eau lui caressait la peau, froide puis tiède, comme si elle respirait.
Un mouvement.
Quelque chose glissait contre sa cheville. Pas une algue. Pas un courant. La texture était différente. Lisse, ferme, dotée d'une intelligence. Un tentacule. Il remonta le long de son mollet avec une lenteur qui n'était pas indifférence, mais calcul. Une exploration méthodique de sa peau, comme si la créature apprenait son corps par le toucher.
Elle retint son souffle. La peur lui serrait la gorge, mais une autre sensation montait, insidieuse et confuse. Le tentacule traçait des cercles sur l'intérieur de sa cuisse, y déposait une humidité plus dense que l'eau qui les entourait. La chaleur naissait là où il passait. Un sillon brûlant sur sa peau glacée.
D'autres vinrent. Ils émergèrent de l'obscurité comme des doigts cherchant à connaître, à posséder. L'un d'eux s'enroula autour de sa taille, la soulevant légèrement dans l'eau, ajustant la tension sur ses poignets. Un autre caressa son ventre, remonta vers sa poitrine. La ventouse qui le terminait se posa sur son sein gauche, adhéra à la peau avec une succion douce mais insistante. Elle haleta. L'air manquait, ou peut-être était-ce le désir qui l'étouffait.
Le tentacule autour de son sein se resserra. Pas assez pour faire mal. Juste assez pour que son mamelon durcisse sous la pression, pour que son corps comprenne qu'il ne contrôlait plus rien. Un autre tentacule rejoignit le premier, souleva son sein droit, l'exposant davantage à la créature invisible. Une langue, ou quelque chose qui y ressemblait, l'effleura. Humide, râpeuse, vorace. Elle gémit malgré elle.
Entre ses cuisses, un tentacule s'insinua. Elle tenta de les refermer, mais la créature l'en empêcha, écartant ses jambes avec une facilité qui ne laissait aucune place à la révolte. Le tentacule glissa le long de son sexe, effleura son clitoris avec une précision qui ne devait rien au hasard. Elle frissonna. L'excitation montait, traîtresse, lui arrachant des sensations qu'elle refusait de nommer.
Il traça des cercles autour de son clitoris, sans jamais appuyer vraiment, sans jamais offrir le soulagement que son corps commençait à réclamer. Une torture subtile, un jeu de domination qui la laissait pantelante, suspendue entre la peur et un plaisir qui montait par vagues. Un autre tentacule s'enroula autour de sa cuisse, maintenant ses jambes ouvertes, l'exposant totalement.
La lumière dans la caverne semblait pulser au rythme de ses battements de cœur. Elle entendait des sons maintenant. Des craquements, des glissements humides, et quelque chose d'autre. Une respiration. La créature respirait, ou du moins produisait un souffle rythmé qui résonnait dans l'eau comme un chant obscur.
Un tentacule plus épais apparut. Il s'approcha de son visage, caressa sa joue, descendit vers sa bouche. Elle serra les lèvres, mais il ne força rien, se contentant de tracer le contour de ses lèvres avec une douceur inattendue. Puis il descendit, caressa son cou, sa clavicule, et rejoignit ceux qui s'affairaient sur sa poitrine.
Le tentacule entre ses cuisses se fit plus insistant. Il glissa le long de son sexe, y pressa sa ventouse, créant une succion qui lui arracha un cri étouffé. L'eau autour d'elle se réchauffait. Ou peut-être était-ce son corps qui brûlait. Elle ne savait plus.
Elle ferma les yeux. La peur cédait lentement la place à autre chose. Une acceptation forcée, mêlée à une excitation qui la révoltait autant qu'elle l'envahissait. La créature ne se pressait pas. Elle avait tout le temps. Et elle semblait connaître chaque recoin de son corps, chaque zone érogène, chaque point de tension.
Les tentacules continuaient leur danse. Caresses, pressions, succions. Un ballet sensuel et implacable qui la laissait sans défense, prisonnière d'une étreinte qui n'était ni violente ni tendre, mais absolue.
Après ce qui lui sembla des heures, les tentacules qui s'étaient contentés de caresses préliminaires se firent plus audacieux, plus exigeants. Celui qui enserrait sa taille se resserra, la soulevant davantage dans l'eau, ajustant son corps à une nouvelle position. Ses bras tendus au-dessus de sa tête, ses jambes écartées, elle flottait maintenant dans un équilibre précaire, entièrement dépendante de la volonté de la créature.
Un tentacule nouveau émergea de l'obscurité. Plus épais que les autres, sa surface luisante reflétait les faibles lueurs qui dansaient sur les parois de la caverne. Il s'approcha de son visage avec une intention qui ne laissait aucun doute. Elle détourna la tête, mais un autre tentacule vint maintenir sa nuque, la forçant à faire face. L'extrémité du tentacule caressa ses lèvres, y déposa une substance visqueuse au goût salé-sucré.
Elle serra les mâchoires. Le tentacule insista, glissa le long de sa joue, revint à sa bouche. La pression augmenta. Elle sentit ses lèvres céder malgré elle, s'entrouvrir sous la poussée inexorable. Le tentacule s'insinua dans sa bouche, d'abord timidement, puis avec une assurance grandissante. La texture était étrange. Lisse mais ponctuée de minuscules ventouses qui adhéraient à sa langue, à son palais, explorant chaque recoin avec une curiosité vorace.
Elle tenta de respirer par le nez, mais le tentacule progressait, remplissait sa bouche, s'enfonçait jusqu'à sa gorge. Elle haleta, suffoqua à demi, et c'est à ce moment précis qu'il se retira légèrement, lui laissant juste assez d'espace pour aspirer une gorgée d'air. Puis il revint, établissant un rythme. Avancer, se retirer. Avancer plus profondément, se retirer à peine. Un va-et-vient qui transformait sa bouche en réceptacle, en instrument de plaisir pour la créature.
Les ventouses pulsaient contre sa langue. Elle goûtait la mer, l’iode de la créature, quelque chose d'indéfinissable qui réveillait en elle une faim qu'elle ne voulait pas nommer. Ses lèvres s'étiraient autour du tentacule, ses joues se creusaient à chaque mouvement. Elle gémit, un son étouffé qui résonna dans sa gorge et sembla plaire à la créature, car le rythme s'intensifia.
Entre ses cuisses, l'activité reprit avec une vigueur nouvelle. Le tentacule qui avait jusque-là effleuré son clitoris se fit plus précis, plus impitoyable. Il traça des cercles rapides, alternant pressions légères et caresses plus appuyées. Son corps réagit malgré elle. Une chaleur montait de son bas-ventre, irradiait dans ses cuisses, remontait le long de sa colonne vertébrale. Elle tremblait.
Un autre tentacule, plus fin, s'enroula autour de son clitoris, créant une pression constante qui lui arracha un gémissement. Puis, sans prévenir, elle sentit quelque chose de nouveau. Deux appendices, plus petits, s'insinuèrent dans son sexe. Ils n'avaient pas la rigidité d'un phallus, mais une souplesse inquiétante qui leur permettait d'explorer, de sonder, de chercher les zones les plus sensibles.
Ils progressèrent lentement, écartant ses chairs, créant une pression qui oscillait entre inconfort et plaisir. Ses muscles internes se contractèrent autour d'eux, tentant de repousser l'intrusion, mais la créature ne céda pas. Les deux appendices se courbèrent à l'intérieur d'elle, trouvèrent un point précis qui la fit tressaillir violemment. Ils appuyèrent, massèrent, créèrent des vagues de sensations qui la laissèrent pantelante.
Le tentacule dans sa bouche accéléra son rythme, répondant aux spasmes de son corps. Elle ne pouvait plus penser, plus résister. Son corps devenait étranger, répondant à des stimuli qu'elle n'avait jamais connus, cédant à un plaisir qu'elle aurait voulu refuser mais qui s'imposait avec la force d'une marée.
Les appendices dans son sexe se mirent à bouger en rythme avec ceux dans sa bouche. Une synchronisation parfaite, un ballet obscène qui la réduisait à un ensemble de sensations. Elle sentit l'orgasme monter, inévitable, brutal. Ses hanches se cambrèrent malgré les tentacules qui les maintenaient, son corps entier se tendit à la rencontre du plaisir.
Le tentacule autour de son clitoris resserra son étreinte. Les appendices en elle accélérèrent leurs mouvements. Celui dans sa bouche s'enfonça plus profondément, touchant presque le fond de sa gorge. Et elle explosa.
L'orgasme la traversa comme une décharge électrique. Ses muscles se contractèrent violemment autour des tentacules qui l'emplissaient, sa bouche se referma sur celui qui la bâillonnait, ses cris furent étouffés par la chair étrangère qui l'envahissait. L'eau autour d'elle sembla bouillonner, ou peut-être était-ce son sang qui rugissait dans ses oreilles.
La créature ne s'arrêta pas. Elle continua son assaut, prolongeant l'orgasme au-delà de ce qu'elle croyait possible, la poussant dans une zone où le plaisir devenait presque douleur. Ses yeux se révulsèrent. Elle ne savait plus où elle était, qui elle était. Il n'y avait plus que les sensations, infinies et impitoyables.
Quand les tentacules se retirèrent enfin, elle hoqueta, aspira l'air avec des sanglots rauques. Son corps tremblait de partout, parcouru de spasmes résiduels.
Le répit ne dura qu'un instant. Un battement de cœur, peut-être deux. Puis la créature se manifesta dans toute son ampleur, déployant une multitude de tentacules qui émergèrent de l'obscurité comme les doigts d'une main géante se refermant sur sa proie.
Ils l'enveloppèrent. Pas seulement quelques-uns, mais des dizaines, peut-être plus. Impossible de compter. Ils s'enroulèrent autour de ses bras, de ses jambes, de sa taille, de son cou. Une étreinte totale qui la transforma en cocon de chair palpitante. Elle ne voyait plus rien, n'entendait plus que le bruit de l'eau et le souffle rythmé de la créature. Son propre corps disparaissait sous la masse vivante qui la possédait.
La pression augmenta. Les tentacules la serraient de toutes parts, pas assez pour l'étouffer, mais suffisamment pour lui rappeler qu'elle n'existait plus que par la volonté de la créature. Elle sentit son corps être repositionné, replié sur lui-même, puis étiré à nouveau. La créature la manipulait comme un objet, ajustant chaque membre, chaque courbe à sa convenance.
Un tentacule épais, plus dur que les autres, se pressa contre son sexe. Elle était encore trempée de son orgasme précédent, mais la taille de l'appendice la fit frémir. Il ne demanda pas la permission. Il s'enfonça en elle d'un coup, écartant ses chairs avec une autorité qui lui arracha un cri. La douleur fulgurante céda rapidement à une sensation de plénitude obscène. Il la remplissait entièrement, touchant des zones qu'aucun homme n'avait jamais atteintes.
Le tentacule commença à bouger. Lentement d'abord, des va-et-vient mesurés qui lui laissaient le temps de s'adapter. Puis le rythme s'accéléra. Profond, impitoyable, chaque poussée la faisait gémir malgré elle. Ses muscles internes se contractaient autour de l'intrus, créant une friction qui transformait chaque mouvement en torture exquise.
Mais la créature voulait davantage. Elle sentit d'autres tentacules explorer son corps, chercher d'autres entrées. L'un d'eux glissa entre ses fesses, caressa l'anneau serré de son anus. Elle tenta de se contracter, de refuser l'accès, mais la créature avait déjà gagné. Le tentacule pressa, insista, et ses muscles finirent par céder.
La pénétration anale fut brutale. Pas de douceur, pas de préparation supplémentaire. Le tentacule s'enfonça jusqu'à ce qu'elle sente ses entrailles se tordre sous la pression. La douleur explosa dans son bassin, se mêla au plaisir que lui procurait toujours le tentacule dans son sexe. Double pénétration. Son corps n'était plus qu'un réceptacle, un ensemble d'orifices à remplir.
Les deux tentacules bougèrent en opposition. Quand l'un s'enfonçait, l'autre se retirait, créant un rythme chaotique qui la désorientait complètement. Elle ne savait plus où finissait la douleur et où commençait le plaisir. Tout se mélangeait en une symphonie de sensations qui la submergeait.
Un troisième tentacule vint à sa bouche. Elle n'eut pas le temps de protester. Il s'insinua entre ses lèvres, glissa sur sa langue, s'enfonça dans sa gorge. Elle suffoqua, mais le tentacule ajusta sa profondeur, lui laissant juste assez d'espace pour respirer par saccades. Maintenant, tous ses orifices étaient occupés. Vagin, anus, bouche. La créature la possédait totalement.
Les mouvements devinrent plus frénétiques. Les trois tentacules la pilonnaient sans coordination apparente, chacun suivant son propre rythme, créant une cacophonie de sensations qui la réduisait à l'état de poupée désarticulée. Son corps entier tressautait à chaque poussée, maintenu en place uniquement par les autres tentacules qui l'enserraient.
Elle sentit quelque chose monter en elle. Pas un orgasme, pas encore. Quelque chose de différent, de plus profond. Une soumission absolue. Son esprit lâchait prise, abandonnait toute résistance. Elle n'était plus qu'un corps offert, un instrument de plaisir pour une créature dont elle ne connaissait rien.
Et c'est à ce moment que la créature jouit.
Un liquide chaud, épais, presque brûlant, jaillit simultanément des trois tentacules qui la pénétraient. Elle le sentit se déverser en elle, remplir son ventre, son intestin, sa gorge. La quantité était obscène, impossible. Le liquide débordait, coulait le long de ses cuisses, s'échappait de sa bouche. Elle avala ce qu'elle put, suffoquant à moitié, le goût salé et iodé envahissant tous ses sens.
Les tentacules continuèrent à pulser, à se vider en elle, jusqu'à ce qu'elle ait l'impression d'être remplie à craquer. Son ventre se gonflait légèrement sous la pression. Elle gémit, un son à mi-chemin entre le sanglot et le cri de plaisir.
Quand les tentacules se retirèrent enfin, elle resta suspendue dans l'eau, le corps encore parcouru de spasmes. Le liquide s'écoulait d'elle, laissant un sillage opaque dans l'eau claire. Elle était vidée, brisée, mais étrangement comblée. Son corps ne lui appartenait plus. Il appartenait aux abysses, à la créature qui l'avait prise avec une violence qui ressemblait à de la tendresse.
Les tentacules la déposèrent doucement sur un lit d'algues au fond de la caverne. Ils ne la libérèrent pas. Ils restèrent enroulés autour d'elle, possessifs, protecteurs. La créature l'avait marquée, et elle le savait. Elle ne remonterait jamais à la surface.
Dans l'obscurité de sa prison sous-marine, elle ferma les yeux. Et elle attendait que la créature ait à nouveau faim.
Elle ouvrit les yeux dans un sursaut, le cœur battant si fort qu'il semblait vouloir s'échapper de sa poitrine. Pas d'eau. Pas de caverne. Pas de tentacules. Juste le plafond familier de sa chambre, baigné dans la pénombre bleutée de l'aube naissante. Les draps étaient emmêlés autour de ses jambes, collés à sa peau par la sueur qui couvrait tout son corps.
Un rêve. Ce n'était qu'un rêve.
Elle inspira profondément, tentant de ralentir sa respiration. À côté d'elle, son compagnon dormait paisiblement, allongé sur le dos, une main posée sur son torse qui se soulevait au rythme lent de son sommeil. La réalité revenait par fragments. Leur appartement. Leur lit. Le monde réel.
Mais son corps, lui, ne mentait pas. Elle passa une main tremblante sur son front, essuya la sueur qui perlait à ses tempes. Puis, presque malgré elle, sa main descendit. Elle glissa sur son ventre, hésita un instant, puis continua son chemin jusqu'à son sexe.
Trempé. Elle était trempée. Pas de la sueur, mais d'une humidité visqueuse et abondante qui trahissait l'intensité de son rêve. Ses lèvres étaient gonflées, sensibles au moindre contact. Son clitoris pulsait encore, comme si les tentacules fantômes continuaient leur œuvre. Elle retira sa main, observa ses doigts luisants dans la faible lumière.
Le désir n'était pas parti avec le rêve. Il était là, ancré dans son ventre, réclamant un soulagement que seul le fantasme avait fourni. Elle se tourna vers son compagnon, observa son profil paisible. Il ne savait rien de la créature des abysses, des tentacules qui l'avaient possédée, du liquide brûlant qui l'avait remplie. Et il ne saurait jamais.
Mais elle avait besoin de lui. Maintenant.
Elle se rapprocha, posa une main sur son torse, sentit la chaleur de sa peau sous sa paume. Ses doigts descendirent lentement, traçant un chemin le long de ses abdominaux, jusqu'à atteindre le bord de son boxer. Elle hésita à peine avant de glisser sa main à l'intérieur.
Il était encore endormi, son sexe au repos contre sa cuisse. Elle le prit doucement, referma ses doigts autour de lui, commença un mouvement lent, régulier. Sa main montait et descendait, explorant chaque centimètre, sentant la texture de sa peau, la chaleur qui augmentait progressivement.
Il commença à durcir. Lentement d'abord, puis plus franchement. Son compagnon remua dans son sommeil, émit un soupir de satisfaction. Elle accéléra légèrement le rythme, sa main glissant le long de son sexe qui gonflait sous ses caresses. Il était presque réveillé maintenant, ses hanches bougeant instinctivement contre sa paume.
— Qu'est-ce que... murmura-t-il d'une voix ensommeillée.
Elle ne répondit pas. Elle le serra plus fermement, accéléra encore ses va-et-vient jusqu'à ce qu'il soit complètement dur, pulsant dans sa main. Puis elle libéra son sexe, se redressa et enjamba son compagnon en une seule motion fluide.
Il ouvrit grand les yeux, surpris, mais elle ne lui laissa pas le temps de parler. Elle guida son sexe vers son entrée, déjà si mouillée qu'aucune préparation n'était nécessaire, et s'empala sur lui d'un seul mouvement.
Le cri qui lui échappa était à moitié sanglot, à moitié gémissement. Il la remplissait différemment des tentacules du rêve, mais la sensation de plénitude était là, réelle, tangible. Elle posa ses mains sur son torse pour prendre appui et commença à bouger.
Ses hanches roulaient, montaient et descendaient dans un rythme qu'elle contrôlait entièrement. Pas de créature pour la dominer, pas de tentacules pour la contraindre. C'était elle qui menait la danse maintenant, elle qui prenait ce dont son corps avait désespérément besoin.
Son compagnon posa ses mains sur ses hanches, tenta de ralentir ses mouvements, mais elle l'ignora. Elle accéléra au contraire, chevauchant son sexe avec une urgence qui confinait au désespoir. Les images du rêve revenaient par flashes. Les tentacules. La caverne. La soumission absolue. Et chaque image attisait le feu qui brûlait en elle.
— Mon Dieu, haleta son compagnon, qu'est-ce qui t’arrive ?
Elle ne répondit toujours pas. Ses seins rebondissaient à chaque mouvement, sa tête basculait en arrière, ses cheveux humides de sueur collaient à son dos. Elle sentait l'orgasme monter, différent de ceux du rêve mais tout aussi puissant. Réel. Ancré dans la chair et non dans le fantasme.
Ses cuisses tremblaient sous l'effort, mais elle ne ralentit pas. Elle se souleva presque entièrement, ne gardant que le gland de son compagnon en elle, puis se laissa retomber brutalement. Encore. Et encore. Le son de leurs corps qui se rencontraient emplissait la chambre, ponctué par ses gémissements de plus en plus aigus.
Son compagnon grogna sous elle, ses doigts s'enfonçant dans la chair de ses hanches. Elle sentait qu'il était proche, mais elle s'en fichait. C'était son plaisir à elle qui comptait, son besoin à elle qu'il fallait assouvir.
Elle glissa une main entre ses cuisses, trouva son clitoris, le massa en cercles rapides tout en continuant à chevaucher son compagnon. La double stimulation fut trop. L'orgasme la frappa comme une vague, la noya, la disloqua.
Elle cria. Un cri rauque, presque animal, qui n'avait rien à voir avec les sons étouffés du rêve. Son corps entier se contracta, ses muscles internes se resserrèrent violemment autour du sexe de son compagnon, déclenchant son propre orgasme. Elle le sentit pulser en elle, se vider, mais c'était secondaire. Tout ce qui comptait était la déferlante de plaisir qui la traversait, vague après vague, jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus.
Elle s'effondra sur son torse, tremblante, vidée. Son compagnon referma ses bras autour d'elle, caressa ses cheveux trempés, murmura des mots tendres qu'elle n'entendait pas vraiment. Son cœur cognait contre le sien, leurs souffles se mêlaient.
Dans le silence qui suivit, alors que l'aube se levait pour de bon, elle ferma les yeux. Les images de la caverne s'estompaient déjà, mais elle savait qu'elles reviendraient. Peut-être cette nuit. Peut-être la suivante.
Et elle savait aussi qu'elle les attendrait.
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