Steampunk run

- Par l'auteur HDS CDuvert -
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Récit libertin : Steampunk run Histoire érotique Publiée sur HDS le 30-04-2026 dans la catégorie A dormir debout
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Steampunk run
Temps de lecture ~ 15 min

Le feu est derrière elle. Elle ne se retourne pas.

Elle sait qu'ils la suivent, les trois, sans qu'il soit nécessaire de vérifier : elle les entend dans la poussière, dans le raclement de leurs bottes, dans le souffle rauque que la chaleur arrache aux hommes trop sûrs d'eux. Le manteau noir bat contre ses flancs dénudés à chaque foulée. Elle n'a presque rien d'autre, juste la ceinture de cuir fauve autour de ses hanches, les bottines à lacets, le pendentif qui lui cogne les seins à chaque impact du sol contre ses semelles. Le feu gronde dans son dos comme quelque chose de vivant.

Elle s'appelle Vera. Elle a vingt-huit ans et elle court depuis l'enfance, mais jamais de la même manière qu'aujourd'hui.

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Ils s'appelaient autrement avant que le monde brûle. Maintenant ils ont des noms de fortune, des noms qu'on colle sur les choses qui durent : le premier se fait appeler Cendres, cheveux noirs, mâchoire longue, yeux qui brillent d'une teinte trop vive pour être naturelle. Le deuxième répond à rien, marche les dents serrées, jeune, compact, une hargne rentrée qui fait de lui quelque chose d'imprévisible. Le troisième porte un chapeau haut-de-forme et des lunettes de cuivre cerclées de rouages, comme si le monde n'avait pas encore fini de s'effondrer et qu'il fallait quand même avoir de l'allure : Kellerman, il dit, quand on lui pose la question.

Ils courent après Vera parce qu'elle le leur a proposé.

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Trois heures plus tôt, dans ce qui reste d'une ville dont le nom figure encore sur des cartes que personne n'utilise plus, elle les a trouvés assis autour d'un feu de camp trop prudent. Elle avait bu leur alcool en silence, regardé leurs visages, calculé.

"Je vais vous expliquer les règles", avait-elle dit.

Cendres avait souri. Le jeune avait relevé les yeux. Kellerman avait ajusté ses lunettes.

"Je cours. Vous courez derrière. Si vous me rattrapez..."

Elle n'avait pas fini la phrase. Elle n'en avait pas besoin. Les règles étaient dans sa façon de se lever, dans la façon dont elle avait laissé le manteau s'ouvrir une seconde avant de partir, dans le regard qu'elle avait jeté par-dessus son épaule depuis le bord du cercle de lumière.

Depuis trois heures, ils la chassent. Depuis trois heures, elle les laisse approcher, puis creuse l'écart, puis recommence. Le feu qui rugit derrière eux ce soir n'est pas de leur fait : c'est la ville qui finit de mourir, lentement, comme tout le reste.

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Elle ralentit.

Ce n'est pas de la fatigue. C'est un calcul.

Le bâtiment s'ouvre sur sa gauche, une ancienne usine dont les murs de brique ont survécu à tout, à la rouille, au temps, aux hommes qui s'en sont servis et à ceux qui l'ont abandonnée. Elle bifurque sans hésiter. Ses bottines claquent sur le béton intérieur, l'écho se multiplie, elle entend les trois paires de pas entrer dans son sillage.

Ici l'air est différent. Plus lourd, plus fermé, chargé d'huile ancienne et de poussière de métal. La lumière du feu extérieur entre par les fenêtres brisées, orange et vacillante, elle dessine des rectangles obliques sur le sol.

Vera s'arrête au centre de la grande salle.

Elle fait face.

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Ils entrent à leur tour, les trois, à quelques secondes d'intervalle. Cendres en premier, le souffle court mais le regard intact. Le jeune derrière lui, qui s'immobilise dès qu'il la voit debout, immobile, qui les attend. Kellerman le dernier, qui retire ses lunettes et les glisse dans sa poche avec un soin presque comique.

Personne ne parle.

Le feu à l'extérieur fait tout le bruit qu'il faut.

Elle regarde Cendres. Elle dit : "Vous m'avez rattrapée."

Ce n'est pas vrai, et ils le savent tous. Elle les a laissé arriver. Mais la règle tient quand même, parce que c'est elle qui l'a posée.

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Cendres s'approche le premier. Il est à moins d'un mètre quand il s'arrête, comme s'il voulait vérifier quelque chose avant d'aller plus loin, une permission dans l'air entre eux. Elle la lui donne : elle penche légèrement la tête, dénude davantage son cou. Il pose la main sur sa mâchoire, pouce sous le menton, et l'embrasse sans brutalité mais sans hésitation non plus, profond, lent, avec la patience de quelqu'un qui a attendu trois heures et qui n'est plus pressé maintenant que le moment est là.

Elle sent le goût de la fumée sur ses lèvres.

Ses mains à lui descendent le long de son cou, puis ses épaules, puis suivent les bords du manteau noir sans l'ouvrir davantage, juste pour sentir où elle finit et où le tissu commence. Elle entend sa respiration changer.

Dans son dos, le jeune s'est approché sans qu'elle l'entende venir. Elle le sait à la chaleur qui se pose entre ses omoplates, à la présence qui précède le contact d'une ou deux secondes. Il pose les lèvres sur sa nuque, juste là, dans le creux sous les cheveux, et quelque chose en elle descend d'un cran, s'allège, s'ouvre.

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Le manteau tombe.

Kellerman rassemble la lumière disponible de ses yeux clairs et regarde, simplement, sans s'approcher encore. Il y a quelque chose d'attentif dans sa façon de se tenir là, à distance, les bras croisés, comme si observer faisait partie de ce qu'il fait le mieux et qu'il ne s'en excusait pas. Vera l'a remarqué depuis le premier soir.

Elle le regarde et lui dit, sans détacher les yeux des siens : "Toi aussi."

Il sourit et s'approche.

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Ils la font descendre doucement jusqu'au sol, sur le manteau étalé, dans la lumière orange qui tremble. Cendres garde la bouche dans son cou, ses mains travaillent la ceinture de cuir avec une précision appliquée. Le jeune, à genoux à sa droite, lui prend la main et la pose contre lui, contre ce qu'il a de dur sous le tissu, et le son qu'il fait quand elle referme les doigts est court, sec, presque incrédule.

Kellerman s'installe à sa gauche. Il ne s'est pas encore déshabillé. Il lui passe un doigt le long de la ligne de la hanche, de l'os vers le ventre, lentement, en regardant comment elle réagit. Elle s'arc-boute légèrement. Il recommence dans l'autre sens.

"Tu voulais être rattrapée", dit-il. Ce n'est pas une question.

"Depuis le début", dit-elle.

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La ceinture cède. Les mains de Cendres glissent sous son dos, la soulèvent légèrement, et ce qu'elle a encore aux hanches disparaît sans cérémonie. Elle est étendue nue à présent sous leurs regards et leurs mains, dans la chaleur de la salle, dans la lumière qui pulse avec les brasiers du dehors.

Le jeune se penche sur elle et prend un sein dans sa bouche. Elle entend le son qu'elle fait, un son qu'elle n'avait pas anticipé, plus haut qu'elle n'aurait voulu. Ses doigts à elle trouvent ses cheveux, s'y accrochent.

Kellerman glisse la main entre ses cuisses.

Il s'arrête là. Il n'avance pas encore. Il sent juste sa chaleur, son degré de désir, et il dit : "Ah."

Elle voudrait qu'il continue. Elle ne le dit pas. Elle le dit quand même, dans la façon dont ses jambes s'écartent légèrement.

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Cendres s'est assis derrière elle, il la redresse contre son torse, et sa bouche reprend le travail dans son cou, sous l'oreille, à la commissure de la mâchoire. Elle sent contre ses reins ce qu'il a de tendu et dur, séparé d'elle encore par le tissu. Elle se frotte contre lui, délibérément. Il pose les dents sur son épaule.

Kellerman a fini de la regarder faire. Il lui écarte les cuisses avec une autorité qui n'a rien de brutal, qui est simplement la mécanique de quelqu'un qui sait ce qu'il veut, et il descend la bouche vers elle. Le premier contact de sa langue lui arrache un son rauque, bref, répercuté dans les murs de brique.

Il la travaille lentement, méthodiquement, comme quelqu'un qui explore un territoire avec tout son temps devant lui. Elle s'ouvre sous sa langue, elle devient liquide, elle cesse de penser à quoi que ce soit qui ne soit pas cet endroit précis, ce foyer de chaleur qui s'intensifie.

Le jeune, à genoux près d'elle, lui a pris la main et la guide sur lui, libéré maintenant du tissu. Elle referme les doigts, sent son poids, sa chaleur, son battement. Il fait un bruit à mi-chemin entre le soupir et le gémissement.

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Cendres glisse de derrière elle et se remet debout pour se dépouiller de ses vêtements dans l'obscurité. Elle profite d'une seconde pour regarder le plafond, les poutres métalliques, la fumée de l'extérieur qui entre par les fenêtres brisées comme une chose vivante.

Elle ne regrette pas d'avoir ralenti.

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Kellerman remonte jusqu'à sa bouche. Il a le goût d'elle sur les lèvres et elle l'embrasse avec quelque chose qui ressemble à de la faim. Il se place entre ses jambes, se pose contre elle sans entrer encore, juste là, à l'entrée, et il la regarde.

"Dis-le", dit-il.

Elle apprécie la demande. Elle dit : "Maintenant."

Il entre en elle d'un mouvement lent et continu, et le son qu'elle fait va de grave à aigu à mesure qu'il avance. Il s'arrête quand il est plein en elle. Leurs fronts se touchent. Dehors, quelque chose s'effondre dans un rugissement de feu et de métal.

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Cendres revient, il s'agenouille près d'elle et lui prend la main pour la poser sur lui. Elle le prend en main pendant que Kellerman commence à bouger, lent, régulier, avec une patience qui la rend folle dans le bon sens du mot. Le jeune s'est allongé à sa gauche et pose la bouche sur son sein, encore, l'autre cette fois, et le travail de sa langue se synchronise avec ce que fait Kellerman sans qu'ils se soient concertés, comme si les corps trouvaient d'eux-mêmes leurs rythmes communs.

Elle est entre eux trois comme quelque chose de précieux et d'ardent à la fois.

Sa main va et vient sur Cendres. Il gémit contre son oreille, des mots qu'elle ne distingue pas, qui ressemblent à des remerciements ou à des aveux.



Kellerman accélère.

Pas brusquement : il y a une logique dans son mouvement, une progression qu'elle sent comme une marée. Il retire presque entièrement, assez pour qu'elle sente le vide, le manque, l'appel, puis il revient, plus profond qu'avant, avec une précision qui lui indique qu'il a mémorisé ce qui la fait réagir. Il l'a regardée depuis le début. Il a tout noté.

Elle dit : "Oui." Juste ça.

Sa main droite tient toujours Cendres. Elle a trouvé le rythme sans y penser, la même lenteur que Kellerman, le même flux et reflux, et elle sent sous ses doigts les pulsations de son sang, la tension de sa peau, la chaleur sèche qui irradie. Cendres a la nuque renversée, les yeux fermés, ses hanches commencent à bouger malgré lui, légèrement, contre sa paume.

Le jeune a la bouche pleine d'elle. Il mordille, il aspire doucement, puis sa langue tourne autour du mamelon avec une application qui trahit quelque chose, une attention trop intense pour être détachée. Il a posé la main libre sur son ventre, il sent Kellerman en elle à travers la peau, le mouvement, les ondes. Il relève les yeux vers elle une seconde. Elle lui rend son regard et serre les cuisses sur les hanches de Kellerman.

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Kellerman pose les mains à plat de chaque côté d'elle et prend appui. Il change le rythme : plus long, plus appuyé, avec une poussée finale à chaque fois qui la déplace légèrement sur le manteau. Elle entend le bruit qu'ils font, le frottement humide et chaud, le tissu sous eux, sa propre respiration qui se fragmente.

Sa main sur Cendres se resserre. Il fait un son court, tendu, retenu, le son d'un homme qui s'est contrôlé longtemps et qui commence à mal le supporter. Elle accélère. Pas beaucoup. Assez.

"Vera", dit-il, et c'est la première fois depuis longtemps que quelqu'un dit son nom de cette façon-là, avec quelque chose de nu dedans.

Elle tourne la tête vers lui. Elle voit la corde de son cou, la mâchoire serrée, les yeux ouverts sur elle. Elle dit : "Laisse-toi."

Il déglutit. Sa main vient couvrir la sienne, sans la remplacer, juste pour être là aussi, pour sentir. Sa respiration devient irrégulière, saccadée, comme une phrase qu'on n'arrive pas à finir.

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Kellerman plonge plus profond et s'arrête là, enfoui jusqu'à la garde, et fait un mouvement circulaire lent, patient, comme s'il cherchait quelque chose qu'il avait caché en elle. Elle ouvre la bouche sans son. Le jeune lève la tête, voit son visage, et pose les lèvres sur son ventre, remonte vers ses côtes, se déplace.

Il s'installe entre Kellerman et elle, il glisse les doigts là où la langue de Kellerman était tout à l'heure, dans le pli du désir, et il trouve sans chercher, le point exact, le nœud de nerfs tendu, et il commence à le travailler avec deux doigts écartés, doucement d'abord, en regardant comment son ventre réagit, comment ses jambes s'ouvrent davantage.

Kellerman reprend son mouvement. Les deux rythmes se superposent, ne se synchronisent pas tout de suite, se cherchent, et pendant quelques secondes elle est dans cet entre-deux, coincée entre deux logiques de plaisir qui tirent dans des directions légèrement différentes et c'est insupportable dans le sens exact où quelque chose s'accumule sans pouvoir se résoudre.

Elle serre la main sur Cendres.

---

Cendres lâche.

Elle le sent avant qu'il fasse un son : le gonflement de son sexe sous ses doigts, un battement plus fort, plus lent, puis le tremblement de ses hanches qui se casse en une poussée involontaire. Il dit quelque chose qui ressemble à son prénom et qui n'en est pas un, ou peut-être que si.

Sa main se referme sur la sienne et il jouit contre sa paume, chaud et dense, par longues pulsations qui durent, qui durent encore, pendant qu'elle maintient la pression de ses doigts serrés, qu'elle l'accompagne jusqu'au bout du bout, jusqu'à ce qu'il relâche tout et s'affaisse sur un coude, la poitrine qui monte et descend vite, les yeux clos.

Il dit : "Putain."

C'est à peu près ce qu'elle ressent aussi.

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Le jeune a vu. Sa main entre ses jambes à elle s'est accélérée au moment où Cendres lâchait, comme si l'orgasme de l'autre avait déclenché quelque chose en lui, une urgence, une impatience. Il frotte en cercles rapides, insistants, et la pression du bas de son ventre monte d'un cran.

Kellerman sent le changement en elle : son sexe se resserre autour de lui par vagues brèves, involontaires. Il pose le front contre le sien et accélère encore, vraiment maintenant, avec une cadence qui ne laisse plus de place à la pause, qui enchaîne les poussées, plus courtes, plus fortes, et elle entend leurs corps l'un contre l'autre, ce bruit organique et cru qui n'est beau que de l'intérieur.

Elle bascule.

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Ça commence au creux du ventre, une contraction qui descend, qui irradie vers les cuisses, qui remonte le long de la colonne. Elle saisit l'épaule de Kellerman d'une main et le poignet du jeune de l'autre et elle les tient tous les deux pendant que ça déferle. Ses jambes se referment sur Kellerman, ses hanches se soulèvent pour aller chercher encore plus, et elle entend la série de sons qu'elle fait, graves, courts, rythmés sur chaque vague, sans honte parce qu'il n'y a plus de place pour ça.

Kellerman plonge une dernière fois et tient. Il est au plus profond d'elle pendant qu'elle pulse autour de lui, et il sent tout, le resserrement, les spasmes, la chaleur liquide. Il dit son nom à mi-voix. Juste une fois.

L'orgasme dure. Il change de nature en chemin : il commence par le physique, l'électrique, le court, puis il devient quelque chose de plus long, de plus sourd, qui s'étire dans ses membres et dans sa gorge et derrière ses yeux.

Elle ne retient rien.

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Kellerman commence à trembler. Elle le sent d'abord dans ses bras, puis dans le bassin, une irrégularité dans son rythme, une perte de contrôle qui arrive vite maintenant. Il retire presque entièrement et revient en elle une fois, deux fois, avec une force qui la repousse et qu'elle accueille, et puis il s'enfonce et reste là, tendu comme quelque chose sur le point de se rompre.

Il jouit en silence, presque, juste un souffle ravalé, une expiration longue et forcée. Elle le sent se décharger en elle, les pulsations profondes, la chaleur qui se répand, et son propre sexe qui frémit encore en réponse, comme un écho. Il pose le front contre son cou. Sa respiration est chaude sur sa peau, rapide, mal maîtrisée.

Il dit, contre sa gorge : "Depuis le premier soir."

Elle ne répond pas. Elle n'a pas besoin.

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Le jeune est le dernier.

Il s'est assis sur ses talons pendant que les autres finissaient, il les a regardés avec ce visage qu'il a, trop jeune et trop intense à la fois, et sa main est sur lui, lente, il s'est occupé de lui-même sans faire de bruit, dans l'ombre, presque à l'écart.

Vera se redresse. Elle est encore moite, encore traversée de répliques, mais elle se redresse et elle va vers lui.

Elle pose la main sur la sienne. Elle l'écarte doucement.

Il la laisse faire.

Elle prend le relais avec les deux mains, lentement d'abord, en l'étudiant comme Kellerman l'a étudiée : elle regarde ce qui accélère sa respiration, ce qui fait fermer les yeux, ce qui les fait rouvrir brusquement. Il est chaud dans ses paumes, lourd, et quand elle resserre les doigts il fait un son qui ressemble à une question.

"Regarde-moi", dit-elle.

Il la regarde. Il a les yeux trop brillants pour la lumière qui reste, trop sombres pour être calmes.

Elle accélère le mouvement, régulier, ferme, et elle pose la bouche contre son oreille et dit : "Tu as bien couru."

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Il craque là-dessus.

Elle sent la convulsion monter depuis la base de lui, elle sent le battement sourd sous ses doigts, l'épaississement qui précède d'une seconde. Il agrippe ses bras à deux mains et son corps se casse en avant, la tête contre son épaule, et il jouit avec une sauvagerie qu'il n'a pas pu contenir, par saccades violentes, longs jets chauds sur son ventre et ses mains, en faisant ce son qu'elle aimera se rappeler, ce son de quelqu'un qui cède à quelque chose de profond.

Il reste courbé contre elle longtemps après.

Elle lui laisse le temps.

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Après, il y a du silence et de la sueur et de la poussière de métal dans l'air.

Le feu dehors décline. Ou peut-être qu'ils l'entendent moins.

Cendres est allongé, bras sous la nuque, il regarde le plafond comme quelqu'un qui refait mentalement les dernières heures. Le jeune a glissé sur le flanc et dort déjà, ou presque. Kellerman est assis un peu à l'écart, il a récupéré ses lunettes et les nettoie avec un coin de sa chemise, un geste machinal, un retour au monde des formes et des contours.

Il lui tend la gourde sans un mot.

L'eau est tiède et elle est parfaite.

Elle boit. Elle regarde par les fenêtres brisées la ligne du ciel qui commence à changer de couleur.

Elle ne repart pas avant l'aube. Elle repart quand même.

C'est dans les règles.

FIN

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