L'éleveur de chèvres (7)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : L'éleveur de chèvres (7) Histoire érotique Publiée sur HDS le 12-02-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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L'éleveur de chèvres (7)
Chapitre 7

Il remonte dans sa BMW noire, claque la portière, démarre en faisant voler le gravier et disparaît au bout du chemin.
On reste plantés là, moi encore haletant du baiser, Fabien le regard fixé sur la poussière. Il me serre plus fort contre lui, pose son menton sur ma tête.
-Il veut la guerre ? Qu’il vienne. Mais il touche à un cheveu de toi ou de cette ferme, et je lui fais regretter d’être né.

Fabien reste planté là une seconde, le regard encore fixé sur le nuage de poussière que la BMW a laissé derrière elle. Puis il ramasse la fourche qu’il avait posée, la regarde comme si elle l’avait insulté, et d’un coup de genou sec, la casse nette en deux. Le bois éclate avec un craquement sonore. Il jette les morceaux au sol, les épaules crispées, la mâchoire tellement serrée que je vois les muscles trembler.
Je le regarde faire, et au lieu d’avoir peur, je sens un sourire idiot me monter aux lèvres. Je m’approche, pose une main sur son bras.
-Tu sais que t’es incroyablement sexy quand tu te mets dans cet état-là ?

Il tourne la tête, surpris, les yeux encore noirs de colère. Je ris doucement, je ne peux pas m’en empêcher.
-Sérieux… le genou, la fourche, tout… j’ai failli te sauter dessus direct.

Il reste figé deux secondes, puis un coin de sa bouche se relève. Il pousse un soupir rageur, me tire contre lui, me serre si fort que je manque d’air.
-Personne te touche. Personne.

On finit le boulot en silence. Les gestes sont là, mais la légèreté s’est évaporée. Les chèvres rentrent, les outils rangés, le soleil baisse, et on monte dans le pick-up sans un mot.
Le soir, on se douche longuement, l’un après l’autre, puis ensemble juste pour se rincer la sueur et la colère. À table, je sors deux bières, on mange des restes, on parle peu. Je le regarde manger, les sourcils encore froncés, et soudain je pose mes couverts.
Je prends une grande inspiration, je prends mon air le plus solennel possible, les mains à plat sur la table. Fabien lève les yeux, me voit faire cette tête bizarre et fronce encore plus les sourcils.
-Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Je garde mon sérieux, je parle lentement, calmement :
-Fabien… même si ça ne fait pas très longtemps qu’on se connaît… j’aimerais vraiment que tu viennes vivre ici. À la ferme. Définitivement. Ça serait plus simple, plus pratique… et surtout, je dormirais mieux en te sachant là tous les soirs.

Silence. Il me regarde, cligne des yeux, pose sa bière. Puis il se cale dans sa chaise, croise les bras, prend un air détaché, presque distant.
-Hmm… je sais pas… faut que j’y réfléchisse. C’est une grande décision, tu sais. Faut peser le pour, le contre… voir si ça vaut le coup…

Je le fixe, abasourdi. Il tient à peine trente secondes avant que son masque craque, qu’il éclate de rire et se penche par-dessus la table pour m’embrasser.
-T’es con ou quoi ? Évidemment que je viens vivre ici. J’ai déjà commencé à ramener mes affaires depuis trois semaines, t’as juste pas remarqué.

Je reste bouche bée. Il se lève, contourne la table, me tire de ma chaise et me plaque contre lui.
-Je dors plus chez moi depuis quinze jours, Parisien. Mon frigo est vide, mes placards sont vides, mon lit est froid. Je suis déjà chez moi ici. Depuis le premier soir où tu m’as laissé rester.

Je ris, je l’embrasse, je le serre contre moi comme si j’allais jamais le lâcher. Il murmure contre mes lèvres :
-Et si Bertrand veut la guerre, il va la trouver. Mais il la trouvera contre nous deux. Et cette ferme, c’est ta ferme et un petit peu la mienne aussi.


Les semaines passent, calmes, lumineuses, sans la moindre nouvelle de Bertrand. On savoure chaque jour comme une petite victoire.
Fabien a tout réglé : résiliation du bail, changement d’adresse officiel, boîte aux lettres redirigée. Aujourd’hui, c’est le jour J : le déménagement. Depuis huit heures du matin, ses potes ont envahi la cour : Ludo, Marc, Ju, Raph, les frères Le Gall, une douzaine de bras costauds qui rient, qui charrient, qui portent des cartons comme si c’était des plumes. Le pick-up fait des allers-retours, les remorques se remplissent, le canapé neuf prend place dans le salon, les vêtements de Fabien envahissent déjà la moitié de l’armoire. Vers dix-neuf heures, le dernier carton est posé, la dernière remorque déchargée. On allume le grand barbecue, on sort les tables pliantes, les packs de bière, la sono hurle du Johnny et du Goldman, l’odeur de merguez et de côte de bœuf emplit l’air.
Les potes n’arrêtent pas de chambrer Fabien.
-Alors, tu ranges déjà tes caleçons dans le tiroir de gauche ?
-T’as pris un abonnement chez Ikea pour la vie de couple ?
-Fais gaffe, le Parisien va te demander une bague bientôt !

Fabien répond par des doigts d’honneur et des éclats de rire, mais il ne me lâche jamais : main sur ma hanche, sur mon épaule, dans le bas de mon dos.

Et puis, le gravier crisse brutalement. La BMW noire métallisée de Bertrand dévale le chemin et freine en travers de la cour, projetant des cailloux partout. Il sort seul, costume anthracite impeccable, chemise ouverte, lunettes de soleil même au coucher du soleil, un sourire faux et carnassier collé sur le visage.
Il écarte les bras, théâtral :
-Eh ben… on fait la fête sans m’inviter ? Trop dommage, j’étais juste à côté…

Je me raidis immédiatement, prêt à exploser, à lui hurler de dégager. Fabien, lui, pose sa bière, passe son bras autour de ma taille d’un geste fluide, me plaque contre lui avec le sourire le plus éclatant, le plus provocant que j’aie jamais vu. Il lève sa bouteille vers Bertrand, voix forte et joyeuse :
-T’inquiète pas, y a largement à manger pour tout le monde ! Reste, on fête mon emménagement officiel chez Mathieu.

Et sans me quitter des yeux, il me retourne doucement dans ses bras, pose sa main sur ma nuque et m’embrasse. Un baiser lent, profond, langoureux, sans aucune retenue, devant tout le monde, devant Bertrand. Sa langue glisse, possessive, tendre à la fois ; je fonds, je gémis doucement contre sa bouche, mes mains s’accrochent à sa chemise.
Quand il me relâche enfin, il me fait asseoir directement sur ses genoux, une main possessive posée sur ma cuisse, l’autre autour de ma taille. Les potes restent figés deux secondes, puis explosent :
-Putain, allez dans une chambre direct !
-Heureusement qu’il n’y a pas de gosses ici ?
-Fab, t’as pris des cours de cinéma porno ou c’est naturel ?
-Respect, mec, t’assumes grave !

Sifflets, applaudissements, bières qui s’entrechoquent.
Bertrand est planté là, blanc comme un linge, les poings tellement serrés que ses phalanges blanchissent. Fabien lève sa bière vers lui, toujours ce sourire éclatant :
-Allez, Bertrand, sers-toi. Y a des merguez, des côtes, des salades… et même une chaise libre. On est voisins maintenant, faut fêter ça, non ?

Et il m’embrasse la tempe, resserre son étreinte autour de ma taille comme si Bertrand n’existait déjà plus. La soirée continue, plus bruyante, plus joyeuse, plus provocante que jamais.

La soirée bat son plein, la musique hurle, les bières coulent, les merguez crépitent. Je me lève, prétexte une envie pressante, et file vers le fond de la cour, là où les grands chênes font de l’ombre. Je m’éloigne un peu, dos à la fête, je pisse contre un tronc, le bruit des rires derrière moi.
Je n’ai pas fini que j’entends les pas dans l’herbe. Fabien arrive derrière moi, silencieux, et dès que je secoue la dernière goutte, il me plaque contre l’arbre, torse contre mon dos, sa main déjà sur ma braguette.
-J’ai trop envie de toi, là, tout de suite, souffle-t-il à mon oreille, voix rauque. -Savoir qu’ils peuvent nous voir, qu’ils peuvent nous entendre… ça me rend dingue.

Je commence à protester, la gorge serrée :
-Fabien… Bertrand est là, et tes potes…

Il ne me laisse pas finir. Il me retourne d’un coup, me plaque dos à l’écorce, et m’embrasse comme un fou : langue profonde, brutale, possessive. Je fonds instantanément, tout s’efface : Bertrand, la fête, le risque. Il n’y a plus que sa bouche, ses mains, sa queue déjà dure qui frotte contre la mienne à travers les jeans.
Je gémis dans le baiser. Il rigole contre mes lèvres :
-Ils vont juste se demander où on est passés… et on reviendra.


Il me retourne à nouveau, dos contre l’arbre, baisse mon jean et mon boxer d’un seul geste, crache dans sa main, se lubrifie rapidement. Pas de capote : on n’en a plus besoin depuis longtemps. Il écarte mes fesses, pose son gland brûlant contre moi et pousse d’un coup, jusqu’au fond.
Je pousse un gémissement rauque, étouffé contre mon avant-bras. Il commence direct, fort, rapide, ses hanches claquent contre mes fesses, l’arbre tremble sous les coups. Une main sur ma bouche pour étouffer mes cris, l’autre qui me branle en rythme.
-Putain t’es serré… t’es à moi… tout à moi… grogne-t-il à mon oreille. Chaque coup est profond, violent, parfait. Je tremble, je couine, je pousse en arrière pour l’accueillir plus loin.

En moins de deux minutes je sens qu’il est au bord. Il accélère encore, me plaque plus fort contre l’arbre, mord mon épaule à travers le t-shirt et jouit en moi, chaud, abondant, en grognant mon nom. Je jouis à mon tour, dans sa main, en longues giclées sur le tronc, les jambes qui tremblent.
Il reste en moi quelques secondes, haletant, puis se retire doucement, son sperme qui coule déjà le long de mes cuisses. Il me retourne, m’embrasse tendrement, me remonte le jean en riant :
-T’es magnifique quand tu jouis comme ça.

On revient à la table, moi les cheveux pleins de mousse d’arbre, la chemise de travers, rouge comme une tomate, les lèvres gonflées. Fabien, lui, l’air innocent, une bière fraîche à la main.
Les potes nous regardent arriver, hilares. Ludo lève sa bouteille :
-Alors, vous faisiez quoi, une promenade digestive ?

Bertrand, assis au bout de la table, un sourire glacial aux lèvres, répond avant qu’on puisse ouvrir la bouche :
-Ils baisaient derrière le grand chêne, au fond de la cour. Vous avez pas entendu ? Moi j’ai tout vu.

Un silence de deux secondes. Puis les potes explosent de rire, sifflets, applaudissements, cris : -Respect !
-T’es un animal, Fab !
-On veut les détails !


Fabien passe son bras autour de mes épaules, me serre contre lui, lève sa bière vers Bertrand avec un sourire éclatant :
-T’as vu ? C’est ça, être chez soi.

Et moi, mort de honte et en même temps fier comme jamais, je me cache contre son torse pendant que la soirée reprend, plus bruyante, plus joyeuse, plus nôtre que jamais. Bertrand, lui, reste figé, seul au bout de la table, son sourire faux qui s’effrite enfin.


3h du matin. Les dernières voitures s’éloignent, phares qui dansent sur le chemin, moteurs qui s’estompent. Les potes nous font des grands signes, klaxonnent une dernière fois, c’est fini.
Bertrand se lève, prend ses clés, direction sa BMW. Fabien l’intercepte en deux pas, lui attrape le bras, pas brutal mais ferme, impossible à ignorer.
-Reste deux minutes. On va prendre un dernier café, tous les trois.

Bertrand tente un sourire crispé.
-Il est tard, une autre fois…

Fabien ne lâche pas son bras, le ton calme mais sans appel.
-Non. Maintenant.

Il se tourne vers moi, sourire doux :
-Mathieu, tu nous fais trois cafés, s’il te plaît ?

Je hoche la tête, rentre préparer la cafetière. Quand je reviens avec le plateau, Fabien est assis à la grande table de la cour, les lampes tempête encore allumées. Je pose les tasses, il m’attire direct sur ses genoux, un bras autour de ma taille, l’autre déjà sur ma cuisse. Bertrand reste debout deux secondes, livide, puis finit par s’asseoir en face de nous, raide comme un piquet.
Fabien prend sa tasse, boit une gorgée, commence à parler, voix basse, posée, presque amicale, mais chaque mot est une pierre.
-Écoute-moi bien, Bertrand. Ici, c’est chez nous. Chez Mathieu et chez moi. T’es le bienvenu quand tu veux passer boire un café, discuter du temps qu’il fait, ou même rester manger si t’es correct. Mais si tu viens pour emmerder Mathieu, pour le surveiller, pour lui pourrir la vie, pour nous pourrir la vie… là, ça s’arrête tout de suite.

Tout en parlant, il caresse doucement ma cuisse, remonte jusqu’à ma nuque, effleure mes cheveux, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Bertrand ouvre la bouche, Fabien lève un doigt, le coupe net.
-Non. Tu écoutes. T’as largué Mathieu comme une merde quand il était au fond du trou. Maintenant il a une vie stable, une maison, quelqu’un qui l’aime et qui le protège. Tu touches à ça, tu touches à lui, tu touches à nous, et je te promets que je m’occupe personnellement de toi. Et crois-moi, je suis très calme là, mais je peux devenir très con très vite.

Bertrand tente encore d’ouvrir la bouche. Fabien le coupe à nouveau, toujours calme, toujours en me caressant.
-Chut. J’ai pas fini. Trois kilomètres, c’est rien. On peut se croiser tous les jours. Soit c’est la paix, soit c’est la guerre. Et si c’est la guerre, tu perds. Parce que t’es tout seul, et nous on est deux. Et on a rien à perdre.

Il boit une nouvelle gorgée de café, me serre un peu plus contre lui, m’embrasse la tempe sans quitter Bertrand des yeux.
-C’est clair ?

Bertrand reste muet, blanc comme un linge, les mains qui tremblent légèrement autour de sa tasse intacte. Fabien repose sa tasse, sourire poli.
-Parfait. Tu peux y aller maintenant. Bonne route, voisin.

Bertrand se lève, lentement, sans un mot, monte dans sa voiture et démarre. Cette fois, il ne fait pas crisser les graviers.
Quand les feux arrière disparaissent, Fabien me soulève, me porte jusqu’à la maison, referme la porte d’un coup de pied. Il me plaque contre le mur de l’entrée, m’embrasse profondément.
-C’est fini, Parisien. Il a compris. Et maintenant, on dort. Demain, on commence vraiment notre vie.

Fin du chapitre 7.

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