L'éleveur de chèvres (4)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : L'éleveur de chèvres (4) Histoire érotique Publiée sur HDS le 07-02-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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L'éleveur de chèvres (4)
Chapitre 4

Et comme un automate, comme avant, je me penche. Je l’embrasse. Un baiser bref, désespéré, coupable. Ses lèvres ont le même goût, la même douceur calculée. Pendant deux secondes je suis de retour à Paris, dans ses bras, avant tout ça.
Mais deux secondes seulement.
Je recule d’un pas, le cœur au bord des lèvres. Bertrand sourit, victorieux. Je regarde par la fenêtre : Fabien est déjà loin, presque disparu derrière la bergerie.
Et je réalise, brutalement, que je viens peut-être de tout gâcher.

La matinée est un lent poison. Bertrand ne part pas. Il reste, s’installe, parle. Il parle avec cette voix douce et grave qui me faisait fondre avant :
-Tu te souviens de nos week-ends à Deauville… de la façon dont tu tremblais quand je te touchais là… Il s’approche, effleure ma joue, descend sur ma nuque, pose un baiser léger dans mon cou. -On était si bien tous les deux. Personne ne t’a jamais fait jouir comme moi, avoue. Un autre baiser, plus appuyé, sa main qui glisse sur ma taille. Je me laisse faire, figé, coupable, hypnotisé par le passé.

Midi arrive. J’ai préparé un repas simple : poulet rôti, légumes, parce que je sais que Fabien mange ici tous les jours. Je préviens Bertrand, la gorge serrée :
-Fabien mange avec nous. Je… je ne veux pas de scandale.

Bertrand sourit, un sourire de vainqueur. Il me bloque contre le plan de travail, pose une main sur ma hanche.
-Dis-moi une chose, mon cœur… vous avez déjà couché ensemble, lui et toi ?

Je rougis, mais je réponds la vérité technique :
-Non… on n’a pas couché ensemble. Je baisse les yeux, ajoute presque malgré moi : -Par contre… il a déjà dormi ici. Dans le même lit. Plusieurs fois. Mais Fabien est un mec des plus hétéro, tu sais. C’est juste… il reste dormir quand il est tard.

Bertrand plisse les yeux, un éclair de jalousie, puis un sourire en coin, presque moqueur.
-Un hétéro… dans ton lit. Il caresse ma joue, baisse la voix : -Tu sais bien que les hétéros, Mathieu… ça a toujours été ton fantasme.

Il m’embrasse encore, lentement, sûr de lui, comme s’il venait de marquer un point définitif.
Je sors chercher Fabien. Il est dans la bergerie, en sueur, torse déjà nu à cause de la chaleur. Quand il me voit, il fronce les sourcils ; il a compris. Il essuie ses mains sur son jean, me suit sans un mot.
À table, l’ambiance est électrique. Fabien s’assoit à côté de moi, naturellement. Il fait une chaleur d’enfer, il reste torse nu, la peau luisante de sueur, les poils collés. Bertrand, en face, le fixe, les lèvres pincées.
Fabien pose son bras sur le dossier de ma chaise, ses doigts effleurent ma nuque. Il me sert de l’eau, sa cuisse collée à la mienne sous la table. Quand je passe le plat, il attrape mon poignet doucement, le garde une seconde de trop, caresse l’intérieur avec son pouce. Quand il prend du pain, il se penche vers moi, son épaule nue contre la mienne, et murmure assez fort pour que Bertrand entende :
-T’as mis juste ce qu’il faut de sel, Parisien. T’es parfait.

Bertrand a les yeux écarquillés, la fourchette figée. Il voit tout :
• La façon dont Fabien pose sa main sur ma cuisse sous la table, un geste discret mais clair.
• Le regard que Fabien me lance, possessif, tranquille.
• Moi qui rougis, qui ne recule pas.
• Et surtout la carrure de Fabien : torse large, bras épais, veines saillantes, une présence brute qui remplit la pièce.

Bertrand serre les mâchoires. Il voudrait dire quelque chose, exploser, mais il se rend compte que Fabien est plus grand, plus large, plus fort, et surtout… parfaitement calme. Il baisse les yeux sur son assiette, blême.
Fabien, lui, continue tranquillement de manger, son bras toujours derrière moi, ses doigts qui jouent doucement dans mes cheveux de temps en temps. Un message silencieux, limpide : « Il est à moi maintenant. »
Et moi, au milieu, je ne sais plus où regarder. Entre le passé qui me tient encore par la gorge, et l’homme à côté de moi qui, sans dire un mot, vient de poser sa marque sur ma peau.

Le repas terminé, Fabien repousse sa chaise, se lève et s’étire longuement, torse nu, la sueur encore perlant sur sa peau.
Il pose une main légère sur ma nuque, juste une seconde, et murmure assez fort pour que Bertrand entende :
-Je retourne finir les clôtures… mais je reviendrai goûter ton dessert plus tard, Parisien. Un sourire en coin, un clin d’œil à peine perceptible, et il sort, chemise ouverte battant au vent, pieds nus sur le gravier.

Bertrand reste assis, lèvres pincées, regard noir rivé sur la porte.
L’après-midi, il ne part pas. Il tourne dans la maison comme un lion en cage, voix basse mais acérée :
-Tu l’as laissé te toucher devant moi. Sa main sur ta cuisse, ses doigts dans tes cheveux… tu te rends compte ? Il s’approche, me prend les mains, les yeux brillants : -Je peux rester ce soir ? Je suis épuisé, je n’ai pas dormi. Juste une nuit, pour qu’on parle vraiment.

Je cède, faible :
-D’accord… mais tu dormiras dans la chambre d’amis.

Il serre les dents, mais acquiesce avec un petit sourire en coin, persuadé que ça changera avant minuit.


Le soir tombe. Fabien termine plus tard que prévu. Quand il passe enfin la porte, couvert de poussière et de sueur, il sent fort la terre et le travail.
-Je pue, je prends une douche rapide avant de manger, dit-il simplement.

Cinq minutes plus tard, il redescend. Juste un vieux short de foot noir, ultra-court, rien en dessous : la bosse est énorme, lourde, parfaitement dessinée, qui se balance à chaque pas. Pieds nus, cheveux encore humides, torse luisant d’eau. Il s’assoit à table comme si de rien n’était.
Je lui dis aussitôt :
-Il est tard, reste dormir.


Il me regarde longuement, jette un œil à Bertrand qui traîne dans la cuisine.
-Je comptais pas te laisser seul avec ce type, de toute façon. Il me plaît pas. Il le dit assez fort pour que Bertrand l’entende depuis le couloir. Bertrand se raidit ; Fabien ricane doucement et hausse les épaules.

On s’installe tous les trois dans le salon, soi-disant pour un dernier verre. Le canapé est petit. Je me retrouve au milieu. Fabien s’étale à ma droite, short tendu au maximum, bosse énorme posée sur sa cuisse, bras sur le dossier derrière ma tête, cuisse collée à la mienne, pieds nus sur la table basse. Bertrand à ma gauche, raide comme un piquet, mains crispées sur ses genoux. Fabien effleure ma nuque du bout des doigts, pose parfois sa main sur ma cuisse, retire, repose, comme si c’était normal. Bertrand bouillonne en silence.
Vers 23 h, on se lève pour monter. Bertrand s’arrête devant la porte de la chambre d’amis, me prend le bras doucement :
-Mathieu, on peut parler deux minutes ?

Au même moment, Fabien, déjà devant la porte de la chambre principale (ma chambre), se retourne. Sans un mot, sans même un regard vers Bertrand, il baisse d’un geste lent son short de foot. Il se retrouve complètement nu, dos à nous, queue lourde qui balance une seconde avant qu’il disparaisse dans la chambre, laissant la porte grande ouverte derrière lui.
Bertrand devient blanc, puis rouge cramoisi. Il me serre le bras plus fort :
-C’est quoi ce cirque ? Il se fout à poil devant moi ?!

Je me dégage doucement, la voix tremblante mais ferme :
-Calme-toi, Bertrand. Il dort comme ça, c’est tout. Il ne se passe rien avec Fabien.

Bertrand me fixe, incrédule, les yeux brillants de colère et de jalousie. Je détourne le regard, entre dans ma chambre, referme la porte derrière moi.
Fabien est déjà allongé au milieu du lit, nu, bras derrière la tête, un sourire tranquille aux lèvres.
De l’autre côté du couloir, j’entends Bertrand claquer violemment la porte de la chambre d’amis.
Je referme la porte doucement. Le claquement rageur de Bertrand résonne encore dans le couloir.
Fabien est déjà au milieu du lit, complètement nu, bras derrière la tête, torse bombé, queue à moitié dure posée sur sa cuisse. Il me regarde arriver, sourire tranquille, et fait son petit « tss-tss » avec la langue, le même bruit qu’il fait quand je tarde à me déshabiller.
Je rougis instantanément. Je retire mon t-shirt, mon jogging, mon boxer en vitesse, presque en panique, et me glisse sous la couette comme un gosse pris en faute.
Fabien éclate d’un rire grave, rauque, tellement chaud.
-Arrête de faire ça, Parisien… je t’ai déjà vu nu, tu sais. Et je compte bien te revoir encore souvent.

Avant même que je puisse répondre, il attrape mon poignet, me tire d’un coup sec contre lui. Je me retrouve plaqué contre son torse, ventre contre ventre, sa toison qui râpe délicieusement ma peau, sa queue qui durcit déjà contre mon bas-ventre. Sa main descend direct sur mes fesses, les empoigne fermement, les pétrit, les écarte un peu comme pour vérifier que je suis bien là.
-Viens là, grogne-t-il contre mon oreille, et il me fait glisser plus haut pour que ma tête repose sur son épaule. Son autre main vient se poser sur ma nuque, doigts enfouis dans mes cheveux, et il me caresse lentement, possessivement.

Il parle bas, sa barbe qui gratte ma tempe :
-Cette journée de merde… ton ex qui débarque, qui te touche, qui te regarde comme si t’étais encore à lui… Sa main descend le long de mon dos, s’arrête au creux de mes reins, appuie juste assez pour que je sente tout son corps contre le mien. -Tu vas pas retomber dans ses filets, hein ?

Je reste silencieux une seconde, perdu.
-Je… je sais plus où j’en suis, Fabien…

Il resserre son étreinte, me plaque encore plus fort contre lui. Sa queue est maintenant complètement dure, brûlante entre nos ventres.
-Moi je suis là, Parisien. Tout le temps. Toutes les nuits. Tous les matins.

Je murmure, la gorge nouée :
-On n’est pas un couple, toi et moi… j’ai l’impression que tu veux juste du bon temps…

Il rit doucement, glisse sa main entre mes fesses, effleure lentement, sans entrer, juste pour me faire frissonner.
-Du bon temps ? Ouais, c’est possible… mais je suis là depuis le début, non ? Je dors dans ton lit, je te prends dans mes bras quand tu pleures, je te fais jouir rien qu’avec mes doigts sur tes tétons… et je repars pas au matin en te laissant seul.

Il tourne ma tête vers lui, pose son front contre le mien, ses yeux bleus plantés dans les miens. -Et tous les jours, je t’apprécie un peu plus, Mathieu. Un peu plus chaque putain de jour.

Sa main remonte, empoigne ma nuque, et il m’embrasse. Pas tendre, pas doux : un vrai baiser, profond, possessif, langue qui cherche la mienne, barbe qui brûle ma peau. Quand il me lâche, je suis à bout de souffle, la tête qui tourne.
Il me replace contre son torse, une main toujours sur mes fesses, l’autre qui caresse mes cheveux.
-Dors, maintenant. Demain, on verra pour ton ex. Ce soir, t’es à moi. Et je ne bouge pas.



Je me réveille le premier, juste avant l’aube. La lumière grise filtre entre les volets. Fabien dort encore, un bras lourd autour de ma taille, son souffle régulier contre ma nuque. Je n’ose pas bouger. Je reste là, collé à lui, peau contre peau, son torse poilu qui monte et descend sous ma joue.
Comme il le fait souvent avec moi, je glisse timidement ma main sur lui. D’abord sur ses pecs, doigts perdus dans la toison brune, je descends lentement, dessine les contours de ses abdos, effleure son nombril. Il ne bouge pas, mais je sens sa queue se réveiller contre ma cuisse : d’abord molle et lourde, elle gonfle, se redresse, se durcit centimètre par centimètre.

Fabien s’étire dans son sommeil, un long grognement rauque. En se cambrant, il me fait glisser un peu plus bas. Ma tête se retrouve à quelques centimètres de sa queue maintenant complètement dure, dressée, énorme, juste devant mon visage.
Je n’ai plus peur. Tout doucement, presque tremblant, je pose ma main sur lui. Je le caresse, lentement, du bas vers le haut, sentant chaque veine, chaque pulsation. Fabien pousse un petit gémissement, encore à moitié endormi.
-Oh putain… Parisien…


Ses yeux s’ouvrent à peine, lourds de sommeil et de désir. Je me rapproche encore, le cœur qui explose. J’ouvre délicatement la bouche, effleure le gland du bout des lèvres, puis le prends, chaud, salé, épais. Je le laisse entrer lentement, centimètre par centimètre, jusqu’à ce que je sente sa main se poser sur mon dos.
Il gémit plus fort, un son grave, animal. Sa grande main descend, caresse mes omoplates, mes reins, empoigne une fesse, puis glisse entre elles, effleure doucement, sans forcer, juste assez pour me faire frissonner violemment.
Je continue, plus profond, plus lentement, les yeux fermés, le goût de lui partout. Il caresse toujours entre mes fesses, un doigt qui appuie légèrement, qui tourne, qui me fait gémir autour de lui.
-Continue… comme ça… souffle-t-il, la voix rauque, encore pleine de sommeil. Il ne bouge pas les hanches, il me laisse faire, mais sa main devient plus insistante, plus possessive, entre mes fesses, sur ma peau, comme s’il marquait son territoire une bonne fois pour toutes.

Fin du chapitre 4.

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