La chaleur d'une main (1)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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La chaleur d'une main (1)
Chapitre 1
Je m’appelle Hugo Leroy, j’ai 33 ans et, jusqu’à hier soir, je pensais que ma vie était plutôt bien rangée.
Je bosse comme directeur artistique dans une agence de pub du 8e. Des journées longues, des nuits courtes, beaucoup de café et de sport pour tenir le rythme. Je mesure 1m87, je prends soin de moi (la salle de sport à 6 h 30 trois fois par semaine, ça laisse des traces), et je n’ai jamais vraiment eu à me plaindre de mon reflet dans le miroir. Gay, célibataire, assez à l’aise avec tout ça. Rien de très original, mais ça me va.
Hier, il était un peu plus de 20 h 30. J’avais passé la journée en réunion, j’étais fatigué, un peu irritable. Je sortais du bureau, sac sur l’épaule, écouteurs dans les oreilles, quand tout a basculé. Une chaleur soudaine, des vertiges, les jambes qui ne répondaient plus. Je me souviens juste d’avoir vu le trottoir se rapprocher très vite, puis plus rien.
Je me suis réveillé aux urgences de l’hôpital Cochin. Perfusion dans le bras, lumière crue, odeur d’antiseptique. Une infirmière m’a expliqué que j’avais fait un malaise dans la rue, qu’on m’avait amené en ambulance. J’étais sonné, un peu perdu.
Et puis la porte de la chambre s’est ouverte.
Un homme est entré, la trentaine bien entamée, grand, calme, l’air sérieux sans être froid. Blouse blanche ouverte sur une chemise bleu nuit parfaitement repassée. Cheveux noirs un peu ondulés, barbe courte et nette, regard gris clair très direct. Sur son badge : Dr Lucas Morel, oncologue.
Il s’est assis au bord du lit, a ouvert mon dossier, puis m’a regardé longuement avant de parler. Sa voix était basse, posée, presque douce.
-Hugo… les premiers examens montrent quelque chose d’inquiétant au niveau du pancréas. Une masse. Les marqueurs sanguins sont très élevés. On va faire un scanner et une biopsie en urgence, mais… il faut se préparer à l’idée que ce soit un cancer.
Le mot est tombé comme une pierre dans de l’eau calme. Tout s’est figé autour de moi. J’ai senti mon cœur cogner trop fort, trop vite.
Il a posé sa main sur mon avant-bras, juste un geste professionnel, mais sa paume était chaude, rassurante.
-Je vais prendre votre suivi en charge personnellement. On va faire tous les examens nécessaires, et on va tout mettre en œuvre. Vous n’êtes pas seul dans cette histoire.
Il a insisté sur le « vous n’êtes pas seul » avec une intensité qui m’a surpris. Nos regards se sont croisés un peu plus longtemps que nécessaire. Il n’a pas détourné les yeux tout de suite.
Je ne sais pas si c’est le choc, la fatigue ou autre chose, mais pendant une seconde, le temps s’est comme suspendu. Il y avait quelque chose dans sa façon de me regarder… une attention, une douceur, presque une promesse.
J’ai un cancer. Et en même temps, pour la première fois depuis très longtemps, j’ai eu l’impression que quelqu’un me voyait vraiment.
On commence comme ça, doucement, avec juste cette étincelle qui naît sans qu’on l’ait cherchée.
Je suis resté deux jours en observation à Cochin. Deux jours où le monde s’est réduit à des blouses, des prises de sang, des plateaux-repas fades et des nuits trop courtes à cause des bips incessants. Lucas passait tous les matins, jamais très longtemps, juste assez pour vérifier les constantes, lire les nouveaux résultats, me poser deux ou trois questions précises. Il parlait peu, mais chaque fois qu’il entrait dans la chambre, j’avais l’impression que l’air changeait de température. Il posait toujours la même main (chaude, ferme) sur mon épaule ou mon avant-bras quand il m’annonçait quelque chose de difficile. Un geste qui durait une demi-seconde de trop.
Le troisième jour, le scanner et la biopsie étaient faits. Il est revenu en fin d’après-midi, seul cette fois, sans l’interne qui le suivait d’habitude. Il a fermé la porte derrière lui, tiré le rideau de la fenêtre, et s’est assis sur la chaise à côté du lit. Plus de dossier en main. Juste ses yeux gris posés sur moi.
-Hugo… c’est bien un adénocarcinome du pancréas. Stade III, localement avancé. On ne voit pas de métastases à distance pour l’instant, c’est déjà une bonne nouvelle.
J’ai hoché la tête, incapable de parler. Il a continué, doucement, en expliquant le protocole : chimiothérapie néoadjuvante, puis réévaluation, peut-être chirurgie si la tumeur rétrécit. Des mots que je comprenais à moitié, mais que je buvais parce que c’était lui qui les disait.
Quand il a eu fini, il s’est tu. Un long silence. Puis il a simplement ajouté :
-Je serai votre oncologue référent tout du long. Vous allez me voir… beaucoup. Un sourire minuscule, presque timide, est passé sur ses lèvres. Le premier vrai sourire que je lui voyais.
Le lendemain matin, on m’a autorisé à rentrer chez moi en attendant le début du traitement. Lucas est venu personnellement me donner mon ordonnance et mon planning. Il portait un pull gris anthracite sous sa blouse, et j’ai réalisé que c’était la première fois que je le voyais sans cravate. Il avait l’air plus jeune, presque vulnérable.
Dans le couloir, juste avant que je monte dans le taxi, il m’a tendu une carte de visite toute simple.
-Mon numéro direct est au dos. Jour et nuit. N’hésitez jamais. J’ai retourné la carte. Un numéro de portable, écrit à la main, en toutes lettres.
Je suis rentré chez moi, seul, dans mon grand appart du Marais. J’ai posé la carte sur la table de nuit. Je n’ai pas osé l’enregistrer dans mon téléphone tout de suite. J’avais trop peur que ce soit un geste purement professionnel.
Trois jours plus tard, premier rendez-vous de consultation au service d’oncologie de jour. J’étais stressé, un peu nauséeux rien qu’à l’idée de la chimio. J’ai attendu dans une petite salle blanche. Il est entré, blouse ouverte, chemise bleu nuit (la même que le premier soir). Il m’a souri, plus largement cette fois.
-Bonjour Hugo. Prêt ?
J’ai haussé les épaules, incapable de mentir. Il a refermé la porte à clé (un petit clic discret) et s’est assis en face de moi, assez près pour que nos genoux se frôlent presque.
-On a tout le temps. On commence quand vous voulez. Et… on avance à votre rythme. Il a marqué une pause, puis, plus bas : -Pas seulement pour le traitement.
Et là, pour la première fois, il n’a pas détourné les yeux.
C’était le jour de ma première perfusion.
Salle de chimio de jour, un grand fauteuil inclinable, lumière tamisée, une dizaine de patients autour, chacun dans son cocon. Moi, j’avais choisi le coin le plus discret, près de la fenêtre. J’étais arrivé en avance, un peu pâle, les mains moites. Lucas m’avait prévenu : les premiers effets peuvent être rudes, nausées, frissons, fatigue brutale.
Il est passé me voir avant que l’infirmière ne pose la perfusion, juste un « ça va aller ? » rapide, un sourire encourageant, puis il a disparu derrière d’autres patients.
La poche a commencé à couler. Au bout d’une heure, j’ai senti le froid chimique me remonter le bras, puis la nausée, pas violente, mais sournoise. J’ai fermé les yeux, respiré lentement, comme on me l’avait appris.
Quand je les ai rouverts, il était là.
Pas en blouse cette fois : il avait dû finir son service. Pull gris anthracite, manches relevées, cheveux un peu en bataille. Il s’est assis sur le petit tabouret à roulettes juste à côté de mon fauteuil, sans un mot. Il a simplement pris ma main libre (celle sans la perfusion) et l’a posée sur sa cuisse, paume contre paume.
Un geste tellement simple, et pourtant…
Ses doigts ont glissé entre les miens, lentement, comme s’il testait la température de l’eau. Il a serré, doucement, puis plus fort. J’ai senti la chaleur de sa peau, la légère rugosité de ses paumes, le pouls régulier à son poignet. Il ne disait rien. Moi non plus. On entendait juste le goutte-à-goutte de la poche et le murmure des autres patients.
Il a tourné ma main, a effleuré l’intérieur de mon poignet avec son pouce, un cercle lent, presque imperceptible. Puis il a remonté, juste un peu, le long de l’avant-bras, là où la veine est visible sous la peau. Un frisson m’a traversé, pas de froid, mais de tout autre chose.
Je l’ai regardé. Il me regardait déjà. Ses yeux gris étaient plus sombres que d’habitude, comme si la lumière de la pièce s’y était concentrée.
-Vous avez froid ? a-t-il demandé à voix très basse.
J’ai secoué la tête. Ma gorge était nouée.
Il a approché ma main de ses lèvres, juste assez pour que je sente son souffle chaud sur mes doigts, sans les toucher. Puis il a refermé mes doigts dans les siens, les a gardés contre sa cuisse, bien serrés, comme s’il voulait transmettre quelque chose que les mots n’arrivaient pas à dire.
On est restés comme ça un temps impossible. Dix minutes ? Vingt ? Je ne sais pas. La perfusion continuait son travail, mais moi je n’entendais plus que nos deux respirations, presque synchrones.
Quand l’infirmière est revenue pour débrancher la poche, il a relâché ma main, lentement, à regret. Il s’est levé, a passé une main rapide dans mes cheveux (un geste tellement naturel que j’ai failli fermer les yeux), et a murmuré :
-Je reviens vous chercher à la fin.
Il est parti sans se retourner.
J’ai gardé la chaleur de sa paume sur la mienne pendant des heures.
La perfusion s’est achevée vers 18h40. J’étais lourd, vidé, comme si on m’avait aspiré les os. Les jambes en coton, la peau hypersensible, l’esprit cotonneux. Quand l’infirmière a retiré l’aiguille, j’ai senti un frisson glacé remonter jusqu’à l’épaule, puis une chaleur sourde se répandre partout ailleurs.
Je me suis levais à peine quand j’ai entendu sa voix derrière moi, plus grave qu’à l’hôpital, presque rauque :
-Hugo… attends.
Je me suis retourné. Lucas. Plus de blouse. Pull anthracite qui épouse chaque ligne de son torse, manches relevées sur des avant-bras que je n’importe qui aurait eu envie de mordre. Blouson en cuir noir sur l’épaule, clés qui tintent doucement dans sa main. Il me regardait avec une intensité qui m’a cloué sur place.
-Je te ramène.
Un mot, pas une proposition. J’ai ouvert la bouche ; il a simplement posé ses yeux sur moi jusqu’à ce que je baisse les miens.
Dans l’ascenseur, il s’est placé juste derrière moi. Je sentais sa respiration dans ma nuque, régulière, chaude. Son parfum (bois de cèdre, une pointe de cuir) m’enveloppait comme une couverture trop lourde. Quand les portes se sont ouvertes, son corps a frôlé le mien, à peine, mais assez pour que je sente la chaleur irradier à travers nos vêtements.
Sa voiture sentait le cuir tiède et lui. Il m’a ouvert la portière, sa main a effleurant le bas de mon dos une fraction de seconde de trop. J’ai fermé les yeux en m’asseyant. Il a démarré, a mis une playlist très basse (voix grave, piano lent), et pendant tout le trajet il a gardé une main sur le levier de vitesse, l’autre posée sur sa cuisse, à quelques centimètres seulement de la mienne.
À un feu rouge, il a tourné la tête. Ses yeux étaient presque noirs dans la lumière orangée des réverbères.
-J’ai envie de monter avec toi. Juste pour être sûr que tu vas bien.
Sa voix était si basse que j’ai senti les vibrations dans ma poitrine. Je n’ai pas répondu. J’ai simplement hoché la tête.
Dans mon immeuble, l’ascenseur est minuscule. On s’est retrouvés côte à côte, épaule contre épaule. Sa manche a glissé sur mon poignet ; j’ai senti la chaleur de sa peau nue, les poils légers de son avant-bras. Il n’a pas bougé la main. Moi non plus.
J’ai ouvert la porte de l’appartement. Il est entré, a refermé derrière nous d’un geste lent, presque solennel. Je n’ai allumé que la petite lampe du salon ; la lumière dorée a caressé ses pommettes, le creux de sa gorge, la ligne de sa mâchoire.
Il est resté là, à deux pas, les mains dans les poches de son blouson, mais ses yeux… ses yeux me déshabillaient déjà.
Je me suis approché, très lentement. Quand je n’étais plus qu’à un souffle, j’ai murmuré :
-Merci de m’avoir ramené.
Il a souri, un sourire minuscule, presque douloureux.
-Je ne pouvais pas te laisser seul. Pas ce soir.
Sa main s’est levée, hésitante, puis s’est posée sur ma joue. Ses doigts étaient brûlants. Il a suivi la ligne de ma pommette, lentement, comme s’il découvrait une carte. Son pouce a effleuré ma lèvre inférieure, l’a entrouverte légèrement. J’ai senti mon souffle se bloquer.
Il s’est penché. Son front a touché le mien. On est restés là, immobiles, à respirer le même air trop chaud. Je sentais son cœur battre contre ma poitrine, rapide, presque aussi rapide que le mien.
-Je ne devrais pas, a-t-il soufflé contre ma bouche.
-Je sais, ai-je répondu, la voix cassée.
Ses lèvres ont frôlé les miennes, pas encore un baiser, juste une promesse humide et brûlante. Sa main a glissé de ma joue à ma nuque, doigts enfouis dans mes cheveux, et il m’a attiré un centimètre plus près.
On était au bord du vide. Et aucun de nous ne voulait reculer.
Je ne sais plus qui a bougé le premier.
Peut-être moi. Peut-être lui. Tout ce que je sais, c’est qu’un millimètre a suffi pour que nos bouches se trouvent enfin.
Le baiser est lent, presque douloureux de douceur. Ses lèvres sont chaudes, un peu sèches, puis humides quand il ouvre la bouche et que sa langue effleure la mienne. Je gémis sans le vouloir ; le son est étouffé contre lui. Il répond par un grondement bas, rauque, qui me fait vibrer jusqu’au ventre.
Sa main dans ma nuque se resserre, possessive. L’autre descend le long de mon dos, lentement, jusqu’à la chute de mes reins, et me plaque contre lui. Je sens tout : la dureté de son torse, la chaleur de son pull contre ma chemise, et surtout, surtout, la ligne rigide de son désir qui presse contre le mien à travers nos vêtements. Il est dur. Très dur. Et moi aussi.
Je me sens vivant comme jamais. La chimio, la fatigue, la peur : tout s’efface. Il ne reste que la chaleur de son corps, le goût de sa bouche, l’odeur de sa peau.
Je glisse mes mains sous son blouson, le fais tomber à terre d’un geste impatient. Mes doigts trouvent le bas de son pull, le remontent juste assez pour toucher sa peau nue. Il est brûlant. Les muscles de son ventre se contractent sous mes paumes. Il frissonne, rompt le baiser une seconde pour reprendre son souffle contre mon cou.
-Hugo… Il dit mon prénom comme une prière, la voix cassée.
Je réponds en mordillant sa lèvre inférieure, en glissant une main entre nous, juste assez pour effleurer la bosse tendue de son jean. Il pousse un soupir rauque, appuie son front contre le mien, les yeux fermés.
-Si tu fais ça… je ne pourrai plus m’arrêter.
Je souris contre sa bouche.
-Je ne veux pas que tu t’arrêtes.
Il me soulève d’un coup, sans effort. Mes jambes s’enroulent instinctivement autour de sa taille. Il me porte jusqu’au canapé, me dépose doucement, comme si j’étais précieux, fragile. Puis il s’agenouille entre mes cuisses, me regarde un long moment, les yeux noirs de désir.
-Dis-moi si tu as mal. Si tu es fatigué. À n’importe quel moment.
Je secoue la tête. Je n’ai jamais eu aussi peu mal de ma vie. Je tends la main, attrape le col de son pull et le tire vers moi.
-Viens.
Et il vient.
On tombe ensemble, enfin.
Il me regarde une dernière fois, comme pour être absolument sûr, puis il se penche et m’embrasse encore, plus profondément, plus voracement. Sa langue danse avec la mienne, possessive, affamée. Je sens ses mains glisser sous mon pull, remonter lentement sur mon torse, ses paumes brûlantes contre ma peau. Il effleure mes tétons déjà durs, les pince doucement, juste assez pour me faire cambrer le dos et gémir dans sa bouche.
Il retire mon pull d’un seul geste, le jette quelque part derrière lui. Ses yeux dévorent chaque centimètre de moi : mes pecs gonflés, mes abdos qui se contractent sous son regard, la ligne de poils qui descend sous mon jean. Il passe sa langue sur ses lèvres, comme s’il allait me manger vivant.
-Putain, Hugo… t’es magnifique.
Il se penche, embrasse ma gorge, mordille ma clavicule, descend lentement. Sa bouche trouve mon téton gauche, le suce, le mordille, pendant que sa main droite descend, ouvre ma ceinture d’un geste expert, fait sauter le bouton, descend la braguette. Je suis déjà tellement dur que mon boxer est trempé à l’avant.
Il glisse sa main dedans, referme ses doigts autour de moi. Chaud. Serré. Parfait. Je pousse un râle, les hanches qui se soulèvent toutes seules.
-Lucas…
Il me caresse lentement, de la base jusqu’au gland, étale le pré-sperme avec son pouce, fait des cercles lents qui me rendent dingue. En même temps, sa bouche continue son chemin : il lèche, mordille, descend jusqu’à mon nombril, y plonge la langue pendant que sa main accélère.
Je n’en peux plus. Je tire sur son pull, le lui arrache presque. Son torse est exactement comme je l’imaginais : large, poilu juste ce qu’il faut, abdos dessinés, peau chaude. Je passe mes mains partout, griffant légèrement, sentant ses muscles se contracter sous mes doigts.
Il se redresse, déboutonne son jean, le baisse avec son boxer d’un seul mouvement. Sa queue jaillit, épaisse, lourde, déjà luisante au bout. Je tends la main, la referme autour de lui. Il est brûlant, dur comme l’acier, et il gémit mon prénom quand je commence à le branler lentement.
Il se penche à nouveau, m’embrasse sauvagement, puis murmure contre mes lèvres :
-Je veux te goûter.
Il descend, embrasse mon ventre, mordille l’intérieur de mes cuisses, écarte mon jean et mon boxer complètement. Je me retrouve nu sous lui, offert. Il me regarde une seconde, les yeux noirs de désir, puis il prend ma queue dans sa bouche d’un seul coup, jusqu’au fond de sa gorge.
Je crie presque. C’est chaud, humide, parfait. Il me suce lentement d’abord, langue qui tournoie, gorge qui se contracte, puis plus vite, plus profond, une main sur mes couilles, l’autre qui glissée sous moi pour effleurer mon entrée.
Je suis au bord de l’explosion en moins de deux minutes.
-Lucas… attends… je vais…
Il relève la tête, me regarde avec un sourire carnassier.
-Pas encore.
Il se redresse, attrape son portefeuille dans la table basse (capote et lubrifiant, il avait tout prévu), se protège en deux secondes, m’enduit de gel froid qui devient aussitôt brûlant sous ses doigts.
Il écarte mes cuisses, se place entre elles, me regarde droit dans les yeux.
-Regarde-moi.
Il pousse, lentement, très lentement. La pression, la brûlure, puis le glissement délicieux quand il entre enfin. Je gémis, les mains agrippées à ses épaules. Il s’enfonce centimètre par centimètre, jusqu’à être complètement en moi, immobile, tremblant presque.
-T’es tellement serré… putain…
Il commence à bouger, d’abord doucement, puis de plus en plus fort, de plus en plus profond. Chaque coup de reins me fait voir des étoiles. Je m’accroche à lui, griffant son dos, mordant son épaule pour ne pas crier trop fort.
Il accélère, une main entre nous pour me branler en rythme. Nos souffles se mélangent, nos gémissements aussi. Je sens l’orgasme monter, violent, inévitable.
-Lucas… je vais jouir…
-Vas-y. Jouis pour moi.
Deux coups de reins plus profonds, sa main qui serre juste ce qu’il faut, et je jouis comme jamais, en longues giclées chaudes sur mon ventre, sur sa main, en criant son nom. Il me suit deux secondes plus tard, enfoui jusqu’à la garde, un râle rauque contre mon cou, son corps qui tremble contre le mien.
On reste comme ça, collés, essoufflés, en sueur, pendant de longues minutes. Il finit par se retirer doucement, jette la capote, revient s’allonger sur moi, front contre front, caresses paresseuses sur mon torse.
-Je suis là, murmure-t-il contre ma peau. Je suis là, Hugo.
Et pour la première fois depuis le diagnostic, je me sens vivant. Entier. Désiré.
Fin du chapitre 1.
Je m’appelle Hugo Leroy, j’ai 33 ans et, jusqu’à hier soir, je pensais que ma vie était plutôt bien rangée.
Je bosse comme directeur artistique dans une agence de pub du 8e. Des journées longues, des nuits courtes, beaucoup de café et de sport pour tenir le rythme. Je mesure 1m87, je prends soin de moi (la salle de sport à 6 h 30 trois fois par semaine, ça laisse des traces), et je n’ai jamais vraiment eu à me plaindre de mon reflet dans le miroir. Gay, célibataire, assez à l’aise avec tout ça. Rien de très original, mais ça me va.
Hier, il était un peu plus de 20 h 30. J’avais passé la journée en réunion, j’étais fatigué, un peu irritable. Je sortais du bureau, sac sur l’épaule, écouteurs dans les oreilles, quand tout a basculé. Une chaleur soudaine, des vertiges, les jambes qui ne répondaient plus. Je me souviens juste d’avoir vu le trottoir se rapprocher très vite, puis plus rien.
Je me suis réveillé aux urgences de l’hôpital Cochin. Perfusion dans le bras, lumière crue, odeur d’antiseptique. Une infirmière m’a expliqué que j’avais fait un malaise dans la rue, qu’on m’avait amené en ambulance. J’étais sonné, un peu perdu.
Et puis la porte de la chambre s’est ouverte.
Un homme est entré, la trentaine bien entamée, grand, calme, l’air sérieux sans être froid. Blouse blanche ouverte sur une chemise bleu nuit parfaitement repassée. Cheveux noirs un peu ondulés, barbe courte et nette, regard gris clair très direct. Sur son badge : Dr Lucas Morel, oncologue.
Il s’est assis au bord du lit, a ouvert mon dossier, puis m’a regardé longuement avant de parler. Sa voix était basse, posée, presque douce.
-Hugo… les premiers examens montrent quelque chose d’inquiétant au niveau du pancréas. Une masse. Les marqueurs sanguins sont très élevés. On va faire un scanner et une biopsie en urgence, mais… il faut se préparer à l’idée que ce soit un cancer.
Le mot est tombé comme une pierre dans de l’eau calme. Tout s’est figé autour de moi. J’ai senti mon cœur cogner trop fort, trop vite.
Il a posé sa main sur mon avant-bras, juste un geste professionnel, mais sa paume était chaude, rassurante.
-Je vais prendre votre suivi en charge personnellement. On va faire tous les examens nécessaires, et on va tout mettre en œuvre. Vous n’êtes pas seul dans cette histoire.
Il a insisté sur le « vous n’êtes pas seul » avec une intensité qui m’a surpris. Nos regards se sont croisés un peu plus longtemps que nécessaire. Il n’a pas détourné les yeux tout de suite.
Je ne sais pas si c’est le choc, la fatigue ou autre chose, mais pendant une seconde, le temps s’est comme suspendu. Il y avait quelque chose dans sa façon de me regarder… une attention, une douceur, presque une promesse.
J’ai un cancer. Et en même temps, pour la première fois depuis très longtemps, j’ai eu l’impression que quelqu’un me voyait vraiment.
On commence comme ça, doucement, avec juste cette étincelle qui naît sans qu’on l’ait cherchée.
Je suis resté deux jours en observation à Cochin. Deux jours où le monde s’est réduit à des blouses, des prises de sang, des plateaux-repas fades et des nuits trop courtes à cause des bips incessants. Lucas passait tous les matins, jamais très longtemps, juste assez pour vérifier les constantes, lire les nouveaux résultats, me poser deux ou trois questions précises. Il parlait peu, mais chaque fois qu’il entrait dans la chambre, j’avais l’impression que l’air changeait de température. Il posait toujours la même main (chaude, ferme) sur mon épaule ou mon avant-bras quand il m’annonçait quelque chose de difficile. Un geste qui durait une demi-seconde de trop.
Le troisième jour, le scanner et la biopsie étaient faits. Il est revenu en fin d’après-midi, seul cette fois, sans l’interne qui le suivait d’habitude. Il a fermé la porte derrière lui, tiré le rideau de la fenêtre, et s’est assis sur la chaise à côté du lit. Plus de dossier en main. Juste ses yeux gris posés sur moi.
-Hugo… c’est bien un adénocarcinome du pancréas. Stade III, localement avancé. On ne voit pas de métastases à distance pour l’instant, c’est déjà une bonne nouvelle.
J’ai hoché la tête, incapable de parler. Il a continué, doucement, en expliquant le protocole : chimiothérapie néoadjuvante, puis réévaluation, peut-être chirurgie si la tumeur rétrécit. Des mots que je comprenais à moitié, mais que je buvais parce que c’était lui qui les disait.
Quand il a eu fini, il s’est tu. Un long silence. Puis il a simplement ajouté :
-Je serai votre oncologue référent tout du long. Vous allez me voir… beaucoup. Un sourire minuscule, presque timide, est passé sur ses lèvres. Le premier vrai sourire que je lui voyais.
Le lendemain matin, on m’a autorisé à rentrer chez moi en attendant le début du traitement. Lucas est venu personnellement me donner mon ordonnance et mon planning. Il portait un pull gris anthracite sous sa blouse, et j’ai réalisé que c’était la première fois que je le voyais sans cravate. Il avait l’air plus jeune, presque vulnérable.
Dans le couloir, juste avant que je monte dans le taxi, il m’a tendu une carte de visite toute simple.
-Mon numéro direct est au dos. Jour et nuit. N’hésitez jamais. J’ai retourné la carte. Un numéro de portable, écrit à la main, en toutes lettres.
Je suis rentré chez moi, seul, dans mon grand appart du Marais. J’ai posé la carte sur la table de nuit. Je n’ai pas osé l’enregistrer dans mon téléphone tout de suite. J’avais trop peur que ce soit un geste purement professionnel.
Trois jours plus tard, premier rendez-vous de consultation au service d’oncologie de jour. J’étais stressé, un peu nauséeux rien qu’à l’idée de la chimio. J’ai attendu dans une petite salle blanche. Il est entré, blouse ouverte, chemise bleu nuit (la même que le premier soir). Il m’a souri, plus largement cette fois.
-Bonjour Hugo. Prêt ?
J’ai haussé les épaules, incapable de mentir. Il a refermé la porte à clé (un petit clic discret) et s’est assis en face de moi, assez près pour que nos genoux se frôlent presque.
-On a tout le temps. On commence quand vous voulez. Et… on avance à votre rythme. Il a marqué une pause, puis, plus bas : -Pas seulement pour le traitement.
Et là, pour la première fois, il n’a pas détourné les yeux.
C’était le jour de ma première perfusion.
Salle de chimio de jour, un grand fauteuil inclinable, lumière tamisée, une dizaine de patients autour, chacun dans son cocon. Moi, j’avais choisi le coin le plus discret, près de la fenêtre. J’étais arrivé en avance, un peu pâle, les mains moites. Lucas m’avait prévenu : les premiers effets peuvent être rudes, nausées, frissons, fatigue brutale.
Il est passé me voir avant que l’infirmière ne pose la perfusion, juste un « ça va aller ? » rapide, un sourire encourageant, puis il a disparu derrière d’autres patients.
La poche a commencé à couler. Au bout d’une heure, j’ai senti le froid chimique me remonter le bras, puis la nausée, pas violente, mais sournoise. J’ai fermé les yeux, respiré lentement, comme on me l’avait appris.
Quand je les ai rouverts, il était là.
Pas en blouse cette fois : il avait dû finir son service. Pull gris anthracite, manches relevées, cheveux un peu en bataille. Il s’est assis sur le petit tabouret à roulettes juste à côté de mon fauteuil, sans un mot. Il a simplement pris ma main libre (celle sans la perfusion) et l’a posée sur sa cuisse, paume contre paume.
Un geste tellement simple, et pourtant…
Ses doigts ont glissé entre les miens, lentement, comme s’il testait la température de l’eau. Il a serré, doucement, puis plus fort. J’ai senti la chaleur de sa peau, la légère rugosité de ses paumes, le pouls régulier à son poignet. Il ne disait rien. Moi non plus. On entendait juste le goutte-à-goutte de la poche et le murmure des autres patients.
Il a tourné ma main, a effleuré l’intérieur de mon poignet avec son pouce, un cercle lent, presque imperceptible. Puis il a remonté, juste un peu, le long de l’avant-bras, là où la veine est visible sous la peau. Un frisson m’a traversé, pas de froid, mais de tout autre chose.
Je l’ai regardé. Il me regardait déjà. Ses yeux gris étaient plus sombres que d’habitude, comme si la lumière de la pièce s’y était concentrée.
-Vous avez froid ? a-t-il demandé à voix très basse.
J’ai secoué la tête. Ma gorge était nouée.
Il a approché ma main de ses lèvres, juste assez pour que je sente son souffle chaud sur mes doigts, sans les toucher. Puis il a refermé mes doigts dans les siens, les a gardés contre sa cuisse, bien serrés, comme s’il voulait transmettre quelque chose que les mots n’arrivaient pas à dire.
On est restés comme ça un temps impossible. Dix minutes ? Vingt ? Je ne sais pas. La perfusion continuait son travail, mais moi je n’entendais plus que nos deux respirations, presque synchrones.
Quand l’infirmière est revenue pour débrancher la poche, il a relâché ma main, lentement, à regret. Il s’est levé, a passé une main rapide dans mes cheveux (un geste tellement naturel que j’ai failli fermer les yeux), et a murmuré :
-Je reviens vous chercher à la fin.
Il est parti sans se retourner.
J’ai gardé la chaleur de sa paume sur la mienne pendant des heures.
La perfusion s’est achevée vers 18h40. J’étais lourd, vidé, comme si on m’avait aspiré les os. Les jambes en coton, la peau hypersensible, l’esprit cotonneux. Quand l’infirmière a retiré l’aiguille, j’ai senti un frisson glacé remonter jusqu’à l’épaule, puis une chaleur sourde se répandre partout ailleurs.
Je me suis levais à peine quand j’ai entendu sa voix derrière moi, plus grave qu’à l’hôpital, presque rauque :
-Hugo… attends.
Je me suis retourné. Lucas. Plus de blouse. Pull anthracite qui épouse chaque ligne de son torse, manches relevées sur des avant-bras que je n’importe qui aurait eu envie de mordre. Blouson en cuir noir sur l’épaule, clés qui tintent doucement dans sa main. Il me regardait avec une intensité qui m’a cloué sur place.
-Je te ramène.
Un mot, pas une proposition. J’ai ouvert la bouche ; il a simplement posé ses yeux sur moi jusqu’à ce que je baisse les miens.
Dans l’ascenseur, il s’est placé juste derrière moi. Je sentais sa respiration dans ma nuque, régulière, chaude. Son parfum (bois de cèdre, une pointe de cuir) m’enveloppait comme une couverture trop lourde. Quand les portes se sont ouvertes, son corps a frôlé le mien, à peine, mais assez pour que je sente la chaleur irradier à travers nos vêtements.
Sa voiture sentait le cuir tiède et lui. Il m’a ouvert la portière, sa main a effleurant le bas de mon dos une fraction de seconde de trop. J’ai fermé les yeux en m’asseyant. Il a démarré, a mis une playlist très basse (voix grave, piano lent), et pendant tout le trajet il a gardé une main sur le levier de vitesse, l’autre posée sur sa cuisse, à quelques centimètres seulement de la mienne.
À un feu rouge, il a tourné la tête. Ses yeux étaient presque noirs dans la lumière orangée des réverbères.
-J’ai envie de monter avec toi. Juste pour être sûr que tu vas bien.
Sa voix était si basse que j’ai senti les vibrations dans ma poitrine. Je n’ai pas répondu. J’ai simplement hoché la tête.
Dans mon immeuble, l’ascenseur est minuscule. On s’est retrouvés côte à côte, épaule contre épaule. Sa manche a glissé sur mon poignet ; j’ai senti la chaleur de sa peau nue, les poils légers de son avant-bras. Il n’a pas bougé la main. Moi non plus.
J’ai ouvert la porte de l’appartement. Il est entré, a refermé derrière nous d’un geste lent, presque solennel. Je n’ai allumé que la petite lampe du salon ; la lumière dorée a caressé ses pommettes, le creux de sa gorge, la ligne de sa mâchoire.
Il est resté là, à deux pas, les mains dans les poches de son blouson, mais ses yeux… ses yeux me déshabillaient déjà.
Je me suis approché, très lentement. Quand je n’étais plus qu’à un souffle, j’ai murmuré :
-Merci de m’avoir ramené.
Il a souri, un sourire minuscule, presque douloureux.
-Je ne pouvais pas te laisser seul. Pas ce soir.
Sa main s’est levée, hésitante, puis s’est posée sur ma joue. Ses doigts étaient brûlants. Il a suivi la ligne de ma pommette, lentement, comme s’il découvrait une carte. Son pouce a effleuré ma lèvre inférieure, l’a entrouverte légèrement. J’ai senti mon souffle se bloquer.
Il s’est penché. Son front a touché le mien. On est restés là, immobiles, à respirer le même air trop chaud. Je sentais son cœur battre contre ma poitrine, rapide, presque aussi rapide que le mien.
-Je ne devrais pas, a-t-il soufflé contre ma bouche.
-Je sais, ai-je répondu, la voix cassée.
Ses lèvres ont frôlé les miennes, pas encore un baiser, juste une promesse humide et brûlante. Sa main a glissé de ma joue à ma nuque, doigts enfouis dans mes cheveux, et il m’a attiré un centimètre plus près.
On était au bord du vide. Et aucun de nous ne voulait reculer.
Je ne sais plus qui a bougé le premier.
Peut-être moi. Peut-être lui. Tout ce que je sais, c’est qu’un millimètre a suffi pour que nos bouches se trouvent enfin.
Le baiser est lent, presque douloureux de douceur. Ses lèvres sont chaudes, un peu sèches, puis humides quand il ouvre la bouche et que sa langue effleure la mienne. Je gémis sans le vouloir ; le son est étouffé contre lui. Il répond par un grondement bas, rauque, qui me fait vibrer jusqu’au ventre.
Sa main dans ma nuque se resserre, possessive. L’autre descend le long de mon dos, lentement, jusqu’à la chute de mes reins, et me plaque contre lui. Je sens tout : la dureté de son torse, la chaleur de son pull contre ma chemise, et surtout, surtout, la ligne rigide de son désir qui presse contre le mien à travers nos vêtements. Il est dur. Très dur. Et moi aussi.
Je me sens vivant comme jamais. La chimio, la fatigue, la peur : tout s’efface. Il ne reste que la chaleur de son corps, le goût de sa bouche, l’odeur de sa peau.
Je glisse mes mains sous son blouson, le fais tomber à terre d’un geste impatient. Mes doigts trouvent le bas de son pull, le remontent juste assez pour toucher sa peau nue. Il est brûlant. Les muscles de son ventre se contractent sous mes paumes. Il frissonne, rompt le baiser une seconde pour reprendre son souffle contre mon cou.
-Hugo… Il dit mon prénom comme une prière, la voix cassée.
Je réponds en mordillant sa lèvre inférieure, en glissant une main entre nous, juste assez pour effleurer la bosse tendue de son jean. Il pousse un soupir rauque, appuie son front contre le mien, les yeux fermés.
-Si tu fais ça… je ne pourrai plus m’arrêter.
Je souris contre sa bouche.
-Je ne veux pas que tu t’arrêtes.
Il me soulève d’un coup, sans effort. Mes jambes s’enroulent instinctivement autour de sa taille. Il me porte jusqu’au canapé, me dépose doucement, comme si j’étais précieux, fragile. Puis il s’agenouille entre mes cuisses, me regarde un long moment, les yeux noirs de désir.
-Dis-moi si tu as mal. Si tu es fatigué. À n’importe quel moment.
Je secoue la tête. Je n’ai jamais eu aussi peu mal de ma vie. Je tends la main, attrape le col de son pull et le tire vers moi.
-Viens.
Et il vient.
On tombe ensemble, enfin.
Il me regarde une dernière fois, comme pour être absolument sûr, puis il se penche et m’embrasse encore, plus profondément, plus voracement. Sa langue danse avec la mienne, possessive, affamée. Je sens ses mains glisser sous mon pull, remonter lentement sur mon torse, ses paumes brûlantes contre ma peau. Il effleure mes tétons déjà durs, les pince doucement, juste assez pour me faire cambrer le dos et gémir dans sa bouche.
Il retire mon pull d’un seul geste, le jette quelque part derrière lui. Ses yeux dévorent chaque centimètre de moi : mes pecs gonflés, mes abdos qui se contractent sous son regard, la ligne de poils qui descend sous mon jean. Il passe sa langue sur ses lèvres, comme s’il allait me manger vivant.
-Putain, Hugo… t’es magnifique.
Il se penche, embrasse ma gorge, mordille ma clavicule, descend lentement. Sa bouche trouve mon téton gauche, le suce, le mordille, pendant que sa main droite descend, ouvre ma ceinture d’un geste expert, fait sauter le bouton, descend la braguette. Je suis déjà tellement dur que mon boxer est trempé à l’avant.
Il glisse sa main dedans, referme ses doigts autour de moi. Chaud. Serré. Parfait. Je pousse un râle, les hanches qui se soulèvent toutes seules.
-Lucas…
Il me caresse lentement, de la base jusqu’au gland, étale le pré-sperme avec son pouce, fait des cercles lents qui me rendent dingue. En même temps, sa bouche continue son chemin : il lèche, mordille, descend jusqu’à mon nombril, y plonge la langue pendant que sa main accélère.
Je n’en peux plus. Je tire sur son pull, le lui arrache presque. Son torse est exactement comme je l’imaginais : large, poilu juste ce qu’il faut, abdos dessinés, peau chaude. Je passe mes mains partout, griffant légèrement, sentant ses muscles se contracter sous mes doigts.
Il se redresse, déboutonne son jean, le baisse avec son boxer d’un seul mouvement. Sa queue jaillit, épaisse, lourde, déjà luisante au bout. Je tends la main, la referme autour de lui. Il est brûlant, dur comme l’acier, et il gémit mon prénom quand je commence à le branler lentement.
Il se penche à nouveau, m’embrasse sauvagement, puis murmure contre mes lèvres :
-Je veux te goûter.
Il descend, embrasse mon ventre, mordille l’intérieur de mes cuisses, écarte mon jean et mon boxer complètement. Je me retrouve nu sous lui, offert. Il me regarde une seconde, les yeux noirs de désir, puis il prend ma queue dans sa bouche d’un seul coup, jusqu’au fond de sa gorge.
Je crie presque. C’est chaud, humide, parfait. Il me suce lentement d’abord, langue qui tournoie, gorge qui se contracte, puis plus vite, plus profond, une main sur mes couilles, l’autre qui glissée sous moi pour effleurer mon entrée.
Je suis au bord de l’explosion en moins de deux minutes.
-Lucas… attends… je vais…
Il relève la tête, me regarde avec un sourire carnassier.
-Pas encore.
Il se redresse, attrape son portefeuille dans la table basse (capote et lubrifiant, il avait tout prévu), se protège en deux secondes, m’enduit de gel froid qui devient aussitôt brûlant sous ses doigts.
Il écarte mes cuisses, se place entre elles, me regarde droit dans les yeux.
-Regarde-moi.
Il pousse, lentement, très lentement. La pression, la brûlure, puis le glissement délicieux quand il entre enfin. Je gémis, les mains agrippées à ses épaules. Il s’enfonce centimètre par centimètre, jusqu’à être complètement en moi, immobile, tremblant presque.
-T’es tellement serré… putain…
Il commence à bouger, d’abord doucement, puis de plus en plus fort, de plus en plus profond. Chaque coup de reins me fait voir des étoiles. Je m’accroche à lui, griffant son dos, mordant son épaule pour ne pas crier trop fort.
Il accélère, une main entre nous pour me branler en rythme. Nos souffles se mélangent, nos gémissements aussi. Je sens l’orgasme monter, violent, inévitable.
-Lucas… je vais jouir…
-Vas-y. Jouis pour moi.
Deux coups de reins plus profonds, sa main qui serre juste ce qu’il faut, et je jouis comme jamais, en longues giclées chaudes sur mon ventre, sur sa main, en criant son nom. Il me suit deux secondes plus tard, enfoui jusqu’à la garde, un râle rauque contre mon cou, son corps qui tremble contre le mien.
On reste comme ça, collés, essoufflés, en sueur, pendant de longues minutes. Il finit par se retirer doucement, jette la capote, revient s’allonger sur moi, front contre front, caresses paresseuses sur mon torse.
-Je suis là, murmure-t-il contre ma peau. Je suis là, Hugo.
Et pour la première fois depuis le diagnostic, je me sens vivant. Entier. Désiré.
Fin du chapitre 1.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
C’est super comme histoire. Le pire qui arrive mais qui se traduit aussi par une rencontre. Je trouve courageux et bienvenu de mêler la maladie qui fait peur à une histoire de sexe entre deux mecs qui se font du bien
