Le train de nuit

- Par l'auteur HDS CDuvert -
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
  • • 185 récits publiés.
  • • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
  • • L'ensemble des récits érotiques de CDuvert ont reçu un total de 457 679 visites.
Récit libertin : Le train de nuit Histoire érotique Publiée sur HDS le 24-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
Cette histoire de sexe a été affichée 184 fois depuis sa publication.

Couleur du fond :
Le train de nuit
Temps de lecture ~ 14 min

Le train de nuit pour Nice

Le train de nuit pour Nice quitta la gare d'Austerlitz à 21h25.

Clara avait regardé le quai glisser derrière la vitre, les visages flous des gens qui agitaient la main vers d'autres visages, puis le noir des tunnels, puis les lumières des banlieues qui s'étiraient comme des braises. Elle avait trente-quatre ans, un poste de chargée de communication qu'elle allait quitter dans trois semaines, et un billet en couchette individuelle qu'elle s'était offert comme on s'offre un verre après une mauvaise journée, c'est-à-dire sans vraiment réfléchir.

Le compartiment sentait le métal chaud et un vague relent de café froid. La banquette était étroite mais propre. Elle avait posé son sac sur l'étagère, retiré ses chaussures, et s'était assise en tailleur pour regarder défiler les lumières de la ville, qui se raréfiaient maintenant, qui cédaient la place au vide sombre des champs.

Elle ne dormait jamais bien dans les trains. C'était la raison pour laquelle elle avait pris ce billet.

***

Il était dans le couloir quand elle sortit chercher de l'eau. Grand, la quarantaine, une chemise bleue à demi sortie du pantalon. Il tenait une petite bouteille de vin rouge, le bouchon déjà retiré, et il regardait par la fenêtre avec l'expression de quelqu'un qui n'attend rien de particulier.

Il s'appelait Antoine. Il allait à Marseille, pas jusqu'à Nice. Il était architecte ou avait été architecte, il dit quelque chose d'ambigu à ce sujet que Clara n'éclaircit pas. Sa voix était basse, un peu rauque, le genre de voix qui s'entend bien dans un train parce qu'elle ne cherche pas à couvrir le bruit des roues.

Il lui proposa un verre de vin dans un gobelet en plastique. Elle accepta.

Ils restèrent dans le couloir à parler, adossés à la paroi, les épaules qui se frôlaient légèrement à chaque oscillation du wagon. Le vin était ordinaire et bon. Par la fenêtre, les forêts du centre de la France passaient comme des ombres denses, sans détail, un seul bloc noir contre le ciel légèrement moins noir.

Clara remarqua ses mains la première fois quand il porta le gobelet à sa bouche. Des mains larges, les doigts longs, une petite cicatrice à la base du pouce gauche. Elle ne chercha pas à savoir d'où elle venait.

Ils parlèrent de choses sans importance, comme les gens qui ne se connaissent pas mais qui ont décidé, tacitement, de se tenir compagnie. Il y avait dans la conversation des silences qui ne gênaient ni l'un ni l'autre. Le train oscillait doucement, régulièrement, avec ce rythme mécanique qui fait penser au sommeil sans tout à fait endormir.

Vers vingt-trois heures, le couloir était désert. Tout le monde s'était retiré dans les compartiments. La lumière était réduite au minimum, une bande jaune pâle au ras du sol. La bouteille de vin était vide.

Antoine se tourna vers elle. Il ne dit rien. Il posa simplement la main sur sa taille, du bout des doigts, une question sans mots.

Clara ne recula pas.

***

Elle l'emmena dans son compartiment parce que c'était plus simple, parce qu'il était légèrement plus grand que le sien, parce que la décision était déjà prise avant qu'elle la formule.

La porte se ferma. La lumière du couloir disparut.

Dans le compartiment, il n'y avait que le halo bleuâtre du voyant de veille et le défilé des lumières extérieures, qui traversaient la fenêtre de seconde en seconde comme des éclairs lents. Antoine restait debout devant elle, proche sans être contre elle, et Clara sentait sa chaleur avant même le contact.

Il posa les deux mains sur ses hanches. Lentement. Comme quelqu'un qui a tout le temps qu'il faut, ce qui, dans un train de nuit entre Paris et Marseille, était exactement la vérité.

Il l'embrassa sans précipitation. Sa bouche était sèche et tiède, le baiser d'abord retenu, presque prudent, puis plus appuyé quand elle répondit. Clara posa les paumes à plat sur sa poitrine, sentit le coton de la chemise, la chaleur en dessous, le battement sourd de son coeur.

Le train prit un virage. Elle perdit légèrement l'équilibre et se rattrapa à ses épaules. Ils se mirent à rire tous les deux, à voix basse, et ce rire défit quelque chose, un dernier reste de retenue.



Il défit les boutons de son chemisier un par un, sans se presser. Clara le laissa faire. Elle regardait ses mains, les mêmes mains qu'elle avait observées dans le couloir, qui maintenant écartaient le tissu, révélaient la dentelle du soutien-gorge, s'arrêtaient là un moment.

Il posa les lèvres dans le creux de son cou. Descendit lentement vers l'épaule, vers la naissance du sein. Sa barbe de deux jours laissait une légère brûlure sur sa peau qui disparaissait aussitôt, remplacée par la chaleur de sa bouche.

Clara ferma les yeux.

Elle sentait le mouvement du train à travers la semelle de ses chaussettes, à travers la banquette contre le dos de ses cuisses. Le roulis régulier, presque berceur, qui contrastait avec la chaleur qui montait en elle, de plus en plus précise, de plus en plus localisée.

Antoine s'agenouilla devant elle pour retirer sa jupe, qu'il fit glisser le long de ses jambes avec la même attention tranquille qu'il avait mise à déboutonner le chemisier. Il s'arrêta un instant, les mains sur ses hanches, et leva les yeux vers elle. Elle ne dit rien. Il fit glisser le bas de coton vers les chevilles.

Il posa la bouche à l'intérieur de son genou. Remonta doucement, les lèvres et la langue alternant, une pression légère sur l'intérieur de la cuisse gauche puis de la droite, sans jamais aller tout de suite là où elle le souhaitait déjà.

Clara posa la main sur sa nuque, pas pour guider, juste pour sentir.

Il prit son temps. La peau de l'intérieur des cuisses, proche du slip, qu'il effleurait sans franchir. Le tissu de coton qu'il écarta enfin du bout de la langue, à travers lequel il exerça une pression légère qui lui arracha un souffle court.

Le train ralentit légèrement à la traversée d'une gare fantôme, des quais éclairés et vides qui défilèrent derrière la fenêtre. Clara ne les vit pas.



Il retira le slip. Elle était debout devant lui, dans le mouvement du wagon, et il la regarda un moment avant de reprendre. Pas le regard de quelqu'un qui évalue, plutôt de quelqu'un qui veut garder une image.

Il posa les mains à plat sur ses hanches pour la maintenir, et approcha la bouche.

Clara sentit d'abord son souffle, chaud et concentré, puis la langue qui s'appliquait avec une précision douce, sans brutalité, qui cherchait et trouvait. Elle retint un son, la main sur la bouche par réflexe, le train roulait à travers la nuit et ils étaient seuls dans ce petit espace bleu, à des centaines de kilomètres de n'importe quoi qui comptait.

Il continuait. Patient, attentif aux sons qu'elle faisait malgré elle, aux contractions de ses cuisses contre ses joues. Sa langue travaillait en cercles lents, puis plus rapides, s'arrêtait, reprenait autrement, lisait quelque chose dans sa façon de bouger qui lui indiquait quoi faire ensuite.

Clara avait posé l'autre main dans ses cheveux. Elle n'appuyait pas. Elle tenait, simplement, comme on tient quelque chose de chaud.

La montée fut longue et précise. Elle sentait chaque vague arriver de loin, se construire, se défaire presque, se reconstruire plus haute. À un moment le train vibra fort sur un tronçon de rails anciens et la vibration passa dans son dos, dans ses cuisses, dans tout ce qu'Antoine tenait entre ses lèvres, et elle perdit le fil de ce qu'elle essayait de contrôler.

Elle jouit debout dans le wagon en serrant sa nuque entre les doigts, les yeux fermés, les dents serrées sur un son qu'elle laissa sortir quand même, pas fort mais réel.

***

Ils s'allongèrent sur la couchette étroite, l'un contre l'autre, le visage d'Antoine à hauteur du sien. Il sentait le vin et quelque chose de plus chaud, plus personnel. Elle l'embrassa longtemps.

Puis elle défit sa chemise. La posa sur le sac. Posa les paumes sur sa poitrine, sur son ventre, sentit les muscles se contracter légèrement sous ses doigts. Il y avait une légère toison sombre, quelques cicatrices petites dont elle ne demanda pas l'origine.

Elle défit la ceinture, le bouton du pantalon. Sa main trouva ce qu'elle cherchait, déjà tendu, chaud à travers le coton du caleçon. Elle entendit sa respiration changer.

Elle prit son temps à son tour. La main qui se refermait doucement, qui ajustait la pression, qui observait comment son corps répondait. Il restait immobile, appuyé sur un coude, les yeux sur elle avec une attention qui la flattait et la troublait également.

Elle retira le caleçon. Le regarda. Referma la main sur lui et le sentit peser, dense et vivant dans sa paume.

Antoine ferma les yeux cette fois.

Elle se pencha pour poser la bouche à la base, remonta lentement le long de la hampe, prit la tête entre les lèvres avec soin. Il émit un son bas, contenu. Le train roulait dans la nuit, quelque part en Bourgogne peut-être, ou plus au sud, Clara avait perdu le sens de la distance.

Elle le prit plus profond. Sa langue travaillait en même temps que ses lèvres, elle sentait ses cuisses se raidir contre le bord de la couchette, sa main dans ses cheveux, pas dirigeante, juste présente, comme la sienne l'avait été un peu plus tôt.

Elle continua jusqu'à ce que sa respiration soit courte, jusqu'à ce qu'il dise son prénom, une seule fois, d'une voix qu'elle ne reconnut pas comme la sienne parce qu'elle ne l'avait jamais entendue avec cette intonation.

Elle s'arrêta.

***

Il fouilla dans la poche de son pantalon tombé par terre et trouva ce qu'il cherchait. Clara prit le préservatif des mains, le déroula elle-même sur lui, lentement, avec attention.

Ils restèrent allongés côte à côte d'abord, face à face, et elle le guida en elle dans le mouvement du train, doucement, par degrés. Elle sentit l'étirement, la chaleur, la plénitude progressive qui lui coupa le souffle.

Il ne bougea pas tout de suite. Il attendit qu'elle s'adapte, qu'elle reprenne son souffle, qu'elle fasse le premier mouvement. Le sien fut lent, mesuré, une ondulation des hanches à peine, et il y répondit de même.

Ils trouvèrent un rythme. Pas rapide. Le rythme du train, presque, ou un peu plus lent, délibéré, les hanches qui se rencontrent, se retirent, se rencontrent à nouveau. Sa main sur sa hanche, la sienne sur son épaule. Le visage d'Antoine dans son cou, son souffle dans ses cheveux.

Clara sentait tout. La largeur de lui en elle, le frottement précis à chaque mouvement, la chaleur de son ventre contre le sien, le roulis du wagon qui ajoutait une oscillation involontaire à chaque poussée. Elle sentait aussi l'odeur de leurs deux corps mêlés, quelque chose de salé et de chaud, une odeur de peau travaillée qui n'avait rien de désagréable, au contraire.

Le rythme s'accéléra doucement. Pas d'un coup. Par glissements successifs, imperceptibles, jusqu'à ce que la couchette craque légèrement à chaque mouvement, jusqu'à ce que sa respiration soit courte, jusqu'à ce que ses ongles soient dans l'épaule d'Antoine sans qu'elle l'ait décidé.

Il se redressa légèrement pour changer d'angle. L'effet fut immédiat. Clara mordit sa propre lèvre inférieure.

Il avait une façon d'aller au fond, de marquer une légère pause là, comme pour dire quelque chose sans mot, avant de reprendre le mouvement, et chaque fois c'était différent et identique, une attente et une résolution qui se répétaient en spirale ascendante.

Le train prit un long tunnel. Le son changea, plus sourd, plus enveloppant, le noir dehors devint absolu, et dans ce tunnel ils accélérèrent ensemble, plus question de silence maintenant, Clara laissa sortir les sons, lui aussi, leurs deux souffles dans le noir du tunnel qui se mêlaient au roulement des roues sur les rails et au grincement de la couchette.

Elle vint la première, longue et traversante, les jambes refermées sur lui, les hanches qui continuaient d'elles-mêmes, qui pressaient contre lui, qui cherchaient le fond encore et encore pendant que les vagues se succédaient. Il sentit son abandon et bascula à son tour quelques secondes après, les mains des deux côtés de sa tête, le front contre le sien, un son sourd et bref retenu dans la gorge.

Le tunnel se termina. La nuit redevint visible par la fenêtre, moins noire que le tunnel, presque douce en comparaison.

***

Ils restèrent immobiles un moment. Leurs deux respirations dans le petit espace du compartiment.

Antoine se retira avec précaution, s'occupa du préservatif, s'allongea à nouveau contre elle dans l'étroit espace de la couchette. Il n'y avait pas vraiment la place pour deux mais ils s'arrangèrent, son dos contre sa poitrine, son bras sur sa taille.

Il y avait dans le train quelques bruits discrets, des portes, de la plomberie, le son permanent des roues. Rien d'humain, rien de proche. Juste eux deux dans le noir bleuté.

Clara regardait les lumières passer derrière la fenêtre, des villages, des fermes isolées, des routes départementales où glissaient parfois des phares solitaires. Quelqu'un rentrait chez lui. Quelqu'un partait. Le monde extérieur continuait son affaire sans se soucier du wagon 14.

Elle ne dormit pas tout de suite. Elle pensait à peu de choses, c'est-à-dire à tout et à rien, dans cet état particulier du corps épuisé et de l'esprit encore éveillé. La main d'Antoine sur son ventre était lourde et tiède. Sa respiration s'était allongée.

Elle finit par s'endormir quelque part au-delà de Lyon.

***

Elle se réveilla en sursaut à l'arrêt à Valence, désorientée par le silence soudain du train en gare. La lumière grise de l'aube commençait à filtrer par la fenêtre. Il était un peu après six heures.

Antoine était réveillé, les yeux ouverts, qui regardait le plafond.

Ils échangèrent peu de mots. Il se rhabilla dans l'espace restreint avec une économie de gestes qui avait quelque chose d'élégant. Clara le regardait faire depuis la couchette, le drap remonté sur la poitrine, les cheveux défaits.

Il avait une façon de boutonner sa chemise sans regarder ses doigts, machinalement, comme quelqu'un qui a appris à s'habiller rapidement dans des espaces limités. Elle pensa à des chambres d'hôtel, à des appartements de passage, à tous les matins de quelqu'un d'autre dont elle ne saurait rien.

Il se tourna vers elle avant d'ouvrir la porte. Leurs regards se croisèrent. Ni l'un ni l'autre ne proposa de numéro de téléphone. Ce n'était pas de la froideur. C'était le respect exact de ce que la nuit avait été.

Il dit quelque chose de simple, le genre de phrase courte qui dit en réalité autre chose, et Clara répondit de même, et il sortit dans le couloir, et la porte se referma doucement.

***

Clara s'étira seule dans la couchette. Son corps portait encore la nuit, une légère courbature aux cuisses, une chaleur diffuse dans le bas-ventre, le souvenir précis de certains moments qui lui revenait par flashes, pas en images mais en sensations.

Elle resta allongée un moment à regarder le paysage de Provence qui commençait, les premiers pins, les premières tuiles romanes, la lumière qui changeait de nature à mesure que le train descendait vers la mer. Une lumière plus blanche, plus horizontale, chargée d'une promesse spécifique à ce bout du pays.

Elle pensa à la semaine qui l'attendait. Un appartement loué à Villefranche, sa soeur qui arriverait le lendemain, les repas dehors, la mer encore fraîche de mars mais présente, constante, à portée d'oreille depuis la terrasse. Elle y pensait depuis des semaines comme à une échappatoire. Maintenant elle y pensait comme à une continuation.

Elle prit une douche dans le minuscule cabinet de toilette du compartiment, l'eau tiède et la pression faible, elle se savonna soigneusement et regarda l'eau partir dans la bonde en emportant la nuit avec elle, ou plutôt non, pas en emportant, en transformant, en intégrant, en faisant de cette nuit quelque chose qui avait eu lieu et qui restait eu-lieu, solide et fini et bon.

Elle s'habilla lentement. Robe noire légère pour l'arrivée, sandales, les cheveux encore humides relevés en chignon approximatif. Elle mit ses écouteurs et écouta la fin d'un album qu'elle aimait depuis longtemps, les notes claires dans le matin de Provence, la voix basse de la chanteuse qui parlait de quelque chose comme l'espace entre deux personnes, la distance exacte nécessaire pour se voir.

Le train longea la mer entre Toulon et Nice. Clara colla le front à la vitre. L'eau était d'un bleu sombre et parfait, striée d'argent par le soleil de la matinée. Des voiliers à quai dans les marinas balançaient doucement. Sur la route du bord de mer, des coureurs à pied qui regardaient droit devant eux.

Elle pensa à Antoine une dernière fois, brièvement, sans mélancolie. Elle pensa à la façon dont il avait posé la main sur sa taille dans le couloir, cette question légère formulée du bout des doigts. Elle pensa qu'elle avait bien fait de répondre.

***

Le train entra en gare de Nice à 9h07, avec deux minutes d’avance.

Le quai était inondé de lumière, une lumière de début de matinée qui frappait les voyageurs endormis de plein fouet et les faisait cligner des yeux comme des gens qui émergent d'un monde souterrain. Des familles, des couples, des gens seuls avec de grands sacs, qui tous cherchaient leurs repères dans l'espace soudain large et ouvert de la gare.

Clara prit son temps pour rassembler ses affaires. Elle replia le drap, par habitude ou par politesse envers personne en particulier. Elle glissa le livre qu'elle n'avait pas ouvert dans la poche latérale du sac. Elle chaussa ses sandales debout sur la couchette, les doigts de pied qui touchaient la banquette chauffée par le soleil matinal.

Par la fenêtre, le quai de Nice, les palmiers au-delà de la verrière, le ciel bleu sans réserve au-dessus.

Il était 9h10. Elle attrapa son sac et descendit sur le quai.

Les avis des lecteurs

Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...


Texte coquin : Le train de nuit
Histoire sexe : Une rose rouge
Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur de l'histoire.

Dernières histoires érotiques publiées par CDuvert

Le train de nuit - Récit érotique publié le 24-06-2026
Vera - épisode 2 - Récit érotique publié le 22-06-2026
Vera - épisode 1 - Récit érotique publié le 20-06-2026
Une robe rouge bordeaux - Récit érotique publié le 19-06-2026
Vérité ou action - Récit érotique publié le 18-06-2026
L'escalier - Récit érotique publié le 17-06-2026
A l'heure de la fermeture - Récit érotique publié le 16-06-2026
Cambriolage (3/3) - Récit érotique publié le 15-06-2026
Cambriolage (2/3) - Récit érotique publié le 13-06-2026
Cambriolage (1/3) - Récit érotique publié le 11-06-2026