Petites culottes 5
Récit érotique écrit par Soumicaviar [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 17-10-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Plusieurs jours sont passé et Thomas reçois un sms de Aöna qui indique, j'arrive !!
30 minutes plus tard, trois coups à la porte. Pas pressés. Espacés. Thomas se redresse sur le clic-clac, le drap froissé contre ses cuisses, et fixe la poignée comme si elle allait tourner toute seule. Le radiateur grésille dans le coin, et la lumière jaune du plafonnier transforme les murs en une couleur maladive. Il a dormi ou quelque chose qui y ressemble, un demi-sommeil peuplé de peau laiteuse et de cyprine.
Il ouvre la porte. Aöna entre la première. Son manteau gris, ouvert, tombe de chaque côté de son corps comme deux ailes mortes. Dessous, le string blanc en coton, minimaliste, qui sépare ses hanches étroites comme un trait de craie. Ses seins nus, petits et pointus, ne bougent presque pas quand elle avance. Ses sneakers écrasent le linoléum collant sans un bruit. Ses yeux clairs, cernés de bleu sombre, balayent le studio, le clic-clac défait, l'évier rempli de tasses sales, le radiateur qui claque avec la même attention qu'elle accorderait à une étiquette de prix.
Derrière elle, un homme.
Thomas cligne. Jean entre dans le studio la tête légèrement inclinée, les épaules rentrées. Il est nu. Complètement nu. Le crâne rasé, le visage rasé de près, pas un poil sur le torse, les bras, les jambes, une épilation méthodique qui laisse la peau exposée, vulnérable, presque rose sous la lumière jaune. Il est mince, plus petit que Thomas, et marche pieds nus sur le linoléum avec la prudence de quelqu'un qui entre sur un sol mouillé. Sa cage de chasteté brille entre ses jambes, métal argenté, compact, enserrant des testicules rasées et un pénis si petit qu'il dépasse à peine du tube de contention. Le plug noir qui remplit son rectum est visible quand il tourne légèrement. La base plate dépasse entre ses fesses, un bouton sombre ancré dans sa chair.
Aöna referme la porte derrière eux. Le verrou tourne avec un déclic sec.
— Assieds-toi, dit-elle.
Thomas ne sait pas à qui elle parle. Jean le sait. Il traverse le studio sans un mot et s'assoit sur la chaise de cuisine, près de l'évier, le dos droit, les mains sur les genoux, les cuisses serrées. La cage brille entre ses jambes. Il ne regarde pas Thomas. Il fixe un point sur le sol, quelque part entre ses pieds, avec la patience docile d'un chien qui attend.
Aöna, elle, reste debout au milieu du studio. Le manteau gris pend ouvert. Le string blanc s'enfonce dans le sillon de ses fesses, le tissu tendu sur son pubis. Thomas remarque que ses pieds nus dans les sneakers crottés. Elle se déchausse et pose les chaussures près de la porte, l'une contre l'autre, et le manteau par-dessus.
— Thomas, dit-elle.
Il se raidit sur le clic-clac.
— Celui-là, c'est Jean.
Elle désigne l'homme assis sans le regarder. Jean ne lève pas la tête.
— Je l'appelle Clito.
Le mot tombe dans le studio comme une pièce de monnaie sur du carrelage. Thomas regarde Jean. Jean ne bronche pas. Ses mains restent à plat sur ses genoux. La cage entre ses cuisses. Thomas la voit mieux maintenant, un modèle court, le tube pressant contre un sexe qui ne doit pas mesurer plus de quatre centimètres au repos, les testicules serrées dans un anneau métallique qui les rend légèrement violacées.
Aöna s'avance. Elle s'arrête devant le clic-clac, près de Thomas, debout, ses hanches au niveau de son visage.
— Clito est mon copain, dit-elle de sa voix plate, sans ponctuation, sans inflexion. Il fait ce que je dis. Il est encagé depuis trois semaines. Pluggé depuis ce matin.
Thomas ne dit rien. Son regard descend de Jean à la cage, de la cage à Aöna, qui se tient là, immobile, ses seins nus à hauteur de ses yeux, les aréoles pâles presque invisibles sous cette lumière.
— Trois semaines, répète-t-elle. Il n'a pas joui depuis trois semaines. Il ne jouira pas. Il sert.
Elle tourne légèrement la tête vers Jean.
— Lève-toi.
Jean se lève. La chaise grince contre le linoléum. Il se tient droit, les bras le long du corps, le regard baissé. Sa cage est à hauteur des yeux de Thomas, assis sur le clic-clac. De près, Thomas voit les détails du métal froid, la serrure miniature, le tube qui emprisonne ce qui ressemble à un bout de chair rose et rétracté, pas plus gros que la dernière phalange d'un petit doigt. Les testicules, compressées dans l'anneau, sont lisses, rasées de près, la peau tendue et légèrement bleutée.
Aöna pose sa main sur la nuque de Jean. Pas une caresse. Une prise. Ses doigts s'enfoncent dans les muscles du cou, et Jean baisse encore plus la tête.
— Montre ta cage à Thomas.
Jean fait un pas vers le clic-clac. Il tourne légèrement, présentant son bassin. Thomas voit le tube métallique, la base du plug qui dépasse entre ses fesses quand il pivote, la façon dont ses cuisses tremblent imperceptiblement, pas de froid, mais de quelque chose de contenu, de comprimé, qui cherche à sortir et ne peut pas.
— Plus près, dit Aöna.
Jean s'avance jusqu'à ce que la cage soit à trente centimètres du visage de Thomas. L'odeur de la bite, de la peau rasée, et quelque chose de plus profond, transpiration contenue, le plug en silicone qui presse à l'intérieur atteint les narines de Thomas. Il respire sans le vouloir.
— Tu vois, dit Aöna derrière Jean, sa main toujours sur sa nuque. Ça, ce n’est pas une bite. C'est un clito. C'est pour ça qu'il s'appelle Clito.
Jean ne réagit pas. Ses épaules restent basses, ses mains pendantes. Thomas remarque que ses ongles sont coupés court, nettoyés, comme s'il avait été préparé, ciré, épilé, lavé pour cette exposition.
— Clito, dis à Thomas que fais-tu pour moi.
La voix de Jean est basse, monocorde, un murmure rocheux qui semble sortir d'un endroit creux.
— Ce que ma Maîtresse veut.
— Plus précis.
Jean déglutit. Sa pomme d'Adam visible, saillante sur ce cou mince monte et redescend.
— Je la prépare. Je la nettoie. Je la sers. Je porte ce qu'elle dit. Je suce qui elle dit.
Aöna lâche sa nuque. Jean se fige. Elle contourne le clic-clac et s'assoit à côté de Thomas, près de lui, son corps nu contre le drap froissé. L'odeur de cyprine revient, douce, acide, mélangée au coton du string qui a commencé à s'humidifier. Thomas sent la chaleur de sa cuisse contre la sienne.
— Clito va te sucer, dit-elle.
Thomas tourne la tête vers elle. Aöna ne le regarde pas. Elle fixe Jean, debout devant eux, la cage à hauteur de leur regard commun.
— Il va te sucer pour te préparer. Parce que je veux ta bite. Et Clito va la rendre raide, excitée et propre pour mon usage.
Elle dit ça sans émotion, comme on lit une liste de courses. Thomas sent son sang affluer vers son bas-ventre, pas comme une érection immédiate, mais lentement, un gonflement qui commence dans les testicules et remonte le long de la tige encore molle.
— Clito, à genoux.
Jean s'agenouille sur le linoléum. Ses genoux nus claquent contre le sol collant. Il pose ses mains à plat devant lui, comme en prière, et attend. Sa cage pend entre ses cuisses, le tube métallique touchant presque le sol. Le plug noir dépasse entre ses fesses, la base plate brillant sous la lumière jaune.
Aöna se penche vers Thomas. Elle prend son menton entre ses avec la précision de quelqu'un qui saisit un objet et tourne son visage vers elle.
— Tu ne bouges pas. Tu laisses Clito travailler. Et je dirai quand c'est prêt.
Thomas ouvre la bouche. Aöna pose son index sur ses lèvres.
— Pas de mots.
Elle lâche son menton et se recule sur le clic-clac, s'installant contre le mur, les jambes légèrement écartées, le string blanc tendu sur son pubis. Thomas voit la tache humide qui s'élargit sur le coton. Elle a commencé à mouiller, pas beaucoup, pas encore, mais assez pour que le tissu devienne translucide à l'endroit de sa fente.
— Clito, dit-elle. Suce sa bite.
Il avance sur les genoux jusqu'au clic-clac, s'arrête entre les jambes de Thomas, et pose ses mains sur les cuisses de Thomas. Ses paumes sont chaudes, sèches, calleuses. Thomas tressaille. Le contact est inattendu, ce n’est pas la peau douce d'Aöna, mais une peau d'homme, rugueuse, qui s'accroche à la sienne.
Jean ne regarde pas Thomas. Il regarde la bite de Thomas, molle, reposant contre la cuisse, les poils rasés courts, les testicules pendantes dans la chaleur du studio. Il se penche. Son souffle arrive d'abord, tiède, régulier, sur le gland. Thomas sent les poils de ses bras se hérisser.
La langue de Jean sort. Pointue, rose, humide. Elle touche le gland de Thomas, pas une léchouille, pas un coup de langue hésitant, mais un contact précis, appliqué, comme un instrument. Jean lèche le bout de la bite de Thomas avec la même concentration qu'un chat nettoie une plaie. Sa langue tourne autour du gland, suit le frein, redescend vers la base. Thomas se durcit. Pas instantanément, mais en plusieurs secondes. La tige qui s'allonge, s'épaissit, se tend sous la bouche de Jean. Le sang afflue, les veines gonflent, et la bite passe de l'état mou à demi-érection sous les coups de langue méthodiques.
Aöna regarde. Assise contre le mur, les jambes écartées, elle observe Jean travailler avec la même expression qu'elle accorderait à un mécanicien qui répare un moteur. Ses doigts, posés sur ses cuisses, ne bougent pas. Le string s'humidifie. La tâche s'étend.
Jean prend le gland dans sa bouche. Ses lèvres se referment sur le bout de la bite, et il suce, pas fort, pas profondément, mais avec une aspiration constante, régulière, qui fait monter le sang jusqu'au bout. Thomas sent la chaleur de la bouche, la pression de la langue contre le frein, le palais qui appuie sur le dessus du gland. Sa bite durcit complètement maintenant, tendue, dressée, et Jean descend centimètre par centimètre, prenant la tige dans sa bouche, ses lèvres glissant sur la peau, jusqu'à ce que son nez touche le bas-ventre de Thomas. Il la prend toute. Sa gorge se contracte autour du gland, et Thomas sent un haut-le-cœur, pas un refus, mais un réflexe maîtrisé, un entraînement. Jean se retire lentement, la bite brillant de salive, puis recommence.
Thomas ne bouge pas. Ses mains agrippent le drap du clic-clac. Il fixe le plafond, la tâche d'humidité dans le coin, le néon qui grésille, et sent la bouche de Jean monter et descendre sur sa bite. Le bruit d’aspiration, humide, régulier comme un piston emplit le studio. Thomas respire par la bouche. Son ventre se contracte. Il ne doit pas jouir. Il ne doit pas bouger. Il doit laisser Clito travailler.
— Plus profond, dit Aöna.
Jean obéit. Il descend jusqu'à la base, son menton pressant contre les testicules de Thomas, sa gorge ouverte, et reste trois secondes, cinq secondes avant de remonter pour respirer. Sa salive coule sur la bite de Thomas, sur les testicules, sur le drap. Des gouttes tombent sur le linoléum.
— Ses couilles, dit Aöna. Lèche ses couilles.
Jean retire sa bouche de la bite de Thomas, un bruit de succion, un « pop » humide et descend. Sa langue lèche les testicules, d'abord l'une puis l'autre, les prenant dans sa bouche, suçant doucement, ses lèvres refermées autour de la peau fine. Thomas sent une contraction dans le bas de son ventre, pas l'orgasme, pas encore, mais quelque chose qui s'amasse, qui s'accumule dans la racine de sa bite. Il serre les dents.
Aöna se lève du clic-clac. Thomas ne la voit pas bouger, il sent le matelas se déplacer, l'air froid qui prend la place de sa chaleur. Elle se tient derrière Jean, debout, ses pieds nus sur le linoléum. Elle regarde par-dessus son épaule.
— Arrête, dit-elle.
Jean s'immobilise. Sa bouche reste ouverte, sa langue à mi-chemin des testicules de Thomas. Il attend. Sa propre bite, son clito a tenté de durcir. Thomas le voit. Le tube métallique pressé contre une chair qui a gonflé, qui a essayé de grossir, et qui n'a pas pu. Le métal contient tout. Les testicules de Jean sont plus violettes qu'à son arrivée, comprimées dans l'anneau, et un filet de liquide pré-séminal, pas du sperme, pas une éjaculation, juste un suintement transparent coule du trou de la cage et tombe sur le linoléum.
Aöna pose son pied nu sur le dos de Jean. Pas un coup. Une pression. Sa voûte plantaire s'enfonce dans les muscles de son dos, et Jean plie, ses épaules s'abaissent, son front touche presque le genou de Thomas.
— Regarde-moi, dit-elle à Thomas.
Thomas tourne les yeux vers elle. Elle se tient là, nue sauf le string, son pied sur le dos de son copain, les aréoles pâles durcies par le froid, le mandala sur ses côtes qui ondule quand elle respire. Le string est trempé. Le coton blanc est devenu transparent, et Thomas voit à travers ses grandes lèvres, compressées, la fente sombre de sa chatte, la chair rose qui gonfle derrière le tissu.
— Tu es prêt, dit-elle.
Thomas regarde sa bite, raide, dressée, brillante de salive, veine dorsale gonflée, gland pourpre, luisant. Il est prêt.
Aöna retire son pied du dos de Jean. Elle descend son string, le fait glisser le long de ses cuisses, le passe par-dessus ses chevilles, le jette sur le drap du clic-clac à côté de Thomas. L'odeur de cyprine forte, dense, presque animale envahit le studio.
— Clito, prépare-moi.
Jean se tourne vers Aöna. Il ne se lève pas, il reste à genoux, pivote sur le linoléum, et approche son visage du bassin d'Aöna. Elle ne bouge pas. Elle se tient debout, les jambes légèrement écartées, et Jean enfouit son visage entre ses cuisses. Sa langue sort, Thomas la voit, juste avant qu'elle disparaisse dans la chair et lèche. Le bruit est différent de celui qu'il faisait sur Thomas. Plus mou, plus humide, plus lent. Jean lèche la chatte d'Aöna avec une familiarité de praticien. Il connaît les plis, les recoins, la façon dont elle aime être léchée pas sur le clitoris directement, pas encore, mais autour, les grandes lèvres, le périnée, l'entrée du vagin.
Aöna ne réagit pas. Son visage reste impassible. Ses yeux fixent un point au-dessus du clic-clac. Mais son corps, lui, répond, ses cuisses se tendent, ses hanches avancent d'un millimètre vers la bouche de Jean et le string trempé sur le drap confirme ce que Thomas ne peut pas voir, elle coule d’excitation.
Jean lèche plus profondément. Sa langue entre dans le vagin d'Aöna. Thomas entend le bruit humide, rythmique et ses mains, posées sur les hanches d'Aöna, tremblent. Sa cage pend entre ses cuisses, le métal cliquetant contre le linoléum quand il balance. Le plug noir, dans son rectum, bouge légèrement à chaque mouvement de sa tête, la base plate oscillant comme un pendule.
— Assez, dit Aöna.
Jean se retire. Son visage est mouillé, le menton, les lèvres, le bout du nez brillent de cyprine. Il s'assoit sur ses talons, les mains sur les cuisses, et attend.
Aöna s'avance vers le clic-clac. Elle prend la place qu'elle occupait avant, à côté de Thomas, contre le mur et écarte les jambes. Sa chatte est ouverte, humide, les grandes lèvres gonflées, le clitoris émergeant de son capuchon. Elle ne dit rien. Elle regarde Thomas. Ses yeux clairs, cernés, ne montrent ni désir ni impatience. Juste une attente.
Thomas se met entre ses jambes. Il prend sa bite en main, raide, pulsante, encore humide de la salive de Jean et la place contre l'entrée du vagin d'Aöna. Il pousse. Lentement. Le gland s'enfonce, les grandes lèvres s'écartent, et la chaleur l'enveloppe, mouillée, serrée, vivante. Il entre centimètre par centimètre, sentant les parois du vagin se contracter autour de sa tige, jusqu'à ce que son bassin touche celui d'Aöna.
Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Ses yeux restent ouverts, fixés sur le visage de Thomas. Sa respiration, un souffle court, régulier, est le seul signe que quelque chose a changé dans son corps.
Thomas commence à bouger. Lentement, comme elle le lui a appris. Il se retire presque complètement, sentant le gland s'accrocher aux parois, puis repousse. Chaque va-et-vient est un acte de patience. Il veut aller plus vite, il veut s’enfoncer, il veut pilonner, mais le regard d'Aöna le contient. Il regarde ses seins, petits et pointus, qui oscillent à chaque poussée. Il regarde le mandala sur ses côtes, qui ondule. Il regarde sa chatte, où sa bite entre et sort, couverte de cyprine blanche.
Jean, à genoux sur le linoléum, regarde. Ses yeux baissés fixent le point de jonction. La bite de Thomas entrant et sortant du vagin de sa Maîtresse. Sa cage pend entre ses cuisses. Le liquide pré-séminal coule toujours du trou, en filets transparents qui s'étirent jusqu'au sol. Ses mains, sur ses genoux, se contractent, les doigts s'enfonçant dans la chair, les phalanges blanchissant.
— Clito, dit Aöna entre deux respirations. Regarde.
Jean lève les yeux. Il regarde le visage d'Aöna, impassible, les lèvres légèrement entrouvertes, les yeux vides de plaisir puis le visage de Thomas, les traits contractés par l'effort de se retenir.
— Sa bite est en moi, dit-elle. Plus grosse que ton clito. Tu vois ?
Jean déglutit. Sa pomme d'Adam monte.
— Oui, Maîtresse.
— Dis-le.
Jean ferme les yeux. Sa voix sort étouffée, rauque.
— Sa bite est plus grosse que mon clito. Elle est en vous, Maîtresse.
— Encore.
— Elle vous remplit. Mon clito ne pourrait pas. Ma bite est trop petite. Elle ne sert à rien.
Aöna sourit. Pas un sourire de joie. Un plissement des lèvres, à peine visible, qui ne touche pas ses yeux. Thomas sent le vagin d'Aöna se contracter autour de sa bite, pas un orgasme, pas encore, mais une contraction involontaire, un réflexe, quelque chose que les mots de Jean provoquent dans sa chair.
— Plus vite, dit-elle à Thomas.
Il accélère. Ses hanches claquent contre les siennes, un bruit sourd, mouillé, rythmique. La bite entre et sort, la cyprine coule sur le drap, sur les cuisses d'Aöna, sur les testicules de Thomas qui ballottent à chaque coup. Le clic-clac grince sous le mouvement. Le radiateur claque. Jean, à genoux, regarde, immobile, sa cage brillant sous la lumière jaune.
Thomas sent l'orgasme monter. La pression s'accumule dans la racine de sa bite, dans ses testicules, dans le bas de son ventre. Il ralentit.
— Je vais
— Pas encore, dit Aöna.
Elle le repousse. Sa bite sort du vagin avec un bruit mouillé, un « schlupp » obscène, et se dresse, pulsante, couverte de cyprine blanc. Aöna se retourne. Elle se met à quatre pattes sur le clic-clac, le visage contre le drap, les fesses tournées vers Thomas. Son anus, ouvert et humide, Thomas réalise qu'elle présente et offre son trou plissé, légèrement dilatée.
— Clito, dit-elle. Prépare mon cul.
Jean s'approche du clic-clac, et se penche entre les fesses d'Aöna. Sa langue sort, Thomas la voit, pointue, humide et lèche l'anus d'Aöna. Autour, d'abord, en cercles concentriques. Puis au centre, appuyant, poussant, entrant. Aöna ne réagit pas. Son visage reste contre le drap, invisible. Mais son dos se creuse légèrement, le mandala sur ses côtes s'étire et ses fesses s'écartent d'elles-mêmes, offrant plus de surface à la langue de Jean.
Thomas regarde. Sa bite pulse dans le vide. Il veut toucher, se toucher, la toucher, toucher quelque chose mais il ne bouge pas. Les ordres sont les ordres.
Jean lèche pendant deux minute, peut-être trois. Sa langue entre et sort de l'anus d'Aöna, la dilatant, l'humidifiant. Quand il se retire, l'anus est brillant de salive, légèrement ouvert, la chair plus rose qu'avant.
— Clito, écarte-toi.
Jean recule. Il s'assoit sur le linoléum, dos au mur, les genoux remontés contre sa poitrine, la cage visible entre ses cuisses. Son visage est couvert de cyprine et de salive, le menton mouillé, le nez luisant, les yeux vitreux.
Thomas s'approche d'Aöna. Il place sa bite contre son anus que Jean vient de préparer. Il pousse. La résistance est immédiate, le sphincter se contracte, puis cède, et le gland entre. Aöna ne fait pas un bruit. Thomas sent la chaleur, la pression, les contractions de la chair autour de sa bite. Il pousse encore. Centimètre par centimètre, comme la dernière fois, comme elle le lui a appris. Il entre dans son cul millimètre par millimètre, luttant contre l'envie de jouir, contre l'envie d'enfoncer d'un coup.
— Clito, dit Aöna, sa voix étouffée par le drap. Regarde. Regarde sa bite dans mon cul.
Jean relève la tête. Ses yeux vitreux, soumis fixent le point de jonction. La bite de Thomas, à mi-chemin dans l'anus d'Aöna. La chair étirée autour de la tige. La cyprine qui coule du vagin d'Aöna sur le drap.
— Dis-le, dit Aöna.
Jean ouvre la bouche. Sa voix sort cassée, presque inaudible.
— Sa bite est dans votre cul, Maîtresse.
— Encore.
— Elle vous ouvre. Elle vous remplit. Mon clito ne pourrait pas
Sa voix se brise. Pas de larme, pas encore, mais un tremblement dans la gorge, un hoquet contenu. Aöna ne se retourne pas. Elle reste à quatre pattes, la bite de Thomas à moitié enfoncée dans son cul, et attend.
— Continue, dit-elle.
— Mon clito ne pourrait pas vous remplir. Il est trop petit. Il ne sert à rien. Je ne sers qu'à préparer. Je ne sers qu'à regarder.
Thomas pousse plus profondément. Son bassin touche les fesses d'Aöna. Il est entièrement en elle, dans son cul, la chair brûlante et serrée, le sphincter contracté autour de la base de sa bite. Il commence à bouger. Lentement, d'abord, se retirant à moitié puis repoussant. Puis plus vite, les hanches claquant contre les fesses d'Aöna, le bruit de chair contre chair emplissant le studio.
Jean regarde. Ses yeux ne quittent pas le point de jonction. Le liquide pré-séminal coule de sa cage en filets continus, formant une flaque sur le linoléum entre ses cuisses. Ses mains agrippent ses genoux, les phalanges blanches, les ongles s'enfonçant dans la chair.
— Clito, dit Aöna. Ta cage. Touche-toi.
Jean descend une main vers sa cage. Ses doigts se referment autour du métal, pas la chair, il ne peut pas toucher la chair, le métal l'en sépare et il serre. Le tube pressé contre ce qui reste de sa bite, l'anneau serrant ses testicules déjà violettes. Il gémit, un grognement animal sort de sa gorge sans contrôle.
— Plus fort, dit Aöna.
Jean serre plus fort. Le métal s'enfonce dans sa chair. Il gémit encore, plus fort, un gémissement de douleur et de frustration, de désir contenu et de soumission absolue. Aöna sourit dans le drap. Thomas ne la voit pas, mais il sent quelque chose changer, un relâchement, une ouverture, comme si les gémissements de Jean dilataient son anus.
Thomas accélère. Il pile le cul d'Aöna, fort, brutal, chaque coup enfonçant sa bite jusqu'à la base, les testicules ballottant contre la chair humide. Aöna ne crie pas. Son corps tremble, pas de plaisir, pas de douleur, mais de quelque chose entre les deux, quelque chose qui fait contracter son anus autour de la bite de Thomas et couler sa chatte sur le drap.
— Clito, dit Aöna. Viens.
Jean se lève. Il s'approche du clic-clac, debout, sa cage à hauteur du visage d'Aöna. Elle tourne la tête, la première fois qu'elle bouge depuis le début et ouvre la bouche. Jean avance. La cage entre dans la bouche d'Aöna, le métal, pas la chair, le tube qui contient ce qui reste de la bite de Jean. Elle suce le métal. Sa langue sort, lèche les barreaux de la cage, goûte le liquide pré-séminal qui s'écoule du trou. Jean gémit, un son aigu, presque féminin, qui sort de sa gorge sans contrôle.
Thomas ne tient plus. La pression dans ses testicules, dans sa bite, dans son bas-ventre atteint un point de rupture. Le cul d'Aöna se contracte autour de lui, et il sent, il sait que c'est maintenant.
— Je
— Jouis, dit Aöna, la cage de Jean encore dans la bouche.
Thomas jouit. Son sperme jaillit dans le rectum d'Aöna, chaud, épais, en jets pulsés qui remplissent la cavité. Il enfonce sa bite jusqu'à la base, son bassin collé aux fesses d'Aöna, et chaque contraction expulse une nouvelle vague de sperme. Il gémit, un grondement sourd, animal, qui résonne dans le studio. En même temps, le corps d'Aöna se contracte, pas un cri, pas un gémissement, mais un tremblement violent qui part de son anus et se propage à tout son corps, ses jambes qui se serrent, son dos qui se creuse, le mandala qui s'étire sur ses côtes. Elle jouit en silence, comme la dernière fois, son corps qui pulse autour de la bite de Thomas.
Jean, debout, sa cage dans la bouche d'Aöna, gémit, un long gémissement de frustration, de désir contenu, de soumission absolue. Son corps tremble. La cage vibre dans la bouche d'Aöna. Mais rien ne sort. Pas une goutte. Le métal contient tout. Trois semaines de chasteté, de frustration, de désir compressé, et rien ne sort.
Thomas se retire. Sa bite sort de l'anus d'Aöna avec un bruit mouillé, un « pop » obscène et le sperme coule. Il coule du rectum d'Aöna, sur ses grandes lèvres, sur le drap du clic-clac, en filets blancs et épais. Aöna reste à quatre pattes, le souffle court, le corps tremblant, le sperme qui coule de son cul ouvert.
— Clito, dit-elle. Nettoie.
Jean se met à genoux. Il approche son visage du bassin d'Aöna. Sa langue sort, la même langue qui a léché la bite de Thomas, la chatte d'Aöna, son anus et commence à nettoyer. Il lèche le sperme qui coule du rectum d'Aöna, le recueillant sur sa langue, l'avalant. Il lèche les grandes lèvres, le périnée, l'intérieur des cuisses. Il nettoie méthodiquement, comme un instrument, sans émotion, sans plaisir, avec la précision d'un outil.
Thomas s'assoit sur le clic-clac. Sa bite, molle, pend entre ses cuisses, encore humide de sperme et de cyprine. Il regarde Jean nettoyer Aöna, et quelque chose dans sa poitrine, pas de la pitié, pas de l'excitation, quelque chose entre les deux se contracte.
Quand Jean a fini, Aöna se redresse. Elle s'assoit sur le clic-clac, à côté de Thomas, et enfile son string. Le coton blanc, déjà trempé, absorbe le reste de sperme et de cyprine. Elle enfile ses sneakers, pieds nus dedans, et prend son manteau gris.
— Clito, dit-elle. On y va.
Jean se lève. Il enfile un pantalon de jogging noir, un tee-shirt, des baskets. En trente secondes, il est habillé. Le même homme rasé, soumis, encagé, mais recouvert de tissu, invisible, normal.
Aöna ouvre la porte. Elle sort. Jean la suit. La porte se referme derrière eux avec un déclic.
Thomas reste seul dans le studio. L'odeur de cyprine, de sperme, de sueur et de métal stagne dans l'air. Le drap du clic-clac est trempé. Le linoléum porte les traces de salive et de liquide pré-séminal de Jean. Le radiateur claque. La lumière jaune brûle. Il ferme les yeux.
30 minutes plus tard, trois coups à la porte. Pas pressés. Espacés. Thomas se redresse sur le clic-clac, le drap froissé contre ses cuisses, et fixe la poignée comme si elle allait tourner toute seule. Le radiateur grésille dans le coin, et la lumière jaune du plafonnier transforme les murs en une couleur maladive. Il a dormi ou quelque chose qui y ressemble, un demi-sommeil peuplé de peau laiteuse et de cyprine.
Il ouvre la porte. Aöna entre la première. Son manteau gris, ouvert, tombe de chaque côté de son corps comme deux ailes mortes. Dessous, le string blanc en coton, minimaliste, qui sépare ses hanches étroites comme un trait de craie. Ses seins nus, petits et pointus, ne bougent presque pas quand elle avance. Ses sneakers écrasent le linoléum collant sans un bruit. Ses yeux clairs, cernés de bleu sombre, balayent le studio, le clic-clac défait, l'évier rempli de tasses sales, le radiateur qui claque avec la même attention qu'elle accorderait à une étiquette de prix.
Derrière elle, un homme.
Thomas cligne. Jean entre dans le studio la tête légèrement inclinée, les épaules rentrées. Il est nu. Complètement nu. Le crâne rasé, le visage rasé de près, pas un poil sur le torse, les bras, les jambes, une épilation méthodique qui laisse la peau exposée, vulnérable, presque rose sous la lumière jaune. Il est mince, plus petit que Thomas, et marche pieds nus sur le linoléum avec la prudence de quelqu'un qui entre sur un sol mouillé. Sa cage de chasteté brille entre ses jambes, métal argenté, compact, enserrant des testicules rasées et un pénis si petit qu'il dépasse à peine du tube de contention. Le plug noir qui remplit son rectum est visible quand il tourne légèrement. La base plate dépasse entre ses fesses, un bouton sombre ancré dans sa chair.
Aöna referme la porte derrière eux. Le verrou tourne avec un déclic sec.
— Assieds-toi, dit-elle.
Thomas ne sait pas à qui elle parle. Jean le sait. Il traverse le studio sans un mot et s'assoit sur la chaise de cuisine, près de l'évier, le dos droit, les mains sur les genoux, les cuisses serrées. La cage brille entre ses jambes. Il ne regarde pas Thomas. Il fixe un point sur le sol, quelque part entre ses pieds, avec la patience docile d'un chien qui attend.
Aöna, elle, reste debout au milieu du studio. Le manteau gris pend ouvert. Le string blanc s'enfonce dans le sillon de ses fesses, le tissu tendu sur son pubis. Thomas remarque que ses pieds nus dans les sneakers crottés. Elle se déchausse et pose les chaussures près de la porte, l'une contre l'autre, et le manteau par-dessus.
— Thomas, dit-elle.
Il se raidit sur le clic-clac.
— Celui-là, c'est Jean.
Elle désigne l'homme assis sans le regarder. Jean ne lève pas la tête.
— Je l'appelle Clito.
Le mot tombe dans le studio comme une pièce de monnaie sur du carrelage. Thomas regarde Jean. Jean ne bronche pas. Ses mains restent à plat sur ses genoux. La cage entre ses cuisses. Thomas la voit mieux maintenant, un modèle court, le tube pressant contre un sexe qui ne doit pas mesurer plus de quatre centimètres au repos, les testicules serrées dans un anneau métallique qui les rend légèrement violacées.
Aöna s'avance. Elle s'arrête devant le clic-clac, près de Thomas, debout, ses hanches au niveau de son visage.
— Clito est mon copain, dit-elle de sa voix plate, sans ponctuation, sans inflexion. Il fait ce que je dis. Il est encagé depuis trois semaines. Pluggé depuis ce matin.
Thomas ne dit rien. Son regard descend de Jean à la cage, de la cage à Aöna, qui se tient là, immobile, ses seins nus à hauteur de ses yeux, les aréoles pâles presque invisibles sous cette lumière.
— Trois semaines, répète-t-elle. Il n'a pas joui depuis trois semaines. Il ne jouira pas. Il sert.
Elle tourne légèrement la tête vers Jean.
— Lève-toi.
Jean se lève. La chaise grince contre le linoléum. Il se tient droit, les bras le long du corps, le regard baissé. Sa cage est à hauteur des yeux de Thomas, assis sur le clic-clac. De près, Thomas voit les détails du métal froid, la serrure miniature, le tube qui emprisonne ce qui ressemble à un bout de chair rose et rétracté, pas plus gros que la dernière phalange d'un petit doigt. Les testicules, compressées dans l'anneau, sont lisses, rasées de près, la peau tendue et légèrement bleutée.
Aöna pose sa main sur la nuque de Jean. Pas une caresse. Une prise. Ses doigts s'enfoncent dans les muscles du cou, et Jean baisse encore plus la tête.
— Montre ta cage à Thomas.
Jean fait un pas vers le clic-clac. Il tourne légèrement, présentant son bassin. Thomas voit le tube métallique, la base du plug qui dépasse entre ses fesses quand il pivote, la façon dont ses cuisses tremblent imperceptiblement, pas de froid, mais de quelque chose de contenu, de comprimé, qui cherche à sortir et ne peut pas.
— Plus près, dit Aöna.
Jean s'avance jusqu'à ce que la cage soit à trente centimètres du visage de Thomas. L'odeur de la bite, de la peau rasée, et quelque chose de plus profond, transpiration contenue, le plug en silicone qui presse à l'intérieur atteint les narines de Thomas. Il respire sans le vouloir.
— Tu vois, dit Aöna derrière Jean, sa main toujours sur sa nuque. Ça, ce n’est pas une bite. C'est un clito. C'est pour ça qu'il s'appelle Clito.
Jean ne réagit pas. Ses épaules restent basses, ses mains pendantes. Thomas remarque que ses ongles sont coupés court, nettoyés, comme s'il avait été préparé, ciré, épilé, lavé pour cette exposition.
— Clito, dis à Thomas que fais-tu pour moi.
La voix de Jean est basse, monocorde, un murmure rocheux qui semble sortir d'un endroit creux.
— Ce que ma Maîtresse veut.
— Plus précis.
Jean déglutit. Sa pomme d'Adam visible, saillante sur ce cou mince monte et redescend.
— Je la prépare. Je la nettoie. Je la sers. Je porte ce qu'elle dit. Je suce qui elle dit.
Aöna lâche sa nuque. Jean se fige. Elle contourne le clic-clac et s'assoit à côté de Thomas, près de lui, son corps nu contre le drap froissé. L'odeur de cyprine revient, douce, acide, mélangée au coton du string qui a commencé à s'humidifier. Thomas sent la chaleur de sa cuisse contre la sienne.
— Clito va te sucer, dit-elle.
Thomas tourne la tête vers elle. Aöna ne le regarde pas. Elle fixe Jean, debout devant eux, la cage à hauteur de leur regard commun.
— Il va te sucer pour te préparer. Parce que je veux ta bite. Et Clito va la rendre raide, excitée et propre pour mon usage.
Elle dit ça sans émotion, comme on lit une liste de courses. Thomas sent son sang affluer vers son bas-ventre, pas comme une érection immédiate, mais lentement, un gonflement qui commence dans les testicules et remonte le long de la tige encore molle.
— Clito, à genoux.
Jean s'agenouille sur le linoléum. Ses genoux nus claquent contre le sol collant. Il pose ses mains à plat devant lui, comme en prière, et attend. Sa cage pend entre ses cuisses, le tube métallique touchant presque le sol. Le plug noir dépasse entre ses fesses, la base plate brillant sous la lumière jaune.
Aöna se penche vers Thomas. Elle prend son menton entre ses avec la précision de quelqu'un qui saisit un objet et tourne son visage vers elle.
— Tu ne bouges pas. Tu laisses Clito travailler. Et je dirai quand c'est prêt.
Thomas ouvre la bouche. Aöna pose son index sur ses lèvres.
— Pas de mots.
Elle lâche son menton et se recule sur le clic-clac, s'installant contre le mur, les jambes légèrement écartées, le string blanc tendu sur son pubis. Thomas voit la tache humide qui s'élargit sur le coton. Elle a commencé à mouiller, pas beaucoup, pas encore, mais assez pour que le tissu devienne translucide à l'endroit de sa fente.
— Clito, dit-elle. Suce sa bite.
Il avance sur les genoux jusqu'au clic-clac, s'arrête entre les jambes de Thomas, et pose ses mains sur les cuisses de Thomas. Ses paumes sont chaudes, sèches, calleuses. Thomas tressaille. Le contact est inattendu, ce n’est pas la peau douce d'Aöna, mais une peau d'homme, rugueuse, qui s'accroche à la sienne.
Jean ne regarde pas Thomas. Il regarde la bite de Thomas, molle, reposant contre la cuisse, les poils rasés courts, les testicules pendantes dans la chaleur du studio. Il se penche. Son souffle arrive d'abord, tiède, régulier, sur le gland. Thomas sent les poils de ses bras se hérisser.
La langue de Jean sort. Pointue, rose, humide. Elle touche le gland de Thomas, pas une léchouille, pas un coup de langue hésitant, mais un contact précis, appliqué, comme un instrument. Jean lèche le bout de la bite de Thomas avec la même concentration qu'un chat nettoie une plaie. Sa langue tourne autour du gland, suit le frein, redescend vers la base. Thomas se durcit. Pas instantanément, mais en plusieurs secondes. La tige qui s'allonge, s'épaissit, se tend sous la bouche de Jean. Le sang afflue, les veines gonflent, et la bite passe de l'état mou à demi-érection sous les coups de langue méthodiques.
Aöna regarde. Assise contre le mur, les jambes écartées, elle observe Jean travailler avec la même expression qu'elle accorderait à un mécanicien qui répare un moteur. Ses doigts, posés sur ses cuisses, ne bougent pas. Le string s'humidifie. La tâche s'étend.
Jean prend le gland dans sa bouche. Ses lèvres se referment sur le bout de la bite, et il suce, pas fort, pas profondément, mais avec une aspiration constante, régulière, qui fait monter le sang jusqu'au bout. Thomas sent la chaleur de la bouche, la pression de la langue contre le frein, le palais qui appuie sur le dessus du gland. Sa bite durcit complètement maintenant, tendue, dressée, et Jean descend centimètre par centimètre, prenant la tige dans sa bouche, ses lèvres glissant sur la peau, jusqu'à ce que son nez touche le bas-ventre de Thomas. Il la prend toute. Sa gorge se contracte autour du gland, et Thomas sent un haut-le-cœur, pas un refus, mais un réflexe maîtrisé, un entraînement. Jean se retire lentement, la bite brillant de salive, puis recommence.
Thomas ne bouge pas. Ses mains agrippent le drap du clic-clac. Il fixe le plafond, la tâche d'humidité dans le coin, le néon qui grésille, et sent la bouche de Jean monter et descendre sur sa bite. Le bruit d’aspiration, humide, régulier comme un piston emplit le studio. Thomas respire par la bouche. Son ventre se contracte. Il ne doit pas jouir. Il ne doit pas bouger. Il doit laisser Clito travailler.
— Plus profond, dit Aöna.
Jean obéit. Il descend jusqu'à la base, son menton pressant contre les testicules de Thomas, sa gorge ouverte, et reste trois secondes, cinq secondes avant de remonter pour respirer. Sa salive coule sur la bite de Thomas, sur les testicules, sur le drap. Des gouttes tombent sur le linoléum.
— Ses couilles, dit Aöna. Lèche ses couilles.
Jean retire sa bouche de la bite de Thomas, un bruit de succion, un « pop » humide et descend. Sa langue lèche les testicules, d'abord l'une puis l'autre, les prenant dans sa bouche, suçant doucement, ses lèvres refermées autour de la peau fine. Thomas sent une contraction dans le bas de son ventre, pas l'orgasme, pas encore, mais quelque chose qui s'amasse, qui s'accumule dans la racine de sa bite. Il serre les dents.
Aöna se lève du clic-clac. Thomas ne la voit pas bouger, il sent le matelas se déplacer, l'air froid qui prend la place de sa chaleur. Elle se tient derrière Jean, debout, ses pieds nus sur le linoléum. Elle regarde par-dessus son épaule.
— Arrête, dit-elle.
Jean s'immobilise. Sa bouche reste ouverte, sa langue à mi-chemin des testicules de Thomas. Il attend. Sa propre bite, son clito a tenté de durcir. Thomas le voit. Le tube métallique pressé contre une chair qui a gonflé, qui a essayé de grossir, et qui n'a pas pu. Le métal contient tout. Les testicules de Jean sont plus violettes qu'à son arrivée, comprimées dans l'anneau, et un filet de liquide pré-séminal, pas du sperme, pas une éjaculation, juste un suintement transparent coule du trou de la cage et tombe sur le linoléum.
Aöna pose son pied nu sur le dos de Jean. Pas un coup. Une pression. Sa voûte plantaire s'enfonce dans les muscles de son dos, et Jean plie, ses épaules s'abaissent, son front touche presque le genou de Thomas.
— Regarde-moi, dit-elle à Thomas.
Thomas tourne les yeux vers elle. Elle se tient là, nue sauf le string, son pied sur le dos de son copain, les aréoles pâles durcies par le froid, le mandala sur ses côtes qui ondule quand elle respire. Le string est trempé. Le coton blanc est devenu transparent, et Thomas voit à travers ses grandes lèvres, compressées, la fente sombre de sa chatte, la chair rose qui gonfle derrière le tissu.
— Tu es prêt, dit-elle.
Thomas regarde sa bite, raide, dressée, brillante de salive, veine dorsale gonflée, gland pourpre, luisant. Il est prêt.
Aöna retire son pied du dos de Jean. Elle descend son string, le fait glisser le long de ses cuisses, le passe par-dessus ses chevilles, le jette sur le drap du clic-clac à côté de Thomas. L'odeur de cyprine forte, dense, presque animale envahit le studio.
— Clito, prépare-moi.
Jean se tourne vers Aöna. Il ne se lève pas, il reste à genoux, pivote sur le linoléum, et approche son visage du bassin d'Aöna. Elle ne bouge pas. Elle se tient debout, les jambes légèrement écartées, et Jean enfouit son visage entre ses cuisses. Sa langue sort, Thomas la voit, juste avant qu'elle disparaisse dans la chair et lèche. Le bruit est différent de celui qu'il faisait sur Thomas. Plus mou, plus humide, plus lent. Jean lèche la chatte d'Aöna avec une familiarité de praticien. Il connaît les plis, les recoins, la façon dont elle aime être léchée pas sur le clitoris directement, pas encore, mais autour, les grandes lèvres, le périnée, l'entrée du vagin.
Aöna ne réagit pas. Son visage reste impassible. Ses yeux fixent un point au-dessus du clic-clac. Mais son corps, lui, répond, ses cuisses se tendent, ses hanches avancent d'un millimètre vers la bouche de Jean et le string trempé sur le drap confirme ce que Thomas ne peut pas voir, elle coule d’excitation.
Jean lèche plus profondément. Sa langue entre dans le vagin d'Aöna. Thomas entend le bruit humide, rythmique et ses mains, posées sur les hanches d'Aöna, tremblent. Sa cage pend entre ses cuisses, le métal cliquetant contre le linoléum quand il balance. Le plug noir, dans son rectum, bouge légèrement à chaque mouvement de sa tête, la base plate oscillant comme un pendule.
— Assez, dit Aöna.
Jean se retire. Son visage est mouillé, le menton, les lèvres, le bout du nez brillent de cyprine. Il s'assoit sur ses talons, les mains sur les cuisses, et attend.
Aöna s'avance vers le clic-clac. Elle prend la place qu'elle occupait avant, à côté de Thomas, contre le mur et écarte les jambes. Sa chatte est ouverte, humide, les grandes lèvres gonflées, le clitoris émergeant de son capuchon. Elle ne dit rien. Elle regarde Thomas. Ses yeux clairs, cernés, ne montrent ni désir ni impatience. Juste une attente.
Thomas se met entre ses jambes. Il prend sa bite en main, raide, pulsante, encore humide de la salive de Jean et la place contre l'entrée du vagin d'Aöna. Il pousse. Lentement. Le gland s'enfonce, les grandes lèvres s'écartent, et la chaleur l'enveloppe, mouillée, serrée, vivante. Il entre centimètre par centimètre, sentant les parois du vagin se contracter autour de sa tige, jusqu'à ce que son bassin touche celui d'Aöna.
Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Ses yeux restent ouverts, fixés sur le visage de Thomas. Sa respiration, un souffle court, régulier, est le seul signe que quelque chose a changé dans son corps.
Thomas commence à bouger. Lentement, comme elle le lui a appris. Il se retire presque complètement, sentant le gland s'accrocher aux parois, puis repousse. Chaque va-et-vient est un acte de patience. Il veut aller plus vite, il veut s’enfoncer, il veut pilonner, mais le regard d'Aöna le contient. Il regarde ses seins, petits et pointus, qui oscillent à chaque poussée. Il regarde le mandala sur ses côtes, qui ondule. Il regarde sa chatte, où sa bite entre et sort, couverte de cyprine blanche.
Jean, à genoux sur le linoléum, regarde. Ses yeux baissés fixent le point de jonction. La bite de Thomas entrant et sortant du vagin de sa Maîtresse. Sa cage pend entre ses cuisses. Le liquide pré-séminal coule toujours du trou, en filets transparents qui s'étirent jusqu'au sol. Ses mains, sur ses genoux, se contractent, les doigts s'enfonçant dans la chair, les phalanges blanchissant.
— Clito, dit Aöna entre deux respirations. Regarde.
Jean lève les yeux. Il regarde le visage d'Aöna, impassible, les lèvres légèrement entrouvertes, les yeux vides de plaisir puis le visage de Thomas, les traits contractés par l'effort de se retenir.
— Sa bite est en moi, dit-elle. Plus grosse que ton clito. Tu vois ?
Jean déglutit. Sa pomme d'Adam monte.
— Oui, Maîtresse.
— Dis-le.
Jean ferme les yeux. Sa voix sort étouffée, rauque.
— Sa bite est plus grosse que mon clito. Elle est en vous, Maîtresse.
— Encore.
— Elle vous remplit. Mon clito ne pourrait pas. Ma bite est trop petite. Elle ne sert à rien.
Aöna sourit. Pas un sourire de joie. Un plissement des lèvres, à peine visible, qui ne touche pas ses yeux. Thomas sent le vagin d'Aöna se contracter autour de sa bite, pas un orgasme, pas encore, mais une contraction involontaire, un réflexe, quelque chose que les mots de Jean provoquent dans sa chair.
— Plus vite, dit-elle à Thomas.
Il accélère. Ses hanches claquent contre les siennes, un bruit sourd, mouillé, rythmique. La bite entre et sort, la cyprine coule sur le drap, sur les cuisses d'Aöna, sur les testicules de Thomas qui ballottent à chaque coup. Le clic-clac grince sous le mouvement. Le radiateur claque. Jean, à genoux, regarde, immobile, sa cage brillant sous la lumière jaune.
Thomas sent l'orgasme monter. La pression s'accumule dans la racine de sa bite, dans ses testicules, dans le bas de son ventre. Il ralentit.
— Je vais
— Pas encore, dit Aöna.
Elle le repousse. Sa bite sort du vagin avec un bruit mouillé, un « schlupp » obscène, et se dresse, pulsante, couverte de cyprine blanc. Aöna se retourne. Elle se met à quatre pattes sur le clic-clac, le visage contre le drap, les fesses tournées vers Thomas. Son anus, ouvert et humide, Thomas réalise qu'elle présente et offre son trou plissé, légèrement dilatée.
— Clito, dit-elle. Prépare mon cul.
Jean s'approche du clic-clac, et se penche entre les fesses d'Aöna. Sa langue sort, Thomas la voit, pointue, humide et lèche l'anus d'Aöna. Autour, d'abord, en cercles concentriques. Puis au centre, appuyant, poussant, entrant. Aöna ne réagit pas. Son visage reste contre le drap, invisible. Mais son dos se creuse légèrement, le mandala sur ses côtes s'étire et ses fesses s'écartent d'elles-mêmes, offrant plus de surface à la langue de Jean.
Thomas regarde. Sa bite pulse dans le vide. Il veut toucher, se toucher, la toucher, toucher quelque chose mais il ne bouge pas. Les ordres sont les ordres.
Jean lèche pendant deux minute, peut-être trois. Sa langue entre et sort de l'anus d'Aöna, la dilatant, l'humidifiant. Quand il se retire, l'anus est brillant de salive, légèrement ouvert, la chair plus rose qu'avant.
— Clito, écarte-toi.
Jean recule. Il s'assoit sur le linoléum, dos au mur, les genoux remontés contre sa poitrine, la cage visible entre ses cuisses. Son visage est couvert de cyprine et de salive, le menton mouillé, le nez luisant, les yeux vitreux.
Thomas s'approche d'Aöna. Il place sa bite contre son anus que Jean vient de préparer. Il pousse. La résistance est immédiate, le sphincter se contracte, puis cède, et le gland entre. Aöna ne fait pas un bruit. Thomas sent la chaleur, la pression, les contractions de la chair autour de sa bite. Il pousse encore. Centimètre par centimètre, comme la dernière fois, comme elle le lui a appris. Il entre dans son cul millimètre par millimètre, luttant contre l'envie de jouir, contre l'envie d'enfoncer d'un coup.
— Clito, dit Aöna, sa voix étouffée par le drap. Regarde. Regarde sa bite dans mon cul.
Jean relève la tête. Ses yeux vitreux, soumis fixent le point de jonction. La bite de Thomas, à mi-chemin dans l'anus d'Aöna. La chair étirée autour de la tige. La cyprine qui coule du vagin d'Aöna sur le drap.
— Dis-le, dit Aöna.
Jean ouvre la bouche. Sa voix sort cassée, presque inaudible.
— Sa bite est dans votre cul, Maîtresse.
— Encore.
— Elle vous ouvre. Elle vous remplit. Mon clito ne pourrait pas
Sa voix se brise. Pas de larme, pas encore, mais un tremblement dans la gorge, un hoquet contenu. Aöna ne se retourne pas. Elle reste à quatre pattes, la bite de Thomas à moitié enfoncée dans son cul, et attend.
— Continue, dit-elle.
— Mon clito ne pourrait pas vous remplir. Il est trop petit. Il ne sert à rien. Je ne sers qu'à préparer. Je ne sers qu'à regarder.
Thomas pousse plus profondément. Son bassin touche les fesses d'Aöna. Il est entièrement en elle, dans son cul, la chair brûlante et serrée, le sphincter contracté autour de la base de sa bite. Il commence à bouger. Lentement, d'abord, se retirant à moitié puis repoussant. Puis plus vite, les hanches claquant contre les fesses d'Aöna, le bruit de chair contre chair emplissant le studio.
Jean regarde. Ses yeux ne quittent pas le point de jonction. Le liquide pré-séminal coule de sa cage en filets continus, formant une flaque sur le linoléum entre ses cuisses. Ses mains agrippent ses genoux, les phalanges blanches, les ongles s'enfonçant dans la chair.
— Clito, dit Aöna. Ta cage. Touche-toi.
Jean descend une main vers sa cage. Ses doigts se referment autour du métal, pas la chair, il ne peut pas toucher la chair, le métal l'en sépare et il serre. Le tube pressé contre ce qui reste de sa bite, l'anneau serrant ses testicules déjà violettes. Il gémit, un grognement animal sort de sa gorge sans contrôle.
— Plus fort, dit Aöna.
Jean serre plus fort. Le métal s'enfonce dans sa chair. Il gémit encore, plus fort, un gémissement de douleur et de frustration, de désir contenu et de soumission absolue. Aöna sourit dans le drap. Thomas ne la voit pas, mais il sent quelque chose changer, un relâchement, une ouverture, comme si les gémissements de Jean dilataient son anus.
Thomas accélère. Il pile le cul d'Aöna, fort, brutal, chaque coup enfonçant sa bite jusqu'à la base, les testicules ballottant contre la chair humide. Aöna ne crie pas. Son corps tremble, pas de plaisir, pas de douleur, mais de quelque chose entre les deux, quelque chose qui fait contracter son anus autour de la bite de Thomas et couler sa chatte sur le drap.
— Clito, dit Aöna. Viens.
Jean se lève. Il s'approche du clic-clac, debout, sa cage à hauteur du visage d'Aöna. Elle tourne la tête, la première fois qu'elle bouge depuis le début et ouvre la bouche. Jean avance. La cage entre dans la bouche d'Aöna, le métal, pas la chair, le tube qui contient ce qui reste de la bite de Jean. Elle suce le métal. Sa langue sort, lèche les barreaux de la cage, goûte le liquide pré-séminal qui s'écoule du trou. Jean gémit, un son aigu, presque féminin, qui sort de sa gorge sans contrôle.
Thomas ne tient plus. La pression dans ses testicules, dans sa bite, dans son bas-ventre atteint un point de rupture. Le cul d'Aöna se contracte autour de lui, et il sent, il sait que c'est maintenant.
— Je
— Jouis, dit Aöna, la cage de Jean encore dans la bouche.
Thomas jouit. Son sperme jaillit dans le rectum d'Aöna, chaud, épais, en jets pulsés qui remplissent la cavité. Il enfonce sa bite jusqu'à la base, son bassin collé aux fesses d'Aöna, et chaque contraction expulse une nouvelle vague de sperme. Il gémit, un grondement sourd, animal, qui résonne dans le studio. En même temps, le corps d'Aöna se contracte, pas un cri, pas un gémissement, mais un tremblement violent qui part de son anus et se propage à tout son corps, ses jambes qui se serrent, son dos qui se creuse, le mandala qui s'étire sur ses côtes. Elle jouit en silence, comme la dernière fois, son corps qui pulse autour de la bite de Thomas.
Jean, debout, sa cage dans la bouche d'Aöna, gémit, un long gémissement de frustration, de désir contenu, de soumission absolue. Son corps tremble. La cage vibre dans la bouche d'Aöna. Mais rien ne sort. Pas une goutte. Le métal contient tout. Trois semaines de chasteté, de frustration, de désir compressé, et rien ne sort.
Thomas se retire. Sa bite sort de l'anus d'Aöna avec un bruit mouillé, un « pop » obscène et le sperme coule. Il coule du rectum d'Aöna, sur ses grandes lèvres, sur le drap du clic-clac, en filets blancs et épais. Aöna reste à quatre pattes, le souffle court, le corps tremblant, le sperme qui coule de son cul ouvert.
— Clito, dit-elle. Nettoie.
Jean se met à genoux. Il approche son visage du bassin d'Aöna. Sa langue sort, la même langue qui a léché la bite de Thomas, la chatte d'Aöna, son anus et commence à nettoyer. Il lèche le sperme qui coule du rectum d'Aöna, le recueillant sur sa langue, l'avalant. Il lèche les grandes lèvres, le périnée, l'intérieur des cuisses. Il nettoie méthodiquement, comme un instrument, sans émotion, sans plaisir, avec la précision d'un outil.
Thomas s'assoit sur le clic-clac. Sa bite, molle, pend entre ses cuisses, encore humide de sperme et de cyprine. Il regarde Jean nettoyer Aöna, et quelque chose dans sa poitrine, pas de la pitié, pas de l'excitation, quelque chose entre les deux se contracte.
Quand Jean a fini, Aöna se redresse. Elle s'assoit sur le clic-clac, à côté de Thomas, et enfile son string. Le coton blanc, déjà trempé, absorbe le reste de sperme et de cyprine. Elle enfile ses sneakers, pieds nus dedans, et prend son manteau gris.
— Clito, dit-elle. On y va.
Jean se lève. Il enfile un pantalon de jogging noir, un tee-shirt, des baskets. En trente secondes, il est habillé. Le même homme rasé, soumis, encagé, mais recouvert de tissu, invisible, normal.
Aöna ouvre la porte. Elle sort. Jean la suit. La porte se referme derrière eux avec un déclic.
Thomas reste seul dans le studio. L'odeur de cyprine, de sperme, de sueur et de métal stagne dans l'air. Le drap du clic-clac est trempé. Le linoléum porte les traces de salive et de liquide pré-séminal de Jean. Le radiateur claque. La lumière jaune brûle. Il ferme les yeux.
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