Prise de contrôle

- Par l'auteur HDS CDuvert -
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
  • • 143 récits publiés.
  • • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
  • • L'ensemble des récits érotiques de CDuvert ont reçu un total de 354 623 visites.
Récit libertin : Prise de contrôle Histoire érotique Publiée sur HDS le 07-04-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
Cette histoire de sexe a été affichée 320 fois depuis sa publication.

Couleur du fond :
Prise de contrôle
Chapitre I : La toile

La chaleur collait aux cuisses comme une deuxième peau. Elle portait cette robe en mousseline d’un bleu pâle qui, sous les néons du wagon, semblait absorber la lumière sans jamais l’avaler tout à fait. Le tissu était léger, presque trop pour l’été, mais elle l’avait choisie parce qu’il glissait sur ses hanches comme de l’eau tiède et que, quand elle bougeait, il montrait juste assez pour exciter sans tout révéler.

Il était assis en face d’elle, un jeune homme aux mains larges qui serraient son sac en cuir usé. Leurs genoux s’effleurèrent au premier à-coups du métro. Un contact si léger qu’il aurait pu n’être que l’air qui vibrait entre eux. Mais elle sentit ses doigts se contracter sur le métal froid de la barre.

Elle porta une main à sa cuisse, comme pour ajuster quelque chose. Le geste était lent, presque distrait. Ses ongles effleurèrent la peau nue au-dessus du genou, là où la robe s’ouvrait légèrement, révélant un triangle de dentelle blanche sous le tissu. La dentelle était si fine qu’on distinguait à travers les contours tremblants de sa chair : cette fente rose déjà gonflée par l’attente, ce petit point dur qui perçait comme une larme au coin des lèvres.

Le métro s’immobilisa entre deux stations. Une seconde suspendue où tout devint plus net : le bruit de la ventilation, le souffle court du garçon en face d’elle, la sueur qui perlait à sa nuque et courait entre ses seins sous la mousseline collante.

Elle écarta légèrement les cuisses. Juste assez pour que la robe monte un peu plus, assez pour que la dentelle blanche se déployât comme une fleur sous les néons blafards. On voyait maintenant presque tout : l’humidité qui brillait entre ses lèvres, les plis luisants qui s’étaient ouverts d’eux-mêmes, avides.

Le jeune homme ne bougea pas. Mais elle sentit son regard sur elle comme une main invisible, brûlante et tremblante à la fois. Elle maintint sa position, les hanches légèrement penchées vers l’avant pour offrir plus – tout. La dentelle collait maintenant à sa chair, transparente comme un voile d’eau, laissant deviner chaque détail : le gonflement des lèvres, la chaleur qui montait entre elles.

« Tu vois ? » murmura-t-elle, sans même tourner la tête vers lui. Sa voix était douce, presque timide, mais elle savait qu’il l’avait entendue.

Le métro redémarra dans un grondement sourd. La robe retomba sur ses cuisses comme une vague qui se referme. Elle sourit, les doigts effleurant encore sa fente humide sous le tissu.

Quand il leva enfin les yeux vers son visage, elle vit dans ses pupilles quelque chose qu’elle ne lui avait pas demandé : une question. Une prière.

Mais le métro roulait déjà, et la nuit avala tout.

***

Le métro s’était vidé de ses corps pressés comme une marée qui se retire, ne laissant derrière elle que des odeurs mêlées : cuir, métal chaud, sueur et quelque chose d’autre, plus âcre, plus intime, qui collait à la peau du garçon quand il descendit à sa station.

Il monta quatre à quatre les escaliers étroits de l’immeuble HLM, les doigts serrés autour des clés qu’il avait presque oubliées dans sa poche. La porte claquait en se refermant, et soudain, il fut seul dans le petit studio où la lumière crue du néon tremblotait sur les murs peints en vert pâle, écaillés aux angles. Il n’alluma pas.

Les images revenaient déjà, comme des flashs qu’il ne pouvait chasser : la dentelle blanche, si fine qu’elle semblait presque invisible dans la pénombre du wagon, le gonflement rose sous le tissu tendu, les lèvres qui s’étaient ouvertes d’elles-mêmes, son propre souffle court, coincé dans sa gorge quand elle avait murmuré ces mots : "Tu vois ?"

Il se déshabilla sans même prendre le temps de défaire ses lacets. Le jean tomba sur le sol avec un bruit mat, suivi du t-shirt qui accrocha un instant à ses épaules avant de glisser jusqu’à ses pieds. Il était nu maintenant, debout au milieu de la pièce étroite où l’air sentait encore le désodorisant bon marché et la poussière.

Ses mains se refermèrent d’abord sur son sexe, déjà dur depuis qu’il l’avait vue dans le métro. Mais ce n’était pas assez, jamais assez. Il s’assit sur le bord du lit défait, les coudes posés sur ses genoux, et imagina ses doigts à la place des siens : lents d’abord, explorant chaque pli avant de s’enfoncer plus profond, plus vite. Il gémissait déjà, étouffé, en repassant dans sa tête le moment où elle avait écarté les cuisses, offrant cette humidité qui brillait sous la dentelle comme une provocation.

« Tu vois ? »
La phrase résonnait encore. Il se souvenait du ton,ni provocateur ni timide, juste coupable, comme si elle avait volé quelque chose en le disant.

Ses hanches commencèrent à bouger d’elles-mêmes, saccadées, presque brutales. Il serrait les dents pour ne pas faire de bruit, mais un râle lui échappa quand il revit son propre visage dans le miroir du wagon : les mâchoires crispées, les pupilles dilatées, avide . C’était ça qui l’excitait le plus: l’idée qu’elle avait su qu’il la regardait. Qu’elle avait voulu ça.

Ses doigts glissèrent jusqu’à son gland, et il imagina la dentelle frottant contre ses phalanges, mouillée de son excitation. « Elle voit, elle sait… » Le plaisir montait en lui comme une vague, irrésistible, et quand il éjacula enfin dans un hoquet étouffé, ce fut avec l’impression que quelque chose en lui s’était brisé, et recomposé, plus net, plus précis.

Il resta immobile un long moment, le souffle encore court, les yeux fermés. Sur ses paumes, la semence séchait lentement. Et puis, tout à coup, il sourit.

***
La nuit était tombée quand elle rentra chez elle. L’appartement sentait toujours le thé vert et les livres ouverts, ces odeurs rassurantes qui masquaient à peine l’odeur plus animale, plus tenace, qui collait encore à sa peau. Elle posa son sac sur la console de l’entrée sans le défaire, comme si chaque geste pouvait la ramener en arrière.

La salle de bain était petite, blanche, presque clinique avec ses carrelages luisants et sa douche étroite. Elle se déshabilla lentement, laissant tomber ses vêtements un à un sur le sol : d’abord la robe en mousseline, qui glissa jusqu’à ses chevilles comme une seconde peau, puis le soutien-gorge, les chaussettes, les sous-vêtements. Tout, jusqu’à ce qu’elle soit nue devant le miroir terni au-dessus du lavabo.

Ses mains tremblèrent quand elles effleurèrent sa cuisse. La marque de la dentelle était encore là, une trace humide, presque visible dans la pénombre. Elle se touchait sans hésiter, les doigts glissant entre ses lèvres déjà gonflées, avides de retrouver cette tension qui n’avait pas faibli depuis le métro.

« Il m’a regardée… »
La pensée lui traversa l’esprit comme une lame. Pas comme un homme qu’on croise et qu’on oublie; non, lui, avec ses mains serrées sur la barre du métro, son souffle qu’elle avait deviné tendu, presque douloureux. Elle revit le reflet de ses yeux dans la vitre embuée : sombres, fous, affamés.

Elle enfonça un doigt en elle-même, puis deux, mimant le mouvement qu’il aurait pu faire si leurs rôles avaient été inversés: si c’était sa main à lui qui plongeait maintenant sous la dentelle imaginaire. « Il aurait aimé ça… » Le plaisir montait déjà, lent d’abord, puis plus pressé, comme un train qui accélère dans la nuit.

Elle se souvint de son propre regard quand elle avait murmuré « Tu vois ? » .Ni défi ni supplication, juste l’invitation pure, crue. Et maintenant, c’était à lui de jouir dans l’obscurité de son studio, tandis qu’elle, elle, s’ouvrait pour ses doigts en pensant à la façon dont il l’avait dévorée des yeux.

Un gémissement lui échappa quand les vagues la submergèrent, plus fortes que dans le métro, plus longues, comme si le désir accumulé depuis des années se libérait enfin. Elle serra les cuisses autour de ses mains, sentant son propre corps se contracter sous l’effet du plaisir, et quand ce fut terminé, elle resta un instant immobile, la joue contre le carrelage froid.

Puis elle se releva, essuya ses doigts sur une serviette éponge posée là depuis des semaines. Dans la glace, son reflet lui sourit, connivence, presque. Elle éteignit la lumière sans un bruit.

Dehors, quelque part dans la ville, il faisait de même.

***

Le bus de nuit était une bête lente et gémissante, traçant sa ligne droite à travers la ville endormie. Les sièges en cuir craquelé sentaient l’usure et le vieux cuir verni, cette odeur âcre qui colle aux doigts quand on passe longtemps sans les laver. À cette heure, il n’y avait plus que trois passagers : un vieil homme assoupi contre la vitre, une étudiante penchée sur son livre, et eux deux, assis côte à côte comme deux étrangers qui ne se connaissent pas.

Elle portait cette robe courte, un tissu noir qui moulait ses cuisses et montait haut quand elle bougeait. Les bas résille luisaient faiblement sous les néons jaunâtres du bus, et les escarpins vernis claquaient contre le sol métallique à chaque mouvement. Il l’avait remarquée dès qu’elle était montée : cette façon de se tenir droite, les épaules légèrement en arrière, comme si elle savait déjà qu’il la regarderait.

Elle croisa d’abord les jambes, serrant ses genoux l’un contre l’autre pour bien faire valoir la longueur des cuisses sous le tissu. Puis elle les décroisa avec une lenteur calculée, juste assez pour que le bord de la robe glisse vers le haut, découvrant un triangle de peau pâle, presque translucide dans cette lumière crue. Ses doigts effleurèrent sa cheville avant de remonter lentement vers son genou, traçant une ligne invisible sur sa chair.

« Tu as bien regardé l’autre jour ? » murmura-t-elle en penchant la tête vers lui, assez pour que ses lèvres frôlent son oreille sans la toucher. Sa voix était basse, presque innocente, mais il sentit le sourire dans ces mots, une promesse, une menace à peine voilée.

Il ne répondit pas tout de suite. Son regard glissa malgré lui vers sa cuisse nue, puis plus haut encore, là où la robe s’ouvrait comme une invitation. « Bien sûr », aurait-il pu dire. Mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.

Elle sourit, comme si elle avait entendu sa pensée.
« Dommage que tu n’aies pas osé » .

Il se leva brusquement, prétexte pour aller vers l’arrière du bus, juste assez loin pour qu’elle ne puisse plus le voir directement. Mais il sentait ses yeux sur lui dans le miroir sale accroché au-dessus de lui : un regard noir, attentif, qui le suivait comme une ombre. Il fit semblant de chercher quelque chose dans son sac, les doigts tremblants. Il revint s'asseoir.

Elle était toujours là, mais maintenant un de ses pieds avait glissé sous sa jambe, à travers l’espace étriqué entre leurs sièges. Sa chaussure vernie effleurait le cuir de son pantalon, traçant des cercles lents sur son genou. « Tu m’as manqué », dit-elle en souriant, les lèvres légèrement entrouvertes.

Il ne put retenir un frisson quand ses doigts se refermèrent autour de sa cheville, puis remontèrent lentement vers son mollet, à travers le tissu épais du pantalon. « Tu… tu devrais pas faire ça ici », murmura-t-il, mais sa voix manquait de conviction.

« Pourquoi pas ? » Elle inclina la tête, feignant l’innocence. « Personne ne nous regarde. »

Et c’était vrai : l’étudiante avait fermé les yeux, le vieil homme ronflait doucement contre la vitre, et dehors, dans la nuit épaisse, il n’y avait que les feux au loin et le souffle rauque du moteur.

Il se pencha vers elle sans réfléchir, et leurs bouches se rencontrèrent avec une violence presque brutale. Ses mains agrippèrent ses épaules, puis descendirent plus bas, cherchant la peau sous sa robe. Elle lui arracha presque sa chemise d’un geste sec, les boutons sautant sous la pression de ses doigts impatients. « Plus vite », murmura-t-elle contre sa bouche, et il obéit sans hésiter.

Elle se souleva d’un coup, glissant un genou sur le siège à côté du sien avant même qu’il ne comprenne ce qui arrivait. Ses cuisses s’ouvrirent légèrement, et il sentit la chaleur à travers le tissu fin de son slip, humide, avide. « Maintenant », répéta-t-elle, et sa voix était presque un ordre.

Il n’eut pas besoin d’aide pour trouver l’entrée serrée sous le tissu noir. Un coup de hanche suffisant, et il était en elle, profond, les doigts s’enfonçant dans ses cuisses tandis qu’elle haletait contre son cou. « Putain… », murmura-t-elle, plus un juron qu’un mot.

Le bus ralentit à un feu rouge, projetant des ombres tremblantes sur leurs corps entrelacés. Personne ne les voyait. Personne ne savait.

Et puis ce fut terminé, trop vite, trop brutalement, comme une chute après une longue ascension. Il éjacula en trois secondes, le souffle coupé par l’intensité, tandis qu’elle riait contre sa peau, un rire léger et triomphant qui résonnait dans la pénombre du bus.

« Déjà ? » chuchota-t-elle en se redressant, les lèvres encore gonflées de leur baiser. « La prochaine fois, je te ferai attendre plus longtemps. »

Il ne répondit pas tout de suite. Il était trop occupé à rattraper sa respiration, les doigts toujours crispés sur ses hanches.

Le bus redémarra, puis s'arrêta après le feu. dans un grincement de rouille.
Elle ajusta sa robe en descendant du véhicule, sans même se retourner pour le regarder une dernière fois.

Dehors, dans la nuit, il resta immobile un instant, sentant encore son goût sur ses lèvres et la marque de ses ongles sur ses épaules. Puis il rentra chez lui, les mains tremblantes, déjà en train d’imaginer la prochaine fois.

Chapitre II : Capture

Le lendemain matin, il l’attendait.

Pas dans le métro cette fois. Pas dans ce bus de nuit où les corps s’effleuraient sans se connaître. Non. Elle avait choisi ça : un café près du parc, un lieu trop public pour être discret, trop privé pour être innocent. Il était arrivé en avance, les doigts serrés autour d’une tasse qu’il n’avait pas touchée. Il l’avait vue de loin : sa robe longue cette fois, en soie grise qui épousait chaque courbe comme une seconde peau, et ces escarpins à talons hauts qui cliquetaient sur le carrelage avec une régularité presque militaire.

« Tu m’as manqué aussi », avait-elle dit en s’asseyant sans invitation.

Il n’avait pas osé lui offrir la chaise. Pas encore.

Elle commanda un thé vert, comme si c'était habituel, et le regarda par-dessus le bord de sa tasse quand il hésita avant de payer son café. « Tu as peur ? » murmura-t-elle, assez bas pour que seuls ses lèvres bougent.

« Non », mentit-il.

« Bien » . Elle posa la tasse avec un cliquetis précis et se leva d’un mouvement fluide, laissant traîner sa main sur le dossier de sa chaise avant de s’éloigner vers les toilettes. « Je reviens », dit-elle en souriant, sans se retourner.

Il resta là, immobile, à fixer l’entrée des toilettes comme si c’était une porte de prison.

Elle mit vingt minutes à revenir.

Et quand elle réapparut, ce ne fut pas la femme en robe grise qu’il avait vue s’éloigner. Ses cheveux étaient maintenant relevés en un chignon haut et strict, ses lèvres peintes d’un rouge sombre qui contrastait avec sa peau pâle. Mais c’était surtout la robe qui avait changé.

Elle était déchirée.

Pas n’importe comment. Non. Deux longues entailles partaient des épaules, descendant vers la taille avant de se rejoindre en un V parfait, laissant deviner la dentelle noire sous le tissu lacéré, et plus bas encore, l’ombre humide entre ses cuisses.

« Tu vois mieux maintenant ? » Sa voix était différente. Plus grave. Plus sûre.

Il avala sa salive.

Elle s’assit en face de lui sans s’expliquer pour les dégâts, croisant les jambes avec une lenteur calculée. « J’ai pensé que tu préférerais me voir comme ça la prochaine fois », dit-elle en effleurant le bord de son décolleté déchiré d’un ongle verni.

« La prochaine fois… » Il répéta les mots sans comprendre.

« Oui » . Elle se pencha, juste assez pour que ses seins frôlent le rebord de la table. « Tu vas devoir m’attendre. Et après… », elle sourit « tu obéiras. »

Il ne refusa pas quand elle lui prit la main en sortant du café.

Le parc était désert à cette heure. Les arbres projetaient des ombres longues et mouvantes sur le chemin de gravier, et l’air sentait encore le soir, frais mais lourd de promesses. Elle le conduisit vers un banc isolé, près d’un buisson épais qui masquerait leurs silhouettes si jamais quelqu’un passait.

« Assieds-toi », ordonna-t-elle en désignant le bois du siège.

Il obéit sans discuter.

Elle s’accroupit devant lui, les doigts déjà occupés à défaire ses boutons de chemise, un à un, avec une précision chirurgicale. « Tu vas rester comme ça jusqu’à ce que je te dise de bouger », murmura-t-elle en remontant le tissu sur son torse, laissant apparaître sa peau nue, sensible.

« Et si quelqu’un nous voit ? »

« Personne ne nous verra » . Elle sourit et se leva d’un coup, reculant de quelques pas. « Regarde-moi. »

Il fit ce qu’elle disait.

Elle commença à danser.

Pas vraiment une danse, juste des mouvements lents, contrôlés, où chaque geste semblait calculé pour le torturer. La robe déchirée glissait sur ses hanches à chaque rotation, révélant tour à tour la dentelle, puis un peu plus de peau, puis presque tout. Elle écarta les jambes une première fois, juste assez pour qu’il voie l’ombre entre elles, avant de les serrer à nouveau dans un mouvement soudain qui fit remonter le tissu jusqu’à ses cuisses.

« Tu me désobéis déjà », constata-t-elle en s’approchant pour lui effleurer la joue d’un doigt. « Tes yeux bougent. »

Il se força à regarder son visage, mais il sentit ses pupilles se dilater malgré lui quand elle écarta les bras au-dessus de sa tête et fit tourner la robe autour d’elle comme une jupe de flamenco, trop lentement pour être sensuelle, trop vite pour être innocent. Le tissu finit par tomber en un tas à ses pieds.

Elle était nue sous la dentelle noire, maintenant, ses seins ronds et lourds, son ventre plat, les hanches étroites, et entre elles, l’humidité qui brillait déjà, comme une promesse.

« Tu veux que je m’arrête ? » demanda-t-elle en s’accroupissant à nouveau devant lui, les mains posées sur ses genoux.

Il secouait la tête sans même réfléchir.

« Bien » . Elle se releva et se mit à marcher lentement autour de lui, traçant un cercle parfait dont il était le centre. « Tu vas me regarder me toucher jusqu’à ce que je te dise d’arrêter. Et tu ne bougeras pas. Pas même quand tu voudras. »

Il serra les poings si fort que ses ongles laissèrent des marques rouges dans ses paumes.

Elle commença par un doigt, glissant la phalange entre ses propres lèvres avant de la retirer avec un bruit humide. « Tu aimes ça ? » Sa voix était devenue rauque.

Il ne répondit pas.

« Dommage » . Elle introduisit deux doigts en elle, lentement, les retirant juste assez pour qu’il voie son excitation luisante avant de replonger. « Je vais jouir sans toi. Et tu vas me regarder. Parce que c’est moi qui décide maintenant. »

Les mots le frappèrent comme une gifle.

Elle accéléra le rythme, les hanches se balançant en un mouvement presque mécanique tandis que ses doigts s’enfonçaient et se retiraient avec une régularité hypnotique. « Tu veux me supplier ? » murmura-t-elle en se penchant vers lui, assez près pour qu’il sente son souffle chaud sur sa peau.

« S’il te plaît… »

Elle rit, un son léger qui résonna dans le parc désert. « Pas encore. »

Ses doigts se refermèrent plus fort autour de ses hanches, et elle gémit, longuement, profondément, avant de s’effondrer presque contre lui, les genoux tremblants. « Maintenant tu peux bouger », haleta-t-elle en s’asseyant sur le banc à côté de lui, le souffle encore court.

Il attendit qu’elle ajoute quelque chose. Qu’elle lui dise ce qu’il devait faire.

« Tu vas me suivre demain », dit-elle enfin en ramassant sa robe déchirée et en l’enfilant avec des gestes précises. « À minuit. Porte une cravate noire. Et… » elle se pencha pour murmurer à son oreille « apprends à obéir avant que je ne te force. »

Elle se leva sans un regard en arrière et disparut entre les arbres, laissant derrière elle le parfum de sa peau, l’odeur de leur désir mêlé, et cette promesse qui lui brûlait encore dans la poitrine :
La prochaine fois, ce serait pire.

***

Il était là, à minuit pile.

Pas devant son immeuble. Pas dans le parc. Juste une porte cochère sombre, près d’un passage étroit qui sentait l’urine et la pluie séchée. Elle l’attendait adossée contre le mur, les bras croisés sous sa poitrine, les lèvres peintes en noir ce soir-là, pas de rouge, pas de rose, juste cette teinte profonde qui rappelait l’encre.

« Tu es en retard », constata-t-elle sans sourire quand il s’approcha. « Mais je vois que tu as suivi mes instructions. »

Sa cravate était noire. Soie, serrée trop fort autour de son cou. Il avait passé trois heures à la choisir, à se demander si elle saurait qu’il l’avait achetée exprès, hier après-midi, dans une boutique de luxe près des Champs-Élysées.

« J’ai attendu longtemps », murmura-t-elle en effleurant le nœud du doigt avant de le repousser d’un geste sec. « Maintenant, tu vas m’obéir. Sans discuter. »

Il hocha la tête.

Elle sourit enfin, un sourire qui n’avait rien d’amical.
« Bien. »

Ils marchèrent sans un mot jusqu’à son appartement, un vieil hôtel particulier reconverti en studios, avec des murs épais et des fenêtres à petits carreaux qui filtraient la lumière comme du miel.

Dès qu’ils furent à l’intérieur, elle le poussa contre le mur du couloir et se pressa contre lui, les mains agrippant sa cravate pour l’attirer vers ses lèvres. « Déshabille-toi », ordonna-t-elle en reculant d’un pas, les yeux brillants dans la pénombre.

Il obéit sans hésiter, chemise qui tombe, pantalon qui glisse jusqu’à ses chevilles. Il resta debout, nu, le souffle court, tandis qu’elle observait chaque détail avec une lenteur délibérée : « Tes muscles sont trop tendus », commenta-t-elle en effleurant son torse d’un ongle. « Tu vas devoir te détendre avant que je te touche. »

Il se força à respirer plus lentement.

« Non. Pas comme ça. » Elle prit sa main et la posa sur son sexe, déjà dur. « Touche-toi. Pour moi. Mais arrête-toi juste avant de jouir. Et si tu viens une seule fois sans ma permission… », elle sourit en se penchant pour murmurer à son oreille, « je te ferai attendre encore plus longtemps la prochaine fois. »

Il obéit, les doigts serrés autour de sa hampe, les hanches qui bougeaient malgré lui tandis qu’il essayait de se retenir. « Plus lent », murmura-t-elle en posant une main sur son épaule pour le ralentir. « Je veux te voir suppliant . »

Il accéléra.

« Non ! » Sa voix claqua comme un coup de fouet, et il s’arrêta net, les doigts tremblants au-dessus de sa peau brûlante.

« Maintenant… », elle recula d’un pas, se laissant glisser jusqu’à genoux devant lui, « tu vas me lécher. Et tu ne t’arrêteras que quand je te le dirai. Compris ? »

Il ne répondit pas. Il n’en avait plus la capacité.

Elle écarta les cuisses sans une once de timidité, les doigts effleurant déjà sa fente avant qu’il ne puisse réagir. « Tu as deux secondes pour poser ta bouche sur moi », dit-elle en le regardant droit dans les yeux. « Une. Deux. »

Il s’agenouilla sans réfléchir et pressa ses lèvres contre elle.

C’était humide, chaud, parfait . Il n’avait jamais rien goûté d’aussi bon, pas même dans son imagination la plus folle. Elle gémit dès le premier contact, les doigts s’enfonçant dans ses cheveux pour le guider plus profond, « Oui… comme ça… » avant de se raidir soudain quand il introduisit sa langue.

« Pas encore ! », elle recula avec un rire étouffé, « Tu es trop pressé. Je veux que tu me supplicies . »

Il obéit, recommençant depuis le début, les lèvres aspirantes cette fois, la langue traçant des cercles lents autour de son clitoris avant de plonger en elle à nouveau. « Plus fort », haleta-t-elle, et il obéit, sentant ses cuisses trembler contre ses tempes.

« Maintenant… », sa voix était brisée, « fais-moi venir. Maintenant . »

Il n’eut pas le temps de réagir avant que ses lèvres ne se pressent sur lui avec une force presque brutale, sa langue travaillant à un rythme effréné tandis qu’elle jouissait dans sa bouche, les hanches soulevées du sol comme pour lui donner tout ce qu’elle avait.

Quand elle retomba, essoufflée, il voulut plus. Ses mains agrippèrent ses épaules, « Laisse-moi… », mais elle le repoussa d’un coup sec en se relevant.

« Non », dit-elle en ajustant sa robe avec des gestes précis. « Tu as eu ce que tu méritais. Maintenant, tu pars. Et tu reviens demain. À la même heure. Seul . »

Il voulut protester, il était encore dur, tendu jusqu’à la douleur, mais les mots moururent sur ses lèvres quand elle ajoutera d’une voix glaciale : « Si tu oses me toucher avant que je ne te le dise… je ne te laisserai plus jamais entrer. »

***

Il ne tint pas une heure.

Quand il frappa à sa porte à minuit pile le lendemain, ce fut sans cravate. Ce fut avec les mains en sang après s’être cogné contre un mur en courant. Ce fut avec une rage qui lui brûlait les veines.

Elle ouvrit sans surprise, pas même quand elle vit son état.
« Tu es en retard », constata-t-elle en le laissant entrer sans un mot de plus.

Cette fois, il ne demanda pas la permission.

Dès que la porte se referma, il l’attrapa par les hanches et la souleva d’un coup, ses lèvres écrasant les siennes dans un baiser violent qui n’avait rien de tendre. « Maintenant », grogna-t-il en la repoussant contre le mur, les mains agrippant sa robe pour la déchirer.

« Tu ne comprends donc rien ? », elle rit entre deux baisers, ses ongles griffant son dos, « Je t’ai dit d’attendre ! »

« J’en peux plus… », haleta-t-il en la soulevant à nouveau, les doigts cherchant frénétiquement l’entrée de son sexe sous le tissu déchiré.

Elle se débattit. Pas vraiment. Juste assez pour qu’il doive la maintenir, ses cuisses serrées autour de sa taille tandis qu’elle riait contre son cou. « Tu es pathétique … », mais elle n’essaya plus de l’arrêter quand il la pénétra d’un coup, profond, brutal.

« Enfin… », murmura-t-elle en s’accrochant à ses épaules, les ongles s’enfonçant dans sa peau. « Putain… enfin… »

Il commença à bouger sans même réfléchir, des coups de reins saccadés, presque désespérés, comme s’il pouvait combler des semaines d’attente en quelques secondes. Elle gémissait déjà, les hanches soulevées pour le rencontrer à chaque mouvement, « Oui… comme ça … plus fort… »

Il ne tint pas longtemps.

Quand il éjacula enfin, ce fut dans un cri étouffé contre son épaule, ses doigts toujours enfoncés dans sa chair tandis qu’elle jouissait à son tour, son corps se contractant autour de lui comme une serre. « Encore… », murmura-t-elle en le serrant plus fort quand les dernières vagues de plaisir les submergèrent.

Ils refirent l’amour presque aussitôt, plus lentement, plus longuement cette fois, puis Ils restèrent enlacés un long moment, haletants, la peau collée par la sueur et l’urgence. Enfin elle sourit contre son cou, un sourire triomphant.

« Maintenant », dit-elle en se redressant, « tu vas me suivre demain. Et cette fois… », elle effleura ses lèvres d’un doigt, « tu obéiras vraiment . »

Il n’eut pas la force de protester.

Pas ce soir.

Demain, peut-être.

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
C'est très agréable de lire un texte bien écrit, sans faute d'orthographe.
Une belle histoire, savoir apprendre la patience....



Texte coquin : Prise de contrôle
Histoire sexe : Une rose rouge
Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur de l'histoire.

Dernières histoires érotiques publiées par CDuvert

Prise de contrôle - Récit érotique publié le 07-04-2026
Le bon niveau - Récit érotique publié le 05-04-2026
La maison sur la dune - Récit érotique publié le 04-04-2026
Retour aux sources (2/2) - Récit érotique publié le 02-04-2026
Retour aux sources (1/2) - Récit érotique publié le 01-04-2026
Juste une autre histoire d'amour (2/2) - Récit érotique publié le 30-03-2026
Juste une autre histoire d'amour (1/2) - Récit érotique publié le 28-03-2026
Le diable au confessionnal - Récit érotique publié le 26-03-2026
Le passage Beaumont (3/3) - Récit érotique publié le 24-03-2026
Le passage Beaumont (2/3) - Récit érotique publié le 23-03-2026