Confessions d'une hotwife #17 - La nouvelle normalité
Récit érotique écrit par Léna69 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Confessions d'une hotwife #17 - La nouvelle normalité
Salut, c'est Léna.
2014-2015. Quatre ans maintenant qu'on avait commencé cette aventure ensemble, Julien et moi.
Quatre ans depuis notre première soirée au club libertin où on avait timidement exploré, excités et terrifiés en même temps.
Trois ans qu'Aymeric faisait partie de notre vie.
Et on avait trouvé notre rythme. Notre équilibre. Notre normalité à nous qui n'avait rien de normal pour la plupart des gens, mais qui fonctionnait parfaitement pour nous trois.
En 2014, notre vie avait pris une routine particulière.
Aymeric venait chez nous trois à cinq fois par mois. Parfois juste pour la soirée, parfois il dormait une nuit, parfois deux.
Très rarement il restait tout un week-end, mais ça arrivait quand nos emplois du temps le permettaient.
Il avait toujours son tiroir dans notre commode, sa brosse à dents dans la salle de bain, quelques vêtements de rechange dans notre placard.
Mais il n'habitait pas chez nous. Il avait toujours son appartement dans le 15e où il vivait sa propre vie.
C'était important pour l'équilibre. Il faisait partie de notre vie, mais il ne la remplaçait pas.
Julien portait sa cage de chasteté trois ou quatre jours par semaine maintenant. C'était devenu naturel pour lui, presque une seconde peau.
Je le libérais quand je décidais, parfois après deux jours, parfois après cinq. Ça dépendait de mon humeur, de ses comportements, de mes envies.
Le cleanup après qu'Aymeric m'ait baisée était devenu automatique. Julien n'avait même plus besoin que je lui demande, il se mettait entre mes jambes naturellement dès qu'Aymeric se retirait.
On avait nos rituels, nos codes, nos habitudes.
Mais il y avait eu quelques évolutions cette année-là qui avaient enrichi notre dynamique.
La première évolution était venue de Julien.
C'était en septembre 2014, un vendredi soir. Aymeric venait de me baiser, avait joui en moi, s'était retiré et allongé à côté de moi.
Julien s'était approché pour le cleanup comme d'habitude.
Il s'était mis à genoux entre mes jambes, avait commencé à me lécher avec cette application que je connaissais bien maintenant.
Puis quand il avait fini, au lieu de se relever directement, il s'était tourné vers Aymeric.
"Merci," il avait dit simplement.
Aymeric avait levé les yeux, un peu surpris.
"Merci de quoi ?"
"De la faire jouir comme ça. De lui donner ce plaisir que je peux pas lui donner."
Il y avait eu un moment de silence.
Puis Aymeric avait souri doucement.
"De rien. Elle le mérite."
C'était dit simplement, sans condescendance, avec une vraie sincérité.
Julien avait hoché la tête et s'était relevé.
Moi j'étais restée allongée, un peu chamboulée par cet échange.
Les fois suivantes, Julien avait recommencé.
Pas à chaque fois, mais régulièrement. Une fois sur deux peut-être.
Après le cleanup, il remerciait Aymeric.
"Merci de la faire jouir comme ça."
Au début c'était un peu forcé, comme s'il testait quelque chose, explorait une nouvelle frontière.
Mais progressivement c'était devenu plus naturel, plus spontané.
Parfois il ajoutait des variantes.
"Merci de t'occuper d'elle."
"Merci de lui donner ce qu'elle a besoin."
"Merci de la faire crier comme ça."
Et Aymeric répondait toujours gentiment.
"De rien."
"C'est normal."
"Elle est incroyable."
Ça renforçait quelque chose entre eux trois. Une reconnaissance explicite des rôles de chacun, une acceptation verbalisée de notre dynamique.
Julien reconnaissait qu'Aymeric me donnait un plaisir qu'il ne pouvait pas me donner, du moins pas de la même façon.
Aymeric reconnaissait que ce plaisir qu'il me donnait était précieux, important.
Et moi j'étais au centre de cet échange, aimée et désirée par mes deux hommes de façons complémentaires.
La deuxième évolution était venue aussi de Julien, quelques mois plus tard.
C'était début 2015, un samedi après-midi. Aymeric devait venir le soir pour dîner avec nous.
J'étais dans la cuisine en train de préparer quelque chose quand Julien s'était approché de moi.
"Viens," il avait dit en me prenant la main.
"Où ça ?"
"Dans la chambre."
On était allés dans la chambre et il m'avait fait m'allonger sur le lit.
"Qu'est-ce que tu fais ?" j'avais demandé en souriant.
"Je te prépare pour lui."
Il avait retiré mon jean et ma culotte, m'avait écarté les jambes, et avait commencé à me lécher.
Sa langue explorait ma chatte lentement, méthodiquement, me faisant monter progressivement.
Je comprenais ce qu'il faisait. Il me préparait pour Aymeric, me rendait déjà mouillée et excitée avant même qu'il arrive.
C'était une forme de service, une façon de faciliter le plaisir qu'Aymeric allait me donner.
J'avais joui sur sa langue au bout de quelques minutes.
Puis il s'était relevé avec un sourire satisfait.
"Voilà. Maintenant tu es prête pour lui.»
Il avait l'air heureux. Vraiment heureux. Pas d'une façon triste ou résignée. D'une façon pleine et assumée.
"Putain, c'était bon."
"C'est pour toi. Et pour lui aussi."
Quand Aymeric était arrivé une heure plus tard, j'étais encore dans cet état d'excitation post-orgasme, ma chatte sensible et réceptive.
Et effectivement, quand on était passés à l'acte après le dîner, j'étais déjà tellement excitée que j'avais joui en moins de deux minutes.
Après, Julien avait expliqué à Aymeric ce qu'il avait fait.
"Je l'ai préparée pour toi cet après-midi."
Aymeric avait souri. "C'est pour ça qu'elle était aussi réactive. Merci."
"De rien."
Ça aussi c'était devenu un rituel occasionnel.
Pas à chaque fois, mais parfois, surtout les week-ends où on avait du temps devant nous.
Julien me léchait l'après-midi avant qu'Aymeric arrive le soir.
Me faisait jouir une fois, parfois deux.
Me rendait déjà mouillée et sensible pour qu'Aymeric puisse me baiser encore mieux après.
C'était une autre façon pour Julien de participer, de contribuer à mon plaisir même s'il ne me pénétrait presque plus maintenant.
Et bizarrement, ça me touchait profondément. Cette générosité, cette abnégation, cet amour qu'il me montrait en se mettant au service de mon plaisir même quand c'était un autre homme qui allait me le donner.
La troisième évolution était venue d'une révélation d'Aymeric.
C'était en mars 2015, un dimanche matin. On prenait le café tous les trois dans la cuisine, encore en pyjama.
Aymeric racontait son week-end précédent, celui où il n'était pas venu chez nous.
"Samedi j'ai eu un date Tinder," il avait dit naturellement. "Une fille sympa, on est allés boire un verre puis chez elle."
J'avais levé les yeux de mon café.
"Tu as couché avec elle ?"
"Oui."
Il avait dit ça simplement, comme si c'était évident.
Et en fait ça l'était.
On n'avait jamais été exclusifs, Aymeric et moi. On n'avait jamais prétendu l'être.
Mais c'était la première fois qu'il mentionnait explicitement qu'il voyait d'autres femmes.
Je m'étais rendu compte que j'avais une petite pointe de jalousie. Très légère, mais présente.
Puis j'avais réalisé l'absurdité de cette jalousie.
Moi j'avais un mari. Je couchais régulièrement avec Aymeric mais aussi avec Julien. J'allais encore aux clubs parfois où je baisais avec d'autres hommes.
Évidemment qu'Aymeric voyait d'autres femmes aussi.
"Elle était bien ?" j'avais demandé.
"Oui, sympa. Mais c'est pas la même chose qu'avec toi."
"Dans quel sens ?"
"Avec toi il y a une connexion. Une histoire. Avec elle c'était juste du sexe."
"Tu vas la revoir ?"
"Peut-être. On verra."
Julien nous regardait avec un sourire amusé.
"Ça te dérange ?" il m'avait demandé.
"Non. Enfin, un petit peu. Mais c'est con, je sais."
"C'est humain," Aymeric avait dit. "Mais t'inquiète, tu restes ma priorité."
Ma priorité. Pas mon unique. Ma priorité.
C'était parfaitement juste comme formulation.
Après cette discussion, Aymeric avait continué à mentionner occasionnellement ses autres conquêtes.
Pas de façon exhibitionniste ou pour me rendre jalouse, juste naturellement, comme on raconte sa vie.
"J'ai revu Laura hier soir."
"J'ai rencontré une nouvelle fille sur Tinder."
"J'ai été invité à une soirée privée samedi, il y avait trois couples et on a fini en partouze."
Et bizarrement, ça ne me dérangeait pas vraiment.
Parfois j'avais une petite pointe de jalousie, surtout quand il décrivait une fille comme étant "incroyable au lit" ou "super bandante".
Mais globalement je trouvais ça même plutôt excitant.
Savoir qu'il était désiré par d'autres femmes validait mon propre désir pour lui.
Et puis je faisais pareil de mon côté. Je baisais avec d'autres hommes aux clubs, j'avais eu quelques aventures ponctuelles.
On avait tous les deux nos vies sexuelles en dehors de notre relation.
La seule différence c'était que Julien et moi on était mariés, on vivait ensemble, on construisait une vie commune.
Aymeric lui était libre, célibataire, sans attaches.
Et c'était très bien comme ça.
Il y avait aussi les petites routines quotidiennes qui s'étaient installées.
Julien changeait toujours les draps avant qu'Aymeric vienne. Draps frais, propres, bien bordés.
Pour l'accueillir dignement.
Mais après son départ, Julien ne les changeait jamais tout de suite.
On dormait dedans pendant trois ou quatre jours.
L'odeur du sexe imprégnait les draps. Le sperme séché laissait des taches. La présence d'Aymeric restait palpable même quand il n'était plus là.
Julien adorait ça. Dormir dans cette odeur, se rappeler constamment ce qui s'était passé, sentir la présence fantôme d'Aymeric dans notre lit conjugal.
Parfois on baisait dans ces draps sales, trois jours après le départ d'Aymeric, l'odeur encore présente même si plus faible.
Julien me prenait avec une urgence particulière dans ces moments-là, comme s'il devait marquer par-dessus, recouvrir l'odeur d'Aymeric avec la sienne.
Mais il ne voulait jamais que je change les draps trop vite.
"Attends encore un jour," il disait toujours.
Et j'attendais.
Julien préparait aussi systématiquement le petit-déjeuner les matins où Aymeric était là.
Café, croissants frais, fruits coupés, jus d'orange pressé.
Il mettait la table pour trois, nous servait, s'assurait que tout était parfait.
C'était sa façon de contribuer, de prendre soin de nous deux.
Aymeric le remerciait toujours. "Merci Julien, c'est parfait."
Et Julien souriait, content d'être utile, d'avoir son rôle à jouer.
Parce que c'était ça le secret de notre équilibre.
Chacun avait son rôle. Chacun était important. Chacun contribuait à notre dynamique.
Aymeric me donnait le plaisir sexuel intense, la passion, la transgression.
Julien me donnait l'amour profond, la stabilité, la complicité quotidienne.
Et moi je donnais à chacun ce dont il avait besoin. À Aymeric le sexe sans attaches mais avec affection. À Julien l'amour absolu et la permission d'explorer ses fantasmes les plus profonds.
Il y avait eu quelques moments difficiles aussi cette année-là, je ne vais pas prétendre que tout était parfait.
Parfois Julien avait des crises de jalousie. Pas souvent, mais ça arrivait.
Un soir il m'avait dit après qu'Aymeric soit parti : "Parfois j'ai peur que tu me quittes pour lui."
"Jamais," j'avais répondu. "Tu es mon mari. Mon amour. Lui c'est différent."
"Mais tu l'aimes aussi non ?"
"Oui. Mais pas de la même façon. Pas au même niveau."
"Comment tu ferais si tu devais choisir ?"
"Je choisirais toi. Sans hésiter. Mais j'espère ne jamais avoir à choisir."
"Moi aussi."
On avait parlé pendant des heures cette nuit-là, reconnectant, se rassurant mutuellement.
Et le lendemain notre couple était encore plus fort.
Parce qu'on avait traversé le doute ensemble et on en était ressortis encore plus soudés.
Il y avait aussi eu des moments où j'avais eu peur que notre relation avec Aymeric devienne trop routinière, trop prévisible.
Qu'on perde cette excitation des débuts, cette transgression qui nous faisait vibrer.
Mais on avait trouvé des façons de varier, de surprendre, de maintenir l'intensité.
Parfois on allait aux clubs tous les trois.
Parfois Aymeric m'emmenait dans des soirées privées.
Parfois on essayait de nouvelles choses, de nouveaux jeux, de nouvelles positions.
On refusait de tomber dans la routine. On gardait cette volonté constante d'explorer, de découvrir, de repousser nos limites.
En juin 2014, on s'était mariés. Aymeric était là, comme un ami proche. Il nous avait fait un discours touchant que seuls nous trois comprenions vraiment. Et notre nuit de noces avait été à notre image — partagée, complexe, et profondément nôtre.
2014 et 2015 avaient été des années de consolidation.
On avait trouvé notre rythme, établi nos rituels, défini nos limites.
On savait ce qu'on voulait, ce qu'on pouvait accepter, ce qui nous rendait heureux.
Enfin, on croyait le savoir.
Aymeric venait régulièrement mais pas trop. Il faisait partie de notre vie mais ne la dominait pas.
Julien explorait sa soumission et sa frustration avec ma guidance. Il trouvait son plaisir dans le service et l'abnégation.
Moi je naviguais entre ces deux hommes, prenant ce dont j'avais besoin de chacun, donnant à chacun ce qu'il désirait.
C'était notre nouvelle normalité.
Mais parfois, tard le soir, quand tout le monde dormait, je restais éveillée et je me demandais.
Combien de temps encore Aymeric voudrait de cette vie ? Il avait trente-deux ans maintenant. Pas de vraie relation. Pas de projets d'avenir. Juste nous.
Et après ? Quand il partirait ? Parce qu'un jour il partirait, forcément.
Qu'est-ce qui resterait de nous ?
Est-ce qu'on saurait redevenir juste Julien et Léna, sans cette tierce présence qui nous définissait maintenant depuis trois ans ?
Est-ce qu'on se suffirait encore ?
Je n'en étais pas sûre.
Et ça me terrifiait.
Il y avait aussi les moments où je regardais Julien dormir dans notre lit, après qu'Aymeric soit parti.
Ses traits détendus. Sa respiration paisible.
Et je pensais à toutes les fois où il s'était effacé. Toutes les nuits où il avait dormi ailleurs. Toutes les fois où il m'avait nettoyée après un autre homme.
Qu'est-ce que ça lui faisait vraiment ?
Il disait que ça l'excitait. Que c'était son fantasme. Que ça le comblait.
Mais parfois je voyais cette tristesse fugace dans ses yeux. Cette solitude qu'il cachait derrière son sourire.
Est-ce que je le perdais lentement ? Petit à petit ?
Est-ce que chaque transgression creusait un peu plus le fossé entre nous, même si on faisait semblant que non ?
Je ne savais pas.
Et je n'osais pas poser la question.
Parce que j'avais peur de la réponse.
On ne savait pas encore que l'année suivante allait amener un changement majeur, quelque chose qu'on n'avait pas vraiment prévu mais qui allait transformer notre dynamique encore une fois.
Et peut-être, d'une certaine façon, nous sauver.
Ou nous détruire définitivement.
On verrait bien.
Mais ça, c'est pour la prochaine confession.
À bientôt.
Léna
Si ça vous a excités, dites-le en commentaire.
2014-2015. Quatre ans maintenant qu'on avait commencé cette aventure ensemble, Julien et moi.
Quatre ans depuis notre première soirée au club libertin où on avait timidement exploré, excités et terrifiés en même temps.
Trois ans qu'Aymeric faisait partie de notre vie.
Et on avait trouvé notre rythme. Notre équilibre. Notre normalité à nous qui n'avait rien de normal pour la plupart des gens, mais qui fonctionnait parfaitement pour nous trois.
En 2014, notre vie avait pris une routine particulière.
Aymeric venait chez nous trois à cinq fois par mois. Parfois juste pour la soirée, parfois il dormait une nuit, parfois deux.
Très rarement il restait tout un week-end, mais ça arrivait quand nos emplois du temps le permettaient.
Il avait toujours son tiroir dans notre commode, sa brosse à dents dans la salle de bain, quelques vêtements de rechange dans notre placard.
Mais il n'habitait pas chez nous. Il avait toujours son appartement dans le 15e où il vivait sa propre vie.
C'était important pour l'équilibre. Il faisait partie de notre vie, mais il ne la remplaçait pas.
Julien portait sa cage de chasteté trois ou quatre jours par semaine maintenant. C'était devenu naturel pour lui, presque une seconde peau.
Je le libérais quand je décidais, parfois après deux jours, parfois après cinq. Ça dépendait de mon humeur, de ses comportements, de mes envies.
Le cleanup après qu'Aymeric m'ait baisée était devenu automatique. Julien n'avait même plus besoin que je lui demande, il se mettait entre mes jambes naturellement dès qu'Aymeric se retirait.
On avait nos rituels, nos codes, nos habitudes.
Mais il y avait eu quelques évolutions cette année-là qui avaient enrichi notre dynamique.
La première évolution était venue de Julien.
C'était en septembre 2014, un vendredi soir. Aymeric venait de me baiser, avait joui en moi, s'était retiré et allongé à côté de moi.
Julien s'était approché pour le cleanup comme d'habitude.
Il s'était mis à genoux entre mes jambes, avait commencé à me lécher avec cette application que je connaissais bien maintenant.
Puis quand il avait fini, au lieu de se relever directement, il s'était tourné vers Aymeric.
"Merci," il avait dit simplement.
Aymeric avait levé les yeux, un peu surpris.
"Merci de quoi ?"
"De la faire jouir comme ça. De lui donner ce plaisir que je peux pas lui donner."
Il y avait eu un moment de silence.
Puis Aymeric avait souri doucement.
"De rien. Elle le mérite."
C'était dit simplement, sans condescendance, avec une vraie sincérité.
Julien avait hoché la tête et s'était relevé.
Moi j'étais restée allongée, un peu chamboulée par cet échange.
Les fois suivantes, Julien avait recommencé.
Pas à chaque fois, mais régulièrement. Une fois sur deux peut-être.
Après le cleanup, il remerciait Aymeric.
"Merci de la faire jouir comme ça."
Au début c'était un peu forcé, comme s'il testait quelque chose, explorait une nouvelle frontière.
Mais progressivement c'était devenu plus naturel, plus spontané.
Parfois il ajoutait des variantes.
"Merci de t'occuper d'elle."
"Merci de lui donner ce qu'elle a besoin."
"Merci de la faire crier comme ça."
Et Aymeric répondait toujours gentiment.
"De rien."
"C'est normal."
"Elle est incroyable."
Ça renforçait quelque chose entre eux trois. Une reconnaissance explicite des rôles de chacun, une acceptation verbalisée de notre dynamique.
Julien reconnaissait qu'Aymeric me donnait un plaisir qu'il ne pouvait pas me donner, du moins pas de la même façon.
Aymeric reconnaissait que ce plaisir qu'il me donnait était précieux, important.
Et moi j'étais au centre de cet échange, aimée et désirée par mes deux hommes de façons complémentaires.
La deuxième évolution était venue aussi de Julien, quelques mois plus tard.
C'était début 2015, un samedi après-midi. Aymeric devait venir le soir pour dîner avec nous.
J'étais dans la cuisine en train de préparer quelque chose quand Julien s'était approché de moi.
"Viens," il avait dit en me prenant la main.
"Où ça ?"
"Dans la chambre."
On était allés dans la chambre et il m'avait fait m'allonger sur le lit.
"Qu'est-ce que tu fais ?" j'avais demandé en souriant.
"Je te prépare pour lui."
Il avait retiré mon jean et ma culotte, m'avait écarté les jambes, et avait commencé à me lécher.
Sa langue explorait ma chatte lentement, méthodiquement, me faisant monter progressivement.
Je comprenais ce qu'il faisait. Il me préparait pour Aymeric, me rendait déjà mouillée et excitée avant même qu'il arrive.
C'était une forme de service, une façon de faciliter le plaisir qu'Aymeric allait me donner.
J'avais joui sur sa langue au bout de quelques minutes.
Puis il s'était relevé avec un sourire satisfait.
"Voilà. Maintenant tu es prête pour lui.»
Il avait l'air heureux. Vraiment heureux. Pas d'une façon triste ou résignée. D'une façon pleine et assumée.
"Putain, c'était bon."
"C'est pour toi. Et pour lui aussi."
Quand Aymeric était arrivé une heure plus tard, j'étais encore dans cet état d'excitation post-orgasme, ma chatte sensible et réceptive.
Et effectivement, quand on était passés à l'acte après le dîner, j'étais déjà tellement excitée que j'avais joui en moins de deux minutes.
Après, Julien avait expliqué à Aymeric ce qu'il avait fait.
"Je l'ai préparée pour toi cet après-midi."
Aymeric avait souri. "C'est pour ça qu'elle était aussi réactive. Merci."
"De rien."
Ça aussi c'était devenu un rituel occasionnel.
Pas à chaque fois, mais parfois, surtout les week-ends où on avait du temps devant nous.
Julien me léchait l'après-midi avant qu'Aymeric arrive le soir.
Me faisait jouir une fois, parfois deux.
Me rendait déjà mouillée et sensible pour qu'Aymeric puisse me baiser encore mieux après.
C'était une autre façon pour Julien de participer, de contribuer à mon plaisir même s'il ne me pénétrait presque plus maintenant.
Et bizarrement, ça me touchait profondément. Cette générosité, cette abnégation, cet amour qu'il me montrait en se mettant au service de mon plaisir même quand c'était un autre homme qui allait me le donner.
La troisième évolution était venue d'une révélation d'Aymeric.
C'était en mars 2015, un dimanche matin. On prenait le café tous les trois dans la cuisine, encore en pyjama.
Aymeric racontait son week-end précédent, celui où il n'était pas venu chez nous.
"Samedi j'ai eu un date Tinder," il avait dit naturellement. "Une fille sympa, on est allés boire un verre puis chez elle."
J'avais levé les yeux de mon café.
"Tu as couché avec elle ?"
"Oui."
Il avait dit ça simplement, comme si c'était évident.
Et en fait ça l'était.
On n'avait jamais été exclusifs, Aymeric et moi. On n'avait jamais prétendu l'être.
Mais c'était la première fois qu'il mentionnait explicitement qu'il voyait d'autres femmes.
Je m'étais rendu compte que j'avais une petite pointe de jalousie. Très légère, mais présente.
Puis j'avais réalisé l'absurdité de cette jalousie.
Moi j'avais un mari. Je couchais régulièrement avec Aymeric mais aussi avec Julien. J'allais encore aux clubs parfois où je baisais avec d'autres hommes.
Évidemment qu'Aymeric voyait d'autres femmes aussi.
"Elle était bien ?" j'avais demandé.
"Oui, sympa. Mais c'est pas la même chose qu'avec toi."
"Dans quel sens ?"
"Avec toi il y a une connexion. Une histoire. Avec elle c'était juste du sexe."
"Tu vas la revoir ?"
"Peut-être. On verra."
Julien nous regardait avec un sourire amusé.
"Ça te dérange ?" il m'avait demandé.
"Non. Enfin, un petit peu. Mais c'est con, je sais."
"C'est humain," Aymeric avait dit. "Mais t'inquiète, tu restes ma priorité."
Ma priorité. Pas mon unique. Ma priorité.
C'était parfaitement juste comme formulation.
Après cette discussion, Aymeric avait continué à mentionner occasionnellement ses autres conquêtes.
Pas de façon exhibitionniste ou pour me rendre jalouse, juste naturellement, comme on raconte sa vie.
"J'ai revu Laura hier soir."
"J'ai rencontré une nouvelle fille sur Tinder."
"J'ai été invité à une soirée privée samedi, il y avait trois couples et on a fini en partouze."
Et bizarrement, ça ne me dérangeait pas vraiment.
Parfois j'avais une petite pointe de jalousie, surtout quand il décrivait une fille comme étant "incroyable au lit" ou "super bandante".
Mais globalement je trouvais ça même plutôt excitant.
Savoir qu'il était désiré par d'autres femmes validait mon propre désir pour lui.
Et puis je faisais pareil de mon côté. Je baisais avec d'autres hommes aux clubs, j'avais eu quelques aventures ponctuelles.
On avait tous les deux nos vies sexuelles en dehors de notre relation.
La seule différence c'était que Julien et moi on était mariés, on vivait ensemble, on construisait une vie commune.
Aymeric lui était libre, célibataire, sans attaches.
Et c'était très bien comme ça.
Il y avait aussi les petites routines quotidiennes qui s'étaient installées.
Julien changeait toujours les draps avant qu'Aymeric vienne. Draps frais, propres, bien bordés.
Pour l'accueillir dignement.
Mais après son départ, Julien ne les changeait jamais tout de suite.
On dormait dedans pendant trois ou quatre jours.
L'odeur du sexe imprégnait les draps. Le sperme séché laissait des taches. La présence d'Aymeric restait palpable même quand il n'était plus là.
Julien adorait ça. Dormir dans cette odeur, se rappeler constamment ce qui s'était passé, sentir la présence fantôme d'Aymeric dans notre lit conjugal.
Parfois on baisait dans ces draps sales, trois jours après le départ d'Aymeric, l'odeur encore présente même si plus faible.
Julien me prenait avec une urgence particulière dans ces moments-là, comme s'il devait marquer par-dessus, recouvrir l'odeur d'Aymeric avec la sienne.
Mais il ne voulait jamais que je change les draps trop vite.
"Attends encore un jour," il disait toujours.
Et j'attendais.
Julien préparait aussi systématiquement le petit-déjeuner les matins où Aymeric était là.
Café, croissants frais, fruits coupés, jus d'orange pressé.
Il mettait la table pour trois, nous servait, s'assurait que tout était parfait.
C'était sa façon de contribuer, de prendre soin de nous deux.
Aymeric le remerciait toujours. "Merci Julien, c'est parfait."
Et Julien souriait, content d'être utile, d'avoir son rôle à jouer.
Parce que c'était ça le secret de notre équilibre.
Chacun avait son rôle. Chacun était important. Chacun contribuait à notre dynamique.
Aymeric me donnait le plaisir sexuel intense, la passion, la transgression.
Julien me donnait l'amour profond, la stabilité, la complicité quotidienne.
Et moi je donnais à chacun ce dont il avait besoin. À Aymeric le sexe sans attaches mais avec affection. À Julien l'amour absolu et la permission d'explorer ses fantasmes les plus profonds.
Il y avait eu quelques moments difficiles aussi cette année-là, je ne vais pas prétendre que tout était parfait.
Parfois Julien avait des crises de jalousie. Pas souvent, mais ça arrivait.
Un soir il m'avait dit après qu'Aymeric soit parti : "Parfois j'ai peur que tu me quittes pour lui."
"Jamais," j'avais répondu. "Tu es mon mari. Mon amour. Lui c'est différent."
"Mais tu l'aimes aussi non ?"
"Oui. Mais pas de la même façon. Pas au même niveau."
"Comment tu ferais si tu devais choisir ?"
"Je choisirais toi. Sans hésiter. Mais j'espère ne jamais avoir à choisir."
"Moi aussi."
On avait parlé pendant des heures cette nuit-là, reconnectant, se rassurant mutuellement.
Et le lendemain notre couple était encore plus fort.
Parce qu'on avait traversé le doute ensemble et on en était ressortis encore plus soudés.
Il y avait aussi eu des moments où j'avais eu peur que notre relation avec Aymeric devienne trop routinière, trop prévisible.
Qu'on perde cette excitation des débuts, cette transgression qui nous faisait vibrer.
Mais on avait trouvé des façons de varier, de surprendre, de maintenir l'intensité.
Parfois on allait aux clubs tous les trois.
Parfois Aymeric m'emmenait dans des soirées privées.
Parfois on essayait de nouvelles choses, de nouveaux jeux, de nouvelles positions.
On refusait de tomber dans la routine. On gardait cette volonté constante d'explorer, de découvrir, de repousser nos limites.
En juin 2014, on s'était mariés. Aymeric était là, comme un ami proche. Il nous avait fait un discours touchant que seuls nous trois comprenions vraiment. Et notre nuit de noces avait été à notre image — partagée, complexe, et profondément nôtre.
2014 et 2015 avaient été des années de consolidation.
On avait trouvé notre rythme, établi nos rituels, défini nos limites.
On savait ce qu'on voulait, ce qu'on pouvait accepter, ce qui nous rendait heureux.
Enfin, on croyait le savoir.
Aymeric venait régulièrement mais pas trop. Il faisait partie de notre vie mais ne la dominait pas.
Julien explorait sa soumission et sa frustration avec ma guidance. Il trouvait son plaisir dans le service et l'abnégation.
Moi je naviguais entre ces deux hommes, prenant ce dont j'avais besoin de chacun, donnant à chacun ce qu'il désirait.
C'était notre nouvelle normalité.
Mais parfois, tard le soir, quand tout le monde dormait, je restais éveillée et je me demandais.
Combien de temps encore Aymeric voudrait de cette vie ? Il avait trente-deux ans maintenant. Pas de vraie relation. Pas de projets d'avenir. Juste nous.
Et après ? Quand il partirait ? Parce qu'un jour il partirait, forcément.
Qu'est-ce qui resterait de nous ?
Est-ce qu'on saurait redevenir juste Julien et Léna, sans cette tierce présence qui nous définissait maintenant depuis trois ans ?
Est-ce qu'on se suffirait encore ?
Je n'en étais pas sûre.
Et ça me terrifiait.
Il y avait aussi les moments où je regardais Julien dormir dans notre lit, après qu'Aymeric soit parti.
Ses traits détendus. Sa respiration paisible.
Et je pensais à toutes les fois où il s'était effacé. Toutes les nuits où il avait dormi ailleurs. Toutes les fois où il m'avait nettoyée après un autre homme.
Qu'est-ce que ça lui faisait vraiment ?
Il disait que ça l'excitait. Que c'était son fantasme. Que ça le comblait.
Mais parfois je voyais cette tristesse fugace dans ses yeux. Cette solitude qu'il cachait derrière son sourire.
Est-ce que je le perdais lentement ? Petit à petit ?
Est-ce que chaque transgression creusait un peu plus le fossé entre nous, même si on faisait semblant que non ?
Je ne savais pas.
Et je n'osais pas poser la question.
Parce que j'avais peur de la réponse.
On ne savait pas encore que l'année suivante allait amener un changement majeur, quelque chose qu'on n'avait pas vraiment prévu mais qui allait transformer notre dynamique encore une fois.
Et peut-être, d'une certaine façon, nous sauver.
Ou nous détruire définitivement.
On verrait bien.
Mais ça, c'est pour la prochaine confession.
À bientôt.
Léna
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