Eliott et le garagiste (4)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
- • 117 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Tounet39270 ont reçu un total de 347 544 visites.
Cette histoire de sexe a été affichée 448 fois depuis sa publication.
Couleur du fond :
Eliott et le garagiste (4)
Chapitre 4
J’ai titubé dehors, jean taché, chemise déchirée, visage encore luisant. 14 h 17. Trois clients attendaient déjà devant la boutique.
J’ai filé dans l’arrière-boutique, changé de vêtements en vitesse, me suis passé de l’eau froide sur la figure. Mais à chaque mouvement, je sentais sa chaleur couler doucement dans mon boxer.
Je savais que j’allais revenir.
Quand il voudrait.
La fin de journée a été un vrai calvaire. À chaque mouvement, je sentais sa charge couler un peu plus dans mon boxer, chaud, glissant, incessant. J’ai dû me changer discrètement dans l’arrière-boutique avant d’ouvrir aux clients qui attendaient, en priant pour que personne ne remarque rien. Le reste de l’après-midi, j’ai travaillé en pilote automatique, les joues encore roses à chaque fois que je me penchais ou que je marchais un peu vite. Mais une fois rentré chez moi, une bonne douche a tout emporté. Les jours suivants, plus rien de physique, juste le souvenir qui me hantait, qui me faisait rougir tout seul derrière mon comptoir quand un client me regardait trop longtemps, persuadé qu’il pouvait deviner ce qui m’était arrivé.
Et puis… plus rien.
Pas un message, pas une photo, rien. Je vérifiais mon téléphone toutes les cinq minutes comme un idiot. Rien. Je me disais que c’était fini, qu’il avait eu ce qu’il voulait et qu’il était passé à autre chose. Et en même temps, j’espérais stupidement que la prochaine notification soit lui.
Samedi.
J’avais été invité à la pendaison de crémaillère de Jean-Charles et Lorie, des amis qui venaient d’acheter une grande maison avec jardin. J’avais déjà choisi la plante parfaite : un magnifique ficus lyrata, haut, élégant, avec des feuilles brillantes. Je fermerais à 18 h, j’aurais juste le temps de passer me doucher et d’y aller.
17 h 47.
Je rangeais les derniers outils, éteignais les spots, quand la clochette de la porte a tinté. Je me suis retourné… et mon cœur a littéralement cessé de battre.
Loris.
Pas en débardeur taché d’huile cette fois. Chemise noire ouverte sur le torse, manches retroussées sur ses avant-bras tatoués, jean sombre qui tombait parfaitement sur ses hanches, cheveux un peu plus coiffés que d’habitude, barbe de trois jours impeccables. Il sentait l’après-rasage et quelque chose de dangereux. Il a refermé la porte derrière lui, lentement, et son regard m’a cloué sur place.
Ce sourire. Le même sourire carnassier qu’au garage.
« Salut, fleuriste. »
Ma bouche s’est ouverte, aucun son n’est sorti. Mes joues ont pris feu immédiatement.
Il a fait deux pas dans la boutique, a jeté un œil aux fleurs autour de nous, puis ses yeux gris sont revenus se planter dans les miens.
« Je veux un très beau bouquet. Mais là, tout de suite… j’ai envie d’autre chose. »
Il s’est dirigé vers la porte d’entrée, a retourné l’écriteau « Ouvert » en « Fermé » d’un geste sec, a tourné la clé dans la serrure. Le petit clic a résonné comme un coup de feu dans le silence.
Puis il s’est tourné vers moi, lentement, et a avancé.
Un pas. Deux pas.
Je reculais instinctivement, jusqu’à ce que mon dos heurte le comptoir frigorifique. J’étais coincé. Rouge comme une pivoine, la gorge nouée, incapable de dire un mot.
Il s’est arrêté à quelques centimètres, si proche que je sentais sa chaleur.
« T’as rougi direct. T’es encore plus joli comme ça. »
Il a penché la tête, a murmuré à mon oreille :
« J’ai vu les photos tous les jours, cette semaine. Je me suis branlé deux fois par jour en pensant à ton petit cul serré et à ta bouche qui bave. Et là… j’ai plus envie d’attendre. »
Sa main a effleuré ma joue brûlante, puis a descendu lentement jusqu’à ma gorge.
« Alors, Eliott… tu vas me donner ce que je suis venu chercher, ou je vais devoir le prendre moi-même ? »
Je n’ai toujours pas réussi à parler. Je n’ai réussi qu’à hocher la tête, tremblant, les joues en feu, le cœur qui cognait si fort que j’étais sûr qu’il l’entendait.
Son sourire s’est élargi.
« Bonne réponse. »
Il a balayé d’un revers de bras tout ce qui traînait sur le grand comptoir central : rubans, ciseaux, carnet de commandes, petit vase en verre. Tout s’est écrasé au sol dans un fracas de pétales et de métal.
« À poil. Tout de suite. »
J’ai rougi jusqu’aux oreilles, mais mes mains tremblantes ont obéi. Chemise, ceinture, jean, boxer… tout a glissé par terre. J’étais nu au milieu des fleurs, la peau hérissée, rouge comme si on m’avait peint. Loris m’a attrapé sous les cuisses, m’a soulevé sans effort et m’a déposé sur le comptoir froid. Le marbre glacé contre mes fesses m’a fait frissonner.
« On… on peut nous voir depuis la rue… » ai-je murmuré, la voix tremblante, les yeux paniqués vers la vitrine.
Il a ri, grave, moqueur.
« Et alors ? Qu’ils matent. Ça leur fera une histoire. »
Il s’est glissé entre mes jambes, a écarté mes genoux d’une pression ferme. Son visage à quelques centimètres du mien, son souffle brûlant.
« Regarde-moi. »
Ses lèvres ont effleuré les miennes, juste assez pour me faire frissonner.
« Tu sais que t’es déjà en train de couler rien qu’en pensant à ce que je vais te faire ? »
J’ai gémi, les joues en feu. Il a déboutonné son jean d’une main, a sorti sa queue dure, épaisse, luisante. Il a craché dedans, deux fois, le bruit obscène résonnant dans la boutique, puis a frotté son gland trempé contre mon entrée.
« Tu sens ça ? C’est tout ce que t’as attendu cette semaine. »
Il a poussé d’un seul mouvement lent et implacable, jusqu’à la garde. J’ai rejeté la tête en arrière, un cri étouffé m’a échappé. Le comptoir froid sous mon dos, lui brûlant en moi. Il a commencé à bouger, profond, régulier, chaque coup faisant grincer le comptoir sur le carrelage.
« Regarde-moi quand je te baise. »
J’ai ouvert les yeux larmoyants, croisé son regard gris acier. Il souriait, carnassier.
« T’es tellement serré… Putain, je vais te remplir jusqu’à ce que tu dégoulines. »
Ses mains ont agrippé mes hanches, il a accéléré, claquant contre moi, le bruit de peau contre peau résonnant dans la boutique vide. Les vitrines vibraient légèrement à chaque poussée. Je gémissais sans retenue, jambes enroulées autour de sa taille, talons plantés dans son dos. Il a changé d’angle, a cogné exactement là, encore et encore, jusqu’à ce que tout mon corps se tende.
« Jouis pour moi. Sans te toucher. »
Je n’ai pas tenu trente secondes. J’ai joui violemment, des jets épais et chauds qui ont giclé uniquement sur mon ventre et ma poitrine, le corps secoué de spasmes, mon trou se contractant autour de lui comme s’il voulait le garder pour toujours. Il a grogné, a posé une main sur ma gorge sans serrer, juste pour me tenir, et s’est enfoncé une dernière fois, profondément.
« Tiens… prends tout mon jus. »
Je l’ai senti pulser, chaud, abondant. Il a joui longuement, remplissant mon cul de son sperme jusqu’à ce que ça déborde autour de sa queue et coule sur le comptoir en filets épais. Il est resté en moi quelques secondes, haletant, puis s’est retiré lentement. Un flot de sperme a suivi, coulant sur mes cuisses et sur le marbre froid.
Il a essuyé son gland sur l’intérieur de ma cuisse, m’a regardé avec ce sourire satisfait.
Il a frotté lentement son gland encore luisant sur l’intérieur de ma cuisse, étalant le mélange de salive et de sperme, puis il a baissé les yeux sur moi, toujours assis sur le comptoir, les jambes ouvertes, dégoulinant.
« Nettoie-moi. Avec ta bouche. »
J’ai rougi jusqu’aux oreilles, mais je me suis laissé glisser à genoux sur le carrelage froid. Sa queue était juste devant mon visage, encore à moitié dure, luisante de nous deux. J’ai ouvert la bouche, l’ai prise entre mes lèvres et l’ai sucé doucement, lentement, en faisant tourner ma langue autour du gland pour tout lécher. Il a passé une main dans mes cheveux, juste pour sentir.
« C’est bien… avale tout. »
Quand il a jugé que c’était propre, il a remonté son jean, m’a relevé d’une main sous le menton.
« Rhabille-toi. Et fais-moi ton plus beau bouquet. »
Je tremblais encore en ramassant mes vêtements éparpillés. J’ai enfilé mon jean sans boxer (il était trempé), ma chemise froissée, et je suis passé derrière le comptoir de travail, les jambes molles.
Loris s’est appuyé à côté de moi, bras croisés, me regardant faire.
J’ai pris les premières tiges : des roses rouges profondes.
« Ce… celles-ci, c’est pour la passion… » ai-je commencé, la voix tremblante.
Il s’est penché, sa main a glissé sous ma chemise, effleurant mon ventre encore collant de mon propre sperme.
« Passion… comme quand tu jouis sans te toucher rien qu’avec ma queue en toi ? »
Mes joues ont pris feu. J’ai bégayé, coupé une tige trop court.
Il a ri doucement, son autre main a descendu sur ma fesse, l’a serrée à travers le jean.
« Continue. »
J’ai ajouté des eucalyptus argentés.
« L’eucalyptus… c’est… pour la protection… »
Sa bouche est venue contre mon oreille.
« Protection ? Pourtant je viens de te remplir comme une petite pute devant tout le quartier. »
J’ai gémi, rouge cramoisi, les ciseaux ont tremblé dans ma main. Il a pincé mon téton à travers la chemise.
Des lys blancs.
« Le lys… pureté… et… »
« Pureté ? » Il a mordillé mon lobe d’oreille. « T’étais pas très pur quand tu suppliais que je te marque le visage. »
J’ai failli lâcher le bouquet entier. Il a passé sa main devant, a effleuré la bosse déjà dure dans mon jean.
Des branches de pistachier rouge.
« Le pistachier… pour la vitalité… »
« Vitalité… » Sa main a glissé dans mon jean par derrière, un doigt effleurant mon trou encore sensible et dégoulinant de son sperme. « Tu vas être plein de vitalité toute la soirée quand tu sentiras mon jus couler à chaque pas. »
J’ai gémi ouvertement, le bouquet tremblait dans mes mains. Il a continué à me caresser partout (ventre, dos, fesses, cou) pendant que je terminais, me chuchotant à l’oreille chaque fois que je coupais une fleur ou que je nouais le ruban. Quand le bouquet a été fini, magnifique, luxuriant, il l’a pris d’une main, m’a attiré contre lui de l’autre.
« Parfait. Comme toi quand tu jouis. »
Il m’a embrassé brutalement, sa langue envahissant ma bouche, puis il a glissé le bouquet sous son bras et a ouvert la porte.
« Tu portes mon sperme en toi toute la soirée. Et tu penseras à moi à chaque seconde. »
Il est sorti, me laissant planté là, rouge, dur, le cœur qui battait à cent à l’heure, le bouquet déjà payé en totalité sur le comptoir avec un billet de 100 € et un mot :
« Pour la prochaine fois que je te baiserai sur ce comptoir. »
Comment avait-il eu le temps d’écrire ça ? Il était sorti deux secondes avant moi… Il avait dû le préparer pendant que je tremblais encore à genoux. Cette idée m’a fait rougir encore plus fort.
Je suis rentré chez moi en pilotage automatique. Sous la douche, j’ai laissé l’eau couler partout… sauf là. J’ai gardé son sperme en moi. Je ne sais pas pourquoi. Je me sentais… marqué. Possédé. Dominé. Et j’aimais ça, même si ça me terrifiait. Je me suis changé rapidement, chemise propre, jean noir, et je suis repassé à la boutique prendre le ficus lyrata que j’avais réservé pour Jean-Charles et Lorie. J’ai fermé à double tour, la plante dans les bras, le corps encore vibrant.
Quand je suis arrivé chez eux, la grande maison était déjà pleine de lumière et de musique. Une dizaine de voitures garées dans l’allée. Lorie m’a sauté au cou dès que j’ai franchi le portail.
« Eliott ! Tu es là ! Viens, viens, tout le monde est dehors, mais pose la plante dans le salon, c’est plus joli à l’intérieur. »
Je l’ai suivie, souriant bêtement, la plante dans les bras. Et puis je l’ai vu.
Sur la console de l’entrée, dans un vase en cristal : le bouquet que j’avais composé une heure plus tôt. Roses rouges profondes, eucalyptus argenté, lys blancs, pistachier rouge. Exactement le même. Impossible de me tromper.
Mon sang s’est glacé. J’ai posé le ficus par terre, livide. Lorie a froncé les sourcils.
« Eliott ? Ça ne va pas ? Tu es tout blanc… »
J’ai désigné le bouquet d’une main tremblante.
« Ce… ce bouquet… tu sais qui te l’a offert ? »
Elle a souri, ravie.
« Oui ! C’est Loris, le meilleur ami de Jean-Charles. Ils se connaissent depuis l’enfance. Il est passé tout à l’heure, il a dit qu’il repasserait plus tard dans la soirée. Il est adorable, non ? Il a dit que c’était un fleuriste exceptionnel qui le lui avait fait… »
Elle s’est tue, m’a regardé, puis a compris en une seconde.
Ses yeux se sont écarquillés.
« Attends… c’était toi ? »
Je n’ai pas répondu. J’étais incapable de parler. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression que tout le monde pouvait l’entendre.
J’ai hoché la tête, la gorge nouée.
« Oui… c’est moi qui l’ai fait. »
Lorie a ouvert de grands yeux, un sourire amusé au coin des lèvres.
« Attends, attends… Loris a dit textuellement : “Un fleuriste exceptionnel… le meilleur que j’ai jamais vu travailler de ses petites mains délicates.” Il a ajouté un truc genre “il rougit pour un rien, c’est adorable” et il a ri tout seul comme s’il repensait à un truc très précis. »
Chaque mot faisait monter la chaleur dans mes joues. Je sentais le rouge me dévorer le visage.
« Il… il a dit ça ? »
« Oui ! » Elle a éclaté de rire. « Je lui ai demandé s’il parlait du fleuriste ou d’un mec qu’il venait de choper. Il a juste souri et il a changé de sujet. Maintenant je comprends mieux… »
Je n’ai plus osé la regarder dans les yeux. J’ai marmonné un vague « je vais prendre l’air » et je me suis fondu dans le groupe dehors, un verre de rosé à la main que je n’ai presque pas touché. Tout le monde riait, discutait, la musique pulsait doucement, mais moi j’étais ailleurs. À chaque bruit de portail, chaque portière qui claquait, chaque éclat de voix un peu plus grave, je me retournais d’un bond, le cœur au bord des lèvres.
20 h 12. Rien.
20 h 19. Rien.
20 h 27. Toujours rien.
20 h 31.
Une pression ferme et chaude s’est posée au creux de mon dos. Un bras musclé et tatoué a glissé autour de ma taille, m’attirant en arrière contre un torse dur. Une odeur familière d’après-rasage et de peau masculine m’a enveloppé.
Je me suis retourné d’un bloc.
Loris.
Son sourire carnassier, plus large que jamais, les yeux gris brillant d’amusement cruel.
« Salut, fleuriste. »
Sa main, toujours posée sur mon ventre, a descendu imperceptiblement, juste assez pour que je sente ses doigts effleurer la ceinture de mon jean.
« T’as bien porté mon sperme toute la soirée comme je te l’avais demandé ? »
J’ai rougi violemment, la bouche ouverte, incapable de répondre. Il s’est penché, ses lèvres contre mon oreille, assez bas pour que personne d’autre n’entende.
« Parfait. Parce que ce soir, je vais te reprendre… mais personne ici n’aura la moindre idée de ce qui se passe. »
Son bras a resserré sa prise, possessif, mais discret.
« Juste toi et moi. Et tu vas être encore plus rouge, encore plus silencieux, encore plus à moi… sans que personne ne se doute de rien. »
Il a relâché légèrement la pression, juste assez pour que je respire, mais sa main est restée là, posée sur moi, comme une promesse.
« Va chercher un autre verre. Je te retrouve dans cinq minutes. Et pas un mot. »
Il s’est éloigné d’un pas, déjà en train de saluer quelqu’un d’autre, comme si de rien n’était.
Moi, je suis resté planté là, le cœur au bord des lèvres, les jambes tremblantes, son sperme toujours en moi… et la certitude absolue que la soirée venait à peine de commencer.
Fin du chapitre 4.
J’ai titubé dehors, jean taché, chemise déchirée, visage encore luisant. 14 h 17. Trois clients attendaient déjà devant la boutique.
J’ai filé dans l’arrière-boutique, changé de vêtements en vitesse, me suis passé de l’eau froide sur la figure. Mais à chaque mouvement, je sentais sa chaleur couler doucement dans mon boxer.
Je savais que j’allais revenir.
Quand il voudrait.
La fin de journée a été un vrai calvaire. À chaque mouvement, je sentais sa charge couler un peu plus dans mon boxer, chaud, glissant, incessant. J’ai dû me changer discrètement dans l’arrière-boutique avant d’ouvrir aux clients qui attendaient, en priant pour que personne ne remarque rien. Le reste de l’après-midi, j’ai travaillé en pilote automatique, les joues encore roses à chaque fois que je me penchais ou que je marchais un peu vite. Mais une fois rentré chez moi, une bonne douche a tout emporté. Les jours suivants, plus rien de physique, juste le souvenir qui me hantait, qui me faisait rougir tout seul derrière mon comptoir quand un client me regardait trop longtemps, persuadé qu’il pouvait deviner ce qui m’était arrivé.
Et puis… plus rien.
Pas un message, pas une photo, rien. Je vérifiais mon téléphone toutes les cinq minutes comme un idiot. Rien. Je me disais que c’était fini, qu’il avait eu ce qu’il voulait et qu’il était passé à autre chose. Et en même temps, j’espérais stupidement que la prochaine notification soit lui.
Samedi.
J’avais été invité à la pendaison de crémaillère de Jean-Charles et Lorie, des amis qui venaient d’acheter une grande maison avec jardin. J’avais déjà choisi la plante parfaite : un magnifique ficus lyrata, haut, élégant, avec des feuilles brillantes. Je fermerais à 18 h, j’aurais juste le temps de passer me doucher et d’y aller.
17 h 47.
Je rangeais les derniers outils, éteignais les spots, quand la clochette de la porte a tinté. Je me suis retourné… et mon cœur a littéralement cessé de battre.
Loris.
Pas en débardeur taché d’huile cette fois. Chemise noire ouverte sur le torse, manches retroussées sur ses avant-bras tatoués, jean sombre qui tombait parfaitement sur ses hanches, cheveux un peu plus coiffés que d’habitude, barbe de trois jours impeccables. Il sentait l’après-rasage et quelque chose de dangereux. Il a refermé la porte derrière lui, lentement, et son regard m’a cloué sur place.
Ce sourire. Le même sourire carnassier qu’au garage.
« Salut, fleuriste. »
Ma bouche s’est ouverte, aucun son n’est sorti. Mes joues ont pris feu immédiatement.
Il a fait deux pas dans la boutique, a jeté un œil aux fleurs autour de nous, puis ses yeux gris sont revenus se planter dans les miens.
« Je veux un très beau bouquet. Mais là, tout de suite… j’ai envie d’autre chose. »
Il s’est dirigé vers la porte d’entrée, a retourné l’écriteau « Ouvert » en « Fermé » d’un geste sec, a tourné la clé dans la serrure. Le petit clic a résonné comme un coup de feu dans le silence.
Puis il s’est tourné vers moi, lentement, et a avancé.
Un pas. Deux pas.
Je reculais instinctivement, jusqu’à ce que mon dos heurte le comptoir frigorifique. J’étais coincé. Rouge comme une pivoine, la gorge nouée, incapable de dire un mot.
Il s’est arrêté à quelques centimètres, si proche que je sentais sa chaleur.
« T’as rougi direct. T’es encore plus joli comme ça. »
Il a penché la tête, a murmuré à mon oreille :
« J’ai vu les photos tous les jours, cette semaine. Je me suis branlé deux fois par jour en pensant à ton petit cul serré et à ta bouche qui bave. Et là… j’ai plus envie d’attendre. »
Sa main a effleuré ma joue brûlante, puis a descendu lentement jusqu’à ma gorge.
« Alors, Eliott… tu vas me donner ce que je suis venu chercher, ou je vais devoir le prendre moi-même ? »
Je n’ai toujours pas réussi à parler. Je n’ai réussi qu’à hocher la tête, tremblant, les joues en feu, le cœur qui cognait si fort que j’étais sûr qu’il l’entendait.
Son sourire s’est élargi.
« Bonne réponse. »
Il a balayé d’un revers de bras tout ce qui traînait sur le grand comptoir central : rubans, ciseaux, carnet de commandes, petit vase en verre. Tout s’est écrasé au sol dans un fracas de pétales et de métal.
« À poil. Tout de suite. »
J’ai rougi jusqu’aux oreilles, mais mes mains tremblantes ont obéi. Chemise, ceinture, jean, boxer… tout a glissé par terre. J’étais nu au milieu des fleurs, la peau hérissée, rouge comme si on m’avait peint. Loris m’a attrapé sous les cuisses, m’a soulevé sans effort et m’a déposé sur le comptoir froid. Le marbre glacé contre mes fesses m’a fait frissonner.
« On… on peut nous voir depuis la rue… » ai-je murmuré, la voix tremblante, les yeux paniqués vers la vitrine.
Il a ri, grave, moqueur.
« Et alors ? Qu’ils matent. Ça leur fera une histoire. »
Il s’est glissé entre mes jambes, a écarté mes genoux d’une pression ferme. Son visage à quelques centimètres du mien, son souffle brûlant.
« Regarde-moi. »
Ses lèvres ont effleuré les miennes, juste assez pour me faire frissonner.
« Tu sais que t’es déjà en train de couler rien qu’en pensant à ce que je vais te faire ? »
J’ai gémi, les joues en feu. Il a déboutonné son jean d’une main, a sorti sa queue dure, épaisse, luisante. Il a craché dedans, deux fois, le bruit obscène résonnant dans la boutique, puis a frotté son gland trempé contre mon entrée.
« Tu sens ça ? C’est tout ce que t’as attendu cette semaine. »
Il a poussé d’un seul mouvement lent et implacable, jusqu’à la garde. J’ai rejeté la tête en arrière, un cri étouffé m’a échappé. Le comptoir froid sous mon dos, lui brûlant en moi. Il a commencé à bouger, profond, régulier, chaque coup faisant grincer le comptoir sur le carrelage.
« Regarde-moi quand je te baise. »
J’ai ouvert les yeux larmoyants, croisé son regard gris acier. Il souriait, carnassier.
« T’es tellement serré… Putain, je vais te remplir jusqu’à ce que tu dégoulines. »
Ses mains ont agrippé mes hanches, il a accéléré, claquant contre moi, le bruit de peau contre peau résonnant dans la boutique vide. Les vitrines vibraient légèrement à chaque poussée. Je gémissais sans retenue, jambes enroulées autour de sa taille, talons plantés dans son dos. Il a changé d’angle, a cogné exactement là, encore et encore, jusqu’à ce que tout mon corps se tende.
« Jouis pour moi. Sans te toucher. »
Je n’ai pas tenu trente secondes. J’ai joui violemment, des jets épais et chauds qui ont giclé uniquement sur mon ventre et ma poitrine, le corps secoué de spasmes, mon trou se contractant autour de lui comme s’il voulait le garder pour toujours. Il a grogné, a posé une main sur ma gorge sans serrer, juste pour me tenir, et s’est enfoncé une dernière fois, profondément.
« Tiens… prends tout mon jus. »
Je l’ai senti pulser, chaud, abondant. Il a joui longuement, remplissant mon cul de son sperme jusqu’à ce que ça déborde autour de sa queue et coule sur le comptoir en filets épais. Il est resté en moi quelques secondes, haletant, puis s’est retiré lentement. Un flot de sperme a suivi, coulant sur mes cuisses et sur le marbre froid.
Il a essuyé son gland sur l’intérieur de ma cuisse, m’a regardé avec ce sourire satisfait.
Il a frotté lentement son gland encore luisant sur l’intérieur de ma cuisse, étalant le mélange de salive et de sperme, puis il a baissé les yeux sur moi, toujours assis sur le comptoir, les jambes ouvertes, dégoulinant.
« Nettoie-moi. Avec ta bouche. »
J’ai rougi jusqu’aux oreilles, mais je me suis laissé glisser à genoux sur le carrelage froid. Sa queue était juste devant mon visage, encore à moitié dure, luisante de nous deux. J’ai ouvert la bouche, l’ai prise entre mes lèvres et l’ai sucé doucement, lentement, en faisant tourner ma langue autour du gland pour tout lécher. Il a passé une main dans mes cheveux, juste pour sentir.
« C’est bien… avale tout. »
Quand il a jugé que c’était propre, il a remonté son jean, m’a relevé d’une main sous le menton.
« Rhabille-toi. Et fais-moi ton plus beau bouquet. »
Je tremblais encore en ramassant mes vêtements éparpillés. J’ai enfilé mon jean sans boxer (il était trempé), ma chemise froissée, et je suis passé derrière le comptoir de travail, les jambes molles.
Loris s’est appuyé à côté de moi, bras croisés, me regardant faire.
J’ai pris les premières tiges : des roses rouges profondes.
« Ce… celles-ci, c’est pour la passion… » ai-je commencé, la voix tremblante.
Il s’est penché, sa main a glissé sous ma chemise, effleurant mon ventre encore collant de mon propre sperme.
« Passion… comme quand tu jouis sans te toucher rien qu’avec ma queue en toi ? »
Mes joues ont pris feu. J’ai bégayé, coupé une tige trop court.
Il a ri doucement, son autre main a descendu sur ma fesse, l’a serrée à travers le jean.
« Continue. »
J’ai ajouté des eucalyptus argentés.
« L’eucalyptus… c’est… pour la protection… »
Sa bouche est venue contre mon oreille.
« Protection ? Pourtant je viens de te remplir comme une petite pute devant tout le quartier. »
J’ai gémi, rouge cramoisi, les ciseaux ont tremblé dans ma main. Il a pincé mon téton à travers la chemise.
Des lys blancs.
« Le lys… pureté… et… »
« Pureté ? » Il a mordillé mon lobe d’oreille. « T’étais pas très pur quand tu suppliais que je te marque le visage. »
J’ai failli lâcher le bouquet entier. Il a passé sa main devant, a effleuré la bosse déjà dure dans mon jean.
Des branches de pistachier rouge.
« Le pistachier… pour la vitalité… »
« Vitalité… » Sa main a glissé dans mon jean par derrière, un doigt effleurant mon trou encore sensible et dégoulinant de son sperme. « Tu vas être plein de vitalité toute la soirée quand tu sentiras mon jus couler à chaque pas. »
J’ai gémi ouvertement, le bouquet tremblait dans mes mains. Il a continué à me caresser partout (ventre, dos, fesses, cou) pendant que je terminais, me chuchotant à l’oreille chaque fois que je coupais une fleur ou que je nouais le ruban. Quand le bouquet a été fini, magnifique, luxuriant, il l’a pris d’une main, m’a attiré contre lui de l’autre.
« Parfait. Comme toi quand tu jouis. »
Il m’a embrassé brutalement, sa langue envahissant ma bouche, puis il a glissé le bouquet sous son bras et a ouvert la porte.
« Tu portes mon sperme en toi toute la soirée. Et tu penseras à moi à chaque seconde. »
Il est sorti, me laissant planté là, rouge, dur, le cœur qui battait à cent à l’heure, le bouquet déjà payé en totalité sur le comptoir avec un billet de 100 € et un mot :
« Pour la prochaine fois que je te baiserai sur ce comptoir. »
Comment avait-il eu le temps d’écrire ça ? Il était sorti deux secondes avant moi… Il avait dû le préparer pendant que je tremblais encore à genoux. Cette idée m’a fait rougir encore plus fort.
Je suis rentré chez moi en pilotage automatique. Sous la douche, j’ai laissé l’eau couler partout… sauf là. J’ai gardé son sperme en moi. Je ne sais pas pourquoi. Je me sentais… marqué. Possédé. Dominé. Et j’aimais ça, même si ça me terrifiait. Je me suis changé rapidement, chemise propre, jean noir, et je suis repassé à la boutique prendre le ficus lyrata que j’avais réservé pour Jean-Charles et Lorie. J’ai fermé à double tour, la plante dans les bras, le corps encore vibrant.
Quand je suis arrivé chez eux, la grande maison était déjà pleine de lumière et de musique. Une dizaine de voitures garées dans l’allée. Lorie m’a sauté au cou dès que j’ai franchi le portail.
« Eliott ! Tu es là ! Viens, viens, tout le monde est dehors, mais pose la plante dans le salon, c’est plus joli à l’intérieur. »
Je l’ai suivie, souriant bêtement, la plante dans les bras. Et puis je l’ai vu.
Sur la console de l’entrée, dans un vase en cristal : le bouquet que j’avais composé une heure plus tôt. Roses rouges profondes, eucalyptus argenté, lys blancs, pistachier rouge. Exactement le même. Impossible de me tromper.
Mon sang s’est glacé. J’ai posé le ficus par terre, livide. Lorie a froncé les sourcils.
« Eliott ? Ça ne va pas ? Tu es tout blanc… »
J’ai désigné le bouquet d’une main tremblante.
« Ce… ce bouquet… tu sais qui te l’a offert ? »
Elle a souri, ravie.
« Oui ! C’est Loris, le meilleur ami de Jean-Charles. Ils se connaissent depuis l’enfance. Il est passé tout à l’heure, il a dit qu’il repasserait plus tard dans la soirée. Il est adorable, non ? Il a dit que c’était un fleuriste exceptionnel qui le lui avait fait… »
Elle s’est tue, m’a regardé, puis a compris en une seconde.
Ses yeux se sont écarquillés.
« Attends… c’était toi ? »
Je n’ai pas répondu. J’étais incapable de parler. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression que tout le monde pouvait l’entendre.
J’ai hoché la tête, la gorge nouée.
« Oui… c’est moi qui l’ai fait. »
Lorie a ouvert de grands yeux, un sourire amusé au coin des lèvres.
« Attends, attends… Loris a dit textuellement : “Un fleuriste exceptionnel… le meilleur que j’ai jamais vu travailler de ses petites mains délicates.” Il a ajouté un truc genre “il rougit pour un rien, c’est adorable” et il a ri tout seul comme s’il repensait à un truc très précis. »
Chaque mot faisait monter la chaleur dans mes joues. Je sentais le rouge me dévorer le visage.
« Il… il a dit ça ? »
« Oui ! » Elle a éclaté de rire. « Je lui ai demandé s’il parlait du fleuriste ou d’un mec qu’il venait de choper. Il a juste souri et il a changé de sujet. Maintenant je comprends mieux… »
Je n’ai plus osé la regarder dans les yeux. J’ai marmonné un vague « je vais prendre l’air » et je me suis fondu dans le groupe dehors, un verre de rosé à la main que je n’ai presque pas touché. Tout le monde riait, discutait, la musique pulsait doucement, mais moi j’étais ailleurs. À chaque bruit de portail, chaque portière qui claquait, chaque éclat de voix un peu plus grave, je me retournais d’un bond, le cœur au bord des lèvres.
20 h 12. Rien.
20 h 19. Rien.
20 h 27. Toujours rien.
20 h 31.
Une pression ferme et chaude s’est posée au creux de mon dos. Un bras musclé et tatoué a glissé autour de ma taille, m’attirant en arrière contre un torse dur. Une odeur familière d’après-rasage et de peau masculine m’a enveloppé.
Je me suis retourné d’un bloc.
Loris.
Son sourire carnassier, plus large que jamais, les yeux gris brillant d’amusement cruel.
« Salut, fleuriste. »
Sa main, toujours posée sur mon ventre, a descendu imperceptiblement, juste assez pour que je sente ses doigts effleurer la ceinture de mon jean.
« T’as bien porté mon sperme toute la soirée comme je te l’avais demandé ? »
J’ai rougi violemment, la bouche ouverte, incapable de répondre. Il s’est penché, ses lèvres contre mon oreille, assez bas pour que personne d’autre n’entende.
« Parfait. Parce que ce soir, je vais te reprendre… mais personne ici n’aura la moindre idée de ce qui se passe. »
Son bras a resserré sa prise, possessif, mais discret.
« Juste toi et moi. Et tu vas être encore plus rouge, encore plus silencieux, encore plus à moi… sans que personne ne se doute de rien. »
Il a relâché légèrement la pression, juste assez pour que je respire, mais sa main est restée là, posée sur moi, comme une promesse.
« Va chercher un autre verre. Je te retrouve dans cinq minutes. Et pas un mot. »
Il s’est éloigné d’un pas, déjà en train de saluer quelqu’un d’autre, comme si de rien n’était.
Moi, je suis resté planté là, le cœur au bord des lèvres, les jambes tremblantes, son sperme toujours en moi… et la certitude absolue que la soirée venait à peine de commencer.
Fin du chapitre 4.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Tounet39270
0 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...
