Faux semblants (3)
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Faux semblants (3)
Chapitre III
Les semaines suivantes établissent un nouveau rythme. Elle vient à l'atelier plusieurs fois par semaine. Il lui apprend à voir les failles dans les œuvres, à reconnaître les techniques de vieillissement artificiel. Il lui montre comment on crée de fausses craquelures en appliquant un vernis spécial, comment on imite la patine du temps avec de la fumée de bougie.
Mais ces leçons se terminent toujours de la même façon. Leurs mains qui se touchent sur une toile. Leurs visages qui se rapprochent sous la lumière rasante. Et inévitablement, leurs corps qui se cherchent, se trouvent, s'unissent.
Un soir, Victoire arrive en retard à l'atelier des Batignolles. La lumière rasante du crépuscule traverse les grandes fenêtres sales, dessine des rectangles dorés sur le plancher. Raphaël prépare son matériel avec une minutie qui trahit l'importance du moment. Il installe le cadre de châssis au centre de la pièce, fixe les sangles de cuir aux quatre coins. Ses gestes sont précis, méthodiques. Il a pensé à cela toute la semaine.
Victoire porte une robe simple, noire, qui épouse ses courbes. Quand elle entre et voit le cadre, les sangles qui pendent, elle s'immobilise sur le seuil.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Une expérience. »
Il s'approche d'elle, prend sa main. Ses doigts sont chauds contre sa peau fraîche. Il la guide vers le cadre, la positionne face à lui.
« Tu me fais confiance ? »
Elle le regarde dans les yeux. Cet homme qu'elle connaît depuis quelques mois à peine. Cet homme qui a déjà vu et touché chaque centimètre de son corps. Cet homme qui lui a appris à lâcher prise.
« Oui. »
Il l'embrasse lentement, profondément. Sa langue explore sa bouche avec une familiarité qui la fait frémir. Puis il recule, commence à défaire la fermeture éclair de sa robe. Le tissu glisse le long de son corps, tombe en un murmure soyeux sur le sol. Elle se tient devant lui en sous-vêtements noirs, le souffle court.
« Tout. »
Elle retire son soutien-gorge, sa culotte. Se tient nue dans la lumière déclinante. Il la contemple avec cette intensité qu'elle connaît maintenant, comme s'il la voyait pour la première fois à chaque fois.
« Lève les bras. »
Elle obéit. Il prend son poignet droit, l'attache à la sangle supérieure du cadre. Le cuir est doux, doublé de velours à l'intérieur. Mais quand il resserre la boucle, elle sent la contrainte. Impossible de se libérer seule. Il fait de même avec son poignet gauche. Ses bras sont maintenant écartés, tendus. Son torse exposé.
Il s'agenouille devant elle, attache ses chevilles aux sangles inférieures. Écarte ses jambes. Pas trop, juste assez pour qu'elle soit déséquilibrée, contrainte de s'appuyer sur les sangles des poignets pour garder l'équilibre. La position la tire légèrement vers le haut, soulève sa poitrine. Ses seins se tendent, ses tétons durcissent dans l'air frais de l'atelier.
« Comment tu te sens ? »
« Vulnérable. »
« C'est bien. Ne bouge plus. »
Il recule, va chercher son chevalet. L'installe à trois mètres d'elle. Prend une toile vierge, du fusain. S'assoit et commence à dessiner.
Le silence s'installe. Troublé seulement par le grattement du fusain sur la toile. Victoire sent chaque centimètre de sa peau exposée. Le regard de Raphaël qui la parcourt, s'attarde sur ses seins, descend vers son ventre, son sexe. Elle sent l'humidité naître entre ses cuisses. La honte et l'excitation se mélangent.
Dix minutes passent. Vingt. Ses bras commencent à protester contre la position. Ses épaules tirent légèrement. Elle bouge imperceptiblement, cherche un soulagement.
« Je t'ai dit de ne pas bouger. »
Sa voix est ferme, sans appel. Elle se fige. La contrainte devient plus présente. Elle prend conscience de chaque muscle tendu, de chaque articulation sollicitée. Et paradoxalement, cette immobilité forcée la libère. Elle n'a plus à décider. Plus à contrôler. Juste à être.
Raphaël continue de dessiner. Son regard alterne entre la toile et elle. Il capte chaque détail. La courbe de ses hanches, la ligne de ses clavicules, la façon dont ses seins se soulèvent à chaque respiration. Il dessine aussi ce qu'elle ne peut pas voir. La tension dans ses cuisses légèrement écartées. L'humidité qui commence à luire entre ses lèvres.
Une demi-heure s'écoule. Peut-être plus. Victoire perd la notion du temps. Son corps devient étrange, presque détaché. Elle flotte dans un état second, suspendue entre inconfort et abandon. C'est alors que Raphaël pose le fusain. Se lève. S'approche.
Il se tient devant elle, si proche qu'elle sent la chaleur de son corps. Ses mains se posent sur ses hanches, remontent lentement le long de ses côtes. Effleurent la courbe de ses seins sans les toucher vraiment. Redescendent vers son ventre. Ses doigts tracent des motifs invisibles sur sa peau frissonnante.
« Tu es magnifique comme ça. Offerte. Impuissante. »
Ses mains descendent plus bas, s'arrêtent juste au-dessus de son pubis. Elle retient son souffle, attend. Mais il ne va pas plus loin. Remonte vers ses seins. Cette fois, ses paumes capturent ses mamelons durcis, les roulent entre ses doigts. Elle gémit malgré elle, tire sur les sangles.
« S'il te plaît... »
« Quoi ? Dis-moi ce que tu veux. »
« Touche-moi. »
« Où ? »
« Entre mes cuisses. »
« Pourquoi ? »
« Parce que j'en ai besoin. »
Il sourit, ce sourire prédateur qu'elle adore et déteste à la fois. Sa main descend enfin, glisse entre ses cuisses. Découvre la chaleur humide qui l'attend. Ses doigts effleurent ses lèvres gonflées, recueillent l'humidité qui s'y accumule.
« Tu es trempée. Depuis combien de temps ? »
« Depuis que tu m'as attachée. »
« Ça t'excite d'être sans défense ? »
« Oui. »
« Dis-le. »
« Ça m'excite d'être attachée. D'être à ta merci. De ne pas pouvoir contrôler. »
Il insert un doigt en elle, lentement. Elle est si humide qu'il glisse sans résistance. Il va et vient, ajoute un deuxième doigt. Courbe pour trouver ce point en elle qui la fait gémir plus fort. Quand il le trouve, il le masse avec une précision impitoyable.
Son pouce trouve son clitoris, dessine des cercles lents. La double stimulation la fait trembler. Elle tire sur les sangles, cherche plus de friction, plus de pression. Mais la position l'empêche de bouger vraiment. Elle est contrainte de recevoir exactement ce qu'il veut lui donner, au rythme qu'il choisit.
« Ne jouis pas. »
L'ordre la frappe comme une gifle. L'orgasme approche, vague brûlante qui monte dans son ventre. Mais il lui interdit de se laisser aller.
« Je ne peux pas... je vais... »
« Non. Pas encore. Retiens-toi. »
Ses doigts accélèrent. Son pouce presse plus fort sur son clitoris. Elle lutte contre la montée du plaisir, contracte tous ses muscles. Respire profondément. Mais c'est presque impossible. La vague continue de monter, impitoyable.
Au dernier moment, il retire ses doigts. L'orgasme reflue, la laisse haletante et frustrée. Elle crie de déception.
« Non ! Pourquoi... ? »
« Parce que je décide quand tu jouis. Pas toi. »
Il porte ses doigts mouillés à sa bouche, les lèche lentement. Le goût de sa cyprine se mélange à sa salive. Puis il l'embrasse, partage avec elle sa propre saveur salée et musquée.
Il recule, va chercher son matériel de peinture. Revient avec un pot d'ocre rouge, un pinceau large. Trempe le pinceau dans la peinture, commence à peindre son corps. Des traits larges sur ses seins, son ventre. La peinture est froide contre sa peau chaude. Il dessine des motifs abstraits, transforme son corps en toile vivante.
Ses pinceaux descendent entre ses cuisses, peignent ses lèvres gonflées. La sensation est étrange, presque obscène. Il applique la couleur avec soin, couvre chaque centimètre de son sexe. Puis il ajoute du bleu de Prusse sur ses cuisses, de l'or sur ses seins.
Quand il a terminé, il recule pour admirer son œuvre. Victoire couverte de peinture, attachée au cadre, vulnérable et magnifique. Il prend son appareil photo, capture l'image. Le flash illumine brièvement l'atelier.
Puis il pose l'appareil, se déshabille. Son sexe est dur, tendu. Il se positionne derrière elle, écarte un peu plus ses jambes attachées. Elle sent son membre qui presse contre son entrée, mais il n'entre pas. Reste là, à la limite, la torture.
« Supplie-moi. »
« S'il te plaît... prends-moi... »
« Pas assez. »
« S'il te plaît, Raphaël. J'ai besoin de toi en moi. Baise-moi. »
Il la pénètre d'un coup, jusqu'à la garde. Elle crie, tire violemment sur les sangles. La position rend la pénétration encore plus profonde. Elle le sent cogner contre son col, remplir chaque centimètre de son sexe.
Il bouge lentement d'abord, savoure la sensation de ses parois serrées autour de lui. Une de ses mains remonte, entoure sa gorge. Pas pour étrangler. Juste pour affirmer son contrôle. Sa paume presse légèrement contre sa trachée. Elle sent son pouls battre contre ses doigts.
Son autre main glisse entre ses cuisses, trouve son clitoris couvert de peinture. Le masse en cercles fermes pendant qu'il continue de la pénétrer. La combinaison de la main sur sa gorge, du sexe en elle, des doigts sur son clitoris la submerge. Elle ne peut plus réfléchir, plus contrôler. Juste ressentir.
« Maintenant. Jouis pour moi. »
L'orgasme explose comme une bombe. Son corps se cambre autant que les sangles le permettent. Elle crie, encore et encore. Les contractions la secouent, vague après vague. Il continue de bouger en elle, prolonge chaque spasme.
Il jouit presque aussitôt, se déverse en elle avec un grognement rauque. Sa main resserre légèrement sur sa gorge, juste assez pour intensifier ses propres sensations. Puis il reste immobile, toujours en elle, haletant contre son dos.
Quand il se retire, son sperme coule le long de ses cuisses, se mélange à la peinture. Il la détache lentement, soutient son poids quand ses jambes flanchent. La porte jusqu'au matelas, l'allonge avec précaution. Masse ses poignets rougis, ses chevilles, ses épaules endolories.
« C'était intense. »
« Trop ? »
« Non. Parfait. »
Trois jours plus tard, Victoire revient à l'atelier. Cette fois, Raphaël a une proposition différente.
« Je veux que tu restes immobile pendant que je travaille. Nue. À genoux. Sans bouger. »
« Combien de temps ? »
« Jusqu'à ce que j'aie terminé. Peut-être trois heures. »
L'idée devrait la rebuter. Au lieu de ça, elle sent l'excitation familière naître en elle.
Il l'installe au centre de l'atelier, sur un coussin fin posé directement sur le plancher. La fait s'agenouiller, jambes écartées, mains sur les cuisses. Redresse son dos, ajuste la position de sa tête. Puis il retourne à son chevalet et commence à peindre.
Les premières minutes sont faciles. Victoire respire calmement, essaie de ne pas bouger. Mais progressivement, l'inconfort s'installe. Ses genoux commencent à protester contre la dureté du sol. Son dos à tirer. Elle veut changer de position, bouger ne serait-ce qu'un peu.
« Ne bouge pas. »
La voix de Raphaël est ferme. Elle se concentre sur sa respiration, essaie d'ignorer l'inconfort grandissant. Vingt minutes passent. Trente. La douleur devient plus présente. Pas insoutenable, mais constante. Et sous la douleur, quelque chose d'autre. Une forme d'abandon. Elle ne lutte plus contre son corps. Accepte la contrainte.
Une heure s'écoule. Peut-être plus. Victoire entre dans un état second. Son corps devient presque étranger. Elle flotte dans un espace entre présence et absence. La seule constante, c'est le regard de Raphaël qui revient régulièrement vers elle. Ce regard qui la maintient là, immobile, offerte.
Enfin, il pose son pinceau. Se lève. S'approche d'elle avec cette démarche de prédateur qu'elle reconnaît. Il se tient devant elle, défait sa ceinture, baisse son pantalon. Son sexe émerge, déjà semi-dur.
« Ouvre. »
Elle ouvre la bouche. Il glisse son membre entre ses lèvres, lentement. Elle sent son goût, légèrement salé, musqué. Il durcit rapidement dans sa bouche, prend toute sa dimension. Ses mains s'enfouissent dans ses cheveux, guident ses mouvements.
« Suce-moi. Lentement. »
Elle obéit. Sa langue entoure son gland, explore le sillon sensible en dessous. Elle le prend plus profondément, jusqu'à sentir la pression contre sa gorge. Recule. Recommence. Établit un rythme lent, presque paresseux. Ses mains remontent le long de ses cuisses, trouvent ses testicules, les caressent délicatement.
Raphaël gémit, resserre sa prise dans ses cheveux. Il commence à bouger ses hanches, à baiser sa bouche avec plus d'insistance. Elle se laisse faire, relaxe sa gorge, le laisse s'enfoncer plus profondément. Les larmes lui montent aux yeux quand il touche le fond, mais elle ne recule pas.
« Tu es si belle comme ça. À genoux. Ma queue dans ta bouche. »
Les mots obscènes la font frissonner. Elle intensifie ses efforts, suce plus fort, plus vite. Ses joues se creusent à chaque aspiration. Elle sent son sexe palpiter, durcir encore plus. Il va jouir bientôt.
Il se retire brusquement. Elle proteste, tend le visage vers lui. Mais il recule d'un pas, prend son sexe en main. Se masturbe devant elle, les yeux fixés sur son visage levé vers lui.
« Ferme les yeux. »
Elle obéit. Quelques secondes plus tard, elle sent la première giclée chaude heurter sa joue. Puis une autre sur son front. Une autre encore sur ses lèvres entrouvertes. Il jouit sur son visage, marque sa peau de son empreinte la plus intime.
Quand il a terminé, elle ouvre les yeux. Sent le sperme couler sur sa joue, vers sa mâchoire. Il prend son téléphone, immortalise l'image. Victoire à genoux, le visage maculé, les yeux brillants. L'humiliation et l'excitation mêlées sur ses traits.
« Magnifique. »
Il pose le téléphone, la relève. La porte jusqu'au matelas. Mais au lieu de la nettoyer, il se penche vers elle. Sa langue lèche son propre sperme sur sa joue, recueille la substance tiède et visqueuse. Puis il l'embrasse, partage le goût salé entre leurs langues.
Le baiser est long, profond. Leurs langues s'entremêlent, explorent, goûtent ce mélange obscène de salive et de semence. Victoire sent quelque chose se briser en elle. Une dernière barrière de pudeur qui tombe. Elle accepte tout de lui. Tout ce qu'il veut lui donner, lui faire faire.
Il descend le long de son corps, embrasse son cou, ses seins. S'attarde sur ses tétons, les suce, les mordille légèrement. Descend encore, vers son ventre. S'installe entre ses cuisses écartées.
Son cunnilingus commence lentement, presque scientifiquement. Sa langue explore chaque pli, chaque repli de son sexe. Il lèche ses grandes lèvres, les aspire délicatement entre ses lèvres. Remonte vers son clitoris, dessine des cercles autour sans jamais le toucher directement. La torture par l'absence.
Victoire gémit, ondule des hanches. Cherche plus de contact. Mais il maintient ce rythme languide, presque cruel. Sa langue plonge dans son ouverture, recueille la cyprine qui s'y accumule. Remonte, lèche tout le long de sa fente. Puis recommence.
« S'il te plaît... mon clitoris... »
« Pas encore. »
Il continue son exploration méthodique. Comme s'il cartographiait chaque zone sensible. Sa langue trouve des endroits dont elle ignorait l'existence. Des terminaisons nerveuses qui s'allument sous son attention. Elle découvre son propre corps à travers la bouche de Raphaël.
Enfin, après ce qui lui semble une éternité, sa langue touche son clitoris. Juste un effleurement. Mais l'effet est électrique. Elle crie, cambre les hanches. Il pose ses mains sur ses cuisses, la maintient en place. Puis il recommence. Lèche son bouton gonflé avec une application qui la rend folle.
Il alterne entre succion et coups de langue. Parfois il mordille légèrement, juste assez pour créer une pointe de douleur qui amplifie le plaisir. Ses mains remontent, trouvent ses seins, pincent ses tétons. La surstimulation la submerge.
Il insert deux doigts en elle, sans ralentir le rythme de sa langue. Les va-et-vient en elle, courbe pour trouver le point G. Quand il le trouve, il le masse avec la même précision qu'il applique à son clitoris. La double stimulation est presque trop intense.
« Je vais... je vais jouir... »
« Oui. Jouis dans ma bouche. »
L'orgasme la frappe comme un tsunami. Son corps se cambre violemment, ses cuisses se resserrent autour de la tête de Raphaël. Elle crie, hurle presque, le corps secoué de spasmes incontrôlables. Il ne ralentit pas. Continue de lécher, de sucer, de doigter pendant qu'elle jouit.
Mais il ne s'arrête pas. Même quand les premières contractions s'apaisent. Il continue, impitoyable. Son clitoris devient hypersensible, presque douloureux. Elle essaie de repousser sa tête, de se dégager. Mais il la maintient fermement.
« Encore. Jouis encore. »
« Je ne peux pas... c'est trop... »
« Si, tu peux. »
Et il a raison. Quelques secondes plus tard, un deuxième orgasme explose. Plus violent que le premier. Elle sent ses muscles se contracter si fort qu'ils en deviennent douloureux. Un liquide chaud jaillit d'elle, éclabousse le visage de Raphaël. Elle vient de connaître son premier orgasme avec éjaculation.
Il recule enfin, le visage luisant de sa cyprine et de son éjaculat. Il sourit, léche ses lèvres.
« Tu es délicieuse. »
Victoire gît sur le matelas, incapable de bouger. Son corps vibre encore de répliques. Elle a l'impression d'avoir été désossée, reconstruite, transformée. Elle se sent plus vivante qu'elle ne l'a jamais été.
Raphaël s'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras. Ils restent ainsi, enlacés, pendant que leurs respirations retrouvent progressivement un rythme normal. Dehors, la nuit est tombée sur Paris. Mais dans l'atelier, ils ont créé leur propre univers. Un espace où le plaisir, la soumission et l'abandon deviennent des formes d'art à part entière.
Un autre jour, Ils baisent sur le sol de l'atelier, entourés de toiles, de pots de peinture renversés. Il la retourne sur le ventre avec une autorité tranquille, ses mains fermes sur ses hanches. Le sol de l'atelier est froid sous son corps encore chaud de leurs ébats précédents. Elle sent le carrelage dur contre ses seins, ses tétons qui se contractent au contact de la surface glacée. Raphaël écarte doucement ses jambes, ses paumes glissant le long de ses cuisses. Elle frissonne, anticipe déjà ce qui va suivre.
Ses mains remontent vers ses fesses, les pétrissent avec une lenteur calculée. Les pouces de Raphaël tracent des cercles sur sa peau, se rapprochent progressivement de son intimité la plus secrète. Elle sent son souffle s'accélérer, son cœur cogner contre le sol. Il écarte ses fesses lentement, expose son anus à la lumière déclinante qui filtre à travers les grandes fenêtres de l'atelier.
Le crachat arrive sans prévenir. Elle sent la salive chaude couler entre ses fesses, glisser vers son entrée. La sensation est obscène, intime. Raphaël masse doucement le liquide sur son sphincter avec son pouce, décrivant de petits cercles concentriques qui la font se contracter malgré elle.
« Détends-toi. »
Sa voix est basse, rassurante. Elle respire profondément, essaie de relâcher la tension dans ses muscles. Son doigt appuie légèrement, teste la résistance. Elle se crispe instinctivement.
« Victoire, regarde-moi. »
Elle tourne la tête. Il est penché sur elle, son visage à quelques centimètres du sien. Ses yeux gris la fixent avec cette intensité qu'elle connaît maintenant.
« Je ne vais pas te faire mal. Fais-moi confiance. »
Elle hoche la tête. Son doigt reprend sa pression, plus insistant. Elle sent son sphincter céder progressivement, le laisser pénétrer millimètre par millimètre. La sensation est étrange, presque dérangeante. Une plénitude inconfortable qui n'a rien à voir avec la pénétration vaginale.
« C'est bien. Continue de respirer. »
Il enfonce son doigt jusqu'à la première phalange, puis s'arrête. Laisse son corps s'habituer à l'intrusion. Elle sent chaque centimètre de son doigt en elle, une présence qui pulse au rythme de son cœur. Puis il commence à bouger, lentement, des va-et-vient minuscules qui créent des sensations nouvelles.
La douleur initiale se transforme progressivement en autre chose. Pas encore du plaisir, mais une forme de pression intense qui réveille des terminaisons nerveuses qu'elle ignorait. Il crache à nouveau, ajoute plus de lubrifiant naturel. Retire son doigt complètement, puis le réintroduit plus profondément.
« Ça va ? »
« Oui. Continue. »
Il sourit, ajoute un deuxième doigt à côté du premier. L'étirement est plus marqué, presque douloureux. Elle se contracte autour de ses doigts, cherche à les expulser. Mais il maintient sa position, patient, attendant qu'elle se détende à nouveau.
« Respire avec moi. Inspire. »
Elle inspire profondément.
« Expire. »
Elle expire, sentant ses muscles se relâcher légèrement. Ses doigts s'enfoncent plus profondément, atteignent une profondeur qui la fait gémir. Un son étrange qui monte de sa gorge, mi-douleur, mi-plaisir.
Il commence à la préparer avec une précision chirurgicale. Ses doigts vont et viennent, lentement d'abord, puis avec plus d'assurance. Il les courbe légèrement, masse ses parois internes. Elle sent chaque mouvement se répercuter dans tout son bas-ventre. Une chaleur étrange se répand dans son corps, différente de l'excitation habituelle.
« Tu es presque prête. »
Il écarte ses doigts en ciseaux, élargit son entrée davantage. Elle gémit contre le sol froid, ses ongles griffent le carrelage. La sensation d'étirement est intense, presque insupportable. Mais en même temps, elle sent son sexe devenir humide, ses lèvres gonfler de désir. La stimulation anale réveille quelque chose de profond en elle, une zone d'ombre qu'elle n'avait jamais explorée.
Raphaël retire ses doigts lentement. Elle sent le vide qu'ils laissent, son sphincter qui pulse dans le vide. Il se repositionne derrière elle, s'agenouille entre ses jambes écartées. Elle entend le froissement de son pantalon qu'il baisse, le bruit de sa ceinture qui tombe sur le sol.
« Je vais te prendre là. Maintenant. »
« Oui. Fais-le. »
Son sexe est déjà dur, elle le sent contre l'intérieur de sa cuisse. Il crache dans sa main, enduit son membre de salive. Puis il positionne son gland contre son anus préparé. La pression est immédiate, différente de celle des doigts. Plus large, plus exigeante.
Elle se tend à nouveau, tous ses muscles se contractent.
« Non, non. Relâche-toi. Tu veux que je m'arrête ? »
« Non. Continue. Mais vas-y doucement. »
Il pousse légèrement, son gland force l'entrée de son sphincter. La sensation est déchirante, presque douloureuse. Elle hoquette, enfonce son visage contre le sol. La pression est énorme, comme si son corps voulait le rejeter.
« Respire. Détends-toi. »
Elle respire profondément, force son corps à se relâcher. Il pousse à nouveau, plus insistant. Son gland franchit enfin le premier cercle musculaire. Elle crie, un son rauque qui résonne dans l'atelier vide. La douleur est aiguë, fulgurante.
« Ça va ? Tu veux que je m'arrête ? »
« Non. Reste juste... reste comme ça. Ne bouge pas. »
Il obéit, reste immobile, à peine entré en elle. Elle sent son corps s'adapter progressivement, la douleur diminuer légèrement. Ses mains trouvent les siennes, s'entrelacent. Elle s'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage.
« Encore un peu. »
Il pousse centimètre par centimètre, s'enfonce lentement dans son intimité anale. Chaque millimètre est une conquête, une souffrance qui se transforme progressivement. Elle sent son sexe remplir un espace qui n'était pas fait pour ça, étirer ses parois au-delà du supportable.
À mi-chemin, il s'arrête à nouveau. Laisse son corps s'habituer. Elle sent son membre palpiter en elle, dur et chaud. La plénitude est totale, presque étouffante. Elle a l'impression qu'il l'occupe entièrement, qu'il n'y a plus de place pour rien d'autre.
« Encore ? »
« Oui. Tout. Je veux tout. »
Il s'enfonce complètement, d'une poussée lente mais continue. Quand ses hanches touchent enfin ses fesses, quand il est entièrement en elle, elle sent les larmes monter. Pas de tristesse, mais d'intensité pure. La sensation est écrasante, presque mystique.
« Putain, Victoire. Tu es tellement serrée. »
Il reste immobile, profondément ancré en elle. Ses mains caressent son dos, ses hanches, la rassurent. Elle sent son corps s'adapter progressivement, la douleur se muer en autre chose. Une pression profonde, presque satisfaisante.
« Bouge. Doucement. »
Il retire légèrement, puis s'enfonce à nouveau. Le mouvement crée des sensations nouvelles, des frictions intenses. Elle gémit, surprise de découvrir que la douleur recule, remplacée par une forme de plaisir sombre.
Il établit un rythme lent, mesuré. Chaque va-et-vient est contrôlé, calculé pour ne pas lui faire trop mal. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place pendant qu'il la sodomise. Elle sent chaque centimètre de son sexe glisser en elle, s'enfoncer profondément, puis se retirer presque complètement.
La transformation est progressive. La douleur initiale laisse place à une sensation de plénitude intense. Puis, lentement, quelque chose d'autre émerge. Un plaisir différent, plus profond, plus noir que celui qu'elle connaît. Pas localisé comme la stimulation clitoridienne, mais diffus, envahissant tout son corps.
Elle glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris gonflé et sensible. Se masturbe pendant qu'il la prend par derrière. La double stimulation crée une synergie inattendue. Chaque coup de reins se répercute dans son sexe, amplifie les sensations de ses doigts sur son bouton durci.
« C'est bon ? »
« Oui. Oh oui. Continue. Plus vite. »
Il accélère légèrement, ses hanches claquent contre ses fesses. Le bruit de leurs corps qui se rencontrent emplit l'atelier, se mêle à leurs gémissements. Elle sent son sexe la pilonner sans merci maintenant, chaque pénétration plus profonde que la précédente.
L'orgasme qui monte est différent de tous ceux qu'elle a connus. Plus lent, plus sombre, presque menaçant. Il naît quelque part au centre de son être, se répand comme une vague noire. Ses doigts accélèrent sur son clitoris, sa main libre griffe le sol.
« Je vais jouir. Putain, je vais jouir. »
« Jouis pour moi. Je veux te sentir te contracter autour de moi. »
L'orgasme la frappe comme un coup de poing dans le ventre. Violent, dévastateur. Elle crie dans le silence de l'atelier, son corps entier se cambre. Son sphincter se contracte autour de son sexe, des spasmes incontrôlables qui le serrent comme un étau. Les sensations sont écrasantes, presque insupportables. Une forme de jouissance qui frôle la douleur.
Raphaël jouit presque immédiatement, incapable de résister à la pression de ses contractions. Elle sent son sexe pulser en elle, son sperme chaud se répandre dans ses profondeurs. Il pousse un grognement rauque, s'enfonce une dernière fois au plus profond d'elle.
Ils restent figés ainsi, soudés l'un à l'autre, le souffle court. Puis lentement, très lentement, il se retire. Le glissement de son sexe hors de son anus crée une dernière vague de sensations. Quand il sort complètement, elle sent le vide qu'il laisse, son sphincter qui pulse douloureusement.
Son sperme commence à couler d'elle, glisse le long de ses cuisses. La sensation est obscène, sale, et terriblement érotique. Elle s'effondre complètement sur le sol, incapable de bouger. Son corps est traversé de tremblements, ses jambes refusent de la porter.
Raphaël s'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras. Ses mains caressent ses cheveux, son dos. Elle se blottit contre lui, cherche la chaleur de son corps. L'odeur de la térébenthine se mêle à celle de leurs corps, de leur sueur, de leur sexe.
« Ça va ? »
« Je ne sais pas. Je crois. »
« Je t'ai fait mal ? »
« Oui. Mais c'était... c'était incroyable. »
Elle tourne la tête vers la fenêtre. Le soleil commence à se coucher, peint les murs de l'atelier en orange et rose. La lumière dorée baigne leurs corps entrelacés, crée des ombres longues sur le sol. Ils ressemblent à une peinture vivante, deux êtres qui viennent d'explorer une frontière qu'ils n'avaient jamais franchie.
« Tu as aimé ? Vraiment ? »
Victoire réfléchit un moment. La douleur persiste encore, une sensation de courbature profonde dans son intimité anale. Mais il y a autre chose aussi. Une satisfaction étrange, presque primitive. Le sentiment d'avoir repoussé une limite, d'avoir découvert une partie d'elle-même qu'elle ignorait.
« Oui. J'ai aimé. C'était différent. Plus intense. Plus... noir. »
« Noir ? »
« Oui. Comme si je touchais quelque chose d'interdit. De sombre. »
Il sourit, l'embrasse tendrement.
« C'est exactement ça. C'est ce que je voulais que tu ressentes. »
Ils restent enlacés sur le sol froid pendant que la nuit tombe sur Paris. Leurs corps épuisés, leurs esprits encore vibrants de ce qu'ils viennent de partager. Dans quelques minutes, ils se lèveront, se nettoieront, retrouveront le monde normal. Mais pour l'instant, ils savourent ce moment suspendu où plus rien n'existe que la chaleur de leurs corps et le souvenir de cette transgression ultime.
Victoire sent le sperme qui continue de couler d'elle, tache le sol de l'atelier. Elle devrait avoir honte, se sentir sale. Au lieu de ça, elle ressent une forme de fierté sauvage. Elle vient de se donner à lui d'une manière totale, absolue. Plus de barrière, plus de limite. Juste deux corps qui explorent l'étendue de leur désir sans retenue.
« On recommencera ? »
La question lui échappe avant qu'elle ne puisse la retenir. Raphaël rit doucement, resserre son étreinte.
« Quand tu voudras. Chaque fois que tu voudras. »
Elle ferme les yeux, se laisse bercer par le rythme régulier de sa respiration. Demain, elle aura mal. Demain, elle se souviendra de chaque seconde de cette sodomie. Mais pour l'instant, elle se contente d'être là, dans ses bras, alors que les derniers rayons du soleil disparaissent derrière les toits de Paris.
A suivre…
Les semaines suivantes établissent un nouveau rythme. Elle vient à l'atelier plusieurs fois par semaine. Il lui apprend à voir les failles dans les œuvres, à reconnaître les techniques de vieillissement artificiel. Il lui montre comment on crée de fausses craquelures en appliquant un vernis spécial, comment on imite la patine du temps avec de la fumée de bougie.
Mais ces leçons se terminent toujours de la même façon. Leurs mains qui se touchent sur une toile. Leurs visages qui se rapprochent sous la lumière rasante. Et inévitablement, leurs corps qui se cherchent, se trouvent, s'unissent.
Un soir, Victoire arrive en retard à l'atelier des Batignolles. La lumière rasante du crépuscule traverse les grandes fenêtres sales, dessine des rectangles dorés sur le plancher. Raphaël prépare son matériel avec une minutie qui trahit l'importance du moment. Il installe le cadre de châssis au centre de la pièce, fixe les sangles de cuir aux quatre coins. Ses gestes sont précis, méthodiques. Il a pensé à cela toute la semaine.
Victoire porte une robe simple, noire, qui épouse ses courbes. Quand elle entre et voit le cadre, les sangles qui pendent, elle s'immobilise sur le seuil.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Une expérience. »
Il s'approche d'elle, prend sa main. Ses doigts sont chauds contre sa peau fraîche. Il la guide vers le cadre, la positionne face à lui.
« Tu me fais confiance ? »
Elle le regarde dans les yeux. Cet homme qu'elle connaît depuis quelques mois à peine. Cet homme qui a déjà vu et touché chaque centimètre de son corps. Cet homme qui lui a appris à lâcher prise.
« Oui. »
Il l'embrasse lentement, profondément. Sa langue explore sa bouche avec une familiarité qui la fait frémir. Puis il recule, commence à défaire la fermeture éclair de sa robe. Le tissu glisse le long de son corps, tombe en un murmure soyeux sur le sol. Elle se tient devant lui en sous-vêtements noirs, le souffle court.
« Tout. »
Elle retire son soutien-gorge, sa culotte. Se tient nue dans la lumière déclinante. Il la contemple avec cette intensité qu'elle connaît maintenant, comme s'il la voyait pour la première fois à chaque fois.
« Lève les bras. »
Elle obéit. Il prend son poignet droit, l'attache à la sangle supérieure du cadre. Le cuir est doux, doublé de velours à l'intérieur. Mais quand il resserre la boucle, elle sent la contrainte. Impossible de se libérer seule. Il fait de même avec son poignet gauche. Ses bras sont maintenant écartés, tendus. Son torse exposé.
Il s'agenouille devant elle, attache ses chevilles aux sangles inférieures. Écarte ses jambes. Pas trop, juste assez pour qu'elle soit déséquilibrée, contrainte de s'appuyer sur les sangles des poignets pour garder l'équilibre. La position la tire légèrement vers le haut, soulève sa poitrine. Ses seins se tendent, ses tétons durcissent dans l'air frais de l'atelier.
« Comment tu te sens ? »
« Vulnérable. »
« C'est bien. Ne bouge plus. »
Il recule, va chercher son chevalet. L'installe à trois mètres d'elle. Prend une toile vierge, du fusain. S'assoit et commence à dessiner.
Le silence s'installe. Troublé seulement par le grattement du fusain sur la toile. Victoire sent chaque centimètre de sa peau exposée. Le regard de Raphaël qui la parcourt, s'attarde sur ses seins, descend vers son ventre, son sexe. Elle sent l'humidité naître entre ses cuisses. La honte et l'excitation se mélangent.
Dix minutes passent. Vingt. Ses bras commencent à protester contre la position. Ses épaules tirent légèrement. Elle bouge imperceptiblement, cherche un soulagement.
« Je t'ai dit de ne pas bouger. »
Sa voix est ferme, sans appel. Elle se fige. La contrainte devient plus présente. Elle prend conscience de chaque muscle tendu, de chaque articulation sollicitée. Et paradoxalement, cette immobilité forcée la libère. Elle n'a plus à décider. Plus à contrôler. Juste à être.
Raphaël continue de dessiner. Son regard alterne entre la toile et elle. Il capte chaque détail. La courbe de ses hanches, la ligne de ses clavicules, la façon dont ses seins se soulèvent à chaque respiration. Il dessine aussi ce qu'elle ne peut pas voir. La tension dans ses cuisses légèrement écartées. L'humidité qui commence à luire entre ses lèvres.
Une demi-heure s'écoule. Peut-être plus. Victoire perd la notion du temps. Son corps devient étrange, presque détaché. Elle flotte dans un état second, suspendue entre inconfort et abandon. C'est alors que Raphaël pose le fusain. Se lève. S'approche.
Il se tient devant elle, si proche qu'elle sent la chaleur de son corps. Ses mains se posent sur ses hanches, remontent lentement le long de ses côtes. Effleurent la courbe de ses seins sans les toucher vraiment. Redescendent vers son ventre. Ses doigts tracent des motifs invisibles sur sa peau frissonnante.
« Tu es magnifique comme ça. Offerte. Impuissante. »
Ses mains descendent plus bas, s'arrêtent juste au-dessus de son pubis. Elle retient son souffle, attend. Mais il ne va pas plus loin. Remonte vers ses seins. Cette fois, ses paumes capturent ses mamelons durcis, les roulent entre ses doigts. Elle gémit malgré elle, tire sur les sangles.
« S'il te plaît... »
« Quoi ? Dis-moi ce que tu veux. »
« Touche-moi. »
« Où ? »
« Entre mes cuisses. »
« Pourquoi ? »
« Parce que j'en ai besoin. »
Il sourit, ce sourire prédateur qu'elle adore et déteste à la fois. Sa main descend enfin, glisse entre ses cuisses. Découvre la chaleur humide qui l'attend. Ses doigts effleurent ses lèvres gonflées, recueillent l'humidité qui s'y accumule.
« Tu es trempée. Depuis combien de temps ? »
« Depuis que tu m'as attachée. »
« Ça t'excite d'être sans défense ? »
« Oui. »
« Dis-le. »
« Ça m'excite d'être attachée. D'être à ta merci. De ne pas pouvoir contrôler. »
Il insert un doigt en elle, lentement. Elle est si humide qu'il glisse sans résistance. Il va et vient, ajoute un deuxième doigt. Courbe pour trouver ce point en elle qui la fait gémir plus fort. Quand il le trouve, il le masse avec une précision impitoyable.
Son pouce trouve son clitoris, dessine des cercles lents. La double stimulation la fait trembler. Elle tire sur les sangles, cherche plus de friction, plus de pression. Mais la position l'empêche de bouger vraiment. Elle est contrainte de recevoir exactement ce qu'il veut lui donner, au rythme qu'il choisit.
« Ne jouis pas. »
L'ordre la frappe comme une gifle. L'orgasme approche, vague brûlante qui monte dans son ventre. Mais il lui interdit de se laisser aller.
« Je ne peux pas... je vais... »
« Non. Pas encore. Retiens-toi. »
Ses doigts accélèrent. Son pouce presse plus fort sur son clitoris. Elle lutte contre la montée du plaisir, contracte tous ses muscles. Respire profondément. Mais c'est presque impossible. La vague continue de monter, impitoyable.
Au dernier moment, il retire ses doigts. L'orgasme reflue, la laisse haletante et frustrée. Elle crie de déception.
« Non ! Pourquoi... ? »
« Parce que je décide quand tu jouis. Pas toi. »
Il porte ses doigts mouillés à sa bouche, les lèche lentement. Le goût de sa cyprine se mélange à sa salive. Puis il l'embrasse, partage avec elle sa propre saveur salée et musquée.
Il recule, va chercher son matériel de peinture. Revient avec un pot d'ocre rouge, un pinceau large. Trempe le pinceau dans la peinture, commence à peindre son corps. Des traits larges sur ses seins, son ventre. La peinture est froide contre sa peau chaude. Il dessine des motifs abstraits, transforme son corps en toile vivante.
Ses pinceaux descendent entre ses cuisses, peignent ses lèvres gonflées. La sensation est étrange, presque obscène. Il applique la couleur avec soin, couvre chaque centimètre de son sexe. Puis il ajoute du bleu de Prusse sur ses cuisses, de l'or sur ses seins.
Quand il a terminé, il recule pour admirer son œuvre. Victoire couverte de peinture, attachée au cadre, vulnérable et magnifique. Il prend son appareil photo, capture l'image. Le flash illumine brièvement l'atelier.
Puis il pose l'appareil, se déshabille. Son sexe est dur, tendu. Il se positionne derrière elle, écarte un peu plus ses jambes attachées. Elle sent son membre qui presse contre son entrée, mais il n'entre pas. Reste là, à la limite, la torture.
« Supplie-moi. »
« S'il te plaît... prends-moi... »
« Pas assez. »
« S'il te plaît, Raphaël. J'ai besoin de toi en moi. Baise-moi. »
Il la pénètre d'un coup, jusqu'à la garde. Elle crie, tire violemment sur les sangles. La position rend la pénétration encore plus profonde. Elle le sent cogner contre son col, remplir chaque centimètre de son sexe.
Il bouge lentement d'abord, savoure la sensation de ses parois serrées autour de lui. Une de ses mains remonte, entoure sa gorge. Pas pour étrangler. Juste pour affirmer son contrôle. Sa paume presse légèrement contre sa trachée. Elle sent son pouls battre contre ses doigts.
Son autre main glisse entre ses cuisses, trouve son clitoris couvert de peinture. Le masse en cercles fermes pendant qu'il continue de la pénétrer. La combinaison de la main sur sa gorge, du sexe en elle, des doigts sur son clitoris la submerge. Elle ne peut plus réfléchir, plus contrôler. Juste ressentir.
« Maintenant. Jouis pour moi. »
L'orgasme explose comme une bombe. Son corps se cambre autant que les sangles le permettent. Elle crie, encore et encore. Les contractions la secouent, vague après vague. Il continue de bouger en elle, prolonge chaque spasme.
Il jouit presque aussitôt, se déverse en elle avec un grognement rauque. Sa main resserre légèrement sur sa gorge, juste assez pour intensifier ses propres sensations. Puis il reste immobile, toujours en elle, haletant contre son dos.
Quand il se retire, son sperme coule le long de ses cuisses, se mélange à la peinture. Il la détache lentement, soutient son poids quand ses jambes flanchent. La porte jusqu'au matelas, l'allonge avec précaution. Masse ses poignets rougis, ses chevilles, ses épaules endolories.
« C'était intense. »
« Trop ? »
« Non. Parfait. »
Trois jours plus tard, Victoire revient à l'atelier. Cette fois, Raphaël a une proposition différente.
« Je veux que tu restes immobile pendant que je travaille. Nue. À genoux. Sans bouger. »
« Combien de temps ? »
« Jusqu'à ce que j'aie terminé. Peut-être trois heures. »
L'idée devrait la rebuter. Au lieu de ça, elle sent l'excitation familière naître en elle.
Il l'installe au centre de l'atelier, sur un coussin fin posé directement sur le plancher. La fait s'agenouiller, jambes écartées, mains sur les cuisses. Redresse son dos, ajuste la position de sa tête. Puis il retourne à son chevalet et commence à peindre.
Les premières minutes sont faciles. Victoire respire calmement, essaie de ne pas bouger. Mais progressivement, l'inconfort s'installe. Ses genoux commencent à protester contre la dureté du sol. Son dos à tirer. Elle veut changer de position, bouger ne serait-ce qu'un peu.
« Ne bouge pas. »
La voix de Raphaël est ferme. Elle se concentre sur sa respiration, essaie d'ignorer l'inconfort grandissant. Vingt minutes passent. Trente. La douleur devient plus présente. Pas insoutenable, mais constante. Et sous la douleur, quelque chose d'autre. Une forme d'abandon. Elle ne lutte plus contre son corps. Accepte la contrainte.
Une heure s'écoule. Peut-être plus. Victoire entre dans un état second. Son corps devient presque étranger. Elle flotte dans un espace entre présence et absence. La seule constante, c'est le regard de Raphaël qui revient régulièrement vers elle. Ce regard qui la maintient là, immobile, offerte.
Enfin, il pose son pinceau. Se lève. S'approche d'elle avec cette démarche de prédateur qu'elle reconnaît. Il se tient devant elle, défait sa ceinture, baisse son pantalon. Son sexe émerge, déjà semi-dur.
« Ouvre. »
Elle ouvre la bouche. Il glisse son membre entre ses lèvres, lentement. Elle sent son goût, légèrement salé, musqué. Il durcit rapidement dans sa bouche, prend toute sa dimension. Ses mains s'enfouissent dans ses cheveux, guident ses mouvements.
« Suce-moi. Lentement. »
Elle obéit. Sa langue entoure son gland, explore le sillon sensible en dessous. Elle le prend plus profondément, jusqu'à sentir la pression contre sa gorge. Recule. Recommence. Établit un rythme lent, presque paresseux. Ses mains remontent le long de ses cuisses, trouvent ses testicules, les caressent délicatement.
Raphaël gémit, resserre sa prise dans ses cheveux. Il commence à bouger ses hanches, à baiser sa bouche avec plus d'insistance. Elle se laisse faire, relaxe sa gorge, le laisse s'enfoncer plus profondément. Les larmes lui montent aux yeux quand il touche le fond, mais elle ne recule pas.
« Tu es si belle comme ça. À genoux. Ma queue dans ta bouche. »
Les mots obscènes la font frissonner. Elle intensifie ses efforts, suce plus fort, plus vite. Ses joues se creusent à chaque aspiration. Elle sent son sexe palpiter, durcir encore plus. Il va jouir bientôt.
Il se retire brusquement. Elle proteste, tend le visage vers lui. Mais il recule d'un pas, prend son sexe en main. Se masturbe devant elle, les yeux fixés sur son visage levé vers lui.
« Ferme les yeux. »
Elle obéit. Quelques secondes plus tard, elle sent la première giclée chaude heurter sa joue. Puis une autre sur son front. Une autre encore sur ses lèvres entrouvertes. Il jouit sur son visage, marque sa peau de son empreinte la plus intime.
Quand il a terminé, elle ouvre les yeux. Sent le sperme couler sur sa joue, vers sa mâchoire. Il prend son téléphone, immortalise l'image. Victoire à genoux, le visage maculé, les yeux brillants. L'humiliation et l'excitation mêlées sur ses traits.
« Magnifique. »
Il pose le téléphone, la relève. La porte jusqu'au matelas. Mais au lieu de la nettoyer, il se penche vers elle. Sa langue lèche son propre sperme sur sa joue, recueille la substance tiède et visqueuse. Puis il l'embrasse, partage le goût salé entre leurs langues.
Le baiser est long, profond. Leurs langues s'entremêlent, explorent, goûtent ce mélange obscène de salive et de semence. Victoire sent quelque chose se briser en elle. Une dernière barrière de pudeur qui tombe. Elle accepte tout de lui. Tout ce qu'il veut lui donner, lui faire faire.
Il descend le long de son corps, embrasse son cou, ses seins. S'attarde sur ses tétons, les suce, les mordille légèrement. Descend encore, vers son ventre. S'installe entre ses cuisses écartées.
Son cunnilingus commence lentement, presque scientifiquement. Sa langue explore chaque pli, chaque repli de son sexe. Il lèche ses grandes lèvres, les aspire délicatement entre ses lèvres. Remonte vers son clitoris, dessine des cercles autour sans jamais le toucher directement. La torture par l'absence.
Victoire gémit, ondule des hanches. Cherche plus de contact. Mais il maintient ce rythme languide, presque cruel. Sa langue plonge dans son ouverture, recueille la cyprine qui s'y accumule. Remonte, lèche tout le long de sa fente. Puis recommence.
« S'il te plaît... mon clitoris... »
« Pas encore. »
Il continue son exploration méthodique. Comme s'il cartographiait chaque zone sensible. Sa langue trouve des endroits dont elle ignorait l'existence. Des terminaisons nerveuses qui s'allument sous son attention. Elle découvre son propre corps à travers la bouche de Raphaël.
Enfin, après ce qui lui semble une éternité, sa langue touche son clitoris. Juste un effleurement. Mais l'effet est électrique. Elle crie, cambre les hanches. Il pose ses mains sur ses cuisses, la maintient en place. Puis il recommence. Lèche son bouton gonflé avec une application qui la rend folle.
Il alterne entre succion et coups de langue. Parfois il mordille légèrement, juste assez pour créer une pointe de douleur qui amplifie le plaisir. Ses mains remontent, trouvent ses seins, pincent ses tétons. La surstimulation la submerge.
Il insert deux doigts en elle, sans ralentir le rythme de sa langue. Les va-et-vient en elle, courbe pour trouver le point G. Quand il le trouve, il le masse avec la même précision qu'il applique à son clitoris. La double stimulation est presque trop intense.
« Je vais... je vais jouir... »
« Oui. Jouis dans ma bouche. »
L'orgasme la frappe comme un tsunami. Son corps se cambre violemment, ses cuisses se resserrent autour de la tête de Raphaël. Elle crie, hurle presque, le corps secoué de spasmes incontrôlables. Il ne ralentit pas. Continue de lécher, de sucer, de doigter pendant qu'elle jouit.
Mais il ne s'arrête pas. Même quand les premières contractions s'apaisent. Il continue, impitoyable. Son clitoris devient hypersensible, presque douloureux. Elle essaie de repousser sa tête, de se dégager. Mais il la maintient fermement.
« Encore. Jouis encore. »
« Je ne peux pas... c'est trop... »
« Si, tu peux. »
Et il a raison. Quelques secondes plus tard, un deuxième orgasme explose. Plus violent que le premier. Elle sent ses muscles se contracter si fort qu'ils en deviennent douloureux. Un liquide chaud jaillit d'elle, éclabousse le visage de Raphaël. Elle vient de connaître son premier orgasme avec éjaculation.
Il recule enfin, le visage luisant de sa cyprine et de son éjaculat. Il sourit, léche ses lèvres.
« Tu es délicieuse. »
Victoire gît sur le matelas, incapable de bouger. Son corps vibre encore de répliques. Elle a l'impression d'avoir été désossée, reconstruite, transformée. Elle se sent plus vivante qu'elle ne l'a jamais été.
Raphaël s'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras. Ils restent ainsi, enlacés, pendant que leurs respirations retrouvent progressivement un rythme normal. Dehors, la nuit est tombée sur Paris. Mais dans l'atelier, ils ont créé leur propre univers. Un espace où le plaisir, la soumission et l'abandon deviennent des formes d'art à part entière.
Un autre jour, Ils baisent sur le sol de l'atelier, entourés de toiles, de pots de peinture renversés. Il la retourne sur le ventre avec une autorité tranquille, ses mains fermes sur ses hanches. Le sol de l'atelier est froid sous son corps encore chaud de leurs ébats précédents. Elle sent le carrelage dur contre ses seins, ses tétons qui se contractent au contact de la surface glacée. Raphaël écarte doucement ses jambes, ses paumes glissant le long de ses cuisses. Elle frissonne, anticipe déjà ce qui va suivre.
Ses mains remontent vers ses fesses, les pétrissent avec une lenteur calculée. Les pouces de Raphaël tracent des cercles sur sa peau, se rapprochent progressivement de son intimité la plus secrète. Elle sent son souffle s'accélérer, son cœur cogner contre le sol. Il écarte ses fesses lentement, expose son anus à la lumière déclinante qui filtre à travers les grandes fenêtres de l'atelier.
Le crachat arrive sans prévenir. Elle sent la salive chaude couler entre ses fesses, glisser vers son entrée. La sensation est obscène, intime. Raphaël masse doucement le liquide sur son sphincter avec son pouce, décrivant de petits cercles concentriques qui la font se contracter malgré elle.
« Détends-toi. »
Sa voix est basse, rassurante. Elle respire profondément, essaie de relâcher la tension dans ses muscles. Son doigt appuie légèrement, teste la résistance. Elle se crispe instinctivement.
« Victoire, regarde-moi. »
Elle tourne la tête. Il est penché sur elle, son visage à quelques centimètres du sien. Ses yeux gris la fixent avec cette intensité qu'elle connaît maintenant.
« Je ne vais pas te faire mal. Fais-moi confiance. »
Elle hoche la tête. Son doigt reprend sa pression, plus insistant. Elle sent son sphincter céder progressivement, le laisser pénétrer millimètre par millimètre. La sensation est étrange, presque dérangeante. Une plénitude inconfortable qui n'a rien à voir avec la pénétration vaginale.
« C'est bien. Continue de respirer. »
Il enfonce son doigt jusqu'à la première phalange, puis s'arrête. Laisse son corps s'habituer à l'intrusion. Elle sent chaque centimètre de son doigt en elle, une présence qui pulse au rythme de son cœur. Puis il commence à bouger, lentement, des va-et-vient minuscules qui créent des sensations nouvelles.
La douleur initiale se transforme progressivement en autre chose. Pas encore du plaisir, mais une forme de pression intense qui réveille des terminaisons nerveuses qu'elle ignorait. Il crache à nouveau, ajoute plus de lubrifiant naturel. Retire son doigt complètement, puis le réintroduit plus profondément.
« Ça va ? »
« Oui. Continue. »
Il sourit, ajoute un deuxième doigt à côté du premier. L'étirement est plus marqué, presque douloureux. Elle se contracte autour de ses doigts, cherche à les expulser. Mais il maintient sa position, patient, attendant qu'elle se détende à nouveau.
« Respire avec moi. Inspire. »
Elle inspire profondément.
« Expire. »
Elle expire, sentant ses muscles se relâcher légèrement. Ses doigts s'enfoncent plus profondément, atteignent une profondeur qui la fait gémir. Un son étrange qui monte de sa gorge, mi-douleur, mi-plaisir.
Il commence à la préparer avec une précision chirurgicale. Ses doigts vont et viennent, lentement d'abord, puis avec plus d'assurance. Il les courbe légèrement, masse ses parois internes. Elle sent chaque mouvement se répercuter dans tout son bas-ventre. Une chaleur étrange se répand dans son corps, différente de l'excitation habituelle.
« Tu es presque prête. »
Il écarte ses doigts en ciseaux, élargit son entrée davantage. Elle gémit contre le sol froid, ses ongles griffent le carrelage. La sensation d'étirement est intense, presque insupportable. Mais en même temps, elle sent son sexe devenir humide, ses lèvres gonfler de désir. La stimulation anale réveille quelque chose de profond en elle, une zone d'ombre qu'elle n'avait jamais explorée.
Raphaël retire ses doigts lentement. Elle sent le vide qu'ils laissent, son sphincter qui pulse dans le vide. Il se repositionne derrière elle, s'agenouille entre ses jambes écartées. Elle entend le froissement de son pantalon qu'il baisse, le bruit de sa ceinture qui tombe sur le sol.
« Je vais te prendre là. Maintenant. »
« Oui. Fais-le. »
Son sexe est déjà dur, elle le sent contre l'intérieur de sa cuisse. Il crache dans sa main, enduit son membre de salive. Puis il positionne son gland contre son anus préparé. La pression est immédiate, différente de celle des doigts. Plus large, plus exigeante.
Elle se tend à nouveau, tous ses muscles se contractent.
« Non, non. Relâche-toi. Tu veux que je m'arrête ? »
« Non. Continue. Mais vas-y doucement. »
Il pousse légèrement, son gland force l'entrée de son sphincter. La sensation est déchirante, presque douloureuse. Elle hoquette, enfonce son visage contre le sol. La pression est énorme, comme si son corps voulait le rejeter.
« Respire. Détends-toi. »
Elle respire profondément, force son corps à se relâcher. Il pousse à nouveau, plus insistant. Son gland franchit enfin le premier cercle musculaire. Elle crie, un son rauque qui résonne dans l'atelier vide. La douleur est aiguë, fulgurante.
« Ça va ? Tu veux que je m'arrête ? »
« Non. Reste juste... reste comme ça. Ne bouge pas. »
Il obéit, reste immobile, à peine entré en elle. Elle sent son corps s'adapter progressivement, la douleur diminuer légèrement. Ses mains trouvent les siennes, s'entrelacent. Elle s'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage.
« Encore un peu. »
Il pousse centimètre par centimètre, s'enfonce lentement dans son intimité anale. Chaque millimètre est une conquête, une souffrance qui se transforme progressivement. Elle sent son sexe remplir un espace qui n'était pas fait pour ça, étirer ses parois au-delà du supportable.
À mi-chemin, il s'arrête à nouveau. Laisse son corps s'habituer. Elle sent son membre palpiter en elle, dur et chaud. La plénitude est totale, presque étouffante. Elle a l'impression qu'il l'occupe entièrement, qu'il n'y a plus de place pour rien d'autre.
« Encore ? »
« Oui. Tout. Je veux tout. »
Il s'enfonce complètement, d'une poussée lente mais continue. Quand ses hanches touchent enfin ses fesses, quand il est entièrement en elle, elle sent les larmes monter. Pas de tristesse, mais d'intensité pure. La sensation est écrasante, presque mystique.
« Putain, Victoire. Tu es tellement serrée. »
Il reste immobile, profondément ancré en elle. Ses mains caressent son dos, ses hanches, la rassurent. Elle sent son corps s'adapter progressivement, la douleur se muer en autre chose. Une pression profonde, presque satisfaisante.
« Bouge. Doucement. »
Il retire légèrement, puis s'enfonce à nouveau. Le mouvement crée des sensations nouvelles, des frictions intenses. Elle gémit, surprise de découvrir que la douleur recule, remplacée par une forme de plaisir sombre.
Il établit un rythme lent, mesuré. Chaque va-et-vient est contrôlé, calculé pour ne pas lui faire trop mal. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place pendant qu'il la sodomise. Elle sent chaque centimètre de son sexe glisser en elle, s'enfoncer profondément, puis se retirer presque complètement.
La transformation est progressive. La douleur initiale laisse place à une sensation de plénitude intense. Puis, lentement, quelque chose d'autre émerge. Un plaisir différent, plus profond, plus noir que celui qu'elle connaît. Pas localisé comme la stimulation clitoridienne, mais diffus, envahissant tout son corps.
Elle glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris gonflé et sensible. Se masturbe pendant qu'il la prend par derrière. La double stimulation crée une synergie inattendue. Chaque coup de reins se répercute dans son sexe, amplifie les sensations de ses doigts sur son bouton durci.
« C'est bon ? »
« Oui. Oh oui. Continue. Plus vite. »
Il accélère légèrement, ses hanches claquent contre ses fesses. Le bruit de leurs corps qui se rencontrent emplit l'atelier, se mêle à leurs gémissements. Elle sent son sexe la pilonner sans merci maintenant, chaque pénétration plus profonde que la précédente.
L'orgasme qui monte est différent de tous ceux qu'elle a connus. Plus lent, plus sombre, presque menaçant. Il naît quelque part au centre de son être, se répand comme une vague noire. Ses doigts accélèrent sur son clitoris, sa main libre griffe le sol.
« Je vais jouir. Putain, je vais jouir. »
« Jouis pour moi. Je veux te sentir te contracter autour de moi. »
L'orgasme la frappe comme un coup de poing dans le ventre. Violent, dévastateur. Elle crie dans le silence de l'atelier, son corps entier se cambre. Son sphincter se contracte autour de son sexe, des spasmes incontrôlables qui le serrent comme un étau. Les sensations sont écrasantes, presque insupportables. Une forme de jouissance qui frôle la douleur.
Raphaël jouit presque immédiatement, incapable de résister à la pression de ses contractions. Elle sent son sexe pulser en elle, son sperme chaud se répandre dans ses profondeurs. Il pousse un grognement rauque, s'enfonce une dernière fois au plus profond d'elle.
Ils restent figés ainsi, soudés l'un à l'autre, le souffle court. Puis lentement, très lentement, il se retire. Le glissement de son sexe hors de son anus crée une dernière vague de sensations. Quand il sort complètement, elle sent le vide qu'il laisse, son sphincter qui pulse douloureusement.
Son sperme commence à couler d'elle, glisse le long de ses cuisses. La sensation est obscène, sale, et terriblement érotique. Elle s'effondre complètement sur le sol, incapable de bouger. Son corps est traversé de tremblements, ses jambes refusent de la porter.
Raphaël s'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras. Ses mains caressent ses cheveux, son dos. Elle se blottit contre lui, cherche la chaleur de son corps. L'odeur de la térébenthine se mêle à celle de leurs corps, de leur sueur, de leur sexe.
« Ça va ? »
« Je ne sais pas. Je crois. »
« Je t'ai fait mal ? »
« Oui. Mais c'était... c'était incroyable. »
Elle tourne la tête vers la fenêtre. Le soleil commence à se coucher, peint les murs de l'atelier en orange et rose. La lumière dorée baigne leurs corps entrelacés, crée des ombres longues sur le sol. Ils ressemblent à une peinture vivante, deux êtres qui viennent d'explorer une frontière qu'ils n'avaient jamais franchie.
« Tu as aimé ? Vraiment ? »
Victoire réfléchit un moment. La douleur persiste encore, une sensation de courbature profonde dans son intimité anale. Mais il y a autre chose aussi. Une satisfaction étrange, presque primitive. Le sentiment d'avoir repoussé une limite, d'avoir découvert une partie d'elle-même qu'elle ignorait.
« Oui. J'ai aimé. C'était différent. Plus intense. Plus... noir. »
« Noir ? »
« Oui. Comme si je touchais quelque chose d'interdit. De sombre. »
Il sourit, l'embrasse tendrement.
« C'est exactement ça. C'est ce que je voulais que tu ressentes. »
Ils restent enlacés sur le sol froid pendant que la nuit tombe sur Paris. Leurs corps épuisés, leurs esprits encore vibrants de ce qu'ils viennent de partager. Dans quelques minutes, ils se lèveront, se nettoieront, retrouveront le monde normal. Mais pour l'instant, ils savourent ce moment suspendu où plus rien n'existe que la chaleur de leurs corps et le souvenir de cette transgression ultime.
Victoire sent le sperme qui continue de couler d'elle, tache le sol de l'atelier. Elle devrait avoir honte, se sentir sale. Au lieu de ça, elle ressent une forme de fierté sauvage. Elle vient de se donner à lui d'une manière totale, absolue. Plus de barrière, plus de limite. Juste deux corps qui explorent l'étendue de leur désir sans retenue.
« On recommencera ? »
La question lui échappe avant qu'elle ne puisse la retenir. Raphaël rit doucement, resserre son étreinte.
« Quand tu voudras. Chaque fois que tu voudras. »
Elle ferme les yeux, se laisse bercer par le rythme régulier de sa respiration. Demain, elle aura mal. Demain, elle se souviendra de chaque seconde de cette sodomie. Mais pour l'instant, elle se contente d'être là, dans ses bras, alors que les derniers rayons du soleil disparaissent derrière les toits de Paris.
A suivre…
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