Faux semblants (4)
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Faux semblants (4)
Chapitre IV
L'idée germe un soir dans l'atelier. Raphaël observe Victoire qui boutonne sa chemise, le corps encore tremblant de leur dernière étreinte.
« Tu as peur ? »
Elle se retourne, surprise.
« Peur de quoi ? »
« De ce qu'on fait. De ce que les gens diraient s'ils savaient. »
Victoire termine de s'habiller, se recoiffe. Redevient la commissaire-priseur irréprochable.
« Personne ne saura. »
« Justement. Si on baisait là où ça compte vraiment ? Dans ton monde. Entourés de tout ce luxe que tu vends aux enchères. »
La proposition la fait frissonner. L'idée est obscène. Et terriblement excitante.
« Tu es fou. »
« Tu en as envie. Je le vois. »
Il a raison. Bien sûr qu'il a raison. Elle imagine déjà la scène. Les réserves après la fermeture. Les millions d'euros d'œuvres d'art témoins silencieux de leur transgression.
Deux jours plus tard, elle lui envoie un message. « Ce soir. Vingt-trois heures. Porte de service. »
Il arrive à l'heure, vêtu de noir comme un cambrioleur. Elle le fait entrer, referme derrière lui. Ils traversent les couloirs déserts. Leurs pas résonnent sur le marbre. L'alarme est désactivée. Ils sont seuls au milieu d'une fortune.
« Par où on commence ? »
Victoire le guide vers la salle principale. Demain, une vente importante. Les meubles sont déjà disposés. Une commode Louis XV estimée à cent mille euros trône au centre. Des tableaux de maîtres ornent les murs. Un lustre en cristal de Bohème diffuse une lumière tamisée.
Raphaël s'approche de la commode, passe sa main sur le bois précieux.
« Magnifique. »
« Ne la touche pas. »
« Pourquoi ? C'est pas pour ça qu'on est là ? »
Raphaël la plaque contre la commode Louis XV avec une urgence qui la prend par surprise. Ses mains remontent le long de ses hanches, agrippent sa taille, la maintiennent fermement contre le meuble précieux. Elle sent la chaleur de son corps à travers le tissu de sa chemise, la dureté de son torse contre son dos. Son souffle chaud effleure sa nuque, fait naître une chair de poule qui descend le long de sa colonne vertébrale.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
Sa voix tremble. Pas de peur. D'anticipation. Il ne répond pas. Ses mains remontent, défont les boutons de son tailleur avec une impatience qui contraste avec sa précision habituelle. Le tissu glisse de ses épaules. Il l'arrache presque, le jette sur le sol sans un regard. Puis il s'attaque à sa chemise. Les boutons sautent sous ses doigts fébriles. Deux d'entre eux roulent sur le parquet ciré, disparaissent sous une console Empire.
« Raphaël, on ne peut pas... pas ici... »
Elle proteste, mais c'est faible. Une protestation de façade. Son corps, lui, dit tout le contraire. Ses tétons durcissent sous le soutien-gorge de dentelle noire. Entre ses cuisses, elle sent l'humidité monter, inexorable. Raphaël le sait. Il le sent. Ses mains descendent, relèvent sa jupe jusqu'à la taille en un mouvement brusque. Le tissu se froisse, révèle ses bas autofixants, la dentelle qui court sur ses cuisses.
« Penche-toi. »
Ce n'est pas une question. C'est un ordre. Un ordre qu'elle obéit sans réfléchir. Ses paumes se posent sur le bois verni de la commode. Le contact est frais contre sa peau qui brûle déjà. Elle sent le bord du meuble s'enfoncer légèrement dans son ventre. Derrière elle, Raphaël s'agenouille. Ses mains remontent le long de ses mollets, s'attardent sur la dentelle de ses bas, glissent sur la peau nue au-dessus.
« Tu trembles. »
« C'est toi qui me fais trembler. »
Ses doigts accrochent l'élastique de sa culotte. La font descendre lentement, révèlent centimètre par centimètre son sexe déjà gonflé de désir. Le tissu glisse le long de ses cuisses, tombe sur ses chevilles. Elle l'enjambe, se retrouve exposée dans la salle des ventes, penchée sur un meuble qui vaut une fortune, le cœur battant à se rompre.
Raphaël écarte ses jambes. Ses mains sont fermes sur ses cuisses, les ouvrent plus largement. Elle sent l'air frais de la salle sur son intimité humide. La sensation la fait frissonner. Puis elle sent son souffle. Chaud. Tout proche. Il n'est qu'à quelques centimètres de son sexe. Elle retient sa respiration, attend.
La première touche de sa langue la fait gémir malgré elle. Il lèche doucement, explore ses lèvres gonflées avec une lenteur calculée. Sa langue glisse entre ses plis, recueille le liquide qui perle déjà. Le goût la fait grogner contre elle. Salée. Musquée. Absolument Victoire.
« Tu es déjà trempée. On vient à peine de commencer. »
« Ta faute. »
Il rit contre son sexe. La vibration fait courir une décharge électrique le long de ses cuisses. Puis il s'applique vraiment. Sa langue trouve son clitoris, déjà dur et gonflé. Il le lèche avec de longs coups réguliers. Puis en cercles. Puis il le suce entre ses lèvres, crée une pression délicieuse qui la fait se cambrer.
Victoire s'accroche au bois de la commode. Ses ongles vernis grattent la surface vernie. Elle devrait protester. Ils sont dans la maison de ventes. N'importe qui pourrait entrer. Un vigile qui fait sa ronde. Le directeur qui a oublié quelque chose. Mais elle s'en fout. Tout ce qui compte, c'est la bouche de Raphaël sur elle, sa langue qui la dévore avec une application qui la rend folle.
Il écarte ses lèvres avec ses doigts, expose davantage son clitoris. Le suce plus fort. Puis il insert un doigt en elle, sans prévenir. Elle crie, le son résonne dans la salle vide. Son sexe se contracte autour de l'intrusion, l'accueille, le réclame. Il ajoute un deuxième doigt, les enfonce profondément.
« Raphaël... on ne peut vraiment pas... »
« Bien sûr qu'on peut. »
Ses doigts bougent en elle, vont et viennent avec un rythme régulier. Ils sont longs, habiles, courbés exactement comme il faut pour frotter contre ce point en elle qui la fait voir des étoiles. Sa langue ne quitte pas son clitoris, maintient une stimulation constante qui la pousse inexorablement vers l'orgasme.
Elle sent la montée familière. La chaleur qui part de son bas-ventre, irradie dans tout son corps. Ses cuisses tremblent. Ses bras peinent à la maintenir en place. Elle se mord le poing, tente désespérément de retenir les gémissements qui montent de sa gorge.
Mais Raphaël ne lui laisse aucun répit. Ses doigts accélèrent, martèlent ce point sensible avec une précision chirurgicale. Sa bouche aspire son clitoris plus fort. La double stimulation la fait basculer. L'orgasme explose comme une bombe. Elle jouit en mordant son poing, le corps secoué de spasmes violents. Ses jambes flanchent, elle s'effondrerait si le meuble ne la soutenait pas.
Les contractions se succèdent, vague après vague. Elle sent son sexe pulser autour des doigts de Raphaël, expulser du liquide qui coule sur sa main, dégouline le long de ses cuisses. Il continue de la lécher pendant qu'elle jouit, prolongeant son plaisir jusqu'à ce qu'elle le supplie d'arrêter.
Quand les derniers spasmes s'apaisent, elle reste penchée sur la commode, haletante, incapable de bouger. Elle entend Raphaël se relever derrière elle. Le bruit de sa ceinture qu'il défait. La fermeture éclair qu'il baisse. Le froissement de son pantalon qui tombe.
« Attends... laisse-moi reprendre mon souffle... »
« Non. »
Son sexe trouve son entrée. Il est dur, épais, brûlant. Il la pénètre d'un seul coup de reins, s'enfonce jusqu'à la garde. Elle crie, les mains agrippées au bois précieux. La commode glisse légèrement sur le parquet ciré, grince contre le sol.
« Attention, elle va tomber... »
« Je m'en fous. »
Il se retire presque entièrement, puis s'enfonce à nouveau. Profondément. Brutalement. La force de sa poussée la plaque contre le meuble. Elle sent le bord s'enfoncer dans son ventre, la douleur aigüe qui se mêle au plaisir. Ses seins écrasés contre le bois, la dentelle de son soutien-gorge qui frotte contre ses tétons sensibles.
Raphaël agrippe ses hanches. Ses doigts s'enfoncent dans sa chair, la maintiennent exactement où il la veut. Il la baise avec une violence contenue qui contraste avec sa douceur habituelle. Chaque coup de reins est un choc qui résonne dans tout son corps. Elle entend le bruit obscène de leurs chairs qui se rencontrent, le claquement rythmique qui emplit la salle.
« Tu sens ça ? Tu sens comme tu es serrée ? »
Elle ne peut pas répondre. Juste gémir. Son sexe encore sensible de son premier orgasme s'adapte difficilement à l'intrusion. Il est trop gros, trop profond. Mais en même temps, c'est exactement ce dont elle a besoin. Être remplie. Prise. Possédée.
La commode bouge à chaque poussée. Glisse centimètre par centimètre sur le parquet. Victoire entend le bruit du bois contre le sol, le grincement qui menace de devenir fracas. Elle devrait s'inquiéter. Cent mille euros de meuble précieux qui risque de tomber, de se briser. Mais elle s'en fout. Tout ce qui compte, c'est le sexe de Raphaël qui la pilonne, qui la remplit, qui la fait sienne.
Il se penche sur elle, colle son torse contre son dos. Sa bouche trouve son oreille, mordille le lobe. Sa respiration est saccadée, chaude contre sa peau moite.
« Tu es magnifique comme ça. Penchée sur ce meuble qui vaut une fortune. La culotte aux chevilles. Le corps qui tremble. »
« Raphaël... »
« Dis-moi ce que tu veux. »
« Plus fort. »
Il obéit. Accélère le rythme. Ses coups de reins deviennent plus brutaux, plus profonds. Une de ses mains quitte sa hanche, remonte le long de son dos. Attrape ses cheveux, tire sa tête en arrière. La cambrure force son dos à s'arquer, change l'angle de pénétration. Il la touche encore plus profondément.
La douleur dans son cuir chevelu se mêle au plaisir dans son sexe. Victoire sent le deuxième orgasme monter, différent du premier. Plus sombre. Plus violent. Il part des profondeurs de son ventre, irradie dans chaque terminaison nerveuse.
« Je vais jouir... »
« Vas-y, viens. »
L'autorisation la libère. L'orgasme la frappe comme un train. Plus puissant que le premier. Son sexe se contracte violemment autour de celui de Raphaël, le serre dans un étau. Elle crie, incapable de se retenir. Le son résonne dans toute la salle, monte jusqu'aux hauts plafonds.
Raphaël jouit au même moment. Elle le sent se déverser en elle, pulser au rythme de ses propres contractions. Son sperme chaud emplit son sexe, coule, déborde, dégouline le long de ses cuisses. Il grogne contre son oreille, un son animal qui la fait frissonner.
Ils restent immobiles un long moment. Lui enfoncé en elle jusqu'à la garde. Elle penchée sur la commode, le corps secoué de frissons résiduels. Leurs respirations se mêlent, saccadées, bruyantes dans le silence de la salle.
Puis, lentement, Raphaël se retire. Elle sent son sexe glisser hors d'elle, laissant un vide qu'elle n'aime pas. Le sperme coule plus abondamment, tache la dentelle de ses bas, goutte sur le parquet ciré. Elle devrait s'inquiéter. Nettoyer. Effacer toute trace. Mais pour l'instant, elle reste juste là, penchée sur le meuble, incapable de bouger.
Raphaël la retourne doucement face à lui. Ses mains sont tendres maintenant, presque révérencieuses. Il la regarde avec une intensité qui la met à nu plus que son corps dénudé. Ses yeux gris scrutent son visage, comme s'il cherchait à mémoriser chaque détail.
« Tu es incroyable. »
Elle ne répond pas. Ne sait pas quoi dire. À la place, elle se laisse aller contre lui, pose sa tête contre son torse. Sent son cœur qui bat encore trop fort. Ses bras l'enveloppent, la tiennent serrée. Pour un moment, il n'y a qu'eux deux. Pas la maison de ventes. Pas les millions d'euros d'œuvres d'art qui les entourent. Pas le danger d'être découverts. Juste eux.
Mais la réalité finit par s'imposer. Victoire frissonne, prend conscience de l'air frais sur sa peau nue. Elle se redresse, regarde autour d'elle. Ses vêtements éparpillés sur le sol. La commode légèrement déplacée. La trace humide sur le parquet.
« Montre-moi autre chose. »
Ils traversent la salle, s'arrêtent devant un Delacroix. Une scène orientaliste, des femmes au bain. Le tableau vaut une fortune. Raphaël plaque Victoire contre le mur, juste à côté de l'œuvre encadrée.
« Si on le touchait ? »
« N'y pense même pas. »
« Pourquoi ? Il est sous verre. Regarde. »
Il pose sa main sur le cadre doré, ses doigts glissent lentement sur le bois précieux. Le verre qui protège la toile capte le reflet de ses yeux gris. Victoire retient son souffle. Chaque muscle de son corps se contracte. Un seul faux mouvement. Un seul. Et le Delacroix estimé à trois cent mille euros pourrait tomber. Sa carrière pulvérisée. Sa réputation anéantie. Tout ce qu'elle a construit pendant des années réduit en poussière.
Mais en même temps, cette peur la traverse comme un courant électrique. Son sexe pulse encore du rythme de la pénétration qu'il vient de lui infliger contre la commode. Elle sent son sperme couler le long de ses cuisses, humide et chaud sous sa jupe retroussée. Le danger l'excite d'une façon qu'elle ne peut plus ignorer. Plus qu'exciter. Il la consume.
« Tu as peur ? »
La voix de Raphaël est un murmure rauque contre sa nuque. Il se tient derrière elle maintenant, son corps tout proche sans la toucher encore. Elle sent sa chaleur. Sent l'odeur de leur sexe qui émane de lui. Térébenthine et sueur et quelque chose de plus animal.
« Oui. »
« Bien. »
Il s'agenouille devant elle avec une lenteur calculée. Ses mains remontent le long de ses mollets, glissent sur ses genoux. Elle frissonne. Chaque centimètre de peau qu'il touche s'embrase. Il retrousse sa jupe jusqu'à la taille, dévoile ses cuisses maculées. Son regard s'attarde sur les traces blanches qui descendent jusqu'à mi-cuisse.
« Regarde-toi. Tu portes mon empreinte. »
Sa bouche trouve la face interne de sa cuisse gauche. Il lèche lentement, recueillant son propre sperme mêlé à la cyprine de Victoire. Le geste est obscène. Tellement intime qu'elle a envie de reculer. Mais ses jambes ne lui obéissent plus. Elle reste figée, une main posée sur le cadre du Delacroix, l'autre cherchant un appui sur le mur.
« Tu as le goût de nous deux. Salé. Musqué. Comme si on ne faisait qu'un. »
Sa langue remonte plus haut. Effleure l'intérieur de sa cuisse droite. Lèche là aussi, nettoie les traces de leur union. Victoire sent ses jambes trembler. Chaque coup de langue envoie une décharge directement vers son clitoris déjà gonflé. Elle est tellement sensible maintenant. Trop sensible.
Il écarte ses cuisses davantage. Son souffle chaud effleure son sexe nu. Elle a retiré sa culotte dans l'ascenseur. Elle pend encore de sa poche. Raphaël inspire profondément, comme s'il voulait s'emplir de son odeur.
« Tu es trempée. »
« C'est... c'est parce que... »
« Parce que je viens de te baiser. Je sais. Et maintenant, je vais nettoyer le désordre que j'ai fait. »
Sa langue plonge entre ses lèvres. Le contact est brutal, direct. Il lèche son sexe avec de longs coups de langue qui partent de son périnée jusqu'à son clitoris. Elle gémit, s'accroche plus fort au cadre. Le bois doré est froid sous ses doigts moites. En face d'elle, la toile représente des femmes au bain. Ironique. Elle est là, debout dans la salle de vente la plus prestigieuse de Paris, en train de se faire dévorer par un faussaire repenti.
Raphaël suce ses lèvres une à une. Les aspire dans sa bouche, les lèche, les mordille légèrement. Sa langue s'enfonce en elle, recueille le mélange de leurs fluides. Il gémit contre son sexe, la vibration résonne dans tout son bassin. Elle sent son propre goût, salé et légèrement acide, mêlé au goût plus âcre de son sperme. L'idée qu'il les mélange dans sa bouche la fait frissonner.
« Mon Dieu... »
« Pas de Dieu ici. Juste toi et moi. »
Il trouve son clitoris. Le lèche avec la pointe de sa langue, des cercles lents qui l'affolent. Elle se cambre involontairement, pousse son bassin vers sa bouche. Il recule légèrement, refuse de lui donner ce qu'elle veut. La frustration la traverse comme une vague brûlante.
« S'il te plaît... »
« S'il te plaît quoi ? »
« Lèche-moi. »
« Je te lèche. »
« Plus fort. Plus... oh... »
Il aspire son clitoris dans sa bouche. Suce avec une pression constante qui la fait hurler. Ses doigts glissent sur le cadre doré, cherchent une prise. Le tableau bouge légèrement. Elle se fige.
« Ne t'arrête pas. »
« Le tableau... »
« Je m'en fous du tableau. »
Il suce plus fort. Sa langue bat contre son bouton gonflé avec une régularité qui la rend folle. Elle sent l'orgasme monter, différent du précédent. Plus profond. Il irradie dans ses cuisses, remonte le long de sa colonne vertébrale.
Raphaël insert deux doigts en elle. Pas doucement. D'un coup. Elle crie, tire sur le cadre sans s'en rendre compte. Le Delacroix oscille dangereusement sur son crochet. Mais elle ne peut plus s'arrêter. Ses doigts vont et viennent, courbent pour trouver ce point qu'il connaît maintenant par cœur. Celui qui la fait voir des étoiles.
« Jouis pour moi. Maintenant. »
L'ordre la fait basculer. L'orgasme explose comme une bombe. Elle hurle, ses jambes se dérobent. Elle s'effondrerait si ses mains n'agrippaient pas le cadre. Le tableau balance violemment. Elle entend le craquement du bois contre le mur. Le crochet qui grince. Mais elle ne peut rien faire. Son corps se convulse, échappe totalement à son contrôle.
Les spasmes semblent durer une éternité. Raphaël ne retire pas ses doigts, continue de la stimuler pendant qu'elle jouit. Chaque contraction de son sexe autour de ses doigts arrache un nouveau gémissement. Elle sent un liquide chaud couler sur sa main. Elle jouit tellement qu'elle dégouline littéralement sur lui.
Quand les tremblements s'apaisent enfin, elle réalise ce qu'elle vient de faire. Le tableau pend de travers. Le cadre a laissé une marque sur le mur. Elle se précipite, le remet droit avec des mains tremblantes. Vérifie frénétiquement. Le verre intact. Le cadre intact. Juste un léger déplacement. Rien de cassé. Rien d'irrémédiable.
« Merde. Merde. Merde. »
Elle se retourne vers Raphaël. Il est toujours à genoux, la bouche et le menton luisants de leurs fluides mêlés. Il se lèche les lèvres lentement, savourant. Ses yeux gris la fixent avec une intensité qui la transperce.
« On devrait arrêter. »
« Pourquoi ? On vient juste de commencer. »
« Tu ne comprends pas. Si quelqu'un découvre... si on abîme quelque chose... »
« Personne ne découvrira rien. Et puis... » Il se relève, s'approche d'elle. « Tu adores ça. Le danger. La transgression. L'idée qu'on pourrait se faire prendre. »
Il a raison. Bien sûr qu'il a raison. Son corps tremble encore de l'orgasme qu'elle vient d'avoir. Le plus intense de sa vie. Et c'était précisément à cause du danger. Parce qu'elle risquait tout.
« Je... je ne peux pas. Pas ici. Pas maintenant. »
« Alors emmène-moi ailleurs. »
Il la défie du regard. Elle sait qu'elle devrait refuser. Qu'elle devrait le mettre dehors, nettoyer les traces de leur passage, rentrer chez elle et oublier cette folie. Mais au lieu de ça, elle entend sa propre voix dire:
« L'ascenseur. »
« L'ascenseur de service ? »
« Oui. »
Elle rajuste sa jupe, passe une main dans ses cheveux. Tente de retrouver un semblant de dignité. Mais quand elle marche, elle sent le sperme et sa propre cyprine couler sur ses cuisses. Elle n'a pas remis sa culotte. Elle marche dans les couloirs de la maison de ventes, nue sous sa jupe, maculée de leurs fluides, suivie par un homme qui vient de la faire jouir contre un tableau de maître.
L'excitation ne redescend pas. Au contraire. À chaque pas, elle monte d'un cran. Quand ils atteignent l'ascenseur de service, elle tremble déjà à nouveau de désir. Elle presse le bouton d'appel. Les portes s'ouvrent dans un sifflement métallique. Ils entrent. Raphaël appuie sur le bouton du quatrième étage, puis sur le bouton d'arrêt d'urgence entre le troisième et le quatrième.
L'ascenseur se fige dans un soubresaut. Le silence s'installe, troublé seulement par leurs respirations.
« Personne ne viendra ? »
« Pas avant demain matin. L'alarme ne se déclenche que si on force les portes. »
Raphaël sourit. Un sourire carnassier. Il s'approche, la plaque contre la paroi métallique. Le métal est froid contre son dos. Contraste avec la chaleur de son corps contre sa poitrine. Il l'embrasse avec une violence qui lui coupe le souffle. Ses mains remontent sous sa jupe, agrippent ses fesses nues.
« À mon tour. »
Elle le repousse légèrement, s'agenouille devant lui. À son tour de prendre le contrôle. Ses mains défont sa ceinture, baissent son pantalon. Son sexe jaillit, à moitié dur, luisant encore de leurs fluides précédents. Elle le prend dans sa main, le caresse lentement. Sent le pouls battre sous ses doigts. Il durcit rapidement, gonfle dans sa paume.
Elle le porte à sa bouche, lèche la hampe de bas en haut. Le goût est fort. Salé. Musqué. Elle retrouve son propre goût mêlé au sien. L'idée qu'elle lèche les traces de leur union précédente la fait mouiller à nouveau. Elle sent sa cyprine couler sur ses cuisses.
« Prends-moi dans ta bouche. Toute entière. »
Elle ouvre plus grand, l'engloutit jusqu'à ce que le gland touche le fond de sa gorge. Elle manque de s'étouffer, se retire un peu. Respire par le nez. Puis recommence. Trouve le rythme. Va-et-vient lents, profonds. Sa main masse la base pendant que sa bouche travaille le reste.
Raphaël gémit au-dessus d'elle. Ses doigts s'enfouissent dans ses cheveux, guident ses mouvements. Il pousse doucement vers le fond de sa gorge. Elle se détend, le laisse faire. Les larmes montent à ses yeux. La salive coule sur son menton. Mais elle ne s'arrête pas. Elle veut le faire jouir. Veut le sentir se répandre dans sa bouche.
« Tu es tellement bonne. Tellement parfaite. »
Elle accélère. Suce plus fort. Sa langue masse le frein à chaque passage. Il durcit encore plus, gonfle dans sa bouche. Elle sent ses testicules se contracter sous sa paume. Il est proche. Tellement proche.
Et soudain, il se retire. La relève brutalement. La retourne face à la paroi métallique. Relève sa jupe, écarte ses jambes d'un coup de genou. La pénètre d'un seul coup de reins.
Elle crie. Le son résonne dans l'espace confiné de l'ascenseur. Il la baise avec une brutalité qu'il n'avait pas encore montrée. Chaque coup de reins la cloue contre le métal froid. Ses seins comprimés contre la paroi, ses paumes qui cherchent une prise sur la surface lisse. Elle n'en trouve pas. Elle est totalement à sa merci.
« C'est ça que tu veux ? Être prise comme ça ? Brutalement ? Sans tendresse ? »
« Oui... oui... »
« Dis-le. »
« Je veux que tu me baises. Fort. Encore plus fort. »
Il obéit. Ses hanches claquent contre ses fesses avec un bruit obscène. Le son se répercute contre les parois. Comme s'ils n'étaient pas seuls. Comme si une dizaine de personnes les regardaient baiser dans cet espace minuscule.
Victoire sent un nouvel orgasme monter. Impossible. Elle vient à peine de jouir il y a quelques minutes. Mais son corps ne ment pas. La tension s'accumule dans son ventre, irradie vers son sexe. Elle glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris gonflé. Se masturbe pendant qu'il la pilonne.
« Touche-toi. Jouis encore pour moi. Je veux te sentir te contracter autour de ma queue. »
Les mots crus la font basculer. L'orgasme la frappe comme un tsunami. Elle hurle, se contracte autour de lui avec une force qui les surprend tous les deux. Il jouit au même moment, se déverse en elle en grognant son nom. Ses doigts s'enfoncent dans ses hanches, la maintiennent collée à lui pendant qu'il se vide.
Ils restent enlacés ainsi, haletants, en sueur. Le métal froid contre sa peau brûlante. Son sexe encore palpitant en elle. Son sperme qui coule déjà, rejoint celui de tout à l'heure. Elle est remplie de lui. Marquée. Possédée.
Quand il se retire enfin, elle sent le vide. Le manque. Comme si une partie d'elle partait avec lui. Elle se retourne, s'adosse à la paroi. Ses jambes tremblent tellement qu'elle peut à peine tenir debout. Il la regarde avec une intensité qui la transperce.
« Tu es magnifique comme ça. »
« Comment ? »
« Défaite. Vulnérable. Authentique. »
Le mot résonne entre eux. Authentique. Tout ce qu'elle a cherché à cacher pendant des années. Et maintenant, elle est là, nue sous sa jupe, remplie du sperme d'un faussaire, dans un ascenseur bloqué d'une maison de ventes. Plus fausse que jamais. Et pourtant, plus vraie qu'elle ne l'a jamais été.
« Continue. Emmène-moi ailleurs. »
Elle remet l'ascenseur en marche. Ils montent au dernier étage, celui des bureaux. Elle le conduit jusqu'à la salle du commissaire-priseur. Le pupitre en acajou domine l'espace. Derrière, une estrade. Devant, des rangées de chaises vides.
« C'est là que tu officie ? »
« Oui. »
Il monte sur l'estrade, s'assoit au pupitre. Mime un coup de marteau imaginaire.
« Adjugé. Pour une nuit entière avec Victoire de Montlhéry. »
Elle rit malgré elle. Monte le rejoindre, s'assoit sur le pupitre face à lui. Écarte les jambes.
« Combien tu m'estimes ? »
« Inestimable. Mais si je devais chiffrer... une fortune. »
Il glisse une main entre ses cuisses, découvre son sexe trempé, gonflé par les multiples pénétrations de la soirée. Les lèvres sont enflées, sensibles au moindre contact. Elle frissonne quand ses doigts effleurent son clitoris durci. Il la caresse doucement, presque tendrement, un contraste saisissant avec la brutalité de leurs ébats précédents. Ses doigts glissent dans la cyprine abondante qui coule encore d'elle, se mêlant aux restes de son sperme des pénétrations précédentes.
Elle ferme les yeux, s'abandonne à la sensation. Son corps est épuisé mais réagit encore, comme programmé pour répondre à son toucher. Il trace des cercles lents autour de son bouton gonflé, varie la pression, joue avec les zones les plus sensibles. Elle gémit doucement, la tête renversée en arrière.
« Je veux te baiser ici. Sur ton trône. »
La phrase tombe comme une sentence. Victoire rouvre les yeux, le regarde. Son visage est sérieux, déterminé. Il veut la posséder là, sur le symbole même de son autorité professionnelle.
« Ce n'est pas un trône. »
Sa voix tremble légèrement. L'idée devrait la choquer. Au lieu de ça, elle sent une nouvelle vague d'excitation monter en elle.
« Pour moi, si. C'est là que tu domines. Que tu contrôles. Je veux te baiser là où tu es la plus puissante. Te faire perdre ce contrôle. »
Il retire sa main de son sexe, porte ses doigts à sa bouche. Les lèche lentement, goûtant leur mélange. Ses yeux ne quittent pas les siens.
« Descends. »
Elle obéit, glisse du pupitre. Ses jambes tremblent légèrement, affaiblies par les orgasmes précédents. Il la retourne face au meuble, la plie en deux sur le bois massif. Le contact du bois froid contre son ventre nu la fait sursauter. Il écarte ses jambes d'un coup de genou, expose son sexe luisant.
Raphaël recule d'un pas, admire la vue. Victoire pliée sur le pupitre, les fesses offertes, son sexe gonflé et trempé visible entre ses cuisses. Il peut voir les traces de leurs ébats précédents, le sperme qui coule encore lentement le long de ses cuisses. La scène est obscène et magnifique.
Il défait son pantalon une nouvelle fois, libère son sexe qui malgré la soirée intense est déjà semi-dur. Il se caresse lentement, le regard fixé sur le corps offert devant lui. Victoire l'entend, devine ce qu'il fait. Elle sent son propre désir renaître, improbable après tout ce qu'ils ont déjà fait.
Il s'approche, positionne son gland contre l'entrée de son sexe. Ne pousse pas encore. Juste frotte contre ses lèvres gonflées, enduit son membre de leur mélange. Elle sent la chaleur de son sexe contre le sien, le contact presque insupportable tant elle est sensible.
« Supplie-moi. »
« Quoi ? »
« Supplie-moi de te baiser sur ton pupitre. »
Elle devrait refuser. Mais au lieu de ça, elle entend sa propre voix, rauque et suppliante.
« S'il te plaît. Baise-moi. »
« Où ? »
« Ici. Sur mon pupitre. »
« Pourquoi ? »
« Parce que j'en ai besoin. Parce que je veux que tu me prennes là où je suis censée être intouchable. »
Il sourit, satisfait. Puis il la pénètre. Lentement. Si lentement. Centimètre par centimètre, son sexe s'enfonce en elle. Elle est tellement mouillée qu'il glisse sans résistance malgré l'étroitesse de son canal malmené par la soirée.
Elle sent chaque millimètre qui entre. La tête de son gland qui franchit l'entrée, élargit ses lèvres. Puis la tige, épaisse et chaude, qui remplit son sexe gonflé. Elle gémit, s'accroche au bord du pupitre. Le bois est dur sous ses paumes, ancré dans une réalité qui contraste violemment avec la sensation liquide de la pénétration.
Il continue, s'enfonce plus profondément. Elle sent son sexe la remplir complètement, toucher des zones déjà malmenées. Une douleur sourde se mêle au plaisir. Trop sensible, trop utilisée. Mais elle ne veut pas qu'il s'arrête.
Quand il est entièrement en elle, il marque une pause. Reste immobile, profondément enfoui dans son intimité. Elle sent son sexe palpiter à l'intérieur d'elle, chaque battement de son cœur transmis par son membre tendu. Ses propres muscles internes se contractent involontairement autour de lui, massent sa longueur.
« Tu sens ça ? Comme tu me serres ? Ton corps ne veut pas me laisser partir. »
Il bouge enfin. Lentement. Un retrait partiel, puis un retour en profondeur. Le mouvement est mesuré, presque paresseux. Il savoure chaque sensation, chaque centimètre de chair qui glisse contre la sienne.
Ses mains remontent le long de son dos, traces des chemins sur sa peau moite de sueur. Il trouve l'agrafe de son soutien-gorge, la défait d'un geste expert. Le tissu glisse, libère ses seins. Ils pendent sous elle, ballottent légèrement au rythme de ses coups de reins.
Il se penche en avant, modifie l'angle de pénétration. Ses mains contournent son buste, trouvent ses seins. Les pétrit, sent le poids dans ses paumes. Ses pouces cherchent les tétons, déjà durcis en pointes sensibles. Il les pince légèrement, les roule entre ses doigts.
« Ahh... »
Le gémissement lui échappe. La double stimulation - son sexe qui la remplit, ses mains qui torturent ses tétons - la submerge. Elle sent un nouvel orgasme se former, improbable, douloureux presque tant son corps est épuisé.
Il accélère légèrement le rythme, toujours lent mais plus appuyé. Chaque poussée la plaque un peu plus contre le pupitre. Le bord du meuble s'enfonce dans son ventre, crée une pression qui ajoute à l'intensité. Ses seins frottent contre le bois à chaque mouvement.
« Demain, quand tu seras là, debout devant tout le monde, tu te souviendras de ça. De comment je t'ai baisée sur ce pupitre. »
Sa voix est basse, rauque. Les mots tombent directement dans son oreille, chargés d'une obscénité que le ton calme rend encore plus perverse.
« Oui. »
Le mot sort comme un souffle. Elle imagine la scène. Demain, la salle pleine. Les collectionneurs en costumes, les dames en robes élégantes. Tous les regards tournés vers elle pendant qu'elle dirige la vente. Et elle, debout derrière ce même pupitre, portant en elle le souvenir de cette nuit. Sentant encore l'écho de son sexe en elle.
« Tu seras mouillée pendant toute la vente. »
« Oui. »
« À chaque fois que tu toucheras ce bois, tu te souviendras de comment il sentait contre ton ventre pendant que je te pilonnais. »
« Oui... »
La pensée l'excite terriblement. Le danger, l'obscénité, la transgression totale. Imaginer la salle pleine, les regards tournés vers elle, alors qu'elle portera en elle le souvenir le plus intime de cette nuit. Le secret brûlant entre ses cuisses pendant qu'elle adjugera des œuvres d'art à des milliers d'euros.
La vague de plaisir monte, mêlée à quelque chose de plus sombre. De la honte peut-être. Ou du triomphe. Elle ne sait plus. Tout se mélange dans une sensation unique qui l'emporte.
Raphaël sent le changement en elle. Sent ses muscles internes qui se contractent différemment, plus erratiques. Il accélère. Ses coups de reins deviennent plus brutaux, plus profonds. La lenteur calculée cède la place à quelque chose de plus primitif, plus urgent.
Il lâche ses seins, attrape ses cheveux. Enroule la masse soyeuse autour de son poing, tire. Sa tête part en arrière, son dos se cambre dans un arc presque douloureux. La nouvelle position change l'angle de pénétration, le fait cogner contre son col à chaque poussée.
« Regarde où tu es. Regarde ce que tu fais. »
Elle ouvre les yeux. Voit la salle du commissaire-priseur autour d'eux. Le pupitre en acajou précieux. Les rangées de chaises vides. L'estrade où elle se tient habituellement, digne et maîtrisée. Et maintenant, elle est là, pliée sur ce même pupitre, baisée comme une vulgaire putain.
L'orgasme explose. Différent des précédents. Plus douloureux, arraché d'un corps déjà épuisé. Elle crie, un son rauque qui résonne dans la salle vide. Ses muscles internes se contractent violemment autour du sexe de Raphaël, le serrent dans un étau de chair palpitante.
Il sent la contraction, sent comment elle le broie. Son propre orgasme monte, rapide et intense. Il lâche ses cheveux, agrippe ses hanches à deux mains. La pilonne sans merci, chaque coup de reins fait trembler le pupitre massif. Le bois craque sous leurs assauts.
Elle sent son sexe cogner contre son col, la douleur et le plaisir tellement mêlés qu'ils deviennent indissociables. Trop, c'est trop, mais elle ne veut pas qu'il s'arrête. Ne veut pas que ce moment se termine.
Raphaël jouit avec un grognement animal. Se déverse en elle pour la cinquième ou sixième fois de la soirée. Son sperme se mêle à tout ce qui est déjà là, déborde presque. Elle sent la chaleur qui se répand dans son intimité surchauffée, le liquide qui coule déjà entre leurs corps joints.
Il continue de bouger, chevauche son orgasme en elle. Ses mouvements deviennent plus lents, moins coordonnés. Puis il s'immobilise, reste profondément enfoui, le souffle court contre son dos.
Ils restent ainsi un long moment. Lui en elle, elle pliée sur le pupitre. Leurs respirations se calment progressivement. Elle sent le sperme qui coule d'elle, trop abondant pour être contenu. Il dégouline le long de ses cuisses, tombe sur le sol avec de petits bruits obscènes.
Raphaël se retire enfin. Lentement. Son sexe glisse hors d'elle dans un bruit mouillé. Elle gémit à la sensation de vide soudain. Immédiatement, un flot de leur mélange s'écoule d'elle, coule abondamment sur ses cuisses, forme une petite flaque sur le sol.
Il la relève doucement, la retourne. Elle s'appuie contre le pupitre, incapable de tenir debout sans support. Son sexe est gonflé, rouge, luisant de leurs fluides mêlés. Il y a même un peu de sang, signe que la soirée a été trop intense, trop prolongée.
Raphaël observe son œuvre. Victoire défaite, couverte de sueur et de sperme, les cuisses maculées, le regard vitreux. Belle dans sa destruction. Authentique dans sa vulnérabilité.
Il l'embrasse. Doucement, tendrement. Un contraste violent avec la brutalité de ce qu'ils viennent de faire. Elle répond au baiser, goûte sa propre saveur sur ses lèvres.
Quand ils s'écartent, ils regardent le pupitre. Le bois précieux porte les marques de leur passage. Des traces humides - sueur, sperme, cyprine. Des empreintes de mains. Une légère égratignure là où elle s'est accrochée trop fort.
« On devrait nettoyer. »
Victoire hoche la tête. Mais aucun d'eux ne bouge. Ils restent là, contemplant la preuve tangible de leur transgression. Demain, elle se tiendra derrière ce pupitre. Dirigera une vente importante. Et elle saura. Elle se souviendra. De chaque seconde de cette nuit. De comment il l'a possédée là où elle est censée être intouchable.
Et l'idée ne la dégoûte pas. Au contraire. Elle sent déjà l'anticipation monter. L'excitation de porter ce secret. De savoir que sous l'apparence lisse et professionnelle, elle cache une vérité brûlante.
Raphaël va chercher un chiffon. Nettoie soigneusement le pupitre, efface toute trace visible de leur passage. Mais ils savent tous les deux que le bois a absorbé leur essence. Que quelque chose d'invisible mais réel subsistera.
Victoire se rhabille lentement. Ses mouvements sont raides, son corps endolori. Entre ses cuisses, elle sent encore le sperme qui coule, trempant sa culotte neuve. Elle devrait aller aux toilettes, se nettoyer. Mais une part d'elle veut garder ça. Porter cette sensation avec elle en rentrant chez elle.
Ils quittent la salle ensemble. Éteignent les lumières, réactivent l'alarme. Dans le couloir, Raphaël la plaque contre le mur une dernière fois. L'embrasse avec une passion qui n'a pas diminué malgré les heures.
« À demain. »
« Tu viendras à la vente ? »
« Peut-être. Juste pour te voir debout derrière ton pupitre. Pour être le seul à savoir. »
L'idée fait naître un frisson le long de son échine. Elle l'embrasse à nouveau, puis s'écarte.
« Rentre bien chez toi. »
« Toi aussi. »
Ils se séparent dans la rue. Lui vers les Batignolles, elle vers son appartement du seizième. Victoire marche lentement, savourant la douleur délicieuse entre ses cuisses. Chaque pas lui rappelle ce qu'ils ont fait. Elle sent le sperme qui coule, imprègne sa culotte.
Demain, elle se tiendra derrière le pupitre. Dirigera la vente avec son professionnalisme habituel. Et personne ne saura. Personne ne devinera que sous l'apparence irréprochable, elle porte en elle le souvenir brûlant de la nuit. Le secret le plus intime, le plus obscène.
A suivre…
L'idée germe un soir dans l'atelier. Raphaël observe Victoire qui boutonne sa chemise, le corps encore tremblant de leur dernière étreinte.
« Tu as peur ? »
Elle se retourne, surprise.
« Peur de quoi ? »
« De ce qu'on fait. De ce que les gens diraient s'ils savaient. »
Victoire termine de s'habiller, se recoiffe. Redevient la commissaire-priseur irréprochable.
« Personne ne saura. »
« Justement. Si on baisait là où ça compte vraiment ? Dans ton monde. Entourés de tout ce luxe que tu vends aux enchères. »
La proposition la fait frissonner. L'idée est obscène. Et terriblement excitante.
« Tu es fou. »
« Tu en as envie. Je le vois. »
Il a raison. Bien sûr qu'il a raison. Elle imagine déjà la scène. Les réserves après la fermeture. Les millions d'euros d'œuvres d'art témoins silencieux de leur transgression.
Deux jours plus tard, elle lui envoie un message. « Ce soir. Vingt-trois heures. Porte de service. »
Il arrive à l'heure, vêtu de noir comme un cambrioleur. Elle le fait entrer, referme derrière lui. Ils traversent les couloirs déserts. Leurs pas résonnent sur le marbre. L'alarme est désactivée. Ils sont seuls au milieu d'une fortune.
« Par où on commence ? »
Victoire le guide vers la salle principale. Demain, une vente importante. Les meubles sont déjà disposés. Une commode Louis XV estimée à cent mille euros trône au centre. Des tableaux de maîtres ornent les murs. Un lustre en cristal de Bohème diffuse une lumière tamisée.
Raphaël s'approche de la commode, passe sa main sur le bois précieux.
« Magnifique. »
« Ne la touche pas. »
« Pourquoi ? C'est pas pour ça qu'on est là ? »
Raphaël la plaque contre la commode Louis XV avec une urgence qui la prend par surprise. Ses mains remontent le long de ses hanches, agrippent sa taille, la maintiennent fermement contre le meuble précieux. Elle sent la chaleur de son corps à travers le tissu de sa chemise, la dureté de son torse contre son dos. Son souffle chaud effleure sa nuque, fait naître une chair de poule qui descend le long de sa colonne vertébrale.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
Sa voix tremble. Pas de peur. D'anticipation. Il ne répond pas. Ses mains remontent, défont les boutons de son tailleur avec une impatience qui contraste avec sa précision habituelle. Le tissu glisse de ses épaules. Il l'arrache presque, le jette sur le sol sans un regard. Puis il s'attaque à sa chemise. Les boutons sautent sous ses doigts fébriles. Deux d'entre eux roulent sur le parquet ciré, disparaissent sous une console Empire.
« Raphaël, on ne peut pas... pas ici... »
Elle proteste, mais c'est faible. Une protestation de façade. Son corps, lui, dit tout le contraire. Ses tétons durcissent sous le soutien-gorge de dentelle noire. Entre ses cuisses, elle sent l'humidité monter, inexorable. Raphaël le sait. Il le sent. Ses mains descendent, relèvent sa jupe jusqu'à la taille en un mouvement brusque. Le tissu se froisse, révèle ses bas autofixants, la dentelle qui court sur ses cuisses.
« Penche-toi. »
Ce n'est pas une question. C'est un ordre. Un ordre qu'elle obéit sans réfléchir. Ses paumes se posent sur le bois verni de la commode. Le contact est frais contre sa peau qui brûle déjà. Elle sent le bord du meuble s'enfoncer légèrement dans son ventre. Derrière elle, Raphaël s'agenouille. Ses mains remontent le long de ses mollets, s'attardent sur la dentelle de ses bas, glissent sur la peau nue au-dessus.
« Tu trembles. »
« C'est toi qui me fais trembler. »
Ses doigts accrochent l'élastique de sa culotte. La font descendre lentement, révèlent centimètre par centimètre son sexe déjà gonflé de désir. Le tissu glisse le long de ses cuisses, tombe sur ses chevilles. Elle l'enjambe, se retrouve exposée dans la salle des ventes, penchée sur un meuble qui vaut une fortune, le cœur battant à se rompre.
Raphaël écarte ses jambes. Ses mains sont fermes sur ses cuisses, les ouvrent plus largement. Elle sent l'air frais de la salle sur son intimité humide. La sensation la fait frissonner. Puis elle sent son souffle. Chaud. Tout proche. Il n'est qu'à quelques centimètres de son sexe. Elle retient sa respiration, attend.
La première touche de sa langue la fait gémir malgré elle. Il lèche doucement, explore ses lèvres gonflées avec une lenteur calculée. Sa langue glisse entre ses plis, recueille le liquide qui perle déjà. Le goût la fait grogner contre elle. Salée. Musquée. Absolument Victoire.
« Tu es déjà trempée. On vient à peine de commencer. »
« Ta faute. »
Il rit contre son sexe. La vibration fait courir une décharge électrique le long de ses cuisses. Puis il s'applique vraiment. Sa langue trouve son clitoris, déjà dur et gonflé. Il le lèche avec de longs coups réguliers. Puis en cercles. Puis il le suce entre ses lèvres, crée une pression délicieuse qui la fait se cambrer.
Victoire s'accroche au bois de la commode. Ses ongles vernis grattent la surface vernie. Elle devrait protester. Ils sont dans la maison de ventes. N'importe qui pourrait entrer. Un vigile qui fait sa ronde. Le directeur qui a oublié quelque chose. Mais elle s'en fout. Tout ce qui compte, c'est la bouche de Raphaël sur elle, sa langue qui la dévore avec une application qui la rend folle.
Il écarte ses lèvres avec ses doigts, expose davantage son clitoris. Le suce plus fort. Puis il insert un doigt en elle, sans prévenir. Elle crie, le son résonne dans la salle vide. Son sexe se contracte autour de l'intrusion, l'accueille, le réclame. Il ajoute un deuxième doigt, les enfonce profondément.
« Raphaël... on ne peut vraiment pas... »
« Bien sûr qu'on peut. »
Ses doigts bougent en elle, vont et viennent avec un rythme régulier. Ils sont longs, habiles, courbés exactement comme il faut pour frotter contre ce point en elle qui la fait voir des étoiles. Sa langue ne quitte pas son clitoris, maintient une stimulation constante qui la pousse inexorablement vers l'orgasme.
Elle sent la montée familière. La chaleur qui part de son bas-ventre, irradie dans tout son corps. Ses cuisses tremblent. Ses bras peinent à la maintenir en place. Elle se mord le poing, tente désespérément de retenir les gémissements qui montent de sa gorge.
Mais Raphaël ne lui laisse aucun répit. Ses doigts accélèrent, martèlent ce point sensible avec une précision chirurgicale. Sa bouche aspire son clitoris plus fort. La double stimulation la fait basculer. L'orgasme explose comme une bombe. Elle jouit en mordant son poing, le corps secoué de spasmes violents. Ses jambes flanchent, elle s'effondrerait si le meuble ne la soutenait pas.
Les contractions se succèdent, vague après vague. Elle sent son sexe pulser autour des doigts de Raphaël, expulser du liquide qui coule sur sa main, dégouline le long de ses cuisses. Il continue de la lécher pendant qu'elle jouit, prolongeant son plaisir jusqu'à ce qu'elle le supplie d'arrêter.
Quand les derniers spasmes s'apaisent, elle reste penchée sur la commode, haletante, incapable de bouger. Elle entend Raphaël se relever derrière elle. Le bruit de sa ceinture qu'il défait. La fermeture éclair qu'il baisse. Le froissement de son pantalon qui tombe.
« Attends... laisse-moi reprendre mon souffle... »
« Non. »
Son sexe trouve son entrée. Il est dur, épais, brûlant. Il la pénètre d'un seul coup de reins, s'enfonce jusqu'à la garde. Elle crie, les mains agrippées au bois précieux. La commode glisse légèrement sur le parquet ciré, grince contre le sol.
« Attention, elle va tomber... »
« Je m'en fous. »
Il se retire presque entièrement, puis s'enfonce à nouveau. Profondément. Brutalement. La force de sa poussée la plaque contre le meuble. Elle sent le bord s'enfoncer dans son ventre, la douleur aigüe qui se mêle au plaisir. Ses seins écrasés contre le bois, la dentelle de son soutien-gorge qui frotte contre ses tétons sensibles.
Raphaël agrippe ses hanches. Ses doigts s'enfoncent dans sa chair, la maintiennent exactement où il la veut. Il la baise avec une violence contenue qui contraste avec sa douceur habituelle. Chaque coup de reins est un choc qui résonne dans tout son corps. Elle entend le bruit obscène de leurs chairs qui se rencontrent, le claquement rythmique qui emplit la salle.
« Tu sens ça ? Tu sens comme tu es serrée ? »
Elle ne peut pas répondre. Juste gémir. Son sexe encore sensible de son premier orgasme s'adapte difficilement à l'intrusion. Il est trop gros, trop profond. Mais en même temps, c'est exactement ce dont elle a besoin. Être remplie. Prise. Possédée.
La commode bouge à chaque poussée. Glisse centimètre par centimètre sur le parquet. Victoire entend le bruit du bois contre le sol, le grincement qui menace de devenir fracas. Elle devrait s'inquiéter. Cent mille euros de meuble précieux qui risque de tomber, de se briser. Mais elle s'en fout. Tout ce qui compte, c'est le sexe de Raphaël qui la pilonne, qui la remplit, qui la fait sienne.
Il se penche sur elle, colle son torse contre son dos. Sa bouche trouve son oreille, mordille le lobe. Sa respiration est saccadée, chaude contre sa peau moite.
« Tu es magnifique comme ça. Penchée sur ce meuble qui vaut une fortune. La culotte aux chevilles. Le corps qui tremble. »
« Raphaël... »
« Dis-moi ce que tu veux. »
« Plus fort. »
Il obéit. Accélère le rythme. Ses coups de reins deviennent plus brutaux, plus profonds. Une de ses mains quitte sa hanche, remonte le long de son dos. Attrape ses cheveux, tire sa tête en arrière. La cambrure force son dos à s'arquer, change l'angle de pénétration. Il la touche encore plus profondément.
La douleur dans son cuir chevelu se mêle au plaisir dans son sexe. Victoire sent le deuxième orgasme monter, différent du premier. Plus sombre. Plus violent. Il part des profondeurs de son ventre, irradie dans chaque terminaison nerveuse.
« Je vais jouir... »
« Vas-y, viens. »
L'autorisation la libère. L'orgasme la frappe comme un train. Plus puissant que le premier. Son sexe se contracte violemment autour de celui de Raphaël, le serre dans un étau. Elle crie, incapable de se retenir. Le son résonne dans toute la salle, monte jusqu'aux hauts plafonds.
Raphaël jouit au même moment. Elle le sent se déverser en elle, pulser au rythme de ses propres contractions. Son sperme chaud emplit son sexe, coule, déborde, dégouline le long de ses cuisses. Il grogne contre son oreille, un son animal qui la fait frissonner.
Ils restent immobiles un long moment. Lui enfoncé en elle jusqu'à la garde. Elle penchée sur la commode, le corps secoué de frissons résiduels. Leurs respirations se mêlent, saccadées, bruyantes dans le silence de la salle.
Puis, lentement, Raphaël se retire. Elle sent son sexe glisser hors d'elle, laissant un vide qu'elle n'aime pas. Le sperme coule plus abondamment, tache la dentelle de ses bas, goutte sur le parquet ciré. Elle devrait s'inquiéter. Nettoyer. Effacer toute trace. Mais pour l'instant, elle reste juste là, penchée sur le meuble, incapable de bouger.
Raphaël la retourne doucement face à lui. Ses mains sont tendres maintenant, presque révérencieuses. Il la regarde avec une intensité qui la met à nu plus que son corps dénudé. Ses yeux gris scrutent son visage, comme s'il cherchait à mémoriser chaque détail.
« Tu es incroyable. »
Elle ne répond pas. Ne sait pas quoi dire. À la place, elle se laisse aller contre lui, pose sa tête contre son torse. Sent son cœur qui bat encore trop fort. Ses bras l'enveloppent, la tiennent serrée. Pour un moment, il n'y a qu'eux deux. Pas la maison de ventes. Pas les millions d'euros d'œuvres d'art qui les entourent. Pas le danger d'être découverts. Juste eux.
Mais la réalité finit par s'imposer. Victoire frissonne, prend conscience de l'air frais sur sa peau nue. Elle se redresse, regarde autour d'elle. Ses vêtements éparpillés sur le sol. La commode légèrement déplacée. La trace humide sur le parquet.
« Montre-moi autre chose. »
Ils traversent la salle, s'arrêtent devant un Delacroix. Une scène orientaliste, des femmes au bain. Le tableau vaut une fortune. Raphaël plaque Victoire contre le mur, juste à côté de l'œuvre encadrée.
« Si on le touchait ? »
« N'y pense même pas. »
« Pourquoi ? Il est sous verre. Regarde. »
Il pose sa main sur le cadre doré, ses doigts glissent lentement sur le bois précieux. Le verre qui protège la toile capte le reflet de ses yeux gris. Victoire retient son souffle. Chaque muscle de son corps se contracte. Un seul faux mouvement. Un seul. Et le Delacroix estimé à trois cent mille euros pourrait tomber. Sa carrière pulvérisée. Sa réputation anéantie. Tout ce qu'elle a construit pendant des années réduit en poussière.
Mais en même temps, cette peur la traverse comme un courant électrique. Son sexe pulse encore du rythme de la pénétration qu'il vient de lui infliger contre la commode. Elle sent son sperme couler le long de ses cuisses, humide et chaud sous sa jupe retroussée. Le danger l'excite d'une façon qu'elle ne peut plus ignorer. Plus qu'exciter. Il la consume.
« Tu as peur ? »
La voix de Raphaël est un murmure rauque contre sa nuque. Il se tient derrière elle maintenant, son corps tout proche sans la toucher encore. Elle sent sa chaleur. Sent l'odeur de leur sexe qui émane de lui. Térébenthine et sueur et quelque chose de plus animal.
« Oui. »
« Bien. »
Il s'agenouille devant elle avec une lenteur calculée. Ses mains remontent le long de ses mollets, glissent sur ses genoux. Elle frissonne. Chaque centimètre de peau qu'il touche s'embrase. Il retrousse sa jupe jusqu'à la taille, dévoile ses cuisses maculées. Son regard s'attarde sur les traces blanches qui descendent jusqu'à mi-cuisse.
« Regarde-toi. Tu portes mon empreinte. »
Sa bouche trouve la face interne de sa cuisse gauche. Il lèche lentement, recueillant son propre sperme mêlé à la cyprine de Victoire. Le geste est obscène. Tellement intime qu'elle a envie de reculer. Mais ses jambes ne lui obéissent plus. Elle reste figée, une main posée sur le cadre du Delacroix, l'autre cherchant un appui sur le mur.
« Tu as le goût de nous deux. Salé. Musqué. Comme si on ne faisait qu'un. »
Sa langue remonte plus haut. Effleure l'intérieur de sa cuisse droite. Lèche là aussi, nettoie les traces de leur union. Victoire sent ses jambes trembler. Chaque coup de langue envoie une décharge directement vers son clitoris déjà gonflé. Elle est tellement sensible maintenant. Trop sensible.
Il écarte ses cuisses davantage. Son souffle chaud effleure son sexe nu. Elle a retiré sa culotte dans l'ascenseur. Elle pend encore de sa poche. Raphaël inspire profondément, comme s'il voulait s'emplir de son odeur.
« Tu es trempée. »
« C'est... c'est parce que... »
« Parce que je viens de te baiser. Je sais. Et maintenant, je vais nettoyer le désordre que j'ai fait. »
Sa langue plonge entre ses lèvres. Le contact est brutal, direct. Il lèche son sexe avec de longs coups de langue qui partent de son périnée jusqu'à son clitoris. Elle gémit, s'accroche plus fort au cadre. Le bois doré est froid sous ses doigts moites. En face d'elle, la toile représente des femmes au bain. Ironique. Elle est là, debout dans la salle de vente la plus prestigieuse de Paris, en train de se faire dévorer par un faussaire repenti.
Raphaël suce ses lèvres une à une. Les aspire dans sa bouche, les lèche, les mordille légèrement. Sa langue s'enfonce en elle, recueille le mélange de leurs fluides. Il gémit contre son sexe, la vibration résonne dans tout son bassin. Elle sent son propre goût, salé et légèrement acide, mêlé au goût plus âcre de son sperme. L'idée qu'il les mélange dans sa bouche la fait frissonner.
« Mon Dieu... »
« Pas de Dieu ici. Juste toi et moi. »
Il trouve son clitoris. Le lèche avec la pointe de sa langue, des cercles lents qui l'affolent. Elle se cambre involontairement, pousse son bassin vers sa bouche. Il recule légèrement, refuse de lui donner ce qu'elle veut. La frustration la traverse comme une vague brûlante.
« S'il te plaît... »
« S'il te plaît quoi ? »
« Lèche-moi. »
« Je te lèche. »
« Plus fort. Plus... oh... »
Il aspire son clitoris dans sa bouche. Suce avec une pression constante qui la fait hurler. Ses doigts glissent sur le cadre doré, cherchent une prise. Le tableau bouge légèrement. Elle se fige.
« Ne t'arrête pas. »
« Le tableau... »
« Je m'en fous du tableau. »
Il suce plus fort. Sa langue bat contre son bouton gonflé avec une régularité qui la rend folle. Elle sent l'orgasme monter, différent du précédent. Plus profond. Il irradie dans ses cuisses, remonte le long de sa colonne vertébrale.
Raphaël insert deux doigts en elle. Pas doucement. D'un coup. Elle crie, tire sur le cadre sans s'en rendre compte. Le Delacroix oscille dangereusement sur son crochet. Mais elle ne peut plus s'arrêter. Ses doigts vont et viennent, courbent pour trouver ce point qu'il connaît maintenant par cœur. Celui qui la fait voir des étoiles.
« Jouis pour moi. Maintenant. »
L'ordre la fait basculer. L'orgasme explose comme une bombe. Elle hurle, ses jambes se dérobent. Elle s'effondrerait si ses mains n'agrippaient pas le cadre. Le tableau balance violemment. Elle entend le craquement du bois contre le mur. Le crochet qui grince. Mais elle ne peut rien faire. Son corps se convulse, échappe totalement à son contrôle.
Les spasmes semblent durer une éternité. Raphaël ne retire pas ses doigts, continue de la stimuler pendant qu'elle jouit. Chaque contraction de son sexe autour de ses doigts arrache un nouveau gémissement. Elle sent un liquide chaud couler sur sa main. Elle jouit tellement qu'elle dégouline littéralement sur lui.
Quand les tremblements s'apaisent enfin, elle réalise ce qu'elle vient de faire. Le tableau pend de travers. Le cadre a laissé une marque sur le mur. Elle se précipite, le remet droit avec des mains tremblantes. Vérifie frénétiquement. Le verre intact. Le cadre intact. Juste un léger déplacement. Rien de cassé. Rien d'irrémédiable.
« Merde. Merde. Merde. »
Elle se retourne vers Raphaël. Il est toujours à genoux, la bouche et le menton luisants de leurs fluides mêlés. Il se lèche les lèvres lentement, savourant. Ses yeux gris la fixent avec une intensité qui la transperce.
« On devrait arrêter. »
« Pourquoi ? On vient juste de commencer. »
« Tu ne comprends pas. Si quelqu'un découvre... si on abîme quelque chose... »
« Personne ne découvrira rien. Et puis... » Il se relève, s'approche d'elle. « Tu adores ça. Le danger. La transgression. L'idée qu'on pourrait se faire prendre. »
Il a raison. Bien sûr qu'il a raison. Son corps tremble encore de l'orgasme qu'elle vient d'avoir. Le plus intense de sa vie. Et c'était précisément à cause du danger. Parce qu'elle risquait tout.
« Je... je ne peux pas. Pas ici. Pas maintenant. »
« Alors emmène-moi ailleurs. »
Il la défie du regard. Elle sait qu'elle devrait refuser. Qu'elle devrait le mettre dehors, nettoyer les traces de leur passage, rentrer chez elle et oublier cette folie. Mais au lieu de ça, elle entend sa propre voix dire:
« L'ascenseur. »
« L'ascenseur de service ? »
« Oui. »
Elle rajuste sa jupe, passe une main dans ses cheveux. Tente de retrouver un semblant de dignité. Mais quand elle marche, elle sent le sperme et sa propre cyprine couler sur ses cuisses. Elle n'a pas remis sa culotte. Elle marche dans les couloirs de la maison de ventes, nue sous sa jupe, maculée de leurs fluides, suivie par un homme qui vient de la faire jouir contre un tableau de maître.
L'excitation ne redescend pas. Au contraire. À chaque pas, elle monte d'un cran. Quand ils atteignent l'ascenseur de service, elle tremble déjà à nouveau de désir. Elle presse le bouton d'appel. Les portes s'ouvrent dans un sifflement métallique. Ils entrent. Raphaël appuie sur le bouton du quatrième étage, puis sur le bouton d'arrêt d'urgence entre le troisième et le quatrième.
L'ascenseur se fige dans un soubresaut. Le silence s'installe, troublé seulement par leurs respirations.
« Personne ne viendra ? »
« Pas avant demain matin. L'alarme ne se déclenche que si on force les portes. »
Raphaël sourit. Un sourire carnassier. Il s'approche, la plaque contre la paroi métallique. Le métal est froid contre son dos. Contraste avec la chaleur de son corps contre sa poitrine. Il l'embrasse avec une violence qui lui coupe le souffle. Ses mains remontent sous sa jupe, agrippent ses fesses nues.
« À mon tour. »
Elle le repousse légèrement, s'agenouille devant lui. À son tour de prendre le contrôle. Ses mains défont sa ceinture, baissent son pantalon. Son sexe jaillit, à moitié dur, luisant encore de leurs fluides précédents. Elle le prend dans sa main, le caresse lentement. Sent le pouls battre sous ses doigts. Il durcit rapidement, gonfle dans sa paume.
Elle le porte à sa bouche, lèche la hampe de bas en haut. Le goût est fort. Salé. Musqué. Elle retrouve son propre goût mêlé au sien. L'idée qu'elle lèche les traces de leur union précédente la fait mouiller à nouveau. Elle sent sa cyprine couler sur ses cuisses.
« Prends-moi dans ta bouche. Toute entière. »
Elle ouvre plus grand, l'engloutit jusqu'à ce que le gland touche le fond de sa gorge. Elle manque de s'étouffer, se retire un peu. Respire par le nez. Puis recommence. Trouve le rythme. Va-et-vient lents, profonds. Sa main masse la base pendant que sa bouche travaille le reste.
Raphaël gémit au-dessus d'elle. Ses doigts s'enfouissent dans ses cheveux, guident ses mouvements. Il pousse doucement vers le fond de sa gorge. Elle se détend, le laisse faire. Les larmes montent à ses yeux. La salive coule sur son menton. Mais elle ne s'arrête pas. Elle veut le faire jouir. Veut le sentir se répandre dans sa bouche.
« Tu es tellement bonne. Tellement parfaite. »
Elle accélère. Suce plus fort. Sa langue masse le frein à chaque passage. Il durcit encore plus, gonfle dans sa bouche. Elle sent ses testicules se contracter sous sa paume. Il est proche. Tellement proche.
Et soudain, il se retire. La relève brutalement. La retourne face à la paroi métallique. Relève sa jupe, écarte ses jambes d'un coup de genou. La pénètre d'un seul coup de reins.
Elle crie. Le son résonne dans l'espace confiné de l'ascenseur. Il la baise avec une brutalité qu'il n'avait pas encore montrée. Chaque coup de reins la cloue contre le métal froid. Ses seins comprimés contre la paroi, ses paumes qui cherchent une prise sur la surface lisse. Elle n'en trouve pas. Elle est totalement à sa merci.
« C'est ça que tu veux ? Être prise comme ça ? Brutalement ? Sans tendresse ? »
« Oui... oui... »
« Dis-le. »
« Je veux que tu me baises. Fort. Encore plus fort. »
Il obéit. Ses hanches claquent contre ses fesses avec un bruit obscène. Le son se répercute contre les parois. Comme s'ils n'étaient pas seuls. Comme si une dizaine de personnes les regardaient baiser dans cet espace minuscule.
Victoire sent un nouvel orgasme monter. Impossible. Elle vient à peine de jouir il y a quelques minutes. Mais son corps ne ment pas. La tension s'accumule dans son ventre, irradie vers son sexe. Elle glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris gonflé. Se masturbe pendant qu'il la pilonne.
« Touche-toi. Jouis encore pour moi. Je veux te sentir te contracter autour de ma queue. »
Les mots crus la font basculer. L'orgasme la frappe comme un tsunami. Elle hurle, se contracte autour de lui avec une force qui les surprend tous les deux. Il jouit au même moment, se déverse en elle en grognant son nom. Ses doigts s'enfoncent dans ses hanches, la maintiennent collée à lui pendant qu'il se vide.
Ils restent enlacés ainsi, haletants, en sueur. Le métal froid contre sa peau brûlante. Son sexe encore palpitant en elle. Son sperme qui coule déjà, rejoint celui de tout à l'heure. Elle est remplie de lui. Marquée. Possédée.
Quand il se retire enfin, elle sent le vide. Le manque. Comme si une partie d'elle partait avec lui. Elle se retourne, s'adosse à la paroi. Ses jambes tremblent tellement qu'elle peut à peine tenir debout. Il la regarde avec une intensité qui la transperce.
« Tu es magnifique comme ça. »
« Comment ? »
« Défaite. Vulnérable. Authentique. »
Le mot résonne entre eux. Authentique. Tout ce qu'elle a cherché à cacher pendant des années. Et maintenant, elle est là, nue sous sa jupe, remplie du sperme d'un faussaire, dans un ascenseur bloqué d'une maison de ventes. Plus fausse que jamais. Et pourtant, plus vraie qu'elle ne l'a jamais été.
« Continue. Emmène-moi ailleurs. »
Elle remet l'ascenseur en marche. Ils montent au dernier étage, celui des bureaux. Elle le conduit jusqu'à la salle du commissaire-priseur. Le pupitre en acajou domine l'espace. Derrière, une estrade. Devant, des rangées de chaises vides.
« C'est là que tu officie ? »
« Oui. »
Il monte sur l'estrade, s'assoit au pupitre. Mime un coup de marteau imaginaire.
« Adjugé. Pour une nuit entière avec Victoire de Montlhéry. »
Elle rit malgré elle. Monte le rejoindre, s'assoit sur le pupitre face à lui. Écarte les jambes.
« Combien tu m'estimes ? »
« Inestimable. Mais si je devais chiffrer... une fortune. »
Il glisse une main entre ses cuisses, découvre son sexe trempé, gonflé par les multiples pénétrations de la soirée. Les lèvres sont enflées, sensibles au moindre contact. Elle frissonne quand ses doigts effleurent son clitoris durci. Il la caresse doucement, presque tendrement, un contraste saisissant avec la brutalité de leurs ébats précédents. Ses doigts glissent dans la cyprine abondante qui coule encore d'elle, se mêlant aux restes de son sperme des pénétrations précédentes.
Elle ferme les yeux, s'abandonne à la sensation. Son corps est épuisé mais réagit encore, comme programmé pour répondre à son toucher. Il trace des cercles lents autour de son bouton gonflé, varie la pression, joue avec les zones les plus sensibles. Elle gémit doucement, la tête renversée en arrière.
« Je veux te baiser ici. Sur ton trône. »
La phrase tombe comme une sentence. Victoire rouvre les yeux, le regarde. Son visage est sérieux, déterminé. Il veut la posséder là, sur le symbole même de son autorité professionnelle.
« Ce n'est pas un trône. »
Sa voix tremble légèrement. L'idée devrait la choquer. Au lieu de ça, elle sent une nouvelle vague d'excitation monter en elle.
« Pour moi, si. C'est là que tu domines. Que tu contrôles. Je veux te baiser là où tu es la plus puissante. Te faire perdre ce contrôle. »
Il retire sa main de son sexe, porte ses doigts à sa bouche. Les lèche lentement, goûtant leur mélange. Ses yeux ne quittent pas les siens.
« Descends. »
Elle obéit, glisse du pupitre. Ses jambes tremblent légèrement, affaiblies par les orgasmes précédents. Il la retourne face au meuble, la plie en deux sur le bois massif. Le contact du bois froid contre son ventre nu la fait sursauter. Il écarte ses jambes d'un coup de genou, expose son sexe luisant.
Raphaël recule d'un pas, admire la vue. Victoire pliée sur le pupitre, les fesses offertes, son sexe gonflé et trempé visible entre ses cuisses. Il peut voir les traces de leurs ébats précédents, le sperme qui coule encore lentement le long de ses cuisses. La scène est obscène et magnifique.
Il défait son pantalon une nouvelle fois, libère son sexe qui malgré la soirée intense est déjà semi-dur. Il se caresse lentement, le regard fixé sur le corps offert devant lui. Victoire l'entend, devine ce qu'il fait. Elle sent son propre désir renaître, improbable après tout ce qu'ils ont déjà fait.
Il s'approche, positionne son gland contre l'entrée de son sexe. Ne pousse pas encore. Juste frotte contre ses lèvres gonflées, enduit son membre de leur mélange. Elle sent la chaleur de son sexe contre le sien, le contact presque insupportable tant elle est sensible.
« Supplie-moi. »
« Quoi ? »
« Supplie-moi de te baiser sur ton pupitre. »
Elle devrait refuser. Mais au lieu de ça, elle entend sa propre voix, rauque et suppliante.
« S'il te plaît. Baise-moi. »
« Où ? »
« Ici. Sur mon pupitre. »
« Pourquoi ? »
« Parce que j'en ai besoin. Parce que je veux que tu me prennes là où je suis censée être intouchable. »
Il sourit, satisfait. Puis il la pénètre. Lentement. Si lentement. Centimètre par centimètre, son sexe s'enfonce en elle. Elle est tellement mouillée qu'il glisse sans résistance malgré l'étroitesse de son canal malmené par la soirée.
Elle sent chaque millimètre qui entre. La tête de son gland qui franchit l'entrée, élargit ses lèvres. Puis la tige, épaisse et chaude, qui remplit son sexe gonflé. Elle gémit, s'accroche au bord du pupitre. Le bois est dur sous ses paumes, ancré dans une réalité qui contraste violemment avec la sensation liquide de la pénétration.
Il continue, s'enfonce plus profondément. Elle sent son sexe la remplir complètement, toucher des zones déjà malmenées. Une douleur sourde se mêle au plaisir. Trop sensible, trop utilisée. Mais elle ne veut pas qu'il s'arrête.
Quand il est entièrement en elle, il marque une pause. Reste immobile, profondément enfoui dans son intimité. Elle sent son sexe palpiter à l'intérieur d'elle, chaque battement de son cœur transmis par son membre tendu. Ses propres muscles internes se contractent involontairement autour de lui, massent sa longueur.
« Tu sens ça ? Comme tu me serres ? Ton corps ne veut pas me laisser partir. »
Il bouge enfin. Lentement. Un retrait partiel, puis un retour en profondeur. Le mouvement est mesuré, presque paresseux. Il savoure chaque sensation, chaque centimètre de chair qui glisse contre la sienne.
Ses mains remontent le long de son dos, traces des chemins sur sa peau moite de sueur. Il trouve l'agrafe de son soutien-gorge, la défait d'un geste expert. Le tissu glisse, libère ses seins. Ils pendent sous elle, ballottent légèrement au rythme de ses coups de reins.
Il se penche en avant, modifie l'angle de pénétration. Ses mains contournent son buste, trouvent ses seins. Les pétrit, sent le poids dans ses paumes. Ses pouces cherchent les tétons, déjà durcis en pointes sensibles. Il les pince légèrement, les roule entre ses doigts.
« Ahh... »
Le gémissement lui échappe. La double stimulation - son sexe qui la remplit, ses mains qui torturent ses tétons - la submerge. Elle sent un nouvel orgasme se former, improbable, douloureux presque tant son corps est épuisé.
Il accélère légèrement le rythme, toujours lent mais plus appuyé. Chaque poussée la plaque un peu plus contre le pupitre. Le bord du meuble s'enfonce dans son ventre, crée une pression qui ajoute à l'intensité. Ses seins frottent contre le bois à chaque mouvement.
« Demain, quand tu seras là, debout devant tout le monde, tu te souviendras de ça. De comment je t'ai baisée sur ce pupitre. »
Sa voix est basse, rauque. Les mots tombent directement dans son oreille, chargés d'une obscénité que le ton calme rend encore plus perverse.
« Oui. »
Le mot sort comme un souffle. Elle imagine la scène. Demain, la salle pleine. Les collectionneurs en costumes, les dames en robes élégantes. Tous les regards tournés vers elle pendant qu'elle dirige la vente. Et elle, debout derrière ce même pupitre, portant en elle le souvenir de cette nuit. Sentant encore l'écho de son sexe en elle.
« Tu seras mouillée pendant toute la vente. »
« Oui. »
« À chaque fois que tu toucheras ce bois, tu te souviendras de comment il sentait contre ton ventre pendant que je te pilonnais. »
« Oui... »
La pensée l'excite terriblement. Le danger, l'obscénité, la transgression totale. Imaginer la salle pleine, les regards tournés vers elle, alors qu'elle portera en elle le souvenir le plus intime de cette nuit. Le secret brûlant entre ses cuisses pendant qu'elle adjugera des œuvres d'art à des milliers d'euros.
La vague de plaisir monte, mêlée à quelque chose de plus sombre. De la honte peut-être. Ou du triomphe. Elle ne sait plus. Tout se mélange dans une sensation unique qui l'emporte.
Raphaël sent le changement en elle. Sent ses muscles internes qui se contractent différemment, plus erratiques. Il accélère. Ses coups de reins deviennent plus brutaux, plus profonds. La lenteur calculée cède la place à quelque chose de plus primitif, plus urgent.
Il lâche ses seins, attrape ses cheveux. Enroule la masse soyeuse autour de son poing, tire. Sa tête part en arrière, son dos se cambre dans un arc presque douloureux. La nouvelle position change l'angle de pénétration, le fait cogner contre son col à chaque poussée.
« Regarde où tu es. Regarde ce que tu fais. »
Elle ouvre les yeux. Voit la salle du commissaire-priseur autour d'eux. Le pupitre en acajou précieux. Les rangées de chaises vides. L'estrade où elle se tient habituellement, digne et maîtrisée. Et maintenant, elle est là, pliée sur ce même pupitre, baisée comme une vulgaire putain.
L'orgasme explose. Différent des précédents. Plus douloureux, arraché d'un corps déjà épuisé. Elle crie, un son rauque qui résonne dans la salle vide. Ses muscles internes se contractent violemment autour du sexe de Raphaël, le serrent dans un étau de chair palpitante.
Il sent la contraction, sent comment elle le broie. Son propre orgasme monte, rapide et intense. Il lâche ses cheveux, agrippe ses hanches à deux mains. La pilonne sans merci, chaque coup de reins fait trembler le pupitre massif. Le bois craque sous leurs assauts.
Elle sent son sexe cogner contre son col, la douleur et le plaisir tellement mêlés qu'ils deviennent indissociables. Trop, c'est trop, mais elle ne veut pas qu'il s'arrête. Ne veut pas que ce moment se termine.
Raphaël jouit avec un grognement animal. Se déverse en elle pour la cinquième ou sixième fois de la soirée. Son sperme se mêle à tout ce qui est déjà là, déborde presque. Elle sent la chaleur qui se répand dans son intimité surchauffée, le liquide qui coule déjà entre leurs corps joints.
Il continue de bouger, chevauche son orgasme en elle. Ses mouvements deviennent plus lents, moins coordonnés. Puis il s'immobilise, reste profondément enfoui, le souffle court contre son dos.
Ils restent ainsi un long moment. Lui en elle, elle pliée sur le pupitre. Leurs respirations se calment progressivement. Elle sent le sperme qui coule d'elle, trop abondant pour être contenu. Il dégouline le long de ses cuisses, tombe sur le sol avec de petits bruits obscènes.
Raphaël se retire enfin. Lentement. Son sexe glisse hors d'elle dans un bruit mouillé. Elle gémit à la sensation de vide soudain. Immédiatement, un flot de leur mélange s'écoule d'elle, coule abondamment sur ses cuisses, forme une petite flaque sur le sol.
Il la relève doucement, la retourne. Elle s'appuie contre le pupitre, incapable de tenir debout sans support. Son sexe est gonflé, rouge, luisant de leurs fluides mêlés. Il y a même un peu de sang, signe que la soirée a été trop intense, trop prolongée.
Raphaël observe son œuvre. Victoire défaite, couverte de sueur et de sperme, les cuisses maculées, le regard vitreux. Belle dans sa destruction. Authentique dans sa vulnérabilité.
Il l'embrasse. Doucement, tendrement. Un contraste violent avec la brutalité de ce qu'ils viennent de faire. Elle répond au baiser, goûte sa propre saveur sur ses lèvres.
Quand ils s'écartent, ils regardent le pupitre. Le bois précieux porte les marques de leur passage. Des traces humides - sueur, sperme, cyprine. Des empreintes de mains. Une légère égratignure là où elle s'est accrochée trop fort.
« On devrait nettoyer. »
Victoire hoche la tête. Mais aucun d'eux ne bouge. Ils restent là, contemplant la preuve tangible de leur transgression. Demain, elle se tiendra derrière ce pupitre. Dirigera une vente importante. Et elle saura. Elle se souviendra. De chaque seconde de cette nuit. De comment il l'a possédée là où elle est censée être intouchable.
Et l'idée ne la dégoûte pas. Au contraire. Elle sent déjà l'anticipation monter. L'excitation de porter ce secret. De savoir que sous l'apparence lisse et professionnelle, elle cache une vérité brûlante.
Raphaël va chercher un chiffon. Nettoie soigneusement le pupitre, efface toute trace visible de leur passage. Mais ils savent tous les deux que le bois a absorbé leur essence. Que quelque chose d'invisible mais réel subsistera.
Victoire se rhabille lentement. Ses mouvements sont raides, son corps endolori. Entre ses cuisses, elle sent encore le sperme qui coule, trempant sa culotte neuve. Elle devrait aller aux toilettes, se nettoyer. Mais une part d'elle veut garder ça. Porter cette sensation avec elle en rentrant chez elle.
Ils quittent la salle ensemble. Éteignent les lumières, réactivent l'alarme. Dans le couloir, Raphaël la plaque contre le mur une dernière fois. L'embrasse avec une passion qui n'a pas diminué malgré les heures.
« À demain. »
« Tu viendras à la vente ? »
« Peut-être. Juste pour te voir debout derrière ton pupitre. Pour être le seul à savoir. »
L'idée fait naître un frisson le long de son échine. Elle l'embrasse à nouveau, puis s'écarte.
« Rentre bien chez toi. »
« Toi aussi. »
Ils se séparent dans la rue. Lui vers les Batignolles, elle vers son appartement du seizième. Victoire marche lentement, savourant la douleur délicieuse entre ses cuisses. Chaque pas lui rappelle ce qu'ils ont fait. Elle sent le sperme qui coule, imprègne sa culotte.
Demain, elle se tiendra derrière le pupitre. Dirigera la vente avec son professionnalisme habituel. Et personne ne saura. Personne ne devinera que sous l'apparence irréprochable, elle porte en elle le souvenir brûlant de la nuit. Le secret le plus intime, le plus obscène.
A suivre…
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