Faux semblants (5)

- Par l'auteur HDS CDuvert -
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Récit libertin : Faux semblants (5) Histoire érotique Publiée sur HDS le 05-01-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Faux semblants (5)
Chapitre V

Les semaines suivantes établissent un nouveau rituel. Raphaël vient régulièrement après la fermeture. Ils baisent dans tous les recoins de la maison de ventes. Sur les meubles estimés à des fortunes. Contre les tableaux de maîtres. Dans les salles d'exposition vides.

Victoire veut plus. Les réserves de la maison de ventes, même dans leur luxe feutré, commencent à l'étouffer. Elle veut sortir de ce monde policé, explorer des territoires plus bruts, plus dangereux. Un soir, alors qu'ils sont allongés sur le matelas de l'atelier, elle pose la question qui la hante depuis des semaines.

« Emmène-moi ailleurs. Dans ton monde à toi. Pas celui des galeries ou des musées. L'autre. »

Raphaël se redresse sur un coude, la regarde avec attention.

« Tu es sûre ? »

« Oui. »

« Mon monde n'a rien de glamour. C'est sale, dangereux parfois. Des gens qui ne posent pas de questions. »

« C'est exactement ce que je veux. »

Il hésite encore, cherche dans ses yeux une trace de doute. Il n'en trouve aucune. Juste ce désir brûlant qu'il connaît maintenant, celui qui la pousse à transgresser toujours un peu plus.​

« D'accord. Demain soir. Prépare-toi mentalement. »

Le lendemain, il vient la chercher à vingt-deux heures. Elle porte un jean sombre et un pull noir. Plus rien de la commissaire-priseur élégante. Il l'emmène en métro jusqu'à Belleville. Ils descendent dans des rues qu'elle ne connaît pas, où les enseignes clignotent en langues étrangères. L'odeur de cuisine épicée se mêle à celle des poubelles.​

Il s'arrête devant un immeuble délabré. La porte d'entrée pend de travers. Ils montent un escalier étroit, puis redescendent vers une cave. Les marches sont inégales, glissantes. Victoire sent son cœur battre de plus en plus fort. Pas de peur. D'excitation.

L'odeur de térébenthine les assaille avant même qu'ils n'atteignent le bas de l'escalier. Un mélange âcre d'huile de lin, de white spirit et d'humidité. Au fond d'un couloir sombre, une porte entrebâillée laisse filtrer une lumière jaune. Raphaël frappe deux coups secs.​

« Entre. »

Ils pénètrent dans une pièce basse de plafond, mal éclairée par trois ampoules nues suspendues à des fils. Trois hommes sont penchés sur des toiles. L'un d'eux relève la tête. La quarantaine, cheveux gris en bataille, traits burinés. Ses yeux se plissent en reconnaissant Raphaël.​

« Raphaël. Ça fait longtemps. »

« Salut Marco. »

L'homme se redresse, essuie ses mains pleines de peinture sur un chiffon crasseux. Son regard dérive vers Victoire. La détaille de haut en bas. Elle sent l'évaluation dans ses yeux. Pas bienveillante. Juste calculatrice.​

« Je te présente Victoire. »

Marco hoche la tête sans sourire. Les deux autres hommes se sont également arrêtés de travailler. L'un est jeune, vingt-cinq ans peut-être, maigre comme un fil. L'autre plus âgé, bedonnant, des tatouages sur les avant-bras.​

« Elle peut venir ? »

La question flotte dans l'air chargé de fumée de cigarette. Marco tire une longue taffe, souffle lentement.

« Tant qu'elle parle pas. Tant qu'elle pose pas de questions. »

« Elle dira rien. »

Victoire sent leurs regards sur elle. Scrutateurs. Légèrement hostiles. Ou peut-être juste méfiants. Elle n'est pas de leur monde. Elle représente le danger, la loi, tout ce qu'ils fuient. Et pourtant, elle est là. Cette contradiction crée une tension palpable.​

Raphaël la guide vers le fond de l'atelier. Là, contre le mur humide, un matelas sale posé à même le sol. Des taches brunâtres le marquent par endroits. Elle ne veut pas savoir ce qu'elles représentent. À côté, quelques couvertures roulées en boule, une bouteille vide, des mégots écrasés.​

Il la pousse doucement dessus. Le matelas dégage une odeur de moisi et de sueur rance. Elle se tient assise, rigide, incertaine. Les trois hommes ont repris leur travail, mais elle sent leurs regards qui dérivent régulièrement vers eux.​

Raphaël s'agenouille devant elle, prend son visage entre ses mains.

« Dernière chance de partir. »

« Non. »

« Tu sais qu'ils vont regarder ? »

« Oui. »

« Ça t'excite ? »

Elle hésite. Puis hoche la tête lentement. Avouer ce désir inavouable lui fait monter le rouge aux joues. Elle veut être vue. Jugée. Réduite à un corps désirant sous des regards étrangers. Elle veut sentir la honte et l'excitation fusionner en quelque chose de nouveau.​

Il l'embrasse avec urgence. Pas de tendresse. Juste de la faim brute. Ses mains arrachent presque son pull, le font passer par-dessus sa tête. Elle porte un soutien-gorge noir en dentelle. Incongru dans ce lieu sordide. Il le défait d'un geste expert, libère ses seins.

Le silence dans l'atelier a changé. Plus lourd. Elle sait que les trois hommes ne travaillent plus. Qu'ils regardent. Ses tétons durcissent sous l'air froid et humide de la cave. Raphaël les prend dans sa bouche, les suce avec une intensité qui la fait gémir malgré elle.​

Il déboutonne son jean, le fait glisser le long de ses jambes. Sa culotte assortie au soutien-gorge suit le même chemin. Elle est maintenant nue sur le matelas crasseux, exposée aux regards. Elle ferme les yeux, incapable d'affronter la réalité de ce qu'elle fait.​

« Regarde-les. »

La voix de Raphaël est basse, commandante. Elle ouvre les yeux. Les trois hommes sont tournés vers eux. Marco s'est rapproché de quelques pas. Le jeune maigre a lâché son pinceau. Le bedonnant se passe la langue sur les lèvres.​

« Ils nous regardent. »

« Je sais. Ça t'excite ? »

Elle ne répond pas. Mais quand Raphaël glisse une main entre ses cuisses, il découvre qu'elle est déjà trempée. Son rire est sans joie.

« Tu es une putain. Ma putain. »

Les mots devraient la blesser. Au lieu de ça, ils la font frissonner de désir. Il écarte ses jambes, s'allonge entre elles. Ses doigts explorent son sexe gonflé, glissent entre ses lèvres humides. Il la pénètre avec deux doigts, va et vient sans douceur.​

Elle gémit plus fort, incapable de se retenir. Le plaisir monte en elle, teinté de honte. Elle sent les regards des trois hommes sur son corps nu, sur ses cuisses écartées, sur les doigts de Raphaël qui disparaissent en elle. L'exhibition amplifie chaque sensation, rend chaque caresse plus intense.​

Raphaël retire ses doigts, les porte à sa bouche. Les lèche lentement, les yeux dans les siens.

« Tu as le goût de la chienne en chaleur. »

Puis il se déshabille. Retire son pull, son pantalon, son boxer. Son sexe est dur, tendu, la veine qui court le long palpite. Il s'allonge sur elle, la pénètre d'un coup, sans préliminaires.​

Elle crie. La pénétration est brutale, profonde. Il la baise avec une violence qu'il ne montre jamais dans l'atelier. Comme si la présence des autres hommes libérait quelque chose en lui. Ses coups de reins la clouent sur le matelas. Le vieux sommier grince sous leurs mouvements.​

Du coin de l'œil, Victoire voit Marco s'approcher encore. Il se tient maintenant à deux mètres à peine. Son regard fixe le point où le sexe de Raphaël disparaît en elle. Le jeune maigre a posé son pinceau. Sa main droite se porte à sa braguette, la défait lentement.​

La honte explose en elle, se mélange au plaisir de manière indissociable. Elle est observée par des inconnus pendant qu'elle se fait baiser sur un matelas immonde. Et ça l'excite plus qu'elle ne l'aurait jamais cru possible. Son sexe se contracte autour de celui de Raphaël, se fait plus étroit, plus accueillant.​

« Tu aimes ça. Tu aimes qu'ils te regardent. »

« Oui. »

« Dis-le plus fort. »

« Oui ! »

Le jeune maigre sort son sexe de son pantalon. Il est mince comme lui, long et pâle. Il commence à se masturber lentement, sans quitter des yeux le spectacle qu'ils offrent. Victoire sent l'orgasme monter en elle, vague après vague. Impossible de le retenir.​

Elle jouit en criant, le corps secoué de spasmes incontrôlables. Au même moment, elle entend le jeune homme gémir. Un jet de sperme jaillit de son sexe, atterrit sur le sol crasseux à quelques mètres d'eux. Il a éjaculé en les regardant baiser.​

La réalisation de ce qui vient de se passer frappe Victoire comme une gifle. Un inconnu vient de jouir en la regardant. Elle vient de se donner en spectacle à des hommes qu'elle ne connaît pas. Et au lieu de dégoût, elle ressent une excitation encore plus intense.​

Raphaël ralentit ses coups de reins. La retourne sans se retirer d'elle. La met à quatre pattes sur le matelas. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place. Il reprend ses va-et-vient, plus profonds maintenant. Son sexe cogne contre son col, provoque une douleur sourde qui se transforme en plaisir.​

Dans cette position, Victoire fait directement face aux trois hommes. Marco fume sa cigarette, les yeux plissés. Le bedonnant s'est également approché, une main dans son pantalon. Le jeune maigre range son sexe ramolli, mais continue de regarder avec fascination.​

Les mains de Raphaël claquent sur ses fesses. Une fois, deux fois. Laissent des marques rouges sur sa peau pâle. La douleur la fait sursauter, mais elle ne proteste pas. Il continue, alterne les gifles et les caresses, crée un rythme qui la fait haleter.​

« Tu veux que je te prenne autrement ? »

Elle sait ce qu'il demande. Depuis leur première fois dans son atelier, il revient régulièrement à cette frontière. La pénétration anale. Ici, dans ce lieu sordide, devant ces hommes qui les regardent. L'idée devrait la révolter.​

« Pas ici. »

« Si. Ici. »

Il crache sur son anus. Le crachat coule le long de son intimité, humide et obscène. Son doigt suit le même chemin, masse son sphincter avec une pression insistante. Elle se tend, tous les muscles de son corps se contractent.​

« Détends-toi. »

« Je ne peux pas. »

« Si. Respire. »

Elle essaie. Inspire profondément, expire lentement. Son doigt s'insinue en elle, lentement, centimètre par centimètre. La sensation est étrange, inconfortable. Puis il bouge, va et vient doucement, et quelque chose change. La douleur reste, mais en dessous, un plaisir sombre commence à émerger.​

Il ajoute un deuxième doigt. L'étirement est intense. Elle gémit, ne sait plus si c'est de douleur ou de plaisir. Les deux se mélangent, créent une sensation nouvelle qu'elle ne sait pas nommer. Il crache à nouveau, ajoute de la salive à la préparation.​

Puis il retire ses doigts. Elle sent son sexe se positionner contre son entrée anale. Beaucoup plus gros que ses doigts. Impossible qu'il puisse entrer. Mais il pousse, doucement d'abord, puis avec plus d'insistance. Son gland force le passage, pénètre le sphincter serré.​

La douleur explose. Elle crie, tire sur le matelas crasseux. Raphaël s'immobilise, une main caressant son dos.

« Respire. Détends-toi. Ça va passer. »

Elle pleure presque. La douleur est trop intense. Mais progressivement, alors qu'il reste immobile en elle, son corps s'adapte. Les muscles se relâchent. La brûlure devient supportable, puis étrangement agréable.​

« Je continue ? »

« Oui. »

Il pousse plus profondément. Centimètre par centimètre, son sexe s'enfonce dans son intimité la plus secrète. Quand il est entièrement en elle, elle sent une plénitude différente. Plus intense. Presque violente.​

Il commence à bouger. Lentement d'abord. Chaque mouvement de retrait provoque une sensation de vide, chaque poussée la remplit à nouveau. Le plaisir monte, sombre et honteux. Elle se masturbe avec une main, frotte son clitoris gonflé pendant qu'il la sodomise devant les trois inconnus.​

Marco s'est encore rapproché. Il fume toujours, mais son autre main masse l'érection visible sous son pantalon. Le bedonnant a sorti son sexe, se masturbe avec des gestes saccadés. Même le jeune maigre a sorti à nouveau le sien, à demi dur malgré son orgasme récent.​

Ils se masturbent tous en la regardant se faire sodomiser. L'humiliation est totale. Et terriblement excitante. Victoire sent l'orgasme monter, différent de tous les précédents. Plus profond. Comme s'il venait d'un endroit d'elle-même qu'elle ne connaissait pas.​

Raphaël accélère. Ses coups de reins deviennent plus brutaux. Il la pilonne sans merci, une main agrippant ses cheveux, tirant sa tête en arrière. Elle hurle, incapable de se retenir. L'orgasme la frappe par surprise. Son corps entier se contracte, se cambre, tremble.​

Au même moment, Marco gémit. Un jet de sperme tache son pantalon. Il a joui sans même sortir son sexe, juste en les regardant. Le bedonnant suit quelques secondes plus tard, éjacule sur le sol avec un grognement animal. Même le jeune recommence, quelques gouttes blanches perlant de son gland rougi.​

Raphaël jouit en elle, se déverse dans son intimité anale avec un râle profond. Elle sent le liquide chaud se répandre en elle, marquer son corps de manière indélébile. Il reste en elle un long moment, le souffle court, avant de se retirer lentement.​

Son sperme coule d'elle, tache le matelas déjà souillé. Elle s'effondre sur le côté, tremblante, épuisée. Son anus la brûle, son sexe palpite encore des spasmes de l'orgasme. Elle est couverte de sueur, ses cheveux collent à son visage.​

Raphaël l'aide à se rhabiller. Ses gestes sont tendres maintenant, presque protecteurs. Les trois hommes retournent à leurs toiles comme si rien ne s'était passé. Comme si ce qu'ils venaient de voir était banal, ordinaire. Peut-être que dans leur monde, ça l'est.​

Ils reprennent l'escalier en silence. Dans la rue, l'air frais de la nuit la frappe comme une claque. Victoire tremble. L'adrénaline, la honte, l'excitation, tout se mélange dans un cocktail émotionnel qu'elle ne sait pas gérer.​

« Pourquoi tu as fait ça ? »

Raphaël allume une cigarette, tire une longue taffe.

« Parce que tu en avais envie. »

« Je ne... »

« Si. Tu voulais te sentir exposée. Jugée. Utilisée. »

Elle veut protester, mais les mots restent coincés dans sa gorge. Parce qu'il a raison. Depuis le début, elle cherche ça. Briser la façade parfaite de la commissaire-priseur irréprochable. Se réduire à un corps désirant, sans identité, sans histoire. Juste de la chair offerte aux regards et aux mains.​

« Je te déteste pour ça. »

« Non. Tu m'adores pour ça. »

Il a raison encore. Elle le déteste de la connaître si bien. De voir à travers ses mensonges. Et elle l'adore pour exactement la même raison. Parce qu'avec lui, elle ne peut pas tricher. Elle est nue, dans tous les sens du terme.​

Ils marchent en silence jusqu'au métro. Dans le wagon, elle évite les regards des autres passagers. Elle a l'impression qu'ils savent. Qu'ils voient sur elle les traces de ce qu'elle vient de faire. Le sperme qui coule encore légèrement d'elle, tache sa culotte. L'odeur de sexe et de sueur qui imprègne ses vêtements.​

Chez elle, elle se douche longuement. L'eau chaude emporte les traces physiques, mais pas le souvenir. Pas l'image des trois hommes qui se masturbaient en la regardant. Pas la sensation du sexe de Raphaël dans son anus. Pas l'orgasme dévastateur qui a suivi.​

Elle s'allonge nue sur son lit, les mains entre ses cuisses. Se masturbe en revivant la scène. Jouit à nouveau, plus fort encore que dans la cave de Belleville. Parce que maintenant, elle peut accepter la vérité. Elle aime ça. Elle aime être vue, jugée, utilisée. Elle aime cette part sombre d'elle-même qu'elle a découverte avec Raphaël.​

Le lendemain, il l'appelle.

« Ça va ? »

« Oui. »

« Des regrets ? »

Elle réfléchit longuement avant de répondre.

« Non. Aucun. »

« Tu veux recommencer ? »

« Oui. Mais ailleurs. Autrement. »

« J'ai des idées. »

Elle sourit, malgré elle. Bien sûr qu'il a des idées. Il connaît son désir mieux qu'elle-même. Il sait exactement jusqu'où il peut la pousser. Et elle lui fait confiance pour ça. Pour explorer ces territoires sombres qu'elle n'aurait jamais osé approcher seule.​

Les semaines qui suivent établissent un nouveau rythme. Les ateliers clandestins deviennent leurs nouveaux terrains de jeu. Chaque fois un lieu différent. Chaque fois une transgression nouvelle. Et chaque fois, Victoire découvre qu'elle peut aller plus loin qu'elle ne le croyait possible.

Ainsi, un mardi soir, elle reçoit un message de Raphaël. « Ce soir. 22h. Je passe te chercher. Habille-toi simplement. »

Victoire fixe son téléphone. Elle devrait refuser. Demander des explications. Mais elle tape « D'accord » et envoie le message avant de pouvoir réfléchir.​

À vingt-deux heures précises, il l'attend devant chez elle. Il conduit une vieille camionnette cabossée qu'elle ne lui connaît pas. Elle monte sans un mot. Ils traversent Paris en silence, sortent par le périphérique, s'enfoncent dans la banlieue nord.​

« Où on va ? »

« Tu verras. Tu as confiance en moi ? »

« Je ne sais pas. »

Il sourit dans l'obscurité du véhicule. Pose sa main sur sa cuisse. Remonte lentement sous sa jupe. Elle écarte légèrement les jambes. Ses doigts trouvent sa culotte, déjà humide.​

« Tu mens mal. »

Ils arrivent à La Courneuve. Un quartier qu'elle ne connaît pas. Des barres d'immeubles, des terrains vagues. Il gare la camionnette devant un bâtiment abandonné. Les fenêtres sont brisées, des tags recouvrent les murs. De la musique sourde filtre de l'intérieur.​

« C'est quoi cet endroit ? »

« Un squat. Des artistes, des marginaux. Personne ne pose de questions ici. »

Il descend, contourne le véhicule, ouvre sa portière. Lui tend la main. Elle la prend, le cœur battant. Ils entrent dans le bâtiment. L'intérieur sent l'humidité, la fumée de cigarette, le cannabis. Des gens traînent dans les couloirs, certains affalés contre les murs, d'autres parlant à voix basse.​

Raphaël la guide à travers le dédale. Personne ne les regarde vraiment. Ou plutôt, les regards glissent sur eux sans s'attarder. Victoire sent la peur monter en elle. Et en même temps, quelque chose d'autre. Une excitation sombre qui lui coupe le souffle.​

Ils arrivent dans une grande pièce au fond. Autrefois un atelier, peut-être. Les murs sont couverts de graffitis multicolores. Au centre, un vieux canapé éventré. Dans un coin, trois personnes partagent un joint. Une femme aux cheveux roses dessine sur le mur. Un homme en jogging noir fixe un écran de téléphone cassé.​

« C'est ici. »

Victoire regarde autour d'elle. L'endroit est crasseux, dangereux. Tout le contraire de son monde habituel. Elle devrait fuir. Au lieu de ça, elle sent ses tétons durcir sous son chemisier.​

Raphaël l'attire vers un mur tagué, à l'écart mais pas isolé. Les autres occupants de la pièce peuvent les voir. Il la plaque contre le béton froid, l'embrasse avec une brutalité qui la fait gémir. Ses mains arrachent presque les boutons de son chemisier.​

« Raphaël... ils vont nous voir. »

« Je sais. C'est le but. »

Il défait son pantalon, le baisse jusqu'à mi-cuisses. Son sexe est déjà dur. Il relève la jupe de Victoire, arrache sa culotte d'un coup sec. Le tissu se déchire. Elle crie, mi-protestation mi-excitation.​

« Tu veux partir ? »

Elle le regarde dans les yeux. Sent les regards des autres déjà tournés vers eux. Elle devrait dire oui. Mais au lieu de ça, elle secoue la tête.​

« Non. Continue. »

Il sourit, ce sourire prédateur qu'elle connaît maintenant. La retourne face au mur. Écarte ses jambes avec son genou. Crache sur sa main, enduit son sexe de salive. Puis il la pénètre d'un coup, sans prévenir.​

Elle hurle. Le son résonne dans la pièce. Quelqu'un ricane. Raphaël se fige un instant, enfoncé jusqu'à la garde en elle.

« Tout le monde te regarde. Ils voient comment tu m’accueilles. Comment tu mouilles pour moi. »

Les mots la font frissonner. Il commence à bouger, lentement d'abord. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place. Elle pose ses paumes contre le mur tagué, s'accroche au béton rugueux.​

Il accélère. Chaque coup de reins la plaque un peu plus contre le mur. Elle sent la texture froide du béton contre sa joue, contre ses seins libérés du chemisier ouvert. Le contraste entre la froideur du mur et la chaleur du sexe de Raphaël en elle la rend folle.​

Autour d'eux, les conversations se sont tues. Elle entend le silence lourd, sait que tous les regards sont fixés sur elle. Sur son corps à demi nu. Sur le sexe de Raphaël qui entre et sort d'elle avec des bruits obscènes. La honte et l'excitation se mélangent dans une vague brûlante.​

« Ils voient tout. Tes fesses qui tremblent à chaque fois que je te baise. Ta cyprine qui coule le long de tes cuisses. »

Elle gémit, incapable de former des mots. Raphaël glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris gonflé. Le masse avec une précision impitoyable. La double stimulation est trop intense.​

« Jouis pour eux. Montre-leur comment tu jouis sur ma queue. »

L'orgasme la frappe comme un coup de poing. Elle crie son prénom, se contracte autour de lui, les jambes tremblantes. Il continue de la pilonner, prolonge son plaisir jusqu'à ce qu'elle supplie.​

« Raphaël... c'est trop... je ne peux plus... »

Il jouit en elle avec un grognement rauque. Se retire lentement. Son sperme coule immédiatement, dégouline le long de ses cuisses. Il la retourne face à la pièce.​

Tous les regards sont effectivement sur elle. La femme aux cheveux roses a arrêté de dessiner. L'homme en jogging noir a posé son téléphone. Les trois fumeurs de joint observent, immobiles. Victoire se tient là, le chemisier ouvert, la jupe relevée, le sperme de Raphaël visible sur ses cuisses.​

La honte devrait la consumer. Au lieu de ça, elle sent un sentiment de puissance étrange. Elle vient de se faire baiser devant des inconnus et elle s'en fout. Elle assume. Pour la première fois, elle assume complètement.​

Raphaël l'aide à se rhabiller. Ou plutôt, à se couvrir minimalement. La culotte est déchirée, inutilisable. Il la fourre dans sa poche. Elle reste sans rien sous sa jupe. Il referme son chemisier tant bien que mal. Deux boutons manquent.​

Ils sortent du squat. Dehors, l'air froid de la nuit la fait frissonner. Dans la camionnette, elle reste silencieuse. Raphaël démarre, jette un coup d'œil vers elle.​

« Ça va ? »

Elle réfléchit. Son corps est endolori. Elle sent le sperme sécher sur ses cuisses. Elle vient de se faire baiser dans un squat miteux devant des inconnus. Et pourtant.​

« Oui. Ça va. »

« Tu veux recommencer ? »

« Quand ? »

Il sourit.

« Bientôt. J'ai d'autres endroits. »

Le retour vers Paris se fait dans un silence complice. Victoire sent quelque chose avoir changé en elle. Une barrière vient de tomber. Une limite franchie. Et elle sait déjà qu'elle ne reviendra pas en arrière.​

Trois jours plus tard, nouveau message. « Samedi soir. 21h. Prépare-toi. Cette fois, ce sera différent. »

Victoire passe le vendredi et le samedi dans une anticipation fiévreuse. Ses réunions à la galerie lui semblent irréelles. Elle sourit aux clients, parle d'art et de créations, mais son esprit est ailleurs. Elle imagine ce que Raphaël lui réserve.​

Le samedi soir, elle se prépare avec soin. Douche prolongée, épilation intégrale. Elle choisit une robe simple, noire, facile à enlever. Pas de soutien-gorge. Pas de culotte. Des chaussures plates pour pouvoir marcher.​

Il arrive à l'heure. Elle monte dans la camionnette. Il l'embrasse longuement avant de démarrer. Sa main glisse sous sa robe, vérifie qu’elle ne porte pas de culotte.

« Bien. »

Ils roulent vers l'est de Paris. Traversent des zones industrielles désaffectées. S'arrêtent devant un immense entrepôt aux fenêtres brisées. D'autres véhicules sont garés là. Une dizaine, peut-être.​

« Il y aura du monde ? »

« Quelques personnes. Comme nous. »

« Comment ça, comme nous ? »

« Des couples qui aiment être regardés. Qui aiment regarder. »

Victoire sent son cœur s'accélérer. L'idée devrait la terrifier. Au lieu de ça, elle sent la chaleur familière monter entre ses cuisses.​

Ils entrent dans l'entrepôt. L'intérieur est gigantesque. Des poutres métalliques soutiennent le plafond à dix mètres de hauteur. Des chaînes pendent ici et là. Au centre, un espace dégagé. Autour, dans la pénombre, des silhouettes.​

Raphaël la guide vers le centre. Elle distingue maintenant les autres. Deux couples, peut-être trois. Certains déjà à demi nus. Un homme attache une femme à une poutre, ses poignets liés au-dessus de sa tête. Plus loin, deux femmes s'embrassent pendant qu'un homme les observe.​

« Tu vois la poutre là-bas ? »

Victoire suit son regard. Une poutre horizontale soutenue par deux montants verticaux. À hauteur d'homme. Parfaite pour ce qu'il envisage.​

« Oui. »

« C'est là que je vais t'attacher. »

Il sort de son sac des cordes de chanvre. Pas de sangles de cuir douces comme dans l'atelier. De vraies cordes rugueuses qui laisseront des marques. Victoire les regarde, fascinée.​

« Déshabille-toi. »

Elle retire sa robe lentement. Se tient nue devant lui, devant les autres couples qui commencent à regarder. La température de l'entrepôt est fraîche. Ses tétons durcissent immédiatement.​

Raphaël la guide vers la poutre. La positionne dos à elle. Lève ses bras, attache ses poignets à la barre horizontale. Les cordes sont serrées, mordent sa peau. Elle tire légèrement. Impossible de se libérer.​

Il s'agenouille, écarte ses jambes. Attache ses chevilles aux montants verticaux. Elle est maintenant écartelée, exposée, vulnérable. Tous les autres peuvent voir son sexe, déjà humide d'anticipation.​

« Tu es magnifique. »

Il recule, l'observe. Autour d'eux, les autres couples se rapprochent. Forment un demi-cercle. Victoire les voit du coin de l'œil. Quatre personnes, peut-être six. Certaines se touchent déjà, excitées par le spectacle à venir.​

Raphaël se déshabille lentement. Révèle son torse, ses bras musclés. Baisse son pantalon, libère son sexe déjà dur. Il s'approche d'elle par derrière, plaque son corps contre le sien. Ses mains remontent le long de ses flancs, capturent ses seins, les pétrissent.​

« Ils te regardent. Ils voient comment je te touche. Comment ton corps réagit. »

Ses doigts pincent ses tétons. Elle gémit, se cambre contre les cordes. Il descend une main entre ses cuisses, découvre son sexe trempé. Rit doucement à son oreille.​

« Tu adores ça. Être exposée. Être regardée. »

Il insert deux doigts en elle, les va-et-vient lentement. Son pouce trouve son clitoris, masse en cercles. Elle sent l'orgasme monter déjà, trop vite. Mais il s'arrête juste avant qu'elle ne bascule.​

« Pas encore. »

Il se positionne derrière elle, guide son sexe vers son entrée. La pénètre lentement, centimètre par centimètre. Elle sent chaque millimètre qui s'enfonce, la remplit, l'étire. Quand il est entièrement en elle, il reste immobile.​

« Regarde-les. »

Elle lève les yeux. Les couples autour d'eux se touchent maintenant ouvertement. Une femme chevauche un homme assis par terre. Deux hommes baisent une femme à quatre pattes, l'un dans sa bouche, l'autre par derrière. Partout, des corps nus, des gémissements, des bruits obscènes.​

Raphaël commence à bouger. Lentement d'abord, savourant chaque sensation. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place. Elle tire sur les cordes, cherche un appui, n'en trouve aucun. Elle est complètement à sa merci.​

Il accélère progressivement. Ses coups de reins deviennent plus brutaux, plus profonds. Elle sent son sexe cogner contre son col à chaque poussée. La douleur et le plaisir fusionnent en une sensation indescriptible.​

« Tu es si serrée. Si mouillée. »

Il glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris. Le masse en rythme avec ses coups de reins. La double stimulation la pousse vers le bord. Elle sent l'orgasme approcher comme une vague gigantesque.​

« Jouis. Maintenant. »

Elle explose. Crie sans retenue. Son corps se convulse contre les cordes. Raphaël continue de la pilonner, prolonge son plaisir jusqu'à ce qu'elle supplie qu'il arrête.​

Mais il n'arrête pas. Il la baise avec une intensité sauvage, comme s'il voulait la briser. Ses mains claquent sur ses fesses, laissent des marques rouges. Elle jouit une deuxième fois, puis une troisième, perdant le compte.​

Quand il jouit enfin, c'est avec un grognement animal. Il se déverse en elle, la remplit de son sperme. Se retire lentement. Le fluide coule immédiatement, dégouline le long de ses cuisses, tombe sur le sol de béton.​

Il la laisse attachée. Va chercher de l'eau, boit, lui donne à boire. Autour d'eux, les autres continuent. Les gémissements remplissent l'entrepôt. L'odeur du sexe imprègne l'air.​

Un couple s'approche. Un homme d'une quarantaine d'années, musclé, tatoué. Une femme brune, la trentaine, aux yeux sombres. Ils observent Victoire attachée, le sperme coulant de son sexe.​

« Elle est magnifique. On peut ? »

Raphaël regarde Victoire. Attend sa réponse. Elle devrait refuser. Mais quelque chose en elle veut franchir cette limite aussi.​

« Oui. »

L'homme s'approche. Sa main glisse entre ses cuisses, recueille le mélange de sperme et de cyprine. Porte ses doigts à sa bouche, les lèche.​

« Délicieux. »

La femme s'agenouille devant Victoire. Sa bouche trouve son sexe, lèche avec une douceur qui contraste avec la brutalité de Raphaël. Sa langue explore chaque repli, suce son clitoris gonflé. Victoire gémit, tire sur les cordes.​

L'homme se positionne derrière sa compagne. La pénètre pendant qu'elle continue son cunnilingus. Les trois corps forment une chaîne obscène. Victoire sent un nouvel orgasme monter, différent des précédents. Plus doux, plus profond.​

Quand elle jouit, c'est dans la bouche de l'inconnue qui avale tout, continue de la lécher jusqu'à ce qu'elle tremble. L'homme jouit dans sa compagne au même moment. Ils se retirent, remercient d'un sourire.​

Raphaël la détache enfin. Elle s'effondre dans ses bras, incapable de tenir debout. Les cordes ont laissé des marques rouges sur ses poignets et ses chevilles. Il la porte jusqu'à un coin, la couvre de sa veste.​

Autour d'eux, l'orgie continue. Mais pour eux, c'est terminé. Ils restent enlacés, observant les autres sans participer. Victoire sent le sperme de Raphaël couler encore, mélangé à sa propre cyprine. Son corps est endolori, marqué. Elle n'a jamais été aussi comblée.​

« Ça va ? »

« Oui. Plus que ça. »

« Tu as aimé ? »

« J'ai adoré. »

Il l'embrasse, un baiser tendre qui contraste avec la violence de ce qu'ils viennent de vivre. Puis ils se rhabillent lentement, quittent l'entrepôt pendant que les autres continuent leurs ébats.​

Dans la camionnette, Victoire ferme les yeux. Sent le poids délicieux de la fatigue, de la satisfaction. Elle vient de franchir une nouvelle limite. Et elle sait qu'il y en aura d'autres. Avec Raphaël, il y aura toujours d'autres limites à explorer, d'autres transgressions à vivre.​

« Où maintenant ? »

Il sourit, démarre le moteur.

« Maintenant, on rentre. Tu as besoin de repos. Mais bientôt, je vais te montrer autre chose. Quelque chose de plus intense encore. »

« Plus intense que ça ? »

« Bien plus. Tu verras. »

Et tandis qu'ils roulent vers Paris dans la nuit, Victoire sait qu'elle le suivra. Partout où il voudra l'emmener. Parce qu'avec lui, elle découvre des parts d'elle-même qu'elle ignorait. Des désirs qu'elle n'osait pas nommer. Une liberté qu'elle n'avait jamais connue.​Le goût du danger. Le plaisir de l'exhibition. La jouissance d'être réduite à un corps désirant.

A suivre…

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Texte coquin : Faux semblants (5)
Histoire sexe : Une rose rouge
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